- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Le Dernier Clic, votre podcast tech, IA et no code. Je suis en compagnie de Lulu pour un épisode sur les outils. Ça va Lulu ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #0
Oui. Et en plus on va voir ce que ça donne parce que vous avez un petit peu les coulisses. Pour une fois on enregistre le matin plutôt que l'après-midi après manger sur les digestions au moment de la sieste. matin matin on a un peu glissé entre midi et deux mais c'est pas grave on va voir si justement ça nous fait un petit épisode plus court parce qu'on aura faim et qu'on voudra aller manger et être avec une approche un peu particulière donc pour ceux et celles qui nous découvrent avec cet épisode on alterne chaque semaine un épisode sur les outils, sur nos outils numériques et ce qu'on aime bien utiliser on parle un peu de ce qu'on fait avec des choses qui nous interpellent Merci. Et les autres semaines, on a des épisodes plus thématiques où on a eu jusqu'à présent un épisode sur les lunettes connectées et un autre épisode la semaine dernière sur l'IA et les fondamentaux de l'IA générative, comment elle fonctionne vraiment de base en fait et qu'est-ce qui se passe derrière. Voilà, donc on vous invite à aller les écouter si ce n'est pas le cas. Et on avait aussi fait déjà une petite présentation un peu des outils et de notre vision vis-à-vis des outils. Donc voilà, les bases sont déjà posées. On vous invite à aller consulter ces épisodes si ce n'est pas déjà fait, pour que vous ayez un peu notre vision. Et là aujourd'hui, on va discuter directement un peu d'outils, d'actu et de choses comme ça qui nous concernent. Lulu, est-ce que ça te va ? On est parti ?
- Speaker #1
C'est parfait, on a pas mal de choses à raconter, je pense. On n'a pas forcément bien préparé, ça va être plus en mode discussion, mais voilà.
- Speaker #0
Oui, un peu comme d'hab, mais peut-être un peu plus encore au feeling que d'habitude. Alors déjà, j'aimerais, je vous mettrai en lien justement en description de cet épisode, vous inviter très fortement à aller lire la newsletter de Tarek Krim, qui est quelqu'un de brillant, qui parle dans ses newsletters de souveraineté, enfin non, souveraineté c'est juste un petit bout de tout ce qu'il va dire, mais en gros qui va remettre la tech en contexte avec une approche très orientée géopolitique, compréhension de l'écosystème. mettre en avant des points aussi qu'on va vous avez pas trouvé dans d'autres médias dans d'autres newsletters et voilà avec des éléments qui peuvent être très précis très pointu sur ce qui se passe vraiment plus dans des directions au niveau des états de ce qui est décidé au niveau des boîtes aussi vous aurez des choses et des éléments vous trouverez pas forcément ailleurs avait fait des newsletters et a pas longtemps notamment quand il parlait justement de palantir des choses comme ça où il ya des choses très très intéressante Mais de manière générale, en fait, c'est une newsletter que je vous recommande parce qu'elle aborde la tech d'une manière assez critique et avec un regard que vous n'aurez pas ailleurs et qui va davantage dans le sens de la souveraineté, de la résilience. Et il a fait, j'en parle là parce que déjà, j'avais découvert cette newsletter l'an dernier parce qu'Alexei Kovalenko, dont je vous recommande aussi très fort le travail, on va reparler juste après de lui, on avait parlé dans un podcast. et donc c'est une newsletter que je suis depuis un moment, qui a une déclinaison gratuite qui est déjà très chouette, une déclinaison payante avec des articles encore un peu plus fouillés, on va dire, et d'autres analyses. Et il a fait un article cette semaine, dont la version gratuite est déjà très conséquente. En fait, en payant, c'est juste des liens vers d'autres newsletters, sur celui-ci, et qui synthétise un petit peu la vision et ce qu'il défend depuis deux ans, grosso modo. Et où il revient sur les changements d'Internet depuis 2020 et comment ça se constitue. Il va revenir aussi sur les enjeux qu'il y a en ce moment côté IA, le fait que ce soit des paris au niveau des boîtes, comment ça impacte justement les États et leur façon de gérer ça. L'aspect géopolitique aussi, puisqu'on a bien vu que les États-Unis, particulièrement cette année, se sont retirés d'un certain nombre de choses dans le milieu tech. qui marque une récession et qui nous oblige à penser différemment. Sa newsletter est très très bien. Alit, jetez un coup d'œil, particulièrement en cet article, parce qu'il synthétise un peu tout. Mais voilà, je vous invite à la suivre par la suite. Et d'ailleurs, Lulu, je sais que je te l'avais partagé, et que tu m'as dit que tu avais bien aimé. Je ne sais pas si tu avais des choses sur lesquelles tu voulais revenir ou qui t'avaient fait réagir un peu sur ce qu'il disait.
- Speaker #1
Bien aimé, enfin, oui. des réflexions que j'avais, après comme dit ça fait un peu badé quand même mais je pense que c'est important d'avoir ces réflexions maintenant tant que les technologies sont un peu... Enfin, voilà, il n'y a pas vraiment encore de cadre. Donc, c'est aussi à nous, citoyens, d'essayer de construire ce cadre et d'influencer. Il y a quand même des choses qui se passent en Europe, même si on veut dire, oui, mais on retarde l'innovation et tout ça. Là, si on pense à l'intelligence artificielle, l'intelligence artificielle ou tous ces enjeux technologiques, et qu'on va penser plus citoyenneté... égalité, enfin, éthique, et qu'on le pense dès la construction de ces systèmes, ça sera mieux que de se dire après coup, on n'aime pas le monde dans lequel on vit. C'est quelque chose qui me touche vraiment au niveau de comment aussi est-ce qu'on pense, qu'est-ce qu'on délègue, comment est-ce qu'on continue à réfléchir par soi-même. et surtout dans un monde où les informations sont... Déjà, où il y a énormément d'informations, et c'est très compliqué d'avoir plusieurs points de vue qui sont un peu nuancés. C'est pour ça que j'avais beaucoup aimé cet article. Il ne donne pas vraiment de camp ou ce genre de choses. C'est un peu à nous de réfléchir.
- Speaker #0
Oui, et puis en plus, il nomme un point qui est assez intéressant et dont on a déjà parlé là, qui revient dans un peu tout ce qu'on lit, et ce qu'il a abordé aussi. Il parle d'autonomie cognitive. Et c'est vrai que du coup, ça fait partie des choses fondamentales dont on a besoin aujourd'hui, de savoir à quel moment on se pose pour réfléchir. Et effectivement, on a tant parlé du fait de déléguer à l'IA. D'ailleurs, je pense qu'on pourra peut-être mettre le lien, si j'y pense, en description d'un autre podcast que tu m'avais fait écouter là. Ah, son nom m'échappe.
- Speaker #1
Le Tilt.
- Speaker #0
Ouais, sur le Tilt.
- Speaker #1
Les quatre épisodes du mois qui sont vraiment très, très bien pour aborder différents aspects de l'IA.
- Speaker #0
Il y avait déjà les quatre épisodes du mois et il y en avait un dans le long qui parlait plus spécifiquement des impacts sur justement notre aspect cognitif, qui vulgarisait un petit peu certains concepts que vous avez peut-être entendu ailleurs, mais qui peuvent se résumer sur le fait que plus on va déléguer à l'IA, ne plus faire les choses, plus on perd en compétences. Plus on utilise l'IA, plus notre langage est altéré et on perd aussi en capacité de raisonnement et en capacité d'expression et en capacité de compréhension. Et après, il y avait deux autres cas, mais qui induisent des comportements qui sont problématiques à l'échelle des boîtes, puisque plus on va devenir flemmard, plus on va faire du boulot de mauvaise qualité, plus on va impacter nos collègues, plus ça va impacter aussi la communication, plus ça va impacter notre rapport à nos clients et à notre... production, moins on fait les premiers travaux de réflexion à la place de l'IA et moins on s'en sert comme assistant. Du coup, moins on est en mesure, ne serait-ce que de penser et d'être en capacité de faire ces choses-là. A contrario, plus on va utiliser l'IA pour faire quinze trucs en même temps et avoir plein d'agents qui font plein de choses, plus on va se cramer le cerveau un peu à faire plein de choses en même temps et avec un effet le lier dans le mauvais sens et que du coup plus tu délègues et tu fais de choses plus ton taux d'erreur augmente puisque tu vas avoir une fatigue très violente et du coup le taux d'erreur à générer c'était quelque chose d'assez important on parlait de 30 à 40% de chance de se tromper derrière puisque du coup le cerveau est sur sollicité donc on se retrouve dans une dans un effet complètement contre-productif Les études ont montré que déjà depuis l'arrivée de l'IA, on nous vend le fait de bosser plus vite, bosser mieux. Et la réalité, c'est qu'on ne bosse pas moins, déjà d'une part, avec ça. Et que les deux grosses familles qu'on voit beaucoup aujourd'hui, ça va être soit d'aller dans une logique d'hyperproductivité pour en faire beaucoup plus pour le même temps. Et soit de vouloir faire mieux. du coup pour le même temps avec les moyens, pas vouloir en faire plus mais vouloir faire mieux. Moi ce qui me pose problème déjà avec ces deux grandes visions qu'on va s'affronter, alors déjà la vision qui consiste à se dire on va bosser mieux pour pas bosser plus, déjà on la voit pas beaucoup, et quand bien même ce qui m'emmerde avec ça, c'est que je vois pas un peu passer de positionnement qui consiste à se dire on va vraiment profiter pour travailler moins en fait. On a des outils qui permettent de bosser mieux. On pourrait même le faire juste travailler moins et se poser d'autres questions et mettre le temps à profit dans plein d'autres sujets. Et voilà, ça n'a pas du tout l'air d'être la tendance. Ce qui m'inquiète un peu, mais bon.
- Speaker #1
Il y a vraiment cette chose de produire plus, mais produire pourquoi aussi. Et on évite un peu de se poser ces questions, mais ça voudrait dire qu'on continue de produire de la même manière en travaillant moins. Mais après, qu'est-ce que les gens vont faire ? Là, on est dans cette logique un peu d'hypercroissance et j'ai l'impression que c'est compliqué de s'arrêter. produire plus, de... Je recherche le nom de la loi. Enfin, j'essaye de rechercher pendant que tu parlais. Tu sais qu'en fait, en gros, t'as une nouvelle énergie qui arrive et elle permet de moins consommer que la précédente. Par exemple, quand t'as les LED qui sont arrivés par rapport aux ampoules halogènes, et qu'on se dit que ça va baisser la consommation, mais... plutôt que de continuer à avoir les mêmes usages, on va juste utiliser beaucoup plus de LED. Et au final, ça fait qu'on utilise quand même beaucoup plus. Alors qu'on vendait, que c'était plus économique, mieux pour l'environnement et tout ça, mais on se retrouve juste à en utiliser plus. Et voilà. J'essaye de retrouver le nom de cette loi.
