- Speaker #0
Depuis des années, je rencontre des entrepreneurs qui réussissent, chacun à leur manière, avec leur propre vision et leur propre méthode. A travers chaque échange, une constante se dessine. Il y a toujours ce moment décisif, ce déclic. Je suis Alékan, l'initiateur du mouvement Entrepreneurs.com et dans ce podcast, je vous invite à découvrir ce qui fait vraiment la différence. Chaque jeudi, rentrez en immersion dans une discussion exclusive avec trois entrepreneurs à succès, partageant leurs stratégies, leurs leçons et les clés de leur réussite. Retrouvez également ces épisodes en vidéo sur notre chaîne YouTube. Mais ce n'est pas tout. Chaque lundi, retrouvez-moi pour des épisodes spéciaux où je vous partage mes déclics. Après plus de 10 ans d'entrepreneuriat, j'ai décidé de vous documenter mes connaissances à travers des épisodes conçus pour vous offrir des outils concrets, des stratégies claires et des conseils applicables. Avec le déclic, je vous offre une perspective unique afin que vous puissiez à votre tour faire la différence. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Le Déclic, encore une fois bien accompagné avec Océane qui va co-animer cet épisode, me poser différentes questions. Aujourd'hui on va parler de marketing, le marketing qui fait vendre versus le marketing qui fait parler ou en tout cas qui nous offre de la visibilité. Ce grand paradoxe entre ceux qui ont beaucoup de vues mais qui ne savent pas comment les monétiser et ceux qui ont peu de vues et qui savent comment les monétiser. Comment trouver un juste milieu dans tout ça, c'est le but de cette discussion de cet épisode. mais avant c'est un peu et bien de démarrer, j'insiste sur un point, nous allons redémarrer dans quelques semaines seulement les épisodes audio où on interview des profils au parcours inspirant, non pas que sur le format vidéo que vous voyez sur YouTube et si vous ne nous écoutez pas encore sur YouTube avec des épisodes exclusifs, allez-y, mais aussi au travers de ce format, le format audio, vous êtes de plus en plus nombreux, on est toujours sur ce fameux podium des podcasts les plus écoutés en francophonie dans le domaine de l'entrepreneuriat, notamment sur Apple Podcast et merci pour ça. Et on va reprendre les interviews. Alors si vous faites partie de ceux qui veulent partager leur parcours, qui ont une histoire particulière à raconter, une expertise à nous partager, faites-le nous savoir. Ou si vous avez quelqu'un dans votre entourage qui pourrait être interviewé sur le podcast Le Déclic, eh bien là aussi, faites-le nous savoir. Allez sur podcastledeclic.fr, remplissez le formulaire ou contactez notre équipe directement sur nos réseaux sociaux. On se fera un plaisir d'avoir une discussion avec vous. et de voir dans quelle mesure on peut faire un excellent épisode ensemble. Océane, merci d'être avec nous. On démarre cet épisode tout de suite.
- Speaker #1
Beaucoup d'entrepreneurs pensent que faire du bon marketing, c'est facile, ou même pensent faire du bon marketing dans leur stratégie. Mais on sait que 90% des cas, ce n'est pas forcément la bonne situation. Et surtout, avec tout ce qu'ils mettent en place, ça ne remplit pas leur compte bancaire. Ça ne fonctionne pas. Et il y en a beaucoup qui veulent plus de vues, plus de visibilité. Mais ça ne rapporte pas d'argent. Pourquoi tu penses que 90% des stratégies d'acquisition que les entrepreneurs mettent en place aujourd'hui ne fonctionnent pas ?
