- Speaker #0
Alors, je sais pas s'il existe une méthode universelle, c'est quoi la meilleure méthode pour fixer ses prix ?
- Speaker #1
Je pense à ma 8ème année d'entrepreneuriat, aujourd'hui j'ai pas de formule magique pour fixer mes prix.
- Speaker #2
Je passe ma journée à prendre des gens brillants qui se vendent à 30€, avec exactement la même expertise, ils en viennent multiplier par 100 l'an.
- Speaker #0
Quand tu gagnes de l'argent t'es forcément quelqu'un de mauvais,
- Speaker #3
quand tu gagnes de l'argent tu dois forcément être un cinquantenaire véreux au CAC 40, je viens vraiment d'un milieu où l'argent c'est... tu comprends même pas quoi.
- Speaker #0
plein de grosses familles d'indépendants où malheureusement il y a aussi cette espèce de chape de plomb donc on est artiste donc on doit pas faire beaucoup de dépenses pour l'entreprise ou alors on est solidaire humanitaire donc on doit pas gagner bien sa vie Une femme elle a 95%
- Speaker #2
des compétences du poste, elle fait ah non c'est pas pour moi un homme il en a 1 sur 25, il fait ah ça se tente le bon sens c'est comment il a câblé notre cerveau on se dit en toute logique si c'est moins cher il y a plus de gens qui vont vouloir acheter c'est pas vrai 99,9%
- Speaker #0
du temps et ça se vérifie dans toutes les industries Parce que vendre cher c'est arnaquer les gens Allez sur ce plateau j'accueille un petit nouveau la micro by flo salut Florian comment as-tu ? Merci de venir sur mon plateau. Très contente de t'avoir avec nous. Tu peux raconter un peu ce que tu fais ? Oui,
- Speaker #1
je peux expliquer. Moi, c'est Florian. J'ai créé la micro-bayflow, qui est un média qui explique tout ce qu'il y a à savoir sur la micro-entreprise ou auto-entreprise. Maintenant, on appelle ça micro-entreprise. Je parle d'administratif, fiscalité, TVA, tout ce qu'on adore. Mais j'essaie de le simplifier, de le vulgariser pour que ça soit accessible à tous.
- Speaker #0
En tout cas, tu es le mec qu'on invite, qu'on n'aura pas envie de parler de ces sujets. Et du coup, micro-entreprise, ça veut dire micro-prix ?
- Speaker #1
Pas forcément, pas forcément, c'est pour ça que ça va être sympa de discuter de tout ça, mais non, dans micro-entreprise, il y a surtout le mot entreprise.
- Speaker #0
Alors en tout cas, on a la micro by flow et on a Maïlo, il ne faut pas que je mélange les pinceaux, en plus vous êtes à côté. Maïlo, salut, welcome back. Alors qu'est-ce que tu fais dans la vie Maïlo ? Et puis c'est quoi ta question de prix en ce moment ? Qu'est-ce qui te passe par la tête ?
- Speaker #3
Alors moi, je suis experte en transformation identitaire. J'accompagne des femmes ambitieuses qui ont une grande vision à incarner dans leur posture, dans leur corps, dans leur... présence cette aura et cette identité et cette hauteur et etc qu'elle ne s'autorise pas à avoir et du coup elle s'autorise pas avoir des grands prix non pas du tout elle ne s'autorise pas avoir des grands prix parce que pour elle c'est trahir leurs valeurs c'est il ya vraiment des croyances limitantes des croyances de quand tu te noms mais c'est vrai quand tu gagnes de l'argent tu es forcément quelqu'un de mauvais quand tu gagnes de l'argent tu dois forcément être Cinquantenaires, véreux, au CAC 40, c'est vraiment ce cas où il n'y a pas de place pour la féminité. Et du coup, moi, j'accompagne ça avec une technologie qui est assez, on va dire, unique, c'est-à-dire par le corps, le mouvement, l'énergie et les neurosciences, le mindset, etc.
- Speaker #0
Ok, hyper intéressant. Et à l'autre bout de la table, on a quelqu'un qui assume complètement ses prix, Jérémy Coleman. Tu parles souvent des gros prix, du high ticket, comme on l'appelle, sur le marché. Toi, tu le pratiques allégrément. Qu'est-ce que tu as envie de nous dire sur le sujet des prix ?
- Speaker #2
Je passe ma journée à prendre des gens brillants qui se vendent à 30 euros et leur expliquer comment, avec exactement la même expertise, la même cible, mais un autre contexte de création d'offres, ils arrièrent à multiplier par 100 leur prix.
- Speaker #0
Évidemment. C'est fou, le prix, c'est vachement dans nos têtes aussi. On va parler de ça, un rapport à l'argent, comment on a été éduqués par rapport à ça. Par où on a commencé aussi ? Et d'ailleurs, c'est peut-être par là qu'on va commencer, parce qu'on va jouer à un petit jeu pour savoir quelles étaient vos pires factures au tout début. Quels sont les tout petits prix rikiki qu'on a fait ? Avant ça, je vous fais un petit message, bien sûr, pour vous dire de vous abonner à la chaîne. Vous êtes plus de 15 000 déjà abonnés à Solonation. C'est trop cool, on est trop contents. N'oubliez pas d'envoyer cette émission à vos potes qui se sous-pricent. Tous les freelancers à 100 balles par jour, tous ceux qui vendent des trucs à 30 euros, comme on va vous dire dans l'introduction, ça, ça disparaît. Et puis, bien sûr, vous pouvez nous retrouver en podcast ou sur la chaîne YouTube Le Bord Media. On a un petit cadeau pour vous aussi. En plus, on vous a fait un quiz avec nos quatre cerveaux sur cette émission. Est-ce que vous êtes au juste prix en tant que solopreneur, oui ou non ? Attention, ça va faire mal ce quiz, c'est gratuit, c'est dans les commentaires. Et c'est cadeau, plaisir d'offrir, joie de recevoir, même si ça fait un petit peu mal de temps en temps. Allez, je vous propose qu'on commence avec l'épisode du jour. Et justement, on va parler de cette première partie, c'est un peu... Peut-être que notre prix, il en dit plus sur nous que sur notre marché et sur nos clients. Allez, on va jouer un jeu pour se dérouler et pour un petit peu s'échauffer dans cette émission. C'est parti ! Allez, vous allez prendre... Non, vous n'allez pas prendre les drapeaux. Mais ne t'inquiète pas Flo, je te ferai jouer tout à l'heure avec les drapeaux. Je sais que tu piaffes, tu as envie de les tester là ? Ils sont irrésistibles. Là d'abord, on va faire un petit tour de table. Mais si, vas-y, prenez un drapeau. Celui qui veut commencer lance le drapeau. C'est quoi votre pire souvenir de pricing ? Donc là, je veux une anecdote un peu honteuse. Sur soit un tout petit prix, sur soit un truc où vous avez merdé niveau prix. On a tous ce genre de trucs qu'on a laissé dans un placard. Jérémy, tu veux commencer ?
- Speaker #2
Oui. moi pour mettre juste du contexte j'ai eu des médias en ligne ensuite j'ai été freelance, j'ai eu une agence et j'ai fait ce que je fais aujourd'hui à la période intermédiaire où j'étais freelance depuis peu, j'étais sorti de mon truc de médias en ligne. Donc en fait, je ne savais pas me pricer, je ne savais pas vraiment quelles compétences j'avais. J'avais toutes mes compétences d'ancien média, blogueur, etc. Et j'ai vendu un accompagnement SEO à l'époque où je travaillais énormément pour 200 euros par mois. Voilà. Et la personne, je l'avais au téléphone, je pense, trois heures par semaine minimum parce qu'elle paniquait pour tout, sans compter le temps de travail que moi j'y mettais, sans compter que... cette personne n'avait pas du tout besoin de SEO mais moi à l'époque je n'étais pas compétente pour lui dire ça je lui ai vendu ce qu'il voulait acheter et j'estimais que c'était à lui entrepreneur de savoir ce qui était bon pour lui en fait, je n'avais même pas identifié que ce n'était pas ça le problème et je pense que si je ramène ça à mon taux horaire j'aurais mieux fait d'aller chez McDo
- Speaker #0
En fait tu étais sur l'offre illimitée mais à 200 balles par mois ça ne marche pas, ça fait mal mais ça fait plaisir de voir qu'aussi des gens qui sont à ton niveau de prix aujourd'hui ont commencé comme ça et je pense que ça va rassurer tout le monde, on ne peut pas se mettre direct en mode méga étiquette tout de suite au bon prix
- Speaker #3
Au tout début où j'ai commencé, j'avais une chaîne YouTube. J'ai toujours une chaîne YouTube. Et j'ai été contactée par le Printemps Haussmann à Paris, ce merveilleux monument de Paris historique. Et qui me dit, écoute, ce serait trop cool, on a un studio. On aimerait bien que tu rencontres tes abonnés. Et si tu veux les faire venir, etc. Première rencontre, ça se passe super bien. Moi, j'arrive, c'est tout petit, il n'y a pas de miroir. Alors, je rappelle que c'était des cours de danse, vraiment, parce que je donnais... C'est toujours des tutos de danse sur ma chaîne YouTube. Et en fait, quand je suis arrivée, le premier cours se passe super bien. Deuxième, on continue l'édition. Et là, je commence à monétiser. Sauf que je monétise, il y a 12 personnes qui viennent. Je monétise 15 euros les deux heures et demie de transformation. Vraiment, on reprend confiance en toi. Affirme-toi, les avant-après sont juste spectaculaires.
- Speaker #0
C'est moins cher qu'un plat à la cafette. Et attends,
- Speaker #3
moi je viens de Marseille. Enfin, je viens de Marseille, je n'aime pas le Marseille. Je viens vraiment du Sud. Donc du coup, je payais mon aller-retour, je payais mon logement, mes frais là-bas. En gros, je payais. Je ne rigole pas comme ça.
- Speaker #2
Je suis en train de faire des petits calculs. Je ne me sens pas bien.
- Speaker #3
Parce qu'en plus, après, tu enlèves l'Ursaf, tu enlèves tout ça et tu te dis, mais c'était beau. C'était l'artiste en moi qui disait, non, mais c'est génial. Et c'est génial. Ça a duré un an et demi. À un moment donné, j'ai dit, on va arrêter de dire que c'est magique. On va juste faire un pas de côté, arrêter de s'épuiser et voir qu'est-ce qui fait que ça... Parce qu'en plus,
- Speaker #0
quand tu dis monétiser, c'est aux gens qui viennent en cours, mais ce n'est pas Printemps Haussmann qui profitait de ton énorme influence sur ton énorme chaîne de 250... 250 000 abonnés qui payaient quoi que ce soit Ah non non pas du tout
- Speaker #3
J'avais quand même le studio qui était mis à ma disposition Le drapeau rouge Le studio à 100 euros Il faut savoir quand même que quand t'es danseur Il y a cette grosse croyance limitante Qu'on est des saletins de banque, on ne gagne pas d'argent On fait des plans gratuits Donc en fait moi je viens vraiment d'un milieu Où l'argent
- Speaker #0
Il y a ceux qui bossent dans l'ESS L'économie sociale et solidaire Ceux qui font du développement durable Les artistes Les designers, il y a plein de grosses familles d'indépendants où malheureusement, il y a aussi cette espèce de chape de plomb. On est artiste, donc on ne doit pas faire beaucoup de dépenses pour l'entreprise ou alors on est solidaire, humanitaire, donc on ne doit pas gagner bien sa vie.
- Speaker #3
Exactement. Tu fais du bien aux gens, donc je ne vais pas encore plus les pauvres, je ne vais pas leur demander de l'argent en plus. On en parlait aussi tout à l'heure, le taux d'engagement et de réussite d'un accompagnement, il y a quand même ce truc d'investissement.
- Speaker #0
Exactement. Bon, Flo, je me retourne à toi. Est-ce que tu as des petits souvenirs honteux niveau pricing ?
