Speaker #0Lundi, t'étais en colère, contre ton chef, contre ta vie, contre toi-même, t'arrivais même plus à faire le tri. Mardi, t'as pleuré sous la douche, sans raison précise, juste t'as pleuré. Mercredi, surprise, t'avais de l'énergie, t'as fait des projets, t'as même souri pour de vrai. Jeudi, retour casse départ, épuisé, vide, comme si mercredi n'avait jamais existé. Et toi dans tout ça, tu te demandes, mais c'est quoi ce cirque émotionnel quoi ? Est-ce que je vais mieux ou je vais moins bien ? Est-ce que je progresse ? Est-ce que je tourne en rond ? Et bien la réponse, elle n'est ni l'un ni l'autre, elle est bien plus intéressante que ça. Azoul Azoul, bienvenue au Café des Burnies, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, ancienne infirmière, aujourd'hui dealeuse de peps pour nanas épuisées. Je vais te parler dévalorisation, fatigue, stress, harcèlement, mais aussi résilience, confiance en soi, bien-être, reconversion, sans filtre, sans jugement. ni culpabilisation. Et pour sortir de ton mal-être et être épanoui, réserve ton appel offert avec moi. On fera le point ensemble et on verra quel est le meilleur plan d'action pour toi pour sortir de ce burn-out. Tu trouveras le lien en descriptif. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque et profite pleinement de cet épisode. Alors, il y a quelque chose que les femmes en burn-out font presque tout. C'est quelque chose qui ralentit considérablement leur reconstruction sans qu'elles s'en rendent compte. Elles se jugent pour ce qu'elles ressentent. Elles se jugent quand elles sont en colère. Je suis ingrate, je n'ai pas de raison d'être en colère comme ça. Elles se jugent quand elles pleurent. Je suis trop sensible, je devrais être plus forte. Elles vont se juger aussi quand elles vont bien. Oh, ça va trop bien, quelque chose va forcément mal tourner. Et elles se jugent quand elles rechutent. Je pensais que j'avais avancé et en fait, je fais que tout en est en rond. Mon Dieu, celui-là, il culpabilise énormément. C'est un épuisement dans l'épuisement. Et le pire, c'est que ce jugement permanent, il repose sur une croyance fondamentalement fausse. Celle que les émotions du burn-out devraient suivre une logique linéaire. Qu'on devrait aller de pire en mieux régulièrement, proprement, sans accroc. Genre la courbe là qui monte, qui monte. Voilà. rectiligne. Mais les émotions, elles fonctionnent pas comme un tableau Excel et le chemin du Burnout encore moins. Ce chemin-là, il ressemble à des montagnes russes, des vraies, avec des montées qui donnent de l'espoir, des descentes vertigineuses qui font peur, des virages qu'on voit pas venir, des tunnels sombres qui semblent ne jamais finir, jusqu'à ce qu'on ressorte de l'autre côté. Et il se trouve que ces montagnes russes, elles sont pas aléatoires, elles ont une logique. une structure. Et quand tu comprends cette structure, tu arrêtes d'avoir peur des descentes parce que tu sais qu'elles font partie du trajet. Tu dois connaître les cinq étapes de l'acceptation, à savoir le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l'acceptation. Ce modèle a été pensé pour le deuil, le décès, la perte d'un être cher, mais depuis, les chercheurs en psychologie clinique l'appliquent à d'autres types de pertes, la perte d'un emploi, Voilà. la perte d'une relation, la perte de la bonne santé, vraiment perdre quelque chose. Et donc le burn-out en fait partie. Parce que le burn-out c'est une perte, une perte multiple même. La perte de l'énergie, de la confiance en soi, de l'identité professionnelle, la perte de certaines relations parfois, la perte de la version de soi qu'on croyait être. Vraiment c'est quand même tout un chamboulement. Donc on revient sur certaines phases avant d'avancer vers les suivantes. Du coup, ce qui est important de retenir ici, c'est que ce que tu vis émotionnellement, ce n'est pas du chaos. Enfin, ça pourrait l'être. Enfin si, c'est du