- Speaker #0
Bienvenue dans le Lab oratoire de Dawila Salmi, le podcast qui ose déployer son service.
- Speaker #1
C'est en prenant la parole que l'on prend sa place,
- Speaker #0
et c'est dans le partage que l'on réussit. Bonjour à toutes et à tous, bonjour Dawila, comment vas-tu aujourd'hui ?
- Speaker #1
Selem, que la paix soit sur vous et autour de vous, je me sens en forme et enjouée. Ravie de te retrouver. Et toi, comment tu te sens ?
- Speaker #0
En haute vibration pour ce nouvel épisode. Aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet subtil et pourtant essentiel lorsque l'on parle de leadership, de prise de parole, l'art du détachement. Parce que savoir s'exprimer, porter une vision, ce n'est pas seulement une question de technique ou d'éloquence, c'est aussi une posture intérieure, celle qui permet d'être pleinement engagée tout en restant libre, libre du regard des autres, libre du résultat. libre du besoin de contrôler. Dans cet épisode d'Aouila, tu vas nous amener à explorer ce lien entre leadership et art oratoire, l'art du détachement. Comment trouver cet équilibre entre implication et lâcher prise, entre présence et recul ? Partage-nous aujourd'hui pourquoi il te semblait essentiel d'aborder l'art du détachement.
- Speaker #1
Alors, l'art du détachement, c'est une compétence clé. Moi, j'appelle cela le projet divin. Il y a dans notre manière de vivre, Sophia, deux éléments fondamentaux, qui sont les émotions et les relations. Le monde est fait d'émotions et le monde est fait de relations. Ce qui active les émotions, c'est les relations. Et dans les relations, nous avons bien évidemment, nous vivons des émotions. Et parfois, dans la manière de vouloir co-créer sa vie avec les plans de Dieu, avec les lois de Dieu, On va s'attacher à un résultat, on va s'attacher à des personnes, on va s'attacher à des circonstances. Parce qu'on a la croyance qu'en obtenant les personnes, l'homme, le couple, le mariage, la circonstance, la situation, ou en obtenant un projet, ou en obtenant de l'argent, cela va nourrir un état d'être. Donc on court après l'avoir, avoir, obtenir, un fait extérieur qui est dans l'horizontalité, pour espérer ressentir un état d'être donc nous conditionnons inconsciemment notre état d'être de joie de paix de sérénité d'affection d'altruisme de clarté à des circonstances ok donc on va manifester des choses dans sa vie parce qu'on crée sa vie comment à travers un système de pensée un système émotionnel qui nous met en mouvement ce mouvement va nous pousser à prendre des décisions, ce mouvement va nous pousser à aller vers des personnes, donc ça va créer une réalité. Voilà, c'est comme ça que fonctionne, c'est un cercle vertueux ou un cercle vicieux. Donc en fonction de la réalité que je vais créer, il va y avoir une alimentation à l'intérieur de soi, d'un état d'être. Et en fait ce schéma il est très mal compris. C'est pas ce que j'obtiens qui est censé me nourrir de l'intérieur, c'est le chemin inverse qui devrait être bon, c'est-à-dire c'est mon état d'être qui va me pousser à faire des choses et dans ce que je fais, l'état de faire va créer une réalité où je vais obtenir une relation, un projet, créer une entreprise, le couple, qu'importe. À partir de là, ce qui peut créer un inconfort et du coup le malheur chez les humains, c'est qu'ils vont s'attacher aux circonstances extérieures pour espérer recevoir. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que Quand on est trop attaché de perdre quelqu'un, c'est parce qu'il y a une fuite émotionnelle. Et ça, on ne le comprend pas. Il y a des personnes qui sont attachées à un chien, à un chat, à un homme, à une femme, à une entreprise, à une famille. Parce que derrière, c'est éviter de vivre le fait de perdre cette personne ou de perdre cette chose-là. Un travail, de l'argent, c'est le fait de perdre ce que l'on désire. qui nous fait du mal. Et donc, on va tellement être omnibulé par obtenir cette chose-là sans se détacher, d'accord ? Parce que derrière, il y a une fuite émotionnelle. La fuite émotionnelle, elle est, écoute bien, elle est dans la peur d'être abandonnée, d'être rejetée. Pourquoi est-ce que je m'attache autant à des relations toxiques ? C'est parce que derrière, si la personne me quitte, j'ai la croyance que je ne suis pas en capacité et je ne suis pas suffisamment en sécurité à l'intérieur de moi pour vivre ce rejet, cet abandon, cette trahison. Donc là, l'idée c'est quoi ? Je vais me détacher de la circonstance et de la personne et je vais revenir à mon état intérieur. Comment je fais ? En confrontant l'émotion. que je fuis. C'est-à-dire que je vais me laisser traverser par ce que je fuis émotionnellement si je perds ce que je désire.
- Speaker #0
Donc tu es en train de dire qu'il faut vivre l'état de perte pour obtenir ce que l'on désire.
- Speaker #1
Il va falloir accepter de le perdre. Et donc c'est l'art du détachement.
- Speaker #0
Tu redéfinis cette notion de manifestation qui est un terme maintenant. Très utilisé de partout, un peu dégaléodé. Donc toi, tu définis autrement la manifestation. Oui,
- Speaker #1
c'est l'art d'accepter, de perdre ce que l'on désire le plus. Pour obtenir ce que tu désires véritablement dans un espace d'abondance, dans un espace de paix, dans un espace de non-perte, c'est accepter que si ça n'arrive pas, alhamdoulilah. Et ça, ce sont des sagesses coraniques, spirituelles, judaïques, chrétiennes. C'est-à-dire que je ne suis pas attachée.
- Speaker #0
Pardon, mais tu faisais le lien avec la dépendance, et c'est peut-être là où j'ai loupé une étape. Tu faisais le lien avec la dépendance du chien, quand on est dépendant d'un chien, d'un animal ou d'un humain. Et là, tu dis, il faut vivre la perte pour s'en détacher.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est ça ? Donc, quand tu décèles que tu es fortement attaché à une personne, là, tu dois te reprendre.
- Speaker #1
Et que ça te rend malade, c'est-à-dire que tu es tellement attaché à cette personne-là, d'accord, que tu n'es plus toi. C'est-à-dire que tu vas commencer à porter des masques pour éviter de la perdre. Mais en fait, ce n'est pas la perte qui te pose problème. D'accord ? C'est le sentiment, la sensation corporelle que va créer la perte de cette personne ou de la chose.
- Speaker #0
Est-ce que ce n'est pas parce que la personne a pris une telle place où elle est devenue une béquille indispensable pour toi ? Oui.
