- Speaker #0
Alors on nous vend la reconversion comme une renaissance joyeuse où tout se passe bien, mais parfois la reconversion, ça fait un peu mal. Perte de son statut, on devient retraité sportif et du coup il faut relancer une nouvelle activité. Moi la première, quand je me suis lancée solopreneur, je suis tombée de mon piédestal, je suis passée de dirigeante qui était tout le temps sollicitée, invitée aux soirées, ultra prospectée, à... mes anciens collègues qui me demandaient comment ça va ton petit business de freelance comme ça du bout des lèvres. Alors, est-ce qu'il fallait accepter de perdre son statut pour mieux recommencer en tant que solopreneur et réussir sa reconversion ? Et bien c'est de ça dont on va parler dans ce nouvel épisode de Solonation. Allez, ça commence maintenant ! 10 solopreneurs dans une magnifique villa, on passe la semaine à surfer ensemble tous les matins et à enregistrer des podcasts l'après-midi. Bienvenue dans Solonation, tafouax relax ! Allez, abonne-toi à la playlist parce qu'on t'emmène avec nous en Mastermind. Et j'espère que vous nous regardez sur la chaîne YouTube parce que là, on est dans un lieu incroyable. On est dans la salle de sport de Joanne Deffet dans son nouveau lieu chez Grandja Josy. Et Joanne, c'est la médaillée olympique de surf et donc on passe la semaine dans son lieu. Et du coup, d'où les petites planches de surf de compétition derrière. Ce n'est pas les miennes, je n'ai pas encore le niveau. Merci beaucoup de nous accueillir, Joanne, en tout cas, trop sympa.
- Speaker #1
Merci, merci d'être là. franchement je suis hyper impressionnée de vous recevoir chez moi.
- Speaker #0
Eh bien, trop bien. Vous pouvez louer aussi ce lieu si vous voulez faire des retraites, des retraites de surf. Toi, t'en fais aussi, Hugo ?
- Speaker #2
Ouais, ça serait intéressant. On va en discuter.
- Speaker #0
Ou des retraites entre entrepreneurs, entre solopreneurs, parce qu'en fait, c'est le principe, c'est ce qui nous amène cette semaine. Alors, sur ce plateau, je voulais un petit peu spoiler. Je suis avec Lénaïg Corson, ancienne championne de rugby, devenue maintenant entrepreneur conférencière. Comment tu te présentes ? T'as plusieurs casquettes en fait.
- Speaker #3
Ouais, je dis entrepreneur, avec un E à la fin. Entrepreneur, E.
- Speaker #0
On est avec Joanne Deffet. Donc toi, t'es encore active dans ta carrière de surfeuse. Mais t'as déjà commencé à préparer la suite, avec ce lieu notamment.
- Speaker #1
Exactement. Je suis un peu entre les deux, puis j'ai un bébé. Donc là, j'ai plusieurs casquettes aussi.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. On ne va pas faire trop de trucs en même temps, juste écrire un livre, surfer des grosses vagues, ouvrir un lieu et puis s'occuper de son petit bébé. C'est pas mal quand même, Joanne. Franchement, bravo. Et puis, on est avec Hugo Mouillet. Hugo, toi, tu es connu sur le blase Waved sur YouTube. Moi,
- Speaker #2
je suis plus comme toi, plus création de contenu, plus qu'athlète en tout cas.
- Speaker #0
Voilà. Et en fait, tu es devenu surfeur grâce à ta création de contenu. Donc, c'est ça que je trouve excellent. Et du coup, voilà, toi, tu étais freelance. en motion design, en vidéo ?
- Speaker #2
Pas en motion design, moi je faisais de la production vidéo de base et quand j'ai découvert le surf, je me suis dit mais c'est trop bien ce sport et donc j'ai documenté un peu ma progression puis ça a commencé à prendre un peu de l'ampleur et voilà quoi, tout simplement
- Speaker #0
Et voilà, bon il a du coup un tout petit peu plus de followers que moi sur Youtube, vous irez voir
- Speaker #2
Ça va, ça va, ça va C'est pas moi le plus connu de deux pièces Il est modeste
- Speaker #0
Là, on a des énormes pointures. Puis moi, je suis là à côté. Bon, voilà. Non, mais bon, en tout cas, si vous ne me connaissez pas, si vous me découvrez avec l'émission, moi, c'est Flavie Prévost. Puis moi, j'ai créé Le Board, qui est le premier podcast en France pour les freelances et les solopreneurs. Et finalement, c'est de ça dont on va parler, en fait, parce que tous autour de cette table, on vit de notre business. Et du coup, on va raconter comment on a changé d'identité entre notre identité d'avant et notre business de maintenant. Allez, c'est parti. Et je vais commencer d'ailleurs par une première question. Ça fait quoi de passer de somebody à nobody, c'est-à-dire vous avez un statut, vous avez une carrière, vous avez peut-être un réseau et des amis, puis d'un coup vous devenez freelance ou solopreneur. Eh bien, ça peut être un petit peu délicat, donc on va parler de ça déjà. La chute, entre guillemets, qu'il y a juste après ce beau projet de reconversion. Allez, c'est parti. Allez, on va sortir les petits drapeaux. Je les emmène même à Seignos, donc on va pouvoir prendre le jaune et le violet. Allez, on va partir là-dessus.
- Speaker #2
C'est parti.
- Speaker #0
Voilà. Donc, le violet, c'est vrai, et puis le jaune, c'est faux.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #1
D'accord ?
- Speaker #0
Ok. Allez, c'est un peu la petite question rapide du début sur la reconversion, mythe ou réalité ? Mythe et réalité. Ok, c'est parti ? Vous êtes prêts ? Prêtes ?
- Speaker #2
Bah attends, après... On le fait en même temps ?
- Speaker #0
On le fait en même temps.
- Speaker #2
Après, moi, je ne peux pas trop parler sur ça parce que j'ai... pas vraiment fait de reconversion.
- Speaker #0
Ouais, mais je veux dire, tu verras, tu vas te reconnaître un peu, c'est un peu se lancer dans l'entrepreneuriat aussi. Allez, mythe, c'est ça. Non,
- Speaker #2
mythe c'est jaune, violet c'est... réalité.
- Speaker #0
Allez, c'est parti. Suis ta passion, c'est le meilleur conseil pour la reconversion, pour l'entrepreneuriat.
- Speaker #1
C'est dur.
- Speaker #0
Moi je suis un petit peu... Allez, bon il n'y a que moi qui suis... Moi je suis le pognon. Non mais après ça m'a passionnée, mais je veux dire en fait je vois tellement entre guillemets de freelancers qui vont se lancer dans des trucs cools, et des fois des métiers qui sont agréables à faire et tout ça, et qui ne gagnent pas d'argent.
- Speaker #1
Moi je pense que c'est surtout suite à passion, mais après en fait pour structurer, il y a tout un tas de bazar qui est... pénibles autour que tu dois faire pour en fait faire ta passion.
- Speaker #0
Même toi dans ta carrière de surfeuse, tu as des contraintes en fait, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Moi je ne pense pas qu'on puisse pratiquer une activité longtemps en faisant toutes les erreurs qu'on doit commettre là-dedans, sans être un peu passionné. Je pense que se forcer à faire un truc pendant des années sans avoir ne serait-ce qu'un peu de passion, je pense que ce n'est pas possible. Ça tient. Ça tient un temps, mais je pense qu'au bout d'un moment...
- Speaker #0
Non mais t'as raison, je suis là en fait, là on vient de faire la route, machin, d'installer le studio... Donc t'es pas passionnée finalement parce que tu fais... Bah si, je suis énormément passionnée par ce que je fais, mais parce que voilà, je fais mon podcast, mon émission et tout ça, mais je suis dans un domaine, je veux dire, où en fait je peux monétiser quand même cette passion. Voilà, c'est ça que je voulais dire, c'est faire attention entre... Tu sais, dans l'ikigai, il y a un peu croisé les trois cercles, et il faut quand même qu'il y ait un marché aussi.
- Speaker #1
Ah bien sûr, oui oui, carrément.
- Speaker #0
Mais bon, vous l'avez trouvé, donc... On va en parler là-dessus. Alors, il faut un gros matelas financier avant de se lancer. Ok. On est d'accord ? Ah non, je me suis trompée. Ça, c'est faux. Ouais, c'est ça. Putain, on ne va pas s'en sortir. Alors, ok. Donc, est-ce que vous aviez un matelas ? Vous vous êtes lancé un peu comme ça ?
- Speaker #2
Moi, je pense... Alors, après, moi, je parle en tant que créateur de contenu. C'est un des trucs assez magiques où tu peux commencer avec absolument rien. un téléphone, et c'est après, une fois que tu as construit une sorte d'audience, que là tu peux peut-être penser à monétiser. Là où je pense, je ne sais pas, pour un athlète, je m'imagine que c'est un peu différent quand même, parce que tu es censé montrer certaines performances pour avoir des sponsors.
- Speaker #1
On commence très jeune, surtout on est mineurs. Moi j'ai commencé les compétitions, j'avais 10 ans. C'est tes parents qui ont un matelas. Merci papa. Non mais oui, ça dépend pareil de sport. Ça dépend, enfin voilà, je sais que je pense le rugby en France, c'est un sport bien sûr très développé, avec des structures. Donc en surf, on est un sport américain, il y a très peu de structures. Là, on entre dans l'olympisme aussi assez récemment, donc c'est pareil. C'est un long sujet. Merci. Donc toi,
- Speaker #0
tu as fait comment ? Tu t'es financée avec des emprunts, des choses comme ça ?
- Speaker #1
Non, j'ai été sponsorisée à 12 ans parce que c'est un sport privé encore une fois. Donc la fédération et tout n'avait rien à voir là-dedans. Et en gros, c'était des fonds privés, un sponsor qui me défrayait à l'époque. Donc quand ils m'amenaient sur une compétition nationale, européenne ou internationale, c'était à leur charge. Moi, je n'avais rien à payer. Après, souvent, tu es emmenée par des teams, etc. Donc tu y vas tout seul alors que tu as 12 ans. Moi, ce que j'ai eu de la chance, c'est que mon papa a financé ma maman pour qu'elle m'accompagne et que je ne sois pas toute seule quand j'étais jeune.
- Speaker #0
Il était entrepreneur ?