- Speaker #1
Alors, je pense... Enfin, honteux, je ne dirais pas honteux, parce que pour moi, on a tous démarré bas, etc. C'était bien pour toi à l'époque. Pour démarrer, etc. Maintenant, ce n'est pas les prix que je pratique, mais je me rappelle un truc où c'était une OP avec une administration où il fallait faire une vidéo sponsorisée. Et moi, j'avais pricé, je ne sais plus, je pense que c'était 600 euros la vidéo dédiée sur un outil qui venait de sortir. Et je me dis, OK, ça va être bien, cette administration, etc. La vidéo sort, elle fait quelques vues, etc. Le problème, c'est que ça a mis... beaucoup de temps entre les allers-retours parce qu'il fallait valider avec N plus 1, N plus 2, N plus 3 attention t'as dit ce mot là mais nous on préfère dire ce mot là etc et le problème c'est que bon ok un aller-retour, deux allers-retours et puis hop ça revient un aller-retour alors à un moment t'as fait un zoom est-ce que tu pourrais juste un peu plus zoomer ici si tu peux décaler le bouton d'un centimètre non mais c'était ça et alors que j'ai d'autres partenaires avec qui eux ils me disent script libre tu fais ce que tu veux, tu nous envoies la facture et basta Et voilà, mais là, c'est l'administration. Et je me suis dit, maintenant, les administrations, ça dépend lesquelles, je mets un petit tarif de pénibilité. J'appelle ça. Et donc, je me suis dit, je sais de base que ça va être pénible et long. Donc, du coup, j'ajoute, comme je ne veux pas dire un malus, mais une petite prime de pénibilité.
- Speaker #2
Tu sais que tu as une théorie comme ça qui circule beaucoup sur LinkedIn. C'est le fuck you pricing. C'est-à-dire que c'est un truc qu'a priori, je n'ai pas envie de faire. Donc, je vais mettre un prix tellement haut que 99% du temps, on va me dire non et c'est tout à fait normal. Mais en fait, si une fois par hasard, il y en a un qui finit par dire « Oui, à ce prix-là, je suis OK de m'embêter un peu. »
- Speaker #0
Tu sais que Sean, qui est sur le plateau, on a fait un épisode ensemble, il a ce prix-là. En fait, avec les sponsors pour son streaming et tout ça, qui veulent, qui sont stylés et tout, il a un prix OK. Il est même prêt à faire des plus petits prix pour une marque à qui il veut vraiment bosser. Et là, le fuck you price pour des choses où vraiment, il se dit « Oh, flemme de travailler » ou « Flemme d'aller à cet événement » . Et du coup, il y va.
- Speaker #3
Surtout les gens qui te... qui tâtonnent un peu, limite le matin tu leur demandes c'est une réponse, le lendemain c'est une autre réponse, selon leur humeur il y a un truc...
- Speaker #0
Mais je pense que ça, ça a parlé à pas mal de designers, graphistes ou quoi dans la salle qui doivent se dire putain mais au bout du millième retour du client, tu sais t'as pas bien cadré ta mission, t'as pas dit trois allers-retours ou des choses comme ça. Bon j'espère qu'on vous a pas fait trop de sueur froide. Alors moi ma plus petite facture, je sais pas si c'est forcément une honte mais c'est ma plus petite, c'était 60 euros. Et en fait c'était il y a pas si longtemps que ça, c'était peut-être il y a trois ans, mais en fait je me rappelle c'est quand j'avais donné un cours sur le web 3 dans une école. J'étais dans ma phase web 3, on avait un collectif de freelance là-dessus, et j'avais insisté pour ne pas le faire gratos, tu sais, parce qu'on te dit souvent, en plus, quand tu es une femme, quand tu fais des conférences, voilà. Mais sauf que c'était un peu débile, parce que tu vois, j'avais tellement insisté, mais eux, ils n'avaient pas de budget, et au final, j'avais quand même perdu du temps dans mon outil de facturation à facturer 60 balles. Et là, je m'étais dit, en fait, ça m'a fait mal, je me suis dit, mais pourquoi tu fais ça ? En fait, au départ, tu n'as peut-être plus besoin de donner des cours, parce que tu as ton business à côté, et on va peut-être arrêter de perdre plus de temps à faire du back-office que ce que ça te rapporte. 60 euros hors taxes,
- Speaker #1
en taxes et compagnie. Le truc, c'est que c'est une fac en plus. Oui,
- Speaker #0
c'est une école de commerce,
- Speaker #1
je crois. C'est pareil, les écoles de commerce, pareil, quand même demander de venir pour faire des cours. Encore, certaines, c'était 45 euros hors taxes. Et à un moment rigolant, je leur disais, vous savez que je suis là, je perds de l'argent à être là plutôt qu'à aller suivre des clients ou autre. Et ces écoles de commerce, quand je vois des fois combien facturent les diplômes. Je veux dire, où vont les sous en fait ? Ça passe pour payer les intervenants quoi. Oui, non,
- Speaker #0
il y a un gros vortex, c'est incompréhensible. Bon, racontez-nous vos pires souvenirs de pricing. Ça peut être un petit prix, mais ça peut être aussi justement des choses que vous avez trop acceptées par rapport à vos clients. On va faire une espèce de thérapie collective. On va tous se consoler, tous faire les calinours en commentaire et ça nous fera du bien. Et puisque justement, on voit que c'était aussi beaucoup par rapport à ce qu'il se passait dans notre tête. Saletain Banque, ah ben c'est déjà pas mal. C'est bon, je suis freelance, je peux quand même répondre aux besoins de mon client. J'ai envie qu'on fasse un petit jeu spécial croyance. Allez, c'est parti, on va prendre les drapeaux. Pour toi, Flo, let's go ! Du coup, vous allez prendre le drapeau violet pour dire oui, ça m'est déjà arrivé. Ou le drapeau noir pour dire non, pas du tout, je ne suis pas du tout d'accord. Ok, vous êtes prêts ? Allez, première affirmation, si je ne vends pas cher, j'aurai plus de clients. Ah, mouette, mouette. Donc vous, toi tu dis, si tu ne vends pas cher, tu as plus de clients.
- Speaker #1
Oui, j'imagine que tu touches un peu à la masse, en fait, tu touches à plus de monde. Après, j'ai envie de dire, tu vas devoir déployer plus de moyens, j'imagine, pour vendre le produit, mais ouais.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Jérémy ? Je l'ai cru, je l'ai cru extrêmement longtemps et j'y suis en permanence exposé chez des gens en face de moi, dans mon audience, dans mes clients, etc. Parce que le... vraiment le bon sens et comment est câblé notre cerveau, on se dit en toute logique, si c'est moins cher, il y a plus de gens qui vont vouloir acheter ou qui vont pouvoir acheter. C'est pas vrai 99,9% du temps, en fait, et ça se vérifie dans toutes les industries.
- Speaker #0
Mais c'est pour ça que ça m'a surpris que tu lèves le drapeau, parce que j'allais dire qu'aujourd'hui, tu étais plus comme ça.
- Speaker #2
Parce que j'y ai cru comme beaucoup, beaucoup, beaucoup d'indépendants, en fait.
- Speaker #0
Et toi, Maïlo ?
- Speaker #3
Dans ce cas-là, moi aussi, j'y ai cru pendant très, très longtemps, mais je pense que ça dépend de ton produit et de la promesse que tu as dans ton produit.
- Speaker #0
Et alors ça, moi, ça m'a fait mal de le voir, mais en fait, c'est... plus facile de conseiller les autres que de se conseiller soi-même. Et donc, moi, souvent, c'est des retours que me font mes acheteurs ou mes clients. Et notamment, quand j'ai lancé l'incubateur Solopreneur, je l'avais lancé à des prix très bas pour...
- Speaker #2
Tu l'avais lancé à combien ?
- Speaker #0
J'avais fait trois batchs de lancement. J'avais fait 50 places à 90 euros. Quoi ? L'année ! Ensuite, 50 places à 190 et 50 places à 290. Et j'avais évidemment sold out. Ah, bon, voilà ! Et en fait, il y a une cliente qui m'avait dit « Écoute, ton truc, c'est juste trop bizarre qu'il y ait tout ça dedans pour ce prix-là. Ce n'est pas possible, ce n'est pas crédible. Donc, monte tes prix. » Deuxième affirmation. Les gens n'ont pas les moyens de payer des prestations chères. Je vais mettre les deux comme ça. Pourquoi tu as hésité, Flo ?
- Speaker #1
Je pense que... On n'est pas les moyens. Je sais qu'on est dans un contexte économique dur pour tout le monde. Après, je pense que c'est surtout la vision de ce que ça va leur apporter derrière. C'est-à-dire que même moi, personnellement, ça m'est déjà arrivé. J'avais fait appel à un consultant SEO, etc. Une consultante SEO qui m'a facturé ultra cher. Au début, je me suis dit, OK, carrément, pas de problème. À ce moment-là, je n'avais pas beaucoup de trésorerie. Le résultat, il n'était pas ouf. Je me suis dit, mince, en fait... Et là, demain, s'ils devaient repayer, je me serais dit, oula, je vais refermer, est-ce que je vais mettre autant de choses ? Mais je pense qu'après, si on arrive à convaincre, on arrive à montrer que, OK, tu peux gagner ça, je vais t'apporter ci, je vais t'apporter ça. Et je sais que souvent, c'est sur du long terme. Je pense qu'il faut juste convaincre un peu, argumenter les gens.
- Speaker #0
OK, super, intéressant. En bout de table, vous en pensez quoi ?
- Speaker #3
Moi, j'allais dire, ça dépend. Je l'ai parlé tout à l'heure, ça dépend de ta promesse, ça dépend de ta cible, ça dépend, je pense aussi, de la valeur que tu te donnes. C'est-à-dire que si toi, t'es prêt personnellement à mettre des milliers d'euros dans une formation pour toi, tes clients aussi vont pouvoir, tu vas le faire. Et je pense qu'il y a aussi un espèce d'effet miroir sur ce que ta cible est prête à investir et ce que toi, t'es prêt à investir aussi, la manifestation, etc. En tout cas, ce que tu dégages et l'énergie.
- Speaker #0
Mais même d'être habituée au code du luxe, moi, dans ma précédente expérience, quand je bossais chez Sixte, on avait des prix assez élevés, en fait, par rapport à tous les autres loueurs de voitures, des super bagnoles et tout ça. Et en fait, un de mes coachs, ce qu'il avait fait, c'est qu'il avait emmené les agents de comptoir qui ont 20 ans, 22 ans. Tu vois, ce n'est pas des gens qui ont l'habitude de séjourner dans des palaces. Il les avait emmenés boire un mojito au Georges V ou je ne sais plus où. Tu vois, le truc, c'est 30 balles le mojito, mais tu as tout le cérémonial qui va avec, le luxe, etc. Et quand ils avaient fait cette expérience, de luxe, ils avaient compris un peu mieux le contexte, alors sans claquer 1000 balles pour passer la nuit, tu vois, ça les avait un peu promptés dans le côté acceptation de payer cher. Ah ouais, s'il y a des mecs qui payent 30 ou 40 balles un mojito, c'est que c'est une expérience, donc ils peuvent payer 1000 euros par jour une voiture. T'en penses quoi, Jérémy ?
- Speaker #2
Il y a David Ogilvie, qui était un très grand publicitaire qui est à l'origine de la... Enfin, c'est de lui que s'inspire la série Mad Men, qui disait cette phrase géniale, c'est « If you pay peanuts, you get monkeys » . Et en fait, si tu payes rien... t'obtiendras rien. Et juste en fait aujourd'hui on pourrait tous fonctionner avec des téléphones chinois à 50 euros et pourtant on vend des iPhones à 1 700 euros au kilo. En fait juste les gens ils ont de l'argent, l'enjeu c'est pas est-ce que les gens, les pauvres, ils ont plus d'argent ? Non non ils en ont. L'enjeu c'est est-ce qu'ils ont envie de te le donner à toi parce que est-ce que tu résous un problème assez important qui mérite ce tarif-là ? Et si tu places ton tarif soit sur un désir élevé, soit sur une douleur forte, soit sur une aspiration profonde, soit tu résous un vrai problème etc. Les gens ils ont aucun problème à payer cher, même s'ils ont pas l'argent ils vont le trouver. A contrario, si ton truc est nul ou bof, même les gens qui ont l'argent, ils ne te donneront pas un euro.
- Speaker #0
Et c'est ça. Et en fait, peut-être qu'on ne paye pas toujours pour des choses sonnantes et trébuchantes. Typiquement, quand on va parler de pricing tout à l'heure, on va parler de statut. Et en fait, tu as des gens, ils sont prêts à payer très, très cher pour avoir un haut niveau de statut. Et je pense que certains freelances ne captent pas ça ou certains solopreneurs. Et tu penses toujours qu'il faut en rajouter toujours plus dans tes prestations, en mettre encore plus. Et avec ceci et avec ceci, alors que parfois, c'est des choses aussi intangibles que le statut, l'appartenance. Par exemple, le pricing d'un mastermind, combien ça coûte un mastermind à l'année ?
