Speaker #0Hier, imaginons que tu as une réunion, ou une dispute, ou un message que tu as envoyé et qui est resté sans réponse. Et suite à ça, tu as une réaction. Une réaction beaucoup plus intense que ce que tu aurais voulu avoir. Mais le moment qui m'intéresse dans tout ça, c'est pas ce moment-là en question. Le moment qui m'intéresse, c'est souvent le lendemain, ou bien aujourd'hui si jamais l'événement s'est passé hier. Parce qu'aujourd'hui, au moment où tu écoutes cet épisode, en y repensant, tu t'es peut-être dit, j'ai réagi un peu trop fort. Et tu t'es dit finalement, je suis comme ça. Trop sensible, anxieux, anxieuse, colérique. Je suis comme ça, c'est ma nature. On dit souvent, tu n'es pas tes émotions. Et moi-même, je l'ai souvent dit et je le dis de temps en temps à mes enfants. Mais avec la réflexion, j'arrive à la conclusion que cette phrase telle qu'elle ne sert pas à grand-chose. Parce que quand tu es en train de ressentir l'émotion, quand tu es en train de vivre l'émotion, tu n'as pas envie d'entendre, tu n'es pas tes émotions. Parce que tu ressens quelque chose de fort, quelque chose de réel et quelque chose qui n'est pas aussi simple que juste dire, tu n'es pas tes émotions. Donc ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est autre chose. C'est pourquoi est-ce que c'est facile, c'est naturel de passer de « je ressens quelque chose » à « je suis ce que je ressens » . Et il se trouve qu'il y a une réponse, et que la réponse est plus simple qu'on ne le croit, c'est que certaines émotions durent beaucoup plus longtemps que d'autres. Et quand quelque chose dure longtemps, notre cerveau a pour facilité d'assimiler cela à quelque chose qui nous définit. Donc bienvenue dans ce nouvel épisode de Podcast du Feu Intérieur. C'est le premier épisode d'une série de 8 sur l'intelligence émotionnelle. Et dans cet épisode, on va voir trois choses. Ce qu'est une émotion concrètement, pourquoi certaines s'installent et parfois peuvent rester dans la durée, et qu'est-ce que ça change réellement de savoir ça. Ma promesse aujourd'hui, c'est de savoir la différence entre ce qui dure chez toi et ce que tu es. Donc, une petite question qu'on peut se poser, c'est est-ce qu'une émotion est un message passager, plutôt qu'une identité, une faiblesse ou même un problème à éliminer ? Parce que malheureusement, aujourd'hui, les gens considèrent les émotions comme étant quelque chose de mal. Et c'est normal, ce n'est pas de notre faute, ce n'est pas de ta faute, ce n'est pas de ma faute. On a toujours très mal compris la notion d'émotion. Déjà dans ce livre-là, qui s'appelle « Le petit guide illustré de l'intelligence émotionnelle » , j'ai découvert que l'intelligence émotionnelle, c'est un thème, une thématique qui a apparu dans les années 60. Et quand on dit les années 60, 1960, c'est très récent dans tout ce qui concerne la psychologie. Donc c'est quelque chose avec lequel on évolue, c'est quelque chose avec lequel on grandit. Mais généralement, on fait une erreur par rapport aux émotions. C'est-à-dire, on les considère comme étant une identité, etc. Donc, on va essayer de décortiquer un peu ces choses-là. Et encore une fois, mes épisodes de podcast ne sont pas là pour te donner des leçons. Ce podcast, c'est vraiment un laboratoire de transformation, d'abord personnel pour moi, et j'essaie de faire bénéficier le plus grand nombre avec mes réflexions que j'ai. Si je voulais avoir un podcast qui était simplement viral, je sais quelles thématiques j'aurais pu aborder. Donc, il y a trois façons avec lesquelles on peut se tromper au niveau des émotions. La première des façons, c'est d'en faire une identité, en mode je suis anxieux. En faire une faiblesse, ça c'est la deuxième façon, je suis trop sensible, la sensibilité n'est pas une faiblesse. Et la troisième façon, c'est en faire un problème à éliminer, il faut que j'arrête de ressentir ça. Personnellement, moi l'intelligence émotionnelle c'est un sujet qui me parle parce que j'ai eu du travail à faire dessus. Tout comme être humain, tout comme chaque être