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Le bijou comme un bisou #86 L'or liquide de Florence la fondatrice du Champagne Marguerite Guyot cover
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Le bijou comme un bisou

Le bijou comme un bisou #86 L'or liquide de Florence la fondatrice du Champagne Marguerite Guyot

Le bijou comme un bisou #86 L'or liquide de Florence la fondatrice du Champagne Marguerite Guyot

16min |04/12/2021
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Description

 Parce que chaque semaine qui commence est un nouveau départ, j’avais envie de vous lire une histoire, alors cette fois je vous propose le champagne comme un bijou ce dimanche soir. 

  

Il était une fois l’or liquide de Florence, la fondatrice du champagne Marguerite Guyot 

  

C’est bientôt les fêtes et j’ai envie de bulles et de légèreté alors je vous emmène découvrir le roi des vignes, le joyau des vins, le trésor des caves en un mot le champagne. Mais surtout j’ai rencontré Florence, une fine femme pétillante comme les cuvées qu’elle crée.  


C’est que le Champagne est profondément enraciné dans notre histoire. Ce sont les romains qui apportent les vignes quand ils envahissent la Gaule. Dans la région Champagne les conditions du climat faisait bouillonner le vin lors de la fermentation en produisant un gaz lors des gelées qui s’échappait avec plus ou moins de force lors du dégel.  Ce phénomène particulier l’inscrit très tôt dans le symbolisme du sacré. On pense d’abord à une intervention satanique, on l’appelle « vin du diable » ou
« saute-bouchon » mais très vite la production devient l’apanage des moines chrétiens. Ils mettent un grand soin à la vinification, gardent soigneusement une trace de leur récolte et les développent. En 496, l’évêque de Reims baptise Clovis avec du Champagne ! Ce vin entre alors dans l’imaginaire collectif comme un don du ciel, un breuvage sacré, le symbole des moments d’exception. D’autant que lors de chaque cérémonie des rois de France à Reims, le vin de champagne est systématiquement servi jusqu’au XIXe siècle.  


 L’appellation est strictement surveillée. On se souvient du parfum qui a du changer de nom en 2013 ! Le Champagne, c’est en Champagne un point c’est tout ! C’est une appellation AOC appellation d'origine contrôlée, le label qui garantit l’origine, depuis 1936 et il appartient au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2015. 

  

Florence a créé 5 champagnes comme les 5 pétales de la marguerite qui l’a inspirée. Elle y décline les 3 seuls cépages de la famille des Noiriens que le champagne autorise.  

Il y a le Chardonnay, un raisin blanc qui donne un vin frais et délicat. Florence lui a dédiée la cuvée Séduction avec l’étiquette Marguerite Blanche en symbole de pureté.  

  

Il y a le pinot noir, profond comme un grenat pyrope, qui est un raisin noir à pulpe incolore. Il donne un champagne blanc car les peaux n’ont pas le temps de teinter le jus
lors du pressurage. Florence a créé avec ce cépage une marguerite rouge, qu’elle a appelée la cuvée Passion. 

Et il y a le Meunier, un autre raison noir mystérieuse comme un spinelle incarnat, un peu plus tardif que le pinot noir et plus fruité. Le village de Damery est en plein milieu des
cépages de Meunier. Florence lui a dédiée la cuvée Désir, plus charnelle et lui a décerné un pétale vert.  

  

Par rapport à la fabrication d’un vin, l'élaboration du champagne présente 7 caractéristiques : cueillette manuelle, pressoir spécifique, assemblage, deuxième fermentation en bouteille, remuage, dégorgement et dosage, et un temps de maturation minimum.  

La cueillette manuelle permet la sélection des raisins. Pas question qu’un grain soit trop mûr à la différence des vendanges tardives qui forment des vins plus liquoreux. 

En ce qui concerne le pressurage, chaque cru est identifié selon la date et l’heure de la cueillette. Chaque pressurage est effectué de façon distincte pour préserver au maximum la traçabilité de leur origine et permet de créer des marcs homogènes issus du même cépage et de la même parcelle. C’est très surveillé et les centres de pressurage sont agréés. 

Pour obtenir un Champagne rosé, c’est avant cette étape du pressurage qu’on laisse macérer les raisins à peaux noires, préalablement égrappés, pendant 24 à 72 heures en cuve pour donner au jus cette couleur si tendre allant de la morganite à la rubellite. 