- Speaker #2
Un mastermind, selon le niveau, et on va dire qu'on reste en France, ça va coûter entre 20 et 50 000 euros l'année. Et aujourd'hui, moi je connais plein de freelances, solopreneurs, mini-agences, tu vois, qui vont dans ces masterminds, qui dépensent ces prix-là, tout simplement parce que derrière, ils vont signer la moitié du mastermind en client. Mais si t'as pas l'état d'esprit de dire, je vais mettre 50 000 euros sur la table, ce qui est énorme, pour être dans une salle avec des gens qui ont mis ce tarif-là, donc qui ont cette façon de penser. Donc, ils potentiellement vont acheter mes services. Et si je les place bien, mes services vont pouvoir être beaucoup plus chers. C'est tout un raisonnement à avoir.
- Speaker #0
Mais ça, déjà, c'est héroïste. Parce que tu as aussi des gens qui se disent, OK, je ne vais pas trouver de client, mais j'y vais quand même parce que ça va transformer mon identité. Et donc, je vais être le genre de personne qui claque ce montant-là et qui va donc réussir.
- Speaker #2
Même en termes de statut, comme tu le disais. Je suis dans un mastermind qui vaut 50 000. Et en fait, ça envoie un message sur le marché.
- Speaker #0
C'est clair. Allez, troisième affirmation. Si j'augmente mes prix, je vais perdre mes clients. Alors là, on est quasi unanime. Ah, Maïlo, tu penses que oui ?
- Speaker #3
Je pense que oui, parce que moi, ça m'est arrivé. Et que quand tu as habitué une cible à un certain prix, en fait, ça fait vite le tri. Ce qui est une très bonne chose. Moi, je suis très contente de lever ce drapeau, parce que du coup, tu vois celles qui veulent plus s'investir dans leur transformation et qui sont plus sérieuses et qui ont vraiment besoin, ou celles qui sont, ou ceux qui viennent un peu plus en touriste et qui, du coup, voulaient juste avoir du gratuit.
- Speaker #0
Et puis les clients, ça se renouvelle. Ce n'est pas un stock infini, parce que tes clients du début à 30 balles. ou à 600 euros la vidéo, etc. C'est normal qu'ils changent. Parce que toi, j'imagine que tu as monté tes prix de sponsoring, tu as monté tes prix de produits, tu es plus expérimenté. Donc moi, je trouve qu'il faut faire le deuil aussi de ces clients d'avant. Tu ne vas peut-être pas forcément les garder éternellement. Flo, toi, tu étais un peu mix-félise ?
- Speaker #1
J'ai hésité parce que je l'ai fait, moi, et même je le vois avec beaucoup de gens dans ma communauté qui passaient la TVA et donc pour beaucoup facturent des particuliers. qui ne peuvent pas récupérer la TVA, donc ça fait forcément une augmentation et beaucoup me disent, je ne peux pas leur ajouter la TVA, je vais les perdre. Pour mon expérience à moi, j'étais à 120 euros hors taxe et après je suis passé à 240 euros. J'ai doublé mes tarifs à un moment pour une heure de consultation avec moi. Je me suis dit, je vais perdre des clients et c'est pour ça que je suis d'accord. On peut perdre des clients, mais on va en gagner de nouveau. Et du coup, j'ai eu des gens qui avaient des soucis un peu plus complexes que des soucis, on va dire, un peu plus simples, etc. Ils avaient des questions un peu plus profondes. Et du coup, je faisais moins de clients, mais je faisais plus de chiffre d'affaires. Donc voilà, ça, c'est pour mon expérience personnelle. Et après, pour d'autres personnes de ma communauté, beaucoup d'esthéticiennes, etc. qui devaient facturer à l'ETEVA m'ont dit, je ne peux pas augmenter mes prix. Je fais, OK, moi, ce que je te propose aujourd'hui, comment est ton agenda ? J'ai un mois et demi complet, etc. Je dis, ben... Du coup, tu as déjà des gens, des fidèles personnes. Augmente tes prix, passe à la TVA et tu verras, tu testes pendant 3, 4, 5, 6 mois. Et après, je suis allé venir les recontacter, ils m'ont dit mais j'aurais dû le faire plus tôt. Et en fait, ils ont perdu certainement des gens. Mais du coup, maintenant, ils ont un agenda de 3 semaines, 4 semaines, voire un mois au lieu d'un mois et demi. Mais tu as le goûter, tu es passé à la TVA, tu es un peu trop vieux. Moi,
- Speaker #0
j'ai des incubés, ils se reconnaîtront là. Anne, si tu nous écoutes. Un an et demi d'avance d'agenda. Elle me dit, là, on est déjà en train de... C'est le casse-tête pour 2027. Je lui dis, attends, tu te trompes d'année. Non, non. Donc, je lui dis, mais là, monte tes primes. Mais ce n'est pas possible.
- Speaker #1
C'est ça, oui.
- Speaker #0
Allez. Ah oui, non. Un point que je voulais rajouter, c'est que moi, j'ai un modèle membership. Donc, c'est un modèle d'abonnement annuel. Et en fait, moi, je suis du genre à monter les primes, monter les primes. Ça a bien réussi pour moi. L'ensemble de mon bootcamp, au tout début, était à 1 000 euros. Et j'ai augmenté de 1 000 euros à chaque trimestre. Ça se remplissait pareil jusqu'à 7 000. Donc, ça avait fonctionné pour moi. Et là, le membership, comme c'est 1200 euros par an, je me disais, j'ai rencontré mon mentor américain et il me dit, moi, j'optimise pour la retention, donc la rétention, et non pas pour le one shot. Et il m'a fait réfléchir, tu vois, et je me suis dit, est-ce que je dois garder des prix bas dans l'espoir que les gens restent ou pas ? Et en fait, je pense quand même que ça n'influence pas le fait qu'ils restent, que ce soit pas cher ou pas. T'en penses quoi ?
- Speaker #2
attention un truc alors déjà il y a un truc quand on parle de la théorie de l'élasticité des prix qui s'appelle l'effet Veblen et il y a certains biens et services quand tu augmentes le prix ça augmente la demande notamment des trucs statutaires ou de valeurs perçues etc ensuite il y a tout le monde qui dit oui la rétention la rétention en fait la rétention on s'en fout ce qui est intéressant c'est ce qu'on appelle la LTV la Lifetime Value et en fait quelqu'un qui reste 6 ans à 50 euros ou quelqu'un qui achète One Shot à 1500 euros le choix il est très vite fait et souvent les modèles d'abonnement C'est juste se battre comme pas possible pour essayer de garder les gens. La moyenne d'un abonnement, c'est trois mois et demi. Donc, c'était très, très, très bon ces six mois, la LTV. Alors qu'en fait, tu aurais pu vendre une prestation à étiquette one shot, deux, six, douze, dix-huit, vingt-quatre mois, peu importe. Je regardais il n'y a pas longtemps un podcast avec Carlos, justement, qui parlait avec le gars de Limova, qui vend maintenant des agenda sur cinq ans. Voilà, en fait, il a compris comment craquer la LTV. Et au lieu de te faire chier à prendre un abonnement mensuel et essayer de les faire rester le plus longtemps possible. Vend leur 5 ans d'avance avec un discours. Moi déjà,
- Speaker #0
je n'ai jamais fait de mensuel. Je suis passée à l'annuel direct. C'est sûr que le mensuel, tu te bagarres tout le temps. Tu as des nouveaux venus tout le temps, des gens qui ne sont pas impliqués. Au bout d'un mois, ils ne font rien dans le truc. Après, ils sont là, je n'ai pas compris, je suis repartie. Moi,
- Speaker #1
je suis une inverse. J'avais un autre mensuel. J'avais un membership aussi. Je ne savais pas. Je l'ai relancé deux fois. Une fois, je l'ai juste arrêté parce que je n'étais plus trop dedans. En fait, les gens voulaient continuer à payer. Et je leur ai dit, ouais, mais bon, je suis plus dedans. Du coup, c'est moi qui ai arrêté. Donc voilà, ça m'embêtait de leur faire payer si je n'étais pas dans le ventre. Pourtant,
- Speaker #0
c'est ça le principe. Si tu as une bonne communauté, un bon club d'affaires, ce n'est pas pour toi qu'ils payent. Ouais, mais au début, il y a beaucoup de gens. Ah, tu es trop intègre niveau prix, on va te cuisiner dans la troisième partie de l'émission.
- Speaker #1
Mais du coup, j'avais une offre mensuelle et annuelle. Et en fait, le truc, c'est que l'annuelle, moi, m'engageais. C'est-à-dire que la personne qui avait pris un an... Et bien si au bout de 6-7 mois, je ne sais pas, moi je voulais changer sur le club, etc. Ou faire changer les prix, ou changer à l'intérieur le moment où je voulais le shutdown et tout. Je me dis, merde, je suis bloqué. J'avais vendu même une mini-formation avec un accès un an. Tu les rembourses. Comment ?
- Speaker #2
Tu les rembourses.
- Speaker #1
Ouais, mais bon, il faut rembourser au ProRata, etc. Moi je le fais là. Oui, mais quand tu as beaucoup de clients, va les faire tous les remboursements au ProRata. Oui,
- Speaker #3
moi elles sont de 20, donc ça va, je peux le faire, tu vois. Mais justement, parce que je change de cible. C'est ça que je te dis, moi je pense que tu changes de cible. dans un changement de cible
- Speaker #0
forcément mon prix change et ça tu vois c'est ça qui est corrélé de toute façon tous ces trucs foireux qu'on a fait niveau prix en fait quand on y repensait les trucs machin je te rembourse les comptes d'apothicaire mais c'est cool ça veut dire qu'on a testé et ça c'est hyper important c'est que le pricing doit être dynamique aussi allez on est presque au bout je ne suis pas légitime pour vendre aussi cher allez moi je vais mettre ça il faut dire si on pense ça ou si on a déjà pensé ça comme tu veux je te laisse libre interprétation je pense que tes clientes pensent ça pas mal est-ce que c'est un truc de meuf d'ailleurs ? toi qui accompagne aussi, t'as plus de meuf ou de mec dans tes accompagnements ?
- Speaker #2
non, j'ai 70% de femmes au moins c'est pas plus la légitimité sur le prix on la retrouve aussi chez les hommes mais c'est vrai un peu moins c'est un truc, j'avais remarqué ça la première fois dans le monde du travail Une femme, elle a 95% des compétences du poste, elle fait « Ah non, c'est pas pour moi » . Un homme, il en a une sur 25, il fait « Ah, ça se tente ! »
- Speaker #0
Comme les pilotes d'avion. Ouais,
- Speaker #2
c'est ça, ceux qui pensent tout ce qu'ils peuvent faire à un avion. C'est la testostérone,
- Speaker #3
l'hormone de la confiance, la testostérone qui te fait aller en action.
- Speaker #2
Malheureusement, ouais.
- Speaker #3
Non, mais c'est une très bonne chose. On a besoin aussi de testostérone en tant que femme.
- Speaker #0
Du coup, tu te sens légitime, toi, pour vendre plus cher maintenant que quelqu'un de travail t'a fait ?
- Speaker #3
Jusqu'à il n'y a pas longtemps, non. complètement pas et quand je dis pas longtemps c'était genre novembre 2025 où j'avais encore des prix le maximum que je vendais c'était un programme à vie à 240 euros et je pense que je l'ai jamais vendu 240 euros je l'ai vendu à 150 180 avec un bloc de bonus un bloc de trucs et je suis présente parce qu'à vie ça suffisait pas fallait mettre des bonus non fallait mettre des bonus ah non mais moi les bonus c'était n'importe quoi non vraiment et j'en sors jusqu'à ce que j'ai une copine qui me dit ça fait du mal mais ça fait du bien ah non mais vraiment non mais moi je vais vraiment je pense à chaque fois qu'ils me regardent comme ça de droite à gauche et j'en sors de là Et du coup, j'étais essorée. J'étais vraiment en mapris. Et là, j'ai eu une espèce de burn-out. J'ai eu du mal à mettre des mots dessus entre tout ce qui m'est arrivé ces dernières années. Et du coup, je me suis lancée en one-one. Et je me suis dit, je vais faire des accompagnements individuels.
