Speaker #0Hello à toutes, je suis Estelle By, avocate en droit des sociétés et en droit des affaires depuis maintenant plus de dix ans. Bienvenue dans Law(her), contente de vous retrouver aujourd'hui sur le podcast parce que ça faisait un petit moment où je n'avais pas passé ma tête par là. Disons que j'ai été pas mal occupée au cours du premier trimestre 2026, entre le repositionnement que je suis en train de faire sur le podcast, sur le cabinet donc, mais également sur des dossiers de session d'entreprise. Je n'ai pas eu le temps de chômer. Par ailleurs, il s'avère que j'étais contactée par un incubateur pour aider des entrepreneurs à reprendre des boîtes. Et pour le coup, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de préparer en même temps une mini-série sur le rachat d'entreprise. Je change donc également le rythme sur le podcast. On passe sur des mini-séries qui seront beaucoup plus faciles à écouter pour vous, surtout si vous avez des questionnements particuliers sur un sujet qui va venir vous préoccuper. dans votre vie d'entrepreneure. Alors déjà, pourquoi j'enregistre une mini-série sur la reprise d'entreprise et non pas sur la création d'entreprise ? J'en ai déjà beaucoup parlé dans les derniers épisodes parce que ce qu'on est en train de vivre est un moment historique dans l'économie française. Les baby-boomers partent à la retraite, et oui, en masse, et avec eux, des centaines de milieux de TPE et de PME qui vont vouloir rechercher typiquement un ou une repreneur. Des boîtes qui ont 20-30 années d'existence, des clients fidèles, des équipes en place, un savoir-faire réel. Le marché de la cession et de la reprise, sachez que cela représente plus de 55 000 transmissions par an en France. Et c'est un chiffre qui augmente chaque année, porté directement par des départs en retraite des dirigeants boomers. Et donc, pour le coup, ce ne sont pas des projets à construire de zéro. Ce sont des machines déjà en marche. Et le problème, c'est qu'évidemment, les repreneurs ne se bousculent pas au portillon. Les filles et les fils de ces dirigeants qui reprennent des boîtes familiales, c'est de moins en moins fréquent. Et les profils formés au rachat, c'est clairement une minorité parce qu'à moins d'avoir fait typiquement une école de commerce ou avoir été entrepreneur, c'est très compliqué en réalité d'avoir l'envie justement, mais également les compétences par ailleurs, de reprendre une boîte. Et donc là, il y a une vraie fenêtre. de tir et sachez qu'elle ne sera pas ouverte éternellement. Petit aparté aussi, sachez que les femmes reprennent bien des boîtes, mais personne ne le dit. Et c'est ce qui m'a donné envie, en fait, justement, de faire cette mini-série. Les femmes représentent en effet à peu près 4 reprises transmission sur 10 en France. Et donc, c'est un chiffre qui est stable depuis 10 ans, ce qui veut dire que les femmes, oui, effectivement, reprennent des boîtes. Mais souvent, elles vont galérer beaucoup plus que les hommes pour y arriver. Donc, je ne suis pas sûre que je vous apprends quoi que ce soit, mais clairement, dans l'entrepreneuriat, que ce soit au moment de la création, mais également au moment de la reprise, c'est toujours plus difficile pour les femmes de reprendre des boîtes. Sachez que, justement, 53% des femmes qui ont racheté une société ont eu des grosses difficultés à trouver un financement contre 34% des hommes et près d'une sur deux peinent à négocier dans, typiquement, le process de reprise. Alors, pourquoi cet écart ? Ce n'est pas parce qu'elles sont clairement moins compétentes, pas parce qu'en fait, leurs dossiers sont moins solides. Souvent, c'est parce que personne ne leur explique les règles du jeu et surtout parce que le monde de la transmission d'entreprise a été construit par des hommes, pour des hommes. Désolée si vous êtes un homme actuellement et que vous écoutez la série, mais c'est vrai que clairement, sur le marché, on va dire le secteur du rachat de boîtes. souvent il y a beaucoup d'hommes qui sont dans ce milieu, notamment ce qu'on appelle le M&A. Donc avec ces codes, vous voyez M&A, son jargon, ces réseaux évidemment qui se cooptent depuis quasiment plus de 30 ans. Et donc cette mini-série juridique est un peu une réponse à tout cela. Et donc tout de suite, je vais être honnête avec vous. C'est clairement une rupture par rapport à ce que vous allez entendre, ce que vous aurez l'habitude d'entendre sur le podcast, parce qu'en général, ce sont des opérations qui sont plutôt complexes. Pas des simples statuts ou des contrats que vous pourrez générer en trois secondes sur une IA. Mais surtout, à