- Speaker #1
Non, non, mon père était médecin. D'accord. C'était leur choix, en tout cas en tant que parent. Et en fait, ils bossent tous les deux. Ma mère est infirmière libérale, donc elle pouvait prendre une remplaçante et se déplacer et tout ça. OK.
- Speaker #0
Bon. intéressant. Donc toi, t'as commencé très très très tôt. Mais il y a peut-être des gens qui nous regardent qui entreprennent aussi très tôt.
- Speaker #3
Attends, mais tu m'as pas posé la question, mais le matelas financier, dans le rugby, t'as zéro. C'est-à-dire que moi, mon premier contrat pro chez les filles, c'était 1000 euros par mois. J'ai arrêté ma carrière, je gagnais 800 pounds pour jouer en Angleterre. Donc le matelas financier pour se lancer dans l'entrepreneuriat, non, je l'ai pas forcément eu. Par contre, justement, quand tu gagnes très peu grâce à ton sport, Du coup, tu mets en place d'autres choses. Les conférences, des ambassadrices de marques pour des entreprises qui sentent en toi qu'il y a quelque chose, qu'ils ont envie de te souvenir dans ton projet, qu'ils ont envie de te sponsoriser. Tu corresponds aux valeurs de l'entreprise.
- Speaker #0
Tu le faisais déjà quand tu étais joueuse active ? C'était obligé en fait. Toi, tu étais obligé d'être diversifiée directe.
- Speaker #3
J'ai monté mon statut auto-entrepreneur en 2018 et j'ai été pro en 2014. Mais c'était les premiers contrats pro en France dans le rugby. Avant, il n'y a aucune joueuse de rugby qui gagnait de l'argent. Tu vis dans l'équipe de France, tu prenais sur tes congés payés, donc tu travaillais à côté.
- Speaker #0
Mais hyper intéressant. Et puis, pour la plupart des gens qui se reconvertissent, il y en a qui vont compter sur la rupture conventionnelle. Moi, c'est ce que j'avais eu. Donc déjà, les conditions ne sont plus aussi souples qu'avant, mais quand même. Mais c'est aussi à double tranchant parce que quand tu as ta rupture conventionnelle, j'ai vu combien de personnes en incubateur être à 12, 16, 18 mois de business et toujours pas vu un client. Et en mode, je lui disais, est-ce que tu as parlé à des clients ? Est-ce que ton offre marche pour un client ? Et ce n'était pas encore lancé. Allez, troisième, vas-y.
- Speaker #2
Après, je pense, moi, je sais que quand j'ai commencé à vouloir vivre un peu de YouTube, tu vois, de faire des vidéos, trouver même des marques avec qui bosser. Moi, ce que je faisais, c'est que vu que j'étais freelance à côté, je me mettais à travailler à fond pendant, je ne sais pas, 2-3 mois. Je faisais, je ne sais pas, 5, 6, 10 000 balles de côté. Et je partais en Asie. Je partais 6 mois en Asie. Et je charbonnais pendant 6 mois à faire full vidéo. En fait, vu que la vie coûte moins cher, j'avais plus de temps. Donc, la bouffe coûtait moins cher, le logement coûtait moins cher. Donc là, je m'octroyais en fait l'opportunité de développer mon truc sans trop de dépenses. C'est comme ça que j'ai plus ou moins financé.
- Speaker #0
C'est ce qui est génial, je trouve, avec le freelancing. C'est qu'en fait, moi, j'ai fait ça. J'étais freelance au début. le temps de financer le podcast et au bout de deux ans après ça a tourné mais en fait tu peux être un peu sur ton projet entrepreneurial moi j'étais directrice commerciale donc je faisais de la prospection externalisée donc ça me faisait pas rêver c'était un peu chiant mais ça rapportait bien j'étais à 800 euros par jour donc pareil je pouvais bourriner un petit peu et après j'ai décidé de lancer j'imagine que tu gagnes plus aujourd'hui Ah oui, bah du coup, ouais. Donc ça,
- Speaker #2
c'est parce que ça aussi, c'est la passion, tu vois.
- Speaker #3
Bah oui, mais ouais.
- Speaker #0
Désolée, Léna. C'est ça, c'est la passion,
- Speaker #3
c'est le bon sport, c'est tout.
- Speaker #0
Non, mais tu vois,
- Speaker #2
c'est comme ça au début. Genre là, t'as la passion en plus. Oui. Donc tu peux dépenser beaucoup plus de temps et d'énergie parce que t'as cet élément en plus qui est rajouté dans l'équation, tu vois.
- Speaker #0
C'est sûr. Mais de toute façon, c'est ça. Je me suis dit, en fait, j'aimais bien le freelance pour gagner de l'argent facile, entre guillemets, mais en fait, quand tu dis, je vais faire ça toute ma vie, je vais faire ça pendant encore 20, 30 ans. tu te dis, moi en tout cas ça ne me convenait pas j'avais envie de bosser pour moi et pas que pour bosser pour mes clients allez, troisième affirmation plus t'es haut plus la chute fait mal après une reconversion
- Speaker #2
Ça, je ne saurais pas dire.
- Speaker #0
Allez.
- Speaker #1
Plus t'es haut, plus ça fait mal. Non, ça dépend. Ok. Non, pardon.
- Speaker #0
Joanne, vas-y. Qu'est-ce que ça t'inspire ?
- Speaker #1
Moi, je dirais que ça dépend comment tu anticipes la chose, encore une fois. Je pense que même, je pense que tu peux être très connue pour quelque chose. Si tu anticipes un peu, que tu regardes, t'imagines un peu quelque chose, tu visualises, comme on dit en sport, un peu la suite et comment tu te vois. je pense que tu peux tu peux gérer.
- Speaker #0
Mais tu disais tout à l'heure, en préparant, tu disais, il y a une grosse pression sur les sportifs.
- Speaker #1
On vous met une néant pression en mode qui a raté sa reconversion ?
- Speaker #0
Donc finalement, vous comparez aussi ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est une pression, si je le ressens un peu comme une pression, parce que on est compétitif, je pense, dans l'âme, et qu'à un moment donné, tu n'as pas envie de rater la suite, si tu as réussi dans ton sport et tout. Et puis c'est vrai que, après, je pense que les langues se délient et que moi, j'ai l'impression d'avoir entendu des histoires effectivement il était au top niveau et là il sait plus quoi faire ou ça a pas forcément marché et du coup c'est vrai que j'ai voulu anticiper en tout cas personnellement en me disant après j'ai pas gagné des millions donc c'est pareil ça a toujours été une réalité pour moi en fait je vais devoir travailler après donc en fait c'était aussi la réalité la normalité comme les nailings tu t'es dit tout de suite faut que j'anticipe la suite parce que j'ai pas assez pour entre guillemets vivre que de mon art
- Speaker #3
de ta passion directement. Et même avant d'être tout en haut, avant de gagner des médailles olympiques, des médailles en Coupe du Monde, tu pars de zéro. Tu es dans l'anonymat, tu n'es pas forcément reconnu non plus dans ton sport, tu n'as pas de sponsor. Et après, c'est à force de travailler que tu commences à avoir de la notoriété, d'écouter par les médias, écouter par des entreprises. Et donc là, oui, tu commences à en vivre, mais je pense que pour revenir au sujet de la reconversion qui nous intéresse aujourd'hui, c'est la question qu'on a tout le temps quand on est athlète, c'est qu'est-ce que tu vas faire après ? Et ça, c'est une question qui est hyper stressante parce que tu te dis, j'en sais rien, moi j'essaie déjà de vivre le moment présent, d'être bonne dans mon sport et en fait,
- Speaker #2
on parle déjà d'après. C'est très français,
- Speaker #1
franchement. Je ne sais pas si c'est très français en vrai. C'est pareil, je suis surfeuse professionnelle Ah d'accord, mais c'est quoi ton métier ? Je suis surfeuse professionnelle, désolée Excusez-moi Ah d'accord, mais tu gagnes ta vie comme ça Bah ouais, ouais, c'est l'idée Enfin j'essaye en tout cas Mais je pense après,
- Speaker #2
c'est des métiers qui sont tellement peu communs Le commandementel, tu vois Ils n'ont aucune idée D'accord, mais du coup tu fais des études Tu vois, les marques te payent, mais comment ça marche ? T'es un salaire ou en fait t'es la commission Je pense qu'il y a un espèce de flou Ça fait buguer les gens sur la matrice Merci.
- Speaker #1
Maintenant, pour le coup, avec les entrepreneurs et tout ça, tous vaut les créateurs de contenu. On a tous un peu le même lifestyle au final, que ce soit les athlètes ou pas. Et en tout cas,
- Speaker #0
nous, on comprend ce côté diversifié et tout ça. Alors moi, je disais juste, il ne faut pas trop attendre non plus. Alors moi, je me suis reconvertie, je ne sais pas, j'avais 37, quelque chose comme ça. C'est juste que moi, plus tu montes en entreprise, plus tu deviens un manager, top manager, etc. Plus ça devient difficile de savoir faire des trucs toi-même. Oui,
- Speaker #2
tu délègues beaucoup. Et du coup, moi,
- Speaker #0
j'ai pris une petite douche froide, tranquillou, parce que pour me mettre freelance, j'étais head of sales France pour un super truc. En fait, tu fais quoi en freelance ? Je ne veux pas être head of sales de 400 personnes. Personne ne va me recruter en freelance pour ça. Donc, j'ai dû refaire moi-même de la prospection. Et en fait, ça s'est bien passé parce que j'étais un peu geek et j'aimais bien. Mais tu vois ce que je veux dire ? Chuter un peu de cet étage où en gros, avant, c'était... le N-1 de ton N-1 de ton N-1 qui faisait ça, et là, il faut le faire soi-même. Et quand t'es entrepreneur, je sais pas ce que vous en pensez, mais purée, tous les trucs qu'on doit faire de petites mains, en fait, on fait que des trucs de petites mains dans 99%
- Speaker #2
du temps. Après, là, je parle surtout en tant que créateur de contenu, avant de pouvoir passer un cap où tu peux déléguer, ça prend un certain temps et tu restes dans l'exécution pendant tellement de temps, même moi encore, là, j'ai pas encore délégué plein de trucs. J'ai des potes qui m'aident et tout de temps en temps, même pour filmer. Mais le montage, faire le site internet, faire les postes Insta, faire les appels de vente quand tu vends par exemple la retraite, des trucs auxquels en fait, mais oui, il faut le faire, tu vois, ça passe en tout seul.
