- Speaker #0
Bienvenue dans le Lab oratoire de Dawila Salmi, le podcast qui ose déployer son service.
- Speaker #1
C'est en prenant la parole que l'on prend sa place,
- Speaker #0
et c'est dans le partage que l'on réussit.
- Speaker #1
Salem, que la paix soit sur vous et autour de vous. Bienvenue dans ce nouvel épisode des Voix Inspirantes. Aujourd'hui, je suis heureuse et je suis honorée de recevoir une invitée. Comme les autres, c'est une femme qui met sa voix au service du plan divin. Je ne vous la présente plus, vous l'avez découverte durant l'émission The Voice en 2018. Si mes souvenirs sont bons, depuis elle a eu je pense 77 000 vies. Et aujourd'hui nous la retrouvons et j'aimerais vous la présenter sous d'autres prismes, au