- Speaker #0
Je vais me faire mettre des ennemis en disant ça, mais 90% si ce n'est pas plus des entrepreneurs ou même des marketeurs, des médias bailleurs, des copywriters et j'en passe, sont passionnés, ont un intérêt particulier pour le marketing ou autre. Pour autant, la plupart ne sont pas forcément bons dans ces domaines. La plupart ne se donnent pas les moyens de l'être non plus. La plupart n'ont pas complètement compris que le marketing, c'est en fait quelque chose de bien plus complexe qu'il n'y paraît. Il s'agit de psychologie, il s'agit d'un seul élément d'un système dans lequel s'imbriquent plein d'autres éléments qui fait que l'ensemble permet d'attirer l'attention d'un pôle d'individus qu'on va identifier comme étant des prospects, personas, avatars, cibles. suspect, peu importe le terme qu'on va utiliser selon le jargon employé, qui va permettre une fois l'attention captée de les éduquer progressivement, de les qualifier selon leur niveau de qualification, d'élever leur niveau de conscience quant à une problématique, à une solution, à un produit, à un service ou autre, pour pouvoir les mener vers une autre étape qui sera celle soit de la qualif, soit de l'action, en tout cas d'une action qu'on va commencer à initier. pour pouvoir progressivement les mener vers celle de l'achat ou en tout cas de l'intérêt qui va mener à l'achat et progressivement passer d'un ton plus conversationnel à un ton qui mène vers la conversion. Et ça, c'est hyper important de le comprendre. C'est-à-dire que la première des choses qui fait que la plupart des gens n'arrivent pas à avoir un marketing qui performe, c'est qu'ils ne comprennent pas leur cible, c'est qu'ils ne comprennent pas là où ils ont 100 dans leur tête, dans leurs émotions, dans leur niveau de conscience, et ils pensent que le message qu'ils doivent véhiculer est X, alors qu'en soi c'est Y. Et il y a une décorrélation claire entre ce qui fonctionne et ce qu'ils déploient dans leur stratégie. Et souvent, on le voit, même à haut niveau, On a des gens qui se fourvoient complètement, qui pensent que ceci est la bonne solution alors que pas du tout. Et c'est pour ça qu'il faut vraiment se concentrer sur le fait que c'est les émotions. qui donnent envie et tendent à faire passer à l'action. Et puis ensuite, une fois que les gens ont passé à l'action, c'est le rationnel qui vient justement rassurer la décision d'achat. Et trop souvent, on oublie qu'en fait, on vend des émotions. Et il y a un terme qui est super drôle. Je discutais avec quelqu'un qu'on a eu en intervenant dans l'immersion scaling. qui est une personne au parcours dingue, qui était un des premiers conseillers de Bill Gates, qui fait partie des top 500 des plus grandes fortunes de France selon Challenge. Leur ABC a juste ces titres-là, c'est peu dire parce qu'il est juste formidable. Il a aussi été Légion d'honneur. C'est quelqu'un qui a du vécu, qui sait de quoi il parle, etc. Puis la première fois que je bois un café avec lui, je lui explique Entrepreneurs.com et ce qu'on fait, etc. Et puis, il me dit, non, non, mais en fait, toi, tu ne vends pas une immersion, tu ne vends pas un accompagnement, tu ne vends pas du consulting, tu ne vends pas ci, tu ne vends pas ça. Il me dit, tu vends du rêve. Et pour beaucoup, quand tu dis, tu vends du rêve, ça a une connotation plutôt négative. Comment ça, je vends du rêve ? Ben non, c'est concret. Non, non, mais tu vends du rêve. C'est-à-dire, les gens veulent plus de chiffre d'affaires. Les gens veulent... plus de liberté, les gens veulent plus de marge, les gens veulent structurer, les gens veulent déléguer. C'est ce qu'ils tendent à avoir, c'est leur rêve. L'émotion que tu vends, c'est ça, c'est le rêve, c'est l'idéal, c'est ça. Et il n'y a aucune connotation négative. Et depuis ce moment-là, je me suis dit, ok, bah oui, carrément, je vends du rêve. Mais après, la question est, est-on capable de délivrer ce rêve-là ? C'est pour ça, et c'est une longue réponse pour une petite question, mais je pense que c'est nécessaire, c'est en fait, ça justifie le pourquoi on est parfois agressif dans notre marketing, parce que j'estime personnellement que quand on a un produit d'une qualité aussi exceptionnelle que le produit qu'on a, qu'on tend à avoir et dont on sort de trois jours de réunion, 60% des discussions étaient