Speaker #0Il y a une voix dans ta tête qui te parle mal tous les matins. Lorsque tu te réveilles, que tu n'as pas tenu tes promesses, celles que tu t'es faites à toi-même, il y a un vocabulaire qui vient tous les matins. Tu es faible, tu es mou, tu es molle, tu n'iras nulle part, tu es nul. Regarde les autres, ils avancent, toi tu es encore au même niveau. Et le plus troublant, c'est que parfois cette voix-là, elle fonctionne. Tu vas te lever, tu vas aller faire ta séance de sport, tu vas finir ton travail, tu vas trier tes dossiers, et tu te dis que c'est le prix à payer. Que c'est comme ça qu'on avance, que c'est comme ça que les gens qui réussissent font. Ils ont tous cette voix-là qui est négative, qui les pousse à passer à l'action, etc. Aujourd'hui, je vais te parler d'un homme qui a poussé cette logique jusqu'au bout. Cet homme-là, c'est David Goggins. Et on va se baser sur ce qu'il a écrit de ce livre, « Plus rien ne pourra me blesser » . Et je vais te poser une question que toute personne se pose sur lui, moi y compris. Est-ce que pour être discipliné, il faut se détester ? Est-ce que pour être discipliné, il faut se haïr profondément ? Est-ce que pour vivre une transformation, il faut avoir un profond dégoût pour soi-même ? C'est ce qu'on va voir dans cet épisode de podcast. On va discuter, échanger ensemble et je veux que tu repartes avec des éléments pratiques parce que ce livre, il y a des choses à apprendre et il y a des choses qui, selon moi, sont des choses qui détruisent réellement les êtres humains qui suivent cette voie. Dans les prochaines minutes, voici trois choses qu'on va faire. D'abord, on va voir ce que ce tome David Goggins a réellement fait et surtout ce que ça lui a coûté. Parce que tout le monde raconte ses exploits, tout le monde regarde ses vidéos, tout le monde dit « stay hard » , tout le monde dit, bon, il y a des mots qu'il dit, je ne vais pas les dire ici, mais tout le monde reprend ses expressions. Mais personne ne parle de ce que ça lui a coûté, personne ne parle de la facture qui reste lorsqu'il a fini de payer ce prix-là. Ensuite, on va voir les outils qu'il partage dans ce livre-là. Il y a un seul outil que moi, je vais garder pour cet épisode de podcast qui me semble être pertinent pour toi. Et pour finir, on va voir, on va tracer une ligne ensemble. La ligne qui sépare le fait de s'exiger quelque chose, d'avoir de l'exigence, d'avoir des standards, est le fait de se punir. Si tu ne dois retenir qu'un seul passage dans cet épisode, c'est ça que je veux que tu retiennes. Donc, pour te mettre un peu dans le contexte, le livre s'appelle « Plus rien ne pourra me blesser » de David Goggins. C'est un best-seller, plus de 5 millions, peut-être même 10 millions d'exemplaires ont été vendus dans le monde. Et en anglais, ça s'appelle « Can't hurt me » . L'auteur, il s'appelle David Goggins, c'est un ancien militaire américain, il est passé par les Navy Seals, l'école des Rangers. et le contrôle tactique aérien. Donc, c'est quasiment quelque chose que personne n'a fait. En tout cas, il n'y a pas beaucoup de personnes qui ont eu ce parcours-là. Ensuite, il est devenu un coureur d'ultrafonds. L'ultrafonds, je pense que c'est plus que le marathon. Les chiffres, tu peux les retrouver sur Internet. Il a fait des courses où vraiment, littéralement, des gens peuvent laisser la vie. Il a vraiment battu des records à ce niveau-là. Il pesait environ 135 kilos. Et pour entrer dans l'entraînement des Navy Seals, il devait descendre à 87 kilos. OK ? Donc, il avait moins de trois mois pour le faire. Et devine quoi ? Il l'a fait. Il a traversé ce qu'on appelle la semaine de l'enfer. C'est une semaine qui élimine la majorité des candidats. Lui, il a fait ça trois fois. Parce que les deux premiers se sont terminés sur une blessure. Donc, il a voulu finir ça tranquillement. En 2013, il a battu le record du monde des tractions. 