humain je pense, et on n'est pas tous logés à la même enseigne en termes d'intelligence émotionnelle. Donc c'est un travail que je continue de faire, c'est un travail que je trouve qui n'est pas facile, pas évident, mais c'est un travail qui est nécessaire si tu veux avancer dans cette vie. Donc, que ce soit... considérer une émotion comme une identité, considérer une émotion comme une faiblesse, ou considérer une émotion comme un problème, il y a un point commun entre les trois. C'est qu'on traite, nous tous, les émotions comme des intrus. On traite les émotions comme des choses qui nous poussent simplement à la confusion, etc. Alors que ce n'est pas du tout le cas. Donc, on va voir ce qui nous fait mal et comment lire concrètement ce qui nous fait mal au quotidien. Donc, il y a une phrase qu'on entend partout, je l'ai dit en introduction, tu n'es pas tes émotions. Sauf que... Le mot émotion recouvre plusieurs choses qu'on mélange en permanence. Il y a ce qui monte d'un coup, moi j'appelle ça la vague. Donc il y a une vague, ça monte, tu ressens quelque chose et puis bam, ça redescend. Donc par exemple la peur quand une voiture freine devant toi, il y a tout ce que tu vas traîner dans la journée, quand tu es dans tes pensées, etc. Donc ce qu'on appelle l'humeur. Et il y a ce que tu penses de quelqu'un depuis dix ans. Donc il y a des choses qui restent qu'on appelle comme des résidus. Donc dans les discussions sur les sujets de l'émotion, La question qui revient le plus souvent, ce n'est pas comment je fais pour mieux gérer mes émotions, etc. La question qui revient le plus souvent, c'est une distinction beaucoup plus profonde que les gens cherchent à avoir. Par exemple, c'est quoi la différence entre l'angoisse, l'anxiété et le coup de blouse ? Parce que c'est trois mots différents qui ne veulent pas forcément dire la même chose. Mais nous, de manière instinctive ou naturelle, on va considérer que les trois veulent dire la même chose. On met tout dans le même panier, tout ensemble, et puis après, que chacun se débrouille. Donc, les gens ne demandent pas forcément une méthode. Ils demandent des précisions de vocabulaire. Et c'est normal. Parce que quand un seul mot désigne trois choses, ça veut dire qu'il y a un problème. On doit changer de mot, on doit changer de perspective, etc. Et la deuxième chose qu'on croit aussi... qui est enraciné au plus profond de nous, c'est le mécanisme par rapport à tout ce qui est émotion. Donc, en termes d'études, on a une méta-analyse qui a été publiée en 2012 dans Behavioral and Brain Science qui a comparé les études en imagerie cérébrale sur les émotions. Cette étude a prouvé qu'il y a peu de preuves qu'une émotion donnée correspond à une région précise et réservée du cerveau. Ce sont plutôt des réseaux généraux qui servent aussi à d'autres choses. Donc, il n'y a pas un endroit à l'intérieur de toi qui est réservé uniquement aux émotions. C'est-à-dire que ça cohabite avec d'autres choses. C'est un peu comme les salles polyvalentes. Les salles polyvalentes, tu peux faire plusieurs choses à la fois. Ce n'est pas dédié forcément à un seul usage. Donc, il n'y a pas par exemple une zone où elle logit la colère, tu vois. Mais il n'y a pas un endroit où la colère est trop grosse chez toi, la tristesse est trop grosse chez toi, etc. Il n'y a pas ça. En tout cas, c'est ce que cette étude de 2012 a prouvé. Donc, tu peux aller chercher sur Internet. Tu cherches études de behavioral and brain science sur les émotions et tu vas pouvoir les trouver. Donc en réalité, on doit apporter un peu de nuance. Donc ça ne veut pas dire que les émotions n'existent pas. Bien évidemment, elles existent. Et ça ne veut pas dire aussi que les émotions se valent toutes. Tu vas comprendre en tout cas dans cet épisode de podcast, ne te fais pas t'inquiéter. Ça veut dire que les émotions n'ont pas de pièces fixes. Elles sont sans domicile, fixes à l'intérieur de toi. Elles sont construites à chaque fois à partir de ce que ton corps ressent. et de ce que tu as appris. Donc les émotions, c'est comme une