orientées client, étaient orientées produit. C'est le pôle le plus important de dépense. On fait même de la R&D, de la recherche. On investit des dizaines, des centaines de milliers d'euros sur des choses qu'on veut sortir dans 3 mois, 6 mois, 1 an, etc. pour améliorer encore le produit et les résultats de nos clients. Quant à cette obsession de faire le bien autour de toi et d'apporter à l'humanité au travers justement de ta solution, tu dois mettre tout ce qui est en ton pouvoir pour faire en sorte que ceux qui en ont besoin voient ton message. comprennent ce que tu veux leur vendre et achètent. Et si tu ne comprends pas ça, tu ne pourras pas du coup avoir un marketing puissant, tu ne pourras pas aller chercher des résultats que tu mérites parce que tu seras constamment, et encore plus, c'est pour ça que j'insiste en francophonie, en France, dans cette sorte de frénésie, presque de la schizophrénie où tu te dis, non, je ne peux pas véhiculer un message comme ça. Pour qui je vais passer ? J'ose pas vendre, mais qu'est-ce qu'on va en penser ? En fait, on s'en fout complètement de ce que vont penser les gens. À partir du moment où vous avez un produit exceptionnel, c'est pas eux qui vont délivrer vos clients, c'est pas eux qui vont véhiculer le bon message sur votre marché, c'est vous qui avez la responsabilité de faire en sorte que les gens achètent pour le bien de l'humanité. Et c'est hyper important. Et tu vois, c'est pas du tout un discours en mode... Quelqu'un me racontait, il a eu un intervenant dans son séminaire qui était autour de la vente et le mec arrive et commence son pitch en disant « L'argent de vos prospects est bien mieux dans ma poche que dans la leur. » Ce n'est pas du tout ça comme discours. Pour moi, c'est un discours qui est choquant parce que ça voudrait dire « Peu importe ce que tu vends, donne-moi ta thune, on s'en fout. » Si vous pensez comme ça, franchement... ben voilà, vous risquez de tendre vers quelque chose de peu scrupuleux ou dès lors que vous avez une nouvelle opportunité, voilà, et vous n'êtes pas là pour apporter le bien et je ne pense pas que c'est durable. Ça peut marcher à court terme, mais je ne pense pas que c'est durable. Bon, je pense que là, c'était plus peut-être une expression marketing, parce que la personne qui a évoqué ça, je le connais, ça reste quand même un bon entrepreneur. Mais ce que je veux dire par là, c'est que vous ne devez pas être uniquement attiré par le profit ou dans une approche mercantile de la chose et du marketing. Vous devez être là pour aider. Et donc, le discours à avoir serait plutôt... Si la personne qu'on a en face lors d'un appel, lors d'une discussion, lors d'un meeting, lors d'un truc, on identifie clairement qu'elle a besoin de notre solution, qu'elle est le profil idéal qu'on peut aider, Tu dois faire tout ce qui est en ton pouvoir, glaive à la main, bouclier dans l'autre, coutant entre les dents s'il faut, pour lui le faire comprendre, lui faire acheter ton produit et lui délivrer la solution. C'est capital. Et pour finir, le marketing commence ici. C'est-à-dire qu'en gros, ce n'est pas en capitalisant sur le passé que tu crées ton marketing, c'est en créant le présent qui ouvrira la porte au futur, qui te permettra justement de plus n'avoir que 10 témoignages, mais 100, 1000, 2000, 10000 et d'être le numéro 1 et de capitaliser sur tout ce que tu mets en place pour pouvoir avancer. C'est pour ça qu'on est dans cette quête perpétuelle d'évolution et de progrès aujourd'hui et qu'on met toujours plus de budget, toujours de plus gros séminaires, toujours de plus... Et parce qu'en fait, ça fait partie justement de l'évolution d'une boîte et de l'évolution de tout ce qui se passe. Voilà globalement, à retenir, ne vous faites pas... avoir par des gens qui prétendent être bons, vérifier d'abord, parce qu'aujourd'hui on vit dans un monde où les gens n'ont pas l'envie de faire l'effort, parce que c'est un vrai effort, d'être réellement et profondément bons dans un domaine et un seul domaine.
- Speaker #1
Justement, il y en a beaucoup qui parlent de manipulation dans ces méthodes-là, que du coup dans le marketing, des techniques de manipulation pour convaincre, et je pense que c'est là où vient aussi la peur de chacun d'aller dans un marketing très agressif. Où tu trouves le juste milieu quand tu fais...
