le bijou comme un bisou #65 mon tour de Gaule des créateurs bijoux cover
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Le bijou comme un bisou

le bijou comme un bisou #65 mon tour de Gaule des créateurs bijoux

le bijou comme un bisou #65 mon tour de Gaule des créateurs bijoux

23min |29/11/2020
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Le bijou comme un bisou

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23min |29/11/2020
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Description

  Cette semaine j’avais envie de légèreté alors je vous propose un petit tour de France inspiré par Goscinny et Uderzo, un voyage sur les traces des irréductibles gaulois, façon joaillerie.

Parce qu’il faut le dire, la joaillerie, comme tous les secteurs du commerce a souffert, parce qu’être joaillier ce n’est pas se rouler dans l’or et se vautrer sur les pierres précieuses mais acheter des matières précieuses pour créer avec des doigts de fées le témoignage de l’amour que leurs clients veulent s’échanger. Si ça ce n’est pas être irréductible !

Je ne prétends pas être exhaustive, encore moins impartiale, la France regorge de joailliers de talents et n’en retenir qu’un est très difficile. Alors je vous partage les créateurs qui m’ont séduite, pour participer à la valorisation de ce merveilleux savoir-faire français, et de ces artisans et artistes, plus ou moins près de chez vous mais en tout cas de chez nous. 

Bref, j’avais envie de promouvoir la création joaillière, en cette période de Noël où tant qu’à faire un cadeau autant qu’il soit chargé de sens, de création, de savoir faire, d’imagination, d’art, d’un soupçon de luxe et en plus qu’il puisse se transmettre ! 

Donc un petit matin tranquille près du village gaulois, un préfet trop zélé emmène les légions romaines a une énième défaite, prévisible, certes mais comme souvent, on ne s’aperçoit de ses erreurs que quand elles sont bien réelles ; Alors il décide d’enfermer le village gaulois. Astérix indigné lui rétorque « romain ! Nous sommes chez nous en Gaule et nous irons où bon nous semblera. » Puis il parie qu’il fera un tour de Gaule et rapportera une spécialité de chaque région.

Aujourd’hui, nous sommes peut être irréductibles mais nous étions confinés nous allons donc pouvoir enfin bouger ! 

Suivons donc Astérix, Obelix et Idéfix dans leur première étape à Rotomagus, c’est-à-dire Rouen. Où ils ne font d’ailleurs que chercher un moyen de transport pour Lutèce.

Je vous propose, avant d’embarquer avec eux sur le bateau croisière qu’ils arraisonnent, de vous arrêter un instant à la Maison de joaillerie Inédit, labellisée Entreprise du patrimoine Vivant, elle s’est fait une spécialité de réaliser des pièces de haute joaillerie, en public et en direct, lors d’événement comme la Biennale Internationale des Métiers d'Art & de la Création ou le Salon International du Patrimoine. Une véritable gageure technique et artistique. Le tout sans autre potion magique que leur talent et leur savoir-faire. Une démonstration a chaque fois époustouflante de virtuosité. Par exemple, leur bague Strates était un hommage à la géologie et superposait bois d'ébène, cornaline, opale, agate, jaspe et diamants surplombés d'un cristal de roche en pain de sucre le tout sur or blanc. Leur pendentif "Jardin" est un hommage au jardinier Le Nôtre en mêlant grenats verts, d'obsidienne, de cristal de roche, de diamants de couleurs et de diamants blancs pour une structure végétale joaillière.

A Lutèce, Astérix et Obélix tombent dans les encombrements. Je ne vous cache pas qu’aujourd’hui je rêve de voir revenir les embouteillages. Enfin ! Nos gaulois profitent de la foule (les chanceux) pour se procurer le fameux jambon de Paris. Comme maintenant on le trouve encore facilement au contraire du papier toilette et des pâtes, je suppute un certain renversement des valeurs. 

Mais en matière de bijoux, Paris reste le berceau de la joaillerie à la française et la place Vendôme fait tout pour que cette image reste à l’international. Ce qui permet ainsi aux savoir-faire de se transmettre et aux créateurs de bénéficier de cette image. Irréductibles, les joailliers se lancent, en croisant sérieusement les doigts dans cette période incertaine. J’en ai sélectionnés 2 parce que ce tour de Gaule n’en est qu’à ses débuts mais le choix fut plus que cornélien. 

Je vous emmène chez La duchesse aux pieds nus, où Anne Roussel vient d’ouvrir son atelier-boutique. Ses pièces sont contemporaines, pures et sobres et a-genres. Ma préférée c’est la collection Modesty où les bagues carrées sont ouvertes avec un rail de diamants posés sur un ou 2 doigts ou à entre-doigts. La bague révélation est la plus surprenante. Les 2 rails de diamants baguettes posés sur une armature entre-doigts sont articulées et vous pouvez choisir de la montrer tout or ou avec 1 seule ou les 2 lignes diamantées. 

En haute joaillerie, le Studio Irène vient de s’ouvrir et présente une extraordinaire première collection inspirée du Grand Palais. La créatrice Marie Genon y a élaboré pendant 8 ans les décors des défilés de Karl Lagerfeld. Alors elle a réinterprété à l’échelle 1/5000e ce Grand Palais, construit pour l’Exposition Universelle de 1900, symbole des présentations au monde des plus belles collections d’art, de haute joaillerie et de haute couture, classé monument historique et qui après restauration réouvrira le 15 décembre. La manchette « La Nef » en fil couteau avec des 2 cristals de roche sculpté et 468 diamants de pavage est sculpturale. La broche La Coupole est parfaitement symbolique et enchantée de style Art déco. Mais le plus extraordinaire est la bague La Verrière. Sur une cascade de feuille en diamants et saphirs blancs symbolisant les décors des défilés, la verrière du Grand palais est une sculpture d’or palladié incrustée de cristal de roche taillé. Elle s’ouvre et laisse voir le plateau et 2 autres cristals de roche sculptés. La couleur de l’or et la multitude de diamants brillants, princesses et tappers nous rappellent l’élan créatif initial de la conception du Grand Palais. Une ôde à Paris !

Sur les traces d’Astérix et Obélix nous arrivons à Camaracum c’est-à-dire Cambrai où chacun sait que les spécialités sont les Bêtises dont gauloisement les confiseries Afchain et Despinoy se disputent la paternité.

Moi, c’est le joaillier, Pascal Herlin qui a attiré mon attention. Après ses études à l’école de joaillerie de la rue du Louvre, il fait ses classes place Vendôme avant de retourner dans sa ville d’origine, qui est aussi la mienne. Comme beaucoup de joaillier en France, il crée sur mesure et ses bijoux reflètent les goûts de ses clients. Cependant, ses réalisations se caractérisent par un style souvent sobre et surtout puissant qui se remarque particulièrement dans une bague armure, lisse et forte, ronde et solide et bien sûr articulée. Sa bague Vague, pourtant très différente, allie la souplesse d’une forme ruban à la structure ferme de l’or plat qui s’ouvre sur une perle noire en suspension.

Si nous poussons jusqu’à Valenciennes c’est pour voir Sébastien. Ben oui, son prénom est sa marque. Chez ce joaillier au style iconoclaste j’ai admiré une manchette appelée Myrcur, extrêmement graphique et toute en légèreté où une tourmaline melon d’eau rectangulaire est éclaboussée de quelques diamants blanc et aussi les boucles d’oreille Cascade en or palladié avec d’hypnotique topazes blue london, en poire et en liberté, comme un embrun dans une écume de diamants.et sa bague solitaire Titou est une petite plaque incurvée dans laquelle le doigt se glisse et qui laisse voir la gemme détachée du doigt par une petite tige d’or, comme si on ouvrait le livre de la vie pour y trouver un trésor.

Quand nous rejoignons Durocortorum c’est-à dire Reims, nous retrouvons nos gaulois en quête de vins et de champagne. Comme vous le savez la production de vins tranquille existaient dans cette région dès le Moyen Age et Henri IV puis Dom Pérignon assurèrent la renommé du vin pétillant qui célèbre les grandes occasions.

Moi je vous emmène chez Joffrey joaillier, ce Maître artisan d’art, a la particularité de mener une réflexion sur les pierres comme les saphirs d’Auvergne et surtout sur la transformation des bijoux. Son bracelet « Valse d’automne » aux couleurs mordorés de grenas, saphirs jaune et diamants se transforment en broche ou en barrette. Sa bague « Universalis » en diamants, se déploie en bracelet. Et sa Parure « Mon Evidence » est composée d’une bague et d’un gracieux collier gorgerin articulé et bucolique où se mèlent quartz prasiolite, nacre abalone et nacre blanche des Philippines, tourmalines, améthystes, péridots, aigues-marines, saphirs jaunes et roses, diopsides et apatites saupoudrés de diamants dans un enchevêtrements floral où les papillons qui y lutinent se transforment en broches, et boucles d’oreille.

Quand Astérix et Obélix passent à Divodurum c’est-à-dire Metz, ils ne voient que la ville de garnison où d’ailleurs ils se font enfermer, brièvement bien sûr.

En joaillerie, Metz m’évoque surtout la ville native d’Henri Vever, celui qui notamment avec René Lalique (1860-1945) a créé l’Art Nouveau dans le bijou. Il a aussi été l’auteur d’une véritable anthologie du bijou en publiant La Bijouterie Française au XIXe siècle que les historiens considèrent comme une source d’études incontournable. En 1924, Henri Vever fait don de sa collection de bijoux français du XIXe siècle au Musée des Arts Décoratifs, soit plus de trois cent cinquante pièces dont une soixantaine réalisée par la maison Vever ,que vous pouvez admirer à la Galerie des bijoux. Son arrière arrière petite fille Camille est en train de relancer cette célèbre Maison et j’attends avec impatience sa première collection de joaillerie inspirée de la tradition et revisitée.

En faisant un crochet par Strasbourg, je vous emmène chez Annie Sibert notamment Lauréate du prix “Jeune Création” des Ateliers d’Art de France en 2012. Ses pièces contemporaines sont toutes en métal car elle est spécialiste de la technique singulière de l’Ipsa, un damasquinage qu’elle a appris en Corée et qui est une technique d’incrustation d’un métal dans un autre. Il faut beaucoup de force pour plier et replier le métal et créer des motifs par succession des couches. Se parer des anneaux d’Annie a-genre, présents et pesants implique une appropriation personnelle qui va bien au-delà du joli. 

