Speaker #0Hello, bienvenue au Café des Burnies, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, je suis dealer de peps pour nanas épuisées, grâce à mon expertise d'infirmière, de naturopathe, de coach en résilience et ma passion pour la trichothérapie. Alors ma mission est de t'aider à déculpabiliser, à sortir de ton isolement, à retrouver ta confiance en toi et à reprendre goût à la vie. Alors chaque semaine, que ce soit en solo avec une nana inspirante, on parlera dévalorisation, échec, harcèlement, mal-être, mais aussi Résilience, espoir, épanouissement, reconversion et bien sûr, trichothérapie. Si tu es à la recherche d'un espace d'échange et d'entraide, de dépassement de soi avec des défis à relever quotidiennement et en plus très loin des réseaux sociaux, rejoins ma Safe Place. Tu profiteras d'une visio mensuelle pour bien commencer le mois avec un exercice qu'on fera ensemble. Tu trouveras le lien dans le descriptif de cet épisode. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque et profite. pleinement de cet épisode. Alors aujourd'hui, je réponds à la question comment faire face aux sollicitations en urgence par plusieurs collaborateurs et de me retrouver à gérer plusieurs crises en même temps sans en avoir forcément le temps et surtout de me faire relancer tout le temps quand ça ne va pas assez vite. En gros, la pression, la pression au boulot. C'est une situation qui peut être extrêmement stressante et épuisante. Lorsque tu es confronté comme ça à plusieurs urgences simultanées, c'est facile de se sentir dépassé au final et de se demander comment gérer tout ça sans y laisser notre peau. Donc juste j'aimerais insister sur le fait que c'est normal de te sentir dépassé et de te sentir mal, sauf si tu fais partie du GIGN ou de la Névissile là, mais bon, eux ils ont été formés à gérer une pression pas possible et à réagir à des situations pas possibles. Je ne sais pas exactement dans quel domaine tu es, mais il y a de grandes chances que tu aies fait un master en quelque chose. Donc, beaucoup de théories avec des compétences, genre de la vie de tous les jours. Mais à aucun moment, on ne t'a préparé physiquement à courir dans tous les sens, à sauter par-dessus les barrières pour aller plus vite. Non, mais c'est vrai, il n'y a pas de formation pour la gestion de pression et tout. On te donne juste comment gérer une équipe, comment gérer un projet. Enfin, tu vois, en fonction, même quand tu es infirmière en vrai. On ne te donne pas vraiment des clés pour garder ton sang froid, pour ne pas paniquer. Ça, tu l'apprends sur le tas. Et du coup, il y a des gens qui arrivent à s'adapter et d'autres non. Donc, je vous ai préparé cinq conseils. Mais bien évidemment, ça dépend beaucoup de ton degré d'autonomie dans ton boulot, de ta hiérarchie et comment sont tes rapports avec elle, de ton aisance aussi à dire non au travail. Donc, premièrement, il est essentiel de savoir prioriser. Lorsque tu es submergé comme ça par des demandes urgentes, au lieu de répondre tout de suite « oui j'arrive, ok je le fais » ou un truc du genre, prends plutôt le temps d'évaluer la vraie gravité de la situation, la réelle gravité de chaque situation pour voir les tâches que tu dois absolument faire en urgence et celles qui peuvent être reportées sans qu'il y ait de conséquences graves bien évidemment. Et quand tu es en train de faire quelque chose et qu'on t'appelle pour te lancer dans un autre truc, encore une fois, ne pas réagir tout de suite. Ne pas dire oui tout de suite, mais prendre quelques secondes, tu respires et t'évalues si c'est possible ou non. Si c'est possible, tu dis ok j'y vais. Et quand ça ne l'est pas, au lieu de dire non je ne peux pas le faire, tu dis plutôt je peux le faire dans tant de temps ou tel jour. En gros ça veut dire que je ne peux pas le faire tout de suite. Mais tu ne lui dis pas non, mais tu lui proposes une alternative, une solution en disant ok je m'en occupe à T+, je ne sais pas combien. Après, c'est clair qu'il faut apprendre aussi à déléguer. C'est-à-dire que tu n'es pas obligé de tout gérer seul. Et ça, ça veut dire que tu dois faire confiance à ton équipe et leur déléguer des tâches en fonction de leurs compétences encore une fois. Parce que le partage de cette charge de travail forcément permet de mieux gérer les crises et tout. Mais là, pareil, quand on va te solliciter, tu prends le temps de réfléchir pour voir si vraiment il n'y a que toi qui peux faire cette tâche-là. Si tu peux... renvoyer la personne vers quelqu'un d'autre, encore une fois, c'est pour ne pas dire non, je ne peux pas, non, je ne le fais pas. T'expliques que là, je suis en train de faire ça, mais par contre, il y a X qui peut répondre à ta requête, qui