Speaker #0Bonne maman, bonne professionnelle, bonne amie, bonne conjointe, femme épanouie qui prend soin d'elle, qui fait du sport, qui mange bien, qui dort assez, qui a des projets, qui avance, le tout en même temps, tous les jours. Et quand t'arrives pas à tout cocher, et t'arrives jamais à tout cocher, y'a cette voix, cette petite voix sourde mais persistante et épuisante qui te dit que t'en fais pas assez. Aujourd'hui, on va parler de cette phrase, on va la démonter, parce qu'elle te coûte plus cher que tu ne le crois. Azoul Azoul, bienvenue au Café des Burnies, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, infirmière de formation, aujourd'hui dealoze de peps pour nanas épuisées. Je vais te parler dévalorisation, fatigue, stress, harcèlement, mais aussi résilience. confiance en soi, bien-être, reconversion, tout ça sans filtre, sans jugement, ni culpabilisation. Et si tu veux vraiment sortir de ton mal-être et être enfin épanoui, réserve ton appel au fer avec moi, on fera le point ensemble et on verra si mes programmes sont adaptés pour toi. Je te mets le lien dans le descriptif. Maintenant, détends les épaules. cohérence cardiaque et profite pleinement de cet épisode. Il y a quelques semaines, j'avais posé une question sur Instagram où je disais « Quel est ton voleur de bonheur ? » et j'ai eu une réponse qui disait vraiment la culpabilité de ne pas faire assez dans chaque domaine de ma vie. C'était pas je fais pas assez au boulot, ou je suis pas assez présente pour mes enfants, ou je prends pas assez soin de moi, ou je vois pas assez les amis, j'ai pas d'hobby, j'ai pas de vie sociale. Non, non, non, c'était même pas je dors pas assez, je bouge pas assez. Vraiment, c'était de ne pas en faire assez dans chaque domaine. Et cette culpabilité, elle est super vicieuse parce que finalement, elle te suit partout. Quand tu es au boulot, tu penses que tu devrais être avec les enfants. Quand tu es avec les enfants, tu penses que tu n'avances pas assez ton boulot. Quand tu prends du temps pour toi, tu culpabilises parce que tu n'es pas assez productive. Quand tu es productive, tu culpabilises parce que tu ne prends pas soin de toi. Enfin, je veux dire, ça, ça n'arrête jamais. Il n'y a pas de case où tu es vraiment en paix parce que quelle que soit la case où tu te trouves, il y a toujours une autre case qui t'attend quelque part. Et cette voix qui te dit... T'aurais dû être là-bas plutôt qu'ici, bah elle te bouffe une énergie de malade. On peut parler de conflit de rôle, c'est un des facteurs les plus documentés, on va dire, dans le burn-out de la femme, parce qu'on sait aujourd'hui que 27% des femmes se déclarent en état de burn-out contre 18% des hommes, et parmi les causes les plus fréquentes, celles qui sont en tout cas souvent citées, c'est la difficulté à concilier les différents rôles que la société nous demande de jouer. Parce que culturellement, on demande aux femmes d'être excellentes dans tous les domaines. Mais en même temps, la mère dévouée, la professionnelle ambitieuse, la femme épanouie qui prend soin d'elle. Il ne faut pas non plus que tu prennes du poids, que tu deviennes moche ou je ne sais pas quoi. Ou que tu ne t'épiles pas comme il faut. L'amie qui doit être disponible, la conjointe attentionnée, voire même entreprenante. Bref, il y en a vraiment beaucoup. Alors que le monsieur, lui, on va sur... Surtout lui demander de ramener des sous, d'être performant au travail. Mais c'est vrai que pour le reste, là maintenant ça change, ça commence à bouger bien évidemment. On peut parler aussi de la honte, de l'insuffisance. Cette conviction profonde qu'on n'en fait jamais assez, qu'on n'est jamais assez. Et cette honte-là, elle est épuisante. Parce qu'elle te fait courir plus et plus vite et dans toutes les directions sans jamais arriver nulle part. Et le cerveau dans tout ça, forcément il est en hyper-vigilance