Après c’est l’étape de la fermentation, commune à tous les vins, les tranquilles comme les pétillants, en cuve. D’habitude, cette première fermentation dure 15 mois, Florence préfère les laisser « dormir en cave », c’est ce qui donne une vraie maturité à sa production. Mais ce qui différencie le Champagne, c’est la double fermentation qui se passe en bouteille. C’est ce qu’on appelle la méthode champenoise.  

  

Mais avant cela il y a l’étape cruciale de l’assemblage. Il s’agit de créer un cru sublimé par différents cépages, comme un chef d’orchestre installe une harmonie entre ses
différents instruments. Pour la Marguerite Or, Florence a assemblé dans cette cuvée Extase, des Chardonnay sélectionnés sur trois villages Grand Cru : Chouilly, Cramant et Oger. C’est un Blanc de Blanc, parce qu’il ne contient que des raisins blancs. Et il est Millésimé ce qui veut dire, suivant le Comité Champagne, « qu’il conserve l’expression unique d’une année remarquable » comme chaque diamant. 

Pour sa Marguerite rose, à la précieuse couleur padparadscha, Florence a assemblé 30% Pinot Noir, 30% Chardonnay, 30% Pinot Meunier et 10% de Coteaux Champenois, un Pinot Meunier affiné en fût de chêne. Un vrai bouquet que Florence a nommé Fleur de Flo.  


Mais avant de faire la fête, le champagne met ses habits de soirée. Après le dégorgement, on enfonce par compression le fameux bouchon de liège écrasé au bout qui lui donne sa forme de champignon. Ce bouchage en force permet de s’assurer qu’il ne sautera pas avant que vous l’ayez décidé. Puis on met le muselet, cette plaque en fer-blanc maintenue par du fil de fer préformé. C’est une invention du docteur Jules Guyot brevetée en 1844. Le muselet est devenu le bijou du champagne. Ses collectionneurs passionnés se retrouvent sous la dénomination de placomusophilie. 

  

Et enfin la bouteille s’enroule dans son étiquette. Florence s’est inspirée du tableau « la
femme à la marguerite » d’Alphonse Mucha en dédicace à sa grand-mère, a imaginé une écriture inspirée de Mozart en référence au spectacle, et a choisi une forme de mongolfière en souvenir de ses voyages. Le tout figure un pétale. Ensemble, ses 5 cuvées forment la fleur entière de Marguerite, un prénom d'origine grecque, dérivé de «Margarita », qui veut dire « perle ».   


 Pour ouvrir votre précieuse bouteille vous pouvez tout en délicatesse ôter le bouchon avec le « plop » annonciateur de la fête ou carrément sabrer la bouteille. L’année qui vient s’annonce, dans toutes ses incertitudes comme ses promesses, mérite bien ce baptême au Champagne. 

  

  

Ainsi se termine cette histoire de l’or liquide de Florence la créatrice du champagne Marguerite Guyot.

  

  

Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux chaque dimanche. Et si vous aussi vous avez envie de faire parler vos bijoux et votre Maison je serai ravie de vous accompagner pour réaliser votre podcast de marque ou de vous accueillir en partenaire dans mes podcast natifs. 

  

Le podcast « Il était une fois le bijou » est en pleine préparation de son nouveau thème
et je brûle d’impatience de vous dévoiler mais il faudra encore attendre un peu. 

  

Notre prochain rdv sur le podcast Brillante sera le 19 décembre et je recevrais Muriel Piaser la fondatrice du salon et de la plate forme Precious Room by Muriel Piaser. Ce sera le dernier podcast de 2021 et je reprendrais le micro le 16 Janvier après une petite pause de fin d’année ! 

  

En attendant, la semaine prochaine, je vous retrouverais sur ce podcast le bijou comme un bisou pour vous parler d’espace et des météorites joaillières de Spacefox. 

  

  

Pour ne manquez aucun de nos rendez-vous du dimanche autour du bijou, abonnez à chacun de mes 3 podcasts « Il était une fois le bijou », « le bijou comme un
bisou » et « Brillante » sur votre plate-forme d’écoute préférée et encouragez-moi en partageant l’épisode sur vos réseaux sociaux. 