4 000... Non, c'est ça non ? 4 030. 4 030 tractions. en 17 heures. Je ne sais pas si tu te rends compte de la dinguerie. 4030 tractions en 17 heures. Et il a fait ça après avoir fait plusieurs tentatives ratées. Donc ça c'est juste pour te présenter le personnage. C'est lui David Goggins. C'est lui ce monsieur que tu vois sur ce livre. C'est lui qui dit « Can't hurt me » . Plus rien ne pourra me blesser. Il écrit un autre livre aussi qui parle aussi de discipline. Sauf que le sujet pour moi ce n'est pas ce qu'il raconte dans son livre. Le sujet ce n'est pas ça. Parce que David Goggins le dit lui-même, et il le dit ouvertement. Il a eu une enfance avec un père violent. Il a vécu le racisme dans la petite ville où il a grandi. Il a connu l'humiliation à l'école. Et il a appris très tôt à mentir sur ce qu'il sait faire pour ne pas être vu comme quelqu'un de nul. Tout ce qu'il a construit après dans sa vie, c'était pour lutter contre ça. Maintenant tu peux te demander, William, comment tu es tombé sous le livre de David Goggins ? Moi, David Goggins, je le suis et je l'écoute. pour ce côté motivation, pour ce côté développement personnel, pour ce côté dépasser les limites. Et en suivant David Gouguin, je ressens deux choses, à la fois de l'admiration et en même temps du malaise et de la compassion. Parce que quand moi je découvre des personnes comme ça, je suis surtout sûr qu'est-ce qui se passe dans la tête de ces gens-là, quels ont été éventuellement les traumas, qu'est-ce qu'ils ont vécu. Moi je n'ai pas grandi avec un père violent. Mais j'ai perdu mon père en 2005, j'ai perdu maman en 2011, je n'ai pas grandi avec ma mère et mon père était quelqu'un de très occupé. Dans ses dires, je reconnais la bonne ou la pire, le poids, on n'en parle pas. Moi, je faisais 165 kilos, j'en fais 125 aujourd'hui. En tout cas, au moment où je tourne cet épisode et je continue de perdre du poids. Il y a plein de choses qu'il dit dans lesquelles je me suis reconnu. Et quand je dis malaise et en même temps admiration, c'est qu'en fait, tu te rends compte que le prix à payer pour être David Goggins, il est énorme. Oui, tu vas regarder 30 secondes de David Goggins sur TikTok. Tu seras encouragé, tu seras motivé. En plus, ceux qui font les montages avec les voix de David Guggen, c'est souvent très bien. C'est bien rythmé, tu as de l'émotion, tout ça, etc. Mais quand on creuse un peu plus, David Guggen, c'est quelqu'un qui se détestait. Il l'a dit dans plusieurs épisodes, plusieurs interviews, plusieurs endroits où il a eu à s'exprimer. C'est quelqu'un qui se détestait, qui avait un dégoût profond pour lui-même. Mais est-ce que c'est la manière ou l'approche qu'il faut avoir pour pouvoir vraiment changer de vie ? Est-ce qu'il faut se détester ? On va en parler dans cet épisode, on en parle, on a déjà commencé à en parler, mais c'est une réflexion que je veux que toi et moi on ait. Est-ce que je dois me détester pour changer ? Est-ce que pour avoir de la discipline, je suis obligé d'être... Il y a plein de questionnements que j'ai. Et je pense que tu auras les mêmes questionnements que moi également. En tout cas, si tu connais David Gouguin, cet épisode t'intéresse. Si tu ne le connais pas, je te recommande d'aller prendre son livre déjà pour te faire une propre idée, mais même de consommer les contenus qui existent sur lui. et qu'on a un peu plus en profondeur sur ce sujet. Et il y a une phrase clé que je veux que tu retiennes de cet épisode de podcast si tu ne dois retenir qu'une seule chose. L'exigence, ce n'est pas de la punition. L'exigence, ce n'est pas se punir soi-même. Ça te semble évident, mais en