Un autre petit détour et nous arrivons à Besançon chez Nathalie Bonnemaille, Maître artisan en métier d’art. Dans sa boutique-atelier qui s’appelle « Si t’es d’or », Nathalie mène des recherches particulières sur le brut qui lui inspire la création du monde. Elle a reçu le prix du public Euro Gemm des mains de Jean Vendome. Ses bijoux avec des météorites m’ont toujours fasciné car elle travaille l’or en cohérence ou en opposition avec les reliefs des météorites : granuleux et lisse, griffé et taillé, dans des montures au tracé contemporain et au style intemporel.

Retrouvons nos héros gaulois qui s’emparent d’un chariot postal pour aller à Lugdunum c’est-à-dire à Lyon où les habitants, solidaires, leur aider à semer la garnison romaine dans les ruelles de la vieille ville. Ils n’ont même pas le temps de se faire un Bouchon avant de rapporter le saucisson et les quenelles. Et personnellement j’aime beaucoup les cocons. Cette confiserie créée en 1952 par Jean Auberger, Meilleur ouvrier de France à la demande du Maire de Lyon qui voulait rendre hommage aux canuts, les ouvriers soyeux qui ont fait de Lyon la capitale de la soie depuis le XVIIe siècle. Cette friandise est une pâte d’amande, avec un praliné noisette, des oranges confites, et une pointe de Curaçao.

Sinon nous irons chez les joaillières, Lara et Mathilde qui ont créé Tiara Milo. Elles se sont rencontrées sur les bancs de la Haute école de Joaillerie et leur amitié donne des bijoux inspirés de la nature, avec une fabrication en or recyclé en France et un style très frais, une belle attention aux gemmes et un travail de l’or remarquable. La bague herbe folle sculptée en légèreté et au fini parfaitement lissé mettait en valeur une tourmaline rectangle incroyable d’un vert profond de 13 carats, si vous voulez la même il faudra trouver la pierre. Les boucles d’oreille colibri, symbole des mouvements pour l’écologie montre la même perfection des finitions de l’or dans un mouvement d’envol à la fois gracieux et rousseauiste. Quand aux boucles d’oreilles « Forêt tropicale » elles sont transformables. Les pendants de tourmalines sont amovibles et les boucles d’oreille se changent aussi en bijoux de cheveux. Les pavages d’émeraudes, péridots, tsavorites, tourmalines, saphirs verts et diamants créent une palette bucolique en camaïeu, différente à droite et à gauche. Ces pièces sont donc doublement uniques.

En suivant les traces d’Astérix et Obélix, on arrive à Nicae, c'est-à-dire Nice où ils admirent la promenade des anglais et demande une salade niçoise.

Moi j’y ai rencontré Stéphane Cerutti, un joaillier très imaginatif qui a inventé un système de bague interchangeable magnifiquement simple. C’est un anneau en tourbillon sur lequel on peut faire coulisser un motif. Du coup chaque bague est vraiment personnelle. On choisit tout ! La couleur de l’or de l’anneau et sa finition or ou serti. Et on choisit le motif : une gemme taillée ou cabochon ou un charm’s floral ou animal, c’est comme on veut. Du coup il y en a pour toutes les bourses et pour toutes les occasions et on peut même juxtaposer les charm’s ou les collectionner. Cette bague s’appelle Twyti.

A la Taverne des Nautes, accueillit par un César qui offre sa tournée de pastis, Astérix et Obélix attendent la préparation de la Bouillabaisse, spécialité de Massillia.

Pendant ce temps je vous emmène chez Nathalie Dmitrovic dont les bijoux sculptures sont immédiatement reconnaissables. Je trouve que La bague « Enlace-moi » en titane et diamants bleus est typique de son style : une véritable architecture corporelle où l’énergie est souplesse où les pleins sont vides et les vides sont pleins. J’aime aussi la bague hypnose où le diamant se cache dans le brossé du cylindre évidé, ou encore la bague « La feuille » où les 2 perles noires subtilement inclinées donnent l’impression que la bague se tord dans le vent. A Marseille dans son atelier confidentiel Nathalie Dmitrovic reçoit aussi d’autres créateurs, ceux qu’elle aime.

Sur le chemin de Toulouse, laissez-moi vous détourner à Montpellier chez Bellonor joaillier où le bijou que je préfère est un bracelet appelé « mon précieux lien ». Comme le créateur Tony Bellone aime piloter les avions, il s’est inspiré des liens de serrage plastiques qui entoure les cables de type rislan ou serflex. Le bracelet de Tony est en or jaune, blanc ou noir rhodié ou même en titane. Il est souple et se plie pour serrer le poignet et on peut agrémenter l’autoblocant d’un serti de diamant. Ce bijou parfaitement a-genre est un parfait symbole contemporain d’amour et d’attachement. Pour être franche le bijou préféré de mon chéri qui aime les belles mécaniques est le bracelet en Disque de frein et qui se porte sur un lien de coton rond ou un bracelet de chaine d’un côté en or blanc et de l’autre en or jaune.

A Tolosa, Astérix et obélix se sont réveillés en plein milieu d’un camp de légionnaires, alors ils se laissent capturer pour rejoindre Agen tranquillement installés en carriole. Ils ont le temps de rapporter les fameuses saucisses de Toulouse mais hélas n’ont rien vu de la ville rose, cité des violettes et patrie du cassoulet.

Je vous propose juste de vous arrêter un instant chez Ana Espinosa, une joaillière originale dont l’univers est un mix entre le précieux de l’argent qu’elle utilise et le quotidien dans lequel elle cherche une beauté inusité. Sa bague Andiamo s’inspire d’un échafaudage. La collection Sablons est un ensemble de bagues carrées sur lequel elle fige les bouts de coquillages, de bois ou des galets rejetés par le ressac. Et ses bagues Caelum mettent en scène des pierres ornementales dont l’anneau fait le tour pour mettre la pierre au creux d’une orbite.

En arrivant à Aginum c’est-à-dire Agen, Astérix et Obélix sont accueillis en héros par les habitants qui leur offrent leur spécialité : les pruneaux ! Il s’agit bien entendu du fruit et non pas de beignes, bourre-pif, gnons et autres joyeusetés pujalistiques que pourtant nos gaulois distribuèrent sans chicheté afin de récupérer le sac rempli de spécialités qu’ils s’étaient fait dérober.

Plus calmement la Maître artisan Mélanie Coustet, s’est fait une spécialité de morpho-joaillerie et compose des bagues ergonomiques et modernes, en or et diamant. Son collier de nacre et argent se déploie en légèreté comme une collerette et son fin tour de cou ouvert et martelé en or jaune s’enrichi d’un mousseuse fil d’or blanc en arabesque.

Nous arrivons donc à Burdigala autrement dit Bordeaux, où Astérix et Obélix concluent leur tour de Gaule avec du vin blanc et des huitres avant de s’emparer d’un navire pour rentrer. Moi j’aurais pris aussi des cannelés, les petits gâteaux au rhum et à la vanille mais bon !

Alors je vous emmène chez Hecliptic, voir Gilles Aubert, un artisan joaillier passionné des arts et de la mécanique, alors ses créations comportent des systèmes : ça s’ouvre, ça tourne, ça roule. 

Par exemple, « Universal circus » est un pendentif grande roue, serties de diamants avec des nacelles accueillant des aigues-marines qui tournent perpétuellement dans une armature-galaxie dont les axes de rotation sont serties de perles de culture.

Le pendentif « Convecteur temporel » est un mécanisme que l’on fait tourner au doigt comme une horloge et la roue sertie de diamants tourne autour du grenat troïda central. Quand on ouvre la cage en goutte d’eau de la « Flying Machine », on déploie les petites ailes du vif d’or on referme la cage et on actionne les ailes avec la petite manivelle. Allez voir sur youtube ou intagram les vidéos animées sont plus explicites, ça vaut vraiment le coup d’œil. Ce Michel Ange du bijou vous réalisera ces pièces uniques et kinétiques sur commande dans le matériau de votre choix.

C’est à Gésocribate donc à Brest qu’Astérix et Obélix remettent pied à terre avant de rentrer chez eux chargés des spécialités culinaire et œnologique que la France peut s’enorgueillir de proposer d’un bout à l’autre de l’hexagone. 

Moi c’est chez YasmiYahya Bijoux que je vous propose d’amerrir. Sa collection Earth en argent équitable utilise l’art ancestral du Mokumé Gané, une technique japonaise de damassage du métal par le feu. Les matières utilisées sont l’argent, le shibuichi et le shakudo (alliages japonais de cuivre), le cuivre et le laiton. Sa bague anti-stress permet de rouler un anneau de Mokumé Gané dont les effets semblent une cartographie de la terre sur un autre anneau d’argent brossé, pour passer ses nerfs d’une jolie façon. Dans la même collection il y a aussi d’autre bague, chevalière, boucle d’oreille et pendentif. J’ai aussi aimé sur le même principe de bague tournante, celle dont l’anneau du dessus est en or pavé de diamant et carrée, une association décomplexée et complémentaire comme la belle et la bête.

Et pour finir je ne vous propose pas un festin sous les étoiles comme les irréductibles gaulois parce que le déconfinement est loin d’être achevé et le couvre-feu décrété. Alors je vous propose, dans notre monde où internet est le créateur de lien, les plates-formes joaillières. Sur Precious-room.com de Muriel Piaser un show-room virtuel vous propose des créateurs de bijoux et de joaillerie. 58facettes.fr est une maketplace créée par Alexis Blez et Eric Thevenet dont le nom réfère à la taille brillant du diamant et qui propose des créateurs et artisans joailliers indépendants strictement made in France. Enfin pour les amoureux des métiers d’art dont ceux de la joaillerie il y a Duodeci.com, créé par le MOF Arnaud Pradat et dont l’objectif est d’être le réseau social qui rassemble la crème des métiers d’art pour les clients comme pour dynamiser les partenariats entre les métiers.

Ainsi Par Toutatis  se termine mon tour de Gaule des créateurs joailliers et cette histoire d’Il était une fois le bijou !

Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, les bijoux bisous tout autour de vous.

J’invite les auditeurs à me faire part de leur amour pour leurs joailliers de chez eux et à me les faire connaitre sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le bijou. 

Je vous souhaite une jolie semaine déconfinée et vous donne rendez-vous dimanche prochain, parce que maintenant vous le savez, le dimanche est le jour de notre rendez-vous, le jour des histoires de bijoux dans un de mes podcasts. Cette fois nous nous retrouverons dans le podcast Il était une fois le bijou pour le 3e épisode sur l’exception joaillière où nous retrouverons de l’autre côté de mon micro l’artiste joaillier Jothi-Seroj Ebroussard. Créateur indépendant à 21 ans, il remportait à 27 ans sa première commande royale et à 28 il exposait à la biennale du Grand Palais alors je lui ai posé cette question toute simple et pourtant complexe : comment crée-t-on un bijou d’exception ?

