- Speaker #0
Bienvenue dans le Lab Oratoire de Dawila Salmi, le podcast qui ose déployer son leadership. C'est en prenant la parole que l'on tente sa place, et c'est dans le partage que l'on réussit sa vie.
- Speaker #1
Bonjour Dawila, je suis très heureuse de te retrouver pour ce nouvel épisode du Lab Oratoire. Comment te sens-tu aujourd'hui ?
- Speaker #0
Bonjour à toi Sophia, salut à tous. Peuple, sois sur vous et autour de vous, je suis ravie en joie de te retrouver pour explorer la richesse de cet épisode.
- Speaker #1
Un mot peut ouvrir une porte ou refermer une prison. Il peut libérer ou enchaîner. Ici, au Lab Oratoire, nous croyons que les mots ne sont jamais neutres. Chaque phrase que vous entendrez est un miroir. Si elle vous irrite, si elle vous touche, c'est qu'elle révèle déjà quelque chose en vous. Et aujourd'hui, avec toi, Dawila... coach en art oratoire, exécutif coach certifié HEC, coach TEDx et business mentor, toi qui accompagnes depuis près de 10 ans des milliers de leaders inspirés à travers le monde, nous allons plonger ensemble dans une vérité incontournable. Les mots sont une arme invisible et chacun d'eux façonne notre identité. Pour commencer, Dawila, un mot peut être une clé ou une cage. Je voudrais que tu nous dises si c'est le mot ou bien l'intention. qui fait le plus de dégâts.
- Speaker #0
Très intéressant, effectivement. Les mots peuvent être à la fois constructeurs ou destructeurs. Un mot peut libérer ou même enfermer. Mais ce n'est jamais le mot seul. Il faut vraiment comprendre que c'est la conscience qu'on y insuffle dedans. Parce que tu vois, la forme et l'intention, c'est comme les deux ailes d'un oiseau. Du coup, une aile droite, si elle est abîmée... l'oiseau aura du mal à cheminer sur son plan de vol. Et l'un ne peut pas voler sans l'autre. Donc, on va dire que la forme, c'est l'architecture visible et la vibration, c'est l'architecture invisible. Et donc, ce n'est pas lorsque la... En fait, c'est quand la forme, c'est lorsque la forme trahit l'intention que va naître la distorsion. Tu vois ce que je veux dire ? Par conséquent... Quand un mot est bien articulé, parfois bien poli, bien rhétorique, il peut être plus assassin qu'un mot brut, maladroit, mal taillé et même mal aimé. Parce que ça vient d'un cœur et unifié. Et le danger, tu vois, ce n'est pas forcément le mot que tu emploies, c'est vraiment l'inconscience qui va habiter ce mot. C'est l'absence de qualité de présence dans ce mot. Et on le retrouve dans... dans certains clichés, dans certains héritages sémantiques, tu vois, les mots qu'on va répéter sans les ressentir. Voilà, on va répéter des mots bêtement sans les comprendre, sans les ressentir, sans les vivre. On va prendre un exemple très simple, le mot travail. Si je te dis travail, dans ton inconscient personnel, qu'est-ce que ça évoque chez toi ? Labeur, quelque chose de... Voilà. Eh bien, dans l'inconscient collectif, en français, ce mot-là vient de tripalium. qui veut dire instrument de torture. Donc dans certaines cultures, c'est le labeur, c'est la douleur, c'est la corvée. Mais par exemple, dans le Coran, le mot travail, il est traduit par « amel » , qui est souvent traduit par une œuvre, un agir, où ça a toute une autre fréquence. C'est relié à l'élévation, la contribution, la rectitude. C'est cette notion de servir, d'offrir. Donc si je dis à quelqu'un, par exemple, « va travailler » , je peux lui faire porter une lourde charge. émotionnelle. Alors que si je lui dis je t'invite à manifester mon œuvre, je l'invite là, non pas à souffrir, mais à s'élever. Donc non, ce n'est pas forcément l'un ou l'autre, mais c'est la manière, c'est l'intention avec laquelle on va épouser la forme. C'est la qualité de présence qui va ouvrir ou qui va nous enfermer à travers un mot. Et ça, c'est dans un verset coranique. « N'as-tu pas vu comment Allah propose une parabole ? Une bonne parole est comme un bel arbre, dont la racine est ferme et la ramure s'élance dans le ciel. » C'est la surah 14, Ibrahim, verset 24. Quand la racine, l'intention est pure, le mot qui est symbolisé par un fruit, par l'arbre, va être comestible pour celui qui le reçoit. Donc tout est une question d'intention et d'alignement. D'ailleurs, je crois que c'est Rumi. où Ibn Arabi avait traduit ce verset-là en disant que chaque mot, c'est une semence. Et si ton cœur est fertile, il portera des fruits de lumière. Et sinon, dans le cas contraire, il deviendra un poison. Car ce ne sont pas les mots qui tuent, c'est le champ intérieur qui détruit ou qui construit.
- Speaker #1
Et selon toi, qui a le pouvoir de nommer ?
- Speaker #0
Alors, tu me parles de quelle dimension ? Alors là, je vais te partager une croyance personnelle, mais pour moi, celui qui a le pouvoir de nommer, c'est Dieu. « Seul Dieu nomme en vérité » .
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas sous cet angle que je pensais.
- Speaker #0
Moi, je vais te partager tout ce qui m'est venu. Dieu a nommé toute chose. Il l'a enseigné à l'homme, à Éden. D'ailleurs, c'est aussi dans un verset où Dieu nous dit « Il enseigna à Adam tous les noms » . Donc, celui qui a nommé tous les noms, c'est la surah de Belbacara aussi, je crois. Oui, c'est ça, la surah de Belbacara. Donc, notre Seigneur a enseigné tous les noms à Éden. Et le commencement était le Verbe. On le retrouve dans toutes les spiritualités. Donc, à partir de là, quand on comprend que les mots purs, c'est-à-dire la définition de chaque lettre et de chaque mot a été encodée par le créateur de ce monde et qu'il les a enseignés dans le cœur, en tout cas, son enseigneur, c'est Dieu. C'est-à-dire qu'on porte en nous, en réalité, la bonne nomination et la bonne data en nous-mêmes. Sauf qu'on a perdu la véritable essence et... le véritable encodage, c'est-à-dire qu'on a perdu l'impact rahmanesque de chaque mot. Parce que l'homme a repris entre-temps toutes ces définitions et les a utilisées pour son propre pouvoir. Parce que si je te dis que le Verbe était auprès de Dieu, et que le Verbe est Dieu, qu'il l'a enseigné à l'homme, mais que l'homme, entre-temps, a pris les mots, il les a détournés, il les a maquillées, il les a appropriées, il a utilisé cette parole divine qu'on lui a mis en lui. Et pour construire son propre pouvoir, l'idée c'est de revenir à la réinitialisation de ces mots. Donc qui nomme les mots ? C'est Dieu, mais c'est aussi l'homme. Eh oui, on est dans les deux dimensions. Donc c'est encore une fois l'intention que l'homme va mettre dans son intériorité avant d'exprimer un mot. Si je reprends le mot travail, et que je t'impose ma fréquence vibratoire, qui pour moi, le travail, est une souffrance, si je te l'impose, alors qu'à la base, le travail, si on revient dans la salle d'accouchement pour une femme, et que le travail, c'est le processus qui permet la création, en tout cas, qui permet de manifester un être humain, qui permet à la vie d'arriver sur cette expérience manifeste, si je te dis juste, non, le travail, c'est l'abeur, c'est la dureté, si je reviens à... à la sémantique de l'inconscient collectif. Si je t'empêche de recevoir un mot avec un autre champ de conscience, qui nomme les mots ? C'est toi ? C'est moi ? C'est qui ? C'est bien l'intention que je mets quand je te partage mon mot. Et c'est aussi l'espace dans lequel toi, tu vas le recevoir.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais te dire. T'as aucune relation. Si dans ta définition, tu vois le travail comme quelque chose de positif, pas du tout douloureux, même si toi, tu l'emploies. avec cette énergie, est-ce que tu as la garantie que moi, en face, qui a une toute autre définition du mot travail, je vais le recevoir différemment ?
