- Speaker #0
Toi les salariés, tu les appelles les Denis et les Josiane. Pour toi, c'est la loose d'être salarié.
- Speaker #1
Ouais, un, c'est la facilité et deux, ça t'entretient dans ta médiocrité.
- Speaker #0
Salarié n'est peut-être plus tant la voie royale qu'on nous a vendue.
- Speaker #2
C'est une petite main. C'est affreux à dire, mais c'est la réalité. Donc en fait, c'est normal que tu ne sois pas si bien payé que ça. Dans les commentaires, vous n'allez pas être content.
- Speaker #1
Quand tu es salarié, tu es payé à la valeur que tu amènes. Si tu n'es pas assez payé, c'est que tu n'as même pas assez de valeur.
- Speaker #0
Est-ce que vous, dans votre vie d'entrepreneur, vous vous dites à certains moments « Ah putain, cette réaction ! » Je l'avais encore il y a 5 ans quand j'étais salarié.
- Speaker #3
Moi je sais pas, j'ai pas l'impression d'avoir des attitudes de mode dur en fait.
- Speaker #1
Il y a un grand fantasme chez les entrepreneurs qui perdure, c'est de toujours avoir ton même revenu mensuel et en fait de le monter toujours un petit peu, avoir le fameux revenu prédictible. Si t'es entrepreneur et t'as un revenu qui est toujours le même, et qui monte doucement, ça veut dire qu'en fait, tu pourrais être beaucoup plus haut.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un truc impératif à gommer pour les salariés qui veulent se lancer dans l'entreprenariat en termes de mindset ? Est-ce qu'il y a un truc fatal qu'ils peuvent travailler dès maintenant ? Là, ils regardent cet épisode et ils se disent, allez, je pose dessus. Alors, s'il y a bien un sujet qui fait l'unanimité, qu'on soit salarié, freelance ou entrepreneur, c'est se construire des agents IA pour faire notre travail à notre place. Et ouais, il faut être malin, les amis. Si vous n'êtes pas en train de vous construire une armée d'agents IA... Vous êtes en train de passer à côté du truc le plus important de la décennie. Alors du coup, je suis super contente que notre sponsor pour cette série de 8 émissions sur l'île Maurice avec les solopreneurs millionnaires, ça soit Dust. Dust, c'est mon outil d'IA préféré. C'est tout simplement là que j'ai construit mes 50 agents IA. Je les adore, je bosse avec eux tous les jours. Peut-être qu'ils sont en train de bosser pour moi pendant que je suis en train de tourner ce podcast. Donc la bonne nouvelle, c'est qu'avec le code SOLONATION, tout en majuscule, vous allez avoir un mois gratuit pour tester Dust. Donc allez-y les amis, construisez vos premiers agents IA et pour vous aider à vous lancer, je vous donne mon modèle gratuit d'agent IA qui fait ma veille automatisée. Ça, ça marche bien que vous soyez directeur, manager, freelance ou entrepreneur. Allez-y, copiez, collez, allez dans Dust et éclatez-vous et vous nous remercierez plus tard. Allez, c'est parti pour l'épisode. Salut les amis, hyper heureuse de vous retrouver dans ce lieu magnifique. Vous trouvez qu'il est sympa mon petit Airbnb pour la semaine là ?
- Speaker #3
Pas mal du tout.
- Speaker #0
Vous voulez faire un truc un peu sans façon ? Vous vous accueillir un peu modestement ?
- Speaker #2
Relax,
- Speaker #3
ouais. On est pas mal là.
- Speaker #0
Allez, sérieusement, je voulais remercier infiniment le château de la Bourdonnée qui nous accueille pour ce tournage dans ce lieu magnifique. Donc là, en bas, il y a les jardins. On va les visiter tout à l'heure. Si vous venez à Maurice, on vous met le lien en description. Il faut absolument que vous passiez les voir. Et puis voilà, nous, on est pas mal pour ce plateau. En plus, le sujet va être un peu chaud. Donc je pense que c'est bien qu'on soit un peu à l'air là sous la colonnade. Vous en pensez quoi ?
- Speaker #1
C'est un sujet rigolo. Avec une très belle intro. On va être contents les gens qui regardent ce podcast.
- Speaker #0
Ils vont pas être déçus du voyage. Alors attends, le truc, c'est que je n'ai pas encore présenté mes invités. Ils ne te connaissent peut-être pas. Fabien, alors on va commencer par toi parce que tu es le local de l'étape. Fabien Blau, donc toi, tu es entrepreneur en ligne. Vous avez le podcast Les Darons du Biz. Avec ton compère Alexandre Ross, qu'on va recevoir aussi dans les épisodes. Et surtout, je t'ai choisi pour ce thème parce que toi, les salariés, j'ai l'impression que tu as, c'est pas que tu les aimes pas trop, mais tu les appelles les Denis et les Josiane.
- Speaker #1
Ah oui, ça peut arriver. Ça veut dire quoi ?
- Speaker #0
Pour toi, les salariés, c'est la loose d'être salarié ?
- Speaker #1
Non, c'est pas la loose, mais c'est la facilité. En fait, un, c'est la facilité et deux, ça t'entretient dans ta médiocrité. Oula ! Non mais c'est vrai ! En fait, quand t'es entrepreneur, t'es obligé de te sortir les doigts. Et vu que dans le salariat, déjà t'es capé, quoi qu'il arrive, même quand tu veux augmenter, ça prend des années. Et même si tu bosses bien, c'est pas parce que tu bosses bien que tu vas être augmenté ou que tu vas passer d'un poste à l'autre. C'est est-ce que t'es capable de montrer à ton supérieur hiérarchique que t'es bon ? Alors que, et je me suis rendu compte, je suis pas resté longtemps salarié, mais je l'ai vite quitté quand ma nouvelle bosse... elle passait la moitié du temps à aller voir le DG pour lui expliquer qu'elle faisait un travail extraordinaire. Et là, j'ai fait, ah ouais, mais en fait, moi, je ne peux pas rester là-dedans. Ce n'est pas possible. C'est la culture, en fait, non pas de la performance, mais de montrer ou de faire croire que tu es performant.
- Speaker #0
Du coup, ça te prépare bien à être influenceur, non ? Ou créateur entrepreneur en ligne. Sur ces plateaux, on a des avis un petit peu différents sur le salariat. Et évidemment, on est dans ce O-Nation. Valentine Elsmortel, merci d'être venue avec moi dans ce trip.
- Speaker #2
C'est super compliqué, vraiment.
- Speaker #0
Les conditions de travail sont extrêmement difficiles. Alors, Valentine, c'est trop marrant. Toi, tu me disais, en préparant cette émission, tu n'as aucun salarié dans ta famille. Tes parents, tes grands-parents, etc. C'est rare, ça ?
- Speaker #2
Oui, au final. Et donc, ce n'est pas la réalité que j'ai connue, au final. Se lever le lundi à 9h pour aller bosser pour quelqu'un d'autre. Enfin, plutôt partir travailler pour être à 9h pour travailler pour quelqu'un d'autre. Et par contre, on ne m'a jamais poussée à me lancer à mon compte. Parce que je pense, surtout mon père, je pense qu'il connaît tellement bien la réalité de ce qu'est d'avoir sa boîte, qu'au contraire, c'était plutôt, fais des bonnes études, tu vas trouver un bon travail. Mais j'ai toujours su que je me lancerais à mon compte. Je pensais que ce serait beaucoup plus tard. Par contre, on en reparlera.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas ta famille qui t'a poussée.
- Speaker #2
Non, c'était même plutôt l'inverse. Mais après, le mindset est là, tu vois, tu ne peux pas changer ça.
- Speaker #0
Ok, ça marche. Hugo Benz, salut Hugo, bienvenue sur ce plateau. Tu reviens avec nous sur les numéris.
- Speaker #3
Je connais.
- Speaker #0
Oui, tu connais. Alors toi, tu es un ancien patron. Tu es allé jusqu'à 40 salariés, c'est ça, dans ton ancienne boîte ?
- Speaker #3
Oui, c'était la pire vie que j'ai eue. Je pourrais faire le mec et dire que ce n'était pas pour moi, donc j'ai arrêté. Non, c'est le fait que la boîte s'est complètement crachée. C'est ça qui m'a fait arrêter. Et surtout, je me suis dit qu'il fallait arrêter de se leurrer. Je pensais que pour réussir, il fallait lever des fonds, il fallait avoir le maximum de salariés, faire le maximum de chiffre d'affaires. Et en fait, c'était juste une vie d'enfer pour moi. Et donc maintenant je suis mieux tout seul avec plein de freelance, je suis mieux avec ces gens là parce que je pense que c'est ils ont quand même des cerveaux semi salariés, semi entrepreneurs donc du coup ils ont là ils sont un peu là maléables comment on dit qu'ils sont maléables maléables voilà.
- Speaker #2
Ils s'adaptent aux deux mondes.
- Speaker #3
Comme un salarié mais ils ont quand même aussi un peu cette liberté ce mindset un peu entrepreneur donc c'est pour ça que je préfère maintenant bosser avec eux.
- Speaker #0
Ça marche. Moi je voulais vous vous challenger sur un premier petit réacte C'est quoi, Jean, la phrase de salarié, la phrase typique de salarié, l'attitude qui, Jean, vous insupporte ? Vous vous dites, putain, mais maintenant que je suis entrepreneur, mais merci, au revoir.
- Speaker #2
Moi, je l'ai, c'est je ne suis pas payée assez.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Ah ouais ?
- Speaker #0
Vas-y, explique alors pourquoi.
- Speaker #2
Mais en fait, maintenant que je suis passée de l'autre côté, je le comprends. Et en fait, c'est normal, tu vas toujours... Allez, le chef d'entreprise, il ne va pas faire en sorte de payer mieux ses salariés. Et surtout, en fait, tu es juste là pour faire l'opérationnel. que la personne qui réfléchit, qui pense le business, qui a la vision, n'a pas le temps de faire. Donc, en fait, c'est une petite main. C'est affreux à dire, mais c'est la réalité. Donc, en fait, c'est normal que tu ne sois pas si bien payée que ça. Mais c'est affreux, je comprends. Dans les commentaires, vous n'allez pas être content.
- Speaker #0
C'est bien, c'est bien. Ça va nous envoyer un peu de haters. Mais clairement, en fait, je pense que dès que tu es entrepreneur, tu commences à calculer ta marge dans tes trucs, tu calcules tes coûts. Et tu le dis, tu n'as aucun intérêt, je ne sais pas, d'augmenter les gens de 10% par an automatiquement.
- Speaker #1
Après, quand tu es salarié, tu es payé à la valeur que tu amènes. Donc, si tu n'es pas assez payé, c'est que tu n'as même pas assez de valeur.
- Speaker #0
Est-ce que tu es payé à la valeur ou autant ? Parce que moi, j'ai l'impression aussi que dans le salariat, il y a vraiment… Tu demandes aux gens qu'est-ce qu'ils apportent à l'entreprise. Dans certains postes, ils ne sont pas capables de le dire, en fait.
- Speaker #1
Non, mais justement, ils pensent être indispensables à l'entreprise. Ça, c'est un truc de salarié. Si je pars, en fait, là, ils vont être dans la merde. Parce que moi, tout ce que je gère, et en fait, non, aucun salarié n'est indispensable.
- Speaker #0
Déjà, ça, c'est vraiment un mindset du plus bas du plus bas, déjà, du salarié. Parce que déjà, quand t'es salarié et que t'as changé de boîte, tu sais bien que t'es pas irremplaçable, que les mecs te remplacent par quelqu'un et la vie continue. Quelle est la phrase qui t'insupporte chez les salariés ?