chaos, mais ça fait partie du processus. Voilà. Encore une fois, à condition d'être accompagné, bien évidemment. Alors, dans cet épisode, on va explorer du coup les grandes phases émotionnelles de l'acceptation, mais nous, on va l'adapter au burn-out. Donc, alors on y va. La première phase du coup, c'est la colère. La colère arrive souvent en premier ou elle arrive en vague tout au long du chemin. Et c'est probablement l'émotion dont on a le plus honte dans le burn-out. Parce que la colère, c'est notre culture, surtout chez les femmes. C'est un peu mal vu, c'est excessif, c'est hystérique, c'est irrationnel. On nous a appris à ravaler, à transformer en sourire poli, en ça va, je gère. Alors que toi, à l'intérieur, tu as juste envie d'exploser. Alors quand la colère arrive dans le burn-out, ça peut être forte, parfois violente, souvent disproportionnée. La première réaction c'est la honte. Pourquoi j'ai réagi comme ça ? C'est pas moi. Je suis devenue qui ? Vraiment, tu te blâmes. Alors qu'en fait, tu prends conscience d'une injustice que tu as vécue, du fait que tu as trop donné, que tu as accepté trop de choses, que tu as mis tes besoins tout en bas de la liste depuis trop longtemps, que des choses, des situations, des dynamiques n'auraient pas dû se passer comme elles se sont passées. Ça reste de l'énergie, de l'énergie brute, peut-être maladroite, peut-être mal dirigée parfois, mais ça reste de l'énergie. Le problème, c'est quand on reste coincé dans la colère, quand elle se retourne contre soi-même. J'aurais dû venir, j'aurais dû voir venir, j'aurais dû partir plus tôt, j'aurais dû faire ci, j'aurais dû faire ça, j'aurais dû mieux me défendre, j'aurais dû m'arrêter là. Cette colère-là, quand elle est dirigée vers l'intérieur, elle ronge les ruminations, les cogitations, les lapidations, et elle t'empêche d'avancer. Donc voilà, exprime ta colère de manière saine. Donc tu tapes dans un coussin, tu fais de la boxe, tu cours. Tu chantes, tu cries à haute voix ou tu chantes. Voilà, tu essaies à ta façon d'évacuer cette énergie-là, donc cette colère-là, mais de manière saine. Tu peux écrire, tu peux en parler à quelqu'un. Vraiment, la colère exprimée se transforme. Mais la colère que tu gardes en toi, clairement, c'est du poison. Ensuite, on a la phase 2 qui est la tristesse. Parce qu'il faut faire le deuil de qui tu étais avant, de l'énergie que tu avais, des projets que tu avais imaginés, du temps perdu à courir dans la mauvaise direction, parfois le deuil d'une relation professionnelle, d'un poste, d'une identité construite depuis des années. Vraiment, la tristesse du burn-out, elle est lourde. Et elle est souvent mal comprise par l'entourage parce que de l'extérieur, t'as l'air d'aller mieux, t'as... et puis t'as tout pour être heureuse, t'as peut-être même pris tes distances avec ce qui te faisait du mal, donc genre t'es en arrêt maladie. Du coup, les gens, ils se disent, mais pourquoi elle pleure, elle ? Mais parce que le deuil vient après la tempête, pas pendant. Pendant la tempête, tu es en mode survie, tu n'as pas le luxe du deuil. C'est quand tu commences à te poser, que tu réalises ce que tu as traversé, ce que tu as perdu ou ce que même tu risques de perdre. Pour celles qui sont en arrêt maladie, elles se disent je vais peut-être même perdre mon poste. Donc cette tristesse, elle mérite d'être honorée. Pas si libre, je ne sais pas quoi, mais il faut quand même l'écouter encore une fois. De toute manière, tu verras, ça va être redondant. Les émotions, il faut les écouter. Donc voilà, pleure. S'il faut, pleure autant que nécessaire. Si ça te met mal à l'aise de pleurer à côté des gens, pleure quand tu es toute seule. Mais vraiment, ou prends quelqu'un de confiance en racontant à lui combien de fois ça m'arrive, même pendant les appels offerts où les personnes pleurent. Mais pleurez. De toute façon, ce n'est pas quelque chose qu'il n'y a pas à retenir. Tu laisses