- Speaker #0
Tu sais, les mots, ils ont été usés. Ils ont été aujourd'hui dominés au lieu d'être utilisés pour unifier. Donc, tout dépend de ton intention. C'est-à-dire que quand tu es suffisamment vertical avec toi-même, quand tu as suffisamment de sécurité intérieure et que la personne te dit qu'il faut travailler dur pour gagner de l'argent, mais que toi dans le son, dans la fréquence, dans la tonalité. Pour toi, travail, c'est une œuvre, c'est servir le monde. En réalité, qui a le pouvoir ? Pour moi, celui qui a le pouvoir de nommer les mots, c'est celui qui les reçoit. Parce qu'il a la capacité et la responsabilité, le pouvoir de se les réapproprier. Et c'est ça, se réapproprier et reprendre son plein pouvoir, son leadership de sa propre histoire. Parce que l'histoire se construit à travers la succession de mots. Donc, on peut te dire toute ta vie, t'es moche, t'es nulle. Toi, tu peux reprendre ces mots-là en disant non, je ne te conviens pas et j'ai été imparfaite à tes yeux. Donc, pour moi, c'est le pouvoir des mots. C'est Dieu, parce que c'est un pouvoir qu'il a mis en toi. Donc, je reviens, c'est Dieu qui nomme les choses. Et donc, toi, ton pouvoir et en tout cas, ta responsabilité, ton travail, ton courage, c'est de remettre en question, de remettre en question les mots qui t'ont été imposés par l'homme. et de revenir à revenir à une réinitialisation des mots pour les incarner dans la traduction divine. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
C'est quand même très fin.
- Speaker #0
Après, c'est un processus.
- Speaker #1
Oui, complètement. Maintenant, je voudrais que tu nous parles de l'amalgame que certains peuvent faire entre la personne silencieuse qui va être vue comme fragile et la personne qui parle fort et qui, au contraire, va être vue comme plus courageuse. Tu sais, dans un conflit. Il peut y avoir des personnes qui vont être en retrait et leur silence va être mal perçu.
- Speaker #0
Oui. Alors en fait, ce n'est jamais la personne. Ce n'est jamais la personne en face que tu juges. C'est toujours le reflet de tes croyances. Ce n'est pas sa posture que tu vas lire. C'est toujours ton arbre des valeurs que tu vas projeter sur l'autre. Parce qu'on a tous grandi avec un arbre familial. Pas l'arbre de la vie, mais tu sais, celui qu'on nous a infligé, qu'on nous a dit, par exemple, il faut que tu cries pour exister. que frapper du poing sur la table, c'est se faire respecter, que pleurer, c'est être une tapette, c'est être faible, que le silence, c'est fuir, c'est faire l'autruche. Et puis en réalité, tu grandis. Donc tu as entendu tout ça entre 0 et 13 ans. Puis tu grandis, tu deviens adulte, tu fais des études, tu fais des rencontres. Puis tu vas croiser une personne qui pleure en paix. Tu vas en rencontrer une autre qui va se taire, mais avec puissance. Et là, tu vas les regarder avec le filtre de 0-13 ans. Et là, tu vas te dire, elle est trop fragile, elle est hypocrite. mais cette fragilité que toi tu nommes. Elle vient d'où ? Elle vient tout simplement de tes croyances, de ton passé, et non pas de, encore une fois, ton essence. D'ailleurs, les neurosciences en parlent, ils disent que notre cerveau va décoder les comportements à travers notre système de valeurs préalablement encodées entre 0 et 13 ans. Donc tout ce que j'ai pu entendre, percevoir, voir dans mon système familial, clanique, etc., je vais le projeter. donc en fait c'est comme une grille de lecture Un livre ouvert, mais ce n'est pas mon livre. C'est un livre qu'on m'a foutu à l'intérieur. En fait, j'ai un film Netflix qui tourne en boucle. Ce n'est pas moi qui l'ai rédigé, ce n'est pas moi qui l'ai écrit. Je ne suis ni l'auteur ni l'actrice. Je suis un figurant et je crois vivre ma vie. En réalité, je vois le monde avec les yeux de quelqu'un d'autre. C'est horrible. Donc, c'est là où on est invité à lire le monde avec les yeux de Dieu. Tu vois, déjà avec beaucoup de neutralité. Parce que quand on dit que quelqu'un est faible, en fait, on ne parle pas de lui. on parle de ce que l'on croit être la force. Et c'est là où tout change. Parce que la vraie force, c'est celle qui ne cherche pas à prouver. Ce n'est pas celle qui porte une douleur en silence. C'est celle qui va choisir la paix plutôt que la domination. C'est celle qui va se retirer sans faire de bruit. C'est celle qui va s'aimer sans se plaindre, qui n'a rien à prouver. Et la vraie fragilité, c'est quand on a besoin d'être fort. Quand on a besoin de montrer qu'on existe. Et je ne pense pas que ce soit quelque chose qui soit en lien avec notre fitra. Pour moi, l'être humain, c'est vraiment un tissage de chair, d'être adamique, de ciel, mais aussi de larmes. Donc, il y a cette vulnérabilité, il y a cette force. Et c'est que dans l'acceptation de toutes ces parts d'ombre, de ta fragilité, c'est quand tu acceptes qu'à un moment donné, tu poses un genou à terre, et qu'en même temps, tu peux être dans ta pleine puissance, que tu deviens à ce moment-là un humain. Tout simplement. Ni plus, ni moins. qui fait ses erreurs.