La réponse dimanche prochain, A bientôt pour un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir.

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Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign

Description

  Cette semaine j’avais envie de légèreté alors je vous propose un petit tour de France inspiré par Goscinny et Uderzo, un voyage sur les traces des irréductibles gaulois, façon joaillerie.

Parce qu’il faut le dire, la joaillerie, comme tous les secteurs du commerce a souffert, parce qu’être joaillier ce n’est pas se rouler dans l’or et se vautrer sur les pierres précieuses mais acheter des matières précieuses pour créer avec des doigts de fées le témoignage de l’amour que leurs clients veulent s’échanger. Si ça ce n’est pas être irréductible !

Je ne prétends pas être exhaustive, encore moins impartiale, la France regorge de joailliers de talents et n’en retenir qu’un est très difficile. Alors je vous partage les créateurs qui m’ont séduite, pour participer à la valorisation de ce merveilleux savoir-faire français, et de ces artisans et artistes, plus ou moins près de chez vous mais en tout cas de chez nous. 

Bref, j’avais envie de promouvoir la création joaillière, en cette période de Noël où tant qu’à faire un cadeau autant qu’il soit chargé de sens, de création, de savoir faire, d’imagination, d’art, d’un soupçon de luxe et en plus qu’il puisse se transmettre ! 

Donc un petit matin tranquille près du village gaulois, un préfet trop zélé emmène les légions romaines a une énième défaite, prévisible, certes mais comme souvent, on ne s’aperçoit de ses erreurs que quand elles sont bien réelles ; Alors il décide d’enfermer le village gaulois. Astérix indigné lui rétorque « romain ! Nous sommes chez nous en Gaule et nous irons où bon nous semblera. » Puis il parie qu’il fera un tour de Gaule et rapportera une spécialité de chaque région.

Aujourd’hui, nous sommes peut être irréductibles mais nous étions confinés nous allons donc pouvoir enfin bouger ! 

Suivons donc Astérix, Obelix et Idéfix dans leur première étape à Rotomagus, c’est-à-dire Rouen. Où ils ne font d’ailleurs que chercher un moyen de transport pour Lutèce.

Je vous propose, avant d’embarquer avec eux sur le bateau croisière qu’ils arraisonnent, de vous arrêter un instant à la Maison de joaillerie Inédit, labellisée Entreprise du patrimoine Vivant, elle s’est fait une spécialité de réaliser des pièces de haute joaillerie, en public et en direct, lors d’événement comme la Biennale Internationale des Métiers d'Art & de la Création ou le Salon International du Patrimoine. Une véritable gageure technique et artistique. Le tout sans autre potion magique que leur talent et leur savoir-faire. Une démonstration a chaque fois époustouflante de virtuosité. Par exemple, leur bague Strates était un hommage à la géologie et superposait bois d'ébène, cornaline, opale, agate, jaspe et diamants surplombés d'un cristal de roche en pain de sucre le tout sur or blanc. Leur pendentif "Jardin" est un hommage au jardinier Le Nôtre en mêlant grenats verts, d'obsidienne, de cristal de roche, de diamants de couleurs et de diamants blancs pour une structure végétale joaillière.

A Lutèce, Astérix et Obélix tombent dans les encombrements. Je ne vous cache pas qu’aujourd’hui je rêve de voir revenir les embouteillages. Enfin ! Nos gaulois profitent de la foule (les chanceux) pour se procurer le fameux jambon de Paris. Comme maintenant on le trouve encore facilement au contraire du papier toilette et des pâtes, je suppute un certain renversement des valeurs. 

Mais en matière de bijoux, Paris reste le berceau de la joaillerie à la française et la place Vendôme fait tout pour que cette image reste à l’international. Ce qui permet ainsi aux savoir-faire de se transmettre et aux créateurs de bénéficier de cette image. Irréductibles, les joailliers se lancent, en croisant sérieusement les doigts dans cette période incertaine. J’en ai sélectionnés 2 parce que ce tour de Gaule n’en est qu’à ses débuts mais le choix fut plus que cornélien. 

Je vous emmène chez La duchesse aux pieds nus, où Anne Roussel vient d’ouvrir son atelier-boutique. Ses pièces sont contemporaines, pures et sobres et a-genres. Ma préférée c’est la collection Modesty où les bagues carrées sont ouvertes avec un rail de diamants posés sur un ou 2 doigts ou à entre-doigts. La bague révélation est la plus surprenante. Les 2 rails de diamants baguettes posés sur une armature entre-doigts sont articulées et vous pouvez choisir de la montrer tout or ou avec 1 seule ou les 2 lignes diamantées. 

En haute joaillerie, le Studio Irène vient de s’ouvrir et présente une extraordinaire première collection inspirée du Grand Palais. La créatrice Marie Genon y a élaboré pendant 8 ans les décors des défilés de Karl Lagerfeld. Alors elle a réinterprété à l’échelle 1/5000e ce Grand Palais, construit pour l’Exposition Universelle de 1900, symbole des présentations au monde des plus belles collections d’art, de haute joaillerie et de haute couture, classé monument historique et qui après restauration réouvrira le 15 décembre. La manchette « La Nef » en fil couteau avec des 2 cristals de roche sculpté et 468 diamants de pavage est sculpturale. La broche La Coupole est parfaitement symbolique et enchantée de style Art déco. Mais le plus extraordinaire est la bague La Verrière. Sur une cascade de feuille en diamants et saphirs blancs symbolisant les décors des défilés, la verrière du Grand palais est une sculpture d’or palladié incrustée de cristal de roche taillé. Elle s’ouvre et laisse voir le plateau et 2 autres cristals de roche sculptés. La couleur de l’or et la multitude de diamants brillants, princesses et tappers nous rappellent l’élan créatif initial de la conception du Grand Palais. Une ôde à Paris !

Sur les traces d’Astérix et Obélix nous arrivons à Camaracum c’est-à-dire Cambrai où chacun sait que les spécialités sont les Bêtises dont gauloisement les confiseries Afchain et Despinoy se disputent la paternité.

Moi, c’est le joaillier, Pascal Herlin qui a attiré mon attention. Après ses études à l’école de joaillerie de la rue du Louvre, il fait ses classes place Vendôme avant de retourner dans sa ville d’origine, qui est aussi la mienne. Comme beaucoup de joaillier en France, il crée sur mesure et ses bijoux reflètent les goûts de ses clients. Cependant, ses réalisations se caractérisent par un style souvent sobre et surtout puissant qui se remarque particulièrement dans une bague armure, lisse et forte, ronde et solide et bien sûr articulée. Sa bague Vague, pourtant très différente, allie la souplesse d’une forme ruban à la structure ferme de l’or plat qui s’ouvre sur une perle noire en suspension.

Si nous poussons jusqu’à Valenciennes c’est pour voir Sébastien. Ben oui, son prénom est sa marque. Chez ce joaillier au style iconoclaste j’ai admiré une manchette appelée Myrcur, extrêmement graphique et toute en légèreté où une tourmaline melon d’eau rectangulaire est éclaboussée de quelques diamants blanc et aussi les boucles d’oreille Cascade en or palladié avec d’hypnotique topazes blue london, en poire et en liberté, comme un embrun dans une écume de diamants.et sa bague solitaire Titou est une petite plaque incurvée dans laquelle le doigt se glisse et qui laisse voir la gemme détachée du doigt par une petite tige d’or, comme si on ouvrait le livre de la vie pour y trouver un trésor.

Quand nous rejoignons Durocortorum c’est-à dire Reims, nous retrouvons nos gaulois en quête de vins et de champagne. Comme vous le savez la production de vins tranquille existaient dans cette région dès le Moyen Age et Henri IV puis Dom Pérignon assurèrent la renommé du vin pétillant qui célèbre les grandes occasions.

Moi je vous emmène chez Joffrey joaillier, ce Maître artisan d’art, a la particularité de mener une réflexion sur les pierres comme les saphirs d’Auvergne et surtout sur la transformation des bijoux. Son bracelet « Valse d’automne » aux couleurs mordorés de grenas, saphirs jaune et diamants se transforment en broche ou en barrette. Sa bague « Universalis » en diamants, se déploie en bracelet. Et sa Parure « Mon Evidence » est composée d’une bague et d’un gracieux collier gorgerin articulé et bucolique où se mèlent quartz prasiolite, nacre abalone et nacre blanche des Philippines, tourmalines, améthystes, péridots, aigues-marines, saphirs jaunes et roses, diopsides et apatites saupoudrés de diamants dans un enchevêtrements floral où les papillons qui y lutinent se transforment en broches, et boucles d’oreille.

Quand Astérix et Obélix passent à Divodurum c’est-à-dire Metz, ils ne voient que la ville de garnison où d’ailleurs ils se font enfermer, brièvement bien sûr.

En joaillerie, Metz m’évoque surtout la ville native d’Henri Vever, celui qui notamment avec René Lalique (1860-1945) a créé l’Art Nouveau dans le bijou. Il a aussi été l’auteur d’une véritable anthologie du bijou en publiant La Bijouterie Française au XIXe siècle que les historiens considèrent comme une source d’études incontournable. En 1924, Henri Vever fait don de sa collection de bijoux français du XIXe siècle au Musée des Arts Décoratifs, soit plus de trois cent cinquante pièces dont une soixantaine réalisée par la maison Vever ,que vous pouvez admirer à la Galerie des bijoux. Son arrière arrière petite fille Camille est en train de relancer cette célèbre Maison et j’attends avec impatience sa première collection de joaillerie inspirée de la tradition et revisitée.

En faisant un crochet par Strasbourg, je vous emmène chez Annie Sibert notamment Lauréate du prix “Jeune Création” des Ateliers d’Art de France en 2012. Ses pièces contemporaines sont toutes en métal car elle est spécialiste de la technique singulière de l’Ipsa, un damasquinage qu’elle a appris en Corée et qui est une technique d’incrustation d’un métal dans un autre. Il faut beaucoup de force pour plier et replier le métal et créer des motifs par succession des couches. Se parer des anneaux d’Annie a-genre, présents et pesants implique une appropriation personnelle qui va bien au-delà du joli. 

Un autre petit détour et nous arrivons à Besançon chez Nathalie Bonnemaille, Maître artisan en métier d’art. Dans sa boutique-atelier qui s’appelle « Si t’es d’or », Nathalie mène des recherches particulières sur le brut qui lui inspire la création du monde. Elle a reçu le prix du public Euro Gemm des mains de Jean Vendome. Ses bijoux avec des météorites m’ont toujours fasciné car elle travaille l’or en cohérence ou en opposition avec les reliefs des météorites : granuleux et lisse, griffé et taillé, dans des montures au tracé contemporain et au style intemporel.