- Speaker #0
Je ne sais pas si je l'ai déjà connu, le nom en tout cas. Bon. En tout cas, quoi qu'il en soit, cette newsletter, je vous la recommande. On mettra dans la description aussi les liens vers le tilt et les épisodes en question qui sont très chouettes et que je vous conseille d'écouter. La thématique des mois sur l'IA était très chouette. J'en reviens aussi, je vous avais dit avant que j'avais découvert la newsletter de Tariq Reem à travers le travail d'Alexis Kovalenko. Donc Alexis, et ce qu'il fait, je vous recommande aussi... beaucoup, puisque c'est un acteur très important de l'écosystème no-code depuis le début du mouvement en France. Il a fait énormément de choses, et depuis l'an dernier, il s'est vraiment orienté et spécialisé sur la partie vibe-coding. Pour ceux qui ne voient pas ce que c'est, ça est le développement assisté par IA, probablement. Et d'ailleurs, il vient même de sortir un bouquin dernièrement, que j'ai acheté, que je n'ai pas encore lu, je ne l'ai pas attaqué. Je ne sais pas si tu l'avais pris toi finalement, Lulu, ou pas ?
- Speaker #1
Je compte le prendre, mais pour l'instant, j'ai déjà une grosse pile de livres à lire.
- Speaker #0
Non, ce n'était pas pour te jeter la pierre s'il n'y en avait pas encore, c'était plus pour savoir si justement tu avais commencé à le lire et que tu avais un petit débrief à faire dessus ou pas, mais pas encore. Donc, pourquoi je parlais aussi d'Alexis ? Alors là, déjà, il fait des podcasts, il fait des livres, il fait plein de choses. Allez voir ce qu'il fait, si le sujet du vibe coding vous intéresse. et ça m'a amené donc à travers alors lui et tarik rim ont tous les deux des stacks minimaliste en tout cas un peu plus minimaliste que la moyenne donc côté alexis j'aime bien son approche où en gros il va bosser avec du cloud en tant qu'assistant avec le forfait classique à 20 euros en son quotidien il va s'appuyer sur de l'open source avec open code pour aller faire du développement assisté par il ya du pipe coding et justement avec la possibilité d'aller travailler et avec des modèles open source qui sont moins chers, enfin open source ou open weight, mais en tout cas des modèles plus ouverts et du coup de ne pas être dépendant et tributaire d'un seul acteur. Et derrière, après, il utilise aussi du Obsidian, dont Lulu nous a déjà bien parlé dans le premier épisode sur les outils, l'épisode d'il y a deux semaines. Et voilà, et en fait, c'est ces trois gros outils de travail. Après, j'imagine qu'il y a d'autres choses, mais... Mais en tout cas, ce sont ces outils de productivité de travail quotidien. Et je trouvais ça intéressant. Alors déjà, la démarche, le fait d'aller justement sur des choses un peu plus ouvertes, de ne pas être dépendant d'outils américains, de ne pas être tributaire que de ça, c'est quelque chose sur lequel je me reconnais. Je suis dans la même démarche depuis un moment. Pas forcément avec la même stack d'outils, mais dans la même démarche. Et Tariq Krim, lui, il a poussé le truc dans une des... les dernières newsletters, il parlait du fait qu'il avait jeté un nouveau ordier et dessus il avait juste mis son navigateur, Cloud et un éditeur de Markdown, Beer je crois qu'il utilise,
- Speaker #1
enfin voilà,
- Speaker #0
c'est pas du Obsidian mais en tout cas c'est un outil aussi de prise de notes directement en Markdown, il questionnait le fait de, est-ce qu'il y a besoin de plus aujourd'hui, donc après dans le navigateur on a accès à toute notre suite d'outils classiques, ce qui va être les mails, le calendrier, le drive, toutes ces choses-là. D'ailleurs, je continue de vous dire que Proton, c'est très très bien là-dessus. Et je crois que je n'avais même pas dit dans le premier épisode que la suite Proton, qui est suisse, elle est open source. sécurisé donc orienté confidentialité, ça je l'avais dit mais je crois que je n'avais pas précisé qu'elle était open source. Et donc il a cette approche d'avoir juste du cloud et en gros ce qu'il expliquait c'est à quoi ça sert encore aujourd'hui d'avoir des suites d'outils type Word, Excel et toutes ces choses là quand en fait ce type de documents on peut les produire directement avec cloud aujourd'hui. Questionner aussi le fait que le Scamen LIA et le fait justement que ça puisse créer des documents comme ça, qu'on se retrouve avec ce type d'assistant, puisque Cloud maintenant arrive dans Word, arrive dans Excel, un petit assistant un peu parle de tout. Vu que Copilot, rappelons-le quand même que Copilot s'est bien vendé, puisque je crois qu'ils ont réussi à convertir que 3% de leurs utilisateurs, sur je ne sais plus 470 millions, je ne sais plus combien ils en ont, un truc massif qu'avait Microsoft, et ils n'ont converti personne parce que leur IA était éclatée. Mais ça pose la question de qu'est-ce que vont devenir les suites bureautiques classiques. Et je pense que c'est des vrais enjeux côté Microsoft, Google, de se dire maintenant qu'on commence à avoir des assistants qui peuvent créer les documents que nous on permettait de créer à travers des interfaces et qu'on faisait payer à la licence utilisateur et tout, si demain les gens juste avec un assistant IA peuvent produire les mêmes documents et qu'ils ont juste besoin d'un truc pour consulter, ils n'auront peut-être pas besoin, ils ne vont peut-être pas tous payer des licences par tête et ainsi de suite. ça va... ouais, enfin voilà, ça va clairement avoir une incidence, je ne sais pas encore comment ça va se comporter côté entreprise, mais en tout cas ça questionne, et c'est vrai que du coup quand on utilise du no-code, preneur de ton avis là-dessus, mais typiquement je sais que depuis que j'utilise Notion, ça fait 6-7 ans que tout ce qui est bureautique traditionnel, je ne m'en suis servi que très rarement quand j'avais des besoins clients, du Word, du Excel, j'ai eu de ça comme la peste, après je n'ai jamais eu un travail, tu vois. qui nécessitait d'être sur du tableur et en finance, des choses comme ça, ils en ont toujours besoin, ça reste mieux que plein d'autres choses.
- Speaker #1
Pas forcément que finance. Je pense que dès que tu sors d'entreprises qui sont pas forcément dans la tech, et encore, je vois ma belle-mère, par exemple, elle utilise aussi beaucoup d'Excel ou ce genre de choses, alors qu'elle bosse dans un département informatique, dans une banque. Et sinon, moi, c'est vrai que... Dans le bureau d'études, c'est vraiment la suite qu'on utilise, le truc par défaut avec les formules dans le tableur, parce que c'est ce qu'on connaît. Il y a encore énormément de boîtes qui utilisent ces suites, parce que c'est le truc par défaut, c'est le truc qu'on te propose d'installer avec Windows quand on t'achète les PC pour les collaborateurs. Je ne sais pas encore si ça va complètement changer, parce qu'on pourrait se dire... Ouais, bah là, avec l'arrivée de Notion et tout ça, ça aurait déjà pu partir ces outils-là, et pourtant, on voit qu'il y a encore énormément de gens qui les utilisent, et le shift, c'est pas forcément fait.
- Speaker #0
Après, ça prend du temps, parce que Notion m'énerve pas longtemps, je sais plus combien ils ont d'utilisateurs, mais ça se compte en millions quand même.
- Speaker #1
Oui, ils ont dépassé les 100 millions il y a un an, un an et demi. Donc maintenant, ça doit être beaucoup plus.
- Speaker #0
Les 100 millions de utilisateurs, c'était en septembre 2024. Donc je ne sais pas où ils en sont en 2026. Mais 100 millions, on est plus sur un petit outil à la marche.
- Speaker #1
Ah non, C'est vrai que de toute façon, même avec leurs produits, donc Notion Calendar, Notion Mail, on voit vers où ils veulent aller. Ils avaient aussi racheté un outil de... messagerie instantanée. Peut-être pour aller concurrencer Slack et ce genre de choses. C'est ce qui manque aujourd'hui à nos chaînes. Après, ils veulent concurrencer, mais je pense que pour les boîtes déjà installées, je pense que c'est plus simple quand tu crées ta boîte et que tu te poses la question de ta stack technique. C'est peut-être plus du côté des entreprises jeunes.
- Speaker #0
Je ne veux pas dire que ces produits vont disparaître du jour au lendemain. effectivement ils sont implantés très fort dans les boîtes et ce genre de choses mais autant le tableur a encore de l'intérêt dans certains cas mais déjà on sait que le Excel est très mal utilisé dans la plupart des boîtes où il est juste détourné et il devrait être remplacé par d'autres outils ou des bases de données relationnelles Excel is not a database voilà exactement donc ça déjà ça prend en compte la mauvaise utilisation des outils qui sont faits et ce qu'on appelle généralement le shadow IT Merci. Le fait que les gens vont construire des petits outils sur mesure dans leur service parce qu'on ne leur met pas à disposition les outils dont ils auraient vraiment besoin. C'est là-dessus, d'ailleurs, que le low-code était fort, et que des outils comme Notion ou Artable, comme ça, ont tiré leur épingle du jeu.
- Speaker #1
C'était vraiment bottom-up, quoi. Ça venait, en général, des salariés qui mettaient en place ce genre de petites solutions maison. Et après, vu que c'était cool, ils le partageaient aux collègues, et après, ça remontait, et c'était potentiellement adopté dans toute la boîte.
- Speaker #0
Ouais, alors justement, le problème du shadow IT, c'est que généralement, c'est pas partagé. Enfin, c'est partagé à deux, trois collègues. Oui,
- Speaker #1
ça peut commencer comme ça, mais...