- Speaker #1
Justement, tu nous parles de ce regard des autres, de ne pas chercher à prouver à l'autre. Je voudrais qu'on aborde là, cette fois, la notion de libération par les mots. Et ce que parler, c'est toujours se libérer. Dans le sens où tu as certaines personnes qui ont besoin, qui se revendiquent comme étant authentiques et qui, du coup, vont dire « Ah, moi, je te le dis, j'ai l'habitude de parler comme ça, je suis cash. » je suis franche. Donc, est-ce que parler, c'est toujours se libérer ? Quand on dévoile une part de nous où on se pense authentique, est-ce que ça, c'est réellement se libérer ou c'est s'enfermer dans quelque chose ?
- Speaker #0
Franchement, encore une fois, on confond la force et la dureté, la fragilité et la faiblesse. C'est un peu en lien avec ta première question, parce qu'on est encore dans le mythe du dominateur respecté. Je dois dominer pour me faire respecter. C'est comme ça et pas autrement. Tu me respectes, quoi qu'il se passe. On est encore dans une génération où la loi du plus fort, c'est vraiment Darwin. On est dans le système darwiniste où celui le plus fort va manger le plus faible. Donc montre que tu es fort, sinon tu risques de disparaître. Je pense que là, on rentre vraiment dans un autre style de leadership où on va choisir une douceur radicale. Je vais me respecter, je vais sortir du conflit. Je n'ai pas besoin de hurler pour sortir d'un conflit. Je vais choisir aussi la fermeté, je vais me positionner sans avoir besoin d'exprimer avec un ton plus fort. ce besoin d'être respecté. Donc, c'est une autorité sans violence. Et pour aller plus loin dans ta question, quand on est dans cette dynamique de « je suis comme ça, je suis colérique, il faut m'accepter, c'est ma manière de parler, etc. » , eh bien, la personne va tout simplement verbaliser ce qu'elle n'arrive pas à s'offrir à elle-même. Et donc, elle pense quand... En fait, elle pense qu'en libérant et en affirmant sa vérité, tu vois, les personnes vont dire « Ah d'accord, c'est bon, je te respecte parce que tu l'as dit à haute voix. » Tu vois ? « Ah, t'as osé le dire. » Et en fait, on pense qu'à ce moment-là, l'histoire que je vais me raconter va s'imposer à l'histoire de l'autre. Donc, il y a encore une fois de la domination. En fait, on est en train de construire une espèce de prison qu'on ne remet plus en question. en fait je me suis construit à travers cette personnalité qui est je suis colérique, c'est ma façon d'être. Je ne peux pas changer. Donc, si tu me prouves, si tu m'aimes, prouve-le-moi en m'acceptant comme ça. C'est un moyen presque de saboter une relation. Parce que parler, ce n'est pas toujours se libérer. Parfois, parler, c'est s'enchaîner à une histoire. Blah, blah, blah. Tu vois qu'on a peur de quitter. Non, mais moi, je suis colérique, on m'a toujours aimée comme ça. Je suis comme ça, je l'entends. Moi, je suis cash. Ça parle un peu de moi, j'étais beaucoup comme ça. Moi, je suis cash. Soit on me prend entière ou pas. Je dis tout, je n'ai pas de filtre. Moi, je suis quelqu'un d'authentique. Authentique, ce n'est pas ne pas avoir de filtre. C'est quand ta pensée, elle est connectée à ton intention, à ton comportement et à ce que tu dis. Mais tu vois, pour eux, c'est une libération. Mais en fait, ce n'est pas une libération,
- Speaker #1
c'est une prison.
- Speaker #0
C'est souvent même une armure. C'est un bouclier. C'est des personnes qui vont construire un personnage vocal. tu sais en aroratoire on appelle ça l'urgence vocales, parce qu'ils ont peur d'être blessés. Pour avoir de la reconnaissance, de l'attention.
- Speaker #1
Il y a une sorte de contrôle alors.
- Speaker #0
Oui, il y a une contrôle parce que je ne veux pas que tu, toi, exprimes tes émotions, donc je vais les exprimer un peu plus fort que toi. Et on pense que c'est en mettant des mots qu'on va guérir. Mais parfois, parler ne libère pas. Parfois, c'est le silence qui va nous libérer. Et c'est toujours, encore une fois, l'histoire que je me raconte. Et qu'est-ce que ça vient ? nourrir chez moi ? Est-ce que c'est parce que j'ai peur de souffrir ou est-ce que c'est tout simplement une manière de me mettre en sécurité ? Toi, tout dépend encore une fois de la personne. Mais quand le mot que tu utilises devient un piqué identitaire, tu vois, une espèce de tour sur laquelle tu ne peux même plus échanger, en fait, ce n'est plus possible. La relation, elle est sous emprise presque. C'est-à-dire que tu as même peur. Mais encore une fois, la personne qui est en face, si elle n'a pas ces mécanismes-là, elle tombe dans le piège. Elle se fige. Donc, ça peut aussi être une espèce de cage dorée, une espèce de justification pour pousser l'autre à être immobile. Donc, je suis colorique, tu m'acceptes. Sinon, toi et moi, ça ne peut pas marcher. Excuse-moi, parce qu'il y a un espace de liberté quand je te dis ça. D'accord ? Et donc, ça, ça fonctionne quand les personnes sont en manque de leadership. Ça fonctionne quand une personne en face, eh bien, elle est dans des blessures ou elle a peut-être Et qui, du coup, va attirer ce schéma où elle va attirer une espèce de bourreau, quelque part. Donc, tu vois, ce n'est pas juste la personne qui s'érige dans cette étiquette-là, c'est qu'en face, il y a aussi le décor. Le décor qui va lui permettre de jouer ce rôle-là. Parce que ce ne sont que des systèmes. Donc, en gros, quand on est colérique, c'est aussi parce qu'on est blessé. Et c'est parce qu'on a modélisé un encodage.
- Speaker #1
Alors justement, tu parles de système. Je voudrais qu'on parle de la transmission des mots, cette fois-ci, Davila. Donc les mots que l'on répète, que l'on utilise, est-ce qu'ils sont réellement les nôtres ? Ou est-ce que tu dirais qu'ils sont hérités de nos parents, de notre culture, de nos blessures ?
- Speaker #0
Oui, en fait, les mots, quand ils ne sont pas conscients, déjà, ce n'est pas nous. Par contre, on est celui qui peut transmuter ces mots-là. Donc il y a deux choses. Il y a un, on peut utiliser ces mots-là. Avec de l'alchimie, c'est-à-dire ma pensée, elle est électrique. Mon émotion est quelque chose de beaucoup plus chimique. Donc, on appelle ça un champ électromagnétique. Quand j'en ai conscience, quand je mets de la présence dans les mots, je peux les transmuter. Je peux en faire quelque chose de bien. Je peux changer la charge émotionnelle. D'accord ? Maintenant, il faut savoir que chaque mot que j'ai reçu de Zora Trezon et à chaque fois que je les répète, eh bien, je peux en faire une identité. Tu comprends ? Donc, je peux me créer une identité à travers des mots. C'est pour ça que... dans l'Arche, dans toutes les formations que je fais, je reprends souvent les personnes avec lesquelles je travaille. Je dis maintenant, reprends ton mot. Parce que ton mot te construit, si tu n'es pas consciente. Prends soin des mots que tu utilises. C'est sacré. D'ailleurs, nous vivons dans un monde où les mots nous structurent. Les mots construisent des sociétés. On nous manipule à travers des mots. Bien évidemment, pour prendre ta question, je ne sais pas si j'ai répondu, mais les mots que l'on reçoit sont encodés, mais on a aussi un programme de lettres, de lettres de nous, qui est très, très sain. Donc, on est un ensemble de mots. Moi,
- Speaker #1
je te parlais aussi, surtout du milieu dans lequel tu as grandi. Les mots qu'on a reçus. Par exemple,
- Speaker #0
quand tu dis « je suis comme ça » , « j'ai toujours été comme ça » , tu renforces un circuit.