l'émotion te traverser et c'est comme ça qu'elle part. Ensuite, la troisième phase, c'est le marchandage. Donc c'est la phase qui déstabilise le plus les nanas parce que ça ressemble un peu à de la régression. Alors que c'est une étape normale parmi tant d'autres et qu'il faut la traverser aussi. Du coup le marchandage ça va ressembler à je vais aller mieux si je change juste ce poste, si j'ai juste ce repos, si je règle juste ce problème là et après tout ira bien. Donc tu négocies un peu avec la réalité. Donc on cherche des solutions partielles mais en fait on évite. C'est quelque part pour éviter d'aller voir. plus profond. C'est quelque chose qui est extrêmement récurrente dans mes coachings et ça commence dès l'appel offert tout de suite, j'aime pas mon boulot, je veux changer, voire même créer ma boîte. A chaque fois, les filles, je leur dis tout doucement, d'abord on prend soin de toi, tu retrouves ton énergie, tu retrouves ton mental, tu retrouves ton chez-toi, tu retrouves ta place dans ta vie, tu reprends confiance en toi et seulement là, tu auras la clarté nécessaire pour prendre ce type de décision. Les dames, j'en ai eu qui voulaient divorcer. À la fin du coaching, ça n'a pas du tout divorcé. Bien au contraire, le couple allait beaucoup mieux. Donc vraiment, le marchandage, il peut te pousser à prendre des drôles de décisions. Alors rappelle-toi que le plus important quand on fait comme ça un burning ou un burnout, c'est d'abord s'occuper de soi, faire ce travail que tout le monde refuse de faire parce que c'est inconfortable, ce travail de travail sur soi. Et seulement, tu prendras des décisions de ton environnement extérieur. Parce que voilà, imagine, tu concrétises une de ces solutions, à savoir tu vas changer de boulot, mais dans le nouveau boulot, ça se passera tout aussi mal que dans l'ancien. Et donc là, tu dis, bah merde, c'est moi qui ai un problème. Donc vraiment, le marchandage, dites, voilà, c'est des idées que tu as en ce moment, qui peuvent être exploitables, peut-être que certaines sont même très bonnes, mais pour l'instant, ce n'est pas le moment. Voilà, tu les mets dans un coin et puis on y reviendra plus tard. Et donc, je termine par la phase 4 qui est l'acceptation, celle qui termine. Alors oui, je ne l'ai pas précisé au début. A la base, c'est 5 phases. On est d'accord. Et ça commence par le déni. Sauf que toi, le déni, tu n'y es pas. N'y est plus, si tu étais dans le déni, tu ne serais pas là en train d'écouter cet épisode. Donc je ne l'ai pas mis dans les phases, mais j'ai commencé directement par la colère. Le déni, ça peut être les premiers jours quand on t'a posé le diagnostic du burn-out, où tu dis non, ce n'est pas moi, ce n'est pas possible, ça va passer. Le déni, ça va être toutes ces fois où les gens te disaient que tu as l'air d'aller mal, mais que tu leur répondais non, non, non, ça va aller, je vais bien. Le déni, c'est toutes les fois où... Tu voyais très bien que tu étais débordée, que souvent malade, que tu n'avais plus de vie sociale ni rien du tout, et que tu t'auto-rassurais en disant que ça allait passer, qu'un week-end ça ira, des vacances ça ira, blablabla. Donc tout ça là, c'est le déni. Mais vu que tu es là, écoutez le café des Bernies, je pars du principe que tu n'es plus dans le déni. C'est pour ça que j'ai commencé direct par la colère, ce qui nous amène à l'acceptation en mode phase 4, mais en réalité c'est phase 5. Tu l'as compris. Donc on arrive à la phase que tout le monde attend. Et l'acceptation, il faut savoir que ça ne veut pas dire que c'était bien, j'ai rien à dire, c'était normal. L'acceptation ne veut pas dire pardonner ce qui ne mérite pas d'être pardonné, ni minimiser ce qui a été vécu. L'acceptation, c'est de cesser de se battre contre le fait que c'est arrivé, que c'est en cours même. Parce que se reconstruire après un burn-out, c'est des mois et des mois. Et des fois, l'acceptation, elle se fait