- Speaker #0
Mais ça reste en shadow. puisque justement, en fait, c'est pénible pour les services informatiques d'aller, ils ne sont pas forcément OK avec mettre en place de la gouvernance, etc. Et c'est du bricolage qui est un peu partout. Et voilà, puisque en tant qu'entité, quand tu es au service informatique, si tu es là normalement pour gérer un peu tout ce qui est mis en place dans la boîte, pour pouvoir cadrer au niveau des droits et des accès, etc., que les données ne partent pas n'importe où, n'importe comment. d'ailleurs problème même qu'il y a eu beaucoup avec ChatGPT au début, où tout le monde a commencé à l'utiliser dans les boîtes, alors qu'avec des données d'entreprise, qu'ils ne devaient pas sortir normalement d'un cadre européen et ce genre de choses, par exemple. Voilà, qui posait... D'ailleurs, l'IA a eu plein de complexités là-dessus, au niveau justement de la gouvernance et de comment tu sécurises ça, et qui a le droit de quoi, comment, et comment tu permets de donner accès sur les données de ta boîte sans que ça... sans qu'il y ait trop de données accessibles à des services qui ne devraient pas l'avoir, ce genre de choses. Mais bon, en tout cas, voilà, ça va revenir aux documents et à ce genre de choses. Il n'empêche que l'IA, au même titre que le no-code, le no-code arrivait déjà avec un aspect flexible et un truc très utile dans les services et tout, et ceux qui s'en saisissaient avaient une vraie plus-value à s'en servir dans le cadre de leur boîte. Il y avait assez d'outils différents pour pouvoir en faire des solutions un peu sur mesure. Sans forcément que ce soit des trucs qui soient adoptés par 500 personnes dans la boîte, tu vois. Mais juste déjà à l'échelle de quelques services, en fait. Quand t'as des outils qui te permettent de bosser bien, ça change déjà ton quotidien et ton taf. Et à tous les niveaux, que ce soit en productivité, mais aussi en santé mentale, de plus t'arracher les cheveux sur des trucs qui vont pas. Et du coup, avec l'IA, ça continue un peu là-dessus. Enfin, d'autant plus, on sait pas encore ce que ça donnera. Mais, alors déjà, ça m'a amené à deux... Tout constat. Le premier, c'est que ça fait plusieurs fois que je me prends un peu la tête à réfléchir à comment je pourrais rendre ma stack d'outils. Quand on parle de stack, on parle d'ensemble d'outils, vraiment plus local, on va dire plus ouverte, justement davantage d'open source, être moins tributaire d'acteurs propriétaires et aussi de réduire le nombre d'outils. Puisque justement, quand ils avaient cette Ausha, que ce soit Tariq ou Alexis, ça m'a vraiment fait me dire peut-être que je pourrais aussi alléger. peut-être que je pourrais avoir une approche un peu différente sans aller nécessairement vers du cloud parce que même si aujourd'hui c'est le leader et la référence, j'ai pas envie d'être prisonnier d'un seul outil propriétaire enfin, d'un seul outil américain propriétaire côté IA, c'est plutôt ça parce que des outils propriétaires j'en utilise quand même, et du coup je me suis posé alors j'ai pas encore franchi le cap mais globalement ce que j'aimerais essayer probablement dans les prochaines semaines c'est de remplacer du coup, enfin pas de remplacer mais d'essayer d'utiliser justement un équivalent à Cloud Cowork en version locale, qui sera probablement Open Work, mais qui pourra peut-être être autre chose. Pour les gens qui nous écoutent et qui n'auraient jamais essayé ou vu du Cloud Cowork, en gros, dites-vous que vous utilisez habituellement un assistant type ChatGPT, Cloud ou ce genre de choses pour discuter, pour interagir, pour créer des documents. Cloud Cowork, c'est le pendant qui va également... travailler sur votre machine et qui peut aller justement mettre en place, travailler avec une logique d'agent et interagir directement sur vos fichiers pour en créer, pour en faire, pour en lire. Voilà, c'est une étape au-dessus, on va dire. Et donc, il y a ça que j'envisage, qu'il faut que je teste, et notamment parce qu'il y avait aussi une solution, une autre alternative à Notion européenne qui n'est pas Fibery, qui s'appelle Anytype, qui est suisse, qui est aussi orientée vie privée, confidentialité. et local pour le coup, même si tu peux communiquer avec un serveur, justement, cloud chez eux pour avoir tes données facilement sur DocMachine. Mais tu peux bref, c'est open source, donc tu peux en faire d'autres choses. Et en fait, j'avais déjà mis les mains sur Anytype. Je m'en servais déjà, mais j'avais un peu de mal à... C'est pas aussi puissant qu'un Notion, c'est pas aussi puissant qu'un Fibery. C'est plus orienté vraiment document. et un peu plus soft mais justement je suis dans un moment où je me dis est-ce que j'ai vraiment besoin d'outils surpuissants qui font des milliards de trucs Fibery est très très bien là-dessus, tu peux faire beaucoup de choses et je pense que tu peux faire beaucoup plus de choses potentiellement qu'avec Unumotion par exemple. Mais en fait dans mon usage moi en tant que solopreneur, est-ce que j'ai pas juste besoin d'un endroit où je stocke les documents et les contenus que je fais petit à petit ? Anytype est un peu déroutant de prime abord parce qu'il y a une approche un peu singulière, mais en fait si j'arrive à m'en servir ce serait... probablement plus sains et plus simples. Puisque vu que je peux faire moins de choses, je vais aller aussi moins torturer l'outil dans tous les sens pour faire des trucs qui ne sont pas appropriés. Enfin, dont je n'ai pas besoin, plutôt, on va dire ça comme ça. Et voilà, la seule chose qui m'embête aujourd'hui avec un E-Type et qui m'obligerait à aller sur de l'IA locale, c'est que, en gros, quand on a un E-Type, il est sur notre machine et il peut être utilisable par une IA, mais qu'en local. On parlera la semaine prochaine des agents et du MCP notamment. En gros, le serveur MCP de Anytype, il n'est que sur la machine. Donc il faut une IA qui puisse, que ce soit cloud ou autre chose, mais il faut qu'elle puisse travailler avec l'ordi directement. Donc je ne peux pas m'en servir avec Dust. Ou alors il faudrait que je mette en place une infrastructure exprès en ligne et tout. Ce serait un peu bordel et j'ai pas envie de ça. Le but étant d'aller dans la simplicité, c'est pas pour se rajouter des couches de... d'infos un peu partout. Mais voilà donc je vais probablement tenter ça dans les prochaines semaines d'aller sur peut-être le pc portable pour avoir qu'une de mes deux machines sur cette configuration aller avec ça et du Ubuntu, voilà, revenir à du Linux parce que mine de rien Linux quand j'en ai déjà vu je l'ai jamais gardé dans la durée mais il y a eu beaucoup de choses qui ont changé ces dernières années notamment la compatibilité avec les applications Windows Ça marche de mieux en mieux, il y a de plus en plus de choses qui permettent de le faire et qui permettent de le faire bien. Donc je sais que c'était encore un frein aujourd'hui parce que j'ai certains de mes outils, typiquement ma caméra, ma suite Logitech pour le micro et tout, qui n'ont pas d'application native sur Linux, donc il va falloir que je bricole un peu, potentiellement.
- Speaker #1
Machine virtuelle ?
- Speaker #0
Ouais, pour travailler c'est pas... Mais il y a des trucs, il y a des petites applis, il y a des choses comme ça. Mais tu vois, par exemple, quand on fait le podcast, le fait d'avoir mon matériel d'enregistrement en même temps que mes outils, que mon Inita, ou des choses comme ça, de travail, c'est mieux de ne pas l'avoir dans une machine virtuelle. Oui,
- Speaker #1
après, ça dépend. Si tu le fais sur ton PC portable, c'est pas là-dessus que tu as ton setup d'enregistrement ? C'est sur ton fixe ? Non. C'est sur ton... Ok, oui.
- Speaker #0
Non, non, effectivement. Mais c'est pour ça que j'aurais plus envie de tester là-bas, dessus. Enfin, d'abord, sur l'ordi portable, puisque je n'ai pas le... le matériel à podcast n'est pas dessus, par exemple. Et j'ai un peu moins de contraintes dessus. Et oui, il y a aussi un truc...
- Speaker #1
C'est le champ qui... Oui, vas-y, finis.
- Speaker #0
Non, c'est détaillé à la con, mais qui fait que je suis resté aussi sur du Windows sur PC pendant longtemps, parce que j'étais joueur. Mais, même chose sur Linux, maintenant, on peut jouer beaucoup plus facilement. Et en vrai, je garderai les deux. Je ne vais pas complètement cramer mon Windows. Mais en tout cas, j'aimerais faire l'essai de me remettre sur Ubuntu et d'aller sur quelque chose vraiment plus orienté à l'open source parce que si j'arrive à avoir de l'open source de plus en plus partout je l'ai déjà sur Proton avec plein de choses j'utilise d'autres outils déjà qui sont comme ça si je peux en mettre davantage encore côté IA et côté et tu vois mon outil du quotidien pour la gestion de documents ce serait chouette je sais pas si j'y arriverais mais en tout cas j'ai envie de tester et
- Speaker #1
d'en acheter surtout que même si t'as des choses qui sont pas forcément compatibles aujourd'hui t'as quand même pour faire du petit logiciel ou ce genre de choses avec du cloud code ou autre équivalent, tu peux te bricoler toi-même tes petites solutions qui sont très spécifiques où tu n'auras pas forcément de quelqu'un qui l'aura déjà fait, même s'il y a de fortes chances que quelqu'un ait déjà fait un plugin ou ce genre de choses. Quand c'est juste pour toi, vu qu'en plus c'est open source, tu as pas mal de documentation dessus et rien ne t'empêche de te faire ton petit setup en fait. qui sera pour la compatibilité, ce genre de choses.
- Speaker #0
Alors, avec deux nuances. La première, c'est que, par exemple, je n'ai pas envie de réinventer la roue. Par exemple, tu vois, un Anytype, là-dessus, eh bien, en gros, ce que j'aime bien dans Notion est le fait de pouvoir naviguer dans mes contenus, dans ce que j'écris, dans mes documentations et dans tout ça, tu vois, ma gestion de projet et tout. Je n'ai pas envie de refaire un produit complet de zéro là-dessus, alors qu'il y a des choses qui sont très bien. Non, non,
- Speaker #1
je parlais en termes de compatibilité. Si tu as des choses qui ne marchent pas, enfin un driver ou ce genre de choses.
- Speaker #0
Oui, un driver, je n'irais pas le faire en dev, mais... Mais en tout cas, tu as raison sur un point, c'est que ce soit avec du cloud aujourd'hui ou avec du open code, du PNwork et des choses comme ça, une des forces de ces outils-là, c'est que tu peux leur faire développer des petites intégrations API, du coup pour discuter avec des outils à l'extérieur sans nécessairement avoir à passer par un MCP. Désolé pour les gens qui nous écoutent, les termes peuvent faire un peu peur. On en reparle la semaine prochaine de manière plus claire et simple. quand on parlera des agents IA. Mais juste en gros, les API permettent de discuter avec les autres outils et les serveurs MCP permettent de discuter avec une IA. Mais c'est beaucoup plus gourmand en ressources, en contexte, en mémoire de l'IA et en tout ça, ce qui rend beaucoup moins efficace. Même si c'est devenu un des standards du marché, c'est quand même pas du tout un standard qui est efficient. C'est comme ça. Et du coup, d'avoir effectivement un cloud ou un truc comme ça en local peut permettre de faire une intégration API pour aller communiquer et que l'IA fasse la passerelle entre des outils externes et le Anytype, par exemple, qui est en local, ce genre de choses. Oui, il y a moyen de se bricoler un petit peu des trucs sur mesure si jamais il manque des choses.
- Speaker #1
C'est ce qu'Alexis, il en parle souvent du homemade, un peu du home-cooked software, ou vraiment... c'est un besoin qui est très spécifique et tu ne vas pas forcément attendre que quelqu'un ait le même besoin ou tu ne le trouves pas. Et avec les outils de vibe coding, tu peux te bricoler tes petits trucs à toi. Alors oui, ça ne sera peut-être pas forcément parfait, mais tu peux favoriser de la compatibilité. C'est pour ça qu'il y en a beaucoup qui pensent que Linux va de plus en plus gagner en popularité parce que maintenant, on a des outils pour un peu interagir avec. Et si on a un co-work dans Linux, c'est vrai que Linux, l'interface, je l'ai eu aussi un moment sur un PC pour faire un petit peu de développement et ce genre de choses. C'est un peu déroutant quand même. C'est... Père un peu en confort. Enfin, ça dépend. Il y a une petite courbe d'apprentissage, même si aujourd'hui, si je compare à Windows, enfin maintenant, Windows, là, j'en peux plus, quoi.