permanente. Ils scannent constamment les domaines où il manque quelque chose, que ce soit les enfants, le boulot, les amis, la santé. Et cette vigilance-là, forcément, elle consomme une énergie colossale, une énergie colossale que tu n'as pas. Donc moi, j'ai envie de dire, si on se posait juste la question, qui a décidé de ce que « assez » voulait dire ? Qui a fixé le standard ? Qui a dit ? qu'une bonne mère devait faire tel truc, qu'une bonne professionnelle devait être comme ça, qu'une femme épanouie devait ressembler à ça. Soit c'est vraiment pas toi, et tu absorbes des standards qui sont dans ton environnement, depuis ton enfance, dans ton milieu familial, amical, au boulot et tout ça. Donc tu vois un peu les autres, comment ils vont, comment ils font, et tu dis, c'est à ça que je dois ressembler. Soit c'est pire, c'est-à-dire que tu t'infliges une exigence de malade que personne ne t'a demandé. C'est vouloir être la mère parfaite, l'épouse parfaite, la professionnelle parfaite alors qu'en soi personne ne l'a demandé. Mais vraiment voilà, se faire des standards hors normes et... Les infliger sans s'en rendre compte, bien évidemment. Alors même si tu as des responsabilités dans tous tes domaines, tu vois, en tant que maman, en tant que professionnelle, en tant que fille, enfin voilà, on a des responsabilités, je ne dis pas qu'il faut s'en dédouaner, mais il y a une énorme différence entre être responsable dans ses domaines et culpabiliser en permanence de ne pas ou de ne jamais être assez dans chacun d'eux. C'est-à-dire se donner des objectifs. Hors normes, c'est donner des exigences beaucoup trop abusées. Et il y a ce concept, on en entend parler maintenant depuis quelques années, le fameux équilibre vie pro-vie perso. En soi, le concept n'est pas naze. C'est vrai qu'il faut avoir un équilibre vie pro-vie perso, mais franchement, tu as l'impression que ça veut dire que c'est quelque chose de stable, de permanent, où tous les domaines de ta vie doivent être équilibrés de la même manière. Comme voilà la fameuse balance parfaitement à l'horizontale. Mais ce n'est pas ça. Ce n'est pas ça. C'est impossible. Je prendrais plutôt l'image, tu sais, celui qui jongle, mais il jongle avec des bâtons et au bout, il y a des assiettes qui tournent. Si tu le regardes bien, en fonction d'où est-ce qu'il pose son regard, La sete va tourner plus vite et elle sera plus stable que les autres. Imaginons qu'il y en a quatre, forcément il y en a une qui va ralentir par rapport aux autres, il y en a une qui va risquer de tomber et il va la redresser à la dernière minute. Et à chaque fois, celle sur laquelle il est concentré, c'est celle qui tourne le mieux et c'est celle qui est la plus stable. Donc la vie c'est un peu ça au final. Quand tu te concentres sur un domaine, obligatoirement les autres ne peuvent pas avoir toute ton attention ni toute ton énergie. Et c'est la vie. En fait, c'est comme ça. C'est pourquoi c'est super important de prioriser ses actions, ses objectifs, ses projets, ses domaines de vie, ses tâches, ses responsabilités. Tu dois prioriser parce que comme ça, quand tu es focus sur un domaine, tu vas te donner un fond, il n'y a pas de problème. Mais les autres domaines, obligatoirement, ils vont être mis de côté un petit peu ou ils vont recevoir le minimum syndical pour que ça continue à tourner. Et encore une fois, ce n'est pas du tout un échec. Comme ça, c'est la vie. Je sais que ce n'est pas un argument, mais c'est la vérité. Il faut vraiment savoir que cette culpabilité qui a une histoire, je veux dire, on peut l'expliquer, on peut comprendre qu'est-ce qui te pousse à culpabiliser, de ne pas être parfaite au final. Et il n'empêche qu'elle te vole la présence. C'est-à-dire que quand tu es avec tes enfants, tu vas penser au boulot. Quand tu es au boulot, tu vas penser à tes enfants. Tu n'es ni là, ni là-bas, tu n'es nulle part. C'est