intelligence artificielle. L'intelligence artificielle se nourrit d'informations pour apprendre et s'améliorer. Les émotions, soit ça s'améliore, soit ça empire également. Ensuite, il y a une autre chercheuse aussi qui s'appelle Lisa Feldman Barrett qui a proposé que nos émotions soient construites par notre cerveau à partir des sensations et des concepts appris. C'est ce que je viens d'expliquer. Et c'est Lisa Feldman Barrett qui en a parlé. Maintenant, il y a une théorie qui est influente en tout cas. C'est ce qu'elle a développé. C'est Lisa Barrett. Et c'est une théorie qui est discutée, donc ce n'est pas quelque chose d'acquis. Encore une fois, c'est pour ça que je dis que c'est des recherches, parce qu'il n'y a pas forcément de consensus au niveau de tous ces sujets qui parlent du passage à l'action, etc. Mais il faut que chacun d'entre nous puisse arriver à avoir sa réflexion personnelle et sa réflexion profonde sur le sujet en question. Donc pour être honnête, sur la question de la construction des émotions, les chercheurs ne sont pas d'accord entre eux, on y reviendra beaucoup plus tard. Mais pour commencer et continuer à étudier les émotions, Je trouve que ça peut faire du sens. Mais je suis d'accord surtout avec le fait qu'il n'y ait pas un endroit en toi qui dise que cette émotion, entre guillemets, occupe le plus de place, etc. Ça, personnellement, je suis d'accord avec ça. OK ? Donc, par exemple, quand tu dis je suis stressé, est-ce que tu décris ce que tu ressens ou bien tu décris autre chose ? Tu vois, il y a des questions comme ça qu'il faut se poser. Est-ce que je suis stressé ? C'est la même chose que je suis anxieux. Ce n'est pas la même chose. C'est pour ça que, justement, je te parle de l'intelligence émotionnelle parce que ça va vraiment t'aider. Parce qu'une fois que tu mets des mots sur ce que tu ressens, une fois que tu dis des choses, ça te permet de passer à un autre niveau. Maintenant, ce que tu sais peut-être déjà, c'est que toutes les émotions ne durent pas pareil. Il y a une étude de 2015 qui a comparé la durée de 27 émotions. Donc, elle a comparé et on a trouvé que la tristesse est l'émotion qui dure le plus longtemps. La honte est parmi les émotions les plus courtes en termes de durée et la culpabilité dure nettement plus de temps que la honte. L'anxiété dure nettement plus de temps que la peur. Donc, si tu regardes bien à mon écran, la colonne de gauche, si tu écoutes en audio, malheureusement, va regarder. Va sur YouTube, va regarder. La colonne de gauche, les émotions de la colonne de gauche, tristesse, culpabilité, anxiété, ce sont exactement les émotions où les gens vont se dire, je suis comme ça. Ce sont les émotions où on va identifier ça à une forme d'identité. Je suis quelqu'un de triste, je suis anxieux, je suis colérique, je culpabilise tout le temps, etc. Personne ne dit, je suis quelqu'un de surpris. Parce que la surprise n'est que quelques secondes en réalité. Donc, cette donnée, précision encore une fois, J'aime bien que tout soit très clair avec tout ce que je te dis. Par rapport à cette étude en question, ce sont les participants qui ont rapporté après coup. Donc ce ne sont pas forcément des logiques mesurées mathématiquement et tout. C'est les participants après qui ont dit ok, ça dure à peu près tant de temps. Mais pour moi, ça semble logique, la logique tient. Parce que quand tu vois les émotions de gauche et les émotions de droite, tu sais que tu ne les ressens pas de la même manière. D'accord ? Maintenant, il y a une question que tu peux te poser. Qu'est-ce qui fait qu'une émotion dure, William ? J'attendais que tu poses cette question. Parce qu'on va voir qu'est-ce qui fait qu'une émotion dure. Parce que c'est bien de faire la distinction, mais toi tu peux te dire par exemple, mais William, moi j'ai l'impression que la honte ça dure plus qu'autre chose, etc. Ben, c'est très simple. Une émotion qui dure ressemble à quelque chose qui te définit, ok ? Donc, c'est le mécanisme du malentendu en fait qu'on ressent par rapport aux émotions. C'est que tu n'étais