- Speaker #1
Tu répètes que, par exemple, tes parents ont pu te donner, entre cette fameuse période de 0 à 13 ans.
- Speaker #0
C'est ça. Tu vas renforcer cette identité si tu le répètes. Ma mère, de toute façon, elle m'a toujours dit que j'étais une tête en l'air. De toute façon, ma mère, elle m'a toujours dit que j'étais la moins fut-fut. Tu vois ? Hop ! Tu vas bétonner ton cerveau autour de ce personnage. Tu vas te créer un personnage. Et c'est là que va venir la vraie libération pour toi, enfin pour nous en tout cas. c'est pas en affirmant ce personnage-là, mais en osant le remettre en question et te dire « Et si ma mère, elle avait tort ? Et si j'étais pas quelqu'un de pas futé ? Et si j'étais peut-être sensible ? Et si j'étais... Et si c'était positif de pas être futé ? Et si ça m'intéressait pas d'être futé ? Et qu'est-ce que j'en ai à foutre, moi, d'être futé ? Et si j'ai pas envie d'être futé ? » Tu vois ? Ça, ça demande quand même du courage de remettre en question le système familial, tout ce système clanique. Parce que quand t'es pas d'accord avec un système, tu as peur d'être rejeté du clan. Donc, on préfère parfois maintenir cette corde de pensée, cette autoroute neuronale et se raconter pour rester dans cette espèce de souffrance. On appelle ça, tu sais, je mange ma soupe de malheur, mais ça devient une prison très parfumée. Par contre, quand on remet en question son histoire, on remet aussi en question celui ou celle qui nous l'a transmise et ça, ça bouscule. Ça bouscule parce que ça va bouger tout un système familial, un héritage, une loyauté, visible ou invisible. peut-être un silence intergénérationnel. Et c'est là que commence véritablement la libération de la parole. Et là, la parole devient une guérison. Parce que tu te réconcilies avec les mots que tu as reçus et tu oses les remettre en question à travers le flux, tu vois, ce rouh, à travers cette clairvoyance, cette lucidité en te disant « Je ne suis pas le fruit de ma mère ni le fruit de mon père, je suis le fruit de mon créateur. » Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #1
Parfaitement. Et en fait, je pense que tu as déjà répondu à la question que je voulais te poser. C'était la responsabilité des mots. Parce que comme tu l'as très bien dit, la mère qui va dire à son enfant, tes têtes en l'air, ça va rester, ça va marquer. Là, tu le dis très bien. Il faut reprendre notre responsabilité et arriver à se détacher pour toujours.
- Speaker #0
Là, c'est un verset coranique que j'invite. Qu'importe les croyances que nous avons. Mais moi, il m'a beaucoup aidé à remettre en question tout ce que j'ai. pu entendre, parce que moi je suis une ancienne bègue, j'ai eu des problématiques de logorée, j'ai eu des problématiques de dyslexie, etc. Et donc on me chariait beaucoup dans ma famille et même autour de moi, parce que j'avais du mal à construire des phrases sensées. Et quand j'ai découvert cette spiritualité musulmane, etc., il y a un verset qui m'a beaucoup accompagnée, c'est « Seigneur, fais que j'entre dans une entrée de vérité et que je sorte par une sortie de vérité. » Pour moi, l'entrée de vérité, c'était son verbe. La sortie de la vérité, c'était son verbe. Du coup, pour moi, la vérité n'était pas dans mon système familial. Elle était chez lui. À force de répéter, certains parleront de mantra, moi je parle d'invocation, ça me permettait de purifier ma parole. Du coup, j'étais comme une parole passage. Je sortais presque d'une prison et mon verbe, à ce moment-là, ça devenait un pont. Et il y a des choses que j'ai acceptées de garder dans mon clan, dans mon héritage familial. Mais il y a aussi des choses que j'ai décidées de remettre en question et du coup de ne pas les prendre. Mais en même temps, pendant des années, cette manière m'a sauvée, m'a aidée. Donc, on ne peut pas passer du coq à l'âne. C'est chaque mot que tu vas décider en conscience d'utiliser pour te construire, quand tu le fais. Il est fondamental de prendre conscience que ça vient toujours d'en haut. Et d'être dans la vigilance que ça ne vient jamais de l'horizontalité. Ce n'est pas tous les jours facile. Ça demande une présence de tous les instants.
- Speaker #1
C'est ce que je voulais dire. C'est via ton corps que tu arrives à capter ça. Parce que là, tu dis, tu t'es rattachée à ce verset pour te rattacher au fait que la vérité vient clairement de Dieu. C'est ça ?
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment une libération du masque.
- Speaker #1
Et il n'y a pas des autres. Mais comment est-ce que parfois tu arrives à... Faire la distinction entre la parole juste qui résonne en toi et la parole qui vient de l'extérieur, qui est à rejeter.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment...
- Speaker #1
Ça vient des proches.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment une parole qui va me rapprocher, si tu veux, de ma séquina.
- Speaker #1
Tu peux me traduire, séquina ?