- Speaker #0
Et là, tu n'as plus d'équipe, tu n'as plus rien. Allez, une petite dernière. Il faut tout quitter d'un coup, sinon ça ne marche pas. Genre, il faut faire all-in ou sinon ça ne marche pas. Ah,
- Speaker #3
on est faux. Faux. Faux.
- Speaker #0
Ok. Il n'y a pas de livre après. Pour la dernière question, je... Personne n'a fait All In, alors, ici. Vous y allez tranquille. Toi, Joanne, on a vu ces progressifs. Voilà. Pareil. Les nains aussi.
- Speaker #2
Ouais, pareil. Je pense que tu peux... Après, encore une fois, c'est de mon expérience de créateur de contenu. Je ne sais pas, par exemple, quand tu es pro, quand tu fais du surf, est-ce qu'objectivement, tu as le temps, tu vois, de développer une retraite à côté ou...
- Speaker #1
Bah non. En fait, j'essaye tant bien que mal de faire. Mais effectivement, j'ai commencé mes événements En 2020, ma saison, à l'époque, elle commençait en janvier, elle finissait en septembre. J'habite entre les Seignos et la Réunion. Et quand je passais un mois ici en France, je devais faire le tour de tous mes sponsors, aller à Paris pour les médias. Et je faisais tant bien que mal jouer une maison par ici dans les Landes pour faire une retraite, parce que ça me tenait à cœur et que j'avais vraiment envie de commencer ça. Mais non, j'ai pas le temps. Je suis publiée sur Insta un mois avant disant que j'ai absolument aucune structuration derrière et c'est toujours comme ça.
- Speaker #0
T'as pas d'équipe, t'as pas recruté quelqu'un pour t'aider à faire des trucs comme ça ? Non,
- Speaker #1
honnêtement, c'est pareil. Encore une fois, tout ça, c'est des... Moi, j'aime bien le concept de je plante une graine, quand j'aurai le temps... Boum, ça va fleurir !
- Speaker #0
Mais pour l'instant, j'ai pas le temps. C'est hyper sain de dire ça, parce qu'en fait, tout le monde attend les conditions parfaites pour entreprendre. Mais il n'y a pas de conditions parfaites, en fait, les gars, les filles. Moi, je suis ultime comme toi. Quand je peux, hop, je poste un truc. Vas-y, on organise une retraite, tafouax, relax, qui veut, vient. La petite graine est plantée, il y a deux, trois personnes qui viennent, et après, on va chercher les autres. Bon, allez, on s'est un peu échauffées. Racontez-moi, alors, on va faire un petit tour de table rapide. Est-ce que vous avez senti un peu ce côté chute ? Donc post reconversion en mode, j'étais quelqu'un, j'étais un athlète, j'avais une certaine identité et puis finalement je vais devoir me trouver ma prochaine identité.
- Speaker #2
Bah moi non, personnellement. C'est pas pour vous.
- Speaker #0
Mais non, mais c'est marrant parce qu'en fait, en préparant avec Hugo, on se disait, voilà, on a des stars. Et puis nous, on était plus dans la team, entre guillemets, no body. Moi, je m'étais dit,
- Speaker #2
on va parler de surf et tout, mais moi, je suis pas un athlète. Qu'est-ce que je trouve là ? Mais oui,
- Speaker #0
tu m'as dit, moi, j'ai pas le niveau de Johan et tout. Mais c'est pas un podcast sur le surf, c'est un podcast d'entrepreneuriat. Pas encore,
- Speaker #2
en tout cas.
- Speaker #0
Et voilà, donc nous, c'est vrai qu'on l'a pas ressenti. Alors moi, je vous ai dit, j'ai ressenti ce petit côté statutaire. Parce que du coup, ça fait bizarre quand les gens avaient besoin de toi. Ils me prospectaient, ils m'invitaient à des soirées et tout. Et là, plus rien. Et je pense que ce n'est pas pour rien, mine de rien, que j'ai créé mon podcast et tout. Je pense que, tu vois, je ne peux pas aller voir un psy, mais j'ai dû me recréer ma propre identité. C'est qui Flavie Prévost, tu vois, en dehors de son taf. Et en fait, quand tu es salarié, tu as vachement ton identité qui est fusionnée à ton taf. Et quand tu te barres, après, tu ne sais plus trop quoi faire. Moi,
- Speaker #2
après, je n'ai pas eu de chute. mais quand j'ai arrêté d'écrire un livre, plus ou moins définition, mais quand je me suis mis vraiment all-in après avoir fait un peu de freelance sur YouTube, là, je me suis dit, c'est plus un hobby. C'est pas genre je fais des vidéos pour rigoler. C'est une stratégie, je dois me poser, je dois faire un plan, quelle vidéo je vais sortir, pourquoi, qu'est-ce que je peux vendre même plus tard. Donc j'ai pensé à tout ça et c'est vrai que ça fait un peu peur parce que avant que tu reçoives tes premiers euros d'Internet, tu te dis, ça n'existe pas. Je suis un arnaqueur, scammeur de je ne sais pas quoi et tu te dis, comment ça, les gens gagnent de l'argent sur YouTube, ça ne marche pas.
- Speaker #0
il y a plein de barrières à casser dans sa tête c'est ça cette identité de dire je ne suis plus un amateur et je fais ça pour de vrai Lénaïque, toi qui as déjà pris ta retraite du coup sportive, ça t'a fait quoi ?
- Speaker #3
ouais c'est dur, Joanne bon courage non en vrai je pense que dans le sport féminin d'autant plus t'es obligée de préparer l'après carrière pendant la carrière donc finalement de savoir un peu qui tu es ce que le sport peut t'apporter le fait que... Très vite, me rendre compte que le rugby, c'est ma passion. Ma vie tourne autour du rugby. Je fais ça depuis 15 ans. J'aime le sport. Il faut que je trouve quelque chose dans cet environnement-là. Je veux, quand j'arrête, me dire, je fais un métier. Je vais me lever tous les jours. Je suis passionnée. Je suis heureuse de faire ce que j'ai à faire. Et pour ça, c'est stressant parce que dans le sport féminin, tu ne gagnes pas beaucoup. On l'a dit. T'as du réseau qui s'ouvre quand même, parce que quand t'es sportif professionnel, tu vas dans les loges de stade, il y a du monde pour t'accueillir, t'as accès à des DG, directeur de com', machin, de grosses boîtes que tu n'aurais jamais eu accès via ce statut de joueur.
- Speaker #0
Il y a quand même cette aura du sportif un peu star, les gens ils veulent quand même parler avec toi et tout ça.
- Speaker #3
Je pense que peut-être ce qui a été le plus dur, c'est le regard de ma famille, des amis sur moi. Il me présentait tout le temps comme « Ah, les Naïgs, ancienne joueuse de rugby, elle joue en équipe de France. » Et franchement, j'avais trop envie de dire « Ouais, mais je ne suis pas que ça, en fait. » Et je me rappelle signer un papier chez le notaire. Et le notaire, il lit « Les Naïcs-Corson, Néleux, Apimpol, machin. » Et « Joueuse de l'équipe de France de rugby. » Et je reste un peu marquée par ça. Et je dis « Non, j'aimerais changer cette ligne, s'il vous plaît. » Ça fait quand même trois ans que je ne suis plus joueuse en équipe de France. J'aimerais changer ça. Et mon père rigole, genre, on peut laisser, tu vois. Et je dis, non, je ne suis plus cette personne. Aujourd'hui, je suis chef d'entreprise. Et du coup, l'auteur dit, bah, Quel quoi du coup ? Magnifique ! Le jour où l'Enalig a affirmé mon identité d'entrepreneur.
- Speaker #0
C'est comme quand tu sais, gros moment de solitude quand t'es solopreneur, tu fais un peu plein de trucs et là il y a à l'école, occupation de la mère, occupation du père. Moi j'ai mis podcasteuse. En fait parce que c'est trop long, qu'est-ce que je vais raconter ? Je vais pas râtir l'incubateur, machin, solopreneur et tout, laisse tomber, j'ai perdu tout le monde donc voilà. Gros moment où toi, t'assumes ton identité. Trop bien. Et donc toi, Joanne, est-ce que tu redoutes ça, cette perte d'identité ? Ou au contraire, j'ai l'impression que tu le perpétues quand même vachement dans tes projets. Par exemple, là, c'est une retraite, c'est un lieu pour les surfeurs. Tu as ton livre où tu racontes aussi ta vie de surfeuse. Raconte-nous un petit peu comment tu gères ça.
- Speaker #1
Ouais, comme tu disais, Léna, je pense qu'on sait que... Enfin, moi, j'ai toujours su que j'allais bosser après. L'idée, c'était OK. Pareil, qu'est-ce que je vais faire ? J'ai pas envie de perdre ce fire qui me fait me lever tous les matins. J'ai envie de me lever aussi pour quelque chose que j'aime. D'où on parlait de la passion. J'ai envie de continuer là-dedans. Donc de trouver des clés un peu pour faire ça. Ça prend du temps. C'est vrai que là... De devenir maman récemment aussi, ça a fait un peu perdre les pédales quand même aussi. L'identité et tout ça, c'est un peu pas évident. Je pense que c'est pour ça aussi que je me raccroche au fait que je vais reprendre la compète après la petite. Je pense d'une, parce que j'ai envie de reculer un peu l'échéance clairement de la retraite pour l'instant. Que de deux, quand j'ai décidé d'être enceinte, j'ai eu ma médaille de bronze, j'étais sixième mondiale. Donc le niveau était encore là. Donc j'ai envie d'essayer ce challenge, de revenir à la compétition. Après, clairement, c'est vrai que quand même, mentalement, là, je suis quand même loin de la compétition et du haut niveau avec ma routine, avec la petite et tout. C'est pas évident. Donc on va voir comment ça se passe. Mais j'ai envie de tenter l'expérience parce que si... Si tu tentes pas, tu sais jamais. Donc ça, c'est l'idée. Après, clairement, c'est quand même la fin de ma carrière. J'ai aussi... Je rêve de faire d'autres choses. Comme tu me demandais si j'avais le temps. On a le temps de rien sur le Tour Pro. Enfin, moi, tu disais, j'ai ouvert... On vide nos sponsors. Donc, en fait, je suis une entreprise, micro-entreprise, depuis que j'ai 18 ans. On bosse tout le temps. Et à la fois, on est tout le temps en déplacement. Pour être athlète, t'as besoin de 100% de ta capacité, on va dire, mentale et tout ça. Du coup, tu te bloques sur beaucoup de projets.