- Speaker #0
Je pense que la manipulation, c'est quelque chose d'extrêmement bénéfique si c'est bien utilisé. Comme disait oncle Ben, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Et c'est vrai, dans le sens où, tu vois, si tu veux faire le bien, si tu as un objectif particulier, persuasion, présuasion, manipulation, pourquoi est-ce qu'aux Etats-Unis, par exemple, c'est limite quelque chose de positif, tu as des mecs qui font des... conférences là-dessus, ils sont comme des gourous autour de ça et les gens voient la puissance de la chose et sont émerveillés presque par ces compétences qu'ils peuvent transmettre pour pouvoir te permettre d'aller chercher plus de chiffre d'affaires, plus de clients, plus d'impact, plus de visibilité. Et de l'autre côté, il y a des gens qui vont mal l'utiliser. Un couteau peut servir à manger, peut servir à tuer ou peut servir à sauver une vie. C'est pareil ici avec ce genre de compétences. Donc, ça dépend de ce que tu en fais. Si tu as des bonnes intentions, tu en feras des bonnes choses. Maintenant, effectivement, si on ne parle que du marché en ligne, parce que c'est un petit peu d'où on vient à la base et c'est une de nos forces. Initialement, c'était mettre à disposition d'entreprises traditionnelles les leviers d'entreprise. plus digital et on le voit, ils explosent leur rentabilité, ils explosent leur chiffre d'affaires, ils explosent leur croissance et puis ensuite maintenant on leur met en place des systèmes de structuration aussi avec l'intelligence artificielle, de recrutement et j'en passe qui vont dans la continuité. Ceci étant dit, dans toute industrie, il y a des gens qui malheureusement vont avoir un petit peu moins de scrupules et puis vont vouloir vendre tout et n'importe quoi à n'importe qui à des fins mercantiles. Donc il faut savoir faire la différence et la distinction. Il y aura des mauvaises personnes dans toutes les industries et l'idée, c'est de vérifier les choses. Maintenant, dans un marché qui parfois est très congestionné, saturé, la problématique, c'est qu'au plus le niveau de sophistication de ton marché est élevé, au plus tu vas devoir avoir un message marketing qui est différent, avec des promesses qui vont devenir de plus en plus dingues. parfois même un peu plus loufoques jusqu'à devenir fallacieuses et donc il faut en avoir conscience et réussir à avoir une sorte de baromètre du niveau de sophistication de son marché ou du marché dans lequel on veut aller en tant que client et de se dire ok là c'est dangereux ou ça paraît un petit peu bizarre, il faut aller, il faut vérifier et moi j'invite toutes les personnes qui se disent parfois c'est trop beau pour être vrai à pas juste se dire c'est trop beau pour être vrai mais à aller se renseigner auprès des clients, à regarder l'ancienneté des gens, à regarder qui sont ces gens, etc. Tu vois, il y a de ça 3-4 ans, quand moi j'avais eu mes clés en consulting et que certains avaient gagné des millions et structurés et qu'ils regardaient la tête d'entrepreneurs.com il y a 3-4 ans, je comprends que certains se posaient des questions. Tu vois, on ne récoltait même pas nos témoignages, la communication était un petit peu... Enfin, il n'y avait pas de stratégie de communication. on était une dizaine de collaborateurs internes, on évoquait le fait qu'on avait déjà accompagné des milliers de personnes, toutes ces choses. Et je peux comprendre que certains se disaient, mais attends, mais d'où ? Est-ce qu'il n'y a même pas de bureau ? Aujourd'hui, et ça vient avec ce marketing que tu amplifies, etc., quand tu vois qu'on est presque une centaine de collaborateurs, qu'on organise une quinzaine d'événements à chaque fois avec des centaines de milliers d'euros de budget, que dans ces événements, tu as des TPE, PME de toute la francophonie qui font certains des milliers de kilomètres pour venir, voire plus, qui ont des résultats, qu'il n'y en a pas un qui a des résultats, mais des centaines, au point où on ne sait même plus les publier, les mettre, etc., et qu'en plus de ça, ça fait des années, des années, des années qu'on est là, quant à ça, et que ces gens-là, on les montre. on met leur prénom, leur nom, leur industrie, où ils habitent, et qu'on dit aux gens « contactez-les, allez vérifier, allez voir » , même les résultats les plus loufoques, tu te dis « je vais aller voir » . Et des fois, c'est ce qui se passe. On a eu le cas avec, par exemple, Maxime et Laetitia, qui se retrouvent à avoir quelqu'un qui toque chez eux parce qu'ils participent à une de nos conférences, ils n'habitent pas loin, ils vont aller voir. Ils disent « je voulais voir si vous existiez vraiment, si c'était réel » . Puis finalement, ils boivent un café ensemble et cette personne devient client et cette personne aujourd'hui a des super résultats, elle est contente. Donc, c'est tous ces éléments-là accumulés qui font que je pense qu'il faut... Oui, c'est bien le marketing, mais il faut revenir à la base. Ce n'est pas votre marketing et votre vente qui fera votre produit, c'est toujours votre produit qui fera votre marketing et votre vente.