- Speaker #0
Séquina, effectivement, c'est la paix, la sécurité. Séquine, c'est le moment... C'est la sérénité. Je peux en faire une traduction très bien, évidemment. J'invite à aller beaucoup plus loin. Mais cette notion d'apaisement, tu vois ? C'est quand j'utilise un mot, quand je le reçois, en fait, j'ai besoin de le valider par mon propre filtre du cœur. Et si je le reçois avec une tension, c'est pas... Encore une fois, c'est moi qui nomme les mots. Donc, c'est pas la personne qui vient de me le balancer, c'est juste en train de... Mon système intérieur est juste en train de... Il a besoin de le filtrer. Donc, parfois, je peux le prendre comme des coups d'épée, mais c'est parce que ça vient réveiller, ça vient activer une blessure que j'ai reçue peut-être enfant. ça, ça me concerne. Donc à moi de le purifier, comment je fais ? Je vais porter un autre regard sur la personne qui me l'a transmise, moi, là, tu vois. Et je vais dire, en fait, moi j'en fais quelque chose de bien. Et donc ça me libère du masque. Sinon, je donne trop de pouvoir à celui qui me parle. Et encore une fois, je perds de mon leadership. Le leadership, c'est surtout vis-à-vis de soi-même. Donc oui, moi je le dis aujourd'hui, parler, c'est libérateur que si on est prêt à laisser mourir l'histoire qu'on se racontait, et ainsi nous permettre de renaître, si tu veux, vers notre identité céleste. Quand on a vraiment envie d'incarner des mots, dans ces cas-là, le mot est libérateur. Mais le mot peut être complètement destructeur aussi. Pour moi, le mot, c'est toujours une question de présence. De toute façon, regarde, quand je parle, il y a mes mains qui bougent, il y a quand même une énergie, je sens des émotions, je suis connectée à toi, en même temps, je reçois de l'information, j'ai énormément de data qui arrive, donc j'essaie de filtrer. J'ai des sensations, j'ai des ressentis, mais j'essaie de voir qu'est-ce qui est juste pour moi à l'instant T. Qu'est-ce qui résonne pour moi quand je te réponds ? C'est pour ça que parfois, je vais digresser dans l'échange. Mais j'ai besoin de sentir avant de partager un mot, j'ai besoin de le faire descendre pour voir s'il est juste pour moi. Si je suis OK ou pas. Si c'est juste un mot pour faire joli ou pas. Ou si réellement, ça parle de moi, ça me parle de... Ça parle, tu vois, ça parle. Est-ce que ça me parle vraiment ? Est-ce que ça résonne en moi ? Est-ce que c'est quelque chose, une tonalité qui m'apaise, qui me contracte ? Parce que dans ces épisodes-là, on expérimente aussi le son. On expérimente aussi la parole. Et donc, il y a des choses que je vais te dire qui vont réveiller des choses en moi. Donc, ça me demande aussi, à un moment donné, un temps de présence. Un temps de présence pour laisser les choses descendre.
- Speaker #1
Donc là, c'est très clair, si je résume. C'est vraiment ton corps, quand même, qui reste ton baromètre. Autant quand tu sors le mot, que tu le réceptionnes. Un tiers qui va te délivrer un message qui peut être violent, tu ne vas pas tout réceptionner avec son filtre à lui. Tu vas voir ce qui se passe dans ton corps, ressentir, et tu vas jeter, tu vas réussir à trier par toi-même en fonction de ce que ton corps va te donner comme information. Tu vas réussir à comprendre que la violence lui appartient à lui et qu'elle ne... tu n'as pas à la réceptionner. Je ne sais pas si je suis claire quand je l'explique.
- Speaker #0
Oui, oui. De toute façon, ce que tu exprimes, je pense que beaucoup... Regarde, on va prendre un exemple. 99% des moments que l'on vit dans notre vie, on n'est pas conscient. Quand tu ne fais pas ce travail d'accouchement de ta fitra, de ton être profond, de ton être originel, moi, la première, on est en pilote automatique. Donc, tu vas dire des choses, mais 95% des cas, Ce n'est même pas quelque chose dont tu as la responsabilité, dont tu maîtrises, qui vient de toi. Ça va être un programme hérité. Par exemple, une femme qui veut se marier, qui dit « j'ai envie de me marier parce que j'ai envie de me marier avec quelqu'un qui est comme ça, comme ça, comme ça, comme ça, à te faire une liste dans laquelle elle va énumérer tous ses critères. Mais qu'est-ce qui te dit que les critères qu'elle est en train d'énumérer, ça vient d'elle ? Comment on est sûr que ce soit véritablement ? » son encodage, son épice, que ça vient vraiment de son programme originel. Qu'est-ce que t'en sais ? Elle,
- Speaker #1
elle sera convaincue que ça vient d'elle.
- Speaker #0
Voilà, elle est convaincue que ça vient d'elle. Ok, mais bon, allez, elle va se marier et puis elle va se rendre compte que peut-être, c'est pas forcément ce qu'elle voulait. Pourquoi ? Parce qu'elle se connaît pas. On est souvent dans ce processus de perroquets et de singes. D'accord ? Et la responsabilité des mots, c'est ça ta question ? C'était comment ? Oui,
- Speaker #1
c'était ça. On parlait de la responsabilité des mots.
- Speaker #0
La responsabilité des mots, moi je vais en parler sur le prisme d'un parent avec un enfant. D'accord ? Parce qu'à la limite, toi, que tu te fasses du mal, bon, t'es un adulte. Tu sais, quand tu sais que tu te fais du mal avec tes propres mots, t'es un adulte, t'es majeur. Par contre, quand t'as des enfants et que tu le sais, l'enfant, lui, il n'est pas majeur. Il n'est pas responsable, il n'est pas conscient. Lui, il absorbe absolument tout. Là, la responsabilité, elle est importante. La responsabilité, c'est quand tu es responsable d'un autre être. Et que, tu sais, là, l'auditoire qui nous entend sait que quand il va dire à son enfant t'es nul entre 0 et 13 ans. Si c'est de manière répétée, répétée, répétée et d'autres choses. On en a reçu des vertes et des palmiers. Nos parents ne savaient pas. Nous, maintenant, ça y est, on a les études en neurosciences. On a tout ça. Eh bien, un enfant qui entend presque tous les jours, même une fois par semaine, t'es nul, tu n'iras pas loin, t'es trop fragile, t'es trop sensible, sois plus forte. Tu vas te faire avoir dans la vie. La vie, c'est dur. Si tu ne réussiras pas dans la vie, t'as pas de mémoire, etc. Elle va y croire, elle va se construire. D'accord ? Avec cette identité-là. Donc bien sûr qu'on a une responsabilité des mots vis-à-vis de nous-mêmes, parce que si on ne prend pas soin des mots de l'art oratoire vis-à-vis de nous-mêmes, de ce dialogue intérieur vis-à-vis de nous-mêmes, on le répète. Donc les personnes qui ne veulent pas faire ce travail pour eux-mêmes, faites-le pour vos enfants. Cette purification des mots. Et c'est pas évident, c'est pour ça que j'ai créé le programme de l'Arche, on en reparlera, mais c'est pas évident d'être constamment tous les jours dans ce rappel. Dans ce rappel où, quotidiennement, on se dit « attends » . Est-ce que les mots que j'ai transmis à mes enfants vont laisser des cicatrices ou est-ce que ce sont des mots qui vont lui permettre de s'élever ? Tous les jours, tu vois, est-ce que toi tu te poses cette question-là ? Est-ce que les mots que je me suis infligé aujourd'hui, que je me suis offerte aujourd'hui, est-ce que ce que j'ai semé à l'intérieur de moi, ce sont des mots qui vont produire des dates ou du poison en moi ? Parce que ça va faire de moi quelqu'un de toxique. Qu'est-ce qui rend quelqu'un de toxique ? C'est la manière dont il se parle, d'accord ? Et ton système émotionnel va attirer des situations qui lui ressemblent.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire parce que là, tu parlais vraiment, tu as donné l'exemple de l'enfant 0-13 ans. On a une responsabilité par rapport aux enfants. Mais effectivement, on a aussi quand même une responsabilité vis-à-vis de nous-mêmes et de ce qu'on va sortir. Même si la personne en face a le choix de quitter la pièce, de ce qu'on a renvoyé comme mot, on en est responsable. D'accord.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Ça nous impacte aussi.