- Speaker #0
T'es pas en train de te dire qu'est-ce que je vais poster sur Instagram quand tu prends une grosse bactérie ?
- Speaker #1
Ouais, bah... Non, pas quand t'es dans l'eau, ça c'est sûr, mais c'est le côté cool du sport aussi, c'est qu'on déconnecte de tout ça. Et moi, pareil, j'aime bien mettre les mains dans le cambouis. Enfin, voilà, on est justement, je pense, des gens de terrain. On n'est pas là... Enfin... Pour le coup, c'est pareil. Je me suis dit comment je vais faire pour vivre de cette passion encore. Je n'ai pas envie de me retrouver derrière un bureau, derrière un ordinateur pour le reste de ma vie. Ce n'est absolument pas ça. Bosser pour quelqu'un, je pense que je n'y arriverai pas non plus.
- Speaker #2
Tu as toujours une idée un peu claire de ce que tu aimerais faire après ou tu n'y penses pas du tout ? Non,
- Speaker #1
pas claire du tout et toujours pas honnêtement. J'aime bien le côté un peu multicasquette toujours. J'aime bien l'idée d'avoir un lieu. J'aime bien l'idée du partage, le surf. j'aimerais le partager avec plus de monde de façon différente encore une fois j'aime bien partager mon expérience là le fait d'être maman c'est pareil je pense que peut-être aller un peu avec des jeunes j'adore l'entraînement parce que ok je suis surfeuse et tout ça mais en fait ce qui est particulier moi dans ma carrière c'est que je suis allée m'entraîner avec des entraîneurs hors surf du coup je fais beaucoup de muscu, beaucoup de sport en dehors du surf et ça c'est quelque chose d'assez particulier dans le surf Merci. Les surfers, déjà, ils me regardent un peu des droits de mes yeux.
- Speaker #0
C'est bien d'être entre les lignes et tout, parce que moi, j'ai déjà regardé tes routines muscu, je me suis dit si ça m'aide à être une surfeuse aussi stylée que Joanne, je prends. Et là, on est dans ta salle de sport, en fait. C'est trop rigolo. En bas, il y a tout le matos et tout, il y a la corde et tout, donc venez nous voir sur YouTube, c'est vraiment trop fun. Alors ça, c'était la partie la chute, on va dire, entre guillemets. Alors on voit que toi, tu l'amortis, tu travailles, etc. Voilà. On voit qu'on arrive à changer d'identité. Et c'est cette deuxième partie sur laquelle j'ai envie qu'on redescende, c'est comment on construit sa nouvelle identité d'entrepreneur. Parce que c'est ça la reconversion et vous allez voir si vous êtes dans ce chemin. Au début, vous quittez votre statut et après vous vous endossez, vous faites votre mue. Et quand ça arrive, cette mue, c'est... Je ne sais pas, c'est un peu... C'est assez stylé, ça fait un peu peur, mais c'est là que vous devenez vraiment entrepreneur. Donc allez, c'est parti. Comment on se reconstruit maintenant qu'on est reconverti ? Avec nos propres règles en solopreneur. Let's go !
- Speaker #4
C'est un vent de...
- Speaker #0
Pour commencer, un dernier petit tour de table, j'aurais aimé savoir, on a parlé d'entourage et c'est quand même clé dans la reconversion et parfois ça peut blesser un petit peu, même des proches justement qui vous aiment profondément, ils vont avoir des petits mots, des petites phrases un peu qui vont peut-être nous faire douter. Je sais que ça arrive beaucoup à beaucoup d'entre vous dans l'audience. Est-ce que vous vous rappelez d'un petit commentaire un peu assassin ou blessant qu'on vous a dit quand vous avez eu votre projet ? Je sais pas moi, toi qui t'es lancé dans le surf, tu m'as dit, moi je me suis lancé dans le surf, je me sentais pas forcément légitime par rapport à ce milieu.
- Speaker #2
Moi dans mon entourage, non. J'ai une chance exceptionnelle, c'est que mes parents m'ont toujours soutenu. À la limite mes grands-parents, parce que tu sais, ils comprennent pas les réseaux. C'est genre, tu fais des vidéos, tu vois. Je pense dans leur tête, ils arrivent pas à concevoir qu'ils puissent créer, tu vois, c'est un peu du marketing techniquement, donc ils comprennent pas. Et là, au bout de 5-6 ans, tu fais toujours des vidéos, des documentaires. Je crois qu'ils comprennent. Mais après, j'ai de la chance. Je n'ai jamais eu, en tout cas dans mon entourage. Après, c'est vrai qu'au départ, quand j'ai lancé ma chaîne, au départ, ça allait. Un peu après, ça commençait à aller moins bien. Parce que j'ai fait des vidéos, des vlogs, des documentaires, même sur différents endroits, genre le Sri Lanka et tout. Mais je ne suis pas athlète professionnel.
- Speaker #0
Et on te l'a reproché, ça.
- Speaker #2
Et on m'a reproché souvent que, vu que je ne suis pas athlète, je n'ai pas vraiment... vraiment le droit de parler de surf. Donc aujourd'hui ça va...
- Speaker #0
C'est un peu une galère des façons.
- Speaker #2
Mais c'est que moi au départ, je connaissais pas trop ce domaine là. Donc je me souviens, j'avais fait des vlogs aujourd'hui on va surfer au Segor et tout. Même le concept du localisme tu vois tout ça, je savais pas. Et c'est en faisant des vidéos que je me suis dit putain, ça je peux pas le faire, ça je peux le faire. Ou genre là je peux aller surfer, là je peux pas.
- Speaker #1
c'est compliqué même en tant que pro si tu fais une vidéo et que tu vas sur le secret spot le gars même en tant que pro par contre ça je sais bah ouais si tu débarques sur un spot et que c'est chasse gardée faut pas de vidéo c'est complexe c'est dur parce qu'il y a un nombre de vagues défini dans une journée et on est trop de monde par rapport au nombre de vagues
- Speaker #2
Il y a un nombre de spots limités dans le monde. Ce n'est pas comme un skatepark. Et toi,
- Speaker #0
tu vulgarises en quelque sorte. Donc peut-être que ça doit un petit peu énerver. En tout cas, j'allais dire, moi, j'apprécie parce que tu as utilisé la même technique que moi. C'est la technique de l'explorateur. Et vous êtes beaucoup à vouloir lancer votre média. Et vous n'osez pas parce que vous ne vous sentez pas légitime. Mais il n'y a pas besoin d'être légitime. Moi, j'étais nulle en freelance. En gros, je débarque en freelance. Je ne sais même pas faire une facture. Donc je me dis, vas-y, mon podcast, je vais le pivoter sur ça pour apprendre avec les meilleurs freelancers à être meilleur freelance. Et du coup, cinq ans plus tard, ça marche super bien parce que maintenant, c'est moi qui peux donner les conseils. Et toi, c'est pareil, tu t'es dit, j'apprends le surf, donc je vais documenter mon apprentissage du surf.
- Speaker #2
Avant d'être une entreprise, c'est des humains derrière. Et forcément, quand tu incarnes ta marque, quand tu montres, même en tant que surfeuse professionnelle, je pense que quand tu annonces un objectif et que tu documentes ta progression jusqu'à cet objectif-là, Après, je... Dans la pratique, c'est dur parce qu'il faut prendre du temps pour faire ça. Mais les gens vont en quelque sorte s'attacher. Ils vont être contents de voir ce qui va arriver, ce qu'il va faire.
- Speaker #0
Et en tout cas, ce qui est bien, c'est que c'est un enthousiasme naïf. Et je me reconnais aussi dans ce que tu dis. Moi, pareil, j'étais là, tout va bien se passer. Et c'est peut-être à la fin. Ça veut dire que tu as réussi aussi, peut-être si tu as quelques petits jalousies, des choses comme ça. C'est comme la question qu'on avait tout à l'heure.
- Speaker #2
Peu, et surtout toi, tu m'as dit des commentaires de Zinzin. Peu importe ce que tu fais, même si tu fais les choses bien, même si tu es politiquement correct, tu lises tous les angles, mais il y a toujours un mec ou je ne sais pas qui, qui va laisser un commentaire dégueulasse. Peu importe ce que tu fais.
- Speaker #0
Donc, il ne faut pas regarder. Alors tiens, on continue le tour de table. Est-ce que tu as pris des réflexions ? Justement, tu disais, moi, je suis diversifiée. Tu as écrit un livre, je n'en sais rien. Est-ce que les gens t'ont envoyé des petites piques dans ton parcours ?
- Speaker #1
Oui, alors les réseaux sociaux, n'en parlons pas. Effectivement, il y a tout et rien. C'est un vaste sujet, mais j'essaye de ne pas trop regarder, honnêtement. Après, des fois au sein de... Comme tu disais, de la famille, des fois, effectivement. Mais des choses toutes bêtes. Mon père qui va me dire, ah bon, mais là, t'as fait un lieu, mais... Du coup, il y a des gens qui ne se connaissent pas, ils vont dormir dans la même chambre. Attends, mais là... Moi, je ne paye jamais ça. Franchement, je ne vais pas à une retraite aussi. Morte de rire. Non, non, on a tous ces mignons, on a tous ces mêmes parents. Connus ou pas connus. Ah bon, mais là, des trucs comme ça. Franck, qui a écrit le livre avec moi, dit, ah bon, il faudrait peut-être que je parle à ton papa. Ah bon, vous voulez écrire un livre sur ma fille ? Ah ouais ? On va faire une conférence avec mon mari qui est préparateur mental et tout, donc on aime bien, on bosse souvent ensemble, enfin on a bossé ensemble pendant la dix ans, du coup on aime bien faire les conférences à deux des fois. Et pareil, ah ouais mais vous avez quoi ? Mais du coup vous leur racontez quoi aux entreprises ? Comment te dire ?
- Speaker #0
On vous aime trop. Mais voilà, exactement.