- Speaker #1
Et en parallèle de ça, tu parlais des réseaux et de l'image. Il y en a beaucoup qui cherchent à briller plus que vendre. C'est pourquoi ils tombent dans ce piège d'image sans penser à la bonne méthode pour vendre derrière ? C'est quoi les plus grosses différences là-dessus ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a trois choses. La première, c'est l'ego. Tu as envie d'avoir plus de vues, plus d'abonnés, plus de likes, plus de trucs. La deuxième, c'est manque de maturité business ou de compréhension business. C'est difficile de comprendre que ce n'est pas la masse, le volume, les vues qui va faire plus de chiffre d'affaires. Sauf si... tu es un influenceur et puis tu veux être le prochain Squeezie, Thibaut InShape, Innoxtag. Et c'est OK parce que c'est juste génial ce qu'ils font. Et franchement, c'est des créateurs de contenu, mais c'est aussi de très grands entrepreneurs aujourd'hui. Ces gens gèrent des boîtes de production où il y a des dizaines, des centaines.
- Speaker #1
Parce qu'ils sont venus de ce monde aussi. Exactement,
- Speaker #0
tu vois. Donc, c'est énorme ce qui se fait, mais ce n'est pas donné à tout le monde. Premier point. Et puis, le troisième point, donc Ego. Manque de maturité business. Et le troisième point, c'est souvent manque de compréhension de où est ta cible. Parce que je te donne un exemple très concret. Le déclic. Le déclic, aujourd'hui, par rapport à l'engagement des équipes, par rapport aux centaines de milliers d'euros qu'on déploie par an en budget, par rapport au niveau de production qu'on a, par rapport à tout ça, on pourrait se dire, et on se les dit souvent même, on n'a pas beaucoup de vues sur YouTube, on n'a pas beaucoup d'écoutes, franchement, pas dingue. Et donc, à des moments, on s'est dit, est-ce qu'on n'irait pas, par exemple, faire des sujets un petit peu plus mainstream ? Tu vois, aller chercher, prenons un cas concret, tu vois, comme Legend, qui a un super podcast, incroyable, la puissance de ce podcast, ça vient aussi du génie de... de l'animateur qui comprend tous les codes, etc. Et puis les invités, quand tu commences ton premier épisode avec un invité comme je crois de mémoire Guillaume Canet ou je ne sais plus exactement lequel, mais tout de suite, ça a été un très haut niveau. Et puis derrière des vrais sujets, il y a une énorme équipe qui est là pour faire de la créa, du contenu, du positionnement. Tu comprends que l'objectif n'est pas d'atteindre une cible petite qui est d'entrepreneurs qualifiés par rapport à un domaine particulier, c'est ça le but aussi du déclic, c'est de nous adresser à notre audience et d'apporter de la valeur à cette audience, mais plus de créer un média mainstream qui vient inspirer, qui vient motiver et qui vient toucher tous les Français ou toute la francophonie. Et donc, choisir son combat. Un, je répète, l'ego. Deux, parfois l'incompétence ou de l'incohérence ou un manque de position stratégique. Et trois, choisir son combat.
- Speaker #1
C'est quoi les plus grosses erreurs avec toute l'expérience que tu as dans les publicités ? Tu en as fait, franchement, je ne sais même pas quantifier combien de publicités tu as tourné et produit. Et même avec tous les partenaires, c'est quoi les plus grosses erreurs que tu vois en publicité ?
