- Manu
Bonjour et bienvenue dans le dernier clic, votre podcast Tech, IA et NoCode. On se retrouve cette semaine pour un épisode spécial un peu particulier où je viens de déglinguer mon ordi posé sur une table basse puisqu'on enregistre avec Lulu en présentiel, pour une fois.
- Lulu
Pour la première fois, oui.
- Manu
Oui, c'est vrai, c'est notre premier podcast réellement en live, pas à distance. Et en plus, un épisode de vacances.
- Lulu
Et de rétrospective de la saison 1, donc comme ça, on en aura quand même fait un.
- Manu
C'est ça, c'est qu'en fait, on voulait vous partager un petit bilan après nos 20 premiers épisodes. Enfin, celui-ci sera officiellement le 21e techniquement, mais parce qu'on avait un petit épisode de présentation que vous allez très probablement écouter, notre épisode 0. Mais voilà, on voulait revenir un petit peu sur le déroulé de cette saison, parce qu'on a pensé revenir sur plusieurs points, et en profiter pour faire ça avant la saison 2, qu'on vous avait annoncé du coup pour la rentrée, et sachant que sur le reste du mois d'août, vous allez avoir des épisodes spéciaux aussi, d'ailleurs série un peu différente, on vous laissera découvrir le moment venu. Et là, on va se poser tranquillement pour débriefer un petit peu de cette première saison. Pour juste redonner le contexte avant que je te donne la parole, Lulu, on a attaqué le podcast en fin avril ?
- Lulu
Fin mars.
- Manu
Fin mars ? Ah oui, fin mars.
- Lulu
Quatre mois déjà, oui.
- Manu
Et voilà, avec l'idée de se dire, bon, on va faire un épisode chaque semaine. Le parti pris du podcast, Lulu vous en reparlera et on vous l'avait déjà présenté, mais c'était d'aller aborder la texte sur un angle un peu... différents, qui soient à la fois critiques, qui soient à la fois éthiques, qui était important pour nous de se poser des questions aujourd'hui, au vu de ce que l'IA est en train de malmener, on va dire, au niveau de l'écosystème. Quelque sorte, il y a une sorte de révolution industrielle qui se passe et qui bouleverse beaucoup de choses. Et plus que jamais, on estimait important de se poser des questions et de réfléchir à ces sujets. Et nous, on a voulu le faire de manière plutôt accessible.
- Lulu
Nuancée aussi. On prend un peu plus le temps et c'est vrai qu'on s'était posé la question de est-ce qu'on ne va pas traiter juste d'actu et ça bouge tellement vite. Et une actu qui peut sembler assez révolutionnaire il y a deux semaines, l'est plus forcément aujourd'hui. Donc c'est vrai qu'on a essayé de partir sur des sujets un peu plus intemporels à l'échelle de la technologie aujourd'hui.
- Manu
Oui, et sachant qu'au début, on avait exploré plusieurs pistes, c'est vrai que les actus étaient un peu dans le sujet parce que ça se remet à beaucoup. dans les podcasts tech de manière générale et qui est un format qui est très chouette aussi en demeurant, mais comme notre idée à nous c'était quand même d'aller vulgariser certains concepts, les aborder et réfléchir en même temps qu'on partage des choses en fait, apprendre des choses et les clarifier aussi, on était partis sur cette optique d'avoir en alternance un épisode thématique et la semaine d'après des épisodes côté outils.
- Lulu
Oui parce que les épisodes thématiques prenait déjà pas mal de temps à préparer, donc on s'est dit, ouais, non, on va pas pouvoir faire ça chaque semaine.
- Manu
C'est que le rythme, en vrai, est assez soutenu, d'en avoir un par semaine comme on en est deux. Déjà, solo, je pense que ça passerait pas du tout. Et même à deux, deux maintenant, on a réussi à trouver avec le temps un peu nos méthodes, notre rythme pour que ça se fasse bien. Mais c'est aussi du fait qu'une semaine sur deux, les épisodes côté outils, je veux dire, On ne les prépare pas. Ce n'est pas exactement vrai. Parce que, en tout cas, il y en a eu certains que j'ai eu à préparer. Et notamment les derniers qu'on vous a fait sur notre développement de portail. On l'a carrément préparé. Il y a eu plein de choses. Et heureusement qu'on l'avait préparé un peu cadré. Parce que ça nous a quand même pris trois épisodes et qu'on est parti dans plein de choses. Mais voilà, l'idée, le concept, c'était ça. En tout cas, pour cette première saison, d'aller tenter un petit peu sur les premiers mois. Et on s'était fixé aussi comme objectif d'aller jusqu'aux vacances, globalement.
- Lulu
Oui.
- Manu
À ce rythme. de Nola, et d'aller jusqu'au 20 épisodes, avant d'aviser pour voir si ça se passait bien qu'on continuait, et si on continuait, si on gardait le format, si on changeait des choses, etc. Voilà un petit peu pour l'intro, la mise en matière, la remise en contexte, plutôt. Et du coup, déjà, par rapport à tout ça, Lulu, je veux bien ton... Alors, je vais dire... Ton monologue, non, pas forcément. Mais je sais que tu as préparé plein de petites notes sur ton ressenti et ce que tu as pensé de cette première saison.
- Lulu
C'est vrai qu'il paraît loin, déjà, le moment de l'épisode 0 qu'on a retourné en plusieurs fois. C'est le seul épisode qu'on a recommencé en se disant « Ouais, non, là, on a fait trop long. On va saouler les gens. » Au final, on s'est retrouvés à faire des épisodes de presque plus en plus long.
- Manu
Ouais, mais c'était un épisode de présentation aussi. C'est vrai qu'on a un épisode d'intro qui était juste d'évoquer le concept du podcast. On est parti sur quelque chose qui faisait au moins une demi-heure, 40 minutes, du coup disproportionnées. Mais c'est effectivement le seul qu'on a retourné, et de manière générale, à part dans le premier épisode où on a coupé un bout.
- Lulu
Oui.
- Manu
Enfin, on a fait une pause, du coup, parce qu'il y a un moment où ça n'allait pas, qu'on a repris. Sinon, tous les autres, ça a été du one-shot. Et il y a eu aussi celui de No Code Week, mais c'était parce qu'il y avait une perturbation extérieure à un moment qui était de quelques minutes.
- Lulu
Oui, c'est ça. Oui, oui, on a notre nom de code pour ça.
- Manu
Oui, mais au final, on coupe jamais. Oui,
- Lulu
mais après, c'était un des prérequis aussi pour réussir à tenir le rythme d'un par semaine, de se dire OK, on prépare peut-être un peu plus en amont, avoir une trame. Mais le but, c'est qu'on soit dans un format de discussion et qu'il n'y ait pas beaucoup de montage derrière, parce que sinon, je pense qu'on ne s'en serait jamais sorti. Et c'est vrai que c'est passé vite. Je pense que toute seule, je n'aurais pas réussi à tenir aussi longtemps. Donc, c'est vrai que c'est cool. Parce qu'on n'avait jamais vraiment bossé ensemble avant, c'est un peu parti.
- Manu
On n'avait jamais bossé ensemble avant.
- Lulu
Non,
- Manu
c'est vrai. Et en plus, là, on dit bosser, mais c'est différent, ça reste un média, ce n'est pas du travail au sens classique. Mais en revanche, ça demande de l'investissement, ça demande de la préparation et plein de tâches qu'on vous a peut-être déjà pas mal détaillées au final dans les épisodes sur notre portail.
- Lulu
Oui, parce qu'on a fini par développer un portail pour gérer le podcast quand même.
- Manu
Mais oui, ça représente un certain temps dans la semaine sur l'ensemble pour vous sortir un épisode complet.
- Lulu
Mais c'est vrai que c'est un peu parti de ce... Ouais, on se disait qu'on consommait tous les deux beaucoup de contenu et que ça serait bien d'en faire quelque chose. Et il y avait ce côté, bah ouais, on a envie de le partager. On écoutait tous les deux beaucoup de podcasts, beaucoup de toujours. beaucoup, moi quand même un peu moins depuis que je dois en gérer un. Mais pour la veille et tout ça, si toujours, et de se dire plutôt que de s'entre-motiver et essayer de lancer chacun de notre côté, bien, on tente. Puis a priori, ça a l'air de plutôt pas mal fonctionner.