réalité, ce n'est pas évident. Et je vais te montrer pourquoi la plupart des gens admirent David Goggins, mais ceux qui l'admirent plutôt confondent les deux. Et moi y compris. Pendant un moment, je confondais également les deux. Mais c'est justement la raison pour laquelle j'ai fait cet épisode. Pour ne pas que tu restes dans cette même dynamique-là, et que tu puisses tirer le maximum justement de cet homme qui, selon moi, est quelqu'un d'exceptionnel et d'extraordinaire, et il y a des choses à prendre de cet individu. On va parler de quelque chose que personne ne raconte. Donc David Goggins, je t'ai dit tout à l'heure, il a couru des courses, on appelle ça les miles, il a couru plusieurs centaines de miles sans préparation. Il a terminé des épreuves avec des fractures, il a uriné du sang, il a perdu ses ongles de pied. Je crois même que c'est dans les photos du livre, il montre les endroits où il a perdu ses ongles de pied. Il a vécu toutes sortes de maladies. Moi, vraiment, le mot qui me vient en tête quand je pense à lui, c'est « broken » . « Broken » , c'est quoi ? C'est brisé. C'est-à-dire, il est arrivé à un stade où c'est compliqué pour la plupart des êtres humains d'être brisé comme ça. C'est compliqué. Je l'avais marqué tout à l'heure, la page où il montrait son ongle. Mais tu vois, quand moi je vois un David Goggins, un exemple dans son livre. Je vois une histoire. Tu vois, là c'est ici, il est avec son père. Ok ? Je vois une histoire. Et on a toute cette histoire. David Goggins a fini la semaine de l'enfer, pieds cassés, des pieds scotchés. Quand on te raconte ça dans une vidéo de motivation, on met une musique derrière, ça s'appelle du dépassement de soi. C'est cool. Mais lorsque tu lis le livre, tu trouves autre chose. Tu trouves un homme qui explique qu'il n'arrivait pas à s'arrêter. Et moi, j'étais sur cette tangente-là. Le drive, comme on dit en anglais. Le hustle. L'envie de toujours faire plus. L'envie d'aller chercher plus. L'envie de faire plus. Mais si je dois être honnête avec toi, je pense que ça a failli me coûter et ma vie, et mon couple, et ma famille. David Coogin, c'est le gars qui te dit n'abandonne jamais, ne sait jamais, ne l'a jamais rien, etc. Très bien. Mais ça, ça coûte très cher. Il a dit lui-même qu'il n'est pas quelqu'un d'apaisé et qu'il ne cherche pas à l'être. David Goggins l'a dit. Donc imagine si tu continues à suivre quelqu'un qui, derrière des vidéos de motivation, etc., il te drive. Mais quel chemin tu prends ? Ce n'est pas moi qui interprète, c'est lui-même qui a dit. Il dit qu'il n'est pas quelqu'un d'apaisé. Peut-être qu'il a changé aujourd'hui. En même temps, il ne se prononce pas énormément et tout. Peut-être qu'il a changé aujourd'hui. Mais il a dit qu'il n'est pas quelqu'un d'apaisé et il ne veut pas changer. Donc, la première des choses à comprendre, c'est que sa discipline à lui, c'est son choix de vie à lui. Sa discipline à lui, c'est une réponse. C'est une réponse à un garçon qu'on a humilié et qui s'est juré que plus jamais on ne le prendrait pour un faible. Tu vois, en te disant ça, j'ai même les frissons. Parce que je sens que tu te reconnais dans ça. On t'a humilié. On t'a manqué de respect, on t'a rabaissé. Lui c'est la discipline, toi ça peut être par rapport à l'argent. Tu t'es dit que plus jamais on ne va me retrouver en train de m'en dire l'argent aux autres. Parce que tu es passé peut-être par des situations où... Parce que tu n'avais pas d'argent, on t'a méprisé. Plus jamais les filles vont me dire non. Plus jamais les hommes ne vont me rejeter. Plus jamais x, y, z. Et tu es devenu exigeant, tu es devenu dur avec toi-même, tu as fait preuve de discipline, tout ce que tu veux. Et c'est très bien, je te félicite. Mais quelle est la motivation