  

Si vous êtes sur Apple podcast ou sur You Tube mettez de jolis commentaires, c’est ce qui permet de référencer les podcasts !  

  

A dimanche pour votre prochaine histoire de bijou ! 

  

Musique : Allan Deschamps 0 Le Sign, bruitage mp3single  



Description

 Parce que chaque semaine qui commence est un nouveau départ, j’avais envie de vous lire une histoire, alors cette fois je vous propose le champagne comme un bijou ce dimanche soir. 

  

Il était une fois l’or liquide de Florence, la fondatrice du champagne Marguerite Guyot 

  

C’est bientôt les fêtes et j’ai envie de bulles et de légèreté alors je vous emmène découvrir le roi des vignes, le joyau des vins, le trésor des caves en un mot le champagne. Mais surtout j’ai rencontré Florence, une fine femme pétillante comme les cuvées qu’elle crée.  


C’est que le Champagne est profondément enraciné dans notre histoire. Ce sont les romains qui apportent les vignes quand ils envahissent la Gaule. Dans la région Champagne les conditions du climat faisait bouillonner le vin lors de la fermentation en produisant un gaz lors des gelées qui s’échappait avec plus ou moins de force lors du dégel.  Ce phénomène particulier l’inscrit très tôt dans le symbolisme du sacré. On pense d’abord à une intervention satanique, on l’appelle « vin du diable » ou
« saute-bouchon » mais très vite la production devient l’apanage des moines chrétiens. Ils mettent un grand soin à la vinification, gardent soigneusement une trace de leur récolte et les développent. En 496, l’évêque de Reims baptise Clovis avec du Champagne ! Ce vin entre alors dans l’imaginaire collectif comme un don du ciel, un breuvage sacré, le symbole des moments d’exception. D’autant que lors de chaque cérémonie des rois de France à Reims, le vin de champagne est systématiquement servi jusqu’au XIXe siècle.  


 L’appellation est strictement surveillée. On se souvient du parfum qui a du changer de nom en 2013 ! Le Champagne, c’est en Champagne un point c’est tout ! C’est une appellation AOC appellation d'origine contrôlée, le label qui garantit l’origine, depuis 1936 et il appartient au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2015. 

  

Florence a créé 5 champagnes comme les 5 pétales de la marguerite qui l’a inspirée. Elle y décline les 3 seuls cépages de la famille des Noiriens que le champagne autorise.  

Il y a le Chardonnay, un raisin blanc qui donne un vin frais et délicat. Florence lui a dédiée la cuvée Séduction avec l’étiquette Marguerite Blanche en symbole de pureté.  

  

Il y a le pinot noir, profond comme un grenat pyrope, qui est un raisin noir à pulpe incolore. Il donne un champagne blanc car les peaux n’ont pas le temps de teinter le jus
lors du pressurage. Florence a créé avec ce cépage une marguerite rouge, qu’elle a appelée la cuvée Passion. 

Et il y a le Meunier, un autre raison noir mystérieuse comme un spinelle incarnat, un peu plus tardif que le pinot noir et plus fruité. Le village de Damery est en plein milieu des
cépages de Meunier. Florence lui a dédiée la cuvée Désir, plus charnelle et lui a décerné un pétale vert.  

  

Par rapport à la fabrication d’un vin, l'élaboration du champagne présente 7 caractéristiques : cueillette manuelle, pressoir spécifique, assemblage, deuxième fermentation en bouteille, remuage, dégorgement et dosage, et un temps de maturation minimum.  

La cueillette manuelle permet la sélection des raisins. Pas question qu’un grain soit trop mûr à la différence des vendanges tardives qui forment des vins plus liquoreux. 

En ce qui concerne le pressurage, chaque cru est identifié selon la date et l’heure de la cueillette. Chaque pressurage est effectué de façon distincte pour préserver au maximum la traçabilité de leur origine et permet de créer des marcs homogènes issus du même cépage et de la même parcelle. C’est très surveillé et les centres de pressurage sont agréés. 

Pour obtenir un Champagne rosé, c’est avant cette étape du pressurage qu’on laisse macérer les raisins à peaux noires, préalablement égrappés, pendant 24 à 72 heures en cuve pour donner au jus cette couleur si tendre allant de la morganite à la rubellite. 