Retrouvons nos héros gaulois qui s’emparent d’un chariot postal pour aller à Lugdunum c’est-à-dire à Lyon où les habitants, solidaires, leur aider à semer la garnison romaine dans les ruelles de la vieille ville. Ils n’ont même pas le temps de se faire un Bouchon avant de rapporter le saucisson et les quenelles. Et personnellement j’aime beaucoup les cocons. Cette confiserie créée en 1952 par Jean Auberger, Meilleur ouvrier de France à la demande du Maire de Lyon qui voulait rendre hommage aux canuts, les ouvriers soyeux qui ont fait de Lyon la capitale de la soie depuis le XVIIe siècle. Cette friandise est une pâte d’amande, avec un praliné noisette, des oranges confites, et une pointe de Curaçao.

Sinon nous irons chez les joaillières, Lara et Mathilde qui ont créé Tiara Milo. Elles se sont rencontrées sur les bancs de la Haute école de Joaillerie et leur amitié donne des bijoux inspirés de la nature, avec une fabrication en or recyclé en France et un style très frais, une belle attention aux gemmes et un travail de l’or remarquable. La bague herbe folle sculptée en légèreté et au fini parfaitement lissé mettait en valeur une tourmaline rectangle incroyable d’un vert profond de 13 carats, si vous voulez la même il faudra trouver la pierre. Les boucles d’oreille colibri, symbole des mouvements pour l’écologie montre la même perfection des finitions de l’or dans un mouvement d’envol à la fois gracieux et rousseauiste. Quand aux boucles d’oreilles « Forêt tropicale » elles sont transformables. Les pendants de tourmalines sont amovibles et les boucles d’oreille se changent aussi en bijoux de cheveux. Les pavages d’émeraudes, péridots, tsavorites, tourmalines, saphirs verts et diamants créent une palette bucolique en camaïeu, différente à droite et à gauche. Ces pièces sont donc doublement uniques.

En suivant les traces d’Astérix et Obélix, on arrive à Nicae, c'est-à-dire Nice où ils admirent la promenade des anglais et demande une salade niçoise.

Moi j’y ai rencontré Stéphane Cerutti, un joaillier très imaginatif qui a inventé un système de bague interchangeable magnifiquement simple. C’est un anneau en tourbillon sur lequel on peut faire coulisser un motif. Du coup chaque bague est vraiment personnelle. On choisit tout ! La couleur de l’or de l’anneau et sa finition or ou serti. Et on choisit le motif : une gemme taillée ou cabochon ou un charm’s floral ou animal, c’est comme on veut. Du coup il y en a pour toutes les bourses et pour toutes les occasions et on peut même juxtaposer les charm’s ou les collectionner. Cette bague s’appelle Twyti.

A la Taverne des Nautes, accueillit par un César qui offre sa tournée de pastis, Astérix et Obélix attendent la préparation de la Bouillabaisse, spécialité de Massillia.

Pendant ce temps je vous emmène chez Nathalie Dmitrovic dont les bijoux sculptures sont immédiatement reconnaissables. Je trouve que La bague « Enlace-moi » en titane et diamants bleus est typique de son style : une véritable architecture corporelle où l’énergie est souplesse où les pleins sont vides et les vides sont pleins. J’aime aussi la bague hypnose où le diamant se cache dans le brossé du cylindre évidé, ou encore la bague « La feuille » où les 2 perles noires subtilement inclinées donnent l’impression que la bague se tord dans le vent. A Marseille dans son atelier confidentiel Nathalie Dmitrovic reçoit aussi d’autres créateurs, ceux qu’elle aime.

Sur le chemin de Toulouse, laissez-moi vous détourner à Montpellier chez Bellonor joaillier où le bijou que je préfère est un bracelet appelé « mon précieux lien ». Comme le créateur Tony Bellone aime piloter les avions, il s’est inspiré des liens de serrage plastiques qui entoure les cables de type rislan ou serflex. Le bracelet de Tony est en or jaune, blanc ou noir rhodié ou même en titane. Il est souple et se plie pour serrer le poignet et on peut agrémenter l’autoblocant d’un serti de diamant. Ce bijou parfaitement a-genre est un parfait symbole contemporain d’amour et d’attachement. Pour être franche le bijou préféré de mon chéri qui aime les belles mécaniques est le bracelet en Disque de frein et qui se porte sur un lien de coton rond ou un bracelet de chaine d’un côté en or blanc et de l’autre en or jaune.

A Tolosa, Astérix et obélix se sont réveillés en plein milieu d’un camp de légionnaires, alors ils se laissent capturer pour rejoindre Agen tranquillement installés en carriole. Ils ont le temps de rapporter les fameuses saucisses de Toulouse mais hélas n’ont rien vu de la ville rose, cité des violettes et patrie du cassoulet.

Je vous propose juste de vous arrêter un instant chez Ana Espinosa, une joaillière originale dont l’univers est un mix entre le précieux de l’argent qu’elle utilise et le quotidien dans lequel elle cherche une beauté inusité. Sa bague Andiamo s’inspire d’un échafaudage. La collection Sablons est un ensemble de bagues carrées sur lequel elle fige les bouts de coquillages, de bois ou des galets rejetés par le ressac. Et ses bagues Caelum mettent en scène des pierres ornementales dont l’anneau fait le tour pour mettre la pierre au creux d’une orbite.

En arrivant à Aginum c’est-à-dire Agen, Astérix et Obélix sont accueillis en héros par les habitants qui leur offrent leur spécialité : les pruneaux ! Il s’agit bien entendu du fruit et non pas de beignes, bourre-pif, gnons et autres joyeusetés pujalistiques que pourtant nos gaulois distribuèrent sans chicheté afin de récupérer le sac rempli de spécialités qu’ils s’étaient fait dérober.

Plus calmement la Maître artisan Mélanie Coustet, s’est fait une spécialité de morpho-joaillerie et compose des bagues ergonomiques et modernes, en or et diamant. Son collier de nacre et argent se déploie en légèreté comme une collerette et son fin tour de cou ouvert et martelé en or jaune s’enrichi d’un mousseuse fil d’or blanc en arabesque.

Nous arrivons donc à Burdigala autrement dit Bordeaux, où Astérix et Obélix concluent leur tour de Gaule avec du vin blanc et des huitres avant de s’emparer d’un navire pour rentrer. Moi j’aurais pris aussi des cannelés, les petits gâteaux au rhum et à la vanille mais bon !

Alors je vous emmène chez Hecliptic, voir Gilles Aubert, un artisan joaillier passionné des arts et de la mécanique, alors ses créations comportent des systèmes : ça s’ouvre, ça tourne, ça roule. 

Par exemple, « Universal circus » est un pendentif grande roue, serties de diamants avec des nacelles accueillant des aigues-marines qui tournent perpétuellement dans une armature-galaxie dont les axes de rotation sont serties de perles de culture.

Le pendentif « Convecteur temporel » est un mécanisme que l’on fait tourner au doigt comme une horloge et la roue sertie de diamants tourne autour du grenat troïda central. Quand on ouvre la cage en goutte d’eau de la « Flying Machine », on déploie les petites ailes du vif d’or on referme la cage et on actionne les ailes avec la petite manivelle. Allez voir sur youtube ou intagram les vidéos animées sont plus explicites, ça vaut vraiment le coup d’œil. Ce Michel Ange du bijou vous réalisera ces pièces uniques et kinétiques sur commande dans le matériau de votre choix.

C’est à Gésocribate donc à Brest qu’Astérix et Obélix remettent pied à terre avant de rentrer chez eux chargés des spécialités culinaire et œnologique que la France peut s’enorgueillir de proposer d’un bout à l’autre de l’hexagone. 

Moi c’est chez YasmiYahya Bijoux que je vous propose d’amerrir. Sa collection Earth en argent équitable utilise l’art ancestral du Mokumé Gané, une technique japonaise de damassage du métal par le feu. Les matières utilisées sont l’argent, le shibuichi et le shakudo (alliages japonais de cuivre), le cuivre et le laiton. Sa bague anti-stress permet de rouler un anneau de Mokumé Gané dont les effets semblent une cartographie de la terre sur un autre anneau d’argent brossé, pour passer ses nerfs d’une jolie façon. Dans la même collection il y a aussi d’autre bague, chevalière, boucle d’oreille et pendentif. J’ai aussi aimé sur le même principe de bague tournante, celle dont l’anneau du dessus est en or pavé de diamant et carrée, une association décomplexée et complémentaire comme la belle et la bête.

Et pour finir je ne vous propose pas un festin sous les étoiles comme les irréductibles gaulois parce que le déconfinement est loin d’être achevé et le couvre-feu décrété. Alors je vous propose, dans notre monde où internet est le créateur de lien, les plates-formes joaillières. Sur Precious-room.com de Muriel Piaser un show-room virtuel vous propose des créateurs de bijoux et de joaillerie. 58facettes.fr est une maketplace créée par Alexis Blez et Eric Thevenet dont le nom réfère à la taille brillant du diamant et qui propose des créateurs et artisans joailliers indépendants strictement made in France. Enfin pour les amoureux des métiers d’art dont ceux de la joaillerie il y a Duodeci.com, créé par le MOF Arnaud Pradat et dont l’objectif est d’être le réseau social qui rassemble la crème des métiers d’art pour les clients comme pour dynamiser les partenariats entre les métiers.

Ainsi Par Toutatis  se termine mon tour de Gaule des créateurs joailliers et cette histoire d’Il était une fois le bijou !

Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, les bijoux bisous tout autour de vous.

J’invite les auditeurs à me faire part de leur amour pour leurs joailliers de chez eux et à me les faire connaitre sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le bijou. 

Je vous souhaite une jolie semaine déconfinée et vous donne rendez-vous dimanche prochain, parce que maintenant vous le savez, le dimanche est le jour de notre rendez-vous, le jour des histoires de bijoux dans un de mes podcasts. Cette fois nous nous retrouverons dans le podcast Il était une fois le bijou pour le 3e épisode sur l’exception joaillière où nous retrouverons de l’autre côté de mon micro l’artiste joaillier Jothi-Seroj Ebroussard. Créateur indépendant à 21 ans, il remportait à 27 ans sa première commande royale et à 28 il exposait à la biennale du Grand Palais alors je lui ai posé cette question toute simple et pourtant complexe : comment crée-t-on un bijou d’exception ?

La réponse dimanche prochain, A bientôt pour un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir.