peut faire la tâche que tu me demandes de faire. Du coup, tu pourrais passer le message toi-même. Il y a X qui a besoin qu'on lui fasse ça, ce que tu veux bien le faire, comme tu peux demander directement à celle qui t'a appelée d'appeler l'autre personne, parce que moi, je me dis, moyen d'intermédiaire et mieux c'est. Mais voilà, ça dépend. Ça dépend si ton boss, il va être content si tu le renvoies vers quelqu'un d'autre. Les conseils sont à adapter en fonction de l'environnement de chacune. Mais le principe est là. Lorsqu'on te demande quelque chose, est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre qui peut le faire à ta place ? Troisièmement, Ça va être de fixer tes limites, des limites claires et je sais que c'est pas évident parce que ça veut dire dire à tes collaborateurs, dire à tes boss que les délais sont pas réalistes, que t'as besoin de plus de temps, que t'as besoin de plus de concentration, voire t'as besoin de plus d'effectifs, ça veut dire remonter des problématiques et je sais que la hiérarchie elle est jamais contente quand on lui remonte des problématiques. Mais en même temps, tu as le choix entre je subis jusqu'au burn-out, dépression sévère et je ne sais pas quoi d'autre, ou alors je m'impose et là, soit ils acceptent. petit à petit, le fait que je m'impose, soit il me vire. Donc, je ne sais pas quelle est la meilleure solution, ça, il n'y a que toi qui peux y répondre, mais c'est clair qu'il va falloir mettre un cadre, le respecter toi, la première, respecter ton cadre et le faire respecter par les autres. Par exemple, tu peux dire, au lieu de m'appeler toutes les cinq secondes, laissez-moi un message. Imaginons le fait de t'appeler tout le temps, ça te coupe dans ce que tu fais, donc tu prends du retard et tout, est-ce qu'il y a une autre possibilité ? Est-ce que tu as une personne qui peut prendre des messages ? Est-ce que tu ne préférais pas des mails et tu leur dis que je gère mes mails à telle heure et à telle heure ? Toujours cette idée finalement de ne pas dire forcément que non, non, non, même si tu pourrais, mais si c'est trop risqué, trouver une solution. C'est-à-dire là, ce qui se passe, comment ça se passe, ça ne m'arrange pas du tout et donc ça ne peut pas arranger l'entreprise parce que je n'arrive pas à faire ce que vous me demandez. Donc, je vous propose une solution qui pourrait être plus efficace. Et pareil quand on te... on te demande quelque chose et que tu sais que c'est irréalisable, eh bien, il faut le dire. En fait, il faut toujours préciser, et par écrit, surtout quand le milieu est un peu toxique, toujours faire un écrit pour expliquer que tel objectif n'est pas réaliste, il n'est pas réalisable, il n'est pas atteignable, en fait. Ça me rappelle une discussion avec ma cousine, où elle, elle est dans la finance, donc d'un grand magasin, et puis à un moment donné, on lui demande un objectif. Enfin, on lui demande comment atteindre un objectif. Et elle lui a dit, ok, il n'y a pas de souci. Moi, je peux l'écrire là tout de suite sur Excel. Je te le mets dans le tableau, il n'y a aucun problème. Mais dans la réalité, on n'y arrivera pas. Alors, elle n'a pas juste dit ça comme ça sans rien du tout. Dans son cas à elle, il y a déjà des tableurs, ils sont pleins de chiffres et tout. Donc, elle peut prouver A plus B que cet objectif, il n'est pas atteignable, que humainement, ce n'est pas possible, que le délai, il est trop court, blablabla. Donc, elle argumente au final. Donc, si... on te demande quelque chose et que tu peux prouver que ce n'est pas possible, faire un écrit pour expliquer que ce n'est pas possible. L'écrit toujours mesdames, de toute manière garde à l'esprit que jamais tu dis quoi que ce soit à l'oral ou même si tu le dis à l'oral, tu fais un récap à l'écrit, il faut qu'il y ait une trace. Comme ça si jamais par la suite tu n'as pas atteint l'objectif, au moins tu les as prévenus. Ensuite, prendre soin de toi. Visiblement ton travail il est très anxiogène. Il est fatigant et tout, donc vraiment c'est très important de bien manger, d'avoir des routines self-care le soir pour bien dormir, de bien profiter de tes week-ends, c'est-à-dire même si tu fais ton ménage et compagnie, avoir gardé quand même une ou deux heures pour te ressourcer, pour te balader, pour prendre soin de toi. Et même les temps où tu es au boulot, ta pause du midi, pourquoi pas te promener, si tu peux te permettre des... Des étirements dans le bureau, il faut les faire. Si tu peux te permettre du yoga dans le bureau, tu peux le faire. Sinon, tu vas dans ta voiture et tu fais de la sofro. Trouver une façon de te ressourcer durant ta journée de boulot pour ne pas exploser en termes de stress. Et du coup, aller droit