Après c’est l’étape de la fermentation, commune à tous les vins, les tranquilles comme les pétillants, en cuve. D’habitude, cette première fermentation dure 15 mois, Florence préfère les laisser « dormir en cave », c’est ce qui donne une vraie maturité à sa production. Mais ce qui différencie le Champagne, c’est la double fermentation qui se passe en bouteille. C’est ce qu’on appelle la méthode champenoise.  

  

Mais avant cela il y a l’étape cruciale de l’assemblage. Il s’agit de créer un cru sublimé par différents cépages, comme un chef d’orchestre installe une harmonie entre ses
différents instruments. Pour la Marguerite Or, Florence a assemblé dans cette cuvée Extase, des Chardonnay sélectionnés sur trois villages Grand Cru : Chouilly, Cramant et Oger. C’est un Blanc de Blanc, parce qu’il ne contient que des raisins blancs. Et il est Millésimé ce qui veut dire, suivant le Comité Champagne, « qu’il conserve l’expression unique d’une année remarquable » comme chaque diamant. 

Pour sa Marguerite rose, à la précieuse couleur padparadscha, Florence a assemblé 30% Pinot Noir, 30% Chardonnay, 30% Pinot Meunier et 10% de Coteaux Champenois, un Pinot Meunier affiné en fût de chêne. Un vrai bouquet que Florence a nommé Fleur de Flo.  


Mais avant de faire la fête, le champagne met ses habits de soirée. Après le dégorgement, on enfonce par compression le fameux bouchon de liège écrasé au bout qui lui donne sa forme de champignon. Ce bouchage en force permet de s’assurer qu’il ne sautera pas avant que vous l’ayez décidé. Puis on met le muselet, cette plaque en fer-blanc maintenue par du fil de fer préformé. C’est une invention du docteur Jules Guyot brevetée en 1844. Le muselet est devenu le bijou du champagne. Ses collectionneurs passionnés se retrouvent sous la dénomination de placomusophilie. 

  

Et enfin la bouteille s’enroule dans son étiquette. Florence s’est inspirée du tableau « la
femme à la marguerite » d’Alphonse Mucha en dédicace à sa grand-mère, a imaginé une écriture inspirée de Mozart en référence au spectacle, et a choisi une forme de mongolfière en souvenir de ses voyages. Le tout figure un pétale. Ensemble, ses 5 cuvées forment la fleur entière de Marguerite, un prénom d'origine grecque, dérivé de «Margarita », qui veut dire « perle ».   


 Pour ouvrir votre précieuse bouteille vous pouvez tout en délicatesse ôter le bouchon avec le « plop » annonciateur de la fête ou carrément sabrer la bouteille. L’année qui vient s’annonce, dans toutes ses incertitudes comme ses promesses, mérite bien ce baptême au Champagne. 

  

  

Ainsi se termine cette histoire de l’or liquide de Florence la créatrice du champagne Marguerite Guyot.

  

  

Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux chaque dimanche. Et si vous aussi vous avez envie de faire parler vos bijoux et votre Maison je serai ravie de vous accompagner pour réaliser votre podcast de marque ou de vous accueillir en partenaire dans mes podcast natifs. 

  

Le podcast « Il était une fois le bijou » est en pleine préparation de son nouveau thème
et je brûle d’impatience de vous dévoiler mais il faudra encore attendre un peu. 

  

Notre prochain rdv sur le podcast Brillante sera le 19 décembre et je recevrais Muriel Piaser la fondatrice du salon et de la plate forme Precious Room by Muriel Piaser. Ce sera le dernier podcast de 2021 et je reprendrais le micro le 16 Janvier après une petite pause de fin d’année ! 

  

En attendant, la semaine prochaine, je vous retrouverais sur ce podcast le bijou comme un bisou pour vous parler d’espace et des météorites joaillières de Spacefox. 

  

  

Pour ne manquez aucun de nos rendez-vous du dimanche autour du bijou, abonnez à chacun de mes 3 podcasts « Il était une fois le bijou », « le bijou comme un
bisou » et « Brillante » sur votre plate-forme d’écoute préférée et encouragez-moi en partageant l’épisode sur vos réseaux sociaux. 

  

Si vous êtes sur Apple podcast ou sur You Tube mettez de jolis commentaires, c’est ce qui permet de référencer les podcasts !  