- Speaker #1
C'est un peu de... Faut pas se déstabiliser. Mais c'est pas méchant, en plus. C'est comme moi. Après,
- Speaker #0
je clôture le tour de table, mais je rebondis parce que ma mère, elle me dit... Ah, mais les dames avec qui je fais les bénisteries, c'est quoi, le truc de retraité ? Elles disent que tu parles quand même beaucoup en anglais dans tes podcasts, on ne comprend pas tout. Mais pourquoi des retraités de dames qui font le bébé Nisterie écoutent des podcasts sur le scaling en solopreneur ? Voilà, donc à un moment, voilà.
- Speaker #3
Léna ! Non, mais sur les mêmes choses, tu vois. En gros, tu fais du sport, t'es connue pour ça, mais qu'est-ce que ta dot a apporté ? Et ça, la légitimité d'un sportif à sortir un peu de son sport, mais de se dire, ok, mon sport, il m'a apporté plein de... soft skills. Alors désolé pour la copine de ta maman, je vais encore parler anglais. Mais justement, ces compétences que tu as développées sur le terrain que tu n'acquiers pas à l'école ou forcément dans l'entreprise en termes de management, d'esprit d'équipe, de leadership, de fédérer autour de toi, de mobiliser du monde pour atteindre un objectif commun. Comment tu vas ? Comment tu motives tes troupes ? Et ça, en fait, c'est tout ce qu'on a appris sur un terrain de rugby et que je transfère de transfert sur des conférences et des formations. Et mes parents, c'est pareil. Mais qu'est-ce que tu vas bien raconter ? Mon père était coach de rugby, donc il ne voyait pas forcément le lien pour derrière former des managers d'équipe, en entreprise, tout ça. Et pareil, je suis consultante dans les médias, donc c'est hyper glam de dire « Elle commente les matchs » , donc ça, il est hyper content de me présenter comme ça. Par contre, je fais aussi des stages de rugby, et quand j'ai lancé les stages de rugby, les premiers pour les filles en France, Là, derrière, j'ai eu plein de remarques des clubs de rugby qui m'ont dit, en gros, je touchais un peu trop à leur business qui était bien chasse gardée. Et donc, on s'est dit, ouais, mais tu vas en gros recruter des joueuses dans d'autres clubs et les placer dans d'autres clubs. J'ai dit non, Moi, le principal, c'est que les filles prennent confiance à travers le rugby, qu'elles s'éclatent, qu'elles passent un bon moment. En club, elles jouent avec des garçons. Les garçons ne leur font pas la passe. Donc, juste leur donner un espace. où elles peuvent jouer ensemble, se sentir elles-mêmes sur un terrain, déjà, ça, c'est extraordinaire. Et ce n'est pas ce qu'on retrouve dans le club.
- Speaker #0
Donc, c'était presque un manque du marché que tu as comblé, mais tu t'es fait tacler pour ça. Oui, complètement. Mais je pense que vous avez tous les trois un sujet, en plus, où votre marché, entre guillemets, il n'est pas super mature dans le sens où il y a des institutions, des fédérations et tout. Moi, j'ai moins ça. Et du coup, depuis que je suis partie du corporate, moi, au contraire, pour moi, ça a été une libération. Parce que dans le corporate, c'est beaucoup ça. la jalousie,
- Speaker #1
qui a quoi en budget,
- Speaker #0
qui a quoi comme équipe, alors que là, maintenant,
- Speaker #2
je me sens libre.
- Speaker #1
Ah bah si ! Ah bah si, si. Moi, ça m'a fait penser à ça, quand tu disais ta perte de statut et tout. Nous, encore une fois, alors oui, il y a un peu la fame quand t'es athlète et tout, mais en vrai, t'es quand même... On est dans l'opérationnel, alors qu'on ne rentre pas du tout dans... Enfin, en tout cas, on se sort en niche, comme ça, on ne rentre pas dans des cases... Je ne sais pas comment dire... Et du coup... Et le fait que le surf soit devenu olympique, là on a dû gérer avec la fédération et tout, c'était un peu un gros calvaire.
- Speaker #0
Tu as eu plus de visibilité et plus d'attente sur toi.
- Speaker #1
Non, plus de visibilité, certes, sur le surf et sur moi. Mais par contre, en gros, le sport privé, je ne dépendais pas de ma fédération en France. Et là, ça t'a foutu la merde. Et là, parce qu'on m'a mis des cases et il fallait que je rentre dans telle et telle case. Tu fasses ça, ça,
- Speaker #0
ça, ça, mais c'est gratos, par contre, Joanne. Ça ne te dérange pas ?
- Speaker #1
Oui, c'est un peu une galère.
- Speaker #0
Service public. Non, je rigole. Bon, bref, c'est marrant. Et en tout cas, ce que j'entends aussi dans vos discours, c'est que bien sûr, on a nos compétences d'avant. qu'on va utiliser dans la reconversion. Donc, tout n'est pas perdu. Si vous avez l'impression de perdre votre fame, de devoir changer d'identité un peu dans la douleur. Au contraire, on va utiliser ça pour refaire un business complètement à notre image. Alors, les solopreneurs, on a ça de commun, je pense, et on l'a tous. On voit qu'on a des business assez lifestyle. Là, on est dans un lieu magnifique que je pense t'as construit aussi pour pouvoir en profiter pour l'avenir. Toi, pareil, tu restes à bosser dans le rugby. Hugo, tu t'es carrément construit ta chaîne sur ton kiff, en fait. Voilà. Et moi, carrément, j'ai intégré même le surf dans des séjours pour pouvoir venir surfer avec mes potes solopreneurs et faire des podcasts. On est refaits et je pense qu'on ne se serait jamais autorisés des choses comme ça en restant normatifs et tout. Alors, est-ce que vous pouvez me donner peut-être pour finir, je ne sais pas, une petite règle que vous avez envoyée bouler ou une façon de faire du business que vous pensez que vous avez de différente par rapport à quelqu'un qui ne serait pas passé comme ça par ce parcours de reconversion, d'embrasser sa passion, etc. Est-ce que vous avez un petit côté atypique, entrepreneur atypique, qui vient peut-être de se passer d'ailleurs, de sportif, de vidéaste ?
- Speaker #2
Moi, atypique, je ne sais pas. Mais par contre, moi, je suis énormément dans l'action. C'est... J'aime pas trop planifier, c'est une idée, on va l'exécuter, tu vois. Même là, on a lancé le Surfcamp. Il y a un mois, il n'y avait aucun site, il n'y avait rien. C'est vraiment, j'ai commencé à parler d'un Surfcamp il y a à peine un mois.
- Speaker #0
Je suis dans ta team, go.
- Speaker #2
J'ai fait le site, j'ai mis en place les trucs de paiement, les contrats, j'ai appelé tout le monde, j'ai fait les stories, les vidéos, et un mois après, là, on est en plein dans la semaine, tu vois.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #2
Ce que je voulais, déjà valider l'idée. En fait, j'aurais pu passer des mois à me dire, il faut que je trouve la maison parfaite, il faut que j'ai le truc parfait ici, etc. Mais... J'avais quand même le coach en qui j'ai confiance et une maison qui était sympa, mais il fallait vite que j'exécute. Après, ça, je pense que c'est bien partout d'aller vite.
- Speaker #0
C'est très bien d'aller vite, c'est clair. Je pense que c'est le côté audience first, product later. Quand tu as une communauté aussi forte que la tienne, peut-être que d'abord, tu fédères, tu vois s'il y a du monde de dispo et après, si les gens répondent favorablement, tu organises ta retraite. Je suis un peu team comme ça aussi. Johan, est-ce que tu as des qualités d'avant que tu as utilisées pour faire du business qui... qui t'aident, qui te rendent spécifique ?
- Speaker #1
Je pense qu'encore une fois, je reprends l'idée de quand t'es athlète, t'es dans l'exécutif pour le coup, tu fais tout toi-même. Déjà, en fait, athlète aujourd'hui, à l'époque, je pense que t'étais athlète, effectivement, soit tu jouais au rugby, soit tu faisais du surf et t'étais bon. Maintenant, t'as les réseaux sociaux, enfin tout.
- Speaker #0
T'es déjà mini-entrepreneur en fait.
- Speaker #1
Mais oui, en fait, athlète, c'est déjà ça. Et du coup, je prends un peu la même énergie dans tous les domaines. Et puis, comme tu dis, je préfère faire et que ce soit un peu raté ou pas parfait ou ci ou ça. Et puis après, on verra. Et après, je bosse beaucoup avec mon mari. Donc lui, il est préparateur physique, préparateur mental. On bosse ensemble, mais c'est aussi surtout nos projets. On bosse vraiment ensemble. Et lui, par contre, c'est une machine à... D'exécution. Ah, en fait, c'est un bon synonyme. Moi, je suis un peu... Je parle, je fais des trucs. J'aime bien rencontrer des gens. Non, mais ça, c'est cool. Justement, on grandit l'audience. Le portefeuille de relations et tout. Et puis lui, il est là. Boum, boum, allez, on fait ça, on fait ça. Faut trouver un peu une bonne équipe. C'est cool aussi.
- Speaker #2
Il faisait quoi avant, excuse-moi, ton mari, appareil physique ?
- Speaker #1
Et ben, il faisait... Alors, il a bossé dans des magasins... Il a fait Staps et tout. Après, il s'est dit, oh punaise, non, je veux pas bosser pour l'éducation nationale. Le sport comme ça, c'est pas trop mon truc. Du coup, il a bossé pour des magasins de sport. Après, il est devenu journaliste sportif sur La Réunion quand il a déménagé. Parce qu'à la base, il est des Alpes, c'est un montagnard. Ah oui, d'accord, putain, ouais. Et journaliste sportif. Après, lui, à la fois, il est athlète. En fait, il fait plus de sport que moi. Il fait de l'ultra-endurance en vélo, en course à pied et tout ça.
- Speaker #0
T'as le sens qu'on va prendre cher en sport cette semaine. Je suis là, on n'a pas commencé encore.
- Speaker #1
Et puis après, il s'est formé à la prépa mentale d'abord, prépa physique.
- Speaker #2
C'est incroyable.
- Speaker #1
C'est incroyable.