- Manu
Ouais, et sachant que, d'ailleurs, pourquoi ce média ? Enfin, là, le podcast, on t'a dit qu'on écoutait déjà beaucoup tous les deux. Mais c'est vrai qu'on s'était questionnés aussi sur le fait de est-ce que ça doit passer ? par un podcast ? Est-ce que ça doit passer par une newsletter ? On avait envie de dire des choses mais on ne savait pas forcément trop le format. C'est vrai que moi, de mon côté, ça a été quand même assez vite tranché du côté podcast parce que ça reste un média vivant que je kiffe et que j'écoute encore beaucoup et qu'il y a un format qui me parle que j'aime bien. Et puis en plus, il y a ce truc qui... Quelqu'un qui vient écouter un podcast, il l'écoute volontairement. Il peut l'écouter en faisant autre chose et d'autres activités. Moi, le premier, je ne me passe pas juste allongé sur mon lit à écouter un podcast. Je peux le faire pour de la musique. Mais c'est un processus qui est complètement différent d'avoir une vidéo qui tourne en fond, d'avoir une newsletter qu'on va survoler, qu'on va forcément lire, etc. En tant qu'auditeur de podcast, quand j'en écoute un et que j'en suis un régulièrement, c'est vraiment que je suis attaché à ce qui est dit, à ce que ça m'apporte. euh... Je ne sais pas, c'est un type de format, c'est un type d'échange que j'aime bien pour partager, et qui permet aussi justement une discussion un peu plus naturelle, et du coup d'avoir des contenus peut-être moins préparés, moins codifiés, un peu plus de vivant.
- Lulu
C'est ça, on sait que c'est vrai qu'il y a l'IA qui prend de plus en plus de place, il y a ce côté, tout ce qui va être contenu textuel, il faut tout de suite capter l'attention. Alors que les podcasts, c'est un des rares médias où les gens vont passer du temps. temps à écouter, du temps beaucoup plus important que ce qu'ils vont passer sur un post LinkedIn ou sur un carousel ou sur une newsletter qui va juste être survolé. Et là, j'ai envie de dire, on ne peut pas trop tricher dans un podcast. Moi, c'est aussi ce que j'aime bien pour ce côté parfois un peu, ce n'est pas imparfait, mais plus humain. C'est sûr, on parle beaucoup d'IA et tout ça, mais c'est aussi la question de se demander ce que ça prend et de se dire En vrai, on a des discussions qui sont trop cool, même à partager des outils qu'on utilise, des méthodes et tout ça. A priori, ça peut aussi intéresser d'autres personnes. Et même moi, quand j'écoute des podcasts, des discussions, je me sens... plus proche des personnes que si ça avait été un article de blog ou...
- Manu
Moi, je sais que j'apprends vachement plus aussi à travers les podcasts. Je pense que j'ai une mémorisation qui est facilitée côté audio. Je retiens plus quand j'entends des podcasts que quand je lis un article. D'ailleurs, ce qui était un des sujets à un moment, prise de tête de mon côté pour la préparation des épisodes thématiques, puisqu'il y avait cet enjeu de... On avait des épisodes thématiques des fois un peu... de temps sur les sujets qu'on abordait, sur lesquels on n'était pas calé. C'était aussi un des parties prises qu'on a voulu avoir, de se dire, on va aborder des sujets dont on n'est pas expert, mais on veut les comprendre assez pour pouvoir les vulgariser et les rendre accessibles, et donner un petit peu les enjeux et les clés à celles et ceux qui nous écoutent, mais en gardant en tête justement qu'on n'est pas des experts, et c'est pour ça qu'à chaque fois qu'on vous partage aussi les sources, qu'on vous renvoie vers les gens et les bibliographies et tout qu'on a retrouvées. qu'on a suivi, pardon. Et pourquoi je partais là-dessus ?
- Lulu
Que t'as eu une frustration, sûrement, par rapport à la montagne de lecture pour préparer les épisodes, surtout que je suis genre à balancer plein de sources, parce que...
- Manu
Beaucoup trop mieux. Mais oui, c'est vrai qu'à un moment, justement, il y avait certains sujets où il fallait passer par la lecture, et en fait, j'ai beau être très consommateur de veille et lire énormément d'articles chaque semaine, ils arrivent un peu sur le moment, et quand j'ai pas envie de les lire, je les décolle. alors que du coup dans le cadre d'un épisode thématique c'était imposé et le fait d'imposer et l'aspect littéraire et l'aspect dans la durée au niveau de l'échéance de temps m'a fait galérer sur un ou deux points et bon que j'ai fini par gruger enfin que j'ai grugé sur certains sujets du coup ça passait déjà avec des podcasts que j'écoutais sur différents sujets Et je m'étais retrouvé aussi justement à partir des sources qu'on extrait. Je ne sais pas si j'en avais déjà parlé, ça, dans un des épisodes.
- Lulu
Je sais.
- Manu
Peut-être dans un côté outil.
- Lulu
Ouais, peut-être.
- Manu
Mais en gros, ça m'est arrivé d'utiliser du Notebook LM. Donc, il y a Google qui permet de faire des podcasts audio à partir de sources pour aller justement extraire et attaquer des angles particuliers de la bibliographie qu'on avait sous la main. Pour m'imprégner, retenir et mieux comprendre certains concepts qu'en semaine, au milieu de 10 000 trucs, quand je lisais les articles, je les comprenais, mais je ne les mémorisais pas ou je m'endormais à moitié dessus. Et de les avoir en tête, arriver sur le moment. Parce qu'on a abordé certains sujets, des fois, qui étaient un peu sur les communs numériques ou sur la souveraineté. Oui,
- Lulu
mais en plus, c'est toi qui l'as lancé, ça. Je me dis, ça va, il connaît. Et puis après, là, pour le coup, ça avait été parce que j'avais lu juste... J'avais trouvé un ouvrage un peu de référent. Je me dis, bon, je ne commence pas à aller voir des contenus de tous les côtés. Je vais lire ça. Et puis, c'était trop, trop intéressant. Et en arrivant, finalement, c'est moi qui me suis presque retrouvée à apporter la connaissance sur le premier épisode, en tout cas, sur le deuxième.
- Manu
C'est ça.
- Lulu
L'histoire et tout ça. C'est vrai que c'était...
- Manu
En fait, il y avait plein de points que j'avais en tête, que je connaissais, mais de là à partir sur Antrim, genre on va vous expliquer un peu les grandes lignes. Ah oui, je ne sais pas. Et en fait, chaque fois que je lisais, je me perdais dans trop de trucs. Ça, pour le coup, c'était des sources qui étaient un peu touffues, un peu... Ouais, puis il faut être dans le moda, j'ai envie de dire.
- Lulu
Et on se rend compte qu'on a traité des sujets qui ne sont pas trop abordés. Alors déjà, dans des podcasts, des podcasts en français. Et oui, il y avait quelques vidéos, mais à chaque fois, c'est vrai qu'il fallait presque faire cet état de l'art et d'aller chercher. Et c'est vrai que ça peut vite prendre beaucoup de temps d'aller piocher des articles par-ci, par-là et de faire un épisode en se disant, « Ouais, mais moi, j'apporte quoi là-dedans ? » Mais c'est vrai que c'était un épisode qui était deux épisodes, parce que c'est vrai qu'on s'était dit 45 minutes les épisodes au départ. Ouais, mais là, on va être obligés de couper en deux parties. Ah, celui-là en trois parties.
- Manu
Il y a ceux qu'on n'a pas coupés qui font 1h37, mais on est très loin, on n'a pas fait beaucoup. Enfin là, un peu plus sur les derniers côtés au titre du lier, mais parce que...
- Lulu
On fatiguait.
- Manu
Ouais, on avait besoin de vacances et en même temps, on avait plein de trucs à vous dire et ça partait en digression aussi sur d'autres sujets. Mais bon, ça pour en revenir sur le fait qu'on avait choisi le podcast. fin du coup Moi, côté audio, c'était très marqué pour ces raisons. Toi, tu viens de le dire aussi, pour le côté notamment un peu vivant, qu'on ne peut pas tricher.
- Lulu
C'est ça. En même temps, c'était une grosse sortie de zone de confort. Parce que parler à un micro, ça, je n'avais jamais trop fait. C'est-à-dire que même les présentations à l'oral et tout ça, c'est... Moi, je suis beaucoup à préparer en amont. Et après, par contre, pour parler, ce n'est pas dans mes compétences les plus fortes, mais pourtant, j'aime beaucoup partager, discuter. Donc, je me suis dit, allez, d'avoir un peu cette contrainte aussi d'enregistrer toutes les semaines, de se dire, même si ce n'est pas parfait, on y va. On sait qu'on va s'améliorer d'épisode en épisode. C'est vrai qu'on l'avait acté aussi. C'est vrai qu'on avait fait une sorte de mini-manifeste au départ, avant de se lancer.
- Manu
Oui, un mini-manifeste bordélique, mais oui.
- Lulu
Oui, de se dire, OK, on est d'accord que ça ne soit pas parfait. Puis en hiver, parce que c'est vrai que si on était parti peut-être sur Newsletter ou autre format, genre article de blog, là, c'est plus facile de tomber dans quelque chose. On essaye d'être parfait, surtout qu'on peut revenir facilement dessus et tout après. Alors que là, on enregistre, on sait que ça va sortir, on sait que ce n'est pas parfait. Même si on a quand même des bons retours et tout, on se dit, nous, on voit un peu tous les défauts, tout ce qu'on n'a pas pu dire.