  

A dimanche pour votre prochaine histoire de bijou ! 

  

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 Parce que chaque semaine qui commence est un nouveau départ, j’avais envie de vous lire une histoire, alors cette fois je vous propose le champagne comme un bijou ce dimanche soir. 

  

Il était une fois l’or liquide de Florence, la fondatrice du champagne Marguerite Guyot 

  

C’est bientôt les fêtes et j’ai envie de bulles et de légèreté alors je vous emmène découvrir le roi des vignes, le joyau des vins, le trésor des caves en un mot le champagne. Mais surtout j’ai rencontré Florence, une fine femme pétillante comme les cuvées qu’elle crée.  


C’est que le Champagne est profondément enraciné dans notre histoire. Ce sont les romains qui apportent les vignes quand ils envahissent la Gaule. Dans la région Champagne les conditions du climat faisait bouillonner le vin lors de la fermentation en produisant un gaz lors des gelées qui s’échappait avec plus ou moins de force lors du dégel.  Ce phénomène particulier l’inscrit très tôt dans le symbolisme du sacré. On pense d’abord à une intervention satanique, on l’appelle « vin du diable » ou
« saute-bouchon » mais très vite la production devient l’apanage des moines chrétiens. Ils mettent un grand soin à la vinification, gardent soigneusement une trace de leur récolte et les développent. En 496, l’évêque de Reims baptise Clovis avec du Champagne ! Ce vin entre alors dans l’imaginaire collectif comme un don du ciel, un breuvage sacré, le symbole des moments d’exception. D’autant que lors de chaque cérémonie des rois de France à Reims, le vin de champagne est systématiquement servi jusqu’au XIXe siècle.  


 L’appellation est strictement surveillée. On se souvient du parfum qui a du changer de nom en 2013 ! Le Champagne, c’est en Champagne un point c’est tout ! C’est une appellation AOC appellation d'origine contrôlée, le label qui garantit l’origine, depuis 1936 et il appartient au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2015. 

  

Florence a créé 5 champagnes comme les 5 pétales de la marguerite qui l’a inspirée. Elle y décline les 3 seuls cépages de la famille des Noiriens que le champagne autorise.  

Il y a le Chardonnay, un raisin blanc qui donne un vin frais et délicat. Florence lui a dédiée la cuvée Séduction avec l’étiquette Marguerite Blanche en symbole de pureté.  

  

Il y a le pinot noir, profond comme un grenat pyrope, qui est un raisin noir à pulpe incolore. Il donne un champagne blanc car les peaux n’ont pas le temps de teinter le jus
lors du pressurage. Florence a créé avec ce cépage une marguerite rouge, qu’elle a appelée la cuvée Passion. 

Et il y a le Meunier, un autre raison noir mystérieuse comme un spinelle incarnat, un peu plus tardif que le pinot noir et plus fruité. Le village de Damery est en plein milieu des
cépages de Meunier. Florence lui a dédiée la cuvée Désir, plus charnelle et lui a décerné un pétale vert.  

  

Par rapport à la fabrication d’un vin, l'élaboration du champagne présente 7 caractéristiques : cueillette manuelle, pressoir spécifique, assemblage, deuxième fermentation en bouteille, remuage, dégorgement et dosage, et un temps de maturation minimum.  

La cueillette manuelle permet la sélection des raisins. Pas question qu’un grain soit trop mûr à la différence des vendanges tardives qui forment des vins plus liquoreux. 

En ce qui concerne le pressurage, chaque cru est identifié selon la date et l’heure de la cueillette. Chaque pressurage est effectué de façon distincte pour préserver au maximum la traçabilité de leur origine et permet de créer des marcs homogènes issus du même cépage et de la même parcelle. C’est très surveillé et les centres de pressurage sont agréés. 

Pour obtenir un Champagne rosé, c’est avant cette étape du pressurage qu’on laisse macérer les raisins à peaux noires, préalablement égrappés, pendant 24 à 72 heures en cuve pour donner au jus cette couleur si tendre allant de la morganite à la rubellite. 