- Speaker #3
Je rebondis parce que ça va clôturer un peu les conseils qu'on peut donner à quelqu'un qui n'oserait pas se lancer. Justement, c'est d'y aller, c'est d'oser, c'est d'être dans l'action. Et en fait, tu ne seras jamais prêt, ton produit ne sera jamais parfait. Pareil, en trois mois, j'ai lancé les premiers stages de rugby pour les filles. Mais j'ai profité du momentum. Il y a aussi ça qui peut t'aider. Moi, il y avait la Coupe du monde de rugby en France en 2023. Je travaillais chez M6 dans les médias. Donc, je savais que la lumière était sur moi et je me suis dit, c'est maintenant qu'il faut le faire tout de suite. Après, il y a quelque chose aussi que tu l'as dit, Joanne, c'est être bien entouré. En fait, c'est quand même la clé. C'est quand même stressant. Ça peut être stressant. Ça peut... Tu as des questions qui t'arrivent dans tous les sens. Moi, la nuit, je n'arrivais pas à dormir. Franchement, les premiers temps, c'était « il faut que je pense à ça, il faut que je pense à ça. Ah tiens, et si on faisait ça ? » Et je trouve que d'être bien entourée, de pouvoir déléguer quand même quelques petites choses, au début, ça va t'amener de la sécurité. Même si tu es capable de tout faire, en vrai, si tu veux avoir la lucidité et d'être bon dans ce que tu fais. Je pense que ça, c'est la clé de pouvoir déléguer. Et d'être bien entourée. Et d'être bien entourée.
- Speaker #1
Comment tu fais sur de l'événementiel, surtout ? Et si toi, tu veux être présente avec les filles, donner ton énergie et tout ça. Moi, sur les retraites que je fais, les week-ends et tout, on a un chef, j'ai des profs de surf avec moi. J'ai une prof de yoga, alors que je suis certifiée en prof de yoga. Mais je n'ai pas envie de... tout faire. Je suis là pour partager l'expérience avec les filles, pour donner mon énergie, pour échanger et tout ça. Justement,
- Speaker #3
peut-être identifier là où est ta vraie valeur ajoutée dans le business. Et derrière, sur la com, sur d'autres ateliers, il y aura d'autres personnes qui vont compléter ton équipe. Et c'est un peu comme dans une équipe de rugby. Finalement, tout le monde a son rôle et chacun...
- Speaker #0
va aller apporter la victoire et on va aller la chercher ensemble et c'est pas tout seul qu'on va y arriver non c'est sûr et il y a un peu une méprise parce que des fois on dit solopreneur mais nous par exemple plus on est solopreneur Plus on aime être entouré, là c'est la preuve, on fait cette semaine à 12, on a besoin de se parler comme ça en fait, et là vous voyez une petite partie du mastermind, mais c'est fondamental, donc restez pas dans votre coin, quand vous commencez à vous lancer, mettez-vous tout de suite avec un peu des tribus qui vous ressemblent, des freelances, des créateurs de contenu, etc. d'anciens peut-être, toi tu avais peut-être des anciens sportifs devenus entrepreneurs et Flavie je compte sur toi parce que je lançais mon podcast donc je veux que tu me donnes tout tes tips pour me relancer évidemment tout le monde est venu avec des objectifs on va voir ça toute la semaine donc ça c'est sur moi, dernier petit conseil pour ceux qui sont intimidés par cette audience de stars, ce plateau de stars moi je voulais dire que justement moi j'ai utilisé une technique j'ai utilisé LinkedIn et alors vraiment LinkedIn c'est pas le réseau des stars c'est plus Instagram, Youtube et tout et du coup je me suis fait mon petit bonhomme de chemin sur LinkedIn j'ai 35 000 abonnés maintenant et surtout à un moment je pensais à ça parce que là j'ai vu un message, un post sur ça j'étais top voice LinkedIn alors on va savoir comment j'ai obtenu ce truc là parce qu'il est donné un peu à n'importe qui qui avait genre de l'audience et de l'engagement et là maintenant j'ai vu et maintenant j'ai vu que ça y est c'est fini maintenant c'est les méga stars qui ont le top voice mais du coup je me suis retrouvée top voice avec des énormes stars alors que j'avais juste fait mon tout petit bonhomme de chemin sur ma niche freelance. Donc voilà, c'est aussi pour vous dire qu'il n'y a pas besoin d'être une star pour se reconvertir et qu'au contraire, moi, me lancer dans l'entreprenariat, je me suis dit, je vais faire mon podcast juste comme Hugo parce que j'avais envie de devenir meilleure. Après, le podcast a commencé à bien marcher et puis maintenant, il marche tellement bien que c'est le premier de France et du coup... Je suis devenue une petite star dans ce mini-domaine alors que personne ne me connaissait. Personne ne m'arrête dans la rue, personne n'a vu mes performances sportives. Pas encore, pas encore. Voilà. Non, mais comme quoi aussi, tu peux être, et j'ai vu cette expression et je l'aime bien sur les réseaux sociaux, une micro-célébrité, c'est-à-dire d'entaniche être reconnue. Et en fait, ça suffit largement bien pour bien monétiser. D'ailleurs, c'est peut-être là-dessus qu'on va finir, si ça vous dit. Donc, on perd son statut. Ensuite, on reconstruit son business selon ses propres règles. On va finir par parler d'argent un peu, puisque c'est Solonation, et je ne peux pas m'en empêcher. Alors, somebody ou nobody, qui gagne le plus finalement après sa reconversion ? Et voilà, je vous propose qu'on clôture là-dessus l'émission. Allez, c'est parti. Alors, vous partagez ce que vous voulez, mais... On ne va pas demander votre feuille d'info. Mais en fait, je voudrais aussi montrer la réalité un peu financière derrière tout ça. Peut-être qu'on ne connaît pas, d'ailleurs, ces carrières sportives. Je n'ai aucune idée de si on est bien payé ou non. Donc, toi, tu as déjà partagé un petit peu le pavé dans la main où tu te dis, je ne pensais pas qu'on pouvait être payé moins que le SMIC quand on est sportif de haut niveau. Du coup, je vais commencer par toi, Joanne. Toi, tu as créé un lieu. C'est comme ça que tu vas générer des revenus pour la suite ou pas ? Ou tu as d'autres sources de revenus qui vont pouvoir compléter ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, je suis encore athlète, donc ça c'est ma première source de revenus et je vis grâce aux sponsors, donc c'est des contrats financiers avec des budgets contre de l'image, clairement, avec des bonus en fonction de tes places et de tes performances sur les compétitions. quand je suis sur les coupes du monde que je ne suis pas depuis presque un an et demi maintenant avec la naissance de ma fille mais sur les coupes du monde pareil il y a des price money en fonction de ta place hum Après, les sponsors, c'est aléatoire. C'est des contrats de un an, des fois, de deux ans. On n'est pas du tout en mode employé, CDI, etc. Moi, ça peut s'arrêter demain. Pareil, les Coupes du Monde, on est un nombre limité de femmes. On est 24. Donc, chaque année, les six dernières de ces 24 redescendent dans la deuxième division. Et en gros, si tu n'es pas sur les Coupes du Monde, les price money sont bien moins tu peux pas gagner ta vie en gros parce qu'en fait on a énormément de charges parce qu'on voyage dans le monde entier on voyage longtemps parce qu'on dépend des conditions donc on a pas un match sur le week-end ou C'est pas le samedi-dimanche. On est trois semaines dans un pays. Donc en fait, je paye 8 mois sur 12 du Airbnb, des billets d'avion. Donc en fait, une saison me coûte aujourd'hui, en plus avec l'inflation, etc. Puis tu y vas souvent avec quelqu'un comme un peu un tennisman. En gros, t'as ton équipe. Sauf que bien sûr, on n'est pas payé comme le top 10 des tennismans. Et du coup, moi, je voyage soit avec mon mari, soit avec ma maman et ma fille bientôt. et en gros une saison me coûte entre 120 000 et 150 000 euros donc en fait faut rentrer si tu veux faire de l'argent faut rentrer beaucoup d'argent pour en dépenser beaucoup ah ouais parce que nous là tu vois on parle à un public je suis pas freelance t'as quasiment pas de charge et tu peux faire 150 000 par an et comme tu disais toi t'es employée d'abord par un club et ensuite t'as des contrats d'image nous il y a pas de club on est pas payé par un club que par du privé ok merci pour ta réponse Ma première année en 2014 sur le tour, elle m'a coûté 80 000 euros, j'avais pas de sponsor, tous mes prêts-monnaies sont passés dans mon...
- Speaker #3
Les primes c'est la même chose pour les garçons et pour les filles ?
- Speaker #1
Ouais, pareil, depuis 2016.
- Speaker #0
Et donc toi, c'est sûr Joanne, toi tu vas gagner plus en tant qu'entrepreneur alors ?
- Speaker #1
Bah je sais pas,
- Speaker #0
aucune idée mais voilà,
- Speaker #1
après effectivement, moi aujourd'hui j'ai effectivement... Mince, j'ai pas le mot. On a mis de l'argent dans la pierre, quoi. Investis dans l'immobilier. Merci. Investis dans l'immobilier, parfait. L'idée, c'est qu'à fur et à mesure, ça s'auto-rembourse. Et puis peut-être qu'un jour, on pourra se payer là-dessus, effectivement, en mode reconversion et tout ça.
- Speaker #0
OK, donc c'est un pari long terme, plutôt investissement dans la pierre pour préparer la retraite. Voilà. OK.
- Speaker #3
Beaucoup de femmes le font. Je pense que ça nous rassure. Je crois que tu recevras en plateau aussi quelqu'un autour de l'investissement immobilier. Mais pour le coup, c'est vrai qu'on n'a pas forcément eu une éducation financière dans ce sens-là. Donc pareil que Joanne... Toi aussi, tu ouvres un lieu, alors, c'est ça ? Ouais, moi aussi, je ouvre un lieu en Bretagne. Toi, c'est en Bretagne ?
- Speaker #0
C'est où ?
- Speaker #3
En Bretagne, sur la côte de Granit Rose.
- Speaker #0
Vous passez toute votre vie en retraite.
- Speaker #3
Chez Hugo, chez Johan,
- Speaker #0
chez les Naïgs. Après, il n'y a plus que moi qui vais louer leur baraque.