mon sens, ce qu'il faut retenir, c'est surtout qu'il faut garder en tête que ce n'est pas impossible. Donc, dans ces épisodes, je ne vais pas vous vendre du rêve parce qu'en réalité, racheter une entreprise, c'est se retrouver à la jonction de quatre univers en même temps, à mon sens. Vous voyez donc le financier déjà, comment je structure, comment je finance, quels leviers je vais venir utiliser. Le juridique, ma partie, donc qu'est-ce que je signe, qu'est-ce que je vais vous aider à signer, comment je me protège et comment je protège ma famille et qu'est-ce qui m'engage concrètement dans le processus de rachat. Donc il y a la question aussi évidemment administrative, les formalités. les autorisations, les délais à respecter, mais également la partie plus management. Comment typiquement je vais venir reprendre le lead sur une équipe qui ne me connaît pas ? Comment ça va se passer avec les salariés ? Cette équipe, évidemment, qui avait déjà ses habitudes avec l'ancien patron et qui aimait peut-être beaucoup le dirigeant qui va s'en aller. Donc, à mon sens, quatre univers, quatre expertises différentes. Donc une complexité rarement maîtrisée en réalité par une seule. personnes. Et c'est ça qui peut être, on va dire, le vrai frein à la reprise. Mais typiquement, je vous rassure, cette complexité, elle peut se gérer typiquement si vous avez des bons interlocuteurs autour de vous. Un avocat ou une avocate comme moi qui va connaître le secteur de la session d'entreprise et du rachat de boîte. Ça peut être aussi un expert comptable, évidemment, qui va venir maîtriser typiquement les sujets de valorisation en termes de prix, comment ça peut se passer et tout. Un banquier. qui va s'occuper du financement et qui comprend bien les opérations de reprise de boîte. Et mon job dans cette miniserie et donc ma pratique quotidienne, c'est précisément d'être à cette jonction avec vous pour vous aider dans ces opérations complexes. À mon sens, vous êtes potentiellement une repreneuse idéale. Je voulais le préciser parce que, quelquefois, on peut avoir ce petit syndrome de l'imposteur par ailleurs, homme ou femme, parce qu'en fait, en réalité, on ne se lève pas du jour au lendemain et on va se dire « je vais reprendre une boîte » . La réalité, c'est que je vois de plus en plus de femmes entrepreneurs dans mon cabinet, des femmes dirigeantes qui ont passé 10, 15, 20 ans à piloter des équipes, donc vous voyez la partie RH, à gérer des budgets, plus les BP, à traverser des crises telles que pourraient connaître les dirigeants d'entreprise qui sont justement à la tête de ces boîtes qui potentiellement sont en cours de session. Et donc, de fait, ce sont des DAF, des DG ou encore des directrices com, des femmes qui connaissent le business de l'intérieur et c'est ce qu'on demande en réalité aux repreneurs. Donc, des femmes qui vont savoir venir lire un bilan, qui ont survécu à des comités de direction un peu tendus ou encore, vous voyez, des femmes qui vont créer des boîtes from scratch qui partent donc de zéro et qui ont réussi, en fait, justement, à construire des cabinets d'avocats ou encore avoir une société plutôt florissante. Et clairement, certaines d'entre elles pourraient racheter une structure existante avec déjà des clients, une équipe. un CA déjà là et gagner typiquement 5 ans d'effort. Parce que c'est ce qui se passe quand vous rachetez une boîte, vous rachetez déjà une activité qui marche et qui va vous permettre de vous générer un salaire plus rapidement si évidemment vous arrivez à bien mener votre barque. Votre parcours et votre expérience de direction, c'est exactement ce que les banques et les sédants recherchent auprès d'un repreneur. Et donc à vous de le mettre sur la table devant ce sédant, devant les banquiers lors des demandes de financement. Et donc, ce qu'on va faire ensemble dans les prochains épisodes, je vais vous décrypter chaque étape du rachat, de la lettre d'intention, votre offre d'achat, jusqu'au dossier les plus humains, c'est-à-dire racheter une boîte familiale avec un point d'honneur évidemment sur la protection de vos intérêts et celle de votre famille. Un épisode par semaine, court, ciblé et actionnable. Si vous avez dans votre entourage une dirigeante qui a pensé même furtivement à reprendre une boîte, partagez-lui cet épisode. Le lien pour me contacter est dans le descriptif si vous voulez qu'on regarde ensemble un projet de rachat. Si un projet de rachat est faisable pour vous, c'est par là. Prenez soin de vous et je vous dis à la semaine prochaine dans l'horreur sur cette mini-série sur le rachat d'entreprise. Portez-vous bien !