Après c’est l’étape de la fermentation, commune à tous les vins, les tranquilles comme les pétillants, en cuve. D’habitude, cette première fermentation dure 15 mois, Florence préfère les laisser « dormir en cave », c’est ce qui donne une vraie maturité à sa production. Mais ce qui différencie le Champagne, c’est la double fermentation qui se passe en bouteille. C’est ce qu’on appelle la méthode champenoise.  

  

Mais avant cela il y a l’étape cruciale de l’assemblage. Il s’agit de créer un cru sublimé par différents cépages, comme un chef d’orchestre installe une harmonie entre ses
différents instruments. Pour la Marguerite Or, Florence a assemblé dans cette cuvée Extase, des Chardonnay sélectionnés sur trois villages Grand Cru : Chouilly, Cramant et Oger. C’est un Blanc de Blanc, parce qu’il ne contient que des raisins blancs. Et il est Millésimé ce qui veut dire, suivant le Comité Champagne, « qu’il conserve l’expression unique d’une année remarquable » comme chaque diamant. 

Pour sa Marguerite rose, à la précieuse couleur padparadscha, Florence a assemblé 30% Pinot Noir, 30% Chardonnay, 30% Pinot Meunier et 10% de Coteaux Champenois, un Pinot Meunier affiné en fût de chêne. Un vrai bouquet que Florence a nommé Fleur de Flo.  


Mais avant de faire la fête, le champagne met ses habits de soirée. Après le dégorgement, on enfonce par compression le fameux bouchon de liège écrasé au bout qui lui donne sa forme de champignon. Ce bouchage en force permet de s’assurer qu’il ne sautera pas avant que vous l’ayez décidé. Puis on met le muselet, cette plaque en fer-blanc maintenue par du fil de fer préformé. C’est une invention du docteur Jules Guyot brevetée en 1844. Le muselet est devenu le bijou du champagne. Ses collectionneurs passionnés se retrouvent sous la dénomination de placomusophilie. 

  

Et enfin la bouteille s’enroule dans son étiquette. Florence s’est inspirée du tableau « la
femme à la marguerite » d’Alphonse Mucha en dédicace à sa grand-mère, a imaginé une écriture inspirée de Mozart en référence au spectacle, et a choisi une forme de mongolfière en souvenir de ses voyages. Le tout figure un pétale. Ensemble, ses 5 cuvées forment la fleur entière de Marguerite, un prénom d'origine grecque, dérivé de «Margarita », qui veut dire « perle ».   


 Pour ouvrir votre précieuse bouteille vous pouvez tout en délicatesse ôter le bouchon avec le « plop » annonciateur de la fête ou carrément sabrer la bouteille. L’année qui vient s’annonce, dans toutes ses incertitudes comme ses promesses, mérite bien ce baptême au Champagne. 

  

  

Ainsi se termine cette histoire de l’or liquide de Florence la créatrice du champagne Marguerite Guyot.

  

  

Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux chaque dimanche. Et si vous aussi vous avez envie de faire parler vos bijoux et votre Maison je serai ravie de vous accompagner pour réaliser votre podcast de marque ou de vous accueillir en partenaire dans mes podcast natifs. 

  

Le podcast « Il était une fois le bijou » est en pleine préparation de son nouveau thème
et je brûle d’impatience de vous dévoiler mais il faudra encore attendre un peu. 

  

Notre prochain rdv sur le podcast Brillante sera le 19 décembre et je recevrais Muriel Piaser la fondatrice du salon et de la plate forme Precious Room by Muriel Piaser. Ce sera le dernier podcast de 2021 et je reprendrais le micro le 16 Janvier après une petite pause de fin d’année ! 

  

En attendant, la semaine prochaine, je vous retrouverais sur ce podcast le bijou comme un bisou pour vous parler d’espace et des météorites joaillières de Spacefox. 

  

  

Pour ne manquez aucun de nos rendez-vous du dimanche autour du bijou, abonnez à chacun de mes 3 podcasts « Il était une fois le bijou », « le bijou comme un
bisou » et « Brillante » sur votre plate-forme d’écoute préférée et encouragez-moi en partageant l’épisode sur vos réseaux sociaux. 

  

Si vous êtes sur Apple podcast ou sur You Tube mettez de jolis commentaires, c’est ce qui permet de référencer les podcasts !  

  

A dimanche pour votre prochaine histoire de bijou ! 