- Speaker #1
C'est pour ça que là, je parlais tout à l'heure d'un projet divin. C'est-à-dire qu'en art oratoire, il y a deux, trois projets. Il y a un projet relationnel. c'est-à-dire l'art de me connecter avec mon public. Donc, c'est vraiment, on parlait avec l'épisode autour de l'IA, c'est-à-dire qu'une IA ne peut pas aimer son public. Donc, l'être humain, l'auditoire, est censé être reçu, accueilli par l'orateur. Donc, l'orateur doit décider d'aimer son public. Il y a vraiment cette notion de je suis heureux, je suis heureux de rencontrer mon public. Donc, il y a cette volonté de vouloir se connecter. Ça, c'est le projet relationnel, c'est vraiment le 8. Mais en même temps, il n'est pas là pour convaincre. Il n'est pas là pour imposer sa vision, il n'est pas là pour subir le regard des autres. C'est l'orateur qui regarde son public, d'accord ? Et donc par conséquent, la verticalité est fondamentale. Derrière l'art du détachement, on revient toujours au même terme depuis 2017, c'est l'art de se verticaliser. Je suis suffisamment solide pour recevoir des critiques, pour recevoir une personne qui me dit « je ne suis pas d'accord avec ton message » , je suis suffisamment moins convaincue par mon message que si en face de moi... Il n'y a pas de réception attendue, je reste stable. Dans la manifestation, quand je désire fortement quelque chose, au point que le désir me manipule, me possède, je ne suis pas détachée de ce que je désire. Parce que ce que je désire me possède. Donc l'art du détachement dans la manière de créer son entreprise, la manière de créer sa vie de famille, etc. C'est aussi se dire, ok, je crée une vie, mais si Dieu, la vie, les circonstances me l'enlèvent, je ne vais pas m'effondrer. Ce n'est pas la vie extérieure qui me maintient stable à l'intérieur de moi, c'est mon état intérieur qui permet la stabilité extérieure. Il n'y a pas d'influence, de dépendance extérieure dans mon état intérieur. Tu comprends ?
- Speaker #0
Donc là, tu es en train de dire que clairement, la manière dont le New Age développe la manifestation va à l'encontre de cette verticalité. Parce que concrètement, moi ce que j'ai pu voir dans... La manifestation, on te dit clairement, il faut répéter tous les jours. Je vais avoir la dernière Ferrari rouge. Tu la visualises. Et puis, quand tu montes dans ta voiture, tu te dis, je monte dans une Ferrari. En te disant ça tous les jours, avec le mental, il manque la partie corps. Oui. Et donc, si je prends un peu le process. dans la manifestation comme c'est développé aujourd'hui, c'est je dis je vais avoir la Ferrari. Quand je monte tous les jours dans ma Twingo, par exemple, je me dis non, là, je suis au volant d'une Ferrari. Et à force de le répéter tous les jours, on t'explique qu'à un moment donné, tu vas le manifester.
- Speaker #1
Oui, parce que là, tu parles de deux plans. Il y a un plan mental. Le plan mental, c'est le plan des causes. Le plan mental, c'est ce que je me répète régulièrement, tous les jours. Et à force, bien évidemment, ça va créer des fréquences. Il y a une fréquence, quelqu'un qui se dit tous les jours. Je n'y arriverai pas, c'est trop difficile, je n'ai pas les compétences, je ne suis pas assez, les autres sont meilleurs que moi. Si je me répète cette croyance pendant 20 ans, il ne faut pas t'étonner de finir avec une maladie. D'accord ? Donc ça, c'est le plan des causes. Le plan mental, c'est comme une carte postale que tu projettes tous les jours, tous les jours, tous les jours, à un moment donné, de manière très progressive. Il va y avoir un impact dans le plan des conséquences. Le plan des conséquences, c'est le plan du corps, c'est le plan physique. Donc le plan émotionnel, les émotions inconfortables, tu les sens dans le corps, ce n'est pas dans la tête que tu sens. Tu peux sentir une migraine, oui, mais ça reste physique, c'est quelque chose de physique. Alors que la pensée, tu peux penser pendant des années, je vais être riche, je vais être riche. Je veux être riche, je veux de l'argent, je veux le couple, Là, dans le New Age, je connais bien ce milieu-là, ils vont te pousser en tout cas à répéter, mais si tu n'y crois pas, si tu ne le ressens pas, parce que le ressenti créé, donc ta fréquence vibratoire, ton état émotionnel, ça c'est vraiment ton corps à l'intérieur de toi, c'est ce que tu vas vibrer. On sent quand quelqu'un est en joie, on sent quand quelqu'un est contracté, qu'il a des problématiques, etc. Donc, l'idée, ce n'est pas de le répéter. Pour le répéter, ça ne marche pas. C'est le répéter de le ressentir à l'intérieur de soi.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
et c'est cette partie. Voilà, mais si tu le... C'est important, parce que quand on nous dit, voilà, incarne. Moi, je vous dis souvent, OK, maintenant que tu as la vision, moi, je vais même plus loin. Je vais même dépasser le plan émotionnel. C'est, prends tes jambes et avance. C'est-à-dire, maintenant, va dans une situation concrète. Prends ton corps, bouge ton corps. Prends des décisions, d'accord ? Et incarne, d'accord, cette identité que tu souhaites. Mais l'identité que tu perçois, généralement, elle est en p... paix. Donc l'idée, c'est de ramener l'identité en paix qui est dans la 5D, parce que tout existe. Philippe Guément en parle, beaucoup de physiciens en parlent. Donc il y a, dans le plan invisible, il y a plusieurs potentialités. D'accord ? Et les potentialités, moi j'aime beaucoup donner l'exemple d'une énorme toile d'araignée. Tu vois les toiles d'araignée ? Voilà. Et comme s'il y avait plein de petits, d'araignées, tu vois, dans les extrémités de toutes les toiles. Et en fonction de ce que tu vives, en fonction de ton état émotionnel, il va y avoir un fil et c'est l'araignée qui va... L'araignée, tu vois, c'est le plan des conséquences. Et ton mental et ton émotion, c'est un peu le plan des causes. Et c'est parce que les deux vont switcher qu'à un moment donné, il va y avoir une espèce d'alignement et tu vas te mettre en avant. Par exemple, quand moi j'ai entrepris, on me disait souvent qu'il faut que tu rentres dans l'état d'être d'un entrepreneur. Mais quand tu as grandi pendant 20 ans en tant que salarié, c'est tout un paradigme à déconstruire, c'est une identité qui doit mourir pour laisser place à une autre identité. Donc, ça passe vraiment par le corps. Tu te lèves le matin, c'est plus je dois prendre le train, c'est plus je dois répondre à un patron, c'est un autre paradigme. C'est OK, je fais mon planning, je commence à prendre des cahiers, à m'acheter un agenda, à mettre mes propres rendez-vous quotidiennement. C'était très étrange parce que... Avant, je subissais l'agenda de mon employeur. Tu as rendez-vous avec un tel, Là, c'était moi qui mettais mes propres rendez-vous. Au début, je disais, mais qu'est-ce que je vais mettre dans ce planning ? J'ai une cliente ou deux par jour dans les débuts. Après, je fais quoi ? Non, en fait, tu n'as pas que ça à faire. Tu as la compta, tu as ton marketing, tu as la création de contenu. Je me retrouvais avec des journées de salariat. Je me disais, mais ce n'est pas possible. Au fur et à mesure, je me suis dit, non, je ne veux pas adapter le salariat, adapter l'entrepreneuriat à mon modèle du salariat. Qu'est-ce que tu as besoin ? De quoi tu as besoin ? Je veux plus de temps pour moi. Je vais travailler un peu plus le matin. Donc, je suis rentrée dans un monde vraiment d'entrepreneur. À partir de 4 heures, plus personne ne me parle. Je ne veux plus répondre à mes clientes. Donc, j'ai commencé à rentrer le corps pour que le corps s'harmonise avec ma pensée et mes émotions.