profonde et la source qu'il y a derrière ? En termes de résultats, c'est très bien. Ça donne des résultats que... Très peu de personnes obtiennent, mais c'est une facture, ça coûte cher. Le problème, ce n'est pas David Goggins. Il a fait son choix en connaissance de cause et puis il l'assume publiquement. Le problème, c'est toi et moi. Le problème, c'est le type de personne qui regarde ses extraits de 30 secondes sur les réseaux sociaux, qui prend sa vie pour faire un copier-coller, qui se met à parler comme un sergent instructeur dans sa propre salle de bain à 6h du matin. Le problème, c'est ça. Parce qu'en réalité... Tu ne peux pas rouler à la même vitesse que quelqu'un si tu n'as pas le même carburant que cette personne. Tu ne peux pas rouler une Lamborghini en mettant l'essence que tu mettrais dans une Twingo. Bon, techniquement oui, mais c'est pour te parler de la substance qu'il y a à l'intérieur. Le moteur de David Goggin, c'est son histoire. Mais quand tu n'as pas son histoire, est-ce que tu peux reproduire sa discipline ? L'histoire de David Goggins a produit dans sa vie de la honte. Une honte tellement profonde qu'elle a emmené dans ses derniers retranchements. Mais quand tu comprends les émotions, la honte ne construit rien. La honte épuise, la honte drelle. Et moi j'étais comme ça, ce mindset là de drive, de drive. Et à un moment j'étais devenu très dur avec ma femme. Nier, oublier même qu'elle avait des émotions, oublier même qu'elle avait cette forme d'être fragile. Parce que oui, you have to stay hard, stay hard, reste motivé, reste déterminé. Et c'était bien pour moi de penser ça parce que ça me déconnectait de ce que je ressentais. Ça me déconnectait de devoir faire le deuil de mes parents, ça me déconnectait de devoir me reconnecter à mes émotions à moi-même. Et je l'ai fait pendant des années. Je t'en parle en connaissance de cause. Tu peux être exigeant, mais ne pas te détruire. Tu peux avoir une vision, tu peux vouloir devenir excellent, mais ne pas être en train de te détruire. Je ne dis pas que David Goggin c'est mauvais, non. Je dis lui il a fait son choix en connaissance de cause et c'est sa vie. Pourquoi toi tu ferais un choix sans connaissance de cause et ce n'est pas ta vie ? Maintenant une fois qu'on a fini cette discussion un peu plus profonde, on va voir maintenant qu'est-ce qu'on va garder de ce livre-là. Qu'est-ce qu'on peut utiliser au quotidien dans ce livre-là. Et c'est ce que j'appelle, la première des choses, c'est le premier outil même du livre. et pour moi c'est le meilleur outil de ce livre là que tu peux tirer ça s'appelle le miroir de la responsabilité David Goggins lui il colle des post-it sur le miroir de sa salle de bain et il écrit dessus la vérité de sa propre situation il ne cherche pas à adoucir, il écrit ses objectifs et il met son clair devant lui il lit ça tous les matins l'idée n'est pas de s'insulter devant la glace l'idée est très simple et elle est en même temps difficile C'est arrêter de te raconter une version arrangée de ta vie. Dernièrement, quand je parlais de ma paix, de beurre avec ma famille, ils me disaient « William, j'étais dur avec toi, etc. » J'étais gros, gonflé et obèse. Fin. Je n'ai pas besoin de dire non, c'est comme ça que j'étais. Oui, l'obésité est une maladie chronique. Mais maintenant, quand je regarde William dans le miroir, quand je regarde mes photos d'il y a trois mois et mes photos d'aujourd'hui, non. J'étais épuisé pour tout mouvement. J'étais fatigué. J'avais des troubles de mémoire, des peurs, des absences, tout. C'était ça ma réalité. Donc je ne vais pas venir arranger. Non mais en fait non, mais bon, quand même non. Donc c'est pas ce titre là par exemple. Si tu veux utiliser cette méthode, c'est d'écrire ta vérité. Pas de