- Manu
C'est aussi le fait de dire qu'un source, ça fait partie du jeu. Il y a toujours une espèce de frustration parce que, notamment, on parlait de souveraineté, mais même après sur l'IA Frugal, sur différents sujets qu'on a abordés, on ne peut pas aller au fond de chaque sujet, ce n'est pas possible. Ça prend beaucoup trop de temps. Sur la partie, notamment, souveraineté ou open source, on n'est pas libériste de base ni l'une ni moi. Il y a des gens qui sont des pointures sur ces domaines. Il y a matière à en parler pendant des heures et des heures et des heures. Mais notre but à nous, notre ambition, ça reste de donner des clés de compréhension et de permettre à tout le monde, même des profils qui soient moins techniques ou non techniques, d'aller ensuite creuser ce qui vous intéresse globalement. Mais ça induit une certaine frustration des fois de se dire « On a juste effleuré tel ou tel point. » Ou en fait, sur ce point-là, on est des touristes par rapport à des gens qui sont en calais sur le sujet ? Oui,
- Lulu
de ne pas se sentir légitime par rapport à ça. Mais en même temps, est-ce que les gens spécialisent sur le sujet ? Parce que même nous, on le voit. On est déjà dans une bulle. Des fois, on a l'impression que c'est évident, c'est simple. Et quand on parle à des personnes qui sont un peu en dehors de notre entourage, on se rend compte qu'on est déjà assez avancé. Donc voilà, nous, c'est... cool d'aborder des sujets où on ne maîtrise pas forcément parce qu'on pourra parler peut-être plus facilement à des personnes qui vont s'intéresser à ça de manière un peu novice comme nous.
- Manu
Alors là-dessus, il y a l'aspect frustration, il y a aussi, quand je dis que ça fait partie du jeu, c'est que d'ailleurs c'est cool aussi parce qu'au final, de ce qu'on apprend, je sais que j'ai toujours plaisir à me partager, qu'on discute de ces sujets-là et qu'on les présente, et sur la partie avancée, on arrive aussi à se faire plaisir, nous, même sur des trucs plus techniques, dans les côtés outils. Parce que dans les côtés outils, c'est nos épisodes un peu plus affirmés sur le fait qu'on va parler d'outils numériques, on va parler de choses qu'on aime utiliser et tout.
- Lulu
De dictées vocales.
- Manu
De dictées vocales. Non, mais on essaye quand même de rester compréhensible et de mettre des mots assez clairs et de reclarifier les concepts régulièrement puisqu'on a quand même envie que ce soit accessible, relativement accessible à tout le monde. Mais derrière, vu que les sujets vont être un peu plus orientés, comme il y a eu sur le développement, comme il y a eu sur certains outils de mettre de l'IA sur son ordi ou ce genre de choses, on sait que ça peut effrayer, on sait que ça peut aussi ne pas juste pas plaire. Mais dans ces épisodes-là, on essaie de parler simplement, mais on ne se bride pas sur tout ce qu'on veut aborder comme outils, logiciels, sujets. Et quelque part, je pense que ça rattrape la partie thématique où on ne peut pas aller aussi loin qu'on le souhaiterait. Mais juste parce qu'après, de toute façon, ce ne serait pas viable. Et l'un dans l'autre, c'est une bonne chose aussi puisque ça nous fait émerger à chaque fois plein de petits sujets qu'on voit se profiler pour plus tard. Et là notamment, on parlera un petit peu après quand on reviendra sur la saison 2 qui arrive. Mais dans la suite à venir, il y a des choses comme ça, des sujets qu'on avait vus, qu'on avait même déjà un petit peu mentionné rapidement à l'oral et qu'on n'avait pas creusé dans l'épisode concerné. Et là, j'en ai deux, trois en tête qui arrivent et qui nous permettront d'aller plus loin sur certains sujets.
- Lulu
Oui, c'est ça. Et au final, d'aller creuser des sujets. Enfin, moi, je sais qu'aujourd'hui, je ne regarde plus l'actualité de la même manière parce que je me dis OK, comment est-ce que ça... peut venir enrichir le prisme que j'ai déjà ? Est-ce que ça vaut le coup de le transformer, de le mettre en regard de ce que j'ai appris au fur et à mesure des épisodes ? Parce que c'est vrai qu'il y avait un peu ce côté d'avoir peur de s'enfermer dans quelque chose ou de devoir faire, de partir sur des thématiques qui allaient marcher. Mais on s'est dit bah non, en fait, on ne tiendra pas sur la durée si on fait ça. et de partir sur des sujets qui nous plaisent. Et effectivement, ça va varier, mais nous, ça nous permet d'explorer et de ne pas garder ce côté un peu généraliste, mais plutôt de faire des ponts entre les différents domaines et de continuer à avancer avec curiosité, parce que ça bouge tellement vite. Si on s'était enfermé avec une ligne édito très, très stricte, là, en soi, tant que ça touche... Au numérique, à la tech, à l'IA, aux no-code, on est dans notre domaine.
- Manu
Avec des questionnements, quand même. Parce que c'est vrai que sur la partie ligne éditoriale, on en a parlé, mais on n'a pas tranché encore de choses sur... Voilà, si on affine dans une direction particulière plus que nôtre et tout, on a quand même eu des très bons retours. sur des sujets comme l'IA frugale, comme des points sur la souveraineté et de manière générale, en fait, sur l'IA un peu pragmatique, on va dire.
- Lulu
Oui, mais c'est presque les endroits où on prend plus position, en fait.
- Manu
Oui, et où il n'y a pas...
- Lulu
Oui.
- Manu
Quand il y a peu de sujets, enfin, peu de sujets, peut-être pas peu de sujets, mais... Pardon. Où il y a peut-être moins de contenu accessible aussi sur ces sujets-là, à moins d'avoir la curiosité d'y aller volontairement et tout. Parce qu'après aussi, sur Internet aujourd'hui, on peut trouver les sujets, les choses dont on vous parle. Il y a plein de ressources qui existent en ligne. Bon, parfois, c'est en anglais. Parfois, ce n'est pas toujours simple et accessible.
- Lulu
Oui.
- Manu
Mais en tout cas, on est quand même en réflexion. On va prendre tout simplement l'exemple des lunettes connectées.
- Lulu
Oui.
- Manu
C'est un sujet qu'on a bien aimé aborder. En plus, c'était notre premier épisode, donc forcément, il a une saveur particulière. typiquement, il dénote un petit peu des autres sujets qu'on a abordés dans le reste des épisodes. On a aussi parlé beaucoup d'IA, on n'a pas forcément envie de parler que de ça, et en même temps, c'est un sujet qui, maintenant, aujourd'hui, revient dans toutes les thématiques tech. Et voilà, aujourd'hui, et oui, l'autre chose que je voulais dire, c'est que la programmation visuelle change aussi. C'est-à-dire qu'on avait l'angle no-code, parce que, de base, on est utilisateurs tous les deux d'outils no-code. On s'est rencontré avec NoCodeWeek, on est dans l'écosystème pour ma part depuis pas mal d'années et j'ai beaucoup appris avec justement des gens qui sont dans l'écosystème. Mais la programmation visuelle est en train de complètement changer à l'heure où la programmation conversationnelle, le fameux vape coding, le fait de développer avec l'IA est arrivé. ce qui fait que ce soit les outils classiques numériques ont beaucoup changé. Les outils de programmation visuelle ont mis de l'IA dedans et prennent des parties, des positions qui sont plus ou moins concluants ou pas et qui évoluent avec. ce qui fait que ce qu'on appelait la programmation visuelle ou la conversationnelle, bientôt peut-être que ce sera juste de la programmation et juste différentes interfaces et différentes manières de l'aborder et en pouvant arriver entre guillemets. au même résultat, même si c'est entre guillemets, puisque forcément, selon l'outil, techniquement, ce n'est pas exactement la même chose. Mais je lisais d'ailleurs un article assez intéressant sur le sujet cette semaine d'un dev qui parlait de l'évolution de son métier et qui disait que de toute façon, comment on définit une nappe de qualité ? Une nappe de qualité et de bonne qualité et un code de qualité. Alors le code de qualité, il a forcément des parties... objectif, tu vois, de se dire ça va marcher, ça c'est l'e-spagetti, tout ça. Mais une app de qualité, c'est tout simplement une application qui répond aux besoins des gens qui s'en servent. Et eux, derrière, que ce soit fait avec du code, du no-code, avec de l'IA ou pas, ils s'en cognent. Tant que ça répond à leurs besoins et que ça marche longtemps. Je simplifie très fort, on a développé un petit peu ça, mais j'ai trouvé le parti intéressant après. développé plein de choses sur le fait que, en gros, côté dev, de toute façon, ça faisait partie du jeu aujourd'hui et ça n'avait plus trop de sens de rejeter la partie qu'il y a là-dedans. Et, nous concernant, pardon, grande digression...
- Lulu
Après, tu dis que c'est moi qui ai fait des monologues.