- Speaker #0
La plus grande erreur, c'est de penser que tu as raison. C'est la data qui a raison, toujours. Tu as envie des fois de faire un truc joli, etc. Tu te rends compte qu'en fait, c'est le truc moche qui marche mieux. Voilà, enfin, c'est... C'est la plus grande erreur, c'est penser que tu as raison, donc ne pas écouter la data. c'est penser que qualité prône sur quantité. C'est la quantité qui fera que ça marche les publicités. Autre erreur que beaucoup de gens font, c'est ne pas comprendre où situe ton prospect dans la pyramide de niveau d'éveil ou dans ton tunnel. C'est-à-dire que quand tu fais une pub, quelle que soit la régie, LinkedIn, Meta, Google ou peu importe, le but de ta publicité... C'est deux choses. Allez, trois choses éventuellement. Un, attirer l'attention, capter l'attention, arrêter le scroll, arrêter le truc, c'est le hook. Deux, garder l'attention et transformer cette attention en intention. Lié à la troisième étape, l'appel à l'action, le clic. Le clic qui va générer peut-être un email, qui va générer peut-être un téléphone, qui va générer peu importe. En fait, beaucoup de gens ne prennent pas en considération le fait que la pub ne sert qu'à faire passer l'individu de l'étape publicité à l'étape d'après. Et pas la troisième, quatrième, cinquième ou sixième étape. On n'est pas là pour leur vendre le produit directement. On est là juste pour leur dire « Hey, j'organise un truc, je fais un truc, j'ai fait ci, j'ai fait ça. » Clique, mets ton email, clique. ou enregistre-toi, clique, etc. Et ensuite, même, l'idée, c'est de se dire si c'est par exemple un opt-in pour un livre blanc, une séance offerte dans ta salle de sport, un webinaire, peu importe, clique. Et là, quand il clique, la page d'atterrissage, la page sur laquelle il arrive, quelle qu'elle soit, peu importe, il y a une action sur cette page et cette page-là aussi est conçue pour transformer un individu qui arrive sur la page et qui fait l'action désirée. Donc, c'est là aussi, encore une fois, un tunnel. Et en fait, chaque fois qu'on clique et qu'on arrive sur une étape d'après, le travail de conversion pour la suivante recommence à zéro. Et beaucoup de gens ne comprennent pas ça, en fait, ne perçoivent pas ça. Et essaient de vendre le produit directement. Enfin, je ne sais pas si c'est un problème d'impatience, de compétence ou d'intérêt. Peut-être que c'est d'intérêt. D'intérêt à... profond, réel, à qui on s'adresse et de comprendre à chaque fois, ok, notre cible c'est ça, on avance là, on est là, donc son niveau de conscience c'est là, et hop. Et ça, ça coûte tellement d'argent à toutes les boîtes, parce que juste en ajustant ce genre de petits détails, tu passes de campagnes de marketing foireuses, qui vont te faire perdre de l'argent, de l'énergie et du temps, à des campagnes de marketing qui peuvent être extrêmement rentables et durer dans le temps.
- Speaker #1
Et pour compléter ça, si tu devais donner, je sais que c'est compliqué de choisir, mais Merci. les trois piliers d'une stratégie d'acquisition qui fonctionne ?
- Speaker #0
Je l'ai déjà dit dans tous nos échanges là, c'est vraiment ça. Il faut revenir sur ce qui a été dit ou intention, attention, comprendre où on se situe dans la pyramide du niveau d'éveil. Et puis, le truc pour moi, c'est que... Aujourd'hui, tu vois, l'intelligence artificielle est meilleure que 99% des prestataires sur le marché français. Le niveau est très bas en France, en francophonie. Encore une fois, je ne vais pas me faire des amis en disant ça. Et quand je dis le niveau est très bas, je ne suis pas en train de dire que je suis meilleur que tout le monde parce que je ne suis pas du tout bon. Par contre, j'ai conscience que je ne suis pas du tout bon, ou en tout cas loin d'être le meilleur. J'ai conscience... et j'ai la capacité de part toutes ces années d'expérience à identifier qui l'est ou qui ne l'est pas et donc de pouvoir choisir à nos côtés de ne travailler qu'avec des gens que j'estime être parmi les meilleurs et donc des gens bien