pas trompé par rapport à tes émotions généralement. Je suis triste, je suis supplié, etc. C'est parce que l'émotion a une durée prolongée que tu identifies ça à toi, d'accord ? Donc, tu as pris la durée d'une émotion. pour la nature d'une émotion et pour la nature de ce que tu es. Donc ce que tu appelles « je suis anxieux » , c'est très souvent le fait que tu rumines sur des sujets qui sont importants pour toi. Et le fait de ruminer sur des sujets qui sont importants pour toi fait en sorte que l'anxiété semble être présente quasiment tout le temps au quotidien. Donc ce n'est pas la même chose. Je suis anxieux et je rumine sur des sujets importants pour moi, ce n'est pas la même chose. Et moi, j'essaie de faire vraiment attention à ce que je dis après le mot « je suis » . Parce que je ne veux pas me condamner par mes paroles, je ne veux pas me condamner parce que ma parole est créatrice, je ne veux pas me condamner avec ce que je dis de moi. Donc ici par exemple, si tu as une émotion que tu as longtemps prise pour un trait de personnalité, c'est le moment pour toi de comprendre que tu n'es pas cette émotion-là. Cette phrase a pris du sens. C'est que je ressens quelque chose, et même si je le ressens pendant longtemps, ça ne veut pas dire que je suis cette chose. Après, je sais qu'on va faire encore d'autres épisodes sur l'identité. On peut se poser plein de questions par rapport à l'identité. Finalement, on doit dire je suis quoi. Moi, j'aime dire que tu as des émotions, mais tu n'es pas tes émotions. Tu as une maison, mais tu n'es pas ta maison. Tu as un téléphone, mais tu n'es pas ton téléphone. Tu as des livres, mais tu n'es pas tes livres. Le seul problème, c'est que les émotions, on les ressent au quotidien. Et tu les ressens avec des intensités variables. Donc, ce que tu appelles « je suis comme ça » , je peux te poser la question, tu peux répondre en commentaire. C'est quoi concrètement ? Est-ce que c'est quelque chose que tu ressens ? Ou est-ce que tu as transposé ce que tu as ressenti pendant un moment à quelque chose qui est devenu une identité pour toi ? Donc ça, c'est la question, c'est la discussion que je veux qu'on nettoie, moi. Bon, je sais que tu ne peux pas me parler directement, mais si tu es dans les commentaires, tu laisses des commentaires. Sinon, je veux que tu aies cette réflexion-là de ton côté. Donc, par exemple, la notion de disposition existe, tu vois. On ne peut pas juste dire tout est dans ta tête, tu peux tout choisir. Je l'ai souvent dit aussi et je demande pardon aux personnes à qui j'ai dit, mais ce n'est pas forcément le cas, d'accord ? Ce serait aussi injuste de le dire parce qu'il y a des dispositions qui existent. Donc, dans les discussions, encore une fois scientifiques, psychologiques sur le sujet, il y a deux camps qui s'affrontent. Il y a le camp de ceux qui disent qu'on a le pouvoir de tout changer à l'intérieur de soi et de choisir ses pensées. Personnellement, je ne changerai pas de camp, je reste dans ce camp-là. Maintenant, je mets aussi de la nuance pour comprendre que, Il y a des gens qui sont dépressifs, tu vois, et méditer, marcher, tout ça, ça ne suffit pas. Donc moi, je considère que si tu es dans le premier camp, que tu as pu choisir ta vie, tu as pu choisir tes émotions, tout ça, c'est très bien pour toi, c'est très bien pour nous, mais ça ne fait pas tout. Ça, je l'ai constaté parce qu'avec le temps, tu grandis, tu évolues, tu essaies aussi de mettre de l'eau dans ton vin, de considérer vraiment ce que les gens ressentent, etc. Et si tu es dans la catégorie des gens qui arrivent à choisir leur pensée, choisir ce qu'ils veulent, etc., c'est très bien. Mais il y en a qui n'ont pas la même chance ou la même prédisposition que toi. Et il ne faut pas croire que parce que toi tu peux faire quelque chose et que c'est facile, les autres aussi peuvent le faire. Et ça je dis merci beaucoup à ma femme qui me rappelle ça souvent. Parce que moi je suis un gars, je fonce, je suis un gars, je me relève, etc. Mais la vie elle est longue et elle est courte en même