- Speaker #0
Et comment tu as fait pour arriver à ce stade-là ?
- Speaker #1
Justement, c'est de la pratique. C'est-à-dire qu'à un moment donné, tu n'as pas le choix. Il faut arrêter de se bloquer. C'est-à-dire qu'à un moment donné, tu veux avoir une vie où tu es libre. C'est-à-dire commence à prendre ton emploi du temps et à décider des tâches que tu veux t'offrir. Et non plus, je dois déposer mes enfants à l'école. Tu vois le « je dois » . Le « je dois » , ce n'est pas possible. C'est incompatible avec une vie de liberté. Tu ne peux pas dire « je dois » . Donc un, tu changes tes paroles. À l'intérieur de toi, tu changes aussi ton état d'esprit. C'est-à-dire que constamment, tu fais une reprogrammation constamment. C'est « je dois » . Maintenant, j'ai envie. Ça demande un travail. Il y a des outils. On les travaille dans l'arche. On les travaille... J'ai créé mon école, l'école SSL. Kun Feier, Kun Suai, la chose est. Donc, les praticiens, justement, apprennent à le faire. Donc, c'est des outils qui vont te permettre de revenir à ton programme initial, mais pas que. C'est aussi un outil qui va te permettre d'incarner ton identité originelle céleste. Celle où tu mérites, où tu es digne, où tu es déjà en sécurité. Parce que tu ne peux pas dire j'ai envie d'aller récupérer mes enfants et de les déposer à l'école. qui est quand même imposée par l'État français, d'accord ? Si à l'intérieur de toi, tu n'es pas dans un état de paix avec ça.
- Speaker #0
Donc ça demande ce fameux travail interne, en tout cas ce dépouillement. J'ai un exemple en tête d'une de tes clientes pour laquelle j'avais participé à une des formations et qui nous avait dit ouvertement, moi je ne comprends pas, j'ai déjà fait pas mal de formations, un petit développement personnel, et on m'avait dit que pour manifester, elle cherchait un homme dans sa vie, donc elle avait fait un long travail intérieur sur elle-même, et elle avait dit, voilà, moi on m'a dit... mets une deuxième brosse à dents dans ton pot, dans la salle de bain. Et puis, le soir, tu te fais un petit rituel, comme si qu'il était à côté de toi, tu te pouponnes, etc. Et pourtant, tu vois, elle était dans cette démarche de rencontrer un homme. Elle s'était mise en action. Et pourtant, elle dit, mais ça ne marche pas, la brosse à dents. Non, ça ne marche pas.
- Speaker #1
C'est pas que ça ne marche pas. Ça peut marcher quand, véritablement, il y a l'alignement entre ce que tu dis, ce que tu penses, ce que tu fais. et ce que tu ressens. Tu vois, c'est vraiment le carré d'or dont je parle souvent. Mais il faut aussi comprendre qu'à un moment donné, il y a ce que tu veux pour toi. Il y a ce qui est bon pour toi, ce que Dieu a prévu pour toi. Moi, je suis croyante, je crois en Dieu. Donc, à un moment donné, si tu sais que tu es là, dans cette planète-là, c'est que tu es légitime. Tu n'as pas besoin de mériter. Donc, si l'homme n'arrive pas, c'est qu'il y a peut-être encore quelque chose à expérimenter. Mais je vais aller plus loin. Parce que tu sais, dans l'histoire de comment on fait pour se laisser traverser. Par exemple, il y a des femmes qui veulent absolument se marier, qui veulent absolument être en couple. Alors en contre, c'est pas le problème, mais ça se passe toujours mal. C'est toujours les vieux schémas qui arrivent. Et l'idée c'est, pourquoi t'as toujours ce besoin d'être en couple, C'est important le couple. Moi je suis promariée, je suis mariée, j'ai trois enfants. C'est très important pour moi, c'est ce qui permet. C'est un rempart contre le capitalisme. Pour moi c'est la famille, c'est le premier rempart, le premier pilier pour une société saine. Parce que c'est une projection. C'est très important. Maintenant, là où il faut être hyper vigilant, c'est un jour ton mari meurt, un jour tes enfants peuvent disparaître du jour au lendemain, mais il y en a qui vont se suicider. Il y a des faillites, il y a des dirigeants qui se suicident, Sophia. Et là, on voit bien que ceux qu'ils ont construits les possèdent. Il y a des personnes qui arrivent à créer de la richesse, à créer des entreprises, mais dans l'espace du manque, ils ont peur de perdre ce qu'ils ont réussi à construire. D'accord ? Donc quand tu veux... construire une vie ou construire un projet, une vie de famille, une vie de couple ou un projet, moi, je dis OK, très bien. Mais si tu ne l'as pas, qu'est-ce qui se passe ? Elles sont en PLF, ça y est, tu vois le système émotionnel, le système nerveux, tu vois, tu as tout le système de l'amidale qui s'active. Là, elles sont en insécurité. Donc, en fait, elles cherchent un homme dans un espace qui est en insécurité. Parce que si tu étais dans un espace de sécurité, donc du coup, je leur fais traverser. Et c'est là où c'est l'art du détachement. Je vais leur dire, est-ce que tu fuis ? derrière ton désir de vouloir te marier, c'est la peur d'être abandonné. C'est la peur qu'il parte. Donc l'idée, si tu veux vraiment attirer un homme qui est complètement sain, qui va pas jouer ce rôle soit de sauveur, soit de prédateur, qu'importe, c'est que toi tu sois déjà suffisamment à l'aise avec la rupture, qui peut être de multiformes, décès, maladie, enfin je sais pas moi, mais si tu crois que c'est ce couple cette relation qui va te maintenir en paix, derrière ta volonté de manifester le couple, il y a en fait une fuite émotionnelle. C'est ça que j'ai envie d'expliquer. C'est qu'on ne le met pas en avant, ça. Il faut, je le désire tellement. Mais combien de personnes j'ai récupérées qui m'ont dit, mais je ne comprends pas, ça fait deux ans que j'essaie