t'insulter. Dis en ce moment, je n'ai pas d'argent dans mon compte en banque. Et je suis frustré, amer, aigri, cynique. Et je l'accepte. pour te confronter à ta propre réalité tous les jours. Des fois, on parle des haters, on parle des gens qui laissent des commentaires négatifs. Mais quand on se regarde nous-mêmes devant le miroir, on sait exactement à quoi notre vie ressemble. On sait exactement à quoi notre vie ressemble. On sait exactement ce qu'on aurait pu faire qu'on n'a pas fait. On sait exactement ce qu'on doit faire qu'on ne fait pas. Mais on trouve des moyens d'arranger, d'enjoliver la réalité. Tu sais que tu es un potentiel, toi qui es en train de m'écouter en ce moment, mais tu arranges la réalité. Oh non, je suis fatigué, donc je scrolle. Oh non, je n'ai pas envie, donc tant. Ah non, Mais tu sais très bien au plus profond de toi, ces choses qui doivent sortir de toi, tu sais. Parce que nous tous on fait ça. On dit qu'on manque de temps. Alors on rate des décisions importantes. On dit que le contexte est compliqué. Alors on ne fait pas ce qu'on doit faire parce qu'on n'a pas envie. On dit qu'on va s'y mettre plus tard. Mais on ne le fait jamais. Le miroir de la responsabilité, c'est le moment où tu nommes la situation telle qu'elle est. Pas comme tu la racontes à tes amis. Même pas comme tu la racontes à toi-même. Tu notes la situation telle qu'elle est. Fais-le aujourd'hui. Prends un papier. Écris une phrase. Une seule. Écris-la sans excuses, pas si compliqué en ce moment. Un exemple tout bête, je n'ai rien publié depuis 4 mois et personne ne m'empêche de publier du contenu. Point. J'ai dépensé tout l'argent que j'aurais pu économiser. J'ai fait des choix de fou ou de folle. Pour moi, c'est l'outil du livre que je garde à 100%. Et c'est celui dont les gens parlent le moins, le miroir de la responsabilité. Te mettre face à tes responsabilités. Ce n'est pas parce que x, y, z que tu as trompé. Tu as trompé un point de trait. Regarde-toi en face. C'est en toi et toi. Tu ne vas pas fuir. C'est en toi et toi. Il n'y a même pas une affaire de Dieu. Non, c'est en toi et toi. Parce que la personne avec laquelle tu passes le plus de temps sur cette terre, c'est toi-même. Si tu n'es pas vrai avec toi. Si tu n'es pas honnête avec toi, avec qui est-ce que tu le seras ? Deuxième outil, c'est certainement la phrase la plus citée du livre, la fameuse règle des 40%. Quand ton cerveau te dit que tu es fini, selon David Guggins, ça veut dire que tu seras autour de 40% de ce que tu peux vraiment donner. Pour être honnête avec toi, ce n'est pas un résultat scientifique. C'est une image qui est tirée de son expérience et il faut l'apprendre telle qu'elle. Personne n'a mesuré ce chiffre en laboratoire, ce qui est vrai par contre. C'est le mécanisme. Ton envie d'arrêter quelque chose arrive presque toujours avant ta limite réelle. Pas juste avant, bien avant. Donc en réalité, lorsque tu as l'impression que ça devient trop difficile, tu n'es même pas encore vraiment totalement au niveau de ta limite réelle. Donc la question ici n'est pas de savoir si la règle de 40% c'est le bon chiffre ou le meilleur chiffre. La question est de savoir, dans ta semaine, dans ton mois, Qu'est-ce qui s'arrête parce que c'est vraiment fini ? Qu'est-ce qui s'arrête parce que c'est vraiment devenu inconfortable ? Tu connais la réponse, ce n'est pas agréable. Et tu sais qu'au plus profond de toi, tu as le carburant pour aller plus loin. Tu as le carburant pour faire plus. Tu as le carburant pour faire mieux. Tu le sais. Tu le sais. Après le miroir de la responsabilité, c'est la règle entre guillemets de 40%. Là où tu penses que ça devient difficile, ce n'est pas encore le stade où c'est totalement fini. Ce n'est pas encore le stade où c'est