- Speaker #1
La phrase qui m'insupporte, c'est que tout le monde ne peut pas devenir entrepreneur.
- Speaker #0
Ah ouais, pourquoi ?
- Speaker #1
Parce qu'en fait, pour moi, c'est faux. Le salariat, ça a 100 ans. C'est arrivé avec l'industrialisation. Donc, avant, tout le monde était entrepreneur. On ne se posait même pas la question. Il n'y avait même pas de nom pour ça. Les guides étaient paysans. Tout le monde était entrepreneur. Le salariat est devenu la nouvelle norme qui est en train de se défaire. Parce que ce n'est pas la norme naturelle. Tu ne peux pas arriver dans une entreprise, rester trois mois pour ta période d'essai. Donc, pendant trois mois, tu es nickel. Tu fais tout bien. Et après, c'est bon, ta période d'essai, elle est passée. Et là, c'est bon. C'est bon, je suis en CDI, je suis pris. Mais comment veux-tu rester performant ? Tu vois, c'est terrible. mais
- Speaker #0
Dans cette sécurité, pour toi, la sécurité ne permet pas la performance.
- Speaker #1
Non, c'est impossible. Tu ne peux pas être entrepreneur, tu sais que tu es toujours en difficulté. Tu l'as dit, tu as perdu ta boîte de 40 salariés. Tu es obligé de te refaire, c'est comme ça que tu apprends. Donc, tu as fait l'erreur une fois, tu ne la refais pas deux fois. Et quand tu es salarié, quoi qu'il arrive, à la fin du mois, tu as ton salaire, que tu sois bon ou mauvais, et plus tu vas durer dans le temps, plus tu vas rester 10 ans, 15 ans, 20 ans dans la même boîte, moins tu es performant. Et le pire, c'est que si tu pars, tu sais que tu pars avec un gros chèque que la boîte devra te faire. Donc, en fait, il n'y a rien qui te pousse à la performance. Rien.
- Speaker #0
Hugo, attitude de salarié qui vous déneigt ?
- Speaker #3
Tu vois, là, on est début février. Tu vois, par exemple, c'est marrant, moi, j'ai deux grands groupes de potes. Et les deux, je les aime d'amour, il n'y a pas de problème. C'est mes potes d'école où là, en effet, la plupart sont salariés. Et j'ai mon groupe de potes entrepreneurs à Bordeaux, tu vois. du bonnet club que j'embrasse. Et tu vois, là, je voyais, là, je suis parti au ski avec mes potes d'école. Encore une fois, que j'adore. Et tu vois, c'était marrant. Ils avaient tous les mêmes discussions. Ils parlaient de leurs trucs de fin d'année. J'ai pris X bonus. Il y en avait qui disaient, ouais, j'ai pris 5% cette année. Je suis content. J'étais, waouh, ça... Genre, t'as travaillé dur. T'as pris 5% d'augmente. Je me suis dit, c'est pas le mot, c'est pas que ça me débecte. Je me dis, c'est quand même marrant que vous soyez content de ça.
- Speaker #0
Moi, j'avais qu'un entourage pur salarié. Et ça fait bizarre au début quand tu viens entrepreneur et que tu as les conversations avec eux. Et tu es là, ok, ça t'intéresse plus. Ce n'est plus du tout les mêmes moods. Et déjà, quand tu pars aussi de l'entreprise, les gens, il y en a plein aussi qui s'en foutent de ta trajectoire. Comme tu es devenu entrepreneur, tu deviens un ovni pour eux. Moi, la phrase qui me... Je ne peux pas blairer, c'est... Ah, ça, c'est Pierre. C'était vraiment cliché, mais il y en avait vraiment qui étaient comme ça. C'est comme un lundi. Donc, tu sais, le gros râleur de l'offense space qui est là, machin. Et ça, déjà en salarié, je supportais pas. Parce que je trouve que déjà en salarié, tu peux quand même aménager ton taf pour que tes compétences les meilleures s'expriment. Et tu vois, quand t'es cadre notamment, t'as la capacité de pas subir ton taf toute la journée. Eh ben non. Même là, déjà, il y a des gens qui se sentaient obligés par l'entreprise d'être dans certains critères, dans certains trucs. Et moi, les râleurs aussi, je ne supporte pas. En général, sur les réseaux sociaux, mais alors dans l'open space, je souffrais énormément d'avoir des... Puis en plus, les râleurs, ce n'est pas toujours ceux qui sont les plus constructifs. Tu vois,
- Speaker #3
j'avais une question par rapport à ce qu'on disait juste avant. C'est marrant quand ils se comparent leur package. Donc, ils parlent du fixe, du variable, du ci, du ça. Et tu vois, moi, je vois avec mes potes entrepreneurs, en fait, même moi, je crois que je ne sais même pas comment j'ai gagné l'année dernière exactement. Je sais pas vous voyez ce que vous parlez, genre est-ce qu'avec vos potes entrepreneurs, genre est-ce que vous parlez de votre salaire ou entre autres, en fait on en parle pas tellement. Non,
- Speaker #1
salaire non, non, non, on va plutôt parler, ouais même pas chiffre d'affaires, mais même je sais même pas le chiffre d'affaires qu'on a fait la dernière exactement.
- Speaker #3
Mais on parle plutôt de nos problèmes, nos problématiques, comment, limite on se roste plus entre nous tu vois. Toi limite, bah là nous ça fait deux jours qu'on est arrivé à Boris, là vous m'avez tous rosté en disant toi quand tu fais ça je comprends pas, quand tu fais ça. Bah ouais mais en fait c'est bien parce que tu vois du coup on est plus dans ces discussions là. plutôt que de mettre notre top sur la table et faire les comparais.
- Speaker #2
Oui, et voir comment améliorer nos offres, nos produits. On a beaucoup parlé de ça aussi, le delivery client, etc. C'est tous les sujets qu'on a eus. Et c'est vrai que des salariés, entre eux, ils ne vont jamais se dire « Tiens, comment est-ce que je peux faire pour améliorer mon travail ? » Oui, en plus,
- Speaker #0
les clients de l'employeur ou de l'entreprise, ils ne vont pas se dire « Est-ce que moi, dans ma posture de salarié, je mérite qu'on me donne plus ? Est-ce que j'ai été mis en avant ? » Et puis,
- Speaker #3
ils parlent de stratégie, ils parlent de politique, ils expliquent comment. Tu vois, ils se mettent bien avec ci, ça. En fait, du coup, ça me fait halluciner de me dire, putain, ça, qu'une partie de ta fiche de poste, c'est de préparer où est-ce que tu seras dans deux, trois ans, en fait. Mais où est-ce que tu seras, toi, par la boîte, quoi. C'est vrai que c'est assez marrant, quoi.
- Speaker #0
Bon, racontez-nous dans les commentaires, c'est quoi les attitudes qui vous font un petit peu vriller. Je sais que vous allez être nombreux, vous avez des freelances, des entrepreneurs, des gens qui embauchent aussi des salariés, et puis des salariés dans l'assistance. Donc, ne soyez pas timides. Je crois qu'il y a à peu près, on va dire, 50 %. de l'audience qui n'est pas encore complètement lancée, qui est salarié diversifié, qui est en side business. Donc, soyez tranquilles, on est la Solo Nation. On a tous commencé comme ça aussi. Donc, vous pouvez vous exprimer dans le chat. Allez, on s'est bien échauffé. J'ai emmené mes petits drapeaux avec moi dans ma valise, où vous les voyez. Je vous propose qu'on fasse un petit jeu pour parler un petit peu de ce fameux état d'esprit du salarié et comment s'en détacher pour se lancer dans l'entrepreneuriat. Allez, c'est parti. Allez, on va prendre les drapeaux.
- Speaker #3
Là, il y a Jingle et tout, là.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais. Il y a Postprod et tout, quoi. Là, c'est grosse production.
- Speaker #0
Ah, Grosse Pod, Grosse Pod. Allez, on va prendre les petits drapeaux. Je vais vous faire jouer un petit jeu. Je me faisais la réflexion que, finalement, c'est pas tant le salariat, quoi, enfin, le salarié qui est un loser, c'est que parfois, quel que soit le statut des gens, salariés, freelancers ou entrepreneurs, on n'ajoute pas le bon mindset, quoi. Vous ne trouvez pas... Par exemple, moi, quand j'étais salariée, j'étais salariée modèle, mais j'étais... J'avais l'impression que j'avais quand même un mindset un peu de... Enfin, de conquête, quoi. Tu vois, je faisais des trucs d'autonomie et tout ça. Donc, je voulais voir avec vous si je vais vous donner des situations. Et vous allez me dire si c'est plus un mindset de salarié ou un mindset d'entrepreneur. Et on va voir justement si c'est le statut qui sait la performance ou si c'est au contraire le mindset. Alors, est-ce que vous êtes prêts ?
- Speaker #3
Yes. Quelle couleur et quoi ?
- Speaker #0
Alors, entrepreneur, on va dire violet.
- Speaker #3
Vas-y.
- Speaker #0
Et jaune, on va dire salarié.
- Speaker #2
OK.
- Speaker #0
Allez, c'est parti. 3, 2, 1. J'attends qu'on me dise quoi faire. évidemment bon là elle est facile c'est pour sa chauté vous le remarquez aussi chez les chez les freelances tiens par exemple parce qu'on a dit ils sont un peu à mi-chemin parce que c'est complètement c'est complètement un mix des deux en fait ouais ça reste un peu que ce soit les les
- Speaker #3
consuls en fait être entrepreneur c'est pas avoir un numéro de sirète c'est quand même un état d'esprit mais donc du coup c'est pour ça que les gens qui sont freelances qui se mettent quand même sur LinkedIn signaux de ma propre boîte de une personne quoi tu vois c'est pas c'est pas Merci. Je ne sais pas s'ils rentrent dans la case des entrepreneurs. Et encore une fois, le but, ce n'est pas de dire, être entrepreneur, c'est bien et les autres, c'est naze. Mais bon, c'est quand même deux états d'esprit de firme. Toi,
- Speaker #0
tu as des freelances aussi ? Tu en embauches un peu ?
- Speaker #1
Oui, on travaille avec des freelances.
- Speaker #0
Ils ont une attitude d'entrepreneur quand même par rapport à des salariés, si tu avais des salariés in-house.
- Speaker #1
Oui, alors nous, en fait, avec le temps, ça fait quand même un moment qu'on fait ça. Donc, on s'est rendu compte qu'il y avait des freelances avec des mains de salariés. En fait, qui sont en mode salariat et qui ont besoin d'être managés. D'ailleurs, le management, c'est un truc pour gens qui ne font rien. Et donc, il faut des personnes qu'on paye pour motiver des gens à travailler, qui lui-même a un mec au-dessus pour le motiver à manager.
- Speaker #0
Tu payes les gens deux fois,
- Speaker #1
en fait. En fait, oui, tu payes des gens qui ne sont pas assez performants. En fait, même quand tu prends un salarié sur une tâche, sauf pour une grosse boîte, mais sur une petite boîte, par exemple, nous, si on prend un salarié, tu n'auras jamais 35 heures à lui donner du taf là où il est excellent. Donc en fait, il se retrouve à faire des trucs où il n'est pas bon. Mais vu que tu le payes, tu es obligé de lui donner du taf sur un truc où il n'est pas bon. Donc s'il n'est pas performant, tu commences à grossir ta boîte. Donc ça, tu as ça à plusieurs niveaux. Donc tu es obligé de mettre un mec au-dessus pour leur dire quoi faire. Et nous, ce qu'on fait maintenant, c'est que déjà, on ne manage jamais nos équipes. Il n'y a pas de management. Il n'y a pas de réunion. Il n'y a pas de trucs tous les lundis. Il n'y a pas de trucs trimestriels. Il n'y a pas de trucs semestriels. Il n'y a pas d'objectifs annuels. C'est en gros, tu fais ton taf. Personne ne t'embête. On ne te dira rien. étaient autonomes. Ils sont obligés, quand ils travaillent avec nous, d'avoir cette attitude et d'être des entrepreneurs. Sinon, on arrête, mais ça s'arrête tout seul parce qu'il n'y a pas de réformance.