- Speaker #0
En tout cas, quand tu es dans cette posture de leadership, conscient. et que tu prends soin de t'arroser de belles paroles, d'offrir un bon carburant émotionnel, quand tu es dans cette dynamique-là, et que tu es avec l'autre, tu vas prendre soin de toi, mais n'est pas véritablement croyant celui qui ne veut pas pour l'autre ce qu'il veut pour lui-même. Dans cette phrase-là, c'est aime-toi d'abord. Si tu t'aimes suffisamment toi, tu voudras offrir à l'autre la même chose que tu t'offres à toi. Donc quand tu t'aimes suffisamment, parce que tu aimes la partie, ta fitra, Tu honores cette création, cette créature que...
- Speaker #1
Ta nature première. Ta nature première. Continue à redire, fit-en-fou. La fit-en-fou,
- Speaker #0
ta nature première. Ton être originel, quand tu honores cet être originel, que tu sais qu'il est pur, qu'en plus il a été façonné par le créateur, ton corps, il s'en souvient. Donc, tu vas t'offrir la meilleure nourriture. Et quand tu sais que la bonne nourriture, elle fait grandir des choses en toi, elle va faire pousser des fruits et un jardin qui va permettre de nourrir une communauté, tu vas vouloir la même chose pour l'autre. Donc tu ne peux pas ne pas prendre la responsabilité de peser tes mots, de les ressentir, de les déguster. Un mot, il est bien sûr qu'il est destructeur. Aujourd'hui, on voit bien dans les médias que les mots détruisent. Aujourd'hui, on est dans une pure manipulation sémantique. Et c'est qui les responsables ? C'est les politiques. Les politiques, aujourd'hui, quand ils prennent la parole devant des millions de personnes et qui s'empêchent de dire des mots pour définir des situations, On a quand même, par rapport à ce qui se passe en Palestine, énormément d'États, et ça leur a pris des années, pour dire « génocide » . Quand tu ne le dis pas, c'est des mots invisibles. Tu ne reconnais pas la souffrance de quelqu'un. On est dans les deux choses. Et quand tu dis « non, ce n'est pas un génocide » , quand tu dis autre chose que ce qu'est la chose, tu es d'accord avec moi que tu es responsable du mot que tu utilises pour masquer la vérité. Et ceux qui nous gouvernent le savent très bien. Donc, bien évidemment, on est tous responsables des mots à des niveaux et des échelles différentes. On est tous responsables de toi, de tes enfants, ta mère avec toi, toi avec ton collaborateur. T'imagines que si on faisait tous ce travail-là, si on était tous dans cette auto-vigilance du verbe, qu'on se demandait, mais attends, est-ce qu'il vient de moi ? Est-ce qu'il est pur ? Est-ce qu'il est juste ? Est-ce qu'il me touche ? Est-ce qu'il va la toucher ? Si on était dans ce miroir, si on voyait l'autre comme une ressource,
- Speaker #1
tu penses vraiment qu'on vivrait cet enfer actuel ? Tu dirais, pardon, que du coup, ça te donne aussi de l'information sur l'état d'amour de la personne, ce qu'elle te sort. Ce qui va sortir de sa bouche, te donne de l'information sur l'amour qu'elle se porte.
- Speaker #0
Oui, ça c'est aussi de l'auratoire, c'est une posture, etc. Mais c'est du langage verbal. Mais il n'y a pas que ce qu'il dit est important, c'est comment il le dit aussi. Donc il y a ce qu'il dit, c'est les mots. Mais 96% de la communication, du message que tu transmets... n'est pas que visible à travers des mots, il y a aussi le son, la tonalité, la fréquence, la vibration dans laquelle tu parles, et puis il y a tout ta gestuelle, il y a tout le langage non-verbal, il y a si tu tremblotes, ta verticalité, ta tonicité dorsale, tes yeux s'y sont fuyants, si tu n'arrives pas à regarder quelqu'un les yeux dans les yeux, si tu as tendance à regarder constamment le ciel, tu fuis ou tu cherches quelque chose dans ta tête, où il y a tendance à garder... Sur le sol, bien évidemment que quand tu as cette grille de lecture déjà sur toi-même, tu peux mieux la voir chez l'autre. Mais pas pour la dominer, pour t'ajuster. Parce que franchement, les mots... Peut-être alors je te disais, c'est répété pendant des semaines, mais je peux te garantir qu'une phrase, même quand elle est dite en quelques secondes, elle peut te coller la peau comme un tatouage. Je t'assure. Elle m'a dit que j'étais mal maquillée une fois, je discutais avec une amie. et on a rencontré une autre amie elle lui a juste dit oula t'es fatiguée ou alors c'est ton maquillage qui va pas toute la soirée elle nous a parlé de ça toute la soirée ça a laissé un marqueur qu'est-ce qui s'est passé dans ta vie ? elle a dit je t'ai fatiguée mais c'est pas possible ça veut dire quoi j'ai vieilli ça a réveillé quelque chose c'est pas grave on s'en fout quand tu comprends après derrière tout le schéma on l'a laissé avec ça Et on l'a aussi aidée à explorer qu'est-ce que ça venait réveiller en elle. C'est plus facile quand on fait... Là, tu nous fais un cadeau-cadeau,
- Speaker #1
comme tu as dit. C'est cadeau-cadeau. Quand une phrase reste longtemps dans la tête, alors qu'elle a duré que quelques secondes et qu'elle vous gâche toute une soirée, toute une nuit,
- Speaker #0
c'est pas normal. Il y a une petite blessure à l'explorer parce que là, ça vient de réveiller un petit poison en vous. L'antidote, c'est vous aussi. Soit vous plongez dedans et vous comprenez pas et vous allez regarder l'autre comme le problème. Vous vous dites, la sensation, elle est où ? Elle est chez moi. C'est moi qui ne me sens pas confort à l'intérieur de moi. Si ça se passe à l'intérieur de vous, c'est que l'antidote et la réponse, elle est toujours à l'intérieur de vous.
- Speaker #1
D'ailleurs,
- Speaker #0
ça, c'est ce que... Excuse-moi, mais ça m'amène aux travaux de Masaru Emoto qui nous démontrent que les mots affectent la structure de l'eau et que l'eau peut changer sa forme selon les mots. Et alors, je te rappelle que nous sommes quand même composés de plus de 90% d'eau. Donc, chaque mot que tu...