- Speaker #0
Après... Alors, ça dépend de la distribution que tu utilises, aussi de Linux, parce qu'il y en a des beaucoup plus obscures que d'autres. Mais oui, Windows, ça fait aussi partie des raisons pour lesquelles... Bon, le fait que ce soit propriétaire, que ce soit du Microsoft, déjà m'emmerde, d'une part. Et d'autre part, même eux l'ont avoué récemment, qu'ils ont fait du pâté avec Windows 11 et que là, aujourd'hui, il est vraiment problématique. Ils consomment beaucoup trop de ressources. Il a des problèmes systèmes. Chaque fois qu'ils font des patches, ils ont des galères.
- Speaker #1
6 giga de RAM ! Juste pour Windows ?
- Speaker #0
Oui, et encore, ça dépend de ce que tu as de base. Sur un PC à 16 Go de RAM, par défaut, quand tu allumes l'ordi, tu n'as encore rien fait. Vu qu'il voit qu'il y a un peu de rab, il t'en prend 10. Mais c'est scandaleux. Après, il est censé t'en libérer petit à petit au fur et à mesure que tu charges. Mais en pratique, combien de gens j'ai vu saturer rapidement leur machine avec le navigateur et tout ? Pareil, les Chrome et ce genre de choses, ça bouffe vite aussi beaucoup. Mais ils ont dit dernièrement qu'ils allaient en gros faire des efforts cette année pour corriger plein de points sur la partie système, sur la partie ressources, sur la partie personnalisation aussi, parce qu'il y a des choses qui ne sont pas ouf. Pour l'instant, ça reste une promesse un peu pieux et on verra si ça se fait ou si ça ne se fait pas. Mais en tout cas, en termes de système d'exploitation, Windows 11 est vraiment... pas terrible et assez problématique en l'état quoi. Et en plus quand on est dans une situation où aujourd'hui le prix du matériel informatique coûte un bras, que la RAM, donc la mémoire vive qui permet de faire tourner le système et tout coûte un rein, ouais c'est... Enfin ils ont tout intérêt à rendre leur système beaucoup plus léger, s'ils veulent ne pas se... Enfin Linux va pas bouleverser la donne, il va pas débarquer dans toutes les boîtes de main mais...
- Speaker #1
Non, non, non, mais après ça c'est aussi une petite astuce pour ceux qui sont pas très ordinateurs ou ce genre de choses, si... un ordinateur RAM sous Windows, vous pouvez prolonger un peu sa durée de vie en installant un Linux pour continuer à faire un peu de bureautique, de navigation Internet et ce genre de choses. C'est le jour et la nuit en termes de performance. Il y a des vieux PC qu'on peut continuer un peu à utiliser juste en mettant Linux. Après, il y a plein de tutos sur Internet. Sinon, je pense qu'il y a des connaissances qui peuvent le faire assez facilement. ce genre de choses. Ça peut permettre d'étendre un peu la durée de vie d'un ordinateur. Donc, à penser avant de racheter du neuf ou privilégier du reconditionné.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'ai un collègue d'escalade qui est prof d'informatique en lycée et qui fait ça depuis très longtemps. Il a des machines. On en avait parlé, je ne sais plus. C'était des machines, elles ont 20 ans et elles tournent encore sur des... 20 ans, je crois qu'il y en a une, c'était plus que ça. Et qui tournent encore sur des vieilles. pas des vieilles, mais justement sur des distributions Linux très légères. Il a beaucoup trop de machines en fonctionnement pour ça, mais il se refuse d'ajouter les anciens ordinateurs, donc il les retape, il réinstate justement des systèmes beaucoup plus légers dessus et il leur donne 10 vies.
- Speaker #1
Non, non, mais pour ça, c'est assez intéressant. Et là, je me dis que moi, je pourrais presque redonner une chance aussi à Linux en ayant, par exemple, du Cloud Cowork ou du Openwork. où je peux vraiment, en langage naturel, interagir avec le système d'exploitation. Parce que ça, je sais que c'est un truc que j'avais un peu de mal, même avec les lignes de commande, j'ai un peu de mal à visualiser les chemins, les arborescences de fichiers, ce genre de trucs, d'aller ouvrir tel. Ça, je galère un peu si ce n'est pas visuel. C'est un peu ce qui m'avait posé problème avec le code.
- Speaker #0
Ok, moi j'ai un bon souvenir de Ubuntu là-dessus. Déjà, de l'explorateur et ce genre de choses, c'était plus pour installer des programmes ou quoi, que c'était un peu plus... Tu te passais un peu plus par le terminal, mais même ça, tu avais des gestionnaires. Je suis curieux, il faut que j'aille voir un peu ce que ça donne aujourd'hui en termes d'accessibilité. Je pense que c'est meilleur qu'avant. Oui,
- Speaker #1
mais quand on cherche des fichiers, ce genre de trucs, ça marche bien. C'est juste que j'avais essayé de faire un peu de Python pour la fac, ce genre de choses. Oui, d'accord. Oui ! Oui, ce n'est pas de l'utilisation déjà classique.
- Speaker #0
Et en plus, de prime abord, je suis mille fois moins perdu dans un Linux que dans un macOS. MacOS, pour moi, je ne comprends pas. Je sais que...
- Speaker #1
C'est assez proche, pourtant. C'est là où c'est un peu marrant. C'est assez proche. Il y a les trucs pour fermer les fenêtres à gauche.
- Speaker #0
C'est peut-être mon côté hermétique à Apple qui fait que je... Comme je déteste Apple, je bloque même sur leur système intuitivement ou inconsciemment. Mais c'est vrai que dans un macOS, je n'arrive pas à grand-chose.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a une courbe d'apprentissage et on est tellement formaté aussi Windows que...
- Speaker #0
Moi, je fais planter les Mac aussi.
- Speaker #1
Ça, c'est un exploit par contre.
- Speaker #0
On m'avait dit un Mac, ça ne plante jamais. La première fois que j'en ai eu dans les mains, il a craché deux fois. Et voilà, ça m'a donné un...
- Speaker #1
Est-ce que c'est toi qui es hermétique à Apple ou c'est Apple qui est hermétique à toi ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a une relation de détestation mutuelle. Pour embrayer avec ce que tu disais juste avant, le fait que Linux puisse revenir un peu et qu'il soit un peu plus tendance, alors effectivement, il y a quelque chose qui commence à arriver un peu avec toutes les histoires justement de géopolitique et le fait que Trump fasse de plus en plus d'avocats. et que l'Europe soit dans une situation en train de se rendre compte qu'effectivement, on est complètement dépendant d'un point de vue numérique et on est quand même bien à la ramasse sur pas mal de sujets. Il faut qu'on se dote d'outils un peu plus modernes et autonomes. La nouvelle mode est aux suites bureautiques souveraines et open source. J'entends par là que Eurooffice a été annoncé... dernièrement, dans les dernières semaines en tout cas, qui serait justement une alternative européenne et souveraine à Microsoft Office ou ce genre de choses. Alors, Euro Office, il y a plein de gros acteurs derrière. Il y a Nextcloud, Ionos, je crois. Enfin bref, plus les noms, il y en a plusieurs. Mais à peine annoncés, eux déjà, ils ont pris un petit tir parce qu'en fait... ils utilisent la suite OpenOffice, qui elle existe depuis très longtemps et qui est open source et ouverte. Et en fait, ils l'ont utilisé environ, notamment, tout ce qui faisait référence au fait que derrière, c'était du OpenOffice sur plein de... plein d'outils, et OpenOffice n'a pas du tout apprécié. Sans déconner. Ils ont coupé leur partenariat avec Nextcloud, ils ont gueulé, et je ne sais plus exactement où en est l'histoire aujourd'hui, je crois qu'en gros ils ont dit on s'en fout, on va quand même distribuer comme ça, et peut-être on mettra un petit mot gentil.
- Speaker #1
Ils vont les payer en visibilité.
- Speaker #0
Ouais. Mais non, donc déjà, tu vois, il y a eu cette espèce de truc. Alors, c'est très bien, justement, d'aller proposer des alternatives souveraines et des suites borotiques pour sortir de l'écosystème Google et de l'écosystème Microsoft. Le faire à l'arrache, à la va-vite, en allant pomper un peu le travail des autres boîtes sans en plus le mettre en avant. Je ne suis pas fan. J'imagine que c'est forcément, là je caricature un peu, c'est un peu plus délicat que ça, mais en tout cas la polémique elle a quand même eu lieu de ce fait-là sur l'exploitation d'outils sans reconnaissance de ce qu'il y avait derrière et sans montrer que ça venait d'eux. Et là j'ai vu que cette semaine, Soprasteria, donc une grosse SN, je ne sais plus.
- Speaker #1
Je ne sais pas, mais c'est très très gros.
- Speaker #0
En tout cas, c'est gros, c'est européen. Je crois que c'est français, je me dis peut-être une bêtise. Eux ont aussi annoncé leur suite souveraine. Tout pareil. Open source, européenne, souveraine, tout ce qui va bien. Et je n'ai pas de détails d'ailleurs sur ce qu'il y avait dedans. Je crois qu'ils ont juste fait l'annonce en disant, voilà, on va sortir ça. J'ai regardé ce matin, je n'ai pas vu d'infos vraiment sur ce qu'il y allait avoir dedans, sur quoi ils s'appuyaient. laisse à penser que l'open source risque de faire un retour intéressant, puisque on l'a vu au niveau de l'IA, sont en concurrence les modèles propriétaires comme Cloud, OpenAI, et ce genre de choses. Et aujourd'hui, ce qui va leur être opposé, ça va être soit les modèles chinois, qu'on peut avoir avec du QI-MI, avec du DeepSeek, avec des choses comme ça. Chez Huawei, on a sorti dernièrement aussi. Et du coup, qui vont être pas tout à fait open source, mais open weight, et qu'on va pouvoir prendre et déployer sur ses propres serveurs. Et donc, on peut prendre un modèle chinois et l'héberger en Europe, et que nos données restent justement souveraines sur les serveurs qu'on utilise. Et c'est ces deux mentalités qui s'opposent aujourd'hui, côté IA. Mistral avait déjà fait le choix, notre IA française, d'aller davantage sur l'open source. A chaque fois ils ont des modèles frontières mais ils font pas mal de modèles aussi open source. Et eux en plus ils vont aussi sur des petits modèles qui sont plus faciles à faire tourner et plus spécialisés. Et la réalité économique qu'il y a derrière aussi c'est que du coup les modèles open source aujourd'hui vont coûter beaucoup moins cher à l'usage. Le fait de pouvoir les héberger permet de ne pas être dépendant et de pouvoir les gérer soi-même et sur une boîte en tout cas. avoir des trucs en Europe où on va les payer moins cher, on va payer que la consommation. Quand on a une boîte assez grosse, on va pouvoir les héberger chez soi. Potentiellement, même si on a une petite boîte, mais qu'on a des besoins très spécialisés, on va pouvoir prendre certains de ces modèles et les faire tourner dans sa petite boîte sur un Mac mini ou sur d'autres machines un peu dans ce goût-là. Et voilà, ce qui fait que la mentalité et la logique open source est en train de prendre du poids à travers ça, puisqu'on se rend compte que, ouais, à l'échelle de l'IA, c'est un vrai enjeu pour ne pas se retrouver bloqué. et que demain, si la Chine arrête de proposer ces modèles-là, aujourd'hui, on n'a pas d'alternative vraiment sérieuse au niveau des gros acteurs américains. Puisque, comme je disais, on aura du Mistral, on aura d'autres choses, mais ils ne sont pas aussi puissants. Et donc, il y a une nécessité d'aller sur ces sujets-là, en Europe aussi, et d'avoir des modèles plus costauds, tout simplement, en termes de raisonnement. Oui, quand je dis... en termes de raisonnement, pas forcément plus costaud en termes de puissance de calcul et tout ça, puisque derrière, il y a d'autres impératifs et d'autres préjudices aussi d'un point de vue environnemental. Mais il y a toute cette question-là sur l'IA et il y a toute cette question-là sur le logiciel, puisque là, on se rend compte que oui, côté ce qui s'est un peu passé sur le début d'année, et notamment avec le coup du Groenland et de Trump qui s'est un peu enflammé, c'est qu'à un moment on a quand même envisagé, alors c'est très peu probable que ça arrive demain, mais on a quand même envisagé le fait que les Etats-Unis à un moment puissent couper les accès et les tuyaux globalement vers des services qui sont en Europe et qu'un pays ou qu'une ville ou que plusieurs pays se retrouvent du jour au lendemain sans pouvoir utiliser des services Microsoft, des services Google, des services Amazon sur lesquels nos infrastructures informatiques d'énormément de boîtes reposent.