- Manu
Ouais, désolé. Tu ne l'as pas encore fait, mais j'ai vu ta trame. Mais en tout cas, ça fait partie des réflexions qu'on a aussi, nous, sur les sujets et la ligne éditoriale qu'on pourrait... ou pourrait ne pas prendre aussi sur la prochaine saison puisqu'il y a des sujets qu'on a bien vu qui nous ont beaucoup plus parlé et beaucoup plus pris à coeur notamment sur la partie afrogale, sur la partie open source dans les différents sujets que ce soit sur le côté souveraineté ou commun ou des choses comme ça et on a envie d'aller plus loin mais il n'y a pas forcément une ligne édito très claire qui se dessine pour l'instant peut-être que tu vas me contredire là-dessus mais moi j'ai plein de trucs au feeling que je vois venir que je vois où je veux aller mais de là à le cadrer et en même temps ne pas le cadrer ça serait un peu dommage pour tout le monde, que ce soit pour nous ou pour vous Merci. C'est-à-dire que des fois, on partira dans des trucs pas qu'ils ne soient pas pertinents, mais qui seront peut-être un peu hors propos par rapport à vos attentes et même aux nôtres. Et juste comme, en fait, c'est une profusion de tellement de choses que ça nous aiderait aussi à y voir plus clair sur les choses qu'on peut aborder, comme on l'a dit, parce qu'on a plein de limites de temps. Déjà. De temps et de cerveau disponible sur la quantité d'informations qu'on a similé qu'on traite. Et ouais, t'en penses quoi, toi, justement ? Cette partie ligne édito était justement de ces sujets.
- Lulu
Déjà, si on regarde par rapport à l'idée qu'on avait au départ avant de lancer, on se disait déjà qu'on aurait peut-être du mal, il faut qu'on ait un backlog d'idées et tout ça. Et même en préparant les lunettes connectées, c'est vrai que là, en plus, ça avait pris du temps parce qu'il y avait un peu tout à construire. Mais à partir de là, ça avait déjà lancé des questionnements. Sur notre rapport au numérique, comment est-ce que l'IA est en train de... Enfin, ce que l'IA permet de faire en supprimant des interfaces. Et au final, quand on regarde un peu l'actualité sur les lunettes connectées, tout le monde essaye de prendre ce créneau. Et mine de rien, j'ai souvent ces réflexions-là de me dire qu'en fait, on va juste passer à du conversationnel pour tout. On va enlever des interfaces. Donc, on pourra quand même revenir un peu et faire des liens. Et j'ai l'impression qu'à partir du moment un sujet va nous parler, on pourra le mettre quand même en lien avec nos réflexions, nos valeurs. Je pense qu'à partir du moment où on reste à peu près aligné avec ça, a priori, on ne devrait pas faire trop de hors-piste. Et s'il y en a, j'ai envie de dire que ça rajoute d'autres visions possibles et qu'il y a toujours moyen de connecter et de récupérer. Mais moi, en tout cas, j'ai envie de continuer à presque, peut-être pas Merci. prendre plus partie parce que je veux vraiment rester dans la nuance et apporter des faits, ne pas tomber dans l'actu, le sensationnel. C'est sûr que je n'ai pas envie d'aller là-dedans, de prendre un peu plus le temps. Pas de dire de quoi penser, ça c'est bien, ça c'est pas bien. On ne pense pas comme ça. Et d'aller plus en plus, de voir un peu le... Comment dire ? Les transformations que le monde est en train de connaître, que ce soit dans la sphère du travail. Alors l'IA générative accélère ces transformations, mais elles sont là depuis déjà pas mal d'années. Et de voir tout l'impact que ça peut avoir sur les sociétés, sur la pensée, même dans la vie privée, dans la vie prof. sur les États en eux-mêmes, parce qu'on voit que ça soulève aussi beaucoup de questions géopolitiques, ça agit sur les démocraties aussi. Et moi, honnêtement, c'est quelque chose qui m'emboise pas mal, vers où on va. Et j'ai l'impression de reprendre un peu la main en agissant, et je commence à voir et avoir des retours de personnes qui remercient de traiter des sujets comme ça. Et je me dis, je fais peut-être un peu ma part. mais en tout cas même moi je suis un peu personnellement, est un peu comme une thérapie. Je me dis, j'agis. Et peut-être que par effet de ricochet, ça fera quelque chose parce que tout est en train de se construire. Et si on veut que ça aille au moins un peu dans une direction dont on a envie, il faut en parler. Il faut peut-être défricher, peut-être poser une première pierre et que ça aidera d'autres personnes derrière. Mais moi, c'est un peu ma ligne édito. En plus, essayer de me fier et de paronier mes valeurs. Je le sentirais si un sujet ne me parle pas. Ou si, ouais, mais non, là, je sens quand même que c'est un peu bullshit. C'est un peu du greenwashing.
- Manu
Je ne pense pas qu'on est jusque-là. Mais quand je parlais de hors-propos, c'était peut-être un peu trop fort dans l'idée. Mais justement, d'aller sur des choses qui sont peut-être moins importantes. par rapport à et tu parlais d'avoir un parti pris mais non parce qu'on veut nuancer ben n'empêche pas l'autre de base on a déjà des partis pris qu'on essaie d'amener petit à petit et ça n'empêche pas d'avoir un regard critique dessus et de pouvoir le nuancer aussi Mais justement, je trouverais ça dommage qu'on aille adresser des sujets qui ne servent pas forcément le mieux des idées qu'on a envie de partager ou de clarifier ou d'amener, ou des sujets de réflexion.
- Lulu
On a fait quand même un épisode d'1h37 sur comment est-ce qu'on construit une application. Il n'y a pas forcément de parti pris non plus là-dedans, mais c'était plus du très technique et j'ai envie aussi d'aller dans du beaucoup plus technique. Ça s'est mis au service. Lui,
- Manu
il était quand même au service de la compréhension de ce qui se passe. Parce que tu le disais juste avant, sur le fait que la LIA engendre des changements même au niveau des états, on engendre énormément de questionnements et tout. Alors là, je pense qu'on est quand même à une période où on doit vraiment commencer à se questionner sur quelle vie on veut. Mais pas juste numérique, justement, par extension. Parce qu'en fait, les... Ce qu'ils sont en train de pousser au-dessus de nous, au niveau de l'IA dans tous les sens, ce sont des visions, ce sont des fantasmes plus ou moins avérés, justement qui sont marqués par du cinéma, par de la lecture, par des visions de futur plus ou moins dystopiques, de possibles potentiels, d'incarnation de la machine de différentes manières, d'assistanat plus ou moins marqué dans tout ça. Et en fait, à l'échelle individuelle, aujourd'hui, il y a un côté où on est obligé de se le manger, puisque de toute façon... Oui,
- Lulu
on devient obsolète.
- Manu
Non, pas dans ce sens-là, c'est qu'on est obligé de se le manger, parce que quand on le veuille ou non, la crise de l'infrastructure est déjà là, on n'a rien demandé. La folie boursière est aussi là. La crise économique qui va pas tarder à tomber, elle nous prend au nez, tu vois. Et ça, on devra composer avec. Et en même temps...
- Lulu
On utilise l'IA ou pas, ou qu'on soit intéressé ou pas. C'est problématique.
- Manu
Et du coup, là-dedans, il y a quand même l'enjeu de se dire vu que de toute façon, je dois en payer les conséquences, j'ai tout intérêt à comprendre un peu ce qui se passe pour m'en servir ou non. Parce que ce n'est pas forcément nécessaire de s'en servir. Si on peut l'éviter, ce n'est pas forcément plus mal. Mais il y a aussi une réalité qu'il y a plein de cas, par exemple, c'est le bleu parlant, mais aujourd'hui, faire du développement sans utiliser l'IA me semble être quand même très très très dommageable. Sans dire de faire que du développement avec de l'IA, mais je veux dire, dans une phase de développement logiciel de bout en bout, de ne pas utiliser l'IA à des endroits, me semble extrêmement préjudiciable aujourd'hui. Mais derrière, on a bien vu que ça a amené d'autres... conséquences humaines, de se dire, ok, c'est cool, on peut bosser plus vite sur certains sujets, mais en fait, ça crame le cerveau, ça a des impacts cognitifs, ça a des impacts sur la manière structurelle, mais du coup aussi sociétale. Il y a énormément d'enjeux. Donc les réponses, de toute façon, je ne les ai pas là, même à titre personnel, de me dire quelle est la vie que je veux numériquement et avec de l'IA, quel serait mon futur idéal, tu vois. pour l'instant je n'arrivais pas à me l'envisager ou à y réfléchir mais ça doit faire partie je pense des questionnements à avoir je ne sais plus où j'allais,
- Lulu
j'avais une conclusion mais c'était, ouais si on fait du en dehors de ça, mais est-ce que tu penses qu'on peut vraiment aujourd'hui parler de technologie, de nos codes, d'IOS sans rattacher à ces sujets-là qui sont où il y a un parti pris, il y a des valeurs et de ce, enfin de dire, ouais, il ne faut pas qu'on s'enferme qu'à traiter d'éthique. Ah oui, non, pardon.