totalement difficile. Et tu le sais. Troisième outil, beaucoup de personnes n'en parlent pas, mais c'est dans son livre. Ça s'appelle la boîte à biscuits. La boîte à biscuits, c'est quoi ? Elle est mentale. Et ça, moi, je l'utilise beaucoup. J'en parlais même au moment où j'ai tourné cet épisode. J'en parlais avec une personne que je connais. Et en fait, c'est la boîte à biscuits que je lui ai expliqué. La boîte à biscuits, c'est quoi ? C'est de constituer mentalement une réserve de tout ce que tu as déjà traversé. Quand David Goggins est au bord de lâcher, il pioche dans cette boîte à biscuits et il se rappelle qu'il a déjà su vécu à pire. Quand ma vie devient difficile, je me rappelle que j'ai su vécu au décès de mon père. Je me rappelle que j'ai su vécu au décès de ma mère. Je me rappelle que je ne me suis pas transformé en ce que les statistiques auraient pu dire de moi parce que j'ai perdu mon père et ma mère. Je me rappelle que j'ai vécu pendant 7 ans avec ma femme et mon fils et mes enfants avec un seul salaire. Je me rappelle qu'il y a des saisons où je ne pouvais pas acheter du lait pour mon fils, mais je ne suis pas mort dans ces saisons-là, et mon enfant non plus n'est pas mort. Je me rappelle de tellement d'autres choses que je ne vais pas te raconter ici. Il y a non seulement la boîte à biscuits, mais moi j'appelle ça les cicatrices. Les cicatrices te montrent que ce jour-là, entre la cicatrice et la douleur que tu as eu le jour-là, tu ne te rends même pas compte de la différence. La cicatrice te rappelle que tu es passé par cette douleur. La boîte à biscuits, c'est la même chose. Ce principe est intéressant parce qu'on peut dire qu'il fonctionne dans un autre sens que le livre. Ce n'est pas du mépris de soi-même, ce n'est pas de la douleur, c'est de la mémoire. Tu as déjà su vécu à des choses dures, mais parfois tu les as juste oubliées. Parce qu'on oublie ses propres victoires plus vite que ses échecs. Les échecs, tu t'en souviens très bien, mais tes victoires, il faut toujours te les rappeler. Moi, j'ai décidé de me rappeler de mes victoires. Gugin utilise beaucoup ses échecs pour se booster. Mais ce à quoi tu as su vécu, ce sont des victoires. Exercice pour toi aujourd'hui, on n'a pas encore terminé, prends juste 5 victoires, 5 lignes, 5 moments de ta vie où tu as tenu bon alors que tu voulais arrêter. Garde-les, c'est ta boîte à biscuits, tu en auras besoin dans les moments où ce sera dur, tu en auras besoin dans les moments où ce sera complexe. Et tu dis à William, j'ai bien fait d'avoir ma boîte à biscuits, parce qu'en réalité, c'est là où le stay hard prend son sens. Oui, la vie est dure, mais la vie m'a déjà donné des... coup plus intense que ça et puis je suis resté debout. Et tant que moi je suis en vie, je vais continuer de progresser. Ça, c'est des outils qui sont puissants à avoir au quotidien. Parce que toi et moi, nous savons que la vie, elle est ce qu'elle est. Maintenant, je t'ai donné ces outils, on va faire maintenant quelques tests. Et c'est là, je rejoins le sujet de ma vidéo. Est-ce que l'exigence est la punition ? Comment savoir si tu es en train d'être exigeant ? Ou si tu es juste en train de te punir, te punir de quelque chose. Les deux se ressemblent à l'extérieur. Dans les deux cas, tu te lèves tôt, tu fais ton travail, tu dis un conseil dur. La différence n'est pas dans l'acte, la différence est là ailleurs. Donc voici trois tests qu'on va faire pour savoir la différence entre l'exigence et la punition. Le premier test ou la première différence, c'est ça, c'est que l'exigence parle au futur. L'exigence est encore 10 minutes. Vas-y, tu peux y arriver. La punition, elle parle au passé et elle parle à ta personne. Tu es minable. Regarde ce que tu as encore fait, tu es toujours