vraiment cette absence de toi-même dans ta vie. Quand elle prend des jours et des semaines, ça te donne vraiment cette impression de traverser le quotidien sans vraiment le vivre. En gros, tu passes à côté de ta vie. Parce que tu n'es jamais pleinement présente. Autant tu es à faire ce que tu es en train de faire. Elle va entretenir ton épuisement. Le cerveau qui est en mode culpabilité chronique. est un cerveau qui est en état de stress, il va libérer du cortisol en continu, et le cortisol en continu, c'est ce qui mène au burn-out, on est bien d'accord. Donc t'imagines, tu veux sortir de ton burn-out, mais tu continues à en produire autant de cette fameuse hormone de stress, c'est pas possible. Elle va te priver de tes victoires. Quand t'as fait quelque chose de bien dans un domaine, genre une belle journée avec les enfants, ou un projet accompli au boulot, ou une heure pour toi, Oula, c'est sorti comme une... Je viens de l'île, je viens du nord. Oula, ou voilà, passer une bonne heure pour toi. Au lieu de savourer, tu es déjà en train de penser à ce que tu n'as pas fait, à ce que tu as mal fait, à ce qu'il te reste à faire, à ce que tu devrais être en train de faire. Donc vraiment, cette culpabilité, elle vient effacer tes victoires avant même que tu aies pu les intégrer. Et enfin, ça va créer un cercle vicieux. C'est-à-dire que plus tu culpabilises, moins tu profites, moins tu profites, plus tu cherches à compenser en faisant plus, plus tu fais, plus tu t'épuises, plus tu t'épuises, moins tu performes dans tous les domaines et la culpabilité augmente parce que tu ne performes pas dans les domaines et allez, c'est reparti. Donc vraiment, si tu la laisses tourner comme ça, cette culpabilité, sans la questionner, sans créer une nouvelle relation avec tes exigences-là et puis réajuster l'ensemble, elle va finir par trouver. Tout envahir, enfin. Je voudrais aussi ajouter un truc, parce qu'on pourrait croire que c'est un cas spécial. Pas du tout. Honnêtement, toutes les femmes que j'ai accompagnées, toutes, elles avaient cette culpabilité de multidomaine. Ça fait partie, j'ai envie de dire, du processus. Mais par contre, il a fallu du temps quand même. Je veux dire, c'est pas quelque chose dont on se débarrasse du jour au lendemain. C'est pour ça que l'accompagnement, il est non négocié. Donc il y a vraiment beaucoup de discussions, il y a beaucoup de questions à se poser. Au début, tu ne voudras pas trouver les réponses. Après, petit à petit, avec l'accompagnement, on arnaque un peu le cerveau pour que tu puisses quand même aller au bout de tes réponses. Et c'est en mettant en place des actions, des petites, en fonction de ce que tu es capable de faire, que petit à petit, les filles arrivent à dire stop, elles arrivent à prioriser, elles arrivent à comprendre qu'elles ne peuvent pas être... parfaite et qu'il y a des choses qu'il faudra peut-être déléguer ou arrêter de faire ou juste faire moins bien qu'avant. Mais vraiment, c'est quand même toute une reconstruction. Et pour y arriver, le travail d'introspection, il est inévitable. Il n'y a pas d'autre solution pour ça. Donc, ce n'est pas la fin du monde. Je veux dire, il est plus que possible de revoir ta relation à tes propres exigences, redéfinir ce que ça veut dire assez. Qu'est-ce que ça veut dire pour toi vraiment assez ? Et puis apprendre à être dans un domaine sans culpabiliser, de ne pas être dans un autre. Vraiment vivre la fameuse pleine conscience au final. Mais voilà, ce n'est pas un travail de cinq minutes, c'est un travail de plusieurs semaines. Et donc vraiment, je t'encourage à réserver ton appel offert avec moi pour voir si par exemple le kintsugi est adapté pour toi. Bon maintenant, qu'est-ce que tu peux faire déjà dès maintenant, à la fin de cet épisode ? Tu peux commencer à te questionner. Vraiment questionner tes standards. La prochaine fois que la voix te dit