- Speaker #1
Azure aussi, avec les données de santé.
- Speaker #0
Azure, effectivement. Donc voilà, ça reste peu probable aujourd'hui, mais c'est devenu envisageable, ce qui n'était pas forcément le cas il y a encore 10 ans. Et voilà, ça, ça posait vraiment question de se dire, mais en fait, on est dépendant à ce point que demain, ils peuvent nous éteindre Internet, quasiment. Peu de choses près. Et voilà, et ça, c'est très, très problématique. Et c'est pour ça que là, on commence à avoir, justement, le fait de vouloir... On va avoir... une mode du souverain, des solutions souveraines et qu'on peut déployer etc. On va avoir une mode de l'open source. Et là quand je vois ce qui s'est passé avec Euro Office, avec Soprasteria et ce genre de choses, je vois venir aussi le coup de l'open washing, donc vraiment voilà, comme on a eu le greenwashing et ce genre de choses, qu'il va y avoir une espèce de marketing sur cet aspect-là. Parce que derrière, faire des bons logiciels ça prend quand même du temps. Typiquement quand on voit une boîte comme Proton et d'autres, parce qu'Info Maniac l'a fait, des alternatives et des suites souveraines, à Microsoft Office il n'y en avait pas 15 mais il y en avait déjà. Framasoft par exemple dans le logiciel libre propose plein de, alors pas forcément la suite complète d'un coup, mais plein de petites briques justement qui peuvent venir remplacer différentes couches de différents outils déjà propriétaires. Et c'est du travail de fond, c'est du travail qui prend du temps, d'avoir des logiciels qui sont bien, qui sont complets. qui sont assez stables, qui sont assez fonctionnels entre eux. Donc je me méfie pas mal de ce qui peut arriver là comme ça, lancer un peu à la va-vite pour être dans la tendance du marché et de vendre à tout prix du souverain et de l'open source sans que ce soit derrière... Voilà, comment dire ?
- Speaker #1
Là, sur le sujet, j'ai écouté un très très bon épisode de podcast de Yves Zendev.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
où en gros c'était avec le dirigeant de Clever Cloud, donc une entreprise française qui fait du cloud, mais européen même, aussi pour des fois des infrastructures, enfin pour du militaire ou ce genre de choses, où là c'est vraiment du serveur qui se ferme physiquement à la moindre doute. Et c'était un peu sur les prévisions, c'était un peu un bilan de 2025. et les tendances que lui voyait en 2026. Et il parle justement beaucoup d'open source, de ses tensions géopolitiques avec les États-Unis. Et je l'ai trouvé assez bien et assez éclairant sur le sujet. Donc voilà, une ressource supplémentaire qu'on mettra en description si vous voulez écouter tout ça.
- Speaker #0
Super. D'ailleurs, il est en anglais ou en français, celui-ci ?
- Speaker #1
En français, celui-là.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Très, très bon poké. podcast aussi, ils disent Zendev, bon c'est un peu plus orienté développement mais après si on baigne un peu dedans ils parlent quand même un peu de vibe coding de ce genre de choses ou comment travailler avec l'IA moi c'est un podcast que j'écoute assez régulièrement et ça me donne un peu de culture générale sur ce qui se passe aussi côté langage et comment ça se passe dans les entreprises et tout ça Ouais mais j'ai un collègue
- Speaker #0
Patrick d'ailleurs si tu nous écoutes qui m'en avait parlé aussi, qui aime beaucoup C'est vrai que je l'ai dans ma backlog de podcast depuis un moment et je n'ai toujours pas pris le temps d'écouter un épisode dessus.
- Speaker #1
Tu pourrais peut-être commencer par celui-là.
- Speaker #0
Tu m'en envoyais plein d'essais à côté, donc au bout d'un moment, il faut la disponibilité du temps d'écoute.
- Speaker #1
Je sature ta bande passante.
- Speaker #0
Trop de contenu. D'ailleurs, je ne sais pas quand est-ce qu'on fera notre épisode hors série sur la veille, mais vous n'êtes vraiment pas prêts. Alors.
- Speaker #1
J'avais juste encore une mini-réflexion sur le côté résilience, où tu disais, nos chaînes, il y a le côté puissance et tout ça, mais il faut se dire que de chercher de la résilience, du moins, ça s'accompagne forcément par des choses qui sont pas très confortables. On peut se dire qu'on perd en confort, même si c'est pas vrai, mais on va dire que l'être humain, de base, aime pas trop les transitions, et changer ce qu'il connaît, ce genre de choses. Mais ça peut valoir le coup de se questionner effectivement sur est-ce que j'ai vraiment besoin de tout ça ? Est-ce que j'ai vraiment besoin de toutes les dernières nouveautés ? Parce que forcément, ces logiciels aussi, pour rester compétitifs, ils sont obligés de sortir des nouveautés tout le temps. Au final, c'est un peu ce qui nous a fait migrer doucement de nos chaînes, en plus que ça soit un outil américain, mais que ça devient un peu une usine à gaz et qu'ils sont obligés de... de répondre aux besoins, de mettre de l'IA partout, mettre les agents, machin, mais en attendant, au niveau prix, pricing, je ne sais pas comment ça va se passer. Et de revenir un peu à ces besoins et de se questionner sur est-ce que je travaille vraiment quand je suis sur Notion à explorer les fonctionnalités, à essayer de pousser le système et machin ? Ou est-ce que finalement revenir sur un fichier texte en Markdown où j'écris vraiment mes idées mais bon, il n'y a pas de truc ultra fancy dedans, est-ce qu'au final je ne travaille pas plus ? Et c'est peut-être inconfortable. Ça demande peut-être plus d'efforts, mais c'est nécessaire pour ne pas se prendre un mur le jour où on n'y aura potentiellement plus accès, ou que ça posera d'autres questions beaucoup plus graves et qu'il faudra presque partir du jour au lendemain. C'est un peu comme l'analogie avec le changement climatique, on peut commencer à perdre un peu en confort. Même si ce n'est pas du vrai confort, on s'y est juste habitué, ce n'est pas parce que... Je veux dire, chez nous, c'est le truc de... Par exemple, on a fait le choix d'avoir des toilettes sèches. Dans la maison, on en a des normales aussi. Mais au final, maintenant, on ne trouve pas que c'est une perte de confort. C'est bien. Et le jour où il y aura des restrictions d'eau ou ce genre de choses, peut-être qu'on douillera moins que les voisins qui se retrouveront. Comment je fais ? Donc, c'est un peu l'idée d'avoir cette résilience. et de penser à un système qui va durer dans le temps et qui est au service de nos besoins et pas à nous de nous adapter toujours aux mises à jour, aux dernières nouveautés. On n'a pas forcément besoin de tout ça. Et de toute façon, ça ne marchera pas. On ne pourra pas utiliser ça. À un moment, le monde ne va plus supporter ça, dans tous les cas.
- Speaker #0
Oui, et en plus, c'est ce que tu dis, parce que là, par exemple, sur notre chaîne, tu disais qu'on peut se retrouver dans l'usage classique à vouloir explorer les fonctionnalités et tout. Ça, c'est parce qu'on a le profil. plutôt architecte et que ça va nous rendre curieux d'aller peut-être améliorer un peu tout le temps au fur et à mesure qu'on bosse. Mais bon, dans un contexte quotidien, même en pro, tu vois, typiquement, j'utilisais du Notion quand j'étais chez Cobble. Et en fait, de temps en temps, je me faisais une nouvelle vue, un nouveau truc, une nouvelle base de données pour aller faire des nouvelles choses. Mais dans mon quotidien, mes outils étaient fixés, tu vois, et j'allais... j'avais ni le temps ni l'envie d'aller retravailler tous mes trucs et triturer mon Notion dans tous les sens. Je le faisais vraiment très ponctuellement quand il y avait un besoin. Néanmoins, même avec cette Ausha de se dire que mon système est en place et je ne m'en sers que pour bosser, et une fois, je ne sais pas, tous les deux mois, je vais venir voir et questionner s'il y a des trucs que je peux améliorer, ce qu'on a vu avec des outils, alors là on parle de Notion, mais en fait ça marche aussi avec du Google, avec du Microsoft, des choses comme ça. dans Notion, moi ce qui m'a posé problème, c'est que l'IA au début j'étais très content, je pouvais me personnaliser l'agent, il me faisait des trucs très bien et petit à petit au fur et à mesure qu'ils ont rajouté des mises à jour des trucs, en fait mon IA dans Notion est devenu de plus en plus pourri, donc globalement
- Speaker #1
Et surtout que t'es forcé à utiliser, enfin on te le met devant, enfin c'est vraiment aussi dans l'interface, j'ai vu des gens qui adoraient Notion mais qui voulaient absolument pas d'IA dedans, mais c'est partout c'est un jour on pourra peut-être en faire un un épisode sur comment les entreprises, même de logiciels, poussent à utiliser ces fonctionnalités d'IA par le design pour rendre un peu tout ça addictif et ce genre de choses. C'est que tu es un peu quand même exposé, forcément, je ne sais pas, tu es au boulot, tu as envie d'explorer un peu ces nouveautés, ça te force et ça te bloque, enfin ça te loque en fait de plus en plus dans l'outil quand même.
