Speaker #0Le jour où j'ai compris qu'il y avait une femme derrière chaque chevelure, je n'ai plus jamais exercé mon métier de la même façon. Parce que ce n'est pas que du décodage, ce n'est pas que de la psychologie, c'est simplement, surtout, reconnaître que derrière chaque demande de coupe, ou de couleur, ou de coiffage, n'importe, il y a un être humain. Alors oui, il y a des coiffeuses qui vont me dire « Oui, mais moi, je veux juste couper les cheveux, les coiffer, les colorer, et ainsi de suite. » Ok. Et c'est tout à fait respectable. Et puis, il y en a d'autres qui vont me dire, c'est vrai, moi aussi, j'ai toujours senti qu'il se passait quelque chose de plus face à ma cliente, mais sans jamais oser mettre les mots dessus. Alors, j'ai envie de vous partager un peu mon expérience et discuter de ce point de vue-là avec vous dans ce nouvel épisode. A tout de suite ! Le cheveu fil de l'âme Ce podcast s'adresse aux coiffeuses qui sentent que la coiffure commerciale ne répond plus à leurs besoins de sens. Je suis Marie-France, coiffeuse depuis plus de 40 ans. J'ai longtemps pratiqué la coiffure de transformation avant de réaliser que les cheveux ne demandent pas toujours à être changés, mais à être écoutés. À travers mon parcours, j'ai compris que les cheveux parlent, qu'ils racontent l'histoire intérieure des femmes, leurs émotions, leur passage de vie, leurs besoins inconscients. Et que dans notre posture de coiffeuse, soit on peut rester à la surface, soit devenir un véritable espace de rencontre humaine. Alors soyons clairs, si on regarde par exemple sur Wikipédia la définition du coiffeur. Une coiffeuse ou un coiffeur est une personne formée pour couper, coiffer et entretenir les cheveux. Elle peut travailler dans un salon de coiffure, à son domicile ou chez un client. Les types de coiffure, les techniques et les outils employés sont nombreux et varient selon le mandat qui lui est confié. Ce métier requiert une bonne résistance physique car il demande de rester debout toute la journée. Le coiffeur doit aussi posséder un sens artistique et savoir bien communiquer. afin d'accueillir et de conseiller convenablement ses clients. Et dans certains pays, il joue aussi couramment le rôle de barbier. Bon, voilà la définition basique du coiffeur. Coiffeur, c'est coiffer, on est d'accord. Mais c'est triste, mais malheureusement pour beaucoup de gens, c'est comme ça. Je vais chez le coiffeur pour me faire coiffer. C'est le B.A.B. Mais dans le sens où ce que je veux dire, c'est qu'on n'a pas idée qu'on puisse aller trouver autre chose qu'une coiffure chez le coiffeur. Alors il y en a, oui, avec le temps. Ils trouvent une compassion, une amitié, un lien, quelque chose qui s'est créé au fil des années. Il y a beaucoup de clientes qui sont hyper fidèles à leur coiffeur ou coiffeuse, qui vont là depuis des années et que j'ai envie de dire presque qu'ils se connaissent tous l'un de l'autre et ainsi de suite. Donc c'est chouette, ça prouve aussi que ça vient chercher un lien humain. Une connexion et tout ça, c'est chouette. Mais c'est comme je disais aussi moi à tous les collègues coiffeurs et coiffeuses, quand je vous entends ou je vous lis sur les réseaux avec les complaintes de ce qu'est le métier aujourd'hui, ou en tout cas comment vous l'abordez, moi j'ai envie de vous dire, le métier de coiffeuse, ce n'est pas que ça. Comme je l'ai dit au départ, c'est que ce que j'ai remarqué au bout du fil du temps, des années, c'est que je ne coiffe pas une tête malléable, je coiffe un humain. Et quand vous prenez conscience de l'humain qui est là entre vos mains, c'est magique. Il peut se passer énormément de choses. Alors, évidemment dans la communication, dans ce qu'on va se raconter, dans comment on agit aussi l'un envers l'autre, parce que c'est sûr qu'il y a des gens avec qui ça passe, d'autres ça passe un peu moins. Il y a des gens qu'on n'a pas trop envie de revoir. Et bien souvent, si vous êtes honnête avec vous-même, vous allez voir. Alors, ça dépend. Si on en revient à l'épisode précédent où je parlais qu'on faisait beaucoup semblant et que c'était plus ça qui fatiguait un coiffeur, c'est qu'on est prêt à accepter tout et n'importe qui du moment que ça