meilleurs que moi. Donc quand je dis le niveau est bas, ce n'est pas pour rabaisser les gens, c'est juste pour traiter le marché avec objectivité, pour orienter les décisions de tout à chacun vers la performance. Si on écoute ce podcast et qu'on est là, c'est que certainement on est entrepreneur ou on va entreprendre. Et donc, on doit faire du résultat. Donc, j'utiliserai l'intelligence artificielle pour lui poser ce genre de questions. J'utiliserai les bons outils d'IA. Aujourd'hui, tu vois, par exemple, ChatGPT pour te poser une stratégie, et t'aider, t'éduquer, t'élever, c'est très bien. Cloud pour faire du copywriting, c'est très très bien. Il y a d'autres intelligences artificielles dont je n'ai pas forcément les noms, mais je le sais, tu peux... D'ailleurs, tu vois, ça faudra qu'on le mette en place. Je brainstorm avec toi, mais dans nos campagnes d'acquisition, dans plein de choses, on peut créer des vidéos UGC pour faire des publicités. On peut générer des images de moi, ma tête un petit peu partout dans le monde avec des affiches derrière. C'est fou aujourd'hui pour gratuitement. Plein de choses. Et bref, il y a tellement, tellement, tellement, tellement de possibilités, que ce soit en créative, en dynamique créative, en CBO, en images, en vidéos. Bref, même de l'analyse de data. L'analyse de data, aujourd'hui, tu n'as même plus besoin de payer un data analyst quand tu es très poussé. Et puis même aujourd'hui, nos data analysts, qu'est-ce que je leur dis ? Crée un GPT, utilise de l'IA. Et ta matière grise, ton expérience, tu ne la mets pas sur comment analyser, tu la mets sur comment interpréter. Et là, ça a de la valeur ajoutée, tu vois. Et voilà, globalement, c'est ça. Et puis beaucoup d'entreprises pensent qu'il faut passer par une agence. Il faut accepter, c'est triste mais c'est réel, que ce soit pour des prestataires ou des agences, pour beaucoup, si vous n'êtes pas un gros, gros, gros acteur ou autre, vous serez juste un numéro. Et parfois, c'est mieux de faire tous cette partie-là soi-même, de demander un peu aux geeks du quartier, le fils d'eux ou autre qui touche un peu à ceci, cela, ou qui a un site e-commerce, s'il ne veut pas gagner 200, 300, 400 balles par mois. En plus, à côté, pour gérer tes campagnes, tu vois, là, je parle vraiment aux gérants de TPE, PME qui nous écoutent, qui est perdu sur le digital et qui se dit non, mais moi, j'ai regardé un peu. On me propose 5000 euros, 2000 euros, 1500 euros à peine je dois faire une vidéo. Non, pas besoin de tout ça. Tu vois, tu n'as vraiment pas besoin de tout ça. Ça me fait penser même, tu vois, à notre ami Jory avec ses Columbus Café. On a fait le... le consulting tout récemment. Je pense que l'épisode ne sera pas encore sorti au moment où on sort ce podcast, mais on a fait un super consulting pour YouTube. Un de nos clients scaling qui a des Columbus Café autour de Dijon. Et tu vois, on a Sam qui est dans la pièce qui vient de Dijon. Il dit « T'inquiète, je peux te donner 2-3 filmmakers. Dans ta zone, ça va coûter tant, etc. » Donc, on parle de quelques centaines d'euros. Anis qui lui décortique une stratégie pour scraper des emails, envoyer des emails, etc. en tout et pour tout, on a pour 1 500, 2 000 euros, il va pouvoir déployer. Puis derrière, au niveau publicité, c'est très simple. Chat GPT, la stratégie, cloud, tac, déploiement, quelques centaines de budgets. Il n'y a besoin de personne. Et en plus de ça, quand on va aller chez lui pour filmer avec nos équipes pour la vidéo YouTube, on va lui donner les rushs. Il en a pour un an de contenu. Je veux dire, en un week-end, finalement, il a sa stratégie social media, il a la stratégie acquisition. pour tous ces Columbus et qu'il en ait deux comme dix, ce serait pareil. Donc en fait, aujourd'hui, les barrières à l'entrée, l'accessibilité à ça, ne sont plus celles qu'elles étaient il y a de ça cinq ans, dix ans. Tu vois, il y a à peu près dix ans, je lance ma première agence en Suisse.
- Speaker #1
Il faut vraiment que tu te débrouilles pour trouver.