- Speaker #0
Oui, après ils essaient de créer des dépendances à travers ça. D'ailleurs, l'autre fois, on en avait parlé, je n'avais pas l'info en tête, j'avais vérifié depuis. de savoir si dans Fibery, on pouvait désactiver complètement l'IA. Et c'est le cas. Oui, j'avais vu, je crois,
- Speaker #1
dans les...
- Speaker #0
Le coupé. Et voilà. J'étais agréablement surpris, sachant que, en plus, on avait parlé déjà du fait que, pour ceux qui n'ont pas écouté les épisodes précédents, Fibery, c'est une alternative européenne à Notion, qui est un peu moins accessible de prime abord, mais qui est plus puissante sur les bases de données, notamment.
- Speaker #1
Et subversive.
- Speaker #0
Et subversive.
- Speaker #1
Franchement, leur site internet, leurs articles, enfin, leurs changelogs et tout ça, c'est des perles si vous voulez aller rigoler un peu.
- Speaker #0
Ouais, ils sont très très bien. Et c'est vrai que même dans les changelogs et même dans les commentaires même sur la communauté, ils sont enfin... L'équipe qu'il y a derrière a l'air vraiment trop cool. Mais du coup, eux ont fait le parti de leur outil en gros d'avoir une approche à la Notion mais sans blindé d'IA dedans et voilà, on peut même la désactiver. Leur assistant n'est pas du tout en illimité, peu importe le fait qu'on paye, on a un nombre de messages par mois, qui n'est vraiment pas élevé, mais ils se sont dit qu'ils préfèrent que les gens utilisent leur assistant IA habituel et qu'ils se connectent à Fibery et qu'ils s'en servent comme ça. D'ailleurs, moi je l'ai fait avec Dust maintenant et ça fonctionne bien, ça fonctionne très bien pour consulter. Pour réaliser des actions, c'est comme tous les autres outils, quand on passe par une IA, ça galère. Enfin, ça galère.
- Speaker #1
C'est un peu ça aussi, il y a vraiment les providers de LLM. On nous a un peu vendu le truc et habitués à avoir tout en illimité. Et on se retrouve frustrés quand il y a des limites qui sont là. Sauf que ce n'est pas tenable d'avoir des LLM en illimité. Et c'est qu'est-ce qu'on fait le jour où c'est... Puis là, qu'on doit se poser les questions de est-ce que c'est pertinent que là, j'utilise ou non ? Et ça, si on a réfléchi vraiment en amont et qu'on n'a pas intégré, par exemple, de l'IA partout, c'est beaucoup plus simple de se dire ah, OK, il y a des limites. Moi, ce n'est pas grave, j'ai déjà défini où est-ce que je le mets et tout ça. Moi, ça ne change rien. C'est pareil que de se dire nous, on a de l'énergie, de l'électricité en illimité et sans coupure. Qu'est-ce qui se passe le jour où ce n'est plus vraiment le cas ? Qu'est-ce qu'on a mis en place ? C'est pareil pour l'eau, c'est pareil... Pour la clim, pour ce genre de choses, pour le chauffage.
- Speaker #0
Je sais que je suis à la campagne, chaque fois qu'il y a une grosse tempête ou quoi, et qu'on se retrouve sans électro, c'est la panique. Enfin, c'est la panique. Oui. T'es bloqué. En tout cas, je suis vite très, très, très embêté quand même.
- Speaker #1
Groupe électrogène avec des batteries.
- Speaker #0
Oui, oui, il faudrait. Mais tu vois, typiquement, je suis locataire. Du coup, je n'investis pas dans ce type de matériel ou quoi chez moi parce que... c'est pas chez moi, j'ai pas envie d'avoir tout bougé à un moment, et bah oui les coupures ça arrive pas souvent mais la dernière fois que ça arrivait c'était le matin c'était pendant la nuit, j'ai des stores électriques je suis dans le noir la journée et c'est marrant si tu sors pas de chez toi t'es littéralement bloqué tu peux rien faire je pouvais même pas cuisiner si je pouvais, j'avais encore et le barbec et la petite truc à gaz de camping mais c'est
- Speaker #1
C'est là et de se dire, ce n'est pas parce qu'aujourd'hui on peut utiliser en illimité qu'il faut qu'on le fasse. Dans tous les cas, ça sera quand même bon pour le porte-monnaie, en général, quand on choisit de la résilience. Et ça nous permet nous-mêmes d'être plus résilients par rapport aux changements qu'il peut y avoir, aux imprévus aussi. On peut aussi juste vouloir se dire, j'ai envie de minimiser mon impact numérique comme j'ai envie de minimiser mon impact... au niveau CO2, pollution et ce genre de choses. Donc, c'est des bonnes pratiques à prendre dès à présent et ça permet d'être un peu plus aligné avec ces outils aussi.
- Speaker #0
Oui, mais non, et juste pour revenir sur tout à l'heure parce que là, on a parlé de Notion, mais je disais qu'il y avait le même cas qui se présentait dans Google et dans Microsoft. Je sais que je l'avais vu le cas aussi, justement, quand ils ont commencé à blinder le Google Workspace d'hier. C'était une tannée sur la recherche, c'était une tannée sur plein de trucs, il y avait des surcoches un peu partout. Bon déjà de base, j'aime pas du tout utiliser les outils Google, même s'ils sont plus pratiques que ceux de Microsoft dans un contexte professionnel, c'est un truc et qui sont plus faciles à intégrer, mais j'aime pas leur interface, leur UX, ça me plaît pas. Et je sais que, enfin j'ai le souvenir que justement quand ils avaient commencé à en coller dans le drive, ça m'avait saoulé très très fort parce que tout était plus lent, tout galérait, les recherches n'étaient pas bonnes, et ils me collaient des trucs liés un peu partout, même quand ils ont mis l'enregistrement automatique des réunions avec les transcripts, je m'en servais au début, en fait je me suis rendu compte que les transcripts étaient assez éclatés, et voilà, et en plus ça te remplit le drive, ça c'était quand même beaucoup de ressources pour pas grand chose au final. Et en plus, que ce soit côté Google et Microsoft, Ils en ont rajouté de force en augmentant le prix des abonnements, que ce soit en perso ou en pro. Et là, il y a une nouvelle vague qui arrive. Microsoft, c'est en juin, je crois, juin-juillet. Google, je ne sais plus. Mais là, ça va réaugmenter prochainement. Voilà, il faut bien payer l'IA. Et l'infrastructure aussi coûte un mois. Ah bon. Est-ce que... Là, ça fait déjà un petit moment qu'on discute. Oui,
- Speaker #1
c'est ce que je regardais, justement.
- Speaker #0
J'aimerais juste boucler rapidement sur deux ou trois petites nouvelles côté outils et que tu nous parles quand même aussi de Stitch parce que tu as joué un peu avec et tu as bien kiffé.
- Speaker #1
Un peu.
- Speaker #0
Mais alors déjà, juste pour vous dire aussi, un petit mot pour les copains, Kobble, la startup où je bossais avant. qui s'appelait donc Synkéo et qui est devenu Cobble a fait son lancement officiel sous son nouveau nom cette semaine dernière et voilà on pourra annoncer leur levée de 6 millions et en même temps du coup la refonte du produit et le fait que ça devienne vraiment Cobble donc pour vous présenter très rapidement c'est une plateforme no code donc vraiment de programmation visuelle qui vous permet en fait de créer votre système d'IA pour générer des documents. Donc là, ils ont fait le choix d'aller se spécialiser davantage encore sur les propositions commerciales. Et derrière, ce qui va se passer, c'est que vous allez pouvoir vous connecter à vos différents outils de documents habituels et vous allez pouvoir mettre en place plein de blocs qui vont permettre vraiment d'avoir un workflow documentaire, donc une logique documentaire, et de vous dire qu'un document long et complexe, vous allez le découper en plein de petites sections, de petits agents IA qui vont être... chacun spécialisé sur une section sur une partie et ça peut être à hauteur d'un paragraphe comme ça peut être à hauteur de voilà d'une page ou de deux pages après ça vous le voir le paramétrer c'est agnostique vous pouvez utiliser plusieurs types de modèles que vous voulez aussi et voilà la boîte est française serveurs sont en france aussi c'était sur le scaleway et alors j'ai pas mis les mains dans la nouvelle version puisque j'en ai pas eu l'usagé sur la partie propale Mais pour vous donner une idée, c'était déjà avant la nouvelle version, on s'en servait notamment pour faire des documents longs. Quand je dis long, c'est en moyenne entre 50 et 100 pages. Il y avait des clients qui pouvaient monter plus que ça encore. Et c'est là où ça devient hyper intéressant par rapport à un assistant IA classique. C'est qu'un assistant IA classique, ça va aller tant que vous tapez sur des documents de 5, 10 pages, quelque chose comme ça, et vous allez itérer et prendre un peu de temps. Quand vous êtes dans un service commercial et que vous avez besoin de créer une proposition complète et que vous êtes une PME ou une plus grosse boîte et que votre proposition va faire entre 50 et 80 pages, vous êtes bien content d'avoir plein d'agents spécialisés et que votre document ne sera jamais parfait en one shot. Mais ça va vous permettre de générer déjà un premier jet qui est très très bon et après d'aller itérer derrière partie par partie pour finir d'affiner, de réviser. Voilà, si vous vous tapez dans un service commercial ou si vous vous êtes amené à faire des documents très longs, allez jeter un coup d'œil à Kobble, je vous mettrai le lien dans la description. Il y a une version gratuite et sinon, après la licence, je crois que c'est 30 balles par tête, il me semble, quelque chose comme ça, que vous pouvez très très vite rentabiliser. Déjà sur l'ancienne version, on avait un client qui avait calculé son ROI sur des propositions commerciales qui arrivaient en PowerPoint à la fin. Il était à 3000%. il y avait d'autres cas d'autres exemples mais vu qu'à la base c'est du taf qui se fait qui prend plus qu'en heure généralement ça se compte à minima en heure et souvent des fois en demi-journée ou en plus de faire un truc complet et qualitatif dans une boîte du coup quand vous avez un premier jet en 10 minutes et qu'après vous allez retravailler dessus mais qu'à la fin vous allez peut-être passer une heure à faire votre propal au lieu de plusieurs heures, plusieurs jours.
- Speaker #1
Ça, puis potentiellement d'aller plus loin dans les réflexions, d'aller sur des parties qui sont un peu plus stratégiques ou ce genre de choses.