rentre dans la caisse. Mais c'est épuisant. On en a marre de faire causette avec quelqu'un qu'on n'apprécie pas spécialement. Et on ne l'apprécie pas peut-être parce qu'il n'y a pas d'atome crochu ou que sa façon de voir vous dérange et ainsi de suite. Et ça peut être réversible, soyons clairs. Je veux dire, ça va dans les deux sens, pardon. Mais c'est ça que je veux dire qu'aujourd'hui... avoir aussi des gens avec qui parler, à un moment donné, vous allez vite vous rendre compte que ceux avec qui ça ne matche pas, ceux-là ne reviennent pas. Ils ne reviennent pas parce qu'ils ne se plaisent pas avec vous et que ça vous arrange bien de ne pas les revoir. Soyons clairs. Il y en a plein de clientes comme ça pendant un temps que j'ai continué d'accepter alors que je ne les aimais pas. Leur énergie, je n'aimais pas. Leur façon de voir, de penser. Et je suis d'accord que je ne prends pas que des gens qui pensent comme moi. C'est juste qu'il y a des choses sur lesquelles moi je n'accepte pas. Il y a des valeurs qui ne sont pas respectées. Et ça leur appartient. Je ne dis pas que les miennes sont meilleures. Mais c'est compliqué quand vous avez quelqu'un... J'invente un exemple. Moi je sais bien qu'il y avait des gens pour qui elle allait me donner un argument de vie qui me choquait mais à un point. Pour moi, c'était compliqué d'avoir une conversation avec. Parce que j'y allais avec mon argument à moi, évidemment, elle avec le sien. Mais je ne vais pas dire que ça finissait en conflit, mais ça devenait très difficile de se comprendre, même d'accepter. C'est comme si quelqu'un me disait, les Ausha, je m'en fous, tu peux les écraser, ça ne me dérange pas, on n'a pas besoin de ça dans notre vie. Je le pousse loin, mais c'est comme ça. À un moment donné, on peut être amis avec des gens qui n'ont pas les mêmes valeurs que toi. Voilà, quand ça ne matche pas, ça ne matche pas. Et puis c'est tout, il n'y a même pas à se justifier. On n'est pas obligé d'aimer tout le monde ni de se faire aimer tout le monde. Donc c'est là où je te dis à un moment, tu vas voir, le tri se fait naturellement, de toute façon. Donc les clientes qui viennent, moi je m'aperçois qu'il y en a beaucoup avec qui j'ai vraiment tellement sympathisé qu'elles sont venues des vraies amies. Il y en a d'autres, ça reste des copines, il y en a, ça reste des connaissances. Mais même au-delà de ça, c'est toujours un réel bonheur d'aller partager avec elles. C'est des moments où on est vraiment dans quelque chose de super sympa. Même avec les gens avec qui, au contraire, même je vais apprendre des choses. Mais ça revient à dire à ce que j'ai dit dans un autre épisode, où moi, dans mes débuts, je me sentais un culte. Ce n'est pas que je me sentais, j'étais un culte. Dans le sens où je n'avais pas encore beaucoup d'expérience de vie, je n'étais pas spécialement dans les bouquins, et les grands sujets ne me passionnaient pas, et ils ne connaissaient pas grand-chose. Donc je disais, oui, amen à tout, et ce n'était pas génial. que l'un, au fil du temps, Quand on dit de l'audodidacte, peut-être, mais j'ai appris énormément à travers mes clientes. Après, je me suis énormément formée aussi dans les livres parce que j'adore lire. Et donc, j'ai eu plein de lectures dans des thèmes tout à fait différents. Mais les clientes, qu'est-ce que j'ai appris à travers elles ? Non seulement à travers leur expérience, mais à travers leur énergie, leur façon de penser, leur valeur et ainsi de suite. Même si je ne les partageais pas. ça me permettait de comprendre l'humain ça m'a permis aussi de comprendre comment ça fonctionne dans l'esprit de quelqu'un par rapport à quelqu'un d'autre sans avoir à juger j'ai tellement jugé longtemps et ça m'arrive encore mais là non, tout cet apprentissage derrière l'humain c'est juste impressionnant donc au-delà de la coiffure il y a quelque chose de tellement encore plus beau mais on n'est plus dans le paraître et dans l'apparence Merci. On est dans le relationnel, dans la connexion. Oui, c'est magique. Donc, c'est un métier de relation humaine de toute façon. Pour la cent millionième fois, je le dis, ce n'est pas des têtes malléables qu'on a dans nos mains. Ce sont des êtres