- Speaker #0
C'est intéressant. Je pense que c'est la diff entre un freelance débutant, où tu vas tout le temps parler avec ton client, et le freelance expert. Ce que je kiffe aussi, je ne travaille que avec des freelances seniors, qui me coûtent cher, mais que je ne prends pas forcément beaucoup d'heures. Et pareil, nous, on a un groupe WhatsApp, on s'écrit une fois de temps en temps, mais c'est tout, c'est une réunion et tout. Donc ça, c'est tellement confortable par rapport aux salariés. Donc oui, si vous êtes encore salarié, je pense que la première attitude, c'est commencer à avoir un peu plus d'ownership, même dans son propre travail. Et moi, j'ai vu des différences, on en parlait tout à l'heure, de prise d'initiative de son propre taf. Allez, deuxième situation. Je travaille beaucoup, donc je suis brillant, je suis efficace parce que je travaille beaucoup.
- Speaker #3
Ça peut être les deux, ça. Moi, des entrepreneurs qui se disent de charbonneurs, qui travaillent de 7h à 22h, au final, ce n'est pas parce que je travaille beaucoup que ça m'impressionne.
- Speaker #0
Exactement. Moi, j'ai pareil, j'ai levé le drapeau entrepreneur parce que je trouve que ça, c'est une constante. C'est une espèce de truc sacrificiel où en fait, ce mythe de travail, meilleur je suis, et aussi cette glorification du charbon quand tu es entrepreneur, c'est un peu bizarre. Toi, tu dis quoi, Valentin ?
- Speaker #2
Moi, j'étais plus sur salarié parce que je pense que j'ai tellement bossé pour justement avoir ce côté, je bosse, je charbonne, regardez comme c'est important. Mais on a quand même cette valorisation et surtout ce côté je reste plus longtemps. Justement, tu parlais des open space. Rester un petit peu plus tard pour montrer qu'on est là, arriver plus tôt. Je l'ai fait, moi j'étais déter quand j'ai été salariée pas longtemps, mais j'étais là méga tôt parce que j'étais là, ouais j'espère qu'ils le verront et que c'est comme ça. Et en fait, au final, c'est pas toi qui as la promotion parce que t'es pas rentrée dans le moule qu'ils attendent et t'es dégoûtée.
- Speaker #0
Déjà, il vaut mieux rester tard qu'arriver tôt quand tu as une promotion. Parce qu'en fait, moi j'étais au COMEX d'une grosse boîte. les top managers restent tard. C'est des mecs, souvent. Ils ne vont pas chercher les enfants à l'école. Donc, si tu arrives tôt, comme une grosse victime à 8h du mat', ils ne sont pas là parce qu'on était en déplacement tout le temps. Moi, j'arrivais à 10h au bureau.
- Speaker #2
Moi, à 7h.
- Speaker #0
Donc, il vaut mieux rester tard que tôt.
- Speaker #1
Rien que ça, c'est l'enfer.
- Speaker #0
C'est l'enfer.
- Speaker #1
T'imagines, moi, j'avais un pote. Il voulait monter DRH et il ne branlait rien de la journée parce qu'il n'y avait rien à faire. En fait, il était RH, il n'y avait rien à faire. Il venait tôt le matin parce que le DG était là tôt le matin, et il partait le soir. Et il jouait derrière son ordinateur. Il jouait au solitaire. Pour faire croire qu'il était là tôt, qu'il était présent et tout. Et donc tout le monde pensait, putain le RH il est là, il est sérieux et tout. Et il est devenu DRH. C'est terrible.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on n'a pas du tout ça là. T'as beau faire des stories en disant que tu bosses jusqu'à 4h du mat, tout le monde s'en fout, si ton père est fou, en tant qu'entrepreneur ça marche pas.
- Speaker #3
Tu peux t'auto-pignoler, ça ne suffit pas. C'est bon.
- Speaker #1
Et aussi, c'est un truc d'entrepreneur débutant, ça, de beaucoup travailler.
- Speaker #3
Et de vouloir le montrer.
- Speaker #1
Et de surtout le montrer, parce que c'est, bon voilà, regardez-moi comment je charbonne, je suis un travailleur. Et en fait, quand t'es entrepreneur, c'est pas ton volume de travail qui est intéressant, c'est ta capacité à sélectionner les tâches qui rapportent de l'argent.
- Speaker #0
Il faudrait qu'ils viennent faire un stage avec nous, les entrepreneurs débutants, parce que là, sur Maurice, on ne bosse pas des masses. Enfin, on crée du contenu. Je veux dire, je ne chine pas. Alors qu'on a des gros business, on fait quoi ? Une demi-heure de taf vite fait un peu dans la soirée entre deux romains anglais.
- Speaker #3
Après, soyons sympas avec nous-mêmes. C'était le week-end quand même, on avait le droit. Là,
- Speaker #0
on est lundi. On était off.
- Speaker #3
Là, on est levé depuis six heures quand même. On a mis un réveil et tout. Oui,
- Speaker #0
c'est clair.
- Speaker #3
On s'est couché tard.
- Speaker #0
Allez, je préfère toucher un salaire fixe. Je préfère toucher un revenu fixe que du variable incertain.
- Speaker #1
Et ça, ça peut être un peu les deux quand même.
- Speaker #0
Oui, je suis d'accord. Et ça, c'est marrant, notamment les freelances au début. Il y a vraiment cette obsession pour l'édicat par mois. Tu sais, sur LinkedIn, le smithing LinkedIn, avoir un revenu toujours le même et tout. Et moi, je trouve que quand tu commences à embrasser la montagne russe avec vraiment des sinusoïdes, des gros lancements, des gros creux et tout. Là, tu commences à doubler, tripler ton chiffre d'affaires. Parce que tant que tu lisses, tu ne prends jamais de risque. Tu peux toujours vendre des petites commissions.
- Speaker #3
Quand on parle de 10 000 euros de chiffre d'affaires, 10 000 euros de marge, 10 000 euros de salaire, quand les gens disent ça, parce que ça, c'est ton statut, ton dur, simple, machin.
- Speaker #0
Par exemple, j'étais sales en freelance. Et en fait, quand j'ai compris que je gagnais plus, moi, je l'avais compris déjà en tant que salarié. Quand tu es sales, tu gagnes plus avec ton variable qu'avec ton fixe. Donc, si tu es bon... Vous venez d'accéder. Moi, j'avais genre un 70-30. J'avais 30% de mon salaire qui était variable. Et en fait, mes copains, ils étaient là. Mais c'est un truc de ouf. Pourquoi t'as pris ça ? C'est nul et tout. Ton fixe est plus bas. Sauf que je surperformais mon variable tous les ans. Et du coup, ça m'a permis de faire des salaires à ces chiffres. Qu'un cadre lambda sans variable, avec l'intéressement, les pauvres trucs, 3 000 euros par an, ça ne suffisait pas. Voilà.
- Speaker #1
Je te dis un truc intéressant. Il y a un grand fantasme chez les entrepreneurs qui perdure. C'est de toujours avoir... ton même revenu mensuel et en fait de le monter toujours un petit peu, avoir le fameux revenu prédictible. En fait, si tu es entrepreneur et tu as un revenu qui est toujours le même et qui monte tout doucement, ça veut dire qu'en fait, tu pourrais être beaucoup plus haut. Tu ne peux pas être au même niveau tout le temps. C'est-à-dire que tu ne fais pas assez de lancements, c'est-à-dire que tu n'es pas assez bon en marketing parce que tu es obligé de faire ça sur un moment et les mois d'après, tu retournes plus bas. Si ton business ne fait pas ça, c'est que tu passes à côté de beaucoup d'argent.
- Speaker #0
Super intéressant. On voit bien la différence de cours dans le freelance, plutôt des missions, des missions de manque, des mots de mot client. Moi, dès que je suis passé solopreneur, les lancements que tu prépares. Et quand tu prépares aussi, quand tu charbonnes, quand tu fais des contenus et tout ça, tu n'es pas busy sur ton lancement et tout. Donc là, tu fais moins de chiffre d'affaires.
- Speaker #3
J'avoue que moi, ma vie, c'est vrai que c'est vraiment ça. Mais des fois, du coup, on essaie de trouver les solutions pour rester tout le temps là. Mais ça ne marche pas en fait. Non,
- Speaker #1
en fait, si tu es tout le temps là, c'est-à-dire que tu es tout le temps comme ça, c'est-à-dire qu'en fait, tu devrais être encore plus haut. Tu ne peux pas maintenir le même niveau. C'est un fantasme. Après, beaucoup d'infopreneurs courent après. Franchement, je ne l'ai jamais vu. Jamais, jamais.
- Speaker #2
Pour moi, l'objectif, c'est de faire ça. Si on parle de courbe.
- Speaker #0
En cumulé.
- Speaker #1
Oui, après, oui. Chaque mois, de plus en plus. Non, mais tu ne pourras jamais faire chaque mois de plus en plus. Si tu fais chaque mois de plus en plus, c'est que tu ne vends pas. C'est aussi simple que ça.
- Speaker #0
Moi, je sais que j'en suis encore là. C'est bien, c'est bien, ça progresse. Mais oui. Je viens de faire mon premier mois sur juste les ventes sur System.io. Et j'ai aussi du sponsoring à côté. À 99 000, 9 000, quelque chose. J'ai fait un screenshot dans l'avion.
- Speaker #2
Le mois de janvier ? Ouais. Oh ! Elle a fait son cœur en juin ?
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #3
ouais. Ah non, elle n'a pas fait son cœur, Nico. Alors, on t'ai testé.
- Speaker #0
Et après, je rajoute les sponsors. Mais c'est stylé, quand même. Ouais, c'est bien. Mais c'est sûr que j'ai eu des gros mois.
- Speaker #3
Si tu faisais ça tous les mois, tu ferais un nouveau Nico.
- Speaker #2
Allez !
- Speaker #0
Allez, on y croit, on y croit.
- Speaker #2
Tu pourras dire, j'ai un seven-figure business sur LinkedIn.
- Speaker #0
Et je pense qu'on va le faire. Si on est déjà à l'île Maurice, alors là, je pense qu'on va le faire. Seven figures, mon gars, laisse tomber. Allez, situation. Entrepreneur ou salarié, je passe ma vie en formation.
- Speaker #3
Je découvre plutôt ça, mais du coup, moi, ceux qui font ça, des fois, je comprends pas aussi, tu vois.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #3
Mais c'est vrai que moi, je suis peut-être à une extrême. C'est vrai que moi, j'avoue que je fais jamais de formation, de coaching et tout. Alors qu'en vrai, des fois, c'est pas mal quand même de se reformer, de prendre un coach plus high level qui va justement te roaster et te... Moi, je fais plus ça avec mes potes entrepreneurs, tu vois.