de récupérer le couple. Je fais, mais le sujet, il n'est pas là. Il n'est pas dans le couple. Il est dans qu'est-ce que tu fuis, d'accord ? Si tu n'obtiens pas ce que tu désires au plus profond de toi-même, c'est quoi la fuite ? C'est quoi ? Qu'est-ce qui te ferait peur si tu ne l'obtenais pas ? Ah non, mais c'est hors de question. Je n'imagine même pas ne pas l'obtenir. Pourquoi ? Si tu ne l'obtiens pas, qu'est-ce qui se passe ? Non, je ne veux même pas. Y penser, pour moi, c'est inconcevable. Personne ne se pose ces questions-là. Si tu es déterminé, qu'est-ce que tu fuis ? Parce que parfois, il y a une illusion. Non, mais on m'a dit qu'il fallait que je sois déterminé. C'est un désir ardent. C'est bon, on les connaît tous, les bouquins. On les a tous lus. Napoléon Nils, on les a tous lus. Évile Godard, on connaît. Mais c'est parce qu'on a mal compris ces auteurs-là. Moi, je pense qu'on les a véritablement mal compris. Parce qu'il y a la notion de... oui, je veux être en couple, mais j'accepte aussi de finir ma vie seule. C'est-à-dire que si Allah, tu considères que ce n'est pas un bien pour moi, et que la relation que j'ai avec toi, que j'ai signée avec toi, que mon témoignage avec toi, il y avait autre chose de prévu, alors j'accepte. Tu vois, c'est autre chose. Alors j'accepte. Tu vois, je ne sais pas, j'ai un rêve incroyable, c'est de vivre dans tel pays, je sais que c'est là, tout le temps ça me vient, etc. Mais en même temps, si ça ne vient pas, alors je l'accepte. Et non pas... Si ça ne vient pas, je suis détruite, je suis instable, je manque de verticalité. Tu vois cette notion de verticalité et de relation, c'est un truc qui fait que, tranquille. Tu es dans ma vie. Alhamdoulilah. Tu sors de ma vie. Alhamdoulilah. La vie ne s'arrête pas. Et ça, c'est dans toutes les sagesses, au-delà des sagesses, au-delà des concepts de neurosciences qui nous expliquent que quand tu es dans le détachement, qu'un être humain, il y a vraiment d'études scientifiques, je ne me souviens plus des travaux, mais il y a vraiment des travaux très, très, très clairs qui nous expliquent que quand un corps se laisse traverser par la peur, le système nerveux, il se dit, ok, je suis en sécurité, je connais. Mais un corps, un système nerveux qui n'a jamais... goûté à l'injustice, à l'abandon, à l'humiliation, etc., le cerveau égale, il va dire, danger, danger, danger. Donc, création de masque pour être dans la fuite émotionnelle. Donc, qu'est-ce que tu vas créer ? Qu'est-ce que tu vas co-créer avec les lois de Dieu ? Tu ne vas pas créer le meilleur destin, parce que le plus beau destin, c'est celui où ton cerveau est en paix. C'est-à-dire, attention, c'est très inconfortable, l'abandon. C'est très inconfortable, le rejet. Mais il y a des... mécaniques, c'est des protocoles, enfin en tout cas, ce ne sont même pas des protocoles, c'est un état de méditation, c'est un état de prière. Dans le Coran, Dieu nous dit, n'est-ce pas, par le rappel, que les cœurs s'apaisent. En fait, je vais me rappeler, grâce à ma fitra, donc je vais sortir de mon corps terrestre, je vais sortir de mon personnage humain, et je vais me rappeler que je suis déjà en sécurité, que je suis beaucoup plus grande que ma relation, que mon rôle de maman, que mon rôle d'entrepreneur. que mon rôle d'ami. Je vais sortir de tout ça et je vais me rappeler ma légitimité céleste. Je vais me mettre en sécurité et je vais dire, OK, même si ça fait mal, je vais être aidée par ma fitra. Je vais être aidée par ma fitra et me dire, si cet homme doit sortir de ma vie, c'est que c'est un bien pour moi. Si mon enfant, il devait rejoindre le créateur,
- Speaker #0
je suis émue. Oui, forcément,
- Speaker #1
ça me rappelle des choses. Et donc, c'est OK pour moi. Et donc, du coup, le cerveau, qu'est-ce qu'il se dit à ce moment-là ? OK, elle est... en sécurité, donc elle peut traverser. Elle peut donc recevoir plus. Parce que parfois dans la vie, tu ne peux pas recevoir des grandes choses si tu n'as même pas dépassé le palier du rejet. Tu ne peux pas être chef d'entreprise si tu n'as pas vécu des trahisons. Si à chaque fois tu essaies de maintenir et de plaire à tout le monde, ce n'est pas possible. Je vais lui plaire à elle, je vais dire oui à elle. Ah ben non, mais dans ma culture, il faut que je me taise. Tu ne peux pas. Tu ne pourras pas recevoir un niveau supérieur à ta vie. Ce n'est pas possible parce que le niveau supérieur à ta vie va te permettre de rencontrer d'autres personnes qui ont un autre champ de conscience. Mais tu vas devoir laisser tomber à un moment donné ces merci, ces contrats d'âme. Et donc ça, ça demande, le cerveau, ton corps a besoin de se dire, je peux tout recevoir. Je peux recevoir le rejet, l'abandon, l'humiliation, c'est ok, je suis en sécurité. Et c'est là où je suis dans une fréquence de paix, 90% des cas. Et c'est ça l'art du détachement. L'art du détachement, je suis désolée, c'est très peu de personnes qui le développent. Parce que ça te coûte, ça te coûte des relations. Ça te coûte des relations. Et les relations, comme je le disais en début de podcast, ça influence tes émotions. Tu retires les émotions dans la vie de quelqu'un et tu retires tes relations, excuse-moi, il n'y a plus de problème.
- Speaker #0
Et l'exemple le plus parfait de la manifestation, on en a déjà parlé en offre toutes les deux, c'est Mérième.
- Speaker #1
Oui, complètement. Ah oui, Mérième, à un moment donné, elle le dit, elle est... Mérième, une figure de leadership incroyable qui porte un miracle.
- Speaker #0
Dans le christianisme, Marie...