humains, au même titre que nous. Et là où je trouve ça encore plus beau, c'est quand ils vous respectent au même titre que vous les respectez. Parce qu'il y a quand même ces fameuses madames qui débarquent et qui, sous prétexte qu'elles viennent... payer un service ont tous les droits et vous êtes à leur service. J'en ai vécu des comme ça quand j'ai travaillé pour des patrons. Patrons de haut de gamme, il y a eu deux grands coiffeurs dans la région pour qui j'ai travaillé. Et bien, franchement, la clientèle, il y a des moments où ça suffit quoi. Stop. Alors, quand on vient me dire le client est roi, non, non. C'est comme si on me disait l'argent est roi. Alors, oui, on peut faire beaucoup de choses si on a plein d'argent et on peut acheter beaucoup de choses et des gens. Mais là, c'est là où vous allez faire sortir ma rebelle en moi. Et là, je vais vous rentrer dans l'art parce que je déteste cette façon de penser. Donc oui, effectivement, il y a eu des gens qui sont venus, qui m'ont pris de haut, qui se sont cru plus malin que moi et qui limite m'apprenaient mon métier. Alors, j'avais beau être encore apprentie, t'es pas coiffeur, toi, à la base. Donc, ne viens pas me dire comment je dois faire. Et pourtant, ça a été vécu. Donc, stop. À un moment donné, c'est remettre chacun, chaque chose à sa place. Bah chacun aussi, quelque part. Donc la personne, elle vient au salon. Elle vient chercher une compétence que vous lui apportez. Elle paye pour ça. C'est de non, Il n'y a pas question de je suis supérieur ou inférieur. Alors le métier de coiffeur, c'est sûr qu'il est assez dénigré sous prétexte que c'est un métier manuel. Donc ça aussi, je l'ai très mal vécu pendant de nombreuses années. Ah mais t'es coiffeuse ? Ouais. T'as pas su faire des études ? Bah non. C'est pas intellectuel, ça. C'est manuel. Ok. Après, il y en a beaucoup qui m'ont valorisé en disant « Ouais, mais bon, les études que tu fais, il y a de la chimie et tout ça dedans, donc c'est pas rien. » Et effectivement. Mais bon, il y en a tellement plus qu'on dénigrait que j'avais tendance à garder cette malheureuse image, malgré tout, du métier. Mais c'est là que je vous disais, ce qu'il y a au-delà de ça m'a permis vraiment de pratiquer ce métier différemment. Donc c'est aussi revenir à toutes ces coiffeuses qui se plaignent de la fatigue physique, émotionnelle, psychologique du métier. Il y a tellement d'autres façons de pratiquer. Arrêtez de faire ce qui vous déplaît. Respectez-vous. Je l'ai répété et je le répéterai encore parce que c'est important. À la base, vous êtes un être humain, vous n'êtes pas juste une coiffeuse. Et vous n'êtes pas à la merci des autres. Vous n'êtes pas à leur service. Vous leur apportez quelque chose qu'elles ne savent pas s'apporter elles-mêmes. C'est ça le principe de l'échange dans le commerce. Donc à un moment donné, elles vous apportent l'argent, mais vous lui donnez quelque chose. Donc stop ! Alors si vous préférez rester dans le métier de coiffure et ne faire que de l'artistique et puis tout ce qui est, je vais dire, dans la création. Mais ça vous appartient. Mais même là encore, faites-le en vous respectant, en respectant vos heures, en n'en rajoutant pas plus. Respectez votre corps, votre fatigue, votre état d'esprit. C'est important quand même. Et puis toutes celles qui me disent qu'effectivement, elles sentent qu'il y a ce petit quelque chose en plus. Ben oui, et c'est là, ça existe. Écoutez-vous aussi, osez, allez-y. Moi aujourd'hui, je ne fais que ça. que ce soit dans la coupe thérapeutique, le décodage capillaire émotionnel, et surtout le décodage, parce que c'est lui que j'ai vraiment mis en place et qui m'anime le plus, c'est que parfois même les clientes viennent juste faire un décodage, donc elles ne viennent même pas pour une coiffure, mais elles viennent voir comment ça se passe par rapport à leurs cheveux, d'aller comprendre ce qui se passe en elles. Alors je dis toujours, le cheveu c'est la continuité de votre corps, donc il vit à votre rythme. Et c'est fou quand vous passez la main dans les cheveux, vous le sentez dans leur texture, donc même d'un point de vue purement professionnel. Lorsque vous avez une cliente qui arrive dans vos mains