- Speaker #0
Alors, quand je dis en formation, c'est global parce que pour moi, quand on fait un mastermind... et je trouve qu'il y a beaucoup plus quand t'es entrepreneur le côté je me forme en permanence sinon t'es largué, je sais pas tous les jours on apprend des trucs alors que quand t'es en salarié t'as plein de formations et tu les subis de ouf tu les choisis pas, t'es vénère, moi j'étais formatrice en entreprise et ils me disaient ouais j'ai pas choisi d'être là et t'as tant qu'on te dise en quoi tu dois être formé,
- Speaker #2
genre regarde l'IA, nous on est au taquet on connait tous les outils etc alors que les salariés je suis sûre qu'ils sont en train d'attendre qu'on leur amène la formation, où ils vont passer deux jours, où de toute façon, ils ne vont rien écouter parce qu'ils sont sur leur ordinateur en train de répondre à leurs emails, typique. Et pour après dire, oh, c'était chiant.
- Speaker #0
Est-ce qu'il n'y a pas un peu le côté aussi, les salariés qui veulent devenir entrepreneurs, Fabien, ils passent du temps à se former, à écouter plein de podcasts,
- Speaker #2
mais ils ne se lancent jamais ?
- Speaker #1
Oui, il y a ça, mais tu sais, tu as le salarié aussi freelance qui a créé sa micro-entreprise à côté. Et il fait un petit peu des trucs en plus. Au final, il ne fait rien. Non, mais c'est vrai, il n'arrive pas tout le monde, évidemment. Je caricature exprès. Mais en fait, moi, je me suis rendu compte, même chez nos clients qui débutent, qu'ils passent beaucoup de temps à jouer à l'entrepreneur et à ne pas devenir entrepreneur. En fait, il y a un changement de statut dans la tête des gens. Ce n'est même pas le statut social. C'est de quitter ce salariat pour passer à entrepreneur. En fait, tu changes quand même de personne.
- Speaker #3
Ouais, carrément.
- Speaker #0
Attends, de statut social, attends, je rebondis. Moi aussi.
- Speaker #3
T'as abattu une personne.
- Speaker #0
Moi, j'étais quand même au Comext, au Comext de Sixte. Tout le monde me démarchait toute la journée. J'étais directrice commerciale, j'étais importante, j'étais invitée aux événements. Là, je suis devenue une petite freelance, mais personne n'en avait rien à foutre de moi. Ça fait quand même un trouble d'air quand même, quand t'es un peu... C'est peut-être pour ça que j'ai recréé mon podcast appelé Pointe-Lin, en fait. I'm somebody. Bon, allez, dernière situation. Je suis jaloux de ceux qui réussissent mieux que moi.
- Speaker #1
Oh, les deux,
- Speaker #2
hein.
- Speaker #1
Oui. Moi, je suis plus... Non, généralement, les entrepreneurs...
- Speaker #3
Il n'y a pas d'entrepreneurs qui sont jaloux des autres. Oui.
- Speaker #1
Oui, mais oui. Je ne sais pas.
- Speaker #2
Et qui n'attendent qu'une seule chose, c'est de devoir machin, machin, faire un burn-out, se cramer, etc. Oh, quand même quoi !
- Speaker #3
C'est la félicitation, il y a plus d'avenir quand même. Ah non ! Ouais, c'était pas de la jalousie.
- Speaker #2
Non, non, il y a trop de gens qui attendent que plein de gens qui sont à leur top descendent.
- Speaker #3
Bah, tu traînes avec des fils de pute, toi.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça, c'est ça. Non mais c'est vrai ! Tu changes de fréquentation, Valentine ! Viens nous montrer des bisous, mours ! Non, en vrai, quand t'es dans un bon environnement, en fait, quand toi t'as réussi, t'es content que les autres réussissent.
- Speaker #3
C'est là que tu vois que tu as un bon groupe de potes, c'est quand vraiment il y a une émulation et qu'il y a une vraie joie des autres.
- Speaker #2
Si, mais quand on va sur thread ou même va voir les commentaires sur Instagram, les gens l'attendent. La seule chose, c'est de voir les gens entendus.
- Speaker #0
Moi, je trouve qu'il y a beaucoup de salariés qui critiquent les entrepreneurs alors qu'ils n'ont rien fait. Nia, nia, nia, nia, bah super, je trouve qu'on va y avoir droit, bah oui, c'est sûr, Aline Morier, c'est un nia, une photo en maillot, dans l'insidien. Mais entre entrepreneurs, il y a plus le côté, moi, on s'aide à réussir, on ne va pas se... piquer du gâteau en fait c'est chacun va se créer son propre gâteau alors qu'en salariat notamment dans une même boîte tu vas pas aider tes potes à avoir une promotion si c'est toi que tu pourrais l'avoir aussi toi mais moi je les fais ouais quand j'étais salarié ou l altruisme c'est oui oui oui oui tu vois je n'ai pas fait pour être salarié j'avais rien compris au game mais c'est vrai que tu as raison en fait les
- Speaker #1
salariés sont plus en compétition avec eux mêmes plutôt que d'entrepreneurs entre ouais ouais parce que pour nous en tant que comme tu dis solo preneur Oui. En fait, le gâteau est généralement assez large. On peut être amené, justement, même à faire des vidéos avec des concurrents, alors qu'on vend le même produit. Mais en fait, ça ne tire pas les mêmes personnes. Donc, le gâteau, il est tellement large encore que...
- Speaker #0
Tiens, tu as raison. Moi, j'essaye de faire beaucoup d'OP collaboratives. Et franchement, quand les gens ne répondent pas ou ils se sentent un peu menacés, je me dis, mentalité de salarié, tu vois. Je me dis un peu, c'est abusé. Alors que c'est vrai qu'on n'est plus fort quand on unit nos forces. Oui, il y a des petits moments où on vend un peu les mêmes produits et tout, mais ça permet de mutualiser, donc c'est beaucoup plus cool.
- Speaker #1
Mais tu sais, vendre les mêmes produits, ce n'est pas un problème. Parce qu'en fait, le marché, aujourd'hui, il s'est mis au high ticket. C'est-à-dire que tu ne peux plus vendre du low ticket ou du middle, genre quelque centaine d'euros, tu galères. Il faut vraiment passer sur plusieurs milliers. Et en fait, tu attires une certaine clientèle. Et en fait, c'est des gens qui achètent à plusieurs endroits. Typiquement, quelqu'un peut acheter chez toi, il peut acheter chez moi, il peut acheter chez toi et toi. Ils changent parce que c'est des gens qui continuent à se former. Donc, en fait, ce n'est pas un problème de même que tes clients aillent chez ton concurrent. Il reviendra tout au tard.
- Speaker #0
Bien sûr. Bon, alors, pour clôturer ce petit jeu-là, j'aimerais bien savoir, donnez-moi un petit dos un peu vulnérabilité, machin. Est-ce que vous, dans votre vie d'entrepreneur, vous vous dites à certains moments « Ah, là, j'ai un mindset un peu faiblard, quoi. Je n'ai pas assez travaillé sur moi-même. » Genre « Ah, putain, cette réaction. » Je l'avais encore il y a 5 ans quand j'étais salariée. Est-ce que vous avez encore des petites némésites comme ça, des moments où vous vous dites, je ne suis pas encore assez avancée ?
- Speaker #2
Alors, moi, c'est quand je n'ai pas parfois les résultats que j'espère avoir. Je me dis, mais pourtant, j'ai beaucoup travaillé. Tu vois, j'ai encore ce truc, il est encore là. Et je me dis, oui, mais après, si je suis dans l'autre posture, je me dis, OK, mais qu'est-ce que j'ai réellement fait ? Ben ouais, si tu as passé beaucoup trop de temps à réfléchir aux détails de ta page de vente, mais pas spécialement à des détails plus importants. C'est juste normal en fait.
- Speaker #0
Je me suis fait roster hier là par Kevin, vous le verrez dans les autres émissions aussi, et il me dit « Ah ouais, t'aimes bien travailler toi ? » L'air de dire, et c'était pas un compliment, genre tu te complexifies la vie quoi. Du coup je me suis dit « Ah ouais, sur travail, sacrifice, tout ça. » Hugo ?
- Speaker #3
Bah moi je sais pas, j'ai pas l'impression d'avoir des attitudes de mode dur en fait.
- Speaker #0
Bah c'est bien.
- Speaker #3
Non mais en fait le truc c'est que même quand moi j'étais salarié il y a 15 ans, en plus j'étais intrapreneur, mon boss c'était Christophe Charmé qui avait fait 6 discounts. où en fait, il n'y avait que des entrepreneurs dans sa boîte. C'était que des entrepreneurs et il nous laissait l'autonome. Donc en fait, je ne sais même pas trop ce que c'est. En fait, c'est de faire de la politique et tout. Ça, je l'avais un petit peu. En effet, j'avais tôt parce que je voulais lui plaire, etc. Aujourd'hui, je ne sais pas, je ne me dis jamais.
- Speaker #0
Est-ce possible que ça, c'est où ? Dans les sponsors ?
- Speaker #3
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ça aide de connaître les codes d'une entreprise corporate. Ah oui. C'est sûr que tu l'utilises dans ton agence d'influence.
- Speaker #3
Franchement. Franchement, ça ne va pas dire merci pour la passe D, mais je ne vais même pas la saisir parce que je ne crois pas. Non,
- Speaker #0
ça ne va même pas. Fabien, tu es complètement déconstruit.
- Speaker #1
Oui, non, je pense.
- Speaker #0
Je vais te dire ce mot. Déconstruit.
- Speaker #3
Tu es déconstruit comme un gros bafoufrasse d'une vie de gauche. De LinkedIn. Non,
- Speaker #1
je pense que... Non, je n'ai plus ça.
- Speaker #0
Pendant un moment, j'avais le truc de procrastiner et de faire des trucs inutiles. Et en fait, maintenant, à force de faire, c'est vraiment le truc, c'est comme je dis toujours à mes clients, c'est quand tu fais une action, est-ce qu'elle te rapproche de tes objectifs ? En fait, ne fais pas un truc si ça ne te rapproche pas de tes objectifs.
- Speaker #1
Donc ça, tu as raison. On pourrait dire que ça se rapproche d'un truc de salarié. Ou en fait, à un moment donné, c'est vrai que tu te dis, je remplis ma journée. Mais en fait, c'est pas parce que t'as rempli ta journée que t'as fait des trucs importants, quoi, tu vois.
- Speaker #2
Là, on faisait dans le van aussi ce matin, répondre aux mails. Pareil, tu vois, il y a des gens, ils sont encore en mode, bah, chaque jour, il faut que je réponde à tous les mails dans tant de temps. Ah ouais.
- Speaker #1
Moi, j'ai un peu ça encore. Tu vois, ça, c'est peut-être, ça, c'est encore un truc que j'arrive pas à 100% gommer, quoi. Moi, j'ai une boîte mail où je, moi, j'ai toujours entre 100 et 200 mails non répondus.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #1
Mais c'est quand même toujours un truc qui me gêne, quoi, tu vois. Moi, j'adore quand elle est vide. Ouais, elle se remplit tout de suite, tu vois, mais...
- Speaker #0
Moi aussi, j'en ai 85 000.
- Speaker #1
Moi, je les classe au fur et à mesure. Je réponds que si on me relance.
- Speaker #3
Moi, je les reporte. Mais par contre, je me souviens quand j'étais salariée, j'avais les deux écrans et un, on était obligé que ce soit la boîte mail. Je n'ai jamais... À chaque fois que tu recevais un mail, tu répondais tout de suite.