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Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign

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  Cette semaine j’avais envie de légèreté alors je vous propose un petit tour de France inspiré par Goscinny et Uderzo, un voyage sur les traces des irréductibles gaulois, façon joaillerie.

Parce qu’il faut le dire, la joaillerie, comme tous les secteurs du commerce a souffert, parce qu’être joaillier ce n’est pas se rouler dans l’or et se vautrer sur les pierres précieuses mais acheter des matières précieuses pour créer avec des doigts de fées le témoignage de l’amour que leurs clients veulent s’échanger. Si ça ce n’est pas être irréductible !

Je ne prétends pas être exhaustive, encore moins impartiale, la France regorge de joailliers de talents et n’en retenir qu’un est très difficile. Alors je vous partage les créateurs qui m’ont séduite, pour participer à la valorisation de ce merveilleux savoir-faire français, et de ces artisans et artistes, plus ou moins près de chez vous mais en tout cas de chez nous. 

Bref, j’avais envie de promouvoir la création joaillière, en cette période de Noël où tant qu’à faire un cadeau autant qu’il soit chargé de sens, de création, de savoir faire, d’imagination, d’art, d’un soupçon de luxe et en plus qu’il puisse se transmettre ! 

Donc un petit matin tranquille près du village gaulois, un préfet trop zélé emmène les légions romaines a une énième défaite, prévisible, certes mais comme souvent, on ne s’aperçoit de ses erreurs que quand elles sont bien réelles ; Alors il décide d’enfermer le village gaulois. Astérix indigné lui rétorque « romain ! Nous sommes chez nous en Gaule et nous irons où bon nous semblera. » Puis il parie qu’il fera un tour de Gaule et rapportera une spécialité de chaque région.

Aujourd’hui, nous sommes peut être irréductibles mais nous étions confinés nous allons donc pouvoir enfin bouger ! 

Suivons donc Astérix, Obelix et Idéfix dans leur première étape à Rotomagus, c’est-à-dire Rouen. Où ils ne font d’ailleurs que chercher un moyen de transport pour Lutèce.

Je vous propose, avant d’embarquer avec eux sur le bateau croisière qu’ils arraisonnent, de vous arrêter un instant à la Maison de joaillerie Inédit, labellisée Entreprise du patrimoine Vivant, elle s’est fait une spécialité de réaliser des pièces de haute joaillerie, en public et en direct, lors d’événement comme la Biennale Internationale des Métiers d'Art & de la Création ou le Salon International du Patrimoine. Une véritable gageure technique et artistique. Le tout sans autre potion magique que leur talent et leur savoir-faire. Une démonstration a chaque fois époustouflante de virtuosité. Par exemple, leur bague Strates était un hommage à la géologie et superposait bois d'ébène, cornaline, opale, agate, jaspe et diamants surplombés d'un cristal de roche en pain de sucre le tout sur or blanc. Leur pendentif "Jardin" est un hommage au jardinier Le Nôtre en mêlant grenats verts, d'obsidienne, de cristal de roche, de diamants de couleurs et de diamants blancs pour une structure végétale joaillière.

A Lutèce, Astérix et Obélix tombent dans les encombrements. Je ne vous cache pas qu’aujourd’hui je rêve de voir revenir les embouteillages. Enfin ! Nos gaulois profitent de la foule (les chanceux) pour se procurer le fameux jambon de Paris. Comme maintenant on le trouve encore facilement au contraire du papier toilette et des pâtes, je suppute un certain renversement des valeurs. 

Mais en matière de bijoux, Paris reste le berceau de la joaillerie à la française et la place Vendôme fait tout pour que cette image reste à l’international. Ce qui permet ainsi aux savoir-faire de se transmettre et aux créateurs de bénéficier de cette image. Irréductibles, les joailliers se lancent, en croisant sérieusement les doigts dans cette période incertaine. J’en ai sélectionnés 2 parce que ce tour de Gaule n’en est qu’à ses débuts mais le choix fut plus que cornélien. 

Je vous emmène chez La duchesse aux pieds nus, où Anne Roussel vient d’ouvrir son atelier-boutique. Ses pièces sont contemporaines, pures et sobres et a-genres. Ma préférée c’est la collection Modesty où les bagues carrées sont ouvertes avec un rail de diamants posés sur un ou 2 doigts ou à entre-doigts. La bague révélation est la plus surprenante. Les 2 rails de diamants baguettes posés sur une armature entre-doigts sont articulées et vous pouvez choisir de la montrer tout or ou avec 1 seule ou les 2 lignes diamantées. 

En haute joaillerie, le Studio Irène vient de s’ouvrir et présente une extraordinaire première collection inspirée du Grand Palais. La créatrice Marie Genon y a élaboré pendant 8 ans les décors des défilés de Karl Lagerfeld. Alors elle a réinterprété à l’échelle 1/5000e ce Grand Palais, construit pour l’Exposition Universelle de 1900, symbole des présentations au monde des plus belles collections d’art, de haute joaillerie et de haute couture, classé monument historique et qui après restauration réouvrira le 15 décembre. La manchette « La Nef » en fil couteau avec des 2 cristals de roche sculpté et 468 diamants de pavage est sculpturale. La broche La Coupole est parfaitement symbolique et enchantée de style Art déco. Mais le plus extraordinaire est la bague La Verrière. Sur une cascade de feuille en diamants et saphirs blancs symbolisant les décors des défilés, la verrière du Grand palais est une sculpture d’or palladié incrustée de cristal de roche taillé. Elle s’ouvre et laisse voir le plateau et 2 autres cristals de roche sculptés. La couleur de l’or et la multitude de diamants brillants, princesses et tappers nous rappellent l’élan créatif initial de la conception du Grand Palais. Une ôde à Paris !

Sur les traces d’Astérix et Obélix nous arrivons à Camaracum c’est-à-dire Cambrai où chacun sait que les spécialités sont les Bêtises dont gauloisement les confiseries Afchain et Despinoy se disputent la paternité.

Moi, c’est le joaillier, Pascal Herlin qui a attiré mon attention. Après ses études à l’école de joaillerie de la rue du Louvre, il fait ses classes place Vendôme avant de retourner dans sa ville d’origine, qui est aussi la mienne. Comme beaucoup de joaillier en France, il crée sur mesure et ses bijoux reflètent les goûts de ses clients. Cependant, ses réalisations se caractérisent par un style souvent sobre et surtout puissant qui se remarque particulièrement dans une bague armure, lisse et forte, ronde et solide et bien sûr articulée. Sa bague Vague, pourtant très différente, allie la souplesse d’une forme ruban à la structure ferme de l’or plat qui s’ouvre sur une perle noire en suspension.

Si nous poussons jusqu’à Valenciennes c’est pour voir Sébastien. Ben oui, son prénom est sa marque. Chez ce joaillier au style iconoclaste j’ai admiré une manchette appelée Myrcur, extrêmement graphique et toute en légèreté où une tourmaline melon d’eau rectangulaire est éclaboussée de quelques diamants blanc et aussi les boucles d’oreille Cascade en or palladié avec d’hypnotique topazes blue london, en poire et en liberté, comme un embrun dans une écume de diamants.et sa bague solitaire Titou est une petite plaque incurvée dans laquelle le doigt se glisse et qui laisse voir la gemme détachée du doigt par une petite tige d’or, comme si on ouvrait le livre de la vie pour y trouver un trésor.

Quand nous rejoignons Durocortorum c’est-à dire Reims, nous retrouvons nos gaulois en quête de vins et de champagne. Comme vous le savez la production de vins tranquille existaient dans cette région dès le Moyen Age et Henri IV puis Dom Pérignon assurèrent la renommé du vin pétillant qui célèbre les grandes occasions.

Moi je vous emmène chez Joffrey joaillier, ce Maître artisan d’art, a la particularité de mener une réflexion sur les pierres comme les saphirs d’Auvergne et surtout sur la transformation des bijoux. Son bracelet « Valse d’automne » aux couleurs mordorés de grenas, saphirs jaune et diamants se transforment en broche ou en barrette. Sa bague « Universalis » en diamants, se déploie en bracelet. Et sa Parure « Mon Evidence » est composée d’une bague et d’un gracieux collier gorgerin articulé et bucolique où se mèlent quartz prasiolite, nacre abalone et nacre blanche des Philippines, tourmalines, améthystes, péridots, aigues-marines, saphirs jaunes et roses, diopsides et apatites saupoudrés de diamants dans un enchevêtrements floral où les papillons qui y lutinent se transforment en broches, et boucles d’oreille.

Quand Astérix et Obélix passent à Divodurum c’est-à-dire Metz, ils ne voient que la ville de garnison où d’ailleurs ils se font enfermer, brièvement bien sûr.

En joaillerie, Metz m’évoque surtout la ville native d’Henri Vever, celui qui notamment avec René Lalique (1860-1945) a créé l’Art Nouveau dans le bijou. Il a aussi été l’auteur d’une véritable anthologie du bijou en publiant La Bijouterie Française au XIXe siècle que les historiens considèrent comme une source d’études incontournable. En 1924, Henri Vever fait don de sa collection de bijoux français du XIXe siècle au Musée des Arts Décoratifs, soit plus de trois cent cinquante pièces dont une soixantaine réalisée par la maison Vever ,que vous pouvez admirer à la Galerie des bijoux. Son arrière arrière petite fille Camille est en train de relancer cette célèbre Maison et j’attends avec impatience sa première collection de joaillerie inspirée de la tradition et revisitée.

En faisant un crochet par Strasbourg, je vous emmène chez Annie Sibert notamment Lauréate du prix “Jeune Création” des Ateliers d’Art de France en 2012. Ses pièces contemporaines sont toutes en métal car elle est spécialiste de la technique singulière de l’Ipsa, un damasquinage qu’elle a appris en Corée et qui est une technique d’incrustation d’un métal dans un autre. Il faut beaucoup de force pour plier et replier le métal et créer des motifs par succession des couches. Se parer des anneaux d’Annie a-genre, présents et pesants implique une appropriation personnelle qui va bien au-delà du joli. 

Un autre petit détour et nous arrivons à Besançon chez Nathalie Bonnemaille, Maître artisan en métier d’art. Dans sa boutique-atelier qui s’appelle « Si t’es d’or », Nathalie mène des recherches particulières sur le brut qui lui inspire la création du monde. Elle a reçu le prix du public Euro Gemm des mains de Jean Vendome. Ses bijoux avec des météorites m’ont toujours fasciné car elle travaille l’or en cohérence ou en opposition avec les reliefs des météorites : granuleux et lisse, griffé et taillé, dans des montures au tracé contemporain et au style intemporel.