pendant... pendant le suivi, pendant le coaching ou pendant la thérapie avec ton psy, c'est au fur et à mesure que tu acceptes. Et quand tu acceptes ce qui s'est passé et la situation dans laquelle tu te trouves aujourd'hui, après c'est un boulevard. Après ça part très vite d'une évidence, tout roule beaucoup plus simplement. Donc c'est vraiment la différence de j'aurais dû faire ci, j'aurais dû faire ça, pourquoi j'ai réagi comme ci, pourquoi je me suis laissée aller, etc. On passe de ça à c'est arrivé. C'est dans mon histoire et maintenant je choisis ce que j'en fais. Donc l'acceptation, elle libère une énergie phénoménale. Cette énergie-là, actuellement, tu l'utilises à résister, à ruminer, à rejouer les scènes, à être dans le négatif et te nourrir du négatif. Alors que quand tu arrives à cette acceptation-là, tu vas utiliser cette énergie pour avancer, pour optimiser tes routines self-care, pour bien revoir ton hygiène de vie, pour bien revoir les gens qui t'entourent, pour prendre... ton courage à deux mains pour dire non là où il ne faut pas, pour limiter là où il faut. C'est ce que je t'ai dit, un boulevard et tu peux courir. Mais l'acceptation, elle n'arrive pas en décidant de l'avoir. Elle arrive au bout du chemin. Après avoir traversé la colère, la tristesse, le marchandage, et après les avoir toutes acceptées, tu vois, acceptées d'être en colère, d'être triste, acceptées qu'actuellement, ton marchandage, tu ne l'auras pas. Tu n'auras pas ton marché, je ne sais pas comment ça se dit, mais tu ne vas pas conclure ton marchandage. Et c'est pour ça qu'on ne peut pas sauter les étapes. Chaque phase prépare la suivante. La colère, elle nettoie. La tristesse, elle intègre. Le marchandage teste. Et puis l'acceptation libère. Mais vraiment, vraiment, je le dis, je le redis. Il faut être accompagné, les filles. Je vous vois, je vous lis, je vous ai dans les appels offerts et je ressens la... le mal-être et votre impuissance. Mais parce que vous ne saurez pas sortir du burnout toute seule. Vous avez besoin d'être accompagné. Et ces phases-là, ces cinq phases, on ne compte pas le déni, mais c'est les cinq phases que vous avez besoin d'être accompagné pour. Sinon, vous risquez de vous noyer dans l'une ou dans l'autre. Et généralement, c'est la colère et la tristesse. Donc, vraiment prenez la décision de prendre soin de vous, de passer ce cap-là, cette... peur d'être coaché, d'être accompagné, d'être suivi par des professionnels donc voilà, vous avez des responsabilités envers les autres mais en réalité vous êtes d'abord responsable envers vous-même et c'est tout, vous devez prendre soin de vous et de toute manière, encore une fois, un pompier épuisé il ne sauvera personne, donc sauvez-vous et seulement après prenez soin des autres et pour vous aider à vous mettre comme ça en mouvement je vous encourage à vous inscrire à la liste d'attente pour le Kintsugi Express Merci. Ces 5 jours de challenge, de défi, où on va apprendre à prendre soin de soi. Je vous mets le lien dans le descriptif. On arrive au bout de cet épisode et j'espère que quelque chose a changé dans votre façon de regarder ce que vous ressentez. Les montagnes russes émotionnelles du burn-out, ce n'est pas un signe que tu vas mal, c'est un signe que tu traverses. Donc arrête de te juger pour tes descentes. Commence à te respecter pour le fait que tu continues à monter. Et ta prochaine étape peut très bien être le Kintsugi Express. Donc vraiment, inscris-toi à la liste d'attente. Ça commence le 14 septembre. Voilà, merci plus plus pour ton écoute. Si tu veux soutenir le Café des Burnies, tu peux me laisser un avis, me mettre 5 étoiles sur la plateforme de Apple Podcast. Tu peux partager le podcast autour de toi. On ne sait jamais à qui il pourrait faire du bien. Et puis pour échanger avec moi, tu sais où me retrouver. Sinon, on se capte la prochaine fois pour un nouvel épisode. Et d'ici là, booste ton feeling good.