- Speaker #3
C'est un rêve depuis longtemps. C'est une grande maison familiale. Une très ancienne bâtisse des années 1700, qui était sur les premiers cadastres napoléoniens. J'ai été chercher et tout. Je trouve ça excellent de redonner vie à un lieu qui aujourd'hui, il y a juste les quatre murs et le toit. Donc je pars vraiment de zéro.
- Speaker #0
Donc ça va te coûter une blinde en travaux.
- Speaker #3
Ça va coûter très très cher. Et tu vas en faire quoi de ce lieu ? L'idée derrière, c'est quand même que ça puisse rembourser le prêt. Il y aura pareil, ce sera un logement pour 10-12 personnes. L'idée, c'est d'en faire des retraites, des lieux de formation aussi autour de la nutrition, du bien manger. J'ai envie. J'inviterais peut-être Joanne pour faire des cours de surf. En Bretagne, même s'il n'y a pas des grosses vagues, mais on a un site qui est juste extraordinaire. Et puis, derrière, je suis salariée de mon association Rugby Girl Academy, qui propose donc les stages de rugby pour les filles. Voilà, c'est un statut que...
- Speaker #0
Et ça, on ne connaît pas trop ça. Oui,
- Speaker #3
c'est un peu particulier parce que j'ai une association, une entreprise. Là, je vais ouvrir une autre entreprise pour le lieu. Donc,
- Speaker #0
c'est des structures un petit peu différentes.
- Speaker #3
Et c'est défiscalisé quand tu as une asso ? Ça coûte moins cher en salaire ? c'est Une association, c'est quand même un but non lucratif. Donc on a une partie lucrative qui est les stages de rugby, comme peuvent le faire d'autres clubs sportifs, comme le Stade Toulousain, qui a une association encore, c'est un petit peu différent. Mais les clubs de rugby lambda ou clubs de foot lambda, ils peuvent faire des stages sportifs aussi. Et ils ont le statut associatif parce qu'ils font des petits cours de foot. Et nous, l'idée, c'est qu'on fait des petits cours, des séances de rugby dans les quartiers, dans les collèges de quartier pour pousser des jeunes filles à faire du sport. Et on lutte comme ça contre la sédentarité. Et on les aide à trouver des stages en entreprise, auprès de partenaires, justement, qu'on a trouvés qui aident ces jeunes dans les quartiers à trouver leur premier job, finalement.
- Speaker #0
Trop bien,
- Speaker #3
et puis trop bien pour toi finalement le montage est pas mal aussi je pense que toi il est protecteur pour toi Je suis un peu multifacette comme Johan et l'association, le fait d'être salarié et de prendre des stages et de travailler dans les quartiers il y a les conférences et les formations aussi qui est une SASU à part
- Speaker #0
Et alors ça, ce montage, t'as un idéal, t'as un prévisionnel, ça va t'amener à combien ? T'as fait un peu tes calculs ou pas ?
- Speaker #3
Franchement, c'est très aléatoire. Tu vois, sur une année de Coupe du Monde de rugby en France, une année de Jeux Olympiques, franchement, j'étais partout. C'est zonalité tous les quatre ans, quoi,
- Speaker #0
l'enfer.
- Speaker #3
Ouais, c'est un peu l'enfer et c'est pour ça qu'il faut se renouveler un petit peu différemment. C'est pour ça que l'entreprise a vocation à faire du podcast aussi à l'avenir, parce que je vois que j'adore ça, les médias. Je travaille déjà chez RMC Sport. et j'ai envie de continuer et de me recycler complètement la notoriété elle descend aussi quand tu arrêtes le sport, moi ça fait déjà 4 ans quasiment je suis plus sur les terrains donc il faut se réinventer.
- Speaker #0
C'est malin, j'aime bien dans vos discours aussi c'est vraiment, on parle beaucoup de diversification par rapport aux saisons, à ta saison de surf et ça je le conseille aussi d'avoir un peu de client B2B, un peu de client B2C pour un peu mixer et pas se retrouver quand c'est la crise en entreprise que plus aucune boîte achète des trucs que les délais de négociation sont hyper longs à se retrouver le bec dans l'eau. Hugo, financièrement, est-ce que tu vis de ton activité ? Parce qu'on se disait aussi que le surf, ce n'est pas hyper simple de vivre de son activité, même quand tu es prof de surf. En fait, tu ne gagnes pas, je pense, super bien ta vie. Déjà, c'est saisonnier aussi.
- Speaker #2
Oui. Il faut, de mon expérience, il faut pas mal se démarquer quand même. J'ai l'impression, notamment au niveau des retraites, il faut soit que tu aies un lieu assez exceptionnel, soit que tu aies un coaching assez exceptionnel, soit que tu offres des trucs en plus un peu exceptionnels, parce qu'il y a quand même aussi beaucoup de retraites qui commencent à venir. Mais moi, au-delà de ça, en fait, oui, ça va. J'ai la chance incroyable d'en vivre. Trop bien. Grâce aux vidéos YouTube, grâce aux sponsors, avec les marques qui m'envoient des fois des trucs, ou des fois j'ai des partenariats, puis même j'envoie aussi des contrats en freelance à côté.
- Speaker #0
Ah, donc tu as gardé ton activité de freelance à côté.
- Speaker #2
Je ne fais que avec les marques que j'adore, que les projets qui me font kiffer. Donc ouais, je dois faire entre 4 et 6, 7 000 par mois à peu près.
- Speaker #0
Trop bien. Merci en tout cas pour ta transparence aussi. Avec plaisir. Ce n'est pas si souvent qu'on voit des créateurs qui, tu vois, des fois les gens n'osent pas trop partager leurs revenus. Mais après,
- Speaker #2
tu vois, c'est l'accumulation de toutes les vidéos que j'ai faites qui parlent pour moi. C'est comme si j'avais 400 Hugo qui passaient mon message de vente à plus l'infini, tu vois. C'est avec le référencement, avec plein de choses. Mais le truc, c'est que dans le monde du surf, moi, je prends exemple sur les Américains. Toi, je ne sais pas si tu connais, Joanne, un mec qui s'appelle Cale Brock, un Australien qui fait du contenu surf. Et lui, par exemple, il fait des retraites au Nicaragua, il fait des retraites. Mais la retraite, c'est 4900 euros la semaine. Oui, parce que c'est la retraite à classe. Il y a 6, 8 places et il y a 12 dates par an. sont. Tout sold out, tu vois. Ça, c'est en plus de ces planches de surf qui vendent, des cours qui vendent, des partenariats. Mais le mec, j'ai fait un petit calcul, il doit faire 800K, 900K l'année, tu vois. Je ne sais pas s'ils sont beaucoup dans son équipe. J'imagine qu'ils doivent être 4, 5, tu vois, le montage et tout. Mais au-delà de ça, c'est hyper... Après, je pense beaucoup de coûts. Mais moi, je sais qu'en tout cas, avec une audience, tu peux développer un truc de malade. C'est ce que je dis,
- Speaker #0
il faut développer son audience. Parce que même moi, tu vois, sans être à ce niveau-là de starification, Moi, la semaine, je ne l'ai pas vendu. J'ai juste envoyé un texto ou deux et tout le monde est venu direct. Il n'y a pas assez de place pour les gens. Si je l'avais posté, ça aurait été vendu bien plus cher et tout ça. Parce que les gens, ils veulent passer la semaine avec moi. Toi, c'est pareil en fait.
- Speaker #2
C'est un truc de dingue. Je ne gagne pas non plus des sommes monumentales. Et puis après, il y a aussi beaucoup de charges. Il faut que tu montes tes prix, Hugo.
- Speaker #0
J'ai des bonnes émissions. Vous les mettez en commentaire pour monter les prix.
- Speaker #2
Mais par contre, je fais ce que je veux de mon temps. Je me lève le matin, je fais ma routine comme je veux. Je vais surfer à 14h ou à 8h. Je peux bosser 3h par jour. Ou 12h si je suis hyper motivé. Je prends 15 cafés et après, ça va mieux. Mais tu vois, c'est un luxe de fou d'avoir le temps. Après,
- Speaker #3
je pense que c'est... c'est peut-être pas pour tout le monde non plus parce que tu vois c'est vrai que tu dis tu travailles 3h oui c'est vrai ça arrive mais t'as aussi des journées où tu charbonnes de malade et tu bosses jusqu'à 3h du mat et que c'est l'idéal mais là pour la semaine qu'on l'a organisée les journées étaient moins certains ils ont besoin de cadre ils ont besoin d'avoir on en parlait tout à l'heure en bas 9h-18h j'ai mon cadre c'est bien c'est assez classique mais c'est comme ça que j'arrive aussi à entreprendre selon ses propres règles donc merci beaucoup d'avoir partagé avec moi donc on voit que finalement un...
- Speaker #0
fame ou pas fame, on peut se réinventer, on peut aussi gagner de l'argent. Du coup, voilà, moi, c'est pareil. Ceux qui suivent mon parcours, moi, j'ai fait freelance. Après m'être lancée après salariée, j'avais gagné 100, 150 000 euros par an, quelque chose comme ça en freelance. Donc, quand on a déjà un métier sur lequel il y a de la demande, il n'y a pas beaucoup besoin de faire de marketing, de créer de produits. On peut déjà générer ce niveau de chiffre d'affaires. Et puis après, avec le podcast, grâce au podcast, au sponsoring, c'est là que j'ai rajouté un petit peu entre 20 et 30 000 euros par an d'abord de sponsoring. et Et maintenant, je vais être sur une année où je vais viser 500 000 euros de chiffre d'affaires. Et donc, je vais avoir 100 000 euros qui viennent du podcast et du sponsoring. Et 400 000 de mon produit, l'incubateur solopreneur. Donc, un produit scalable.
- Speaker #2
Du sponsoring, genre tu bosses avec des startups ou des boîtes ?