Retrouvons nos héros gaulois qui s’emparent d’un chariot postal pour aller à Lugdunum c’est-à-dire à Lyon où les habitants, solidaires, leur aider à semer la garnison romaine dans les ruelles de la vieille ville. Ils n’ont même pas le temps de se faire un Bouchon avant de rapporter le saucisson et les quenelles. Et personnellement j’aime beaucoup les cocons. Cette confiserie créée en 1952 par Jean Auberger, Meilleur ouvrier de France à la demande du Maire de Lyon qui voulait rendre hommage aux canuts, les ouvriers soyeux qui ont fait de Lyon la capitale de la soie depuis le XVIIe siècle. Cette friandise est une pâte d’amande, avec un praliné noisette, des oranges confites, et une pointe de Curaçao.

Sinon nous irons chez les joaillières, Lara et Mathilde qui ont créé Tiara Milo. Elles se sont rencontrées sur les bancs de la Haute école de Joaillerie et leur amitié donne des bijoux inspirés de la nature, avec une fabrication en or recyclé en France et un style très frais, une belle attention aux gemmes et un travail de l’or remarquable. La bague herbe folle sculptée en légèreté et au fini parfaitement lissé mettait en valeur une tourmaline rectangle incroyable d’un vert profond de 13 carats, si vous voulez la même il faudra trouver la pierre. Les boucles d’oreille colibri, symbole des mouvements pour l’écologie montre la même perfection des finitions de l’or dans un mouvement d’envol à la fois gracieux et rousseauiste. Quand aux boucles d’oreilles « Forêt tropicale » elles sont transformables. Les pendants de tourmalines sont amovibles et les boucles d’oreille se changent aussi en bijoux de cheveux. Les pavages d’émeraudes, péridots, tsavorites, tourmalines, saphirs verts et diamants créent une palette bucolique en camaïeu, différente à droite et à gauche. Ces pièces sont donc doublement uniques.

En suivant les traces d’Astérix et Obélix, on arrive à Nicae, c'est-à-dire Nice où ils admirent la promenade des anglais et demande une salade niçoise.

Moi j’y ai rencontré Stéphane Cerutti, un joaillier très imaginatif qui a inventé un système de bague interchangeable magnifiquement simple. C’est un anneau en tourbillon sur lequel on peut faire coulisser un motif. Du coup chaque bague est vraiment personnelle. On choisit tout ! La couleur de l’or de l’anneau et sa finition or ou serti. Et on choisit le motif : une gemme taillée ou cabochon ou un charm’s floral ou animal, c’est comme on veut. Du coup il y en a pour toutes les bourses et pour toutes les occasions et on peut même juxtaposer les charm’s ou les collectionner. Cette bague s’appelle Twyti.

A la Taverne des Nautes, accueillit par un César qui offre sa tournée de pastis, Astérix et Obélix attendent la préparation de la Bouillabaisse, spécialité de Massillia.

Pendant ce temps je vous emmène chez Nathalie Dmitrovic dont les bijoux sculptures sont immédiatement reconnaissables. Je trouve que La bague « Enlace-moi » en titane et diamants bleus est typique de son style : une véritable architecture corporelle où l’énergie est souplesse où les pleins sont vides et les vides sont pleins. J’aime aussi la bague hypnose où le diamant se cache dans le brossé du cylindre évidé, ou encore la bague « La feuille » où les 2 perles noires subtilement inclinées donnent l’impression que la bague se tord dans le vent. A Marseille dans son atelier confidentiel Nathalie Dmitrovic reçoit aussi d’autres créateurs, ceux qu’elle aime.

Sur le chemin de Toulouse, laissez-moi vous détourner à Montpellier chez Bellonor joaillier où le bijou que je préfère est un bracelet appelé « mon précieux lien ». Comme le créateur Tony Bellone aime piloter les avions, il s’est inspiré des liens de serrage plastiques qui entoure les cables de type rislan ou serflex. Le bracelet de Tony est en or jaune, blanc ou noir rhodié ou même en titane. Il est souple et se plie pour serrer le poignet et on peut agrémenter l’autoblocant d’un serti de diamant. Ce bijou parfaitement a-genre est un parfait symbole contemporain d’amour et d’attachement. Pour être franche le bijou préféré de mon chéri qui aime les belles mécaniques est le bracelet en Disque de frein et qui se porte sur un lien de coton rond ou un bracelet de chaine d’un côté en or blanc et de l’autre en or jaune.

A Tolosa, Astérix et obélix se sont réveillés en plein milieu d’un camp de légionnaires, alors ils se laissent capturer pour rejoindre Agen tranquillement installés en carriole. Ils ont le temps de rapporter les fameuses saucisses de Toulouse mais hélas n’ont rien vu de la ville rose, cité des violettes et patrie du cassoulet.

Je vous propose juste de vous arrêter un instant chez Ana Espinosa, une joaillière originale dont l’univers est un mix entre le précieux de l’argent qu’elle utilise et le quotidien dans lequel elle cherche une beauté inusité. Sa bague Andiamo s’inspire d’un échafaudage. La collection Sablons est un ensemble de bagues carrées sur lequel elle fige les bouts de coquillages, de bois ou des galets rejetés par le ressac. Et ses bagues Caelum mettent en scène des pierres ornementales dont l’anneau fait le tour pour mettre la pierre au creux d’une orbite.

En arrivant à Aginum c’est-à-dire Agen, Astérix et Obélix sont accueillis en héros par les habitants qui leur offrent leur spécialité : les pruneaux ! Il s’agit bien entendu du fruit et non pas de beignes, bourre-pif, gnons et autres joyeusetés pujalistiques que pourtant nos gaulois distribuèrent sans chicheté afin de récupérer le sac rempli de spécialités qu’ils s’étaient fait dérober.

Plus calmement la Maître artisan Mélanie Coustet, s’est fait une spécialité de morpho-joaillerie et compose des bagues ergonomiques et modernes, en or et diamant. Son collier de nacre et argent se déploie en légèreté comme une collerette et son fin tour de cou ouvert et martelé en or jaune s’enrichi d’un mousseuse fil d’or blanc en arabesque.

Nous arrivons donc à Burdigala autrement dit Bordeaux, où Astérix et Obélix concluent leur tour de Gaule avec du vin blanc et des huitres avant de s’emparer d’un navire pour rentrer. Moi j’aurais pris aussi des cannelés, les petits gâteaux au rhum et à la vanille mais bon !

Alors je vous emmène chez Hecliptic, voir Gilles Aubert, un artisan joaillier passionné des arts et de la mécanique, alors ses créations comportent des systèmes : ça s’ouvre, ça tourne, ça roule. 

Par exemple, « Universal circus » est un pendentif grande roue, serties de diamants avec des nacelles accueillant des aigues-marines qui tournent perpétuellement dans une armature-galaxie dont les axes de rotation sont serties de perles de culture.

Le pendentif « Convecteur temporel » est un mécanisme que l’on fait tourner au doigt comme une horloge et la roue sertie de diamants tourne autour du grenat troïda central. Quand on ouvre la cage en goutte d’eau de la « Flying Machine », on déploie les petites ailes du vif d’or on referme la cage et on actionne les ailes avec la petite manivelle. Allez voir sur youtube ou intagram les vidéos animées sont plus explicites, ça vaut vraiment le coup d’œil. Ce Michel Ange du bijou vous réalisera ces pièces uniques et kinétiques sur commande dans le matériau de votre choix.

C’est à Gésocribate donc à Brest qu’Astérix et Obélix remettent pied à terre avant de rentrer chez eux chargés des spécialités culinaire et œnologique que la France peut s’enorgueillir de proposer d’un bout à l’autre de l’hexagone. 

Moi c’est chez YasmiYahya Bijoux que je vous propose d’amerrir. Sa collection Earth en argent équitable utilise l’art ancestral du Mokumé Gané, une technique japonaise de damassage du métal par le feu. Les matières utilisées sont l’argent, le shibuichi et le shakudo (alliages japonais de cuivre), le cuivre et le laiton. Sa bague anti-stress permet de rouler un anneau de Mokumé Gané dont les effets semblent une cartographie de la terre sur un autre anneau d’argent brossé, pour passer ses nerfs d’une jolie façon. Dans la même collection il y a aussi d’autre bague, chevalière, boucle d’oreille et pendentif. J’ai aussi aimé sur le même principe de bague tournante, celle dont l’anneau du dessus est en or pavé de diamant et carrée, une association décomplexée et complémentaire comme la belle et la bête.

Et pour finir je ne vous propose pas un festin sous les étoiles comme les irréductibles gaulois parce que le déconfinement est loin d’être achevé et le couvre-feu décrété. Alors je vous propose, dans notre monde où internet est le créateur de lien, les plates-formes joaillières. Sur Precious-room.com de Muriel Piaser un show-room virtuel vous propose des créateurs de bijoux et de joaillerie. 58facettes.fr est une maketplace créée par Alexis Blez et Eric Thevenet dont le nom réfère à la taille brillant du diamant et qui propose des créateurs et artisans joailliers indépendants strictement made in France. Enfin pour les amoureux des métiers d’art dont ceux de la joaillerie il y a Duodeci.com, créé par le MOF Arnaud Pradat et dont l’objectif est d’être le réseau social qui rassemble la crème des métiers d’art pour les clients comme pour dynamiser les partenariats entre les métiers.

Ainsi Par Toutatis  se termine mon tour de Gaule des créateurs joailliers et cette histoire d’Il était une fois le bijou !

Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, les bijoux bisous tout autour de vous.

J’invite les auditeurs à me faire part de leur amour pour leurs joailliers de chez eux et à me les faire connaitre sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le bijou. 

Je vous souhaite une jolie semaine déconfinée et vous donne rendez-vous dimanche prochain, parce que maintenant vous le savez, le dimanche est le jour de notre rendez-vous, le jour des histoires de bijoux dans un de mes podcasts. Cette fois nous nous retrouverons dans le podcast Il était une fois le bijou pour le 3e épisode sur l’exception joaillière où nous retrouverons de l’autre côté de mon micro l’artiste joaillier Jothi-Seroj Ebroussard. Créateur indépendant à 21 ans, il remportait à 27 ans sa première commande royale et à 28 il exposait à la biennale du Grand Palais alors je lui ai posé cette question toute simple et pourtant complexe : comment crée-t-on un bijou d’exception ?

La réponse dimanche prochain, A bientôt pour un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir.

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Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign

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  Cette semaine j’avais envie de légèreté alors je vous propose un petit tour de France inspiré par Goscinny et Uderzo, un voyage sur les traces des irréductibles gaulois, façon joaillerie.