dans le mur, direct au burn-out au final. Alors, mon dernier conseil, donc le cinquième. Encore une fois, il ne va pas plaire à tout le monde. J'ai toujours un petit conseil, je sais que ça ne va pas plaire à tout le monde. Mais c'est des vérités, des fois, qu'il faut entendre. Merci. Est-ce que tu es faite pour ce taf, au final ? Est-ce que tu es alignée avec ce taf ? Est-ce que ta personnalité est adaptée avec ce taf ? Parce que tu pourrais avoir des compétences. Tu sais, on va à l'école, on apprend des choses, on sait apprendre, ça fait partie de l'humain qu'il doit apprendre, donc on acquiert des compétences, on sait les faire. D'accord, ça c'est la théorie. Mais une fois arrivé dans la pratique, peut-être que ce n'est pas le boulot le plus adapté pour ta personnalité. Imaginons tes managers, tu vois. Donc tu dois gérer une équipe, Tu dois galvaniser, tu dois fédérer, tu dois animer, tu dois écouter. Voilà, t'es quand même beaucoup dans le collectif et dans l'humain. Alors que toi, ça se trouve, c'est un exemple, t'es une personne plutôt très introvertie et genre qui se nourrit du solo. Il y a des gens, être en groupe, ça les épuise et ils n'en prennent pas beaucoup de plaisir. C'est un type de personnalité. Imaginons toi ton truc, c'est pas trop l'humain, tu préfères l'ordinateur, le casque anti-bruit, être tranquille dans ton coin et faire ton boulot. Ça peut être aussi des personnes qui aiment la routine, vraiment arriver, pointer, faire exactement la même chose tous les jours et repartir. Ça, ça fait partie, c'est des traits de personnalité, c'est pas bon ou mauvais, c'est des traits de personnalité. Nous sommes tous différents. Donc, lorsque tu as une personnalité complètement à l'antipode de ta fiche de poste, tu ne peux pas tenir. Tu as beau apprendre de nouvelles compétences, tu as beau faire des routines self-care, en fait, à un moment donné, c'est comme si tu essayais de mettre un rond dans un carré. Je me dis que c'est trop énergivore que de vouloir s'adapter à un truc qui n'est pas adapté pour nous. Donc, il est toujours possible, mais la grande question, c'est en tout cas, en termes de bénéfices-risques, qu'est-ce qui prévaut le plus ? De toute manière, ce genre de questions, on doit se les poser régulièrement pour savoir si on est aligné dans sa vie, si on fait ce qu'on aime, si on est adapté pour ce qu'on fait, si ce qu'on fait est adapté pour nous. Ce n'est pas non plus méchant quand je dis que ça ne va pas plaire parce que forcément, je sais que ça pique, mais ça reste une question qu'absolument tout le monde devrait se poser. Donc en conclusion, je dirais que pour faire face aux sollicitations en urgence et gérer plusieurs... crise en même temps. Tes meilleurs amis, c'est les priorités. Qu'est-ce qui est réellement urgent ? Qu'est-ce qui est réellement important ? C'est de déléguer un maximum pour pouvoir te libérer du temps et donc avoir le temps de réagir aux imprévus, aux événements indésirables et tout ça. Te fixer des limites, être la première à les respecter et ensuite les faire respecter par les autres en discutant, en parlant, en expliquant les choses clairement aux personnes qui travaillent avec toi. Tout mettre par écrit, absolument tout mettre par écrit pour te préserver. Et prendre soin de toi. Prendre soin de toi, te ressourcer, te recharger pour contrebalancer un petit peu toute l'anxiété que tu peux générer, que tu peux ressentir lors de ta journée. Et au moins, si tu dors bien, au moins le matin, tu as quand même de l'énergie, tu peux déjà beaucoup mieux faire face aux épreuves de ton boulot. Alors que si tu dors mal, tu es stressé non-stop, tu n'es pas efficace. Si tu n'es pas efficace, la moindre crise, elle te met KO. Donc encore une fois, rentrer dans un cercle vertueux au final et te poser la question si c'est un boulot qui est fait pour toi et si c'est un boulot que tu aimes faire. Voilà, j'espère avoir répondu à la question et si toi aussi tu as une problématique que tu voudrais me partager pour que je puisse me pencher dessus et répondre lors d'un épisode, tu peux m'écrire par mail. Tu peux m'écrire en message privé via Instagram, tu peux m'écrire via la Safe Place et tu peux me laisser aussi un avis sous ce podcast. En tout cas, merci plus plus pour ton écoute. Si tu veux soutenir le Café des Burnies, tu peux me laisser un avis. Tu peux me mettre 5 étoiles sur la plateforme d'Apple Podcast. Tu peux partager le podcast tout partout autour de toi. On ne sait jamais les prises de conscience qui peuvent déclencher et chez qui en plus. Pour échanger, rendez-vous dans la Safe Place. On peut se capter aussi via Instagram. Et sinon, je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, booste ton feeling good.