- Speaker #2
Tout de suite, tu interromps tout ce que tu fais d'utile pour la boîte et tu réponds à un mail avec... Génial. Moi, je ne répondais pas à mes mails déjà quand j'étais salariée, donc du coup, ça ne change pas. Moi, j'ai gardé un peu le besoin de reconnaissance. C'est le côté people pleaser, le côté bon élève. J'étais vraiment employée modèle, fille de prof, naninana. Et du coup, je le retrouve un peu dans le côté création de contenu, tu vois. Besoin de validation, je ne sais pas comment dire. Et j'avais vraiment besoin, un de mes moteurs, c'était qu'on me dise, c'est bien ton travail. Et je sais que c'est dangereux parce que du coup, des fois, ça fait que tu ne prends pas trop de risques. Donc, je le travaille. Et bon, je pense que c'est aussi pour ça que je crée un peu de contenu pour me rassurer aussi. Allez, dernier petit tour de Tom. Est-ce qu'il y a un truc impératif à gommer pour les salariés qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat en termes de mindset ? Est-ce qu'il y a un truc fatal qu'ils peuvent travailler dès maintenant ? Là, ils regardent cet épisode et ils disent « Allez, je pose dessus » . Présentéisme, on a dit.
- Speaker #1
Non, en fait, pour moi, la définition même de l'entrepreneur, c'est un individu qui a une capacité à prendre des risques au-dessus de la moyenne. Et en fait, pour moi, quelqu'un qui ne prend pas de risques, il n'a pas vraiment le mindset entrepreneur. En fait, le salarié, s'il n'est pas prêt à tout quitter et à se mettre en risque… Sachant qu'encore une fois, malgré tous les défauts de la France, il y a quand même ce délire du chômage qui n'est pas idiot pour ne pas prendre de risques, justement. Et mettre un mini-pied dans le précipice, s'ils ne le font pas, c'est qu'ils n'ont pas envie de le faire.
- Speaker #3
Moi, je dirais changer de « ok, je suis ça comme métier » et plutôt « j'aide maintenant les gens, je règle ce problème » . Tu vois, par exemple, le graphiste à la rive va dire « je suis graphiste, je fais des logos » . Ok, si tu te lances avec cette optique... Du coup, je suis graphiste et je fais des logos, ça va être compliqué. Ce que tu dois faire, c'est plutôt de se mettre en mode. OK, maintenant, je vais créer des identités visuelles pour que les gens soient reconnaissables et puissent trouver plus de clients. C'est ce que j'appelle... Oui, et pensez vraiment...
- Speaker #2
Non, pardon, vas-y. Vas-y,
- Speaker #3
vas-y.
- Speaker #2
J'appelle ça le freelance fil de poste.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #2
Donc, je suis... Oui.
- Speaker #3
Et tu sais, sur l'épisode sur LinkedIn, on en parlait, le fait que les gens n'arrivaient pas à se positionner, à expliquer ce qu'ils faisaient. Et en fait, je crois que c'est vraiment ce problème de ne pas switcher.
- Speaker #2
Ça marche. Fabien, un truc à gommer ?
- Speaker #0
C'est qu'en fait, le marché se fout de toi. Tout le monde se moque de toi. C'est vrai, tu disparais de ton podcast, tu disparais demain, tu vas peut-être recevoir un message pour dire « Flavie, il n'y a plus de podcast. » C'est ça la vérité, c'est que personne ne t'attend. Donc, tu n'es personne. Et surtout, par exemple, pour fixer les prix, ça, c'est le truc vraiment de Josiane. Ah non,
- Speaker #3
il l'a placé.
- Speaker #0
Je connais ma valeur. Tu vois, je connais ma valeur. Donc, en fait, moi, ma formation, elle est à 5 000 euros. Parce que tu vois, je me suis formé, je sais ce que je vaux. Mais en fait, ta formation est à 5 000 euros s'il y a un marché à 5 000 euros. Tu vois ? Je ne sais pas si tu fais de la parentalité, là où j'ai commencé avec ma femme, parce que toi, tu es extraordinaire, tu vends à 5 000 euros, mais il n'y a personne qui va t'acheter à 5 000 euros. Les parents n'achètent pas des formations à 5 000 euros.
- Speaker #2
La dualité de la loi du marché, et certains salariés justement se prennent les pieds dans le tapis en partant, notamment ceux qui ont de la séniorité. Moi, ça aurait pu être mon cas, parce que déjà, tu es chef, tu es manager, tu sors de la cuisse de Jupiter. Et manager, attention si vous êtes manager, c'est super dur de devenir entrepreneur ou notamment freelance parce que vous n'avez aucune compétence profonde, vous n'avez que des compétences superficielles à manager des gens et personne prend un freelance pour manager une équipe de 600 personnes comme moi j'avais avant parce que ce n'est pas des clients qui ont 600 salariés qui vous prennent en freelance. Moi je dirais, un petit truc à changer, c'est l'entourage. Parce que du coup, tu es full entourage salarié, moi mes parents étaient fonctionnaires et tout, donc salarié, fonctionnaire, etc. Et quand je suis arrivée à Nantes, je me suis fait plein de potes freelance solopreneurs. Et du coup, j'ai changé un peu de cercle. Et franchement, toutes les conversations, même casual, même tu vas boire un verre, tu es entouré de gens qui prennent des listes, tu es entouré de gens qui ont eu un impayé, et ça te frappe son.
- Speaker #3
Je me permets de temporer parce que moi, je ne suis pas hyper fan honnêtement de ce discours. Il faut complètement changer. En fait, c'est les sectes qui disent ça. C'est la vérité,
- Speaker #1
ce monde des modules.
- Speaker #3
Et à l'inverse, je sais que la majorité de mes amis sont salariés. C'est mes amis que j'avais déjà bien avant de me lancer. Et en fait, c'est chouette d'avoir un vendredi soir où justement, tu ne parles pas business, où tu parles d'autres choses. Alors après, il ne faut pas avoir des amis qui se plaignent de leur travail la soirée. Sinon, voilà. Mais ça me fait du bien aussi. Et juste avoir des gens qui ne captent pas parfois ta réalité.
- Speaker #2
je trouve que ça fait du bien oui ça détend on avait fait un épisode tu sais genre j'ai quitté mon mec pour réussir sur l'entourage le mec etc est-ce qu'il tire vers le haut ou vers le bas donc voilà on avait des avis mitigés mais tu vois le côté communauté par exemple les apéros des meet-ups j'ai le poney club moi mon club à Bordeaux Claire avec qui je vous enregistrerai juste après elle
- Speaker #1
était du coup salariée elle a quitté son job il y a un an pour son centre d'entrepreneuriat première chose que je lui ai fait je lui ai dit viens une fois par mois à nos dîners du poney club tu vas voir on boit des coups On se marre, mais au moins, tu seras avec une quarantaine d'entrepreneurs. Discute avec eux. Tu vas forcément prendre des choses bien. Ça va te mettre dans un état d'esprit nouveau. Ce n'est pas le même type de conquête. Ce n'est pas le même type. Je pense que c'est important d'entourager.
- Speaker #2
Moi, je n'ai pas pris de coach mindset, mais rien que d'être avec vous. L'année de Solonation, quand j'ai changé de format, j'ai pris.
- Speaker #0
Mais coach mindset, il faut fuir. Je ne connais aucun coach mindset qui n'a pas un poème de mindset. C'est non mais... Déjà, quand tu te dis que tu es coach mindset, ça ne sent pas bon. En fait, il faut toujours être le moins… Il faut toujours être des entrepreneurs qui ont un niveau supérieur à toi, au maximum. Et c'est dur d'ailleurs à trouver, parce qu'au début, tu fais des petits trucs d'entrepreneur. Si tu restes avec des freelances qui débutent, et on le sait personnellement, parce que nous, c'est un problème qu'on peut avoir avec nos clients, c'est que tu es entrepreneur débutant, tu te dis, tiens, je vais aller dans des groupes d'entrepreneurs débutants. Et après, tout le monde reste. au niveau débutant et au lieu d'avancer et de se tirer vers le haut, tout le monde se tire vers le bas.
- Speaker #1
C'est pas mal en rétalons en fait.
- Speaker #0
En fait, c'est capé et si tu n'as pas 2-3 personnes au-dessus qui sont capables de leur dire « arrête de pleindre avec ça et vas-y, avance » , tu restes bloqué. Attention, quand tu ouvres aux entrepreneurs, de ne pas trop t'ouvrir dans des groupes gratuits. On va se boire un café.
- Speaker #2
Dans mon bootcamp, ça s'est extrêmement bien passé. J'ai su une promo où ils ont commencé à faire des réunions entre 100 et 1. Et là ? c'est de partir en caca parce qu'en fait ils se donnaient des mauvais conseils entre eux mais je pouvais pas trop enfin j'étais un peu gênée pour leur dire et c'est parti en freestyle ouais mais typiquement et en plus vu qu'ils n'y arrivent pas c'est forcément de ta faute ah bah oui oui t'es forcément la responsable regarde j'ai la preuve elle elle y arrive pas non plus et elle non plus bah c'est la faute de Flavie voilà bon allez c'était marrant cette partie mindset mais pour pas désespérer nos auditeurs j'avais envie qu'on fasse un petit point un petit peu plus global parce qu'en fait ce qu'on voit c'est que ok Ce n'est pas qu'une question de mindset personnel, si c'était le modèle du salariat aussi qui a grave pris du plomb dans l'aile, qui ne délivre plus la promesse qui était la sienne il y a quelque temps, sécurité de l'emploi, amélioration du niveau de vie. Alors on va regarder si ce n'est pas le modèle du salariat tout simplement qui est complètement broken. Allez, c'est parti. Alors, le salariat, je pensais aussi en préparant cette émission, Là, on est vraiment sur, vous avez un mindset de limite, vous avez un mindset de pauvre et tout, les gens vont nous détester, comme si c'était que la faute des salariés. Mais quand t'es salarié, même si t'es bon, t'es dans un système où on te fout dans ça, et après t'es dans un mood pas très positif, est-ce que c'est pas le système qui est complètement pétillé ? Dans le côté notamment, on ne peut plus s'enrichir par le travail aujourd'hui quand on est salarié, alors que nos parents, ils pouvaient, ils étaient plus heureux là-dedans aussi, parce qu'ils arrivaient à augmenter leur niveau de vie. Est-ce que vous avez un take là-dessus sur le côté le salariat n'est peut-être plus tant la voie royale qu'on nous a vendu ?
- Speaker #1
Allez-y en premier.
- Speaker #3
Oui, en fait, pour moi, ce n'est pas logique. Moi, j'ai adoré dans la semaine de 4 heures, Tim Ferriss dit qu'il n'y a aucun boulot normalement qui est censé commencer le lundi à 9 heures, se terminer chaque soir à 17 heures et s'arrêter tout le week-end. Et quand tu penses à ça, et c'est pour ça qu'il y a tous ces fameux bullshit jobs où les gens se retrouvent à faire des tâches qui ne servent à rien pour les occuper parce qu'encore une fois, on les paye 35 heures. Donc voilà, voilà. Donc en fait, est-ce que ce n'est pas juste une erreur ? Tu vois la voie royale, est-ce qu'on a... C'était pas juste une erreur et que ça s'est fait comme ça et que ça a réussi à une génération et que maintenant on y retourne. Donc est-ce que c'est la voie royale ? Est-ce que ça l'a été réellement dans toute l'histoire de l'humanité ? Oui,
- Speaker #2
c'est vrai. Si on prend un peu de perspective, si on est sur l'histoire de l'emploi et tout ça, ce n'est pas comme ça. Donc en gros, on s'est matrixé dans cette espèce de truc qui finalement convient à personne parce que l'employeur est mécontent. Parce que personne ne bosse plus que ses heures, qui doit lui faire des antéistes et débiles et qui n'est pas relié au résultat. Le salarié n'est pas content non plus, parce qu'il est obligé de rester derrière son ordi à jouer aux... Je ne sais pas ce que c'est, les jeux qu'il y a sur l'ordinateur, quand j'y cruche ou tout comme ça, en attendant que l'heure... qu'on ne lui dise pas « tu prends ton après-midi » . et ou à finir en burnout aussi, tout simplement. Fabien ?