- Manu
J'ai fait mon grand détour. Non, enfin, pour rebondir sur ce que tu disais sur ces sujets-là, ces questionnements-là, pour moi, justement, ils vont encore plus loin sur le fait de... Enfin, pas plus loin, mais on est en plein dedans de se questionner sur ces enjeux-là à l'échelle individuelle et à l'échelle sociale. Et là-dedans, tu vois, il y a des sujets qui sont importants à traiter. Il y en a Merci. qu'on va pouvoir en parler en plus. En septembre, en vrai, on a des sujets très, très... D'ailleurs, on peut le dire, on a des gens qu'on va interviewer. Je ne vous dis pas encore qui et les sujets en détail. Vous verrez, vous aurez la surprise pendant le mois de septembre et courant octobre aussi, je crois. Mais on a plein de sujets qui sont orientés sur l'humain vis-à-vis de ça. Là où on a pour l'instant abordé pas mal de techniques ou de logiques ou de concepts ou des choses comme ça. Et je pense que ça va faire partie très probablement, en tout cas, une partie de notre ligne éditoriale pour la deuxième saison, de remettre un peu l'humain au cœur de la machine et son rapport à l'IA. dans justement le fait de s'en servir et ce que ça nous fait en fait comment s'adapter et essayer de se donner des billes pour les questions que j'ai soulevées avant de se dire qu'est-ce qu'on veut comme vie et comment on va composer avec ça pendant la... on le dit mais c'est comme dans le nom du podcast puisqu'on est le dernier clic avant la fin du monde cette idée d'avoir le dernier choix avant que tout brûle bon Tout brûle déjà, maintenant il faut faire avec, et quitte à faire avec, essaie de le faire de manière un peu plus éclairée.
- Lulu
Oui, mais tu voyais toi des sujets qui pourraient être moins importants ? Tu ne veux pas forcément qu'il n'y ait que le côté importance du sujet par rapport à l'impact qu'il aura, qui doit juste guider notre ligne édito, et de pouvoir continuer à traiter des sujets qui sont peut-être un peu plus légers ? C'était ça, quand tu pensais à des épisodes qui peuvent sortir. Oui,
- Manu
je n'avais pas d'idée de sujet précis en tête.
- Lulu
Je pense que pour notre santé mentale, oui, il faudra quand même qu'on traite des sujets un peu plus...
- Manu
On a les côtés outils, tu vois. Et ça, on s'était questionné. Peut-être que les côtés outils bougeront un petit peu, pareil. Peut-être que la ligne éditoriale passera à travers des côtés outils et pas à travers le reste pour ne pas partir dans tous les sens. Mais aujourd'hui, les côtés outils, ça reste des épisodes un petit peu... rafraîchissants c'est pas prise de tête on a une idée, on sait de quoi on va parler de temps en temps on prépare des trames quand même dédiées histoire de ne pas aller trop loin mais je pense que ça restera notre terrain de jeu et c'est important on peut être un peu plus léger on peut quand même aller sur de la technique si on veut tout ça donc à voir mais ouais front. On vous reparlera de tout ça, en tout cas, sur la partie lignes éditos. Le temps file pas mal et on va essayer d'avancer un petit peu parce que j'ai d'autres points que j'aimerais qu'on voit pendant notre bilan d'aujourd'hui. Sachant que là, on est dans un coworking très chouette et très sympa d'ailleurs. Je ne sais pas si on peut les citer.
- Lulu
Je pense, oui. En tout cas, ils ont l'air très intéressés par le sujet qu'on aborde. C'est là qu'on se rend compte que finalement... Ça parle,
- Manu
c'est cool. Donc là, on se voit nous avec lui à Hoche, au Coworking Emergence 32, qui a la chance de nous recevoir, justement, on est dans un de leurs bureaux, mais ils ont l'air de fermeture, donc voilà. Ça va nous obliger à avoir un timing et à ne pas vous faire un épisode à rallonge sans fin. Avant que je passe à mes deux ou trois questions, est-ce que déjà tu avais autre chose à ajouter là sur la partie ?
- Lulu
débrief de cette première saison générale on va dire j'ai l'impression d'avoir beaucoup grandi en fait, rien que pendant la prépa des épisodes d'avoir ce côté de ok je creuse des sujets, je le transforme en quelque chose, vraiment l'objectif aussi c'était de ne pas rajouter du bruit au bruit et de s'écouter un peu, de se forcer à pas être dans le perfectionniste et de se dire au pire, il n'y a personne qui nous écoute. Et en fait, si, il y a des gens qui nous écoutent. Et c'est ça, moi, qui me surprend le plus. Ah oui, mais là, j'ai écouté ton dernier visage, il était trop bien. Je suis en mode, mais il y a vraiment des gens qui nous écoutent plus d'une heure toutes les semaines. Désolée. Merci.
- Manu
Par contre, juste rebondir les chills, ça m'a quand même beaucoup fait. On a eu, voilà, beaucoup de retours positifs et c'est très chouette. Et on vous remercie encore une fois. toutes celles et ceux qui nous écoutaient. Mais on a eu aussi quelques retours rigolos, je pense à celui de Alexis, de notre communauté Creal City, qui avait écouté notre premier épisode dans le décalé, celui sur les lunettes connectées, et qui nous a balancé un truc du genre, ouais, il y a des moments, c'est gênant quand même. Parce que justement, il y avait un premier montage, j'avais laissé trop de silence et en plus, sur notre premier épisode, enfin... C'est vrai que quand on s'est réécouté, juste un mois après, quand je réécoutais notre premier épisode, j'avais l'impression qu'on était deux enfants baladroits en train de galérer, chercher nos mots, prendre des pincettes sur tout ce qu'on disait pour ne pas blesser ou ne pas dire de conneries. Oui,
- Lulu
puis on n'avait jamais bossé ensemble. Enfin, si, on discutait un peu comme ça, de manière informelle. Mais de se dire, on se lance dans un épisode où on va suivre une trame, on ne sait pas exactement quand c'est à l'autre de parler.
- Manu
c'est vrai qu'on avait découpé plein de parties mais voilà ça faisait partie des retours qui étaient rigolos et quand même juste en fait j'étais d'accord avec lui il y a des moments c'était gênant mais il fallait passer par là et passer par l'imperfection et de toute façon ça restera là le but c'est que ce soit justement vivant et on avait
- Lulu
Pensez à retourner celui sur les lunettes dans la semaine qui avait suivi, mais on s'était dit finalement, vaut mieux qu'on avance et qu'on continue. Parce que si on prend trop de temps à essayer de refaire ça, ça va porter préjudice à la suite et on va plus vite s'améliorer en continuant avec des nouveaux sujets et juste accepter l'imperfection. ce qui est quelque chose où personnellement ça m'aide à avancer aussi sur moi donc voilà c'est cool et puis bah En vrai, je suis quand même étonnée parce que là, on est bientôt à 900 écoutes. Donc peut-être que d'ici la rentrée, on va passer la barre symbolique des 1000 écoutes. On verra avec les épisodes qui seront un peu plus courts et hors série.
- Manu
Oui, alors il faut voir quand est-ce qu'on les diffuse, les épisodes plus courts, parce que celui d'aujourd'hui devait être plus court. Il ne le sera pas. Mais oui, on a quelques épisodes un peu plus courts qu'on devait vous diluer sur le mois d'août et qui vont peut-être arriver condensés en peu de temps.
- Lulu
Oui, et qu'on s'améliore sur la com aussi. Donc là, je me dis, on a 900 écoutes sans trop en parler. Oui,
- Manu
parce que globalement, notre com actuellement, c'est un post LinkedIn. Alors au début, c'était avec chaque épisode. Après, il y a eu quelques trous. Il y a eu un trou de trois semaines avant d'avoir l'annonce des trois d'un coup. Là, il devait y avoir un poste avant de partir en vacances. Il n'est pas parti. Du coup, voilà, il y a eu un gros trou, on va dire, sur le mois d'été. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, même au début, on n'avait pas du tout le réflexe d'en parler. Si, on avait parlé au tout début quand on l'a lancé à notre entourage. Mais après, en plein moment, on ne parlait pas. du podcast et là on essaie de le faire davantage tous les deux.
- Lulu
Oui, moi en vrai ça vient quand même assez naturellement parce que c'est des sujets qui, enfin, ça va arriver forcément dans la conversation et je sais pas, je suis trop fière du dernier clic et de ce qu'on en fait donc j'ai aucun mal à en parler en tout cas. Et maintenant, voilà, il y a 20 épisodes donc c'est pas genre, ouais j'ai lancé et puis dans deux semaines on n'en entend plus parler. A priori, ça va, il y a déjà un contenu.