- Speaker #1
Voilà, elle porte un miracle, elle se retrouve à évoluer dans un temple. où il n'y avait que des hommes, ça devient un être spirituel qui est très respecté, et puis à un moment donné, elle subit la calomnie, donc elle va perdre ses proches, elle va avoir des visages qui vont... Les masques tombés. Des visages qui vont être dévoilés, elle va recevoir des insultes, clairement, on va lui prêter une relation, bref, elle va subir calomnie, médisance, etc. En tant que femme, elle va se retrouver seule avec un enfant. Même si elle sait que c'est Dieu qui lui a mis, pour moi, le fait de porter Jésus dans son ventre, dans sa matrice créatrice d'amour, il y a une autre lecture. C'est aussi parce qu'il y a des femmes qui ne peuvent pas enfanter des êtres humains. Il y a des femmes qui ne peuvent pas enfanter un bébé. Mais elles peuvent enfanter une œuvre. Et Marie-Méliam n'a pas enfanté qu'un être humain. Elle n'a pas enfanté un bébé. Elle a enfanté une œuvre au service de l'humanité. et cette œuvre-là... s'est incarné dans la chair de Jesus. Il a laissé un message qui va perdurer dans la nuit des temps, à travers ses apôtres, etc. Qui est l'amour est plus fort que tout, qui est que vous portez en vous cette étincelle, déjà. Vous êtes un fragment de Dieu, vous portez ce souffle-là. Donc vous avez de la valeur, vous n'avez plus besoin de vous comparer, vous n'avez plus besoin de créer de séparation, vous n'avez plus besoin de démontrer que vous êtes meilleur que les autres. On vient tous... de la même matrice. Pour moi, il y a vraiment cette notion d'unicité. Pour moi, Isa, alayhi salam, Jésus, est une œuvre de Dieu qui nous rappelle le lien vertical, parce qu'elle l'a eu sans homme. Il n'y a pas de père. Là, il n'y a qu'une matrice. Il n'y a que la matrice maternelle et on vit dans la matrice divine, qui est une matrice maternelle quelque part. Elle nous nourrit, la Terre nous donne ses fruits, tout pousse. La matrice de la planète Terre, elle est quand même incroyable. Elle est maintenue par le maître des univers. Le maître des univers qui est dans sa troupe de contrôle, qui nous dépasse et pourtant on a son souffle, on a une partie de nous. Donc, Méliem, elle nous rappelle qu'on porte toutes une œuvre. Donc, tu es Mélième, je suis Marie-Mériam, nous sommes tous des Mélièmes. Toutes les femmes sont des Mélièmes et on enfante. On enfante tous ce projet extraordinaire au service de l'amour. Et c'est ça pour moi l'art du détachement. Parce que Mélième, à un moment donné, elle était tellement perdue. Et je te sens émue,
- Speaker #0
moi je te vois.
- Speaker #1
Marie-Mériam a tellement souffert qu'elle était seule. Il ne faut pas oublier qu'à un moment donné, elle était seule. C'est-à-dire que les apôtres, les disciples savaient qu'il y avait un miracle qui allait arriver. Et pour autant, elle a dû fuir. Elle a dû se retrouver toute seule. Elle s'est adossée à un arbre, à la création, et elle a dit, j'en peux plus. C'est terminé. Je n'en peux plus. C'est trop. C'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est trop. Mais qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? Elle va où ? Elle sait que ce qui se passe, c'est quand même grave. Je ne sais pas si tu te rends compte d'un point de vue contextuel, circonstanciel. C'est une femme que l'on considère comme étant... La pécheresse, elle est seule, elle n'est pas escortée par un homme, on saura après qu'elle va être bien évidemment aidée. Elle va enfanter seule, sous un arbre, sauf erreur de ma part, ok ? Elle va être nourrie par Dieu à travers une date, une date c'est très symbolique, parce que c'est un datier. Dieu nous parle d'un autre datier quand il parle de verticalité. N'as-tu pas vu comment l'arbre est exquis quand les racines sont fermes ? Plus les racines d'un arbre sont fermes, et plus la ramure d'un arbre s'élance vers le ciel. Cette notion de « je m'appuie sur mon arbre » , c'est « je m'appuie sur mes croyances, je m'appuie sur mes racines à ce moment-là » . Et c'est ça le détachement. C'est « quoi qu'il se passe, je te fais confiance Dieu » . C'est-à-dire qu'à un moment donné, elle va même confier cet enfant-là à Dieu. Et elle dit « ça y est, j'en peux plus » . Et c'est là, comme par hasard, il va dire « laisse, je vais prendre en charge » . Tu vois cette notion de « je sais que je porte une œuvre importante, mais à un moment donné, si c'est un bien pour moi, tant mieux. Mais si ce n'est pas un bien pour moi, ce n'est pas grave. » Et pourquoi est-ce qu'il y a des personnes qui réussissent dans l'entrepreneuriat ? Je peux te garantir, je travaille avec eux, ça fait des années, il y en a qui sont dans le détachement, je peux te garantir, qu'ils réussissent ou qu'ils ne réussissent pas, ils ne sont pas là constamment à regarder le chiffre, ils ne sont pas là constamment à croire qu'ils ont un pouvoir sur le résultat. À nous les efforts, pour moi les efforts c'est la thèse qu'il y a, à réussir celui qui purifie son âme. C'est-à-dire que tu es là, tant mieux, tu as un bonus dans ma vie. Mais si tu n'es pas là, je ne m'écroulerai pas, parce que ma vie n'a pas été, je n'ai pas été créée, moi, dans cette... Dans ce cosmos, dans ce couffin de l'univers, parce que je ne sais pas si tu vois le cosmos,
- Speaker #0
il y a quand même une poussière.
- Speaker #1
Attends, il y a une poussière pour souffrir. Ça n'a pas de sens. Tu vois, donc oui, je veux manifester. Bien sûr que n'importe quel être humain, d'ailleurs tes rêves ne sont pas les mêmes que les miens, donc à un moment donné, oui, si Dieu m'a insufflé une bonne idée, etc., ok, mais en même temps, elle arrive. Tant mieux, elle n'arrive pas, ce n'est pas grave. Mais par contre, je veux qu'elle arrive. Je ferai le nécessaire pour qu'elle arrive. Je me mets en mouvement. Je vais incarner continuellement, quotidiennement, dans mes gestes, dans mes paroles, dans mes pensées. Je vais travailler, je vais écrire, je vais travailler sur mes pensées, etc. pour toujours alimenter cet état de paix. Mais je ne suis pas esclave de ce que je désire. L'objectif n'est pas censé nous posséder. Donc, il faut absolument revenir à, si je n'ai pas cet objectif-là, c'est quoi l'émotion derrière ? Il y en avait une qui disait, j'ai peur que mon mari me trompe. Je sais qu'il y avait une cliente récemment. J'ai dit, écoute, on va rentrer dedans. On a fait un travail mental, c'était, ok, qu'est-ce que ça veut dire dans ton système, s'il te trompe ? C'est être seule. Qu'est-ce que ça veut dire dans ton système, dans ton histoire, dans ton transgénérationnel, dans la lignée avec les femmes, d'être seule ? C'est avoir raté sa vie, c'est comme ma mère, je ne serai pas respectée, c'est manquer d'argent. Alors que cette personne-là, en l'occurrence, cette entrepreneur, avait beaucoup d'argent, multimillionnaire, donc elle n'a pas du tout les mêmes problématiques, mais son système s'est emballé. Et donc, non mais j'ai peur qu'il me trompe, Quand tu es dans j'ai peur qu'il me trompe, j'ai peur qu'il me trompe, tu vas commencer à rentrer dans une ligne de temps, la fameuse araignée, et tu vas commencer à rentrer dans le corps, à faire vibrer la fréquence d'une femme trahie. Donc tu vas commencer à fouiller les affaires, tu vas commencer à regarder...