- Speaker #0
En fait, tu peux t'enrichir quand même avec le salariat. Après, tu es café. Mais regarde si tu es commercial. Oui, je suis commercial dans une bonne boîte. J'ai été à l'Opden, j'ai eu le jeu. Hier, avec un pote, nous, quand on était étudiants, on était par alternance. Et moi, j'ai bossé chez Saint-Gobain. Et chez Saint-Gobain, tu as des PER ou des trucs où tu mets de l'argent. Et à l'époque, j'étais étudiant, je crois que j'avais mis un truc comme 7000 euros. Et trois mois après, j'avais récupéré 20 000 parce qu'eux, ils abondaient à 100%. Et vu que ton fin de contrat, c'était un motif de sortie, je ne sais pas, j'avais gagné 20 000 balles en trois mois. Enfin, j'avais 22 ans, c'était la folie. Et lui, il m'a dit quand il a fini ses études, il était chez ses parents. Et donc, il était par alternance, il avait 100K sur son compte. Il était plus riche que ses parents en étant salarié. Parce qu'en fait, il mettait de l'argent sur les... sur des trucs comme ça et ils montaient donc.
- Speaker #2
C'est marrant, je ne pensais pas que tu allais me dire ça parce qu'avec le côté on est tous entrepreneurs, mais je trouve que c'est intéressant et c'est assez responsable comme parole parce que des fois tu vois le truc, tout le monde doit être entrepreneur, après on donnait beaucoup d'entrepreneurs fauchés quoi, on ne gagne pas beaucoup d'argent, on est en freelance, tout le monde croit que c'est freelance à six chiffres, mais en fait il y en a beaucoup qui font beaucoup moins que ça et moi typiquement j'étais une salariée riche quoi, moi j'avais un salaire à, on va dire un package à 150 000. Faire retrouver ça en freelance ou solopreneur. D'ailleurs, c'est ce qui m'a mis la grinta pour faire 300K. J'étais obligée. Sinon, je n'aurais pas pu retrouver mon niveau de salaire d'avant.
- Speaker #0
Faire 150K salarié versus entrepreneur en France avec des charges.
- Speaker #2
Oui, Simon.
- Speaker #0
J'ai déjà pété à 500, 600. Ça dépend de ta marge.
- Speaker #1
Avoir ce salaire en tant qu'entrepreneur, je n'ai pas la stat, mais je dirais que c'est moins de 5% des entrepreneurs.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Après, on se paye autrement. Il y a d'autres qualités.
- Speaker #0
Il y a plus d'entrepreneurs, tu as plus de disparités. Tu en as vraiment qui sont entrepreneurs fauchés. Et tout, il n'y a pas de limite.
- Speaker #2
Par contre, tu as vraiment le pouvoir. Je trouve qu'il y a un peu ce côté-là dans la voie royale du salariat. C'est qu'on voit que des gens, ils veulent plus de souveraineté aujourd'hui. C'est une tendance de fond. On veut investir en Bitcoin. Tu vois ce que je veux dire ? On veut plus façonner un peu notre avenir. On est moins dans la passivité parce qu'on a l'impression que... que ce soit les gouvernements, les États ou même les employeurs, en fait, ils vont faire leur truc sans nous. Tu vois, prochain plan social, tu te fais virer. Et moi, j'avais 35 quelque chose. J'étais encore dans mon prime au salariat. Mais quand tu arrives vers ton 45 quelque chose, tu sais que tu vas te faire placardiser et tout. Je trouve qu'il y a un côté moins rassurant. Alors que mes potes salariés disent « Ah, c'est hyper risqué d'être entrepreneur » , je leur dis pas du tout. Moi, je me sens beaucoup plus en contrôle de mon destin. J'ai l'impression que j'ai un petit joystick, tu vois. Je peux téléguider ma carrière beaucoup plus que dans ma seconde partie de carrière, je pourrais le faire.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #3
Je pense que la meilleure compétence que j'ai acquise ces dernières années en tant qu'entrepreneur, c'est de savoir générer mon propre argent. Chose que tu n'apprends jamais à faire en tant que salarié, alors qu'au final, il n'y a rien à faire, mais tu as besoin d'argent pour remplir ton frigo et payer tes factures.
- Speaker #2
C'est trop bien.
- Speaker #3
Et une fois que tu as capté, c'est pour ça que moi maintenant, je n'ai plus aucune insécurité au niveau de l'argent. C'est parce que je sais que j'ai des actifs. et en fait il suffit que j'envoie,
- Speaker #1
j'ai besoin de faire rentrer de l'argent concrètement j'envoie un mail à ma liste et c'est bon c'est la même chose et c'est là qu'en fait ce qui est fou c'est que souvent tu vois quand on dit ouais on est pas drivé par l'argent les gens disent ok tu sais c'est vraiment typiquement le type de bullshit que tu vois sur LinkedIn et compagnie et tout alors évidemment qu'on est drivé par l'argent mais pas en fait au sens que les gens pensent parce que comme tu le dis en fait moi on parle d'entrepreneur fauché moi j'ai eu des périodes là où franchement j'avais plus une thune parce qu'en fait j'étais sur mon projet du Mont Blanc j'ai investi ici et ça et pendant que tu fais ça en fait t'oublies de gagner de l'argent pour toi et là d'un coup en effet c'est là que tu te dis là où je suis rassuré, je suis jamais inquiet tu vois mon ex-femme elle me dit comment tu fais pour dormir la nuit combien il faut et comment elle se gérait et on a dit il faut tant, regarde moi demain et là s'il faut faire de l'argent si je mets toute mon énergie que pour faire de l'argent je sais que je sais le faire en fait et donc ça montre qu'en fait on est pas drive à 100% par ça parce que si on passait notre journée à faire que ça bon bah en fait c'est C'est pas si difficile de prendre un truc et de le vendre à quelqu'un. T'as raison,
- Speaker #0
et d'ailleurs c'est un truc de mindset salarié. Nous on l'a beaucoup sur nos pubs, où les gars vous faites ça pour l'argent. Genre, mais tu sais, il n'y a jamais de plafond. Ben non en fait, si je peux faire 100 millions, je vais les faire. Pourquoi je m'arrêterais avant ? Ça n'a aucun sens. Quand t'es entrepreneur, t'es dans des projets, t'es dans la réussite tout le temps.
- Speaker #3
Et pourtant, il est quand même beaucoup là, ce mindset. Ah non, moi, je ne veux pas faire plus. Rien que ne pas passer le seuil de la TVA.
- Speaker #0
Le mindset de ne pas faire plus, c'est qu'en fait, tu ne fais pas. Il y a eu des infopreneurs à une certaine époque qui marchaient très bien et après qui ne marchent plus et qui disent Ah mais non, mais en fait, avant, je le faisais pour l'argent. Et j'ai changé. Mais non, tu n'as pas changé. C'est juste que ton business, il est en PLS. Et ce n'est pas grave.
- Speaker #2
On revient au sinusoïde de tout à l'heure. Le problème, c'est que si quand tu es au top, tu ne vas pas chercher le max du max pour ton lancement, les mois où tu es en train de préparer le Mont-Blanc ou de faire je ne sais pas quoi, tu vas être nul. Donc, ça va te faire un salaire lycée qui est pourri. OK. Donc, du coup, un dernier take là-dessus. Salariat, plus la voie royale, tout ça. Toi, tu disais, Fabien, le salariat, c'est l'anti-liberté aussi. Toi, tu... C'est une valeur forte pour toi d'entreprendre pour la liberté ?
- Speaker #0
Oui, c'est ma valeur numéro un, la liberté. Après, on est la génération qui arrive où beaucoup de personnes s'en plaignent, les gens qui ont 20-25 ans. En fait, eux, ils ont capté qu'être entrepreneur, ils ne sont pas entrepreneurs pour être entrepreneurs, ils sont entrepreneurs pour qu'il n'y ait pas un patron qui les fasse chier toute la journée et qu'ils puissent partir en vacances quand ils veulent. Et en fait, on se dit, ils ne veulent plus bosser, mais ce n'est pas vrai en fait. En fait, la réalité, c'est que ça les oblige à être beaucoup plus performants et compétents. Alors c'est sûr, ils ne veulent plus faire serveur ou aller ramasser les pommes. Donc ça, c'est un autre sujet. Mais ces gens-là, en entreprise, sont beaucoup plus performants qu'un mec qui a fait 20 ans de boîte, qui a 40, 50 ans, qui est habitué à s'occuper, plutôt que le jeune qui lui a capté qu'en fait, il fallait faire une performance. Donc le travail que l'autre, il fait en 8 heures, lui peut le faire en 2 heures.
- Speaker #1
Ils voyagent, ils kiffent et dès qu'il faut faire de l'argent, ils font de l'argent. Après, ils arrêtent, ils commencent et ils font tout.
- Speaker #2
Tu peux dire qu'on est encore jeunes dans l'esprit en tout cas.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #2
Ils voyagent, ils kiffent et quand il faudra faire de l'argent après Maurice, ils sont sans doute.
- Speaker #1
C'est un peu ça.
- Speaker #3
Je viens de réaliser, mais ton profil est super rare en fait. Quelqu'un qui a été comme ça, high level, salarié et qui cartonne aussi vite parce que très souvent,
- Speaker #2
c'est tellement différent.
- Speaker #1
C'est de plus en plus dur en fait. Je vois tous mes potes en effet qui gagnent 150, 200,
- Speaker #2
250. Parlez-y parce que...
- Speaker #1
partir maintenant et puis ils montrent leur projet.
- Speaker #0
T'es coincé.
- Speaker #1
Je sais pas comment tu vas faire parce que je dis, t'es prêt là ? Tu vas sûrement manger de la merde pendant 3 ans. T'as plus trop envie à 37 filles, je vais manger de la merde, quoi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Avant de gagner trop, trop, trop, et du coup, moi, j'étais le plus gros salaire dans le couple, donc ça te met un peu de pression aussi. Donc oui, t'as raison. Et après, je me disais, et c'est aussi peut-être pour rassurer les personnes qui nous écoutent, moi, je suis très... Je pense que j'avais déjà ce mindset-là d'entrepreneur quand j'étais salariée. J'étais quelqu'un... J'aimais bien prendre des risques. j'avais tout le temps des idées nouvelles et j'étais beaucoup dans l'initiative à tel point que parfois on me disait bon là ça suffit les nouvelles idées, les projets j'allais vite, j'allais très vite dans l'implémentation bon voilà, tu peux être salarié et quand même avoir un peu un petit gros entrepreneurial quoi après c'est dur quand si t'es déjà à 100 calanées t'as le crédit de la maison les enfants,
- Speaker #0
faut payer l'école le crédit de la bagnole, les croquettes du chien tu te dis pas tiens je vais quitter pour devenir entrepreneur mais ça m'a motivée moi
- Speaker #2
parce que sinon si j'avais eu besoin de rien j'avais j'en sais rien admettons que je sois mariée à un millénaire et que j'ai pas moi je branlerais rien je pense en mode mon podcast serait pas monétisé il serait peut-être pas aussi performant que maintenant parce que quand t'as besoin de payer ta mensualité de baraque et
- Speaker #1
que tu vois les enfants qui grandissent les loisirs les machins les trucs tu fais ton petit calcul et tu te dis non mais là faut que je sorte putain en fait si t'as rien à risquer si t'es pas dos au mur bah en fait tu vas pas te bouger en fait pour l'avoir en fait euh...