- Manu
Oui, mais Merci. en revanche il manque aujourd'hui de communication on n'est pas porté réseau social moi personnellement je ne consomme aucun réseau social et LinkedIn j'y fous les pieds une fois par semaine environ 10 minutes un quart d'heure globalement le temps d'envoyer mon post de regarder s'il y a 2-3 gens qui ont parlé ou 2-3 trucs et je ne consomme aucun autre réseau social que LinkedIn donc forcément sur la com je ne suis pas trop et et pourrez quand même nous retrouver à partir de la rentrée justement on va essayer de faire des efforts là-dessus pour être un peu plus visible, que ce soit de enfin que ce soit des gens qui nous connaissent pas encore et même si vous souhaitez nous aider nous encourager en partageant justement nos contenus, que vous ayez juste un canal de plus sur lequel le faire plutôt que mon post random sur LinkedIn de temps en temps quand je suis d'humeur je suis toujours vivant C'est ça. Donc, ce sera très probablement Insta qui vous permettra de relayer un petit peu nos contenus. Et pour ma part, d'ailleurs, j'essaierai d'être plus assidu sur LinkedIn, qu'on ait ou pas d'ailleurs des visuels qui soient dispo à ce moment-là. Puisque là, on avait parlé dans les épisodes précédents, on va se rajouter des outils internes pour créer plus facilement des visuels sans avoir à batailler avec du cloud code ou avec du Canva ou avec ce genre de choses.
- Lulu
Du cloud design.
- Manu
Cloud design. Mais oui, aujourd'hui, c'était sur cette première saison.
- Lulu
On teste des choses.
- Manu
Chaque chose, on s'entend. On n'était pas près de l'autre. Et la com, ça fait partie des choses qui prennent le temps.
- Lulu
Déjà, les épisodes sortent. On n'a pas loupé de semaine. Donc, c'est le principal.
- Manu
Je suis très content parce qu'on n'a raté aucun vendredi depuis qu'on a commencé. Même si des fois, c'était un peu compliqué vis-à-vis des plannings, des emplois du temps et de la vie, des imprévus qui tombent. Normalement, vous avez pu nous retrouver quand même en temps et à peu près en heure toutes les semaines.
- Lulu
Il y a une amplitude assez large, mais ça sort le vendredi.
- Manu
Amplitude du vendredi.
- Lulu
Allez,
- Manu
on passe un petit peu aux questions un peu plus précises. Ton moment marquant, si tu en as un.
- Lulu
Je ne sais pas si tu veux déjà répondre en premier, parce que j'ai noté la question, mais je n'ai pas forcément...
- Manu
Oui, mais du coup, réfléchis. Il n'y a rien qui te vient...
- Lulu
Ah ben si, mais en fait, c'est surtout qu'il y en a...
- Manu
Ouais, plein, ouais, peut-être. Ou alors, un ou deux en rapide, tu vois, mais... Moi, j'en ai un plus que les autres.
- Lulu
Ah oui, C'est vrai que tu m'en as parlé avant. Les moments marquants, c'est quoi ? C'est toujours quand ça ne se passe pas comme prévu.
- Manu
Oui. Forcément, ça peut être d'autres trucs. Mais oui, je pense que ça, en tout cas, ça a entré là-dedans.
- Lulu
Je pense que tu peux d'abord dire le tien.
- Manu
Pardon. Parce que du coup, elle me passe le relais quand j'étais en train de boire. Mais le mien, c'était... l'épisode 3, c'est-à-dire qu'on avait fait notre petite présentation, on avait fait notre épisode sur la lunette connectée, notre premier côté outil, et après, un épisode où on voulait vous présenter les fondamentaux et les bases de l'IA. On avait une trame bien prête avec, je jure, un peu justement les différentes parties, et il y avait juste une petite partie qui devait prendre genre deux minutes sur vraiment la partie apprentissage de l'IA et comment c'est construit et comment ça marche. Enfin, l'IA générative, l'épisode sur les LLM. Et Lulu avait lu un bouquin qui lui avait beaucoup plu et qui devait étayer les différents moments de la trame. Et en fait, un quart d'heure avant qu'on enregistre, qui me file toute une nouvelle trame en mode, tiens, on va faire ça. Et la nouvelle trame, en fait, ce qui devait prendre deux minutes, c'était l'épisode entier. Il y a 10 000 choses dedans avec du jeu de go et des choses...
- Lulu
Oui,
- Manu
c'est vrai. Et je me suis retrouvé avec ça en me disant, mais qu'est-ce que je fais ? je ne sais rien préparer de tout ce qu'il y a là-dedans, même si, bon, il y avait des choses, machin. Et en fait, on est quand même parti dessus. Je fais, bah, vas-y, écoute, je vais suivre ta trame, on va dérouler, et puis tu me racontes, et puis je vais découvrir en même temps que tu l'as fait, parce que je ne la connais pas. Et ça m'a beaucoup fait rire, parce que j'ai un ami à qui j'ai présenté pendant le podcast il n'y a pas très longtemps, il y a quelques semaines. Et qui a commencé par cet épisode-là.
- Lulu
Ok, ouais.
- Manu
Et il m'a dit, en plus, le format, c'est trop chouette. Tu poses des questions et tout. On dirait que tu découvres en même temps. Je suis comme, bah oui, oui. T'as le genre que... Ah,
- Lulu
tu peux pas mieux...
- Manu
Sur cet épisode, c'est exactement ce qui s'est passé. Et bon, après, du coup, j'avais quand même pris le temps de synthétiser, re-bulgariser certains concepts. Du coup, sur l'épisode... Et après ça, au final, j'étais pas complètement paumé non plus. Et... Ça avait été mon remarquable. Vraiment, on a une trame sur laquelle on était d'accord. Il y a ce qu'il faut dedans. On a un truc à se dérouler. Et puis, un quart d'heure avant, on jette tout là. Oui,
- Lulu
mais c'était intéressant.
- Manu
Ah non, il était chouette. À la fin, j'étais très content de l'épisode. Mais au début, j'étais vachement sceptique en me disant, mais qu'est-ce qui va se passer ? De toute façon, on peut aller enregistrer.
- Lulu
J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de choses où c'est comme ça. Alors, je suis un peu sceptique, mais bon. Oui,
- Manu
on ne va pas. Et toi, du coup, ton allère ?
- Lulu
Oui, oui, oui. En fait, je repense à toutes nos péripéties. Il y a vocal. Franchement, la dictée vocale et tout ça. Franchement, je ne m'attendais pas à ce que ça prenne autant de place. Parce qu'au final, quand je t'en ai parlé, c'était « ouais, je ne vois pas l'intérêt » . Et après ça, c'est tellement parti n'importe où. Genre, tu es retrouvée presque… plus intéressés que moi. Alors que moi, c'était juste un petit peu comme ça. Ouais, c'est trop cool des fois quand tu dictes juste. C'est vrai que quand tu codes même avec Claude ou que t'es en mode conversation avec Lya ou ça, bah ouais, c'est pratique. Pas avoir à taper. Ah ouais, mais non, ça c'est pas pour moi, j'aime mieux écrire.
- Manu
Et finalement, je suis revenu à un espace d'équilibre entre les deux. Parce que sur l'ordi de bureau... En fait, sur l'ordi de bureau, c'est là où j'ai mon Whisper large.
- Lulu
Oui.
- Manu
Et voilà, c'est de l'instantané et tout. Du coup, même avec le dev et tout, je m'en sers tout le temps. Par contre, sur le portable, vu que ça me consomme ressources et batteries, que ça tourne moins fluidement parce que j'ai eu...
- Lulu
Parce que tu n'as pas un Mac.
- Manu
Parce que je n'ai pas un Mac, je n'en veux pas, c'est mal. Mais non, parce que sur les modèles qui sont compatibles avec le NPU, dont on avait déjà parlé, qui est un... petit bout de machine justement dédiée à l'IA sur les PC portables. Les modèles que j'ai dessus, aujourd'hui, ont des limitations sur la dictée vocale. Techniquement, que ce soit avec aussi bien l'app que j'avais codée ou celle, les innombrables que j'ai testées en n'ayant pas codé, qui étaient disponibles en open source, à la fin, j'ai toujours des problèmes avec ce modèle-là qui génère des coupures à des moments pas pratiques. Du coup, c'était plus galère qu'autre chose. Et en fait... Et même sur l'ordi de bureau, je te dis ça, mais je suis quand même revenu sur de l'écriture dès que j'ai envie de structurer ma pensée. En fait, sur le dev, c'est incomparable le gain de temps de parler directement. Et même sur Discord ou comme ça, quand je suis juste dans mon flux de travail et que je n'ai pas envie de prendre le temps d'écrire. Oui, je vois. mais... Mais après, je suis revenu sur, quand j'ai envie de réfléchir à une nouvelle idée, à une trame d'épisode ou tout ça, je me fais des brouillons, j'écris tout.