- Speaker #2
Combien ?
- Speaker #3
À 4444 euros. Ah ouais, c'est pas un bon... C'est une amie qui fait... Alors, elle, elle est coach en super high-ticket. Donc, elle est vraiment très, très high-ticket. Elle m'a dit, maintenant, ça suffit, tu testes. Et au début, c'était 2500. Et en fait, je pense que c'est... très psychologique, au moment donné où je me suis dit en fait il y a des gens qui achètent et en fait il y a vraiment cette valeur avec l'argent de ma valeur et on décorait le tout et ce qui est génial c'est que vu que je l'ai traversé encore il n'y a pas longtemps et que je fais un gros travail mindset sur moi, je peux accompagner les femmes qui sont...
- Speaker #2
La légitimité sur le prix c'est pas toi qui décide en fait, c'est ça le truc à comprendre c'est que c'est les gens en face et moi j'essaye de vendre le plus cher que je peux et la seule raison pour laquelle je ne vends pas plus cher c'est parce que les gens en face ils estiment que ça ne vaut plus ça donc ils ne veulent pas, donc c'est comme ça que tu trouves le plafond tant que eux, ils sont d'accord. Et que toi, tu arrives à apporter assez de valeur, on s'en fout le plus cher possible.
- Speaker #0
D'ailleurs, c'est ma dernière question. Est-ce que vendre cher, c'est arnaquer les gens ? Flo, alors ? Vas-y, raconte. Il y a un peu cette histoire dans ton passif. Tu vois, l'histoire de la freelance, tu t'es sentie un peu arnaquée. C'est un bien grand mot.
- Speaker #1
Je pense que c'est juste une question où elle avait price assez haut. Alors, arnaquer, je pense, on a le côté, tout ce qu'on a vu, les influenceurs, etc. Bon, ça, je vais laisser de côté. Mais je pense que certains jouent... Je ne dis pas, je ne te connaissais pas. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui vendent du ITA, pour le côté du... Comment je peux tirer le maximum de sous ? Est-ce que vraiment la formation derrière, le produit, le service, vaut vraiment ce prix-là ? Et c'est là où il y a des moments, j'ai vu des gens qui vendaient des formations, je suis allé voir un petit peu le truc, le contenu à l'intérieur, et tu dis... ça ne vaut pas ce prix. Je suis 100%
- Speaker #2
d'accord avec ça.
- Speaker #1
Et c'est ça.
- Speaker #2
Ce n'est pas le prix le problème, c'est le produit.
- Speaker #1
Oui, mais voilà. Tu vois,
- Speaker #2
parce que c'est OK de vendre le plus cher possible si tu es capable d'assumer ce qui va avec ton prix niveau produit. Et si tu as un super produit, tu devrais essayer de vendre le plus cher possible du moment que derrière, tu es capable de matcher la valeur. C'est ça. Le problème qu'on voit, et les influenceurs sont un très bon exemple, ce n'est pas le prix le souci, c'est que le produit derrière, il est éclaté et il vaut 3 euros.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #2
Et en fait, payer 3 euros, c'est même trop cher pour ce que certains nous proposent. et il y en a d'autres, ils sont à 10 000 et ça vaut plus que ça en fait encore l'enjeu c'est vraiment est-ce que t'es capable d'avoir un système de livraison de ton offre qui match ton high ticket ou est-ce que t'es là juste pour dire, ça c'est les dérives, c'est très 2018 ça nous vient de JT Fox aux Etats-Unis ça a été ramené ensuite en France, en France je vais foutre personne dans la sauce, de oui non mais en fait c'est une question de mindset, tu vends du high ticket et moi j'ai vu des gens vendre du coaching à 150 000 euros et engager des gamins de 18 ans, ça pour moi c'est prison en fait, ça c'est inadmissible le high ticket c'est Merci. parce que tu apportes plus de valeur pour des gens qui ont les moyens, pour des entreprises qui voient la valeur, pour des personnes qui ont besoin de s'engager. Il y a tout un contexte pour que ça ne devienne pas juste purement et simplement de l'escroquerie.
- Speaker #1
C'est la question que je me pose chaque fois que je vois une offre, enfin un high ticket, je me dis, est-ce que c'est l'offre qui vaut vraiment ce prix ? Ou est-ce qu'on l'a dit high ticket parce qu'en fait, normalement ça vaut, je ne sais pas moi, 1200 euros, mais la personne va le vendre 8000, 10 000, il va se dire, on va essayer de taper le plus. plus haut possible pour voir jusqu'à où les gens vont acheter.
- Speaker #0
Et après, tu vois, c'est un peu l'histoire des masterminds, on en parlait en off. Il y a aussi cette forme de statut. Justement, par exemple, tu vas filtrer pour avoir que des personnes qui ont les moyens d'eux. Alors peut-être dans le tas, il y en a qui n'ont pas les moyens, mais statistiquement, ça te filtre aussi un petit peu. Et statutairement, ça t'attire des gens qui ne voudraient pas aller dans un truc où c'est pas cher.
- Speaker #2
Un exemple qui avait fait un mini bad buzz sur LinkedIn. Prenons un dîner à 1500 euros. Voilà, on verra ou pas de qui je parle. Un dynamite 500 euros, bon, peut-être pas déconner quoi.
- Speaker #0
Mais je suis assis à la table avec 10 personnes qui ont été capables de payer 1500 euros pour un dîner en fait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ça veut dire que j'ai quoi comme genre de personnes autour de moi ? Alors là, il y a toujours 3 personnes sur la ligne qui vont me voir, 10 pigeons. Ok, très bien. Moi, en tant qu'entrepreneur, je vois 10 personnes qui ont été capables de payer 1500 euros pour être assis à côté de personnes qui pensent pareil. Et là, d'un coup, c'est un dîner qui, selon le casting, peut être extrêmement intéressant.
- Speaker #1
Il y a peut-être des pigeons dans les disques, mais quand même, il y en a aussi une partie qui ont l'habitude de payer ce genre de prestat. Le pigeon,
- Speaker #0
on ne leur a pas dit qu'on allait soigner le cancer, tu vois. On leur a proposé un dîner avec des gens intéressants.
- Speaker #2
C'est ça que je me pose la question. Suite à ce dîner, est-ce que tu te dis que tu vas rentabiliser les 1 500 euros ?
- Speaker #0
J'ai discuté avec des gens qui étaient à la dîner et qui ont trouvé ça très bien. Je n'y étais pas.
- Speaker #3
Quand tu es capable d'investir 1 500 euros dans un dîner, c'est parce que tu as aussi une base qui te le permet, en tout cas qui ne te met pas en danger. Et rebondir sur le fait d'augmenter ses prix. Dans ma niche, je suis passée d'un petit produit où j'étais aussi en live, à mon temps que j'ai monétisé. Ça ne me choque pas que quelqu'un augmente ses prix jusqu'à où ça peut aller quand tu parles d'une expertise, de temps. Après, ce n'est pas juste un one-one où on coupe la caméra. Tu as tout un recherche, un accompagnement qui est vraiment très poussé. Je trouve que ça dépend du produit que tu vends.
- Speaker #1
En tout cas, puisque je parle souvent de scalabilité, il faut se rappeler aussi que vendre cher, c'est une façon de... d'orchestrer sa delivery et de passer sur un mode produit. Le produit, avant que ça te rapporte quand tu dors, il faut le construire. Moi, l'incubateur, c'est ma troisième année. Au début, c'est moi qui faisais tout toute seule. Ensuite, les recruter des experts qui sont meilleurs que moi pour animer les lives, avoir des customer care qui répondent aux gens, avoir du setup, avoir une méthode signature pédagogique. Mais tout ça, c'est du temps à vide. C'est du temps où tu ne factures pas de clients. Donc, je suis d'accord avec toi. Si c'est fake, si c'est une coquille vide... mais normalement dans un bon programme il y a aussi tout ce truc là qui se reflète dans les tarifs en tout cas et puis peut-être aussi ta valeur personnelle elle augmente ton exigence moi je sais qu'en tout cas je me sens meilleure quand je suis dans mes programmes à étiquette parce que j'y mets beaucoup d'enjeux je me dis ok la personne elle a investi 10 000 euros, bah faut que le ROI ça soit x3 donc tu donnes au max aussi par rapport à quelqu'un qui je sais pas à l'époque t'aurais payé 100 euros de l'heure Et c'est ton petit client, entre guillemets, peut-être que tu mets moins d'enjeux.
- Speaker #2
Ah oui, personnellement, moi, j'ai commencé mes consultations à 60 euros de l'heure. Maintenant, je suis à 480. Donc oui, maintenant, ce n'est pas la même chose. Derrière, il y a tout un compte rendu, un suivi, etc. Et même moi, des fois, je tombe sur des gens, je me dis, est-ce que moi, personnellement, j'aurais, à cette époque, sur certaines personnes, mis ce tarif-là ? Je ne sais pas. Donc je suis content. c'est même certains qui me disent tu le disais certains me disent « mais Florian, j'aurais payé plus cher en fait » .
- Speaker #1
Tu as raison et c'est vrai que de temps en temps, tu croises un client et en fait, c'est le client qui te fait refléter ton mauvais rapport à l'argent. Tu as un client par exemple qui est content de payer ce prix-là alors que toi, tu t'étais peut-être dit « moi, je n'aurais pas payé un mastermind à 30 000 et tout » . Et ça, ça fait réfléchir aussi. On a fait un super épisode sur le rapport à l'argent. Si vous ne l'avez pas vu, je vous le conseille parce qu'il est putain de gratiné parce qu'en fait, on se disait que parfois entre entrepreneurs, on a limite peur de devenir riche en fait et ça nous bloque. par rapport à notre éducation. Moi, mes deux parents étaient fonctionnaires. Je te passe un peu les casseroles. Et du coup, ça te limite aussi dans tes prix. OK, écoutez, petit échauffement réussi. Donc, ça va ? Ça n'a pas trop agité vos traumas ?
- Speaker #2
Ça va. Non, c'est bon ?
- Speaker #1
On est prêts ?
- Speaker #3
Quand j'ai vu le titre de l'épisode, j'étais prête à...
- Speaker #1
Allez. Donc, on a déconstruit un petit peu ce qui se passe dans nos têtes rapport aux tarifs. Et ce que je vous propose, c'est qu'on regarde maintenant la méthode concrète. et pratique avec ces trois entrepreneurs d'exception qui sont avec moi sur ce plateau pour fixer le juste prix. Allez, c'est parti ! Alors, je ne sais pas s'il existe une méthode universelle, un secret. Tu sais, les gens adorent les secrets comme ça. C'est comme ça que tu arnaques les gens en leur vendant le secret marketing d'eux. C'est quoi la meilleure méthode pour fixer ses prix ? Alors, qui veut commencer ? Peut-être des trucs techniques, pratiques, des choses que vous utilisez vous quand vous lancez un nouveau produit, comment vous faites ?
- Speaker #0
Il y a plusieurs choses. Déjà, il faut mettre du contexte. Il y a low ticket, middle ticket, high ticket. Tout le monde qui pense que high ticket veut dire cher, high ticket, non, c'est un pricing. Du low ticket, c'est tout ce qui est à moins de 100 euros. Middle ticket, en général, sur le marché, ça va être de 200 à 800, à peu près. Et tout ce qui est 1000 euros et plus, on considère déjà que c'est du high ticket. Ensuite, high ticket en B2C, tu t'adresses à des consommateurs, à monsieur et madame tout le monde. ça va aller de 1 000 à 5 000 euros la plupart du temps. B2B, 5-10 minimum, et ça peut monter beaucoup plus haut. Derrière ton prix, il existe dans un contexte. À quel point ils veulent réaliser quelque chose que tu peux les aider à réaliser ? Déjà, le niveau de désirabilité. Ensuite, à quel point il y a des chances de succès ? À quelle vitesse ça va aller ? Et quel est le niveau d'effort et sacrifice ?
- Speaker #1
C'est ça l'équation de la valeur un peu à la Ramosi. C'est Alexandre Mosi qui l'a théorisé. Moi j'aime bien, j'ai un petit côté schématique et tout, j'aime bien, je vais l'afficher à l'écran comme ça, vous l'aurez aussi sous les yeux.