que tu ne fais pas assez, pose-toi cette question. Assez selon qui ? Assez selon quoi ? Est-ce que c'est toi qui as décidé de ce standard-là ? Ou est-ce que tu l'as absorbé sans t'en rendre compte ? Ou est-ce qu'on te l'impose ? Ou est-ce que tu te l'imposes ? Vraiment te poser la question, c'est super important. Après, tu peux choisir ta priorité du moment. Pas pour toujours, mais juste cette semaine, ce mois, cette période. Quel est le domaine qui a le plus besoin de ton attention ? Là, en ce moment même. Et pendant que tu... donne à ce domaine, de ton énergie, de ta personne, de ta concentration, comprendre aussi et accepter que les autres peuvent recevoir le minimum nécessaire. Les autres domaines, je veux dire. Et ça aussi, c'est beaucoup de questions pour savoir vraiment quelle est la réelle priorité du moment. Parce que quand on est en burn-out, absolument tout est urgent, tout est important. Et ce n'est pas le cas du tout. Après, c'est célébrer ce que tu fais, pas ce que tu ne fais pas. Enfin, de toute façon, on ne célèbre pas ce qu'on ne fait pas, mais je veux dire te concentrer sur... Ce que tu fais à la fin de ta journée, tu dis qu'est-ce que j'ai bien fait aujourd'hui. Pas là où j'étais absente ou là où j'étais insuffisante ou là où j'ai eu des lacunes, mais vraiment qu'est-ce que j'ai bien fait aujourd'hui et être contente de toi, être fière de toi et être focus un peu là-dessus. Parce que le cerveau, il va se focaliser sur ce qu'on lui demande de voir. Et du coup, si toi tu es là à plutôt réfléchir qu'est-ce que j'ai bien fait aujourd'hui. Elle va se dire, c'est important ça, on va aller chercher ce qu'elle a bien fait aujourd'hui et il finira par t'en trouver une, obligatoirement. En tout cas, si tu veux commencer à faire ce travail de fond, je t'encourage à rejoindre le Kintsugi Express. C'est un défi sur 5 jours, complètement offert, où le matin tu reçois ton défi à relever sur la journée. Tu auras accès à WhatsApp pour pouvoir me solliciter si tu n'arrives pas à relever le défi. Et puis le soir, on se retrouve en groupe entre 21 et 22 heures, on ne tarde pas. C'est juste histoire de pouvoir quand même déposer certaines choses, échanger, voir un peu les autres filles, comment elles fonctionnent, comment elles traversent le burn-out. Et puis le but, c'est vraiment que tu te mettes en mouvement et que tu commences à comprendre comment fonctionne la reconstruction, comment fonctionne la guérison du burn-out. Au programme, c'est comprendre où tu en es vraiment dans ton niveau d'épuisement, identifier les schémas qui te volent ton énergie, dans cette fameuse culpabilité dont on vient de parler, poser les premiers piliers. pour commencer à aller vers ta guérison. Franchement, ce n'est pas un challenge qui va te prendre beaucoup de temps. Le mail, tu lis en trois minutes. Après, le but, c'est de partager les défis relevés sur le groupe WhatsApp. Et puis le soir, tu vois, 21, 22 heures, tu as une petite heure. Tu n'es pas obligé de rester toute l'heure d'ailleurs. Mais juste histoire de vivre un peu cette aventure en communauté, ça change quand même énormément l'intelligence collective. Je l'ai toujours dit. C'est un défi, c'est une semaine de défi qui reste honnêtement assez légère. Je n'oublie jamais que je suis en train de parler à des femmes épuisées, donc jamais je ne vais proposer des trucs trop lourds à suivre ou à porter. Donc voilà, on arrive à la fin de cet épisode. J'espère que j'ai pu mettre des mots sur quelque chose que tu ressens depuis un moment. En tout cas, merci plus pour ton écoute. Si tu veux soutenir le Café des Burnies, tu peux me laisser un avis, me mettre 5 étoiles sur la plateforme d'Apple Podcast. Tu peux le partager aussi ce podcast tout autour de toi. Pour échanger sur tes problématiques, tu sais où me trouver. Et sinon, on se capte pour le prochain épisode. Et d'ici là, booste ton feeling good.