- Lulu
Oui, moi, c'est un petit peu pareil. Il y a certaines tâches où ça s'y prête bien, parce que je sais qu'il n'y a pas une grande valeur ajoutée à ce que je me pose et tout pour structurer, et c'est OK. Et par contre, garder cette énergie pour structurer des choses qui me semblent importantes, revenir un peu à ce qu'on a déjà évoqué, le papier-crayon, avec rien d'autre autour, et puis de juste essayer de structurer. Ouais, c'est vrai que ça m'a bien fait rire. Notre petite péripétie, c'était marrant.
- Manu
Mais oui, c'est vrai qu'à la base, on partait de... Je ne pensais pas sombrer non plus dans la détaillée vocale. Je suis bien fait vu. Est-ce que tu as eu une surprise ? Un truc qui t'a surpris pendant cette première saison ?
- Lulu
Déjà qu'on est tenus. Ça, c'est un peu une surprise de me dire, une fois qu'il y a un peu l'effet de nouveauté qui est passé, même en ayant des imprévus de... quand même garder ce moment-là et de pas se dire ça passe en second plan et puis on prend pas le temps ou alors on verra après et puis au pire c'est notre podcast donc on fait ce qu'on veut. Donc je suis vraiment contente d'avoir eu ça alors même si ça bougeait un petit peu et tout de s'être mis ce cadre-là et je sais que toute seule j'aurais pas pu donc je suis contente et puis une bonne surprise d'avoir trouvé quelqu'un avec qui j'aimais bien travailler donc ça c'est cool.
- Manu
C'est vrai qu'on s'est tenu à... Il n'y a pas un seul moment où on a envisagé de faire sauter un vendredi.
- Lulu
Non, non, non.
- Manu
On s'est dit... Si peut-être une fois, on s'était dit peut-être qu'il faudrait le sortir le samedi parce qu'en termes de planning, c'était compliqué cette semaine-là. Mais on est quand même resté sur le truc de se dire non, jusqu'à la fin de notre saison, un par semaine.
- Lulu
C'est ça.
- Manu
Et on a réussi. Et on a même réussi le vendredi.
- Lulu
Oui. Oui, c'est un peu en mode, on a une streak, un truc un peu gamifié de se dire, on a fait tous les vendredis jusque-là, même s'il n'y a personne qui nous écoute. Là, je fais un geste avec des gros guillemets, peut-être qu'il y a des gens qui nous attendent le vendredi, on ne sait pas. On ne sait pas. Mais toi, je ne sais pas si tu as un peu marqué.
- Manu
Oui, ma surprise, c'était pas dans le sens, enfin, dans le sens, mais c'était... Le fait que le sujet de l'IA frugal ait plu. Notamment quand tu m'as fait plein de retours à la NoCodeWeek. Déjà, deux choses qui m'avaient surpris, c'est qu'on ait des retours sur notre podcast de gens que je connais dans l'écosystème et qui sont beaucoup plus avancés que nous sur certains sujets, certains outils et tout. Du coup, ça fait déjà très plaisir d'avoir des retours positifs de leur part. Et en plus que justement, ces sujets-là et que la partie Yafrugal, et puis toi, tu avais même fait une démo à Nathalie là-dessus, qui a beaucoup plu. Et de base, je n'aurais pas forcément misé là-dessus. Et notamment du fait que la mode serait à l'arrière de bombarder sur l'IA la plus puissante, la plus...
- Lulu
Token maxing.
- Manu
Sans aller jusqu'au token maxing, parce que ça, c'était quand même un truc un peu épisodique très américain. Oui,
- Lulu
mais quand on avait préparé l'épisode il y a frugal, c'était en tout cas le premier. C'était encore un peu...
- Manu
Oui, mais dans le sens, c'était très ricain. La vie sur le LinkedIn, les choses comme ça, c'était pas dans les contenus mis en avant. Alors que, par contre, le fait de toujours courir après le dernier modèle, de mettre de l'IA partout, d'utiliser du MCP pour tout, etc. Ça, on en bouffe encore, malheureusement. Je parle LinkedIn parce que c'est plus créé, mais en fait, on a aussi, sur n'importe quel truc... Même dans les newsletters qui sont pertinentes et tout, ça arrive aussi là-dedans, dans ces sujets-là.
- Lulu
Dans les outils aussi, on aime bien.
- Manu
Et voilà, du coup, plutôt très bonne surprise de se dire qu'en fait, il y avait des gens qui s'intéressaient à une vision alternative de l'IA, sans pour autant que ce soit allé et de se dire, oui, il faut absolument passer d'un extrême à l'autre.
- Lulu
C'est ça.
- Manu
Mais qu'il y a des intermédiaires et que ça intéresse vraiment.
- Lulu
C'est vrai que moi aussi, c'est vrai qu'en préparant, c'était un petit peu... on va parler des coûts écologiques et tout ça, mais de voir qu'il y a quand même des choses qui naissent par-ci, par-là, d'initiatives, de notre manière de penser, de comment est-ce qu'on va implémenter une solution, est-ce qu'on réfléchit, où est-ce qu'on veut laisser de l'humain, où est-ce que...
- Manu
En plus, là, on parle des retours, mais il y avait aussi la bonne surprise, parce qu'à la base, avant qu'on ait le retour, c'est surtout qu'on a eu le nombre d'écoutes sur l'épisode qui était très haut en très peu de temps. Je me suis dit, mais...
- Lulu
que s'est-il passé et voilà et que le développement de notre portail aussi a très bien plu parce que c'est vrai qu'on s'est dit ouais c'est un peu un peu long parce que là voilà c'était assez dans ses techniques. Mais au final, aujourd'hui, c'est notre épisode le plus écouté, le premier sur le développement du portail.
- Manu
Alors, c'est notre deuxième épisode le plus écouté, mais par contre, c'est surtout qu'il a presque autant d'écoute que notre épisode, notre tout premier épisode sur le Internet Connecté qui a quatre mois, alors que l'épisode en question, il a deux semaines. Donc oui, c'est...
- Lulu
Non, c'est cool, parce que c'est aussi un sujet qui nous intéresse beaucoup, donc si en plus, ça parle à pas mal de gens... On sait qu'on peut continuer un peu dans cette direction-là aussi.
- Manu
Allez, on enchaîne très vite sur les deux, trois dernières autres questions. Est-ce que tu avais une déception sur cette saison ?
- Lulu
Après, pas forcément de déception, mais plus le côté frustration des fois de ne pas pouvoir aller plus loin, de peut-être pas être assez assertif dans ce qu'on avance et de vouloir un petit peu trop nuancer parfois. Mais sinon, a priori, moi je suis... contente des épisodes qu'on a traités. Je n'ai pas fait assez de com. Ça, c'est un peu mon petit regret. Mais après, il ne sera pas trop tard pour décliner. Mais après, non, pas spécialement. Je suis contente de ce qu'on a fait.
- Manu
Ok. Moi, j'en ai qu'une qui était justement, je l'avais dit, le deuxième épisode sur les comas numériques. Quand je le revois, il n'est pas exceptionnel non plus. mais en fait j'avais bien aimé l'enregistré je trouvais ça cool justement le sujet qu'on avait lu et après même la discussion qu'on avait eu dessus et du coup un peu triste parce qu'il a été boudé par les gens et qu'il n'a pas été écouté, il n'a pas été aimé je suspecte que ce soit un mal aimé parce que dans le nom il y a des géopolitiques et que ça fait peur mais peut-être que je me trompe c'était peut-être juste le contenu mais après il reste quand même
- Lulu
pertinent, donc peut-être qu'il connaîtra son heure de gloire plus tard.
- Manu
Un jour, il prendra sa revanche. Alors ça, c'est un peu lié et un peu inspiré aussi du podcast à la French. Tu m'as recommandé notamment le rétrospectif. L'actualité qui t'a le plus marqué ?
- Lulu
Moi, c'est plutôt le côté... Ouais, on veut mettre de l'IA partout, on nous fait, enfin, dans les discours, on nous dit que ça va rendre plus productif, il faut investir massivement là-dedans. Et là, les plus ou moins dernières actus qui sortent, c'est qu'on a du mal à voir le gain de productivité. Et ça renforce d'autant plus un peu la prise de position de se demander où est-ce que c'est pertinent d'en mettre, plutôt que d'essayer d'en mettre absolument partout et de se rendre compte que c'est pas si magique que ça. Et qu'il y a peut-être des questionnements un peu plus profonds, que ce soit au niveau de la structure, de l'organisation, de la gestion des données, où il faut aller creuser. Et voilà, peut-être que ça va un petit peu remettre en question, mais bon, c'est encore très flou. Mais en tout cas, on se rend compte qu'on n'a pas les résultats qui étaient avancés et que les grandes entreprises faisaient un peu miroiter. Jean-Raphaël Néaillantropique faisait miroiter. à leurs clients. Moi, c'est un petit peu ça. C'est très très net. Il n'y a pas vraiment de gain de productivité, c'est juste que ça coûte cher. Alors oui, ça aide dans certaines tâches, mais ça va aider surtout côté développement et on se rend compte que dans des tâches plus classiques, mais aussi les gens ne sont pas forcément assez formés parce qu'on essaye de mettre de l'IA, mais sans aucune vision derrière. Forcément, ça ne marche pas.