Parce qu’il faut le dire, la joaillerie, comme tous les secteurs du commerce a souffert, parce qu’être joaillier ce n’est pas se rouler dans l’or et se vautrer sur les pierres précieuses mais acheter des matières précieuses pour créer avec des doigts de fées le témoignage de l’amour que leurs clients veulent s’échanger. Si ça ce n’est pas être irréductible !

Je ne prétends pas être exhaustive, encore moins impartiale, la France regorge de joailliers de talents et n’en retenir qu’un est très difficile. Alors je vous partage les créateurs qui m’ont séduite, pour participer à la valorisation de ce merveilleux savoir-faire français, et de ces artisans et artistes, plus ou moins près de chez vous mais en tout cas de chez nous. 

Bref, j’avais envie de promouvoir la création joaillière, en cette période de Noël où tant qu’à faire un cadeau autant qu’il soit chargé de sens, de création, de savoir faire, d’imagination, d’art, d’un soupçon de luxe et en plus qu’il puisse se transmettre ! 

Donc un petit matin tranquille près du village gaulois, un préfet trop zélé emmène les légions romaines a une énième défaite, prévisible, certes mais comme souvent, on ne s’aperçoit de ses erreurs que quand elles sont bien réelles ; Alors il décide d’enfermer le village gaulois. Astérix indigné lui rétorque « romain ! Nous sommes chez nous en Gaule et nous irons où bon nous semblera. » Puis il parie qu’il fera un tour de Gaule et rapportera une spécialité de chaque région.

Aujourd’hui, nous sommes peut être irréductibles mais nous étions confinés nous allons donc pouvoir enfin bouger ! 

Suivons donc Astérix, Obelix et Idéfix dans leur première étape à Rotomagus, c’est-à-dire Rouen. Où ils ne font d’ailleurs que chercher un moyen de transport pour Lutèce.

Je vous propose, avant d’embarquer avec eux sur le bateau croisière qu’ils arraisonnent, de vous arrêter un instant à la Maison de joaillerie Inédit, labellisée Entreprise du patrimoine Vivant, elle s’est fait une spécialité de réaliser des pièces de haute joaillerie, en public et en direct, lors d’événement comme la Biennale Internationale des Métiers d'Art & de la Création ou le Salon International du Patrimoine. Une véritable gageure technique et artistique. Le tout sans autre potion magique que leur talent et leur savoir-faire. Une démonstration a chaque fois époustouflante de virtuosité. Par exemple, leur bague Strates était un hommage à la géologie et superposait bois d'ébène, cornaline, opale, agate, jaspe et diamants surplombés d'un cristal de roche en pain de sucre le tout sur or blanc. Leur pendentif "Jardin" est un hommage au jardinier Le Nôtre en mêlant grenats verts, d'obsidienne, de cristal de roche, de diamants de couleurs et de diamants blancs pour une structure végétale joaillière.

A Lutèce, Astérix et Obélix tombent dans les encombrements. Je ne vous cache pas qu’aujourd’hui je rêve de voir revenir les embouteillages. Enfin ! Nos gaulois profitent de la foule (les chanceux) pour se procurer le fameux jambon de Paris. Comme maintenant on le trouve encore facilement au contraire du papier toilette et des pâtes, je suppute un certain renversement des valeurs. 

Mais en matière de bijoux, Paris reste le berceau de la joaillerie à la française et la place Vendôme fait tout pour que cette image reste à l’international. Ce qui permet ainsi aux savoir-faire de se transmettre et aux créateurs de bénéficier de cette image. Irréductibles, les joailliers se lancent, en croisant sérieusement les doigts dans cette période incertaine. J’en ai sélectionnés 2 parce que ce tour de Gaule n’en est qu’à ses débuts mais le choix fut plus que cornélien. 

Je vous emmène chez La duchesse aux pieds nus, où Anne Roussel vient d’ouvrir son atelier-boutique. Ses pièces sont contemporaines, pures et sobres et a-genres. Ma préférée c’est la collection Modesty où les bagues carrées sont ouvertes avec un rail de diamants posés sur un ou 2 doigts ou à entre-doigts. La bague révélation est la plus surprenante. Les 2 rails de diamants baguettes posés sur une armature entre-doigts sont articulées et vous pouvez choisir de la montrer tout or ou avec 1 seule ou les 2 lignes diamantées. 

En haute joaillerie, le Studio Irène vient de s’ouvrir et présente une extraordinaire première collection inspirée du Grand Palais. La créatrice Marie Genon y a élaboré pendant 8 ans les décors des défilés de Karl Lagerfeld. Alors elle a réinterprété à l’échelle 1/5000e ce Grand Palais, construit pour l’Exposition Universelle de 1900, symbole des présentations au monde des plus belles collections d’art, de haute joaillerie et de haute couture, classé monument historique et qui après restauration réouvrira le 15 décembre. La manchette « La Nef » en fil couteau avec des 2 cristals de roche sculpté et 468 diamants de pavage est sculpturale. La broche La Coupole est parfaitement symbolique et enchantée de style Art déco. Mais le plus extraordinaire est la bague La Verrière. Sur une cascade de feuille en diamants et saphirs blancs symbolisant les décors des défilés, la verrière du Grand palais est une sculpture d’or palladié incrustée de cristal de roche taillé. Elle s’ouvre et laisse voir le plateau et 2 autres cristals de roche sculptés. La couleur de l’or et la multitude de diamants brillants, princesses et tappers nous rappellent l’élan créatif initial de la conception du Grand Palais. Une ôde à Paris !

Sur les traces d’Astérix et Obélix nous arrivons à Camaracum c’est-à-dire Cambrai où chacun sait que les spécialités sont les Bêtises dont gauloisement les confiseries Afchain et Despinoy se disputent la paternité.

Moi, c’est le joaillier, Pascal Herlin qui a attiré mon attention. Après ses études à l’école de joaillerie de la rue du Louvre, il fait ses classes place Vendôme avant de retourner dans sa ville d’origine, qui est aussi la mienne. Comme beaucoup de joaillier en France, il crée sur mesure et ses bijoux reflètent les goûts de ses clients. Cependant, ses réalisations se caractérisent par un style souvent sobre et surtout puissant qui se remarque particulièrement dans une bague armure, lisse et forte, ronde et solide et bien sûr articulée. Sa bague Vague, pourtant très différente, allie la souplesse d’une forme ruban à la structure ferme de l’or plat qui s’ouvre sur une perle noire en suspension.

Si nous poussons jusqu’à Valenciennes c’est pour voir Sébastien. Ben oui, son prénom est sa marque. Chez ce joaillier au style iconoclaste j’ai admiré une manchette appelée Myrcur, extrêmement graphique et toute en légèreté où une tourmaline melon d’eau rectangulaire est éclaboussée de quelques diamants blanc et aussi les boucles d’oreille Cascade en or palladié avec d’hypnotique topazes blue london, en poire et en liberté, comme un embrun dans une écume de diamants.et sa bague solitaire Titou est une petite plaque incurvée dans laquelle le doigt se glisse et qui laisse voir la gemme détachée du doigt par une petite tige d’or, comme si on ouvrait le livre de la vie pour y trouver un trésor.

Quand nous rejoignons Durocortorum c’est-à dire Reims, nous retrouvons nos gaulois en quête de vins et de champagne. Comme vous le savez la production de vins tranquille existaient dans cette région dès le Moyen Age et Henri IV puis Dom Pérignon assurèrent la renommé du vin pétillant qui célèbre les grandes occasions.

Moi je vous emmène chez Joffrey joaillier, ce Maître artisan d’art, a la particularité de mener une réflexion sur les pierres comme les saphirs d’Auvergne et surtout sur la transformation des bijoux. Son bracelet « Valse d’automne » aux couleurs mordorés de grenas, saphirs jaune et diamants se transforment en broche ou en barrette. Sa bague « Universalis » en diamants, se déploie en bracelet. Et sa Parure « Mon Evidence » est composée d’une bague et d’un gracieux collier gorgerin articulé et bucolique où se mèlent quartz prasiolite, nacre abalone et nacre blanche des Philippines, tourmalines, améthystes, péridots, aigues-marines, saphirs jaunes et roses, diopsides et apatites saupoudrés de diamants dans un enchevêtrements floral où les papillons qui y lutinent se transforment en broches, et boucles d’oreille.

Quand Astérix et Obélix passent à Divodurum c’est-à-dire Metz, ils ne voient que la ville de garnison où d’ailleurs ils se font enfermer, brièvement bien sûr.

En joaillerie, Metz m’évoque surtout la ville native d’Henri Vever, celui qui notamment avec René Lalique (1860-1945) a créé l’Art Nouveau dans le bijou. Il a aussi été l’auteur d’une véritable anthologie du bijou en publiant La Bijouterie Française au XIXe siècle que les historiens considèrent comme une source d’études incontournable. En 1924, Henri Vever fait don de sa collection de bijoux français du XIXe siècle au Musée des Arts Décoratifs, soit plus de trois cent cinquante pièces dont une soixantaine réalisée par la maison Vever ,que vous pouvez admirer à la Galerie des bijoux. Son arrière arrière petite fille Camille est en train de relancer cette célèbre Maison et j’attends avec impatience sa première collection de joaillerie inspirée de la tradition et revisitée.

En faisant un crochet par Strasbourg, je vous emmène chez Annie Sibert notamment Lauréate du prix “Jeune Création” des Ateliers d’Art de France en 2012. Ses pièces contemporaines sont toutes en métal car elle est spécialiste de la technique singulière de l’Ipsa, un damasquinage qu’elle a appris en Corée et qui est une technique d’incrustation d’un métal dans un autre. Il faut beaucoup de force pour plier et replier le métal et créer des motifs par succession des couches. Se parer des anneaux d’Annie a-genre, présents et pesants implique une appropriation personnelle qui va bien au-delà du joli. 

Un autre petit détour et nous arrivons à Besançon chez Nathalie Bonnemaille, Maître artisan en métier d’art. Dans sa boutique-atelier qui s’appelle « Si t’es d’or », Nathalie mène des recherches particulières sur le brut qui lui inspire la création du monde. Elle a reçu le prix du public Euro Gemm des mains de Jean Vendome. Ses bijoux avec des météorites m’ont toujours fasciné car elle travaille l’or en cohérence ou en opposition avec les reliefs des météorites : granuleux et lisse, griffé et taillé, dans des montures au tracé contemporain et au style intemporel.