temps. Tu ne sais pas ce que demain te réserve. Donc prends l'attitude que tu as, la facilité que tu as, pas comme acquis, mais comme une grâce. Comme quelque chose qui vient de toi, enfin qui t'a été donné gracieusement. Donc il y a vraiment deux camps. Ceux qui disent on peut tout changer à la force de la pensée, etc. Mais il y a des gens qui sont vraiment en dépression. Et tout le monde n'a pas le même déclic de la même manière, il le déclic au même instant. Donc tu dois retenir qu'il existe des prédispositions qui sont stables. La recherche sur les traits de personnalité, le tempérament décrit des différences durables entre les personnes. Si tu te vis comme anxieux depuis toujours, je ne vais pas te répondre que c'est une illusion. C'est quelque chose de réel, c'est quelque chose que tu constates. Maintenant ce que je conteste, c'est que ce n'est pas je ressens vers je suis. Non. Ce que je conteste, par exemple, moi, là où je commence à avoir un problème, c'est qu'on parle du « je suis » pour dire que, OK, comme je suis comme ça, rien ne change. Donc, la fatalité. Moi, c'est la fatalité, en fait, que je ne veux pas avoir. Encore une fois, ce n'est pas parce que tu as une tendance à quelque chose, donc tu as tendance à être anxieux, inquiet, inquiète, que tu es cette chose-là. Ça, par contre, non, on ne sera pas d'accord. Je peux comprendre ce que tu ressens, je peux comprendre ce que tu vis, je peux comprendre que tu aies du mal à t'en sortir, tout ce que tu veux. Mais je ne veux pas accepter que tu te définisses tel quel et que ça ne peut plus bouger pour toi, il n'y a plus d'espoir pour toi, etc. Ça non. D'accord ? Donc pourquoi c'est important de nommer tes émotions ? Nommer ce que tu ressens réduit l'intensité de ce que tu ressens et ça marche même si tu n'as pas l'impression de faire un effort pour te calmer. Donc les chercheurs appellent ça la régulation implicite. Donc nommer ce que tu ressens, ça fait partie de la régulation implicite et ça permet de faire baisser l'intensité de ce que tu ressens. Donc la première des choses, et c'est très important à comprendre, on ne te dit pas calme-toi. Non, tu te dis juste, là c'est de la culpabilité. En fait, c'est comme un animal que tu vois, une fleur que tu vois passer, tu vas le nommer. Par exemple, je prends un exemple tout simple. Quand quelqu'un met un parfum, j'ai un parfum ici, et que je connais l'odeur, je dis, ah, tu as mis tel parfum, ok. Rien que le fait de reconnaître que la personne a ce parfum, et pour la personne de savoir que je reconnais son parfum, tu vois que ça crée une sorte de petite cohésion qui se crée entre vous deux, juste parce qu'à cause d'un acte isolé, tu as permis à la personne de se sentir vue, reconnue. C'est la même chose pour les émotions. Calme-toi, c'est bien. Mais une question plus un peu de dire, qu'est-ce que je ressens là en ce moment ? Est-ce que je ressens de la culpabilité ? Est-ce que je ressens de la honte ? Est-ce que je ressens de la peur ? Et ça, honnêtement, c'est des livres comme ça qui vont t'aider. Petit guide illustré d'intelligence émotionnelle. Et un truc tout simple que les enfants utilisent, la roue des émotions. Ils utilisent ça à l'école. C'est très utile pour pouvoir comprendre et ressentir ces choses-là. Tu prends la roue des émotions, tu mets ça dans le chat GPT et tu lui demandes de t'aider avoir un petit... repères ou un petit livret de toutes les émotions afin de pouvoir les nommer lorsque tu ressens quelque chose. Vas-y, fais cet exercice-là, tu m'en diras des nouvelles. Je pense que ça va beaucoup t'aider. D'accord ? Donc, le simple fait de nommer l'émotion baisse un peu son intensité. Pas énormément, un peu. Un peu, c'est mieux que zéro. Tu es d'accord avec moi ou pas ? Un peu, c'est mieux que zéro. Donc, deuxième des choses, les personnes qui savent faire la différence entre leurs émotions désagréables, plutôt que de tout mettre dans un même sac, s'en sortent mieux que la moyenne. attention, c'est un lien qui est observé, ce n'est pas une preuve que ça marche tout le temps et dans