- Manu
D'ailleurs, il y a eu plusieurs retours qui étaient revenus là-dessus sur le fait que c'était Le retour sur investissement n'était pas bon sur les métiers, en fait. Parce que sur la partie technique, justement, c'est les gens qui sont formés dessus. Et là où il y a la meilleure, pour le coup, sur la partie code et tout. Et donc, sur ces aspects-là, c'est là où tu pouvais obtenir le plus de rentabilité, de productivité. Mais sur la partie métier, les gens ne sont pas formés, ne sont pas préparés. En plus, ça évolue très, très vite. Et de base, même en étant bien préparé, ça reste difficile d'avoir des bons résultats sans remplir les contextes. Même en étant clair là-dessus, ce n'est pas là où c'est le plus facile d'être efficient. Oui, c'est ça,
- Lulu
ce n'est pas magique.
- Manu
Ce n'est pas magique. Mais oui, c'est vrai que tu as raison. En quelques mois, on a vu quand même la bascule des nombreux retours négatifs qui ont commencé à tomber. et d'un espèce de scepticisme général qui a commencé à... Mais en même temps, les investissements ont été tellement massifs qu'il n'y a pas forcément de retour arrière possible pour l'instant. On veut continuer d'y croire, mais ça c'est aussi dans l'histoire qu'on nous vend, dans tout le storytelling autour de tout ça.
- Lulu
qui va nous amener pas très bien mais pour
- Manu
rebondir un peu justement. Je pense que ça rejoint aussi.
- Lulu
C'était l'actu qui est très récente, mais celle sur le fait que Hugging Face, la grosse boîte franco-américaine qui met à disposition les modèles d'IA open-weight et open-source, donc les modèles d'IA que vous pouvez héberger vous-même, je crois qu'ils proposent aussi de l'inférence, ils font un peu plein de choses, et qui s'est fait attaquer par les modèles de chez OpenAI qui était en phase d'examen globalement dans un labo. Donc on avait deux ou trois modèles qui étaient pour schématiser enfermés dans une salle avec un seul accès à Internet qui était destiné à leur permettre de pouvoir développer pour trouver des solutions et sachant qu'ils étaient testés sur leur compétence en cybersécurité et leur faculté à exploiter des failles et pour répondre à ça et cet examen, au lieu de en fait, au lieu d'éprouver avec ce qu'ils avaient sous la main pour résoudre l'examen, elles ont réussi à s'enfuir de leur boîte, globalement, pour aller chez Geeking Face et choper la solution sur leur serveur. Et voilà, j'ai résumé très très fort, allez lire des choses dessus parce que c'est quand même assez... Enfin, si vous... On n'avait pas déjà entendu parler. Je vais revenir sur ça dans plein de podcasts et plein de sujets. Et à chaque fois, je trouve ça assez fou. J'ai l'impression d'avoir un scénario d'un épisode de SF sur Realiste où tu as vraiment deux IA ados qui ont eu envie d'aller plus vite sur leur examen. On leur dit de passer deux jours. Elles sont passées par la tête, elles sont allées braquer les résultats dans la boîte voisine et elles sont revenues. Et en fait, ça, ça... Je trouve ça très représentatif de ce qu'est l'IA générative aujourd'hui au niveau global. C'est que personne ne sait ce qui se passe en fait.
- Manu
Même ceux qui la conçoivent.
- Lulu
C'est ça. C'est que à tous les niveaux, Centecno qui est encore très mystérieuse mais qui a plein de soucis sur ce qu'elle consomme comme énergie, etc. qui n'est pas fiable par essence puisqu'elle a des... des hallucinations et des choses comme ça qui font que de toute façon elle ne sera jamais fiable et en plus de ça, plus on la pousse dans ses retranchements et plus elle devient intelligente, moins ils arrivent à la gérer et à la cadrer et qu'on a mis des enjeux financiers massifs, des enjeux culturels aussi massifs à travers une espèce de propagande générale pour dire que c'était l'avenir, le futur et que ça allait devenir indispensable dans nos vies. Et à côté de ça, quand ils font juste des tests de voir si elles sont bonnes en cyber-sécu et en attaque, elles se barrent et ils en perdent le contrôle. Je trouve ça fou. Malheureusement, ce n'est pas surprenant. Ce qui l'est, c'était le côté vraiment bébête de Lya qui, à la fin, était gentiment mal intentionné. Elle voulait juste tricher au lieu de se faire chier. Mais à partir du moment où on va commencer à mettre ce genre de techno vraiment de manière nuisible, parler très très gentiment, ça va être un bordel son. Oui,
- Manu
ça commence déjà pour tout ce qui va être arnaque. Là, c'est vrai que c'est pas mal en hausse, de toute façon.
- Lulu
Sur des sujets des fois rigolos, je ne sais plus, dans une newsletter, j'avais eu des arnaques Airbnb, à vos assurances, où ils font des... il génère ton appart dévasté. Ils envoient l'assurance, tu te fais rembourser alors que jamais personne n'est venu. Et bon, c'est un truc à la con, mais c'est vrai qu'il y a de plus en plus de trucs comme ça, improbable. Enfin bon, voilà. On prendra le temps d'en parler dans une prochaine fois. J'aurais voulu qu'on discute un petit peu de ce qu'on vous recommande technologiquement sur la suite, mais ça va... Ce serait un petit peu long de vous expliquer ça maintenant. On est déjà sur un épisode passablement long. Donc on va boucler sur la prochaine saison. Qu'est-ce que tu peux nous en dire, sans trop teaser non plus, sur la saison 2 ?
- Manu
Déjà, il y aura des invités. Ça va être un peu la nouveauté. C'est vrai que les créneaux, je ne sais pas combien d'épisodes, on a déjà un backlog, mais une dizaine d'hours faciles.
- Lulu
Alors pas tant, par contre, avec des invités, on en a bien cinq, je crois.
- Manu
Ah oui, c'est vrai, parce qu'il y a ceux, les hors-série qui vont sortir au mois d'août.
- Lulu
Les hors-série sont aussi avec des invités, effectivement.
- Manu
Mais ils ne font pas officiellement partie de la saison
- Lulu
2.
- Manu
Mais c'est vrai que ça va traiter pas mal de sujets, donc avec des personnes qui sont plus qualiques que nous sur les sujets là, mais sur des sujets assez d'entreprise ou en tout cas le rapport, la place de l'IA ou des outils dans le travail, notamment avec tout ce qu'on a entendu là pour les développeurs, le Brainfry, qui j'imagine peut s'étendre à pas mal d'autres classes de travailleurs aussi. Et de voir où est-ce que l'humain se situe, de ne pas juste rester un relecteur de code. Qu'est-ce qu'on va avoir d'autre ?
- Lulu
On n'en dit pas trop non plus. Oui,
- Manu
de l'open source, de l'inclusivité.
- Lulu
Oui.
- Manu
Oui, après le rapport, utiliser l'IA, oui, mais comment ? Et ne pas l'utiliser, et pourquoi ? Voilà, pousser un peu ces réflexions-là.
- Lulu
C'est vrai qu'on aura pas mal d'IA pour la rentrée. Enfin, plus ou moins tout le mois de septembre, je pense que vous allez entendre parler d'IA. C'est dans tous les sujets,
- Manu
de toute façon.
- Lulu
Et avec cet an qu'on vient d'évoquer qui sera plutôt l'humain vis-à-vis de l'IA. Plutôt que de revenir sur la partie technique, ce sera un peu dans l'autre sens.
- Manu
Mais je pense qu'on continuera quand même les côtés outils. On ne sait juste pas encore si ces parties interview sortiront en tant que thématiques. Après, oui, c'est des thématiques en tant que telles, mais il faut qu'on puisse encore s'amuser un peu sur notre... de terrain d'expérimentation à côté.
- Lulu
Oui, je parlais vraiment pour les thématiques, effectivement, sur les côtés hauts-tiers. On verra un peu sur quoi on part. Ce ne sera pas forcément lié à ou quoi, mais voilà, en tout cas, j'ai dit, on vous retrouve pour la saison 2, oui, parce que d'ici là, les prochains épisodes sont déjà enregistrés. Et voilà, passez de bonnes vacances.
- Manu
Oui, de bonnes vacances, oui.
- Lulu
On espère que cette rétrospective un peu s'écoulisse, on va dire. sur les derniers clics que vous ont plu. Et encore une fois, n'hésitez pas à venir nous en parler. Si vous avez des sujets que vous voulez qu'on aborde, si vous avez des questions à nous poser.
- Manu
On va nous donner encore plus de sources à dire, de ressources. On prend.
- Lulu
Je ne sais pas quand est-ce qu'on aura le temps, mais on prend. Merci Lulu pour cet épisode présentiel en vrai. Voilà, on espère que ça vous aura plu. Bonne journée ou bonne fin de journée, selon quand vous nous écouterez. Et on se retrouve très bientôt.
- Manu
Salut !