- Speaker #0
Non, mais tout à fait. Mais si tu prenais le cadre, je crois que c'est une des thématiques que tu vas mettre sur le chômage.
- Speaker #1
C'est ce que tu tournes après.
- Speaker #2
Ouais, alors du coup, restez bien. Faites que là, on va avoir des épisodes, mais piquant de chez piquant. Notamment, on va avoir un sur le CPF, le chômage, etc. Pour voir si justement les aides ne vous pénalisent pas dans votre lancement en tant qu'entrepreneur. Donc, regardez-le pour ne pas partir complètement sans filet, mais en même temps aussi avoir un peu cette grinta qui va vous donner envie de vous lancer. Allez, puisqu'on est sur l'envie de se lancer, je vous propose qu'on termine avec la stratégie que chacun emploierait pour passer du salariat à l'entrepreneuriat sans devenir complètement drogue. Allez, c'est parti. Allez, dernier petit constat rapido. Vous avez un pote salarié qui veut se lancer. Qu'est-ce que vous lui conseillez ? C'est quoi la stratégie que vous lui dites de faire pour partir entrepreneur et ne pas y perdre des plumes ?
- Speaker #1
Déjà, franchement, c'est de même de tester tout en étant salarié, de tester un truc un peu de merde. En fait, ça dépend de ce qui va lancer. Imaginons, c'est un peu comme vos business qui sont en fait de la prestation, du service, des offres comme des accompagnements ou autre. En fait, juste écris ton produit. C'est quoi cet accompagnement ou quoi ? Fais une pauvre page Notion que tu mets en public, que tu mets en site. Tu choisis un canal. Soit tu vas sur Insta, soit tu fais un podcast, soit tu lances... sur LinkedIn, si ça te branche. Tu fais ton lancement, tu dis qui est chaud, tu vois comment ça magnète, tu vois s'il y a des gens qui laissent leur mail, qui montrent un intérêt. Et puis après, tu vas voir une personne par une personne pour leur vendre le truc. Et puis tu vois s'il y a un attrait. Si tu vends zéro, bon, peut-être que tu peux recommencer en tentant un autre truc. Et puis s'en vend un ou deux, tu te dis, il y a peut-être un truc. Et là, tu vois, ça va te donner confiance pour te lancer définitivement.
- Speaker #2
Ouais, c'est bien que tu dises ça parce que prospection...
- Speaker #0
Le mieux, elle est née bien.
- Speaker #2
Non, enfin, moi, je vois trop de gens qui lancent leur site Internet. 10 000 balles pour créer un site Internet sur un produit qui n'existe pas. Ouais,
- Speaker #1
fais pas de logo, dépose pas ta marque à l'Inpi. Fais toi, n'achète même pas le nom de domaine pour l'instant. Tranquille, tu vois, détends-toi.
- Speaker #2
Nom de domaine qu'on a, on en parlait hier.
- Speaker #3
Ah ouais, là, j'en ai 25 en...
- Speaker #2
Valentine, tu fais quoi, toi ? Tu pars demain, tu quittes ton taf ? Qu'est-ce que tu referais différemment par rapport à quand tu rentrais de vacances, que tu démissionnais pour te lancer en entrepreneur ?
- Speaker #3
Oui, alors moi, je me nicherais de manière bien précise. Quand je me suis lancée, j'étais freelance en communication digitale, aussi graphisme, etc. Donc déjà beaucoup de choses.
- Speaker #2
C'est coûteux suisse, 360 dollars. Oui,
- Speaker #3
et surtout pour tout le monde. Toutes les entreprises dans tous les domaines, du petit indépendant à la grosse boîte.
- Speaker #2
Les GED, les TRE, les PME, les EPI.
- Speaker #3
C'est exactement ça. Alors qu'au contraire, et souvent on a peur de se nicher parce qu'on a l'impression qu'on va au contraire se fermer des portes. Mais justement, puisqu'on se lance comme freelance et qu'on n'a pas besoin d'avoir 150 clients d'un coup, parce qu'on n'a pas le temps de toute façon, juste être super niché sur un problème bien clair et précis, on est super bon, c'est beaucoup plus simple de trouver la bonne offre, de communiquer sur la bonne offre, de communiquer tout simplement aussi sur les réseaux sociaux. Et voilà, donc moi je nicherais,
- Speaker #2
D'ailleurs, je vais rebondir parce que j'avais un peu la même idée. C'est que je trouve que beaucoup de salariés, ils fantasment sur l'entrepreneuriat. Donc ils vont aller créer un truc qui n'a rien à voir avec leur business actuel, avec leur taf. Ils vont vouloir lancer le nouveau Airbnb de la bouffe recyclée, alors qu'ils ne sont pas acheteurs, qu'ils ne travaillent pas dans la food et je ne sais pas pourquoi. Moi, je vous dirais, restez dans votre domaine en fait. Moi, j'étais commerciale sales dans l'hospitality. je me suis freelance là-dedans, je ferai mes missions directes, tu peux bosser pour les concurrents de tes clients. Ce n'était pas mon dream job et après, c'est ça. Quand j'ai eu des fonds, après, j'ai changé et tout. D'où le côté freelance. Je trouve que ce n'est pas mal pour se lancer parce que tu évites de te lancer dans un business plan de 7 onglets avec des cash flows, des cash plans sur 7 ans qui ne servent à rien et du coup, de partir dans un fantasme de Steve Jobs alors que tu n'as même pas signé un client.
- Speaker #3
Et entendre comme ça des fantasmes, ne pas demander justement là à son entourage est-ce que c'est une bonne idée ? Oui. Parce que les gens adorent vous dire oui, oui, ton idée, elle est géniale.
- Speaker #2
Personne ne va te dire que ton idée est pourrie On ne peut pas savoir si tu n'as pas testé de toute façon Et s'ils sont salariés en plus ils n'ont aucune idée Pas bien
- Speaker #0
Si tu veux lancer un business et que tu attends la bonne idée Mais en fait c'est pas possible En fait ça n'existe pas Toutes les idées ont déjà été trouvées Sauf si tu vas à ta vente Google Il y a un mec tout l'année je ne sais pas combien Donc tu te lances sur un marché qui est déjà existant Où il y a déjà du monde C'est la base Pour moi tu ne deviens pas freelance Parce que freelance, en fait, tu vends ton temps autour de l'argent. Donc, tu es capé, tu es bloqué.
- Speaker #1
Oui, au début.
- Speaker #0
Même au début. Après, c'est ma vision. Mais tu fais ça au début. En fait, tu passes ton temps à délivrer. Donc, en fait, tu es dans...
- Speaker #2
Oui, tu n'as pas le temps de builder ta boîte à côté.
- Speaker #0
Exactement. Tu n'as pas le temps de créer du contenu pour avoir une audience. Donc, tu cours. C'est une fuite en avant pour toujours trouver des nouveaux clients. Tes clients, en fait, vu que tu n'as pas de temps, tu es en train d'enlever des messages sur LinkedIn. Le truc, c'est insupportable. Le mec, il dit, oui, tu as fait un poste. Là, tu devrais mettre une photo. Je dis, mais putain, regarde. Je fais ce que je veux, tu vois, me dis pas ce que je dois faire, tu vois. Et non, ce que je ferais, c'est très simple, c'est du contenu. Donc tu te mets sur une thématique que tu maîtrises, donc on prend toi tes sales, bah très bien, je vais former des closers. Typiquement, contenu, podcast, podcast YouTube, podcast en ligne. Il y a encore un marché à prendre, et surtout, les gens écoutent pendant longtemps. Parce qu'il y a la course aux vues. C'est un grand truc, la course aux vues, mais c'est une usine en fait, des vues short, des vues Instagram. Début Rive, c'est ridicule.
- Speaker #2
Tu veux de l'autorité et le format long. C'est ça. Ils t'écoutent longtemps. Comme on disait avant, on disait dans les messages publicitaires, il fallait passer sept fois devant une pub pour.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #2
Et maintenant, c'est plutôt combien d'heures tu passes avec... Tu mets ton attention.
- Speaker #0
Avec la personne, oui.
- Speaker #2
Si tu as un podcast qui dure trois heures comme Mathieu Stéphanie, en fait, les gens captent l'attention des gens. Ils ne vont pas avoir le temps d'écouter d'autres podcasts, donc ils vont lui acheter des trucs à lui.
- Speaker #0
Oui, exactement. Donc, tu fais ce contenu-là, tu invites des têtes d'affiches. pour en fait...
- Speaker #1
Ou t'invites tes futurs clients. Le meilleur moyen de reacher les gens, c'est de les inviter à un podcast.
- Speaker #0
Après, tu leur demandes qui tu peux me conseiller. En plus, tu ne fais qu'opter par un autre. Donc ton podcast, il monte comme ça. Ensuite, évidemment, tu ne crées pas ton produit. Ça, c'est une grosse erreur des débutants. C'est qu'ils créent d'abord leur produit, typiquement en accompagnement. Donc si on prend un truc de sales, c'est bon, j'ai fait ma formation, elle est prête, j'ai tous mes modules. Et en fait, ça, c'est un truc de procrastination actif. De quoi ?
- Speaker #2
J'ai tourné mes 17 vidéos. Oui, voilà. Oui, Flavie, je ne comprends pas. J'ai payé un studio pour aller faire ma vidéo. Non, mais mec, tu n'as pas de marché, en fait.
- Speaker #0
En fait, il faut vraiment vendre avant de créer le produit. Ça, c'est un truc qui est dur à entendre, mais c'est la base du business. Donc, une audience et la vente, c'est un challenge en ligne. C'est le truc du moment. Tout ce qui n'est pas un challenge en ligne, si vous ne faites pas de challenge en ligne ici, vous perdez beaucoup d'argent.
- Speaker #2
Pour les salariés débutants, moi je ne sais pas, j'aurais été incapable de dire, de poster un post LinkedIn, genre vous êtes chaud, ou de faire un challenge en ligne.
- Speaker #0
C'est beaucoup plus facile de faire un challenge en ligne que n'importe quel autre lancement en 2026.
- Speaker #1
Tu sais que moi je suis un tobé, je ne sais même pas ce que c'est vraiment un challenge en ligne. En fait, c'est quoi grosso modo ?
- Speaker #2
C'est rapport à leur vidéo. Vous avez fait une super vidéo qui explique tout ça.
- Speaker #0
En gros, tu fais 5 jours de live gratuit.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
D'accord ? Tu montes ta valeur.
- Speaker #1
C'est que tu montes ta valeur pendant 5 jours, tout le monde vient gratuitement.
- Speaker #0
Ouais, après, il faut quand même suivre un plan. C'est-à-dire que tu n'es pas en train de coacher et former pendant 5 jours. Ça dépend des thématiques. Genre, thématique business, tu peux coacher les gens, parce qu'en fait, ils vont être coachés pendant un moment, et s'ils veulent aller plus loin, ils sont obligés de se faire accompagner. Et c'est ça,
- Speaker #1
en fait, à la fin, c'est pour vendre quelque chose. Et en fait, pendant 5 jours, tu as montré ta valeur. Et c'est pour ça que dans les challenges, tu fais venir des gens un peu connus, parce que comme ça, il y a beaucoup de gens qui s'inscrivent et tout.