- Speaker #1
C'est le second doigt du podcast. Voilà,
- Speaker #0
c'est le second doigt du podcast. Donc, chaque mot qu'on entend, bien évidemment, va s'imprégner en nous. Et tant que ces mots-là... Quand ces mots-là, ils sont doux, ça s'imprègne comme un ruisseau. Si ces mots-là, ils ne sont pas à l'avantage, à notre avantage, ils vont se cristalliser et puis ça risque de se transformer en une maladie.
- Speaker #1
Et alors, justement, tout à l'heure, tu parlais des mots qu'on n'ose pas nommer. Donc la communication invisible, ces mots qui ne s'expriment pas, mais ce geste en dit quand même beaucoup.
- Speaker #0
Oui, alors quand tu parlais des mots invisibles ?
- Speaker #1
Oui, en fait tout à l'heure tu as donné l'exemple du génocide. Donc tu as dit, quand on le nomme ça signifie quelque chose, mais quand on le reconnaît, quand on devient silencieux face à cette notion-là, tu as dit même ce silence... C'est un geste qui en dit beaucoup. Je peux te donner un autre parallèle, on va dire, plus joyeux. C'est le mot « je t'aime » . Enfin, les mots « je t'aime » . Certains ne vont pas le dire, mais à travers des gestes, ils vont essayer de le communiquer aussi. Là, je voudrais que tu nous parles de cette communication invisible.
- Speaker #0
Oui, la communication invisible, il y a beaucoup de choses à dire parce qu'il y a déjà le fait que chacun a son langage. Il y a des personnes qui n'aiment pas parler, donc ils vont exprimer leur amour. Là, tu parlais d'un « je t'aime » avec un service, avec un toucher, avec des cadeaux, avec d'autres... Il y a plusieurs langages de l'amour. Il y a des pléthores de livres sur le sujet. Et puis, il y a le fait de ne pas dire délibérément. Tu vois ? C'est parce que ce qu'on tait ne disparaît pas. Ce qu'on tait ne disparaît pas. Ce qu'on tait... va quand même s'imprimer et se cristalliser. Et ça va se transformer. Au même type que les mots que l'on nomme s'impriment, les mots que l'on tait s'impriment aussi. Parce que quand tu fais taire une douleur, lui, le cœur, il saigne, il pleure. en silence. Et l'âme, notre âme, notre neuf, elle, elle va chercher à comprendre pourquoi personne ne voit ce qu'elle vit. Et pourquoi les gens ne voient pas que je souffre. Parce que les mots qu'on ne dit pas vont laisser des empreintes. Ils vont laisser des émotions. Ça va même devenir des émotions bloquées, cristallisées. Ça va devenir des tensions. Ça va se cristalliser en maladie. Et quelque part, tout ce qui n'est pas reconnu par des mots, parfois, va s'imprimer dans les cellules. Et ça... Les recherches autour de la mémoire de l'eau, encore une fois, ils nous disent que l'eau enregistre, l'eau répond aux mots et l'eau répond aussi à l'invisible. Parce que quand tu ne dis pas quelque chose que tu as envie de dire, ça s'imprime quelque part. Parce que tous les mots qu'on ne dit pas, parfois vont s'accrocher à nos reins, vont s'accrocher à notre ventre, vont s'accrocher à notre poitrine, à notre cœur. Et tant qu'on ne les fait pas émerger, ils vont nous posséder. Parfois, c'est une douleur qui nous possède. et parfois Si on a besoin que les autres reconnaissent ce qui est invisible en nous, c'est que parfois, c'est que nous-mêmes, nous n'avons pas encore osé les reconnaître. Donc c'est aussi une invitation à oser reconnaître que la guérison, elle passe encore par nous. C'est oser dire, j'ai perdu, j'ai mal. Je ne sais pas pourquoi j'ai mal, je suis en deuil. C'est oser dire, j'ai besoin que tu me dises je t'aime. Je sens que j'ai perdu la vie à l'intérieur de moi.
- Speaker #1
Accepter notre vulnérabilité. Complètement. L'assumer.
- Speaker #0
C'est ça. Ou dire que je me suis projetée dans un futur qui n'existe pas. Et moi, il y a un verset qui m'a toujours aidée, c'est « Ne sois pas triste, Allah est avec toi » . Magnifique. « Ne sois pas triste, Dieu est avec toi » . En fait, ça vient remplir ce vide. Parce que là où il y a un manque, il y a un manque de verticalité. Là où il y a un manque dans l'horizontalité, j'ai envie que tu me comprennes. J'ai envie que tu me reconnaisses. et bien quand je dis ne sois pas triste Dieu est là, ça me rappelle qu'il y a une présence qu'il y a une présence verticale là où je ne trouve pas ma présence horizontale Je me rappelle que j'ai toujours cette présence avec moi. Ne sois pas triste. C'est vraiment un appel à poser des mots là où l'âme, elle hurle en silence. Parce que ce qui nous détruit, c'est une souffrance de l'âme qu'on ne peut pas exprimer. On dit j'ai mal, j'ai mal. Mais tu ne vois pas que j'ai mal. C'est un peu mais aime-moi, j'ai mal. L'autre ne peut pas t'aimer. Il ne peut pas te donner ce que toi, tu ne sais pas. Il ne peut pas reconnaître ce que tu ne reconnais pas. Tu vois ? Donc, tu vois, c'est un sujet qui va au-delà des mots. qui va au-delà des mots, c'est encore plus profond que prendre la responsabilité des mots parce qu'il y a une grosse part émotionnelle à guérir. Et tu sais, tout ce que l'on ose, tout ce qu'on va oser nommer à un moment donné va commencer à se libérer. Alors là, vraiment, je le dis avec force parce que moi, je suis passée par là. Le silence peut être d'une extrême violence vis-à-vis de soi-même. Parce que quelque chose qui est très calme, tu vois, il ne s'effacera pas. Il va se nourrir. de ce non-dit, et ça va construire des femmes et des hommes qui sont en souffrance. Et quand une blessure, elle est invisible, elle devient une mort lente. Et ce n'est pas à l'autre de la penser. L'autre peut t'aider à l'exprimer, mais il peut t'aider à la nommer. Et déjà, nommer quelque chose que tu ressens, c'est guérir. Parler, c'est exister. Et d'ailleurs, c'est chez, tu sais, en Indonésie, quand j'avais été en 2009, je ne sais plus. j'avais rencontré une école, une école d'enfants. Et les Indonésiens méditent chaque matin. La spiritualité, elle est très ancrée dans leur vie, il n'y a pas de séparation. Donc tous les matins, ils se levaient très très tôt, ils priaient avec des méditations, du yoga, etc. Et quand ils marchaient, ils parlaient. Je dis mais qu'est-ce qu'ils font ? Et en fait, je comprends en échangeant que, je ne sais pas si c'était un parent d'élève ou si c'était un, je ne sais plus, un, c'est en 2009. Il dit, il nomme ce qu'il vive. Je vais à l'école, nous sommes en train de marcher, je me sens en joie. En fait, ils nommaient. Et quand tu nommes, tu es en présence. Donc, ils le faisaient après un espace de méditation. Donc, ils étaient dans un espace alpha. Et quand tu nommes, tu commences à reprendre ta souveraineté parce que tu nommes, tu n'as pas besoin d'attendre que l'autre nomme. Tu sais ce que tu ressens complètement. D'accord ? Et c'est aussi une preuve de leadership parce que quand tu oses nommer tes émotions aussi inconfortables soient-elles, tu prends ta place pleinement.