- Speaker #0
Ouais, et dans les trucs qui étaient très intéressants aussi, c'est notamment sur l'homogénéité et la standardisation. Parce qu'en fait, c'est quelque chose qu'on voyait beaucoup dans les boîtes. Chaque personne a sa patte et alors, c'est bien et ça n'empêche pas d'aller nuancer et avoir une vision un peu particulière, puisque Derrière, vous avez quand même un système de chat ou de questionnaire qui vous permet d'orienter, de dire comment vous voulez profiler le document. Mais du coup, ils avaient des gros écarts, des fois, d'une personne à l'autre, de qualité livrable finale. Sauf qu'en tant que boîte, on a besoin d'avoir un certain standard qualitatif, qu'il soit à minima au niveau du standard ou mieux, mais à minima au niveau de quelque chose qui soit bien. Et selon les personnes et les forces et les faiblesses de chacun, ce n'était pas forcément le cas, puisque des fois, il y avait des parties qui n'étaient carrément pas au niveau. quand ce n'était pas la spécialité de la personne. Là, ça permet à Minima d'avoir un truc qui soit bon et qui puisse être meilleur sur les qualités de différentes personnes. Allez jeter un coup d'œil si vous êtes concerné, si vous êtes dans un service commercial, je pense que ça vaut le coup d'essayer. Et petite news rapide, Proton, dont je vous ai déjà parlé et que je vous en parlerai encore plein de fois, a juste sorti une petite... Enfin... Nouvelle fonctionnalité qui est très sympa et qui me manquait, ils ont fait un équivalent de Calendly ou de cal.com. Donc ça vous permet en gros depuis votre calendrier... Non, on va pas le dire comme ça. C'est ce qui vous permet d'avoir une page publique pour réserver des créneaux de rendez-vous. Et ça, avant, ça marchait pas très bien avec AlienVue ou avec CAL, en synchronisation avec Proton. Maintenant, ils l'ont nativement. Donc la version qu'ils proposent est un peu simple, vous avez pas des milliards de paramètres, mais en soi, pour l'essentiel, ça fait le café. Et ça marche bien, donc c'est chouette que ce soit enfin intégré. Et ça se configure en deux clics, et voilà, c'est pas plus cher, c'est dans le workspace, donc c'est... c'est pas un outil à part c'est juste une fonctionnalité de proton calme dark et chouette sur les autres sujets dont je voulais vous parler un peu bayern dont on parlera plus la prochaine fois je pense mais juste pour vous dire que oui web qui est un acteur français aussi nos codes qu'on aime bien parce que l'équipe est très très chouette et qui sont là depuis plusieurs années ils font un très bon produit qui était orienté jusqu'à présent sur le fait de créer la partie on appelle front end donc la partie interface en fait des applications et vous pouviez vous connecter à des bases de données, des moteurs, ce qu'on appelle les back-end pour la logique métier etc. Et donc ils ont apporté cette deuxième brique directement dans leur plateforme depuis la semaine dernière. Donc maintenant WeWeb vous permet de créer complètement une application que ce soit sur l'interface, sur la base de données, sur les règles métier etc. Et le tout avec un hébergement aussi en Europe. Et ce n'est pas encore disponible, mais ils vont permettre justement aussi d'héberger, d'exporter les apps entières pour les héberger après sur le serveur de votre choix. C'est déjà un outil solide. Là, il devient encore plus robuste et évolutif. Et ils avaient déjà une dimension IA qu'ils sont en train de contrebalancer. Mais ce que j'aime beaucoup avec WeWeb et ce pourquoi je suis en train de remettre le net dedans en ce moment, c'est le fait que l'IA... permet et vraiment là comme un assistant va permettre de créer des choses mais derrière vous avez la main sur tout et vous pouvez aller en programmation visuelle retravailler tout sur l'interface le moteur etc et c'est un beaucoup plus puissant et évolué que softeurs dont on parlait l'autre fois que j'utilise aujourd'hui pour les portails softeurs qui reste aussi un outil européen qui est très chouette mais qui va beaucoup plus à l'essentiel et qu'une approche très différente là où le web leur parti pris c'est de se dire vous allez pouvoir faire une application qui marche autant pour 10 utilisateurs que pour 10 000. Voilà, donc on verra. Je vais remettre les mains dedans, en tout cas je voulais signaler la sortie de cette nouveauté parce que c'est quand même important dans l'écosystème NoCode en général et voilà que c'est une boîte française, ils sont très cools et que le produit est très bien. Ce qui m'a amené à décider de l'utiliser pour le prochain portail que je vais réaliser qui sera le portail qu'on va utiliser avec Lulu pour le dernier clic. et qui nous servira aussi pour nos invités, puisque là on n'a pas encore eu d'invité, mais c'est prévu de faire des épisodes thématiques avec des invités. Donc j'ai utilisé justement Dust et les agents, la refonte d'agents dont je parlais un peu rapidement l'autre fois, pour aller travailler avec et m'aider sur le cadrage, sur la génération de la documentation, tous ces trucs-là. Et j'en suis venu à la partie design, pour faire des premières maquettes du site et design system. Je commençais à faire quelques jets sans avoir bien calibré mon agent de design. Et Lulu s'est emparée du sujet en voulant essayer Stitch. Et Lulu, je te laisse nous parler un petit peu de Stitch et de tes explorations avec.
- Speaker #1
Ouais, moi, j'y allais vraiment en mode curieuse, parce que j'aime bien un peu tout ce qui est design et tout. Mais voilà, comme je n'ai pas de formation là-dedans, avoir les bonnes pratiques... Ce n'est pas forcément simple. Et là, ce qui était cool avec Stitch, c'est que ça permet d'itérer très vite. En plus, derrière, de pouvoir récupérer le code, de pouvoir modifier que certaines petites parties. Juste en expliquant ce qu'on veut faire, on peut aussi mettre sa charte graphique. C'est un outil de Google.
- Speaker #0
Oui, voilà. Juste, on n'a pas dit d'où il sortait Stitch et qu'est-ce que c'est à la base.
- Speaker #1
C'est encore en bêta. Pour l'instant, c'est encore gratuit. Là, je pense qu'ils affinent surtout leurs produits dans tous les cas. C'est pour ça qu'on n'en a pas forcément trop entendu parler aussi. Mais ça permet de faire des designs d'interfaces, d'applications, de sites web. Et il n'y a pas du tout le code fonctionnel derrière. Ça ne va pas construire l'application. C'est vraiment pour le design, mais après, on peut exporter l'HTML. pour par exemple aller le travailler dans Cloud Code ou même l'exporter dans Figma ou ce genre de choses. Et ça permet vraiment de jouer un peu avec la créativité. On peut apporter ses inspirations, on ne peut modifier que certaines parties. Et pour l'instant, je trouve ça vraiment cool. Je crois qu'il y a même un truc où on peut prendre un site Internet et demander de redesign dans un autre style ou ce genre de choses. Donc là, je cherche des inspis sur Pinterest et puis...
- Speaker #0
Tu as testé le redesign de site web ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non, pas encore. Je n'ai pas osé. Là, je partais de zéro, mais je me dis que ça peut être assez marrant d'aller chercher même des sites un peu connus ou des sites... soi-même développé, pourquoi pas.
- Speaker #0
Si tu veux jouer avec, j'aurais assez curieux de voir si tu peux tester quelque chose avec le mien, parce que j'avais fait quelque chose de très simple, on va dire. Enfin, pas basique, un peu le mieux, mais en tout cas, assez simple. Ouais, je suis curieux de voir ce que ça donne si tu joues avec.
- Speaker #1
Ouais, ça peut être sympa. En tout cas, ce que j'aime bien, c'est que ça sort pas forcément les... Les sites, les designs vibe codés qu'on voit venir à des kilomètres. Par exemple, Cloud Code n'est pas très bon en design. On va retrouver plus ou moins toujours les mêmes éléments. Après, c'est fonctionnel, ça reste bien, mais c'est plus ou moins toujours les mêmes agencements, les mêmes composants, les mêmes dégradés, les mêmes accents sur les boutons, etc. Donc là, ça permet aussi d'arriver, de dire, je veux telle police. Tu peux varier que la police, tu peux dire je veux les couleurs et après, ça peut aussi sortir un design.md sur un design qu'on aime bien pour ensuite dire, là par exemple, j'ai ma première page d'interface et ensuite de dire, quand tu cliques sur ce bouton, maintenant je génère l'interface qui découle quand j'appuie sur ce bouton. Et on peut continuer comme ça et ça reprend les composants et on est vraiment dans un design assez carré et cohérent. sur les différentes pages et on peut aussi dire maintenant, ce design-là, convertis-le en design pour appli mobile et ça va faire tout de suite la vue sur le mobile et tout.
- Speaker #0
Ok, ouais. Donc, de base, il te fait les interfaces bureau, il te fait des nouvelles interfaces. C'est toi qui demandes. C'est vraiment... Quand tu cliques sur un bouton, c'est là que tu vas lui dire crée-moi la prochaine page ou la prochaine modale, etc.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et quand tu fais le design system, tu m'as dit qu'il générait un Markdown avec les instructions dedans. Est-ce qu'il te génère aussi l'aperçu visuel du design system ? Parce qu'en fait, typiquement, quand tu fais ça dans du Webflow, dans un site ou comme ça, tu vas avoir à chaque fois la ligne avec tous les boutons, toutes les couleurs, tous les machins. Ça, il te le fait ?
- Speaker #1
Oui, et tu peux le modifier aussi. Et après, tu peux avoir plusieurs palettes, enfin, designs, où tu peux aller modifier les fontes. les typos et tu peux aller modifier les couleurs et ce genre de choses et après tu peux aller sur d'autres interfaces et dire applique ce style sur cette interface et voilà c'est pas mal et puis pour les variations tu peux dire par exemple je veux varier vraiment la disposition de l'interface soit créatif vas-y Par exemple, hier, j'ai même essayé de demander d'aller tenter des dashboards, mais plus version jeu vidéo, ce genre de choses, avec la gamification. Enfin, voilà, c'est...
- Speaker #0
Et ça donnait des choses probantes, d'ailleurs, en mode jeu ?
- Speaker #1
Oui, mais pas utilisables vraiment au quotidien. Mais ça m'a même fait un truc avec un radar et tout ça, ça tournait. Il y a une petite animation, enfin, c'était rigolo, mais je me dis, ouais, non, c'est...
- Speaker #0
Je ne vais pas développer un radar qui tourne, c'est mort.
- Speaker #1
Non, mais en vrai, ça donnait des trucs un peu futuristes, mais je pense que c'est mieux d'aller chercher des inspis plutôt que de dire je veux ça, parce que dans l'idée, jeux vidéo, ça m'a fait un truc un peu cyberpunk, machin, alors que j'avais peut-être autre chose en tête. Mais c'est mieux d'aller chercher, par exemple, une image sur Pinterest ou d'un site qu'on aime bien ou de dire, bah voilà, moi, j'aime bien ce style. Applique-le tout en gardant les couleurs du podcast ou ce genre de trucs. Mais bonne surprise.
- Speaker #0
Et sachant qu'au début, quand tu as commencé à jouer avec, tu lui avais donné mon PRD et tu lui avais donné, j'imagine, la charte graphique du podcast ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Directement ?
- Speaker #1
Il me filait un logo. Et en gros, il m'a fait plusieurs variations. Et je me suis dit, c'est celle-là que je préfère dans l'utilisation des couleurs. C'est celle qui semblait un peu le mieux. Et à partir de là, j'ai généré d'autres... disposition d'interface jusqu'à faire jouer les polices et ce genre de choses, jusqu'à arriver à quelque chose que je trouve plutôt cool.