  

Musique : Allan Deschamps 0 Le Sign, bruitage mp3single  



Description

 Parce que chaque semaine qui commence est un nouveau départ, j’avais envie de vous lire une histoire, alors cette fois je vous propose le champagne comme un bijou ce dimanche soir. 

  

Il était une fois l’or liquide de Florence, la fondatrice du champagne Marguerite Guyot 

  

C’est bientôt les fêtes et j’ai envie de bulles et de légèreté alors je vous emmène découvrir le roi des vignes, le joyau des vins, le trésor des caves en un mot le champagne. Mais surtout j’ai rencontré Florence, une fine femme pétillante comme les cuvées qu’elle crée.  


C’est que le Champagne est profondément enraciné dans notre histoire. Ce sont les romains qui apportent les vignes quand ils envahissent la Gaule. Dans la région Champagne les conditions du climat faisait bouillonner le vin lors de la fermentation en produisant un gaz lors des gelées qui s’échappait avec plus ou moins de force lors du dégel.  Ce phénomène particulier l’inscrit très tôt dans le symbolisme du sacré. On pense d’abord à une intervention satanique, on l’appelle « vin du diable » ou
« saute-bouchon » mais très vite la production devient l’apanage des moines chrétiens. Ils mettent un grand soin à la vinification, gardent soigneusement une trace de leur récolte et les développent. En 496, l’évêque de Reims baptise Clovis avec du Champagne ! Ce vin entre alors dans l’imaginaire collectif comme un don du ciel, un breuvage sacré, le symbole des moments d’exception. D’autant que lors de chaque cérémonie des rois de France à Reims, le vin de champagne est systématiquement servi jusqu’au XIXe siècle.  


 L’appellation est strictement surveillée. On se souvient du parfum qui a du changer de nom en 2013 ! Le Champagne, c’est en Champagne un point c’est tout ! C’est une appellation AOC appellation d'origine contrôlée, le label qui garantit l’origine, depuis 1936 et il appartient au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2015. 

  

Florence a créé 5 champagnes comme les 5 pétales de la marguerite qui l’a inspirée. Elle y décline les 3 seuls cépages de la famille des Noiriens que le champagne autorise.  

Il y a le Chardonnay, un raisin blanc qui donne un vin frais et délicat. Florence lui a dédiée la cuvée Séduction avec l’étiquette Marguerite Blanche en symbole de pureté.  

  

Il y a le pinot noir, profond comme un grenat pyrope, qui est un raisin noir à pulpe incolore. Il donne un champagne blanc car les peaux n’ont pas le temps de teinter le jus
lors du pressurage. Florence a créé avec ce cépage une marguerite rouge, qu’elle a appelée la cuvée Passion. 

Et il y a le Meunier, un autre raison noir mystérieuse comme un spinelle incarnat, un peu plus tardif que le pinot noir et plus fruité. Le village de Damery est en plein milieu des
cépages de Meunier. Florence lui a dédiée la cuvée Désir, plus charnelle et lui a décerné un pétale vert.  

  

Par rapport à la fabrication d’un vin, l'élaboration du champagne présente 7 caractéristiques : cueillette manuelle, pressoir spécifique, assemblage, deuxième fermentation en bouteille, remuage, dégorgement et dosage, et un temps de maturation minimum.  

La cueillette manuelle permet la sélection des raisins. Pas question qu’un grain soit trop mûr à la différence des vendanges tardives qui forment des vins plus liquoreux. 

En ce qui concerne le pressurage, chaque cru est identifié selon la date et l’heure de la cueillette. Chaque pressurage est effectué de façon distincte pour préserver au maximum la traçabilité de leur origine et permet de créer des marcs homogènes issus du même cépage et de la même parcelle. C’est très surveillé et les centres de pressurage sont agréés. 

Pour obtenir un Champagne rosé, c’est avant cette étape du pressurage qu’on laisse macérer les raisins à peaux noires, préalablement égrappés, pendant 24 à 72 heures en cuve pour donner au jus cette couleur si tendre allant de la morganite à la rubellite. 

Après c’est l’étape de la fermentation, commune à tous les vins, les tranquilles comme les pétillants, en cuve. D’habitude, cette première fermentation dure 15 mois, Florence préfère les laisser « dormir en cave », c’est ce qui donne une vraie maturité à sa production. Mais ce qui différencie le Champagne, c’est la double fermentation qui se passe en bouteille. C’est ce qu’on appelle la méthode champenoise.  