et que vous devez la transformer par une action chimique, une couleur, des mèches, n'importe quoi d'autre, vous sentez le cheveu avant quand même. Vous le touchez, vous le palpez, vous le dégustez. Je ne dis pas buccalement, bien sûr. Avec vos doigts, vous allez sentir cette texture, son état, ce qu'il vous renvoie. Et déjà, vous savez si le cheveu va supporter ou pas ce que vous allez lui apporter en transformation capillaire. Et là, par pitié, osez dire à la cliente que ce n'est pas possible si ça ne l'est pas. N'allez pas ralouter pour faire plaisir, pour faire croire que, et pour vous montrer la super coiffeuse. Non, ne saccagez pas le cheveu, respectez-le aussi. C'est quand même un apparat de la femme. Donc tant qu'à faire, si le cheveu il est moche, je suis désolée. Comment on disait avant, moi quand j'étais plus jeune, les personnes âgées disaient, on regarde les cheveux et les chaussures. Si les chaussures étaient dégueulasses, ben voilà, ça ne disait rien de bien de la personne, et les cheveux pareil, c'est con, mais voilà, c'était les trucs de grand-mère. Donc aujourd'hui, c'est là où je vous dis, à travers le cheveu, vous pouvez vraiment voir, ressentir, décoder beaucoup de choses. Et donc, quand la cliente vient, je vous donne l'exemple, que ce soit même dans la coiffure, purement professionnel de nouveau. La cliente, elle vient, elle vous demande un changement, X autre. Vous passez la main dans les cheveux, vous sentez bien que, demandez-lui, qu'est-ce qui l'anime dans son changement de coiffure ? C'est quoi l'intérêt de passer de ça à ça ? Qu'est-ce qu'elle pense que ça va lui apporter ? Et là, vous serez étonnés de voir parce que c'est là où elle va peut-être vous expliquer effectivement ce qui se passe. Ah ben là, pour le moment, voilà ce que je vis, j'ai besoin de changement, ça, ça m'irait mieux, je pense que... Mais c'est vraiment ça qui va lui aller mieux. Donc déjà là, même au-delà de simple décoder, c'est d'aller voir avec elle si c'est bien ça qui va être judicieux de lui apporter comme coiffure. Et là, vous allez gagner même en compétence et en compréhension de l'humain, de la personne. Parce que ouais, super, vous avez raison, vous divorcez, je comprends, vous avez envie de vous faire plaisir, allez, je vous aide aussi, je vais vous aider à faire plaisir. Oui, mais est-ce que c'est vraiment ça qui va lui faire plaisir ? N'ayez pas peur de creuser avec elle. Ce n'est pas de l'intrusion, ce n'est pas de la curiosité mal placée. C'est pour avoir la compréhension de vraiment ce qu'elle est en train de vivre. Parce que dans ces moments-là, on est souvent sur des coups de tête. C'est spontané, ce n'est pas réfléchi. Si maintenant elle reste sur ses idées, elle reste sur ses idées, allez-y. Mais là par contre, quand elle vient chez vous, on va dire toujours dans le cadre professionnel, mais pas spécialement dans une transformation, et que vous en tant que coiffeuse, vous sentez qu'il y a un truc de plus profond, Allez-y, allez-y aussi ! Et la cliente va se sentir tellement écoutée, elle va ressentir cet espace que vous lui donnez pour se déposer. Quand j'ai compris tout ça, c'est là où j'ai laissé tomber mes produits de transformation. Je n'avais plus envie de transformer la cliente. Alors oui, j'ai eu une phase quand même rebelle aussi, où c'était « accepte-toi comme tu es, basta, sinon va ailleurs » . Bon, je l'avoue, ce n'est pas comme ça que je le disais, mais en gros, ça résumait à ça, puisque... J'ai enlevé mes produits. Donc, celle qui venait, j'ai dit, je suis désolée, je ne peux pas vous apporter la couleur que vous voulez. On peut en discuter ensemble, on peut voir la coiffure qu'on peut faire, mais je ne ferai pas de couleur. OK. Eh bien, parfois, ça suffisait parce qu'il y en a qui me disaient, OK, je vais faire la coupe chez toi. Si tu veux me dire en même temps ce qui se passe, OK, je ferai ma couleur ailleurs ou j'irai acheter une boîte. Voilà, grand bien lui fasse. Eh bien, une fois qu'on avait eu cette discussion autour de ce qui l'animait, je le vous promets. Elle partait, elle m'a dit « mais je n'ai pas besoin de couleur en fait » . Ben non. La couleur, sur le moment même, était sa croyance que ça allait