- Speaker #1
Magnifique. Merci, Daoula. Avant que cet épisode touche à sa fin, j'aimerais que tu nous parles de l'Arche des leaders inspirés. Tu en as un petit peu parlé dans mes questions précédentes. Cette Arche dans laquelle plus de 200 personnes participent à un égrégore d'éveil, à l'image des réflexions que tu nous partages. Dis-nous en plus, s'il te plaît.
- Speaker #0
L'Arche des leaders inspirés, c'est... Ça m'est venu comme ça. En fait, ça fait deux ans que je voulais le créer. Je t'en parlais, je te rappelle, il faut absolument que je crée cet espace pour avoir plus d'impact. J'ai envie de partager tous les outils de la SSL pour que les personnes puissent apprendre à se mettre en sécurité, déployer leur leadership, leur verticalité, etc. Et ça y est, c'est fait. Je l'ai fait sur un coup de tête. Ça s'est passé en quelques jours. J'ai contacté mes équipes et ils l'ont fait. et donc c'est ouvert à tout le monde. Il y a diverses spiritualités et l'objectif, c'est de s'éveiller, de s'élever ensemble et de reprendre son plein pouvoir, de reprendre son leadership spirituel, son leadership conscient. Donc, c'est tous les jours. Ils ont des capsters classes. Merci Inès, une de mes clientes, qui a utilisé ce mot-là. Donc, c'est des audios, des capsules audio. Parfois, c'est des écrits où je partage des enseignements, je partage des clés, des exercices précis, des outils, des protocoles pratico-pratiques pour justement constamment se remettre en sécurité. Et tout ce dont on vient de dire là, c'est quotidiennement, parce qu'on oublie, nous sommes des âmes oublieuses et quotidiennement, avoir un rappel et surtout des outils d'auto-vigilance pour se remettre en sécurité, pour ne pas sombrer dans le train de Karmann, pour reprendre le pouvoir de ses mots, de son narratif et aussi se déployer, parce que le but c'est sécurité intérieure, retour à son identité céleste, pour se déployer et ensuite incarner pleinement son khalifa. on fera un épisode dessus donc c'est-à-dire cette posture d'ambassadeur de paix et puis il y a une masterclass aussi tous les mois et un forum de célébration où chaque jour toutes les personnes qui sont dans cette dynamique d'élévation partagent leur victoire et ça crée si tu veux c'est une arche quoi ça crée un espace où on est tous un espace d'éveil un espace d'éveil mais surtout on se soutient et quand on voit quelqu'un qui réussit ça donne encore Ça modélise la réussite et ça permet à celui qui pense ne pas y arriver de se dire, si elle y est arrivée, moi aussi je peux y arriver. Donc c'est un espace où on pose sa vulnérabilité, on n'a pas peur et on déconstruit tout. Et c'est rare de trouver ces espaces-là où on est entre nous et on peut déposer sans avoir peur d'être jugé. Donc on est plus de 240 en tout cas aujourd'hui, là à l'instant où je te fais cet épisode. Et voilà, j'ai l'ambition de faire grandir progressivement cette arche.
- Speaker #1
Pour rejoindre l'Arche, il faut se rendre sur ton site ?
- Speaker #0
Sur mon site. Le club, ça s'appelle encore le club des leaders inspirés. C'est également sur ma page Instagram. DawilaSalmi.com DawilaSalmi.com Vous avez toutes les informations dans la rubrique formation. De toute façon, actuellement, je ne suis que sur l'Arche. J'ai des accompagnements privés, mais c'est sous candidature. Et c'est vraiment pour le moment uniquement destiné aux leaders d'opinion, aux entrepreneurs, aux dirigeants. Ceux qui sont déjà dans l'évolution de la leadership, qui sont en crise, qui sont bloqués. qui sont vraiment dans une phase de leur vie où ils ont du mal à y voir plus clair. C'est là où j'interviens, j'explose tout, on déconstruit. Et le but, c'est de déployer leur impact, déployer leur chiffre d'affaires quand ils sont entrepreneurs, retrouver leur verticalité et avoir une parole libérée pour mieux collaborer, mieux interagir et mieux manager.
- Speaker #1
Super, génial. Merci Daoula. J'en profite pour rappeler que le concept du Lab Oratoire a évolué. Peux-tu nous en dire plus, s'il te plaît, pour les auditeurs et les auditrices ? qui n'en ont pas connaissance. Ah là là, oui, ce studio n'est pas un simple lieu d'enregistrement, c'est devenu un média, c'est devenu une émission. Donc là,
- Speaker #0
je fais justement un appel à tous les entrepreneurs, les leaders que j'ai pu accompagner et qui souhaitent justement mettre en scène leur expertise. Que vous soyez déjà des experts en tant que podcasteur, peu importe. Si vous êtes prêt à rendre visible la puissance de votre voix, de votre message, à parler face caméra, sans artifice, avec impact et authenticité, c'est maintenant que ça se passe au sein du laboratoire. Vous y trouverez un matériel professionnel haut de gamme, une régie complète, un son parfait, plusieurs caméras, un espace élégant et puré pour créer vos formations, vos podcasts et des contenus viraux. Ici, vous n'êtes pas, comment dire, juste des invités, vous êtes... L'auteur est le narrateur de votre propre histoire. Donc prenez votre plume et installez-vous confortablement, car the show must go on.
- Speaker #1
Merci, Ausha. Merci pour cet épisode. Merci pour ces partages riches et authentiques, au risque de déplaire parfois. Souvenez-vous, ce que vous dites vous appartient, mais ce que vous répétez vous possède. Merci à vous qui nous avez écoutés. N'hésitez pas à partager cet épisode. à un proche qui mérite d'ouvrir un nouvel espace de réflexion. Je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode du Lab Oratoire. Un dernier mot peut-être, Daouila ?
- Speaker #0
Yes, merci infiniment, Sophia, pour la richesse de tes partages également, tes reformulations, tes questions toujours aussi pertinentes. Et comme à notre habitude, nous invitons toujours chaque auditeur à remettre en question absolument tout ce que je dis, tout ce que nous partageons ici, d'aller faire votre recherche, vos recherches, que ce soit sur Merci. les versets qui ont été mentionnés ou sur les travaux scientifiques qui ont été spécifiés. Je vous confie à Dieu et je vous dis à la semaine prochaine pour un autre épisode. Salam !
- Speaker #1
Nos limites pour le partage. Alors, si vous avez apprécié cet épisode, n'hésitez pas à le diffuser autour de vous. Abonnez-vous pour ne rien louper.