- Speaker #0
le téléphone de ton époux. Tu vas commencer à surveiller ses faits et ses gestes. Tu vas commencer à regarder, comme une fenec, la manière dont il parle à une femme. Tu vas commencer à regarder comment les femmes parlent à ton mari. Donc, tu vas commencer à créer...
- Speaker #1
C'est le syndrome de la voiture rouge.
- Speaker #0
C'est le SAR, système d'activation reticulaire. Tu vas commencer à orienter toute ton attention, toute ton énergie vers une ligne de temps, vers un destin.
- Speaker #1
Est-ce qu'une personne qui a cette peur-là, qui lui arrive cette chose-là, est-ce que... Ça ne la renvoie pas à ce qu'elle est juste elle.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, derrière tout ça, c'est vraiment...
- Speaker #1
Avant même d'attirer dans son système la trahison,
- Speaker #0
il y a la peur de l'abandon.
- Speaker #1
Est-ce que dès que tu as une peur, ça ne veut juste pas te dire « Ah, il y a quelque chose où je me trahis moi-même, où j'ai peur de me trahir ? »
- Speaker #0
C'est pas ça. La loi, pour moi, c'est l'abandon. C'est-à-dire que la racine, la racine, la racine, elle s'est réveillée.
- Speaker #1
Parce que dans la tromperie, c'est la trahison plus que de l'abandon.
- Speaker #0
Non, d'ailleurs, la trahison, il y a aussi de l'abandon, ça dépend des femmes. Par exemple, elle, dans son cas, elle a été abandonnée par son père. Donc, si mon mari me trompe... c'est même plus de la trahison, c'est que je ne suis pas choisie. Ça dépend des femmes. Donc le système, ça s'appelle de la trahison. Mais elle, c'était, il ne m'a pas choisie, donc je vais finir comme ma mère. Mon père ne m'a pas choisie, donc encore une fois, je ne suis pas choisie. Eh bien, OK, on va rentrer profondément dans quelle est cette ligne de temps si on ne te choisit pas. Donc il y a eu un travail mental et ensuite il y a eu un travail corporel. Je peux dire qu'elle prenait son point, elle tapait sur la table. Elle avait l'impression de suffoquer. Et donc moi, bien évidemment, dans mon travail, c'est de construire le cadre de sécurité et lui dire, ton corps sait faire. C'est comme une biche dans la jungle, ou pas dans la jungle, dans la savane, qui voit un lion. Elle va simuler la mort. Elle va se mettre dans un état où elle va être immobile, d'accord, pour feinter la mort. Donc la proie va croire qu'elle est morte, elle va partir. Et à un moment donné, elle revient à la biche, je ne sais pas si tu as déjà vu, et j'invite tous les auditeurs à regarder sur Google cette image-là, enfin ce rush-là, cette vidéo-là. Et là, elle va revenir à elle, mais avant de revenir à un état de sécurité, elle tremble. C'est-à-dire que l'animal... la biche ou je ne sais plus parce qu'elle a vécu l'état de mort elle était en immobilisation figée le système nerveux était bloqué et ensuite petit à petit elle est revenue à un état de sécurité et elle tu vois son corps il tremble il tremble tu as l'impression qu'elle ne va pas revenir à la vie puis après elle reprend ses petites pattes et elle va gambader dans la savane ça y est le système nerveux sait qu'elle est en sécurité or nous l'être humain même si on voit qu'il n'y a plus de danger le système d'alerte va nous suivre dans notre corps tout le reste de notre vie voilà j'ai failli mourir, j'ai failli mourir, j'ai failli mourir, donc je suis en auto-vigilance, je regarde constamment à gauche. Donc l'idée, c'est que systématiquement, en fonction des expériences de nos vies, là, en l'occurrence, j'ai peur, alors que Nini, j'ai peur que mon mari me trompe, très bien, très bien, ok, s'il te trompe, c'est quoi la conséquence d'après ? C'est qu'il me quitte. Est-ce que tu pourrais accepter, par exemple, de vivre avec un homme qui te trompe ? Parce qu'il y en a qui acceptent, c'est ok, d'accord ? Non, je me trahirais. Très bien. Maintenant, on va aller regarder la ligne de temps où tu finis seul. C'est-à-dire que tu n'es plus avec lui. Au début, je te jure que ce n'était pas possible. Au début, c'était... Ben non, parce que toute sa vie a été construite à travers la sécurité intérieure. La croyance. Ma sécurité intérieure dépend de la stabilité de mon couple. T'imagines ? T'imagines ? Donc, ce n'est pas possible. Moi, j'ai créé un couple. J'ai de l'argent. J'ai une entreprise. Mais en fait, ton bonheur, il n'est pas là. Il est là. Si ton mari, pour des raisons X ou Y... quitte ce que tu as contrôlé, parce que tu crois que tu contrôles. Mais si la personne, elle part, ça fait des mois et des mois, elle est eczéma, donc elle est dans un enfermement, état d'enfer. Tu vois ce que je veux dire ? Donc c'est pour ça que là, l'idée, c'était de rentrer dans cet espace de « Ok, très bien, il te trompe, il part. » Encore une fois, je te dis, elle suffoquait, etc. Donc c'est tout un protocole de libération des mémoires. On a épuisé la mémoire cellulaire, on l'a fait grandir, et à un moment donné... Bon, j'ai l'habitude. En fait,
- Speaker #1
elle a vécu ce qu'elle fuyait. Elle a confronté ce qu'elle a vécu à l'instant T. Vous avez plongé ensemble.
- Speaker #0
En fait, on est rentré dans la charge émotionnelle pleine de cette trahison, ensuite de cet abandon, et ensuite, elle est revenue à un état de calme en disant, « Alors, ça va, t'es pas mort ? » Non, c'était pas facile. Elle a commencé à bailler, je me la bois de l'eau. Donc, c'est tout un processus interne. Voilà, elle a récité des versets du Coran. Elle a fait appel à sa verticalité, elle a fait appel à sa fitra, elle a fait appel à Dieu, etc. Et puis tout d'un coup, la pensée saine arrive, qui est, je vais le confronter, je vais lui parler posément. Et je pense que tu me trompes, j'ai peur que tu me trompes, ce qui se passe actuellement ne me convient pas. Alors il y a trois solutions. La première, c'est que tu me proposes autre chose pour pouvoir rassurer notre famille. Ou l'autre, c'est que tu pars. Et si c'est le cas, je suis prête à vivre seule. Parce que ça y est ! Elle était OK. Son système nerveux était en sécurité parce qu'elle n'a plus relié son sécurité intérieure. couple à cet homme. Elle s'est dit qu'elle a fait en sécurité.
- Speaker #1
Elle a switché le narratif.