- Speaker #0
Ah bah ouais, t'es perdu. Même moi, j'étais perdu face au truc. Je ne savais même pas qu'il existait le business manager quand je close mon premier client pour Facebook, tu vois. Donc, on n'est plus dans la même réalité. Pour autant, malheureusement, beaucoup d'entreprises sur ces sujets, et plein d'autres d'ailleurs, on le voit, au quotidien, ne sont pas au fait de ce qui est possible d'être fait.
- Speaker #1
Surtout que si tu fais l'effort de comprendre comment ça fonctionne avec tout le contenu que nous on crée par exemple, ou d'autres sur le marché, tu peux aussi plus facilement déléguer. Par exemple, comme toi, ta zone de génie, c'est la partie marketing, tu sais exactement le prestat. Ou les personnes qu'on internalise, qu'est-ce qu'elles font de bien ? Qu'est-ce qu'elles peuvent améliorer ? Qu'est-ce qu'elles font de mal ? C'est plus facile sur le contrôle d'une personne.
- Speaker #0
Et encore, je ne pense pas que ma zone de génie, c'est le marketing. Je sais que l'équipe le répète souvent, mais je pense qu'on se fourvoie. Ce n'est pas le marketing. C'est juste que j'ai tellement l'habitude que je comprends, je sais ce qui fonctionne.
- Speaker #1
Parce que tu as une expérience énorme dessus.
- Speaker #0
Oui, mais en fait…
- Speaker #1
Plus que tout autre.
- Speaker #0
C'est ça, mais ce que j'aime, c'est l'humain. Et du coup, je comprends. et le marketing c'est ça, c'est comprendre l'humain comprendre à qui tu t'adresses ce que tu vends, comment tu fais et sans même déployer une stratégie je sais non ça peut pas marcher ah oui ça peut marcher et tu vois c'est pour ça que j'arrive à me positionner sur des deals sur des partenariats où même il y a des gros enjeux financiers en sachant qu'on va être rentable parce que j'ai même pas besoin de voir pour savoir parce que c'est une évidence absolue ou d'autres cas, avant même de lancer la campagne ça va pas marcher tout à l'heure on parlait d'un Reels Hum. Tu me l'aurais envoyé avant. C'est bien, ça donne une information. Mais ça n'a pas marché. Parce que, tu vois... Je ne pense pas que c'est une question de zone de génie, c'est plus une expérience. Si j'étais une IA, je suis juste un LLM qui a été beaucoup entraîné, on m'a donné beaucoup de data, et puis au bout d'un temps, l'erreur est moins présente. Elle est toujours présente, mais elle est moins présente.
- Speaker #1
Tu dirais que c'est l'offre ou le marketing le plus important ?
- Speaker #0
C'est l'offre.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Parce que c'est la base. Comment dirais-je ? Tout ton marketing découle de ton offre. Ce n'est pas ton marketing qui va créer l'offre. Sinon, tu te rends dans une situation où tu dis aux gens ce qu'ils veulent entendre, mais ensuite, ils achètent un truc et puis ils tombent de haut. Donc, tu dois créer une offre absolument irrésistible en tout point, en anticipant les objections, en anticipant la situation actuelle, en anticipant la situation désirée, en anticipant les points de friction, les problématiques, les enjeux financiers, et puis tu crées le marketing autour.
- Speaker #1
Merci Alec pour cet épisode et la valeur que tu viens de nous partager. J'espère que ceux qui nous écoutent auront pris des notes et puis on se retrouve sur un prochain épisode.
- Speaker #0
Important. Et si vous avez pris des notes, j'espère que pour ceux qui sont déjà venus à nos séminaires, vous avez pris les notes avec le plus beau carnet du monde et le plus beau stylo du monde. Pour les autres, hâte qu'un jour vous en ayez l'opportunité. Mais surtout, mettez 5 étoiles sur Apple Podcast, mettez 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée. Merci Océane d'avoir co-animé cet épisode. Et surtout, n'oubliez pas, désolé, je me répète, mais... Si vous connaissez des personnes qui ont un parcours inspirant, des choses à partager, une expertise quelconque, faites-le nous savoir, podcastledeclic.fr, il y a un formulaire, on le dit pas assez souvent, on a d'ailleurs des super profils qui ont déjà été envoyés via ce formulaire et on a pu rencontrer des entrepreneurs incroyables grâce à ça. N'oubliez pas et à bientôt pour un prochain épisode.