ce sens là encore une fois, je le dis souvent mais je vais le répéter parce que je quitte cette terre, il n'y a pas d'émotions négatives, il y a des émotions agréables et des émotions désagréables troisième des choses, il faut prendre ça comme de la curiosité, la compréhension de tes émotions, ça doit être limite de venir comme un jeu, ou bien tu vois les jeux, généralement dans les jeux vidéo il y a ce qu'on appelle la gamification donc tu dois te voir comme en train d'être En train d'apprendre, pardon, à te connaître étape après étape. Ça, ça te fait beaucoup de bien. Donc, te parler à toi-même à la deuxième personne ou avec ton prénom, crée de la distance. C'est encore prouvé scientifiquement. Il y a des études sur le stress de la prise de parole qui disent que quand tu dis « je » , ça te met un peu plus de stress. Mais lorsque tu dis « William, tu peux y arriver » , c'est comme ça que je me parle souvent, ça met un peu de distance vis-à-vis de tout ce que tu ressens et ça te permet vraiment d'avoir cet équilibre, d'avoir cette posture qui est totalement différente. OK ? Donc ça... aussi ça peut t'aider petit à petit. Donc ce sont des situations ponctuelles en laboratoire. Ça ne veut pas dire que... Voilà, ça ne dit rien d'une souffrance durable, etc. Il faut tester. OK ? Moi, en tout cas, me parler à la troisième personne, ça m'aide énormément. Donc je ne te promets pas encore une fois de transformation miracle ou magique. Je dis juste que c'est une marge d'évolution. C'est une marge de progression. Donc imaginons, on revient à la même situation que tu as eu la réunion, la discu, tout ce que tu veux. On en revient le lendemain matin. Ce qui va changer à partir de maintenant, Qu'est-ce que tu vas faire ? Au lieu de dire je suis nul, tout ça, etc. Tu vas constater que le fait qu'on t'ait mal parlé, le fait qu'il y ait eu la dispute, ça a touché à quelque chose qui est important pour toi. Et quand quelque chose est important pour toi, l'intensité, la durée de l'émotion sera différente. Et donc là, le fait de pouvoir nommer ce que tu as ressenti, tu vas dire ok, j'ai ressenti de la culpabilité, j'ai réfléchi à tout ça, j'ai ressenti de la tristesse, parce que c'était important pour moi, ça te permet de prendre de la distance, ça te permet de prendre du recul et de mieux gérer ce que tu ressens. Donc c'est un épisode pour comprendre vraiment l'intelligence émotionnelle. Ce n'est pas forcément un plan d'action, etc. Le but est d'abord de comprendre. J'ai trouvé une belle phrase à mon podcast qui dit « Comprendre d'abord et agir avec justesse » . Avant d'agir, j'aime amener les gens à comprendre des choses. Et c'est le but de ce podcast. C'est pour ça que j'ai créé le site du podcast, le lien est dans la description. C'est pour ça que j'ai créé toutes les pages Facebook, YouTube, TikTok, Instagram et tout. Pour qu'il y ait vraiment des gens qui veulent passer à l'action, qui veulent changer de vie, c'est vrai. Mais qui doivent comprendre d'abord les choses qui se passent à l'intérieur d'eux. Et pour moi, les émotions, c'est capital et c'est crucial. Ça ne veut pas dire que tu vas devenir parfait, parfait en gestion de tes émotions. Mais rien que le fait de s'améliorer par rapport à l'année dernière, c'est déjà un pas de géant. Donc, il y a plusieurs sources de cet épisode. Elles sont à l'écran. Tu peux prendre des captures, aller chercher tout ce que je t'ai partagé ici. Pour toi qui veux aller vérifier. Elles sont également dans la description de cet épisode de podcast. Et sur mon site aussi, pareil, elles seront là-bas. Donc, partage cet épisode avec quelqu'un qui en a besoin. Je te souhaite une excellente journée, une excellente semaine, une excellente soirée. En tout cas, moi, j'ai fini d'enregistrer l'épisode le 6 septembre à 22h. Il sort le lundi 7 septembre à 6h, comme tous les lundis. Et c'est vraiment un plaisir pour moi de revenir dans ce rythme des épisodes de podcast, de pouvoir te partager plus de contenu, profonds détails, etc. Allez, prends soin de toi et on se dit au prochain épisode. Ciao !