lui apporter un mieux par rapport à son vécu du moment. Mais une fois qu'elle a pu déposer ce qu'il y avait besoin de déposer et de prendre conscience de ce qui se passait pour elle, elle se rendait compte que ça allait être un camouflage supplémentaire ou différent de ce qu'elle faisait d'habitude pour cacher encore un mal-être. Ben là, non, elle n'est plus bien. Et donc, elle ne le faisait pas. Je ne dis pas que c'est avec tout le monde, il y en a qui partaient et qui allaient le faire. Mais c'est là où je me suis, waouh, j'ai découvert que le métier était tout à fait aussi autre chose, ce n'est pas que dans l'apparence, on est vraiment dans l'être, dans ce que la personne vit. Donc quand elle vient vous voir, on sait que quand on va chez la coiffeuse, on veut se faire du bien. La permettez-lui de se faire du bien au-delà de juste sa coiffure. Ouvrez-lui cette porte d'écoute. Alors si vous venez me dire encore, mais oui, mais moi je n'ai pas le temps pour ça, ce n'est pas ça mon job, j'ai du monde, si je commence à faire ça avec tout le monde, je ne vais pas m'en sortir. C'est un choix de travail. Ça a été le mien il y a plusieurs années. Et voilà, je ne vous dis pas que vous devez le faire. Vous pouvez tenter, essayer et puis vous verrez bien. Mais si ce n'est pas votre truc, ce n'est pas votre truc. Je vous donne juste une alternative. Je vous dis, l'épuisement, je ne l'ai jamais plus eu. Parce que physiquement, ce n'est plus du tout aussi challengeant. Je n'ai rien à prouver, je n'ai rien à démontrer en plus. Et je n'ai pas à me stresser pour savoir si je vais réussir la couleur. Je ne vais même pas mettre des heures à faire des mèches, un balayage, un ombré, tout ce que vous imaginez. Donc c'est pour ça, je vous dis, la coiffure, ce n'est pas que la définition de Wikipédia ou je ne sais quel autre support, mais ça va bien plus loin que ça. Comme je vous l'ai déjà dit, on est dans la relation humaine. On n'est pas juste dans l'embellissement. Imaginez les esthéticiennes. Alors, c'est un peu le même style où, bon, après, il y a les maquillages et tout. Mais en plus, elles font des massages. Elles font du bien aussi à la personne. Je dirais même plus profond. Parce que quand on fait un massage corps, là, on sent qu'il y a quelque chose de plus qui se passe. Parce que, bon, déjà, la cliente, elle doit se mettre presque à nu devant vous. Mais j'ai envie de dire, elle est en pleine confiance. Elle se laisse aller et elle se laisse toucher. Les cheveux, il y a quand même un peu de ça. Tout le monde n'aime pas qu'on aille tripoter leur tête, leurs cheveux. Moi, j'en ai, qui ont du mal. Donc, c'est aussi un acte de confiance en venant près de vous et de se dire, OK, je m'abandonne entre guillemets entre les mains d'une personne. Et puis, à voir ce qui va en sortir. Maintenant, au départ, ça peut peut-être étonner la cliente. Si vous n'êtes pas là-dedans et que d'un coup, vous vous y mettez, bien sûr. Moi aussi, au départ, les clientes, j'en ai qui sont même parties, qui n'ont pas compris. Mais par contre, j'en ai attiré d'autres. C'est comme je vous disais aussi dans un autre épisode, à un moment, respectez-vous vous-même, dans qui vous êtes, restez celle que vous êtes, vous en attirez, vous en rejetterez d'autres. C'est le principe. Mais à vouloir attirer tout le monde, c'est juste pas possible. Vous ne tiendrez pas la route. Parce que vous devrez vous adapter à tous les styles de gens. C'est juste pas possible. Et vous, vous y perdez complètement là-dedans. Vous ne savez même plus qui vous êtes. Donc voilà, la coiffure, ce n'est pas que la coiffure. Vous êtes un être humain face à un autre être humain. Et ça, ça peut être super riche, vraiment. N'hésitez pas à me donner votre point de vue, à me partager aussi votre façon de pratiquer aujourd'hui, votre façon de voir la couleur, la couleur, la coiffure, pardon, de voir notre métier, ce qui a pu changer pour vous, ce qui changerait encore, je ne sais pas, mais voilà. Dites-moi un petit peu, je serai contente de partager avec vous. Et puis, ça peut toujours nourrir le sujet pour d'autres personnes qui sont en questionnement. Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout. A bientôt.