- Speaker #0
En fait, c'est le changement de la charge émotionnelle. Tu te rappelles ? Je vais dans le passé, je vais dans toutes mes peurs et je change la charge émotionnelle. Mais pour que ton corps soit en sécurité, tu dois d'abord le confronter à ce qu'il a peur. Elle avait la peur de vivre l'abandon. Mais l'abandon, ce n'est pas que des mots. Oui, elle le savait qu'elle avait peur de l'abandon, mais son corps ne l'avait jamais véritablement. On va dire qu'elle mentait,
- Speaker #1
qu'elle comprenait tout. Oui, elle comprenait tout,
- Speaker #0
mais elle n'a pas vécu. Mais oui, parce que... Comment tu veux vivre quelque chose que tu crois contrôler ?
- Speaker #1
Et souvent, tu projettes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Comme tu l'as dit, en fait, il y avait son histoire transgénérationnelle. Ah oui, sa mère. Et puis, sa mère a pu vivre. D'ailleurs,
- Speaker #0
juste après sa mère, la paix, elle lui dit, oui, tu sais, peut-être que je vais peut-être me séparer, etc. Sa mère, comment ça ? Tu vas finir comme moi, mon Dieu. Et là, elle a été confrontée. Je ne me saurais pas. Elle était confrontée au test, entre guillemets,
- Speaker #1
de cette ligne de temps. Au test de cette ligne de temps. Est-ce qu'elle était bien libérée ou pas ?
- Speaker #0
Exactement. Et là, elle m'envoie un message, elle me dit, c'est incroyable. Mon Dieu,
- Speaker #1
mais ça arrive souvent, ça.
- Speaker #0
Ah oui, et puis en une séance, tu vois. Il faut juste comprendre que... L'objet de nos désirs peut nous faire du mal. D'ailleurs, c'est un magnifique verset coranique, il est extraordinaire. Je me rappelle, j'en avais parlé en 2018 quand j'ai soutenu mon mémoire chez HEC, je m'en rappelais toute ma vie. Les membres du jury m'ont posé la question, d'où sort cette citation ? Et je leur ai dit, je vous partagerai les références après. Je ne voulais pas dire que c'était le Coran parce que c'est quand même l'école HEC, etc. Mais bon, c'était le fameux verset. Il se peut que vous ayez une inversion envers quelque chose qui vous fasse du bien. Il se peut que vous ayez une passion envers quelque chose qui vous fasse du mal, qui soit un mal. Ce verset-là, il est extraordinaire, il parle des polarités. Donc il se peut que tu penses que vivre l'abandon, c'est horrible pour toi, alors que c'est là où il y a la libération. Et il se peut que l'attachement, tu crois que c'est une passion, je m'attache à lui. En fait, elle me dit, là je souffre, je crois, j'ai l'impression, je sens, j'ai toutes les preuves. Je suis en train de mourir de l'intérieur. Des maladies qui commencent à se développer. Elle pense que c'est de l'amour, mais c'est de l'attachement. L'attachement te rend en insécurité. L'amour t'apaise. Si l'amour te fait jouer aux montagnes russes, ce n'est pas de l'amour. Si le couple, pardon, si la relation, c'est des montagnes russes, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'attachement. C'est de l'attachement, ce n'est pas de l'affection. Et donc là, Dieu nous dit, il se peut que des choses qui peuvent te faire du mal, au final, ça te stabilise et que tu sois en capacité de vivre absolument tout. Parce que notre vie ne s'arrête pas à une rupture, ne s'arrête pas à un deuil. Tu t'imagines si tout le monde se foutait en l'air parce qu'il perdait un enfant ? Parce qu'il perdait un parent, parce qu'il perdait une entreprise, mais pas du tout, la vie continue. Donc Dieu nous dit, mais ce n'est jamais une fin, c'est un continuel recommencement. Le chapitre s'écrit constamment à partir du moment où tu reviens à ta verticalité. En fait, tu te réveilles, tu te dis, oh attends, ok, ok, mon corps me dérange. Pourquoi je fuis ça ? Pourquoi est-ce que j'ai besoin d'aller contrôler la personne, alors que la chose la plus facile, et certes inconfortable, c'est tout simplement de me laisser traverser parce que j'ai toujours fui. en voulant contrôler mes relations, ma relation à l'argent, en voulant contrôler mes collaborateurs. Ça ne sert à rien.
- Speaker #1
Ça demande une sacrée discipline. Parce que dans un quotidien où on est pris par énormément de choses, t'imagines bien que quand on a ce type de narratif, les pensées fusent. Et réussir à faire ce break à un moment donné, de se dire, ok, là je ressens que j'ai des peurs qui tournent en boucle, il faut que je me pose, il faut que je ressente ce qui se passe, et il faut que je me laisse traverser.
- Speaker #0
Il n'y a même pas de « il faut » . C'est qu'à un moment donné, tu es tellement relié. Ta conscience est tellement dans ton corps, Sophia, que tu le sens. C'est-à-dire que ta conscience, à un moment donné, elle est tellement présente en toi. Alors là, elle nous dit que quand tu t'abandonnes, tu abandonnes une partie de toi-même. Quand tu t'intéresses trop aux gens, à un moment donné, tu t'abandonnes vis-à-vis de toi-même.
- Speaker #1
Mais tu ne l'entends pas, ça. Pardon de te couper. Mais tu vois, pour ce type de profil-là, je pense qu'on est nombreux comme ça. Même toi qui es outillée, ça doit encore te revenir de temps en temps.
- Speaker #0
Oui, oui. En fait,
- Speaker #1
on est vite happé par les projections de nos pères. On est très, très vite happé, tu vois.
- Speaker #0
C'est pour ça que l'écriture est importante, Sophia. Pour moi, l'écriture, comme tu l'as très bien dit, on est vite happé. Et complètement. On est vite happé. Il y a plus de 70 000 pensées. Pour moi, c'est un leurre de croire qu'on peut soumettre nos pensées juste avec nos pensées.
- Speaker #1
C'est en ça que le dhikr est une force incroyable. On nous le partage un peu comme... On nous dit que c'est le souvenir, le rappel de Dieu. Mais on nous le rappelle comme quelque chose de très mécanique.
- Speaker #0
Pas du tout, ça change les cellules.
- Speaker #1
Alors que c'est le moyen, clairement, de vraiment s'enraciner et de se rappeler que toutes ces pensées n'ont pas lieu d'être. Parce qu'il faut revenir aux qualités, aux qualités divines.
- Speaker #0
C'est un état de présence.
- Speaker #1
Et revenir à cet état, je fais le lien, pardon, mais pour moi, il y a toujours le lien avec le radifat.