- Speaker #0
D'accord. Et tu sais s'ils ont déjà annoncé un peu la couleur du pricing qui va arriver ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non, du tout. J'avoue que je ne sais pas du tout. Après, l'avantage par rapport à, par exemple, du cloud ou ce genre de choses, c'est que Google, ils ont accès à énormément de templates, de designs. Et en fait, c'est vraiment construit pour. Donc, c'est pour ça que ça sort un petit peu du classique qu'on peut voir. Et niveau prix, j'avoue que je ne sais pas encore. Je le verrai. Là, en tout cas, pour le LLM qu'ils utilisent, c'est du Gemini, enfin c'est du Flash. Donc, c'est rapide. Ce n'est pas forcément ce qui leur coûte le plus, je pense. Et tu peux utiliser aussi Nano Banana pour les redesigns de sites déjà existants.
- Speaker #0
D'accord. Mais il y a le Pro,
- Speaker #1
il y a Gemini Pro aussi. Mais je trouvais que j'avais des meilleurs résultats avec le Flash. Donc, peut-être qu'ils l'ont un peu finetuné. pour vraiment générer le HTML et plusieurs variations de HTML.
- Speaker #0
Ok. Après, on parlait vite fait tout à l'heure, mais c'est vrai que les deux points qui m'interrogent avec Stitch, c'est de me dire qu'est-ce que ça donne du cloud avec des skills, des fichiers de compétences pour voir si en termes de design, il peut faire aussi bien ou si, on va dire, créatif. De toute façon, je vais tester côté dust et je verrai un peu déjà ce que ça donne. Et l'autre truc que j'aimerais regarder, c'est notamment Figma, parce qu'il me semble que Figma a aussi de l'IA qui permet de générer des trucs comme ça. Je ne sais pas ce qu'ils ont en termes de tarifs, et je me demande justement en termes de première génération, et de choses comme ça, ce que ça donne, si c'est aussi bon. L'Oweable était pas mal aussi, mais bon, l'Oweable n'est pas pensé pour te faire exporter les design systems et tout ça. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Et là, ce que j'aime bien, c'est vraiment, on n'est que sur le design. Il n'y a pas le code derrière et du coup, on peut itérer sans salir le code fonctionnel et ce genre de choses. Donc, c'est vraiment ce qui va servir de squelette pour aller ensuite dans un outil qui est beaucoup plus spécialisé pour développer, quitte à même déjà repasser par un Figma avant pour vraiment modifier.
- Speaker #0
Oui, ça, c'est ce que j'aimerais bien savoir aussi. c'est justement quand tu l'expliques. porte d'ici pour l'importer dans ton Figma, si l'import se passe bien, et après si tu as la main sur tous les éléments, ou s'il y a des choses qui sont un peu...
- Speaker #1
Alors je ne suis pas vraiment une utilisatrice de Figma, mais à la limite je pourrais te passer, je te partagerais le projet, puis tu pourrais essayer de... Oui, j'aime bien juste regarder.
- Speaker #0
Après moi je suis un biais en Figma total, mais plus de se dire, si tu as une petite retouche à faire, parce que l'IA reste capricieuse des fois sur des retouches, sur des petits trucs.
- Speaker #1
Oui, voilà, c'est ça.
- Speaker #0
ça reste des maquettes, donc il y a une maquette derrière, c'est-à-dire qu'il faut aller les redévelopper dans l'outil qu'on utilise pour refaire le design. Alors on peut aller jusqu'à ce qu'on appelle le pixel perfect, donc vraiment reproduire la maquette à l'identique, mais généralement dans la réalité, on va faire des petits ajustements à des endroits pour que ce soit un peu plus adapté en termes de système. Et pourquoi je disais ça ? Je ne sais plus.
- Speaker #1
Savoir si dans Figma, on peut remodifier un petit peu.
- Speaker #0
Oui, en tout cas, il y a une version gratuite déjà de Figma. Figma, je ne l'utilise pas en pro, je l'utilise en gratuit. Et tu peux déjà avoir deux projets, donc importer et voir un peu ce qu'il y a dedans. Mais c'est intéressant si derrière, tu as besoin de faire de retour sur une maquette ou une interface parce que ça ne va pas après coup et qu'on part du principe que de toute façon, ce titre va devenir payant et à la consommation et à l'usage. Donc ça pourrait être... aussi intéressant potentiellement d'avoir un premier jet dessus et de se dire j'ai 2-3 trucs qui ne me vont pas mais je vais les retoucher à la main et plutôt que de faire 10 itérations en IA pour qu'il n'arrive pas ou pas bien à me faire ce que je veux ça et puis bon comme on a dit
- Speaker #1
Claude il est par exemple performant pour faire le code et tout ça derrière mais ça pourrait être plus intéressant et économique de peut-être déjà faire le design en amont Merci. et utiliser vraiment ces credit clouds ou même si on a un petit abonnement, utiliser Opus dessus pour gérer que la partie code du site Internet avec le backend et ce genre de choses. Lui, il a déjà ce squelette avec les boutons de savoir quand j'appuie sur tel bouton, ça m'amène sur telle interface. Et tout ça, de définir avant, je pense que ça peut un peu plus cadrer le truc.
- Speaker #0
Ah oui, de toute façon, à partir du moment déjà où tu as ton design system, et que tu peux lui donner un peu les interfaces que tu veux dedans dans tous les cas que ce soit en vibe coding pas en vibe coding etc enfin le maquettage avant ça reste une bonne pratique de thèse dans tous les cas donc là peut-être à essayer
- Speaker #1
parallélisant, en essayant les mêmes promptes, voir ce que ça donne, essayer, enfin voilà. Ça peut valoir le coup de tenter des petits trucs sans forcément se dire je me fixe qu'à cet outil et puis je fais rien d'autre après. Mais voilà.
- Speaker #0
Déjà d'en avoir parlé, ça m'a rappelé que j'avais utilisé mon agent design avec des skills, mais pas les skills pour du vrai design. Donc je vais déjà tester comme ça, on verra ce que Claude me fait. Parce qu'après Claude m'avait sorti des trucs... fonctionnelle, mais justement c'était assez simple fonctionnelle, là où ce que les premiers, en tout cas les jeux que t'as eu avec Stitch étaient carrément plus sympas visuellement et c'était plus attrayant tout en restant utilisable j'imagine que dans l'autre t'avais des trucs un peu un peu fou mais ce que t'as eu à la fin en tout cas est vraiment irréalisable et fonctionnel, ce qui reste la priorité quand tu fais un produit
- Speaker #1
C'est ça, et on peut jouer aussi, un truc que j'ai fait, c'est, là varient un peu les composants qu'il y a dedans pour que le dashboard, les données soient plus visibles en un coup d'œil, ou ce genre de choses. Et à chaque fois, on a trois variations, et on peut aller en itérant petit à petit comme ça, et c'est un peu ce que j'aime bien. Dire, ah bah non, ça je préfère finalement comme ça, et forcément, vu qu'on n'est pas dans le design, il faut limite l'avoir devant les yeux pour se dire, ah oui, ça j'aime bien. Mais je ne connais pas, je ne sais pas quel nom ça a et machin. D'accord.
- Speaker #0
Parfait, merci. Est-ce que tu avais d'autres outils ou d'autres choses dont tu voulais parler cette semaine ?
- Speaker #1
À l'instant, je suis toujours un peu en exploration, pareil, dans cette idée un peu de résilience, de revenir à moi. Et là, je me rajoute un outil, mais je ne remplace pas quelque chose. Donc, c'est un peu complémentaire à ce que je voulais faire. Toujours un peu Obsidian, continuer de l'utiliser déjà en mode sans IA, écrire dedans, même des fois si j'ai du mal à écrire, ça va être plus en mode dictée vocale. J'écris dans mes documents, mais c'est moi qui le fais, donc ça reste très appréciable. Et juste pour revenir par rapport au début de l'épisode, j'ai retrouvé le nom de l'effet, qui fait qu'on utilise plus une techno quand les ressources pour l'utiliser diminuent, c'est l'effet rebond. Le paradoxe de Jeevans, quand l'effet rebond dépasse 100% des gains d'efficacité, c'est vraiment l'extrême. Et en gros, on en parle vraiment beaucoup dans le numérique. C'est en gros, quand on rend une techno plus efficace, plus rapide et moins coûteuse en ressources, on se dit qu'on va moins l'utiliser ou ça va nous prendre moins d'énergie pour l'utiliser. Mais au final, on finit par démultiplier les usages. la consommation totale, elle grimpe. Par utilisateur ou par utilisation, ça sera moins. Mais au final, vu qu'on l'utilise plus, on n'a pas gagné au changement. Et c'est pareil pour la voiture, on a rendu les moteurs plus performants, donc on se dit, on va polluer moins, mais non, on roule juste plus. Pareil pour l'avion. C'est le nom de cet effet.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est Stan Verjus, je ne sais plus si on prononce son S. D'ailleurs... ancien locodeur qui était très fort sur du Glide et d'autres outils, qui avait fait un article dessus. Il s'était mis en mode blog justement à prendre un regard un peu plus critique et distant sur ce qui était en train de se passer. Et c'est vrai qu'il avait fait un petit article sur l'effet rebond. Je regarderai si je l'ai sous la main aussi pour l'ajouter.
- Speaker #1
C'est pareil avec l'IA. Est-ce que finalement, on se dit si on la rend plus performante, moins énergivore, bah... au final, on va peut-être juste l'utiliser plus encore. Et la consommation totale sera plus grande, donc on n'aura pas forcément gagné.
- Speaker #0
C'est bien possible.
- Speaker #1
Je pense qu'on peut conclure là-dessus. On a encore fait long, forcément.
- Speaker #0
Oui, mais écoutez, pourtant j'ai faim. C'est comme ça. Merci de nous avoir écoutés. Et on se retrouve la semaine prochaine pour... un épisode thématique sur l'IA. Cette fois, on reviendra parler d'assistants et d'agents IA et on continuera un peu sur la partie revenir aux fondamentaux et comprendre un peu ce qui se passe dans les outils et dans l'IA de manière générale. On fera plus de... Enfin, on parlera plus concret et un peu plus agentique, outils et réglages et ce genre de choses que la semaine dernière où on a parlé vraiment de concepts d'apprentissage, de théorique et de choses comme ça.
- Speaker #1
On a parlé de température déjà. On a parlé de température. Oui,
- Speaker #0
de toute façon, les sujets qu'on abordait la semaine dernière qui vont revenir et que vous allez mieux comprendre, enfin, pas mieux comprendre, mais en tout cas, que vous allez voir comment ils illustrent et comment ils ont de l'impact justement dans l'utilisation. Merci. Du coup, encore... A tous et à toutes, n'hésitez pas à venir nous écrire sur LinkedIn, sur Invasta ou directement par mail si vous avez des questions, si vous avez des suggestions, si vous voulez qu'on parle de certains sujets, de certains thèmes. Voilà, n'hésitez pas en réagissant à cet épisode. Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne journée ou bonne fin de journée, selon quand vous nous écouterez. Et salut, encore merci de m'avoir accompagné sur cet épisode.
- Speaker #1
Salut Manu, merci aussi.
- Speaker #0
Salut.