- Speaker #0
Avec des boîtes qui visent les freelancers, les solopreneurs, puis les OP comme Lille-Maurice, quand on est parti, ce genre de choses. Donc voilà, j'espère que ça vous a motivé. Racontez-nous dans les commentaires, team somebody, nobody. Est-ce que vous partez pour vous reconvertir ? On viendra dans les commentaires aussi vous encourager. Et ne vous inquiétez pas, ça va super bien se passer. Allez, comme on est 12 entrepreneurs toute la semaine ensemble, on va changer de rubrique. Ce ne sera pas qui veut du CA cette fois-ci, ce sera le confessionnal, un peu comme dans les téléréalités. Donc c'est parti, chacun va nous débriefer un petit peu, émission après émission, sur les choses qu'il a apprises pendant ce mastermind d'une semaine. Allez, c'est parti pour le confessionnal. Allez, on passe la semaine ensemble. Du coup, vous êtes nos invités aussi, Johan et Hugo, donc je vous prends un petit peu au dépourvu. Mais n'empêche que, quand on se retrouve comme ça, quand on se réunit entre entrepreneurs, tout de suite, ça nous donne des idées. Moi, tu vois, par exemple, quand on parlait, Johan, sur l'organisation de la retraite, etc., là, t'es monté, t'as dit, waouh, mais c'est un super beau lieu pour les podcasts. Je t'ai dit tout de suite, vas-y, faut que tu fasses des retraites de podcasteurs parce que le cadre est juste dingue pour enregistrer. Donc voilà, est-ce que vous pouvez me partager peut-être un Un tips business, une révélation, une réalisation, déjà au contact des autres entrepreneurs de la semaine, vous dites « Ah purée, ça m'a fait penser à ça » . Léna, tu veux commencer ?
- Speaker #3
Moi, je pense que clairement, je suis d'éther là pour lancer mon podcast. Vraiment, ça fait 4-5 ans que c'est mon rêve et là, vraiment, il y a un coup sur RMC, je me dis « Ah, j'ai pas envie de faire que commenter du rugby, je pense que je suis capable d'autre chose » . J'ai un réseau, je sais parler d'autres choses, je suis en lien avec les entreprises. Ils veulent féminiser leur effectif, ils veulent plus de collectifs, ils veulent savoir manager leurs équipes. Tout ça, comment on peut donner des clés aux femmes pour les aider à prendre des responsabilités ? Comment on peut aider les managers à manager encore mieux dans leur équipe ? Et je me suis dit, est-ce qu'on ne peut pas recevoir des femmes qui... qui se sont pris des claques, des portes dans la tronche et qui aujourd'hui sont des success stories. Et je me suis dit, voilà, let's go, on y va. Allez,
- Speaker #0
futures podcasteuses, youtubeuses de ouf.
- Speaker #3
Sur tous les entrepreneurs, les podcasteurs de la semaine, pour m'aider à passer un petit cap en plus, peut-être produire plus sur les réseaux sociaux. C'est vrai que je suis devenue un peu feignante là-dessus. Non mais c'est vrai parce qu'en fait quand t'es sportive tu dis allez moi je vais poster minimum une fois par semaine et vraiment avec le temps je me dis oh flemme, des fois c'est flemme et pourtant j'ai des choses à dire mais c'est comment peut-être gagner avec l'IA d'ailleurs plus de facilité, je sais que tu bosses vachement là-dessus Flavie.
- Speaker #1
Non mais le sport c'est, moi j'ai trouvé que c'est très facile de parler. sport en fait, ah salut j'ai gagné j'ai perdu, c'est comme ça, il s'est passé ça sur le terrain je suis tombée en fait l'information est très facile mais alors après quand tu veux parler de quelque chose de plus, ouais aussi alors que effectivement là le lieu faut créer une histoire etc, encore une fois faut aller chercher quelque chose de beaucoup plus que juste...
- Speaker #0
Pourtant c'est pareil que le sport Joanne j'allais dire, en fait tu racontes tes journées tu dis bah là voilà j'organisais telle retraite, ce qui était compliqué, ci ci ça ça c'est pareil que tes compétitions et ça intéresse les gens bizarrement
- Speaker #1
Pour l'instant, c'est vrai que... Il va falloir que je fasse ma journée athlète, ma journée host.
- Speaker #0
Et toi, alors, du coup, qu'est-ce que t'apprends au contact d'entrepreneurs ? Cette deuxième partie de ta carrière, en tout cas, ce side business pour le moment, est-ce que ça t'apprend des choses aussi d'être au contact de personnes comme une autre qui organise des retraites ?
- Speaker #1
Avant tout, ça m'inspire beaucoup, honnêtement. Encore une fois, des fois, C'est pour ça que j'ai encore envie d'aller dans la compète. Et le côté athlète, c'est qu'il faut réduire toute l'information. Il faut se concentrer sur quelque chose de très simple. Et ça, j'aime bien. C'est quelque chose que je connais, encore une fois. Après, pour tout ce qui est de l'entreprenariat, je me dis... J'ai la sensation d'être encore très désorganisée. Mais bon... Après, je t'ai écoutée et tu disais que justement, tu fais quand même tout à la va-vite des fois et que tu te lances et que c'est pas grave si c'est pas parfait. On l'a dit, mais c'est vrai que je pense qu'il faut que j'ai encore des trucs à travailler là-dessus sur comment s'organiser.
- Speaker #3
et être plus efficace quand même parce que j'ai l'impression que mon temps me file entre les doigts si je peux en dire parce que chez les athlètes on te demande tout le temps à telle heure tu vas t'entraîner encore plus dans des structures de sport collectif où vraiment on te dit à telle heure tu te réveilles à telle heure tu vas aller sur la balance à telle heure il faut te donner une zombie pee tu vas manger ça le rêve de tout est détaillé tu me dis ce qu'on va faire le jour où ça s'arrête et bah t'as plus C'est pas vrai, c'est... Tu n'as plus le nutritionniste, tu n'as plus le coach des avant, tu n'as plus le coach des arrière, le manager, l'intendant. Tu n'as plus l'équipe autour de toi. Tu as peut-être le psy, des personnes qui peuvent... Ton coach mobilité, machin.
- Speaker #2
Je pense que c'est vraiment un truc d'athlète de mettre un niveau d'exigence vraiment élevé envers soi-même pour ses propres performances. Et que forcément, dans le business après, tu te dis non, si ça, ce n'est pas parfait, je ne peux pas le faire. Et donc, tu passes un temps monumental, j'imagine. à faire les finitions de l'endroit, à communiquer parfaitement, à faire la meilleure vidéo. Et si la vidéo n'est pas bonne, du coup, on ne sent rien, tu vois, j'imagine. Et quand...
- Speaker #0
Vous êtes un peu perfectionniste potentiellement dans cette partie-là, alors qu'ici, venez, on est brouillon, on fait des trucs, on lance des trucs comme ça, ça marche quand même.
- Speaker #2
Alors qu'au contraire, quand tu es créateur de contenu... Tu dis ça, mais tes vidéos, elles sont nickels. Ah, mais tu fais les premières, c'est dégueulasse. J'ai commencé, c'était pourri, tu vois. Et en tant que créateur de contenu, il faut passer par cette période où tu postes de la merde, tu vois, tu postes des vidéos explosées, tu ne sais pas parler, tu te mets face à la caméra, tu ne sais pas comment... te tenir, tu mets ta main là et tout, t'es mal à l'aise et tu fais ça x500 mais la numéro 500, tu la compares avec la première ça n'a rien à voir, tu vois, et ça c'est un truc que t'apprends un peu quand t'es en mode créateur de contenu donc ça va récurrence en fait pour pour moi c'est action récurrence mais je pense qu'en effet quand t'es à la tête t'as la barre qui est tellement haute déjà que tu veux mais comment tu fais pour gagner ce temps justement
- Speaker #3
d'action, même si c'est pas parfait, je le sors ou l'idée ? Pour moi,
- Speaker #2
c'est que dans la tête. J'utilise vite fait pour les scripts. Et encore, je fais gaffe parce que plus j'utilise l'outil, voilà, Claude et tout pour scripter, plus je perds la compétence de script. Donc d'abord, j'écris mon script, après, je le fais vérifier. J'essaie de ne pas trop perdre mon habitude.
- Speaker #0
Justement, on aura un épisode IA, pas la semaine prochaine, celle d'après. Donc regardez sur l'IA parce qu'on est un peu à double tranchant là-dessus. C'est pas mettre de l'IA partout non plus, je vous expliquerai que l'IA sans stratégie, ça ne va pas sauver votre business. Hugo, une remarque quand tu es au contact d'autres entrepreneurs, quand tu fais des masterminds de ce genre, qu'est-ce que ça t'inspire ?
- Speaker #2
Ce que moi j'ai appris, surtout quand on a discuté un petit peu au début, c'est au niveau des remarques qu'on se prend, peu importe ce qu'on crée, et moi ça me conforte dans mon idée de me dire... je publie et je m'en branle c'est vraiment je vais dans l'action oui même quand tu sauves des gens quand t'as une association d'utilité publique tu te fais quand même des gants de rouges c'est vraiment le truc qui revient c'est peu importe ce que tu crées il y a toujours des gens qui vont critiquer qui vont pas être contents parce que t'as dit un truc pas comme ils voulaient ou juste le fait que t'existes ça fait chier les gens et je pense qu'il faut sortir ça de la tête c'est bien c'est philosophe j'y penserais en regardant les les haters le lieu est très sympa Vous vous rappelez ce qu'il t'a fait ? Il va revenir. Allez hop,
- Speaker #0
closez un client pendant ce donation, c'est bon. Allez, let's go. Je vous mets toutes les adresses pour retrouver, bien sûr, les lieux, les vidéos et tout ça de nos superbes invités du jour. Si vous avez kiffé cette émission, vous allez kiffer, bien sûr, continuer la conversation avec nous. Donc, la semaine prochaine, on parle de comment passer de freelance à formateur, comment lancer son premier produit d'éducation, sa formation en ligne, son bootcamp, son école en ligne. Et du coup, comment arrêter de vendre son temps. et comment devenir un solopreneur scalable. Donc, ça va être trop, trop bien. Et puis, si vous aimez comme ça les échanges informels entre nous, le côté mastermind et tout, les gars, les filles, il faut vous entourer de personnes qui vous ressemblent. Vous pouvez aussi venir dans l'incubateur solopreneur parce que c'est ce qu'on fait toutes les semaines, tous les vendredis. On se réunit, on bosse ensemble pendant une heure, on construit des actifs dont on a besoin pour notre business. Je vous mets le lien en description. Allez, envoyez cet épisode à quelqu'un, quelqu'une dans votre entourage qui va se reconvertir. Et puis, bien sûr, abonnez-vous à la chaîne Le Bord, à la chaîne aussi de tous mes invités. Et on vous dit à la semaine prochaine. Salut les solos !
- Speaker #4
Ciao !