- Speaker #0
Complètement. Mais merci, parce que l'art du détachement... C'est l'art du leadership, et l'art du leadership, c'est l'art de transmettre un message, en mettant le message toujours supérieur à tes problématiques d'humain, petit humain que tu es. Le message est plus important que moi, je donne plus d'importance au message, à ce lien vertical, et je me laisse complètement abandonner. Et sincèrement, quand tu es dans cet état de « je m'abandonne » , quoi qu'il arrive, ça ne va pas venir, même si, comme tu l'as très bien dit, il y a quand même de l'autovigilance, je rappellerais ça plus de la conscience, dans ce que je ressens. Parce que je sais comment fonctionnent les lois. J'ai une grille de lecture. Je sais que mon état intérieur, il va refléter ma réalité. Tu sais, tu peux te mentir. C'est ce que je disais. Écoutez, vous pouvez mentir, vous pouvez avoir 60 millions dans le compte. Mais si ta tante est dans ta montre, tu es sur ton téléphone toute la journée parce que tu ne sais pas où est ton époux, tu n'es pas en paix. Tu n'as rien manifesté à ce moment-là. Tu as manifesté de l'argent, mais l'argent te donne l'illusion de maîtriser une paix. Sauf que cette paix-là, elle ne t'appartient pas parce qu'elle dépend des gestes. des comportements de l'extérieur. T'imagines, mais t'es jamais libre, en fait.
- Speaker #1
Et t'es pas au service de ta mission.
- Speaker #0
Et pas du tout. Mais t'es pas libre, en fait.
- Speaker #1
C'est là où les vôtres rattrapent, en fait. Complètement.
- Speaker #0
Donc les pensées, pour moi, comment dire, c'est se prendre pour Dieu, que de se dire, non, non, mais t'inquiète, je gère avec ma tête. Non, franchement, s'il y a une sourate qui s'appelle le kalem, le kalem, l'écriture, l'écriture, c'est fondamental. Ou alors s'arrêter, si vous n'avez pas d'écrit, parler, parler à haute voix, entendez vos pensées. Elles font flipper parfois. Il faut savoir que les pensées sont à l'extérieur de vous. Les pensées, c'est un amas. Et au plus vous les alimentez, au plus tu sais, tu as plein d'araignées. Au plus tu les alimentes, au plus elles sont là. Donc à un moment donné, il faut aussi avoir cette humilité, bon sens de mon sort, de se dire on est dans une période, dans une époque où l'information se diffuse à la vitesse de la lumière. Et de prendre ce qu'il y a dans ma tête, de faire silence, de m'arrêter. Et c'est un luxe de s'arrêter aujourd'hui. de s'arrêter, de prendre une feuille, un stylo et de regarder les pensées. Parce qu'écoute bien, les pensées qui sont dans ta tête te gouvernent, que tu le veuilles ou non. Les pensées qui sont dans ta tête te gouvernent, que tu le veuilles ou non. Les pensées que tu écris, d'accord, sur un papier, sur une feuille, tu les gouvernes. Donc si tu veux déjà juste commencer, d'accord, à changer ta réalité, commence déjà à observer ce que tu fais rentrer dans ta tête. parce que les pensées... Elles sont à l'extérieur. C'est toi qui les laisses entrer à l'intérieur de toi. Pour moi, la vie, c'est comme un film. C'est toi qui décides si les figurants rentreront dans ton film, qui sont les acteurs principaux. Les pensées, c'est pareil. À toi de décider qui rentre dans tes pensées. Et parfois, tout le monde rentre dans ta tête. C'est le buffet ouvert. Il n'y a pas de limite. Pourquoi ? Parce que tu es constamment dans le corps des autres. Tu es constamment intéressé. Mes enfants, ce qu'ils ont mangé, c'est génial. C'est des trucs permanents. Mais le présent, c'est quoi, Sophia ? C'est le corps. Le corps, c'est le lieu de reprogrammation et de déprogrammation. C'est par le corps que se fait la transmutation. Ce n'est pas par la tête. La tête est une cause. Tu commences par le mental. Tu vas apaiser ton mental. Tu vas lui donner un peu d'informations. Elle est mignonne, ses chouchous. Tu vas lui dire ça fonctionne comme ça. C'est le corps. D'accord, il va se calmer. Mais ce n'est pas le mental. Tu peux répéter des mantras toute ta vie. Regarder ton vision board. Si à un moment donné, tu ne vis pas ce que tu fuis, si à un moment donné, tu ne décides pas d'affronter, de recevoir ce que tu fuis depuis toute ta vie, c'est-à-dire la trahison. Moi, la trahison, c'est une de mes blessures. C'est qu'à un moment donné, je me mordais comme ça. C'est qu'à un moment donné, c'est physique. C'est-à-dire que quand tu vois que les personnes que t'aimes se foutent littéralement de toi, soit tu fais exprès de ne pas voir, et du coup, tu deviens quelqu'un d'autre, parce que tu veux absolument maintenir. l'objet de tes désirs. Soit tu te dis, mais attention, je suis en train de mourir à l'intérieur de moi, je ne suis pas moi, je ne me sens pas à ma juste place, ce n'est pas moi. Et là, tu acceptes. Et donc, avant même de perdre la relation, tu laisses la perte, l'abandon, la solitude te traverser. Puis tu reviens à un état de sécurité intérieure, de verticalité, de détachement. Et là, tu te dis, attends, est-ce que c'est véritablement ce genre de relation que je mérite ? Est-ce que tu as vécu ce que tu fuyais ? Mais c'est toujours ça. Quand tu désires trop quelque chose, beaucoup de coachs vont te dire « Ok, on va faire ensemble de créer un plan pour y arriver. » Moi, c'est le contraire. Si tu n'obtiens pas, qu'est-ce qui se passe ? « Ah non, c'est impossible. Pourquoi ? » « Ah non, mais tu ne t'en rends pas compte ? C'est un échec puissant. » « Ah non, c'est un échec. Ok. Parle-moi un peu de l'échec dans ta famille. Ok. Et moi, je vais t'inviter, si tu veux véritablement être libre dans ta vie, c'est de te libérer de cette peur de l'échec. On va aller la vivre. » Tu vois, c'est complètement... C'est contre-intuitif presque. D'aller vivre ce que je suis. Si tu le vis, tu n'en as plus peur. Et si tu n'en as plus peur, tu es détaché. Si tu es détaché, tu vas l'attirer. C'est des mathématiques.
- Speaker #1
Je pense que le message est très clair. C'est très clair. Merci, Daouila. Merci pour tes partages très riches, enrichissants, authentiques, toujours, au risque de déplaire.
- Speaker #0
Merci à toi, Sophia.
- Speaker #1
Merci à toutes et à tous d'avoir écouté cet épisode. En espérant que cet épisode vous a nourri, n'hésitez pas à nous partager en commentaire vos impressions sur YouTube. Likez, partagez, commentez. On se retrouve très vite, je vous dis à bientôt.
- Speaker #0
Et de mon côté, je vous invite à pratiquer l'art du détachement et progressivement, tout doucement, avec beaucoup de douceur, beaucoup de bienveillance, vous inviter à des espaces de méditation, de prière, de silence et de commencer à ressentir tout en ayant la certitude que vous n'êtes pas seul quand vous vous laissez traverser par ce que vous fuyez si vous n'obtenez pas. ce que vous désirez. Je vous confie à Dieu et je vous dis à la semaine prochaine et surtout, remettez en question tout ce qui a été dit pendant cet épisode.
- Speaker #1
C'est l'air !