- Speaker #0
Et derrière c'est... avec ce que tu vas apporter aux personnes, combien ils économisent en temps, argent, énergie, bonheur, problèmes, fausses solutions, combien ils gagnent, qu'est-ce que ça change dans leur vie. Ce n'est pas toujours financier, mais il y a plein de trucs comme ça. Et j'avais fait un réel qui avait buzzé où je parlais du coût de non-résolution de l'alcool. Donc j'avais exprès amplifié le truc. Alors en fait, tu dépenses à peu près, c'est un problème d'alcool, 15 000 euros dans l'année dans l'alcool. Il y a tout le monde qui était traumatisé dans les commentaires. On s'en fout. Et donc, si tu vends 2000 pour la faire arrêter de boire, ce n'est pas cher du tout. En fait, il y a ce truc de coût de non-résolution. Et ensuite, plus tu prends le coût de non-résolution dans la durée, plus la douleur augmente, plus ton prix peut être élevé.
- Speaker #1
OK, donc on est quand même sur une affaire assez mathématique. Et Jérémy, il nous met la barre un peu comme ça. Tu vois, statisticien, mathématique et tout. Moi, j'ai l'impression, je ne sais pas ce que tu en penses, qu'il y a un peu de feeling aussi des fois dans la façon dont on gère nos prix. Flo, je vais me tourner vers toi, parce que quand on préparait cette émission, tu m'as envoyé un vocal extrêmement intéressant sur WhatsApp, où tu m'as dit, s'il te plaît, ne me mets pas en premier, parce que je vais te plomber ton émission. J'ai l'impression que tu as une stratégie, on va dire, plutôt aux doigts mouillés sur les prix. Est-ce que tu peux la partager ? Je pense que c'est intéressant à combiner.
- Speaker #2
Je suis désolé pour ce que je vais dire.
- Speaker #3
Je suis totalement d'accord avec toi.
- Speaker #2
Ah, je suis pas sûr. Moi, c'est un lancé de dés. Voilà, donc vraiment, même aujourd'hui, ça fait, je pense, ma huitième année d'entrepreneuriat. huit ou neuvième, aujourd'hui, je n'ai pas de formule magique pour fixer mes prix. Pour petite anecdote, quand j'étais en micro-entreprise et que je n'avais pas la TVA, à un moment, je suis passé à la TVA. Et qu'est-ce que je faisais ? Je faisais en sorte que mes prix soient multiples de six. Pourquoi ? Je prends un exemple. Moi, j'ai un petit produit. Par exemple, je faisais 24 euros. Parce que 24 euros TTC, c'était 20 euros hors taxe. Et quand je faisais mes déclarations de TVA, je voulais que les prix soient ronds. Et pour ma comptabilité, je voulais que mes prix soient ronds. Et donc, par exemple, j'ai continué ce truc-là. Par exemple, moi, j'ai passé ma consultation à 240 euros. TTC, ça fait 200 euros hors taxes. Donc, quand je voulais augmenter, je me dis, le prochain multi pour que je puisse arrondir. C'est un chiffre rond.
- Speaker #1
Je croyais que tu étais dans la numérologie, mais pas du tout. C'était pour ta compte. Non,
- Speaker #2
non, non. Et même, tu vois, aujourd'hui, j'en parlais, je suis en train d'écrire un livre sur les micro-entreprises. Je ne sais pas quel tarif je vais fixer. Alors, j'ai mes coûts, j'ai tous les coûts, l'imprimeur, le maquettiste, etc. Donc, j'ai une tranche, une fourchette. mais je fais de l'auto-édition, je ne fais pas de l'édition, je ne passe pas par un éditeur, c'est moi qui m'auto-édite, donc je ne me vois pas facturer le même montant, mais je ne me vois pas faire facturer trop cher non plus, donc ça va être un peu en mode, qu'est-ce que j'aurais mis, moi, pour ce prix-là, pour acheter ce livre-là, et quelque chose qui soit, si possible, accessible aux gens. C'est pour ça que je dis un peu lancé 2D.
- Speaker #0
Je connais un marketeur qui vend ses livres 700 euros. Ah oui ?
- Speaker #1
C'est quoi ?
- Speaker #0
C'est des livres de pricing, de copywriting, etc.
- Speaker #1
Du coup, pour t'apprendre sa méthode, pour qui t'a fait acheter un livre... Ça passe mal un peu,
- Speaker #0
je sais.
- Speaker #1
Non, mais j'adore. Maïlo, stratégie. Moi,
- Speaker #3
je suis la mauvaise élève de table. T'es en plein dedans en ce moment. Je suis en plein dedans en ce moment, exactement. En train d'y télés. En fait, j'avais aucune base, aucune... J'avais pas la ref, quoi, vraiment. J'avais beau me former, mais moi, c'était... 147, des 47 avec des 7 partout. Ah oui,
- Speaker #1
c'est vrai qu'il y a eu cette théorie là. 247.
- Speaker #3
Non mais vraiment, alors j'en sors ça.
- Speaker #1
Ça marche ou pas ?
- Speaker #0
Non, c'est une étude américaine ou canadienne, je ne me souviens plus, qui a été mal compris, qui a été débunkée trois mois après. Depuis les marketeurs, ils mettent des 7 et des 9 partout.
- Speaker #1
Tous les infopreneurs de France, depuis 17 ans, ils mettent des 7 partout.
- Speaker #3
Moi non, mais c'est exactement ce qui m'est arrivé. Je n'avais aucune base d'études de marché. Ça fait fake. Vraiment.
- Speaker #1
Moi, tu me mets 247, je me dis que ça pue.
- Speaker #3
Ça dépend de ta cible. Parce que toi, tu es éduquée à ce truc-là. Il y a des gens pour qui, justement, j'ai quelqu'un de mon entourage qui m'a dit « Oui, tu me mets 99 euros, j'ai compris l'affaire. » Alors que quand tu présentais un 97, ce n'est pas la même chose. Tu vois ce que je veux te dire ? Et je suis en mode « Mais je ne comprends pas. »
- Speaker #0
Moi, je te coupe, mais les gens te disent ça. C'est une réaction. Je n'ai pas de problème avec ça. Les gens, entre ce qu'ils disent, pour se donner une certaine... C'est du virtu signaling. Et ce qu'ils pensent, ils te disent « Ouais, non, à 99, je n'achète pas. » en fait si, leur cerveau leur dit d'acheter et derrière quand ils veulent te l'expliquer à toi ils sont déjà dans la post-rationalisation et en fait ils t'expliquent que, mais la réalité c'est que si tout le monde le fait c'est parce que ça marche il y avait vraiment ça,
- Speaker #3
donc moi j'étais vraiment où est-ce que je peux trouver les infos etc et j'avoue que pour mon One One j'ai, alors juste avant il y a quelques années, j'ai eu un déclic j'ai écouté le podcast, je ne sais pas si on peut le citer d'Aline Bartoli bien sûr,
- Speaker #1
Aline elle est dans la team de Aline et qui disait en fait prenez vos chiffres et faites un taux horaire Merci.
- Speaker #3
entre ce que vous faites, ce que vous délivrez, etc. Ah, je me suis pris une plaque. Non, mais c'est même pas le McDo. Là, tu parlais que je n'aurais plus allé chez le McDo. Ah non, mais j'aurais pu juste fermer boutique et rester chez moi à manger des chips. Enfin, vraiment, limite. Et j'avoue qu'on parle de numérologie. Pour mon accompagnement premium, qui est sur huit semaines, il y a ce 4-4-4, parce que moi, je suis vachement là-dedans, parce que je les accompagne. Alors, ce n'est pas un truc ouh-ouh, mais c'est vraiment, en fait, pour moi, le moment où tu signes ce devis-là, il y a vraiment un engagement. Après, il y a vraiment un truc très légalisé de 14... Enfin, il y a mon tour. c'est pas un genre de personne Mais je me suis dit, ça démarre là. Et comme il y a cet aspect aussi, tu vois... Après, si toi, ça te chauffe,
- Speaker #1
je pense que c'est important de prendre de l'énergie.
- Speaker #0
Mais sa clientèle réagit à ça. Voilà, complètement. Moi, je vois un truc à 443 euros, je fais, t'arrêtes tout de suite avec tes 4. Mais je connais une tonne de personnes sur Internet qui sont inspirées par ça. Là, 2026,
- Speaker #1
c'était l'année de la numérologie. Je sais pas, j'ai eu plein de postes là-dessus.
- Speaker #3
C'est l'année 1. Moi, je serais là-dedans, j'adore.
- Speaker #1
Tu nous raconteras tout. Alors attends,
- Speaker #3
je suis très là-dedans, mais ça ne veut pas dire que je régis ma vie par rapport à ça. Oui, oui, oui. C'est un côté très terrasse. Non,
- Speaker #1
mais il faut faire comme tes clients veulent, effectivement.
- Speaker #3
Si ça te sert.
- Speaker #0
Tu es alignée avec ta clientèle.
- Speaker #1
Du coup, alors moi, je vous donne mes astuces. Donc deux astuces. Une pour le B2B, parce qu'il y a beaucoup de freelancers qui nous écoutent et je trouve que des fois, il y a trop de conseils pricing infopreneurs 247. Et je vois des gens qui tombent dans le piège, tu sais, à faire des 99 euros, 399 euros, j'ai envie de dire, déjà, on est en hors-taxe. On n'est pas du tout sur les mêmes niveaux. Moi, le truc le plus utile, j'en parlais avec Laetitia, une de mes incubées, c'est le seuil de décision en corporate. Donc, elle comme moi, on est ancienne corporate. Donc, en fait, tu as des budgets que tu peux valider sans passer par le big boss. Et tu as des budgets, par contre, ça nécessite plusieurs rounds de discussion. Donc, généralement, la ligne de flottaison à laquelle on était à peu près arrivés empiriquement, c'était 4000 euros. Donc, 4000, tu es chef de service, tu veux organiser n'importe quelle formation pour tes sales, pour ton équipe marketing, machin, tu les claques comme ça. Donc en fait, le Product for Prospect, le petit produit no-brainer pour un B2B, un vrai B2B, pas un infopreneur CEO de lui-même avec zéro employé, c'est 4000 euros finalement. Tu vois, c'est ça ton low ticket, un peu en dessous, mais ton 3000. Alors là, c'est le no-brainer total. Alors que si tu es au-dessus, ouais, tu gagnes plus, mais combien de temps tu prends dans la vue en cycle de vente aussi ? Donc ça s'anticipe, alors que peut-être si tu fais plusieurs workshops à 4000, voilà.
- Speaker #2
Moi, si je peux me permettre, c'est aussi pour tous les gens qui font la photographie, qui font, je ne sais pas, le pet-sitting, tous les gens qui facturent des particuliers et qui ne savent pas au début facturer. La première chose, c'est qu'on regarde un peu la concurrence, ce que va faire la concurrence. Il faut faire attention parce que si on se compare, nous, auto-entrepreneurs, pour certains, à une société, une société n'a pas les mêmes charges, une société, pour la plupart, récupère la TVA, etc. Et du coup, moi, je demande, je propose, enfin, je recommande même plutôt de se dire, ben tiens, on va facturer. un peu comme la moyenne, et après, au fur et à mesure de son expérience, si on se niche, etc., et si on gagne en compétences, c'est-à-dire qu'on va augmenter, on va voir petit à petit. Bon, il faut bien sûr calculer aussi nos frais, nos dépenses, etc., mais se dire, tiens, en un an, deux ans, j'ai accueilli des compétences, je me suis formé sur ci, je me suis formé sur ça, et je vais augmenter, je vais augmenter. Moi, je vois des gens, par exemple, je prends l'exemple du pet sitting, qui facture soit 21 euros de l'heure, soit 30 ou 35 euros de l'heure. Ça va assez vite. Mais derrière, ils font des photos, ils font des vidéos, ils vont vraiment apporter des jouets, etc. pour les animaux. Et donc, je pense que c'est ça. Je sens qu'au début, les gens tâtonnent un petit peu sur les tarifs. Il ne faut pas hésiter, surtout à augmenter petit à petit. Il ne faut pas aller trop, trop bas. Après, c'est difficile de monter directement la montagne, j'ai envie de dire. Et il ne faut pas non plus taper trop haut au début. Et puis,
- Speaker #1
trop bas, je disais, ce n'est pas possible non plus. Je prends souvent l'exemple de quand tu cherches un ostéo, par exemple. Tu regardes les prix. Je sais pas, c'est tous, mettons, 70 balles la séance. S'il y en avait un à 20 euros, t'es tiré ou pas ? Non. Non, c'est pareil, tu vas pas laisser ton chien chez le pet sitter à 10 balles s'ils sont tous à 60 euros, tu vois.