Retrouvons nos héros gaulois qui s’emparent d’un chariot postal pour aller à Lugdunum c’est-à-dire à Lyon où les habitants, solidaires, leur aider à semer la garnison romaine dans les ruelles de la vieille ville. Ils n’ont même pas le temps de se faire un Bouchon avant de rapporter le saucisson et les quenelles. Et personnellement j’aime beaucoup les cocons. Cette confiserie créée en 1952 par Jean Auberger, Meilleur ouvrier de France à la demande du Maire de Lyon qui voulait rendre hommage aux canuts, les ouvriers soyeux qui ont fait de Lyon la capitale de la soie depuis le XVIIe siècle. Cette friandise est une pâte d’amande, avec un praliné noisette, des oranges confites, et une pointe de Curaçao.

Sinon nous irons chez les joaillières, Lara et Mathilde qui ont créé Tiara Milo. Elles se sont rencontrées sur les bancs de la Haute école de Joaillerie et leur amitié donne des bijoux inspirés de la nature, avec une fabrication en or recyclé en France et un style très frais, une belle attention aux gemmes et un travail de l’or remarquable. La bague herbe folle sculptée en légèreté et au fini parfaitement lissé mettait en valeur une tourmaline rectangle incroyable d’un vert profond de 13 carats, si vous voulez la même il faudra trouver la pierre. Les boucles d’oreille colibri, symbole des mouvements pour l’écologie montre la même perfection des finitions de l’or dans un mouvement d’envol à la fois gracieux et rousseauiste. Quand aux boucles d’oreilles « Forêt tropicale » elles sont transformables. Les pendants de tourmalines sont amovibles et les boucles d’oreille se changent aussi en bijoux de cheveux. Les pavages d’émeraudes, péridots, tsavorites, tourmalines, saphirs verts et diamants créent une palette bucolique en camaïeu, différente à droite et à gauche. Ces pièces sont donc doublement uniques.

En suivant les traces d’Astérix et Obélix, on arrive à Nicae, c'est-à-dire Nice où ils admirent la promenade des anglais et demande une salade niçoise.

Moi j’y ai rencontré Stéphane Cerutti, un joaillier très imaginatif qui a inventé un système de bague interchangeable magnifiquement simple. C’est un anneau en tourbillon sur lequel on peut faire coulisser un motif. Du coup chaque bague est vraiment personnelle. On choisit tout ! La couleur de l’or de l’anneau et sa finition or ou serti. Et on choisit le motif : une gemme taillée ou cabochon ou un charm’s floral ou animal, c’est comme on veut. Du coup il y en a pour toutes les bourses et pour toutes les occasions et on peut même juxtaposer les charm’s ou les collectionner. Cette bague s’appelle Twyti.

A la Taverne des Nautes, accueillit par un César qui offre sa tournée de pastis, Astérix et Obélix attendent la préparation de la Bouillabaisse, spécialité de Massillia.

Pendant ce temps je vous emmène chez Nathalie Dmitrovic dont les bijoux sculptures sont immédiatement reconnaissables. Je trouve que La bague « Enlace-moi » en titane et diamants bleus est typique de son style : une véritable architecture corporelle où l’énergie est souplesse où les pleins sont vides et les vides sont pleins. J’aime aussi la bague hypnose où le diamant se cache dans le brossé du cylindre évidé, ou encore la bague « La feuille » où les 2 perles noires subtilement inclinées donnent l’impression que la bague se tord dans le vent. A Marseille dans son atelier confidentiel Nathalie Dmitrovic reçoit aussi d’autres créateurs, ceux qu’elle aime.

Sur le chemin de Toulouse, laissez-moi vous détourner à Montpellier chez Bellonor joaillier où le bijou que je préfère est un bracelet appelé « mon précieux lien ». Comme le créateur Tony Bellone aime piloter les avions, il s’est inspiré des liens de serrage plastiques qui entoure les cables de type rislan ou serflex. Le bracelet de Tony est en or jaune, blanc ou noir rhodié ou même en titane. Il est souple et se plie pour serrer le poignet et on peut agrémenter l’autoblocant d’un serti de diamant. Ce bijou parfaitement a-genre est un parfait symbole contemporain d’amour et d’attachement. Pour être franche le bijou préféré de mon chéri qui aime les belles mécaniques est le bracelet en Disque de frein et qui se porte sur un lien de coton rond ou un bracelet de chaine d’un côté en or blanc et de l’autre en or jaune.

A Tolosa, Astérix et obélix se sont réveillés en plein milieu d’un camp de légionnaires, alors ils se laissent capturer pour rejoindre Agen tranquillement installés en carriole. Ils ont le temps de rapporter les fameuses saucisses de Toulouse mais hélas n’ont rien vu de la ville rose, cité des violettes et patrie du cassoulet.

Je vous propose juste de vous arrêter un instant chez Ana Espinosa, une joaillière originale dont l’univers est un mix entre le précieux de l’argent qu’elle utilise et le quotidien dans lequel elle cherche une beauté inusité. Sa bague Andiamo s’inspire d’un échafaudage. La collection Sablons est un ensemble de bagues carrées sur lequel elle fige les bouts de coquillages, de bois ou des galets rejetés par le ressac. Et ses bagues Caelum mettent en scène des pierres ornementales dont l’anneau fait le tour pour mettre la pierre au creux d’une orbite.

En arrivant à Aginum c’est-à-dire Agen, Astérix et Obélix sont accueillis en héros par les habitants qui leur offrent leur spécialité : les pruneaux ! Il s’agit bien entendu du fruit et non pas de beignes, bourre-pif, gnons et autres joyeusetés pujalistiques que pourtant nos gaulois distribuèrent sans chicheté afin de récupérer le sac rempli de spécialités qu’ils s’étaient fait dérober.

Plus calmement la Maître artisan Mélanie Coustet, s’est fait une spécialité de morpho-joaillerie et compose des bagues ergonomiques et modernes, en or et diamant. Son collier de nacre et argent se déploie en légèreté comme une collerette et son fin tour de cou ouvert et martelé en or jaune s’enrichi d’un mousseuse fil d’or blanc en arabesque.

Nous arrivons donc à Burdigala autrement dit Bordeaux, où Astérix et Obélix concluent leur tour de Gaule avec du vin blanc et des huitres avant de s’emparer d’un navire pour rentrer. Moi j’aurais pris aussi des cannelés, les petits gâteaux au rhum et à la vanille mais bon !

Alors je vous emmène chez Hecliptic, voir Gilles Aubert, un artisan joaillier passionné des arts et de la mécanique, alors ses créations comportent des systèmes : ça s’ouvre, ça tourne, ça roule. 

Par exemple, « Universal circus » est un pendentif grande roue, serties de diamants avec des nacelles accueillant des aigues-marines qui tournent perpétuellement dans une armature-galaxie dont les axes de rotation sont serties de perles de culture.

Le pendentif « Convecteur temporel » est un mécanisme que l’on fait tourner au doigt comme une horloge et la roue sertie de diamants tourne autour du grenat troïda central. Quand on ouvre la cage en goutte d’eau de la « Flying Machine », on déploie les petites ailes du vif d’or on referme la cage et on actionne les ailes avec la petite manivelle. Allez voir sur youtube ou intagram les vidéos animées sont plus explicites, ça vaut vraiment le coup d’œil. Ce Michel Ange du bijou vous réalisera ces pièces uniques et kinétiques sur commande dans le matériau de votre choix.

C’est à Gésocribate donc à Brest qu’Astérix et Obélix remettent pied à terre avant de rentrer chez eux chargés des spécialités culinaire et œnologique que la France peut s’enorgueillir de proposer d’un bout à l’autre de l’hexagone. 

Moi c’est chez YasmiYahya Bijoux que je vous propose d’amerrir. Sa collection Earth en argent équitable utilise l’art ancestral du Mokumé Gané, une technique japonaise de damassage du métal par le feu. Les matières utilisées sont l’argent, le shibuichi et le shakudo (alliages japonais de cuivre), le cuivre et le laiton. Sa bague anti-stress permet de rouler un anneau de Mokumé Gané dont les effets semblent une cartographie de la terre sur un autre anneau d’argent brossé, pour passer ses nerfs d’une jolie façon. Dans la même collection il y a aussi d’autre bague, chevalière, boucle d’oreille et pendentif. J’ai aussi aimé sur le même principe de bague tournante, celle dont l’anneau du dessus est en or pavé de diamant et carrée, une association décomplexée et complémentaire comme la belle et la bête.

Et pour finir je ne vous propose pas un festin sous les étoiles comme les irréductibles gaulois parce que le déconfinement est loin d’être achevé et le couvre-feu décrété. Alors je vous propose, dans notre monde où internet est le créateur de lien, les plates-formes joaillières. Sur Precious-room.com de Muriel Piaser un show-room virtuel vous propose des créateurs de bijoux et de joaillerie. 58facettes.fr est une maketplace créée par Alexis Blez et Eric Thevenet dont le nom réfère à la taille brillant du diamant et qui propose des créateurs et artisans joailliers indépendants strictement made in France. Enfin pour les amoureux des métiers d’art dont ceux de la joaillerie il y a Duodeci.com, créé par le MOF Arnaud Pradat et dont l’objectif est d’être le réseau social qui rassemble la crème des métiers d’art pour les clients comme pour dynamiser les partenariats entre les métiers.

Ainsi Par Toutatis  se termine mon tour de Gaule des créateurs joailliers et cette histoire d’Il était une fois le bijou !

Si cette histoire vous a plu, encouragez le podcast en vous abonnant à votre plate-forme d’écoute préférée ou sur youTube et en mettant des commentaires, ça fait vraiment une différence ! Si vous êtes sur Apple podcast mettez plein d’étoiles et partagez, les bijoux bisous tout autour de vous.

J’invite les auditeurs à me faire part de leur amour pour leurs joailliers de chez eux et à me les faire connaitre sur les réseaux sociaux d’Il était une fois le bijou. 

Je vous souhaite une jolie semaine déconfinée et vous donne rendez-vous dimanche prochain, parce que maintenant vous le savez, le dimanche est le jour de notre rendez-vous, le jour des histoires de bijoux dans un de mes podcasts. Cette fois nous nous retrouverons dans le podcast Il était une fois le bijou pour le 3e épisode sur l’exception joaillière où nous retrouverons de l’autre côté de mon micro l’artiste joaillier Jothi-Seroj Ebroussard. Créateur indépendant à 21 ans, il remportait à 27 ans sa première commande royale et à 28 il exposait à la biennale du Grand Palais alors je lui ai posé cette question toute simple et pourtant complexe : comment crée-t-on un bijou d’exception ?

La réponse dimanche prochain, A bientôt pour un prochain bijou, un nouveau bisou du dimanche soir.

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