pareil. De l'extérieur, on te voit faire tes push-ups. De l'extérieur, on te voit en train de bosser. De l'extérieur, on te voit en train de progresser. Mais à l'intérieur de toi, les deux voix ne disent pas la même chose. L'exigence parle au futur. Très bien, tu as fait 10 millions, tu peux faire 11 millions encore. Continue, tu peux faire plus, un pas de plus. La punition, elle est là pour te détruire. Tu es nul, tu es minable. Tu as fait 10 millions, mais tu es nul. Jamais tu ne pourras devenir une mauvaise personne. Écoute la voix qui parle, pas l'effort. La voix qui te décrit au lieu de te diriger, c'est la voix de la punition. Maintenant, la voix qui te donne la direction, c'est la voix de l'exigence. Donc ça, c'est ton premier test que tu vas faire. Le deuxième test, c'est qu'est-ce qui se passe ou bien qu'est-ce que tu penses lorsque tu réussis. Imaginons que tu as tenu un engagement pendant trois semaines. Qu'est-ce que tu ressens ? Si c'est un moment de calme, même coup, c'est de l'exigence. Mais si c'est immédiatement, oui, c'est passé. Je dois monter la barre plus haut, etc. Là, c'est la punition. Si la barre doit monter à chaque seconde où tu la touches, ce n'est plus de la discipline, c'est de la punition. C'est une dette que tu n'arriveras jamais à rembourser. Et une dette de ce type-là, elle ne se rembourse jamais parce qu'elle n'a pas été contractée avec la personne que tu es aujourd'hui. Elle est contractée avec la personne que tu essaies de convaincre, que tu essaies de racheter depuis des années. Je répète encore une fois, si tu dois à chaque fois augmenter la barre, à chaque fois que tu atteins un nouvel objectif, dans la seconde qui suit, ce n'est pas de la discipline, de l'exigence, c'est de la punition. Je sais que tu te reconnais dans ce que je dis. Je sais que tu as certainement grandi dans un environnement, tu as peut-être, pardon, grandi dans un environnement où il y a ce genre-là. Ça commence des fois avec les oncles, les tantes, les parents, et toi-même tu internalises cette mentalité, tu internalises ce discours. C'est quand la dernière fois que tu as pris plaisir à te féliciter et te récompenser pour tes accomplissements ? C'est quand ? Toujours en train de vouloir plus, de dire plus, de dire que ce n'est pas assez ? C'est une dette que tu ne pourras jamais rembourser. Cette dette, elle est émotionnelle, elle est mentale. Troisième test, celui-là tu te reconnaîtras certainement dedans. Qu'est-ce qui se passe lorsque tu échoues ? L'exigence, quand tu rates, tu recommences demain. La punition, quand tu rates, tu t'effondres pendant des semaines. Parce que rater, dans ce cas-là, ça ne devient pas une information, ça devient une confirmation que tu es nul. Ça devient une confirmation que tu n'es pas capable. Ça devient une confirmation que tu n'es pas suffisamment bien. Regarde les trois derniers échecs ou les trois derniers abandons que tu as eus. Est-ce que tu as repris le lendemain ou est-ce que tu as complètement disparu ? Moi, j'avais cette mentalité-là surtout dans l'entrepreneuriat, dans le business. Il fallait toujours faire plus, toujours faire mieux. Mais la création de contenu m'a beaucoup aidé. Parce que j'ai appris à lâcher prise. J'ai appris à ce qu'on appelle multiplier les répétitions. Si l'un de ces trois tests que je viens de te donner décrit ton mode de fonctionnement, écris-moi ça en commentaire. C'est à ce moment-là où j'ai besoin de te lire. J'ai besoin de voir ce que tu ressens. Si tu es sur YouTube, tu peux laisser le commentaire. L'exigence, ce n'est pas de la punition. Tu peux vouloir être ambitieux, désirer plus, vouloir faire plus. sans forcément te punir, sans forcément être dans la honte, dans la culpabilité, dans le rejet de toi-même. On va bientôt