- Speaker #2
Mais tu vois, ça montre bien aussi un défaut des salariés, c'est qu'ils disent, je ne vais pas donner gratuitement mon expertise, je vais vendre. Si en fait, parce que si tu ne donnes pas gratuitement, si tu ne montres pas que tu es bon, qui va t'acheter tes services de coach ou ton programme ?
- Speaker #0
Alors oui, mais ça dépend aussi des thématiques. Il faut quand même avoir un plan. En fait, c'est de la vente. Tu es là pour vendre, mais si tu donnes tout, en fait, c'est ce qu'on appelle le millefeuille. Donc le gars, il a vu ça, il s'est dit, attends, attends Fabi, tout ce que tu m'as donné, attends, je vais déjà le mettre en place. Et puis je te rappelle, si il y a besoin, franchement ton live, ton challenge était génial Flavie, et après tu n'as pas fait de vente. Je ne comprends pas, tout le monde dit que c'est génial. En fait, si tout le monde dit que c'est génial, non, tu dois avoir des gens qui te détestent. Si tu n'as pas de gens qui te détestent, si tu n'as pas de gens qui te disent que tu envoies trop de SMS, que tu envoies trop d'emails, que vous êtes poussif, en fait c'est que tu n'en envoies jamais trop de mails. Mais non, mais nous on envoie sur un challenge, on envoie peut-être 100 mails, ça n'arrête jamais. Ce mail, SMS, appel, WhatsApp, il faut bombarder. Cinq jours de challenge, enfin au moins trois. Tout ce qui est webinaire, c'est mort, ça ne marche plus. Les gens qui font des webinaires qui fonctionnent, c'est qu'ils ont une audience chaude. Genre typiquement, tu as ton podcast, tu fais un webinaire, ça marche. Parce que tu as des gens qui sont là en attente d'acheter. Tu fais un challenge, tu fais quatre, cinq fois plus.
- Speaker #2
On en reparlera dans d'autres de ces autres, parce que de toute façon, on est là pour prendre tous vos secrets de solopreneurs millionnaires pendant 8 épisodes. Donc, ne t'inquiète pas, on va te repasser.
- Speaker #1
Et on dîne chez vous des mains, je crois.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
tu as des darons de victoire.
- Speaker #2
En tout cas, si vous voulez vous lancer, moi, j'ai écrit un bouquin là-dessus aussi, parce que j'ai raconté un peu mon parcours un peu atypique. J'appelle ça salarié diversifié. Donc, c'est exactement ce que tu dis. Lancez votre média d'abord grâce à votre communauté que vous créez. Vos clients vont vous servir sur un plateau le problème qu'ils ont. Vous créez votre produit. Moi, c'est comme ça que j'ai créé l'incubateur. D'abord, j'ai lancé le podcast. Et deux ans plus tard, je recevais des messages. Est-ce que tu peux m'aider sur ? Et là, j'ai dit, bon, ben, let's go. Il y a un produit. Allez, en tout cas, on va finir cette émission avec vraiment la rubrique que vous adorez, celle qui vous fait gagner de l'argent. Et on va vous donner une bonne idée de business à lancer, là, maintenant, parce que vous êtes salarié. Et vous pouvez la faire en salarié diversifié. Comme ça, vous ne prenez pas trop de risques. Et vous, vous testez en tant qu'entrepreneur. Allez, c'est parti pour Qui veut du CA ? Allez, qui veut du CA ? Allez, Maurice, c'est parti. Donc là, chacun me donne une idée de business qu'on peut lancer quand on est salarié. Pas besoin de démissionner tout de suite, de prendre des risques. Est-ce que vous avez une bonne idée de side business à lancer ? Allez, on va se dire une minute chacun. Et comme ça, nos auditeurs, auditrices, ils repartent avec une bonne idée pour se lancer. Qui veut commencer ?
- Speaker #3
Je vais dire la même chose qu'à chaque épisode. Tu choisis la thématique dans laquelle tu es bon. Le problème que tu as déjà résolu pour toi et où les gens te demandent comment tu as fait. Tu crées du contenu là-dessus. Ton contenu, tu peux le créer quand tu es salarié. Oui, il faut le faire le week-end. Oui, mais bon, voilà. Et tu crées ton audience. Et puis, tu vends un truc dès que tu as envie de le vendre. Mais voilà, créateur économie.
- Speaker #2
Créateur économie à fond. Hugo ?
- Speaker #1
Putain, j'allais dire un peu la même chose. J'allais dire, en effet, tu vois, moi, par exemple, dans l'agence, c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui sont salariés, qui sont des RH de gros startups, et du coup, qui sont devenus des influenceurs RH, et qui se prennent, qui font 2-3 postes sponso par mois, qui se prennent 2-3 000 balles de plus. Donc pas négligeable, tu vois. Mais bon, comme ça a été un peu dit, je vais essayer de trouver autre chose. Donc peut-être faisons à toi. Je reviens après.
- Speaker #2
C'est bien. Écoute, si c'est le must. Fabien, tu as une idée de side business ?
- Speaker #0
Moi, je suis toujours sur la même chose parce que je suis convaincu que c'est ce qui cartonne, c'est créer du contenu, mais sur les bonnes plateformes. Donc je pense que je vais encore tacler LinkedIn, mais typiquement, le LinkedIn, c'est pour vendre son temps. Donc si tu ne veux pas vendre ton temps, il ne faut pas aller sur LinkedIn. Moi, je suis convaincu que le podcast, c'est vraiment un truc de fou. Mais vraiment.
- Speaker #2
OK, c'est top.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #2
C'est SP+, c'est des gens qui veulent changer.
- Speaker #0
Se former et tout. Donc, si tu vends des choses comme des programmes de transformation, c'est hyper intéressant.
- Speaker #1
Une YouTube, évidemment. Bon, TikTok, non, évidemment, n'allez pas sur TikTok. Il ne prenait même pas la peine de dupliquer le contenu sur TikTok. C'est totalement inutile. Et si, il peut y avoir un peu d'Insta, quand même. Insta,
- Speaker #2
ça devient vraiment bien, moi,
- Speaker #1
je vois. Le problème, c'est que ça devient un peu comme TikTok maintenant. C'est que tu as énormément de contenu, C'est une sorte de média. Mais c'est bien pour garder ta relation avec ton audience.
- Speaker #2
Clairement.
- Speaker #1
Les gens viennent te voir en plus pour les petites conneries que tu mets, tes stories, tes reels.
- Speaker #2
Toi, les gens que tu as sur Insta, ils viennent de YouTube pour beaucoup ?
- Speaker #1
Nous, ça fait longtemps qu'on fait ça. Donc, ce sont surtout des gens qui me suivent depuis très longtemps. En fait, ils sont fidélisés. Et parfois, quand je fais des reels, il y en a un qui va péter à plusieurs centaines de milliers. Ça amène des abonnés. Mais typiquement... Non,
- Speaker #2
je ne suis pas d'accord. Du coup, tu pourrais écouter l'épisode qu'on va enregistrer avec Flavie dans deux jours où justement, je vais lui expliquer comment vendre avec ses Reels, même auprès d'une audience qui ne nous connaît pas encore, donc comment se faire découvrir et vendre dans la journée.
- Speaker #0
Je vais me faire un petit chien en live. Voilà. Putain de mauvais élèves quand même.
- Speaker #1
Pour moi, tu ne peux pas, parce qu'en fait, aujourd'hui, tu es dans la création de relations. En fait, il y a tellement de concurrence actuellement. Tout le monde veut faire… La preuve, on explique ce qu'on fait. Donc, il y a plein de gens qui se forment. Le niveau de concurrence dans la créateur-économie, il est énorme. Si tu crées des contenus courts en permanence, tu donnes que des petits bouts de contenu et c'est compliqué.
- Speaker #0
Tu renvoies vers un tunnel qui va travailler pour toi.
- Speaker #1
Ton tunnel, aujourd'hui, si tu prends même une VSL, tous ceux qui font des VSL passent à côté de millions d'euros. Tous ceux qui font des webinaires passent à côté de millions d'euros. C'est sûr, c'est certain. On a fait des VSL, on a fait des webinaires, on a fait des challenges. Les gens aujourd'hui n'achètent plus au bout de 20 minutes. Ceux qui le font, c'est qu'ils te connaissent déjà, qu'ils suivent ton contenu depuis des années. Mais ceux qui ne te connaissent pas, ce n'est pas en un webinaire de 2 heures ou une VSL de 20 minutes qu'ils vont acheter. Ça fait fantasmer les entrepreneurs. Tu te dis, j'ai une VSA automatique qui tourne.
- Speaker #0
L'argent facile et le passif. Bon, je te caisse sur ça.
- Speaker #1
Je m'en ai tout.
- Speaker #0
Je profite de ta carte.
- Speaker #2
Non, mais ça dépend du produit, du pricing du produit. Je suis d'accord.
- Speaker #1
Ah non, c'est…
- Speaker #0
Je vais en parler. Oui. Je ne vais pas filer. Vous allez vous donner mon bon petit tuyau de tunnel de vent. On va terminer sur l'émission quand même pour libérer nos amis, les salariés qui ont qu'être une cour call ou une réunion à laquelle assister. Moi, je clôture en disant, moi, j'avais donné des cours dans des écoles. Et c'était le truc que je trouve socialement acceptable qui est bien quand tu es directeur. Et en fait, quand j'ai donné des cours, j'ai dû préparer des choses à dire à des gens qui ne me connaissaient pas. Et ça m'a préparé à donner des formations, à créer des formations, à me dire, en fait, qu'est-ce que j'ai à transmettre ? Et ce n'est pas évident. Quand tu es devant tes slides et que tu es là, que tu ne mets que des platitudes. Non, ça, c'est platitude. Ça, c'est un autre qui le dit. Et ça va chercher un peu ton début de méthode signature. Donc voilà, si vous pouvez donner des cours, donner des petites conférences, après, ça peut vous aider à faire des cours en ligne ou à faire des bootcamps. Allez, les amis, c'était trop bien cet épisode avec vous.
- Speaker #2
Clairement.
- Speaker #0
Bon, bref, si je garde cette miniature plus à clic, on est d'accord que tous les salariés ne sont pas des losers. Évidemment, il y a des aspects mindset à travailler. Il y a aussi le... Le système, en fait, qu'il ne faut pas hésiter à challenger. Parce que, oui, le salariat classique, ce n'est pas forcément la voie royale pour tout le monde. Même si vos parents vous ont dit de bien travailler à l'école, même si vos parents étaient fonctionnaires, il ne faut pas hésiter à se lâcher un petit peu. Et si vous êtes en train de regarder Solonation, je pense que l'entrepreneuriat, ça vous chatouille, ça vous gratouille. Alors, lancez-vous, quoi. Testez un petit peu cette liberté, parce que vous allez voir que cette fibre entrepreneuriale, vous allez pouvoir la réutiliser un petit peu partout. Et nous, on s'y trouve trop. Profitez de notre liberté. Oui, on a pris des risques, mais on a aussi un super reward. Donc voilà, en tout cas, si vous connaissez des potes salariés qui veulent se lancer, vous leur renvoyez cette émission, bien évidemment. Vous venez liker et vous abonner à toutes les chaînes de mes invités. Je vais mettre ça dans les reps. Et à la chaîne Le Bord Media et à Solonation. Et surtout, rappelez-vous que même si des fois, vous vous sentez un peu seul derrière votre ordi, là, en train de faire votre side business, alors que vous êtes entouré de vos collègues salariés, vous n'êtes pas seul. Nous sommes des millions. Nous sommes une nation. Nous sommes la Solonation. Allez,
- Speaker #3
salut les solos ! A la prochaine ! Allez, ciao ! Bye bye !