- Speaker #2
Ouais, et à l'inverse, mon ostéopathe, il y en a un à 120 euros, tu le prends ou pas ?
- Speaker #1
Bah si tout le monde est à 70, peut-être pas, mais avant spécialisation. Oui,
- Speaker #2
mais je regarde moins les avis si je vois que... Je prends l'exemple de Google Maps, il a 200 avis, 5 étoiles. Il a une communication, je ne sais pas, même une communication watch. Ou du bouche à oreille, oui. Voilà,
- Speaker #1
je me dis... Si c'est major movement, il peut monter ses prix. Ah oui,
- Speaker #0
exactement. Moi, je dois avoir un problème psychologique parce que j'entends pet sitting, je suis déjà en train de m'imaginer comment est-ce qu'on peut faire une retraite pour chien, la vente de 1900 euros. Aïe, ticket ! Jérémy, il est parti ! Mon cerveau, il est câblé là-dessus. Comment on fait pour vendre plus cher ? À quoi ça ressemblerait ?
- Speaker #1
Typiquement, un mastermind d'entrepreneur qui farte avec leur chien. Comme ça, tu fais les deux en même temps. Une super retraite pour les chiens et une super retraite pour les humains. Du coup, deuxième conseil, je dis souvent aux gens aussi, choisissez les prix qui sont adaptés à votre business model. Parce que tu vois, moi, j'aide les gens à scaler. Donc, ils ont une compétence et ils peuvent la délivrer soit en créant un mastermind, soit en créant un bootcamp, soit en créant une formation en ligne, soit en créant un PDF ou un petit truc. En fait, tu peux toujours délivrer ta compétence sous ces différents formats. Et ne va pas mettre un PDF à 3000 euros, ne va pas mettre un bootcamp à 100 euros. Et en fait, tu vois, ils n'ont pas le compas dans l'œil. Donc, un bootcamp, je ne sais pas, moi, je leur dis, c'est entre 3000 et 6000, par exemple, un bootcamp. Tu ne me fais pas un mastermind en dessous de 10 000, peut-être un peu plus.
- Speaker #0
Je peux te donner un exemple marrant là-dessus si tu veux. Combien tu paierais pour une conférence vidéo enregistrée sur Google Drive ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, 30 euros, 40.
- Speaker #0
Oui, ok. Il y a un mec qui s'appelle Gary Bensivenga, c'est un des plus anciens copywriters qui existe. Je sais plus s'il est décédé ou pas, mais en gros, il y a sa conférence d'adieu. Tu dois trouver son site, trouver l'email de sa femme, tu dois négocier avec elle et c'est 5000 euros. Et ils en ont vendu des tonnes. Mais ça, c'est un truc fétichiste. Ils en ont vendu des tonnes. C'est fanatique. Mais non, parce que ce qui est dedans, appliqué aux bonnes entreprises, permet de gagner beaucoup plus que ça.
- Speaker #1
Ça, ça m'a l'air un peu d'être le truc d'arnaque cryptique. Le fameux secret caché où il faut appeler sa femme, qui n'est sans doute pas sa femme. Le mec, tu dis qu'il est mort alors que c'est sans doute que non. Il est au Bahamas.
- Speaker #0
J'en ai aucune idée de tout ça. Je ne sais pas à qui tu parles vraiment, etc. C'est juste que si tu cherches ce qu'il a fait par le passé, ce mec-là, c'est un des copywriters les plus respectés sur Internet.
- Speaker #1
Ok. Écoute, je vais aller enquêter parce que toutes les méthodes marketing aussi fumeuses sont telles, sont intéressantes à enquêter. J'ai une question. Vas-y.
- Speaker #3
Est-ce que tu dois fixer tes prix en fonction de la concurrence ?
- Speaker #1
En tout cas, moi, le business model, c'est-à-dire si tu rejoins un club entreprise, tu as déjà un certain prix qui est acceptable pour toi de payer ou non. Et justement... Quand tu es dans ton échiquier concurrentiel, si tu vois qu'il y a déjà des concurrents sur le bootcamp et que c'est le bain de sang, c'est l'océan rouge, tout le monde se bouffe la gueule pour vendre son bootcamp à 2000 euros, son bootcamp LinkedIn par exemple, pourquoi tu ne fais pas un mastermind d'élite hyper stylé pendant une semaine dans une destination incroyable à 10 000 balles la semaine ? Après, je ne sais pas si c'est faisable pour LinkedIn, mais changer de business model pourrait être peut-être dans une case de l'échiquier concurrentiel où c'est un peu moins le bain de sang. Moi, ça a marché pour moi avec l'incubateur qui est finalement une communauté.
- Speaker #0
C'est juste un petit disclaimer pour apparaître, c'est que ça dépend de la cible. Si tu as une cible qui a l'habitude de payer 2000 et qui considère que 10 000, c'est une arnaque, tu es coincée.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Si tu as en face de toi les bonnes personnes qui voient la valeur, c'est une trop bonne idée.
- Speaker #1
Bon, on vous a donné quelques petites techniques pour fixer vos prix entre l'ésotérisme, le hasard et l'étude de marché hyper bêtante. J'espère que ça vous a plu. Racontez-nous comment vous fixez vos prix. Racontez-nous c'est quoi vos prix d'ailleurs, parce que peut-être qu'on ira scroller un peu dans les commentaires pour vous mettre des petits warnings. Si on voit que par-ci, par-là, il y a des freelances illimités à 100 balles par mois, on va vous tirer les oreilles et on va surtout vous aider à augmenter vos prix. Et ce que je vous propose, c'est de passer à la dernière partie de l'émission où justement, on va voir que le prix, c'est beaucoup dans la tête. On va vous aider à avoir le bon mindset pour assumer ces prix, assumer des prix élevés, des prix qui vont vous rendre rentable dans votre activité. Allez, c'est parti. Alors, mes chers amis, on a parlé de technique, on a parlé de concurrence, etc. Mais comment on fait pour travailler son rapport à l'argent pour qu'on assume d'augmenter ses prix ? Parce que je pense que beaucoup de personnes qui vont nous écouter ont plutôt des prix bas. Je connais peu de personnes qui se disent « Ah moi, j'ai des prix tellement élevés, mon gars, je suis tellement sûre que mes prix sont élevés. » Tu vois, même tous autour de cette table, on se dit souvent, même moi, tu vois, quand t'as levé les yeux au ciel sur l'incubateur, j'étais là « Putain, faut que j'augmente mes prix ! » On pourrait se bâcher les uns les autres, tu vois, on pense un peu à ça. Est-ce que vous avez des pistes pour travailler justement cette fébrilité ? Tu sais, quand t'es en face à un client, Et que tu bégayes quand tu donnes ton prix, que tu ne l'assumes pas trop. Comment vous travaillez ça ? Tout le monde bégaye, personne ne veut le...
- Speaker #2
Non, je réfléchis parce que moi, aujourd'hui, le seul offre, on va dire, ce n'est pas du high ticket parce que tu as donné les plafonds, mais la consultation que je fais à 480 euros, je trouve que c'est énorme. Je veux dire que pour les gens, il y a des certains qui me disent je ne peux pas, je n'ai pas les moyens de le payer, etc. Et je peux le comprendre. et... Aujourd'hui, les gens qui passent dessus et qui me font un retour, ils me disent « Fréon, vraiment, surtout qu'il faut quand même le dire, la consultation, ce n'est pas pour leur faire gagner des sous, c'est pour leur éviter certaines amendes. » Ou alors, des fois, je leur dis « Ah, tu fais ça pas comme il faut, tu vas devoir payer ça en plus, tu vas devoir te prendre ça. » Ah,
- Speaker #1
donc c'est en plus des mauvaises nouvelles.
- Speaker #2
Moi, j'ai par exemple quelqu'un qui m'a demandé « Fréon, j'ai 24 000 euros, les impôts me demandent 24 000 euros, tu ne peux pas faire quelque chose pour moi ? » Je lui ai dit « Ben... » Non,
- Speaker #1
tu leur dois 48 000 euros.
- Speaker #2
Non, mais c'est ça. Merci, au revoir. Je ne peux pas t'enlever ce que tu dois à l'État. Et en plus, je me dis, bon, il a payé 480 euros. Il n'est pas à 480 euros près après les 24 000 euros qu'il doit à l'État. Mais voilà, j'étais un peu embêté. Mais par contre, je l'ai aidé à structurer pour dire, tiens, pour éviter les majorations, les pénalités et pour essayer de trouver ce qu'on appelle plein d'appurements pour payer sur du long terme. Mais sinon, en fait, c'est le retour de mes clients ou certains qui me disent, j'aurais payé plus cher. Et ça, ça me fait trop plaisir. Et je pense... je pense que c'est toi qui le disais mais c'est de légitimité je l'ai avec le temps et le retour et surtout avec le retour de mes clients soit j'aurais payé plus cher ou alors merci Florian et quand les gens me disent merci j'ai enfin compris et je suis trop content en fait j'aurais dû le faire avant c'est ça aussi que certains me disent j'aurais dû le faire avant, ça me fait trop plaisir et là je me dis ok je ne me vois pas pour l'instant augmenter mes prix parce que pour l'instant j'ai trouvé le bon truc où il n'y a pas trop de clients enfin
- Speaker #1
trop de clients et pas assez de clients moi c'est pareil c'est mon petit kiff j'ai mon petit mur des avis clients vous faites ça aussi des fois, je sais pas vous avez une journée de dingue vous allez scroller aux avis sur Trustpilot je sais pas ça me fait du bien,
- Speaker #0
ça me fait un petit effet de doute j'ai un slack en interne pour les équipes avec un canal victoire où les CSM viennent mettre chaque victoire qui arrive pour qu'on se rappelle de ce qu'on fait comme métier mais obligé parce que sinon tu te focalises que sur le 1%
- Speaker #1
des gens avec qui ça se passe mal ok merci beaucoup donc utiliser aussi la force de ce que disent les clients, les transformations, tout ça. Maïlo, comment tu ferais ? Toi, tu es la reine de la transformation. Comment transformes ton état d'esprit pour ne plus avoir honte de ces prix ?
- Speaker #3
Pour moi, ça passe vraiment avant tout par qu'est-ce que je me crois capable de recevoir. C'est-à-dire quand je regarde mon compte en banque, quand je regarde les chiffres que je rentre, ou même mon rapport à l'argent en général, quand je sors de l'argent, quand je dépense, est-ce que ça se contracte dans mon corps ? Est-ce que je suis à l'aise ? Est-ce que j'ai été peut-être élevée ou avec des croyances qui font que pour moi, je dois vraiment beaucoup travailler, donc donner des bonus et être en live, etc. Et s'autoriser à, c'est pas parce que je me repose que je ne suis pas légitime à gagner de l'argent. C'est-à-dire le repos pour moi, c'est comme une pâte à crêpes, c'est dans la recette. Donc le repos fait partie. Je dis ça parce que beaucoup de femmes que j'accompagne sont, oui, mais si je veux faire 100 000 euros, si je veux faire un million à l'année. je vais devoir travailler plus et du coup, prouver encore plus. Et du coup, j'ai l'impression que c'est vraiment ce truc où j'ouvre, c'est comme un conteneur. Et du coup, ce conteneur, il peut arriver avec 10 000 euros. Et en fait, juste l'ouvrir et dire que c'est OK. C'est juste être à l'aise avec une certaine somme d'argent.
- Speaker #1
Et tu vois, je trouve ça très intéressant ce que tu dis. Parce que pareil, moi, je me disais, je n'ai pas de problème d'argent à facturer cher. Après, je viens d'un environnement B2B et tout. Donc, je sais que ça va plus vite de prendre 10 clients à 10 000 euros.
- Speaker #3
Parce que tu as été habituée à ça.