  

Mais avant cela il y a l’étape cruciale de l’assemblage. Il s’agit de créer un cru sublimé par différents cépages, comme un chef d’orchestre installe une harmonie entre ses
différents instruments. Pour la Marguerite Or, Florence a assemblé dans cette cuvée Extase, des Chardonnay sélectionnés sur trois villages Grand Cru : Chouilly, Cramant et Oger. C’est un Blanc de Blanc, parce qu’il ne contient que des raisins blancs. Et il est Millésimé ce qui veut dire, suivant le Comité Champagne, « qu’il conserve l’expression unique d’une année remarquable » comme chaque diamant. 

Pour sa Marguerite rose, à la précieuse couleur padparadscha, Florence a assemblé 30% Pinot Noir, 30% Chardonnay, 30% Pinot Meunier et 10% de Coteaux Champenois, un Pinot Meunier affiné en fût de chêne. Un vrai bouquet que Florence a nommé Fleur de Flo.  


Mais avant de faire la fête, le champagne met ses habits de soirée. Après le dégorgement, on enfonce par compression le fameux bouchon de liège écrasé au bout qui lui donne sa forme de champignon. Ce bouchage en force permet de s’assurer qu’il ne sautera pas avant que vous l’ayez décidé. Puis on met le muselet, cette plaque en fer-blanc maintenue par du fil de fer préformé. C’est une invention du docteur Jules Guyot brevetée en 1844. Le muselet est devenu le bijou du champagne. Ses collectionneurs passionnés se retrouvent sous la dénomination de placomusophilie. 

  

Et enfin la bouteille s’enroule dans son étiquette. Florence s’est inspirée du tableau « la
femme à la marguerite » d’Alphonse Mucha en dédicace à sa grand-mère, a imaginé une écriture inspirée de Mozart en référence au spectacle, et a choisi une forme de mongolfière en souvenir de ses voyages. Le tout figure un pétale. Ensemble, ses 5 cuvées forment la fleur entière de Marguerite, un prénom d'origine grecque, dérivé de «Margarita », qui veut dire « perle ».   


 Pour ouvrir votre précieuse bouteille vous pouvez tout en délicatesse ôter le bouchon avec le « plop » annonciateur de la fête ou carrément sabrer la bouteille. L’année qui vient s’annonce, dans toutes ses incertitudes comme ses promesses, mérite bien ce baptême au Champagne. 

  

  

Ainsi se termine cette histoire de l’or liquide de Florence la créatrice du champagne Marguerite Guyot.

  

  

Je suis Anne Desmarest de Jotemps et je donne une voix aux bijoux chaque dimanche. Et si vous aussi vous avez envie de faire parler vos bijoux et votre Maison je serai ravie de vous accompagner pour réaliser votre podcast de marque ou de vous accueillir en partenaire dans mes podcast natifs. 

  

Le podcast « Il était une fois le bijou » est en pleine préparation de son nouveau thème
et je brûle d’impatience de vous dévoiler mais il faudra encore attendre un peu. 

  

Notre prochain rdv sur le podcast Brillante sera le 19 décembre et je recevrais Muriel Piaser la fondatrice du salon et de la plate forme Precious Room by Muriel Piaser. Ce sera le dernier podcast de 2021 et je reprendrais le micro le 16 Janvier après une petite pause de fin d’année ! 

  

En attendant, la semaine prochaine, je vous retrouverais sur ce podcast le bijou comme un bisou pour vous parler d’espace et des météorites joaillières de Spacefox. 

  

  

Pour ne manquez aucun de nos rendez-vous du dimanche autour du bijou, abonnez à chacun de mes 3 podcasts « Il était une fois le bijou », « le bijou comme un
bisou » et « Brillante » sur votre plate-forme d’écoute préférée et encouragez-moi en partageant l’épisode sur vos réseaux sociaux. 

  

Si vous êtes sur Apple podcast ou sur You Tube mettez de jolis commentaires, c’est ce qui permet de référencer les podcasts !  

  

A dimanche pour votre prochaine histoire de bijou ! 

  

Musique : Allan Deschamps 0 Le Sign, bruitage mp3single  



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