terminer et je veux d'abord que tu retiennes trois principes. Principe numéro 1. Ce qui te fait avancer, ce n'est pas te parler méchamment, c'est arrêter de te mentir. Beaucoup de gens sont durs avec eux-mêmes, mais n'ont jamais regardé leur situation en face. Ils confondent le bruit et puis le travail sur soi. C'est dur, ce que je viens de dire. Beaucoup de gens sont très durs avec elles-mêmes, beaucoup de personnes, mais elles n'ont jamais regardé leur situation en face. Elles ont beaucoup de pensées, beaucoup de culpabilité, beaucoup de honte. C'est du bruit, ce n'est pas du travail sur soi. Deuxième principe, une vie ou bien un moteur, quelque chose qui te drive mais qui est bâti sur la honte, a une durée de vie très limitée. Ça peut te porter loin, ça peut même te porter très loin, mais ça te demande de rester constamment en colère pour continuer à avancer. Ça te demande de rester constamment dans une amertume pour continuer à avancer. Le jour où tu iras mieux, Tu n'auras plus d'essence. C'est pour ça que certaines personnes sabotent elles-mêmes leur propre paix. Parce que c'est quand elles ne sont pas en paix qu'elles arrivent à avancer. Peut-être que tu te reconnais dedans. Troisième point, l'inconfort c'est un entraînement, ce n'est pas une punition. Faire volontairement une chose difficile chaque jour, c'est un excellent principe pour s'améliorer. C'est vraiment le vrai même apport de ce livre. Marcher sous la pluie, finir les conversations que tu repousses. Avoir des conversations difficiles, publier ton contenu même lorsque tu n'as pas envie. La règle, elle est simple. Tu utilises l'inconfort, mais tu n'utilises pas l'inconfort pour te faire mal. Je vais te laisser avec trois questions avant que tu ailles dormir ou avant que tu commences ta journée. Première question. Quelle est la phrase que tu te répètes quand tu n'as pas tenu tes promesses vis-à-vis de toi-même ? Si tu peux, écris la mot pour mot dans les commentaires. Puis, quand tu t'es posé cette question, demande-toi est-ce que tu la dirais ? cette phrase ou bien ce que tu dirais ces mots à quelqu'un que tu aimes. Deuxième question. Qu'est-ce que tu vas arrêter cette semaine parce que c'est inconfortable ? Qu'est-ce que tu vas arrêter cette semaine parce que tu as l'impression que c'est impossible ? Donc là, je veux que tu me partages ton rapport à l'inconfort. Troisième question. Qu'est-ce que tu n'as pas encore écrit noir sur blanc ? sur ta situation, sur ce que tu traverses, sans excuses, que tu prennes ces trois questions et que tu réfléchisses. Si tu peux, tu les mets en commentaire. Ça permettra à chacun de pouvoir aller en profondeur. Et je termine avec ça. Ce Tom, David Guggins, c'est quelqu'un qui a réveillé beaucoup de personnes. C'est un homme qui est allé chercher au fond de lui-même ce que très peu de personnes sont capables d'aller chercher. Ça mérite du respect. Il n'a jamais caché non plus ce que ça lui a coûté et il continue de le dire dans chaque interview. Ce qu'on peut lui prendre... C'est le refus de se mentir, ce fameux miroir de la responsabilité. Et c'est l'idée qu'on peut s'entraîner à l'inconfort comme on entraîne un muscle. Mais ce qu'on n'est pas obligé de prendre, c'est le carburant. Tu n'as pas besoin de te détester pour te lever tôt. Tu n'as pas besoin de te détester pour perdre du poids. Tu n'as pas besoin de te détester pour avancer dans ton entreprise, dans ton couple, etc. Et c'est ce que je veux que tu retiennes. Dis-moi en commentaire, en tout cas, les éléments que tu as retenus de cet épisode. Partage avec quelqu'un qui en a besoin. Et tu peux laisser un like sur cette vidéo. ça permet à d'autres personnes de pouvoir la retrouver et prends soin de toi, j'étais heureux de partager ce moment avec toi, ciao