- Speaker #1
Sauf que... J'avais le mauvais côté de la pièce aussi, c'est-à-dire que j'en donnais toujours plus. Moi, j'ai accepté des trucs tellement abusés. Vous me taperiez tellement sur le doigt. Des gens qui étaient dans mon bootcamp pendant trois mois, je leur accepte des office hours deux ans après, des trucs comme ça. Et à un moment, je me suis dit, meuf, arrête. Parce qu'après, limite, je me faisais engueuler parce que je ne répondais pas au WhatsApp de trucs que ça faisait un an. Tu as envie de dire, c'est allé trop loin, mais c'est juste que c'est moi qui avais mal cadré le truc. Je me reconnais complètement dans... Tu crois que tu es au bout de l'affaire niveau prix ? En fait, non. C'est que toi, derrière, tu mets trop de bonus, trop de surqualité pour justifier tes prix. Donc, tu n'es pas à l'aise, en fait.
- Speaker #3
Pour moi, le fait de s'autoriser à gagner beaucoup d'argent ou avoir beaucoup plus de clients, c'est vraiment des petits comme dans un jeu vidéo. Tu passes un palier et hop, tu passes un palier. C'est comment est-ce que tu es à l'aise avec le fait de recevoir, le fait d'investir sur toi, le fait de garder. Et je donnais un petit exercice pour tout le monde. Regardez le chiffre qui vous est le plus à l'aise de dire. Et au fur et à mesure, vous allez voir que si votre corps commence à se contracter plus, vous montez le chiffre. C'est là où il faut être de plus en plus, on va dire, s'habituer. Tu sais, moi, il y a... Non, mais pendant très longtemps, parce que tu parles, tu vois, du milieu où tu viens, pendant très longtemps, quand je passais chez Printemps ou Galerie Lafayette ou même dans un magasin de luxe, je n'osais même pas regarder la vitrine. C'est-à-dire que je ne me croyais même pas capable de pouvoir envisager un jour que... Alors que je n'ai pas acheté le sac, je n'ai pas acheté le machin. C'est juste le fait de regarder où j'aurais pu même essayer le vêtement. Pour moi, c'était impossible. Et tu vois, ça, ça en dit beaucoup sur qu'est-ce que tu es capable de recevoir.
- Speaker #1
On parlait du prix de l'immobilier dans le Pays Masque je vais souvent sur des spots de surf et du coup après je fais mon petit footing et je me balade dans des baraques incroyables et en fait moi ça me fait du bien dans mon mindset d'entrepreneur parce que des fois je me dis ça suffit ce que j'ai c'est quand même déjà pas mal pourquoi vouloir plus et après je vois ces baraques en bord de plage face aux spots de surf et là je me dis ok t'arrêtes pas chiant Jérémy Merci. T'as des tips pour assumer ces prix ?
- Speaker #0
Moi, en général, c'est se rendre compte de la valeur réelle que tu t'élives. Avant, on parlait de consultation à 490 euros. Tu assures des personnes qui ont des problématiques de micro et tout. Et toi, tu te dis, bon, 490 pour une consulte, je suis déjà à haut. Imagine la personne, les impôts viennent de lui envoyer un courrier, 24 000 euros. Elle ne comprend pas ce qu'elle a mal fait. Elle pense qu'elle va devoir payer tout de suite. La personne, elle ne dort plus. Les problèmes financiers, c'est le truc qui t'empêche littéralement de dormir. Elle n'a aucune réponse. Tous les gens qui lui proposent des solutions, lui proposent des solutions à 5000, 10 000, 25 000, en général en montant une société offshore en Irlande qui va être requalifiée de toute façon deux années après. Est-ce que tu trouves toujours que t'es cher ? La personne elle dort grâce à toi de nouveau.
- Speaker #2
Ouais, mais je me dis, ouais, mais c'est compliqué, ouais je sais pas.
- Speaker #0
C'est voir en fait, c'est voir la valeur réelle de ce que t'es en train d'apporter dans la vie des gens. Et que ce soit du B2C ou du B2B, prenons un truc où tu te dis oui mais là c'est différent, ok du design. Tu vas faire du design peut-être pour une jeune startup. En fait, la personne, c'est un rêve qu'elle a depuis 4 ans. Et elle a enfin trouvé le designer qui a la façon de faire du design qui est ce qu'elle a toujours voulu pour incarner sa marque. Et s'il y a le mauvais design, peut-être qu'il y a un truc qui n'a pas marché. Peut-être qu'elle va abandonner son rêve. On peut pousser le raisonnement. C'est un peu extrême volontairement, tu vois. Mais ça permet, je trouve, de se rendre compte de sa valeur et de ses prix.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, je trouve qu'il y a un modèle qui, moi, je regarde beaucoup et de plus en plus l'utilise. C'est le modèle du VIP Day. Et j'aime beaucoup ce modèle parce que ça permet aux freelancers de voir que quand ils réalisent, un certain livrable vite pour un client, ça a quand même énormément de valeur. Et du coup, ils se réapproprient une partie de leur valeur en se disant, et en plus, ma charte graphique... je te la fais en un jour. Tu as passé un mois d'aller-retour et je suis sur d'autres missions clients et je ne te réponds pas. Donc, le côté aussi un peu intangible de faire quelque chose vite pour un client résout sa douleur. Mais en plus, la résout super vite.
- Speaker #0
Et surtout, les sites de freelance qui malheureusement sont payés un peu à la pièce, tu as quand même toujours prix du service, je ne sais pas, 5 euros, prix du service en une semaine, 10 euros, prix du service en un jour, 100 euros. Oui,
- Speaker #2
par rapport à la rapidité. Après, moi, ce que j'aime bien faire, J'aimerais bien que... Je ne sais pas si je vais lancer une mode, je dirais bien que les entreprises le fassent aussi, mais quand je suis content d'un freelance avec qui je travaille depuis un certain temps, la plupart du temps, je lui demande de me facturer plus. Je lui dis, augmente ton taux horaire ou facture plus. Parce qu'en fait, je suis content de cette personne-là. Je l'ai fait même avec, je parlais de pet-sitter, j'ai une pet-sitter qui vient, etc. Je suis trop content. Je lui dis, pour ce que tu fais, facture plus l'heure. Et je le fais avec des freelancers pour ma boîte. Je leur dis, mais... Au bout d'un an, deux ans, je leur dis « Est-ce que toi, ça te dérangerait de me facturer plus ? » Normalement, ils disent oui. Mais des fois, certains, ça les embête un petit peu en disant « Ouais, mais j'ai pas le but de le faire. » C'est bien, c'est hyper honnête. Je trouve que c'est normal parce qu'en fait, tu es contente avec cette personne. On subit tous l'inflation, etc. Mais je suis content. Et si j'ai la trésor pour le faire, ok. Et la personne sera contente. On dit « Tiens, et au moins, il y a une gratification que plutôt ils aient cherché de… » Tiens, si je te prends plus long, tu as une remise, etc.
- Speaker #1
Et ça, je suis d'accord. Moi, j'avais déjà mis des primes et tout ça. Mais ça, c'est incroyable que les freelancers n'aient pas le réflexe d'augmenter leurs prix tous les ans. Moi, je veux dire, je bossais en B2B, on montait nos prix tous les ans. Point. On ne renégociait pas les contrats. Il est indexé tous les ans. Voilà, de base.
- Speaker #0
Sur l'inflation.
- Speaker #1
Et du coup, il faut avoir ce réflexe-là. Et c'est terrible, ceux qui ne l'ont pas. Donc, toi, tu es honnête parce que tu leur dis.
- Speaker #2
Je préfère leur dire. Si je suis content. En plus, derrière, ils se disent, OK, je peux me permettre. Donc, ça donne un peu le move en disant. Ah, alors du coup, il y a des entreprises qui acceptent ce tarif-là. Trop bien, donc...
- Speaker #1
Bon, je sens que ça va revoir du tarif dans tous les sens. Les prochaines prestations, ils vont prendre cher. Du coup, moi, je donne un petit truc en plus aussi. Je dirais, il faut adapter à sa personnalité aussi, au truc que tu aimes acheter. Parce que, tu vois, tout à l'heure, je te disais, le mastermind, moi, c'est encore un truc qui me trigger. Alors, je pense que c'est intéressant. Je pense qu'il faudra que j'y vienne pour voir, parce que si ça me trigger, c'est que ça dit quelque chose et tout ça.
- Speaker #0
Il faut que tu en trouves un qui est aligné à tes valeurs, que tu regardes pour aller faire un événement d'essai, ou quelque chose comme ça, ou que tu payes juste vraiment un événement et pas du tout l'année, tu te rends compte.
- Speaker #1
Mais oui, mais tu vois pourquoi ça me trigger ? C'est parce qu'en fait, moi, j'ai créé Solonation pour me créer mon mastermind. Donc en fait, je ne vais pas repayer 20 000 balles à côté, alors que ça me coûte déjà 60 000 balles de faire Solonation. En fait, ça me coûte beaucoup plus cher de faire mon podcast que de faire un mastermind. Par contre, je suis prête à acheter d'autres choses. Je pars en... Je pars en mastermind en week-end ou à l'étranger ou prendre des cours de surf et compagnie. Donc voilà, je pense adapter aussi à ce que vous aimez acheter parce que c'est très bizarre. Tu vois, typiquement, je ne sais pas, de vendre un truc sur lequel tu es mal à l'aise ou que tu n'as jamais acheté. Et peut-être aussi, alors, est-ce que vous validez ou pas ? J'en sais rien. Mais est-ce que, peut-être question ouverte, je m'étais notée acheter des choses chères. Et en même temps, je ne suis pas du tout matérialiste. Mais je me dis que des fois, investir, ça débloque quand même. mentalement, le fait que tu demandes le même type d'investissement à tes clients.
- Speaker #0
Il faut le contexte, c'est hyper important, il faut faire super gaffe à ce conseil, parce que moi je l'ai beaucoup vu dans mon milieu.
- Speaker #1
Tout à fait, et un simple truc d'arnaqueur aussi, j'ai un peu l'impression genre, si t'investis pas en toi, c'est qu'un crevard, et j'aime pas du tout cette mentalité.
- Speaker #0
Le vrai contexte de ce truc-là, à la base ça vient des Etats-Unis, c'est un, une PDG, je me souviens plus, qui vient d'exit sa boîte pour 100 millions et qui ose pas se payer un jet privé alors que c'est ok moralement pour cette personne. c'est quelqu'un qui fait 5 millions de chiffres d'affaires annuels et qui n'ose pas augmenter ses budgets publicitaires va dans un centre commercial, va cramer 5000 euros ça va te faire du bien à la tête malheureusement ça a été réutilisé par des personnes pour dire non mais attends ok t'es au SMIC mais si tu peux pas dépenser 10 000 euros sur toi c'est que t'as pas le mindset non en fait cette personne ne devrait pas dépenser 10 000 euros c'est tout et toujours le contexte tu as quelqu'un qui gagne beaucoup et qui ose pas dépenser faut l'envoyer faire n'importe quoi chez Chanel par exemple quelqu'un qui gagne peu, c'est normal que cette personne ne fasse pas n'importe quoi de son argent.
- Speaker #1
Et ce que j'ai vu, en tout cas, je l'ai vu beaucoup chez les freelances, c'est qu'en fait, beaucoup d'entre vous cherchent à être des meilleurs freelances, gagner plus et tout ça, mais vous n'avez jamais acheté la prestation d'un freelance. Et ça, moi, ça a été mon déclic. Quand j'étais freelance et quand j'ai pris un freelance, j'en ai pris un bon et un moins bon, et je me suis dit, ah putain, j'aurais dû faire ça plus tôt. Parce que tu vois tout, le back-office, la fiabilité. la façon dont tu communiques, et du coup, tu apprends énormément. Et quand tu dépenses toi-même pour le genre de prestations que tu fais pour tes clients, je pense que c'est assez salvateur. Voilà.
- Speaker #3
J'ai juste une remarque à faire.
- Speaker #0
Je pense que, moi je suis beaucoup sur la connaissance de soi, le moment où tu sais que quelque chose, même s'il est cher, vient nourrir, non pas ton égo, mais vient nourrir soit ton prochain niveau, soit nourrir ton bien-être, il n'y a pas de prix pour ton bien-être, pour quelque chose, peut-être que tu aimes les choses de luxe, parce que ce n'est pas que être dans le matériel, mais c'est juste que peut-être ça calme ton système nerveux, tu te sens moins précipité, il y a quelque chose de plus... qui sert, tu vois, comme un peu cette image de marque que tu aimes et qui sert ta personnalité. Parce que je trouve qu'à force de parler de luxe, il y a aussi eu un revers de la médaille avec « c'est pas bien » .
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
je vois. La superficialité, c'est pas bien, être superficiel. Ouais, mais en fait, à un moment donné, c'est cool aussi, quoi.
- Speaker #2
Mon tout premier team building, j'ai loué un château.
- Speaker #0
Mais voilà !
- Speaker #2
Et tout le monde m'a dit « mais c'est complètement débile, pourquoi t'as fait ça ? » Et j'ai dit « mais je suis une princesse » .
- Speaker #0
parce que ça faisait nourrir ton kiff et tu vois ce que je veux dire moi je suis complètement maso,
- Speaker #1
je paye super cher pour me prendre des vagues dans la gueule ça s'appelle des tâches de soeur mais ça me met dans le présent bon en tout cas merci beaucoup racontez nous si vous avez des astuces aussi pour assumer vos prix comment ça se passe quand vous le présentez à vos clients des petites astuces aussi comme ça et puis ce que je vous propose c'est qu'on continue à vous faire gagner de l'argent parce qu'on va faire monter Comptez sacrément vos prix, parce qu'on a des idées de services high ticket, premium, à vous faire lancer. Allez, c'est parti pour Qui veut du CA ? Allez, Qui veut du CA ? Mes amis, on va quand même faire gagner un peu de thunes à la Solo Nation. Ça, c'est la rubrique préférée. Alors, qu'est-ce que vous avez en stock ? La contrainte que je vous donne sur ce plateau, évidemment, c'est, si possible, de trouver une idée de produit ou de service premium. Enfin, en tout cas, dans laquelle on peut pratiquer des prix premium un peu plus haut. high ticket, parce que voilà, on va aller dans le commun des mortels, on va être plus sur du low ticket. Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit dans vos domaines respectifs, dans ce que vous avez vu sur votre marché ? Jérémy, allez.
- Speaker #2
Pour rester dans le thème de l'épisode, un service de consulting où tu prends des freelancers en France qui sont très compétents, qui ont beaucoup de track record, etc. Et tu leur montres comment aller placer leur service ou leur produit à l'international en faisant x2, x5 du prix.
- Speaker #1
Trop bien. J'ai une pote qui fait ça, freelance. Comment j'avais appelé cet épisode ? Je l'avais enregistré sur le board. Et pareil, elle, elle est passée de genre 120 000 à 250 000 par an en étant juste sur des sas internationaux. Et banger en travaillant pareil. Hyper intéressant, j'achète. Maïdo ?
- Speaker #0
Moi, je vais rester sur ma niche et je vais peut-être exposer quelque chose, en fait, comme une espèce d'appel à l'action, je ne sais pas. Je rêverais de réunir tous les solopreneurs, ou en tout cas tous les gens qui sont un peu influents. pour recréer une cohésion avec tout le monde. Et moi, vous savez que je suis dans le spectacle, le show, etc. Et créer vraiment... On réunit toutes nos communautés avec un message un peu commun pour... Je ne sais pas, tu vois, je vois vraiment un truc... Un show ? Un espèce de show.
- Speaker #1
Un événement ?
- Speaker #0
Un événement, oui. Un événement où tout le monde est sur scène et il y a vraiment un espèce de show. Moi, je suis vraiment dans la mise en scène et le truc où on réunit toutes nos communautés. Et après, chacun vend ses trucs. On a un gros bundle, mais un espèce de...
- Speaker #1
Je ne veux pas trop spoiler, mais je ne sais pas quand sortira cet épisode, mais moi, j'ai prévu un gros event cette année-là. Donc, on va se parler, Mylo ? Yes, yes, yes. J'aime beaucoup. En tout cas, tu sais, la théâtralisation des lancements, les shows un peu à l'américaine et tout, ça fait partie des compétences plus, plus, plus des solopreneurs, déjà avancés sans doute, peut-être un peu comme ceux que tu accompagnes. Et c'est vrai qu'on n'en entend jamais parler quasiment en France.
- Speaker #0
Je trouve qu'en plus... On se rejoint, on se regroupe dans des podcasts ou dans des séminaires, mais avoir vraiment retrouvé quelque chose qui est beaucoup plus vrai et mélanger nos communautés, nos skills, pour pouvoir faire du bien aux gens, juste simplement.
- Speaker #1
Hyper intéressant, trop bien. Bon, Flo ?
- Speaker #3
Moi, je suis bloqué sur la contrainte. Toi,
- Speaker #1
t'es plus l'outiquette. Tu peux dériver un peu si tu veux, parce que ça marche aussi pour plein de communautés. Après, il faut pas mal de volume, non ?
- Speaker #3
Le problème pour moi du petit produit, c'est qu'il faut du volume, si possible une communauté.
- Speaker #1
Tu as combien de followers ?
- Speaker #3
Si je prends tous les réseaux, il y a 330 000 personnes. Mais oui, c'est ça le truc. Du coup, il y a ce monde-là, donc c'est plus facile de vendre, de faire de la masse, etc. Mais je vais essayer de venir caler sur du meet ticket. Non, un truc, je pense, qui serait bien, soit en agent IA, soit en accompagnement. Alors, on le voit un petit peu, mais je trouve que c'est très... Va-t-il fiscaliser ailleurs ? C'est en gros quelque chose pour, soit un humain, soit avec un agent, peu importe, mais de piloter ton activité. C'est-à-dire que derrière, tu fais le point sur ta situation. C'est un peu le mix entre l'expert comptable qui n'accompagne pas vraiment... Enfin, maintenant qu'ils font des bilans comptables, etc. Mais tu donnes tes dépenses, tes recettes, tes objectifs aussi, tes objectifs de CA, tes objectifs de... Ouais, c'est être expert comptable. pilotage financier dashboard et tout ça c'est vrai que ça manque et pareil tu donnes les outils enfin ouais c'est ça il va aussi te recommander sur des outils digitaux par exemple quand je vois quelqu'un qui utilise cet outil pour faire ça cet outil pour ça il va te dire tiens tu peux regrouper tous vos abonnements sur ça en gros vraiment simplifier la tâche et te dire aussi par rapport à ta situation bah tiens tu pourras aller facturer plus cher mais ouais j'essaie de trouver un truc entre le consultant business expert comptable ça marche très bien je pense je sais pas si ouais ça serait et du coup après en termes de rémunération Soit tu fais un accompagnement, tu donnes un bon prix. Ou alors, moi, je fais un peu le truc comme ça, c'est un pourcentage. Il y a un truc fixe et aussi un pourcentage sur les économies réalisées ou autres, mais pas en défiscalisant dans d'autres pays, etc. En restant quand même un peu plus legit en France.
- Speaker #1
Je pense à Amal, une de mes incubées, qui fait ça, un bootcamp pour aider les gestionnaires de crèche à avoir une crèche plus rentable. Et donc, c'est dashboard, pilotage et tout. et en fait ça marche super bien parce que souvent les... Les experts, ce n'est pas forcément des gestionnaires. C'est un format bootcamp un mois, je crois.
- Speaker #3
Ça pourrait être, même les gens, à se dire, tiens, combien il me faudrait de clients à ce prix ? Ou alors, si je veux monter mon prix, combien il me faudrait de clients ? Et comment je pourrais peut-être y arriver ?
- Speaker #1
Trop bien. Moi, pour clôturer, je vous propose la notion d'offre impossible. Tu connais ça un petit peu. J'étais un mastermind. Antoine, si tu nous écoutes, tu nous as fait faire cet exercice. Donc, le host du mastermind nous dit, bon, là, les gars, les filles, vous allez imaginer une offre extrêmement chère. qui vous semblent impossibles à vendre. Par exemple, une offre à 50 000 euros. Qu'est-ce que vous mettez dedans pour que ça soit irrésistible, pour qu'il y ait beaucoup de choses ? C'est une vue de l'esprit pour te forcer à te pousser derrière tes retranchements. L'offre à laquelle j'ai abouti, je me demande si tu n'en avais pas fait une un peu similaire. Je l'ai vu passer après, quand je revenais du mastermind. Je me suis vraiment dit, un truc de ouf, c'est comme la Twingo jaune, je voyais ça. Moi, ce serait une offre de co-founder. Par exemple, pendant un an, je suis ton co-founder. Tu peux assister au plateau du board, t'as tous mes chiffres, tu me demandes ce que tu veux, je te file tous mes trucs. Alors oui, ça coûte 50 000 balles. Oui, c'est pas pour tout le monde. Mais si tu fais déjà 300 000, 400 000 machins ou même 200 000, t'accèdes à tout et ça t'accélère ta croissance énormément. Et tu vois, donc cette offre-là, je ne l'ai pas vraiment vendue, mais j'en ai parlé sur un podcast. Et je me dis, si j'en parle, forcément numériquement sur les 60 000 abonnés. Il y a forcément quelqu'un qui pourrait être intéressé.
- Speaker #2
C'est une offre de positionnement. La réalité, c'est que tu vas en vendre entre une et trois dans l'année, peut-être. Mais que ça te positionne par rapport à toutes les autres offres, sur le marché, par rapport à ce que tu vaux, etc. Moi, j'ai des offres extrêmement chères comme ça. Est-ce que j'explique aux gens ? Tu les vends ? Ça se vend ? Oui, je les vends, mais j'en vends deux dans l'année. Parce que la réalité, c'est que peut-être sur le marché, chaque année, il y a 30 personnes pour qui ce serait un bon deal. Et donc, si j'en vends une ou deux, c'est bien. Mais ce n'est pas censé en vendre plus.
- Speaker #1
Ok, non mais hyper intéressant. Et moi, je pense que ça résoudrait aussi mon problème de trop gentil, de machin et d'ancrage. De dire, ok, si tu veux le truc illimité, nos limites, c'est 50 000. Ce n'est pas 5 000. Pour aussi peut-être m'aider, tu vois, me forcer à me mettre un petit peu des barrières de ne pas dépasser dans mes prestations en mode nos limites, comme on peut être des fois trop gentil avec nos clients. Trop bien.
- Speaker #0
Ça serait du mentorat, du coup ?
- Speaker #1
Ça n'a pas de forme, ce serait ce que tu veux. Mais oui, je pense qu'il faudrait préciser ce qu'il y a dedans.
- Speaker #0
Ton savoir et l'écoute.
- Speaker #1
Je ne sais pas, je pense que ce serait plus à la carte ou un peu du coaching, du mentoring à la session. I don't know. Je l'ai juste annoncé, mais je ne l'ai pas encore créé. Comme un bon solopreneur. Trop bien. Merci, c'était trop bien de passer ce moment avec vous. J'espère que vous avez kiffé. Racontez-nous ce qui vous a plu dans l'émission. Où est-ce qu'on vous retrouve, les amis ? Je vais mettre vos liens aussi dans la description.
- Speaker #3
Principalement sur Instagram, YouTube et sur mon site lamicrobailflow.fr. Allez,
- Speaker #1
super.
- Speaker #0
Milo. Moi, pour l'instant, sur Instagram. Très bientôt sur YouTube à nouveau. Et puis sur le site aussi qui va sortir très bientôt.
- Speaker #1
Jérémy ? YouTube, Instagram, principalement. Voilà. C'est YouTube, Instagram. Le mec qui se fait insulter parce qu'il fait des prix trop élevés, c'est ça ?
- Speaker #2
Je me fais insulter partout, mais j'ai l'habitude, je fais exprès, au bout d'un moment, pour les énerver.
- Speaker #1
Merci beaucoup. C'était trop cool. Si vous avez aimé l'émission, abonnez-vous à la chaîne, abonnez-vous au podcast Le Borde, ou à la chaîne Le Borde Média. Et surtout, surtout, envoyez l'épisode à un pote qui fait des prix. Râlez pas crétins ! Ça suffit, on va vous tirer les oreilles. Vous n'allez pas vous en sortir comme ça. Chaque émission, le but, c'est que vous passiez à l'action. Et puis surtout, j'espère que vous vous sentez moins seul. On a partagé tous nos dossiers pricing avec vous. Comme ça, vous savez que vous n'êtes pas seul. Non, vous n'êtes pas seul. Nous sommes des millions. Nous sommes une nation. Nous sommes la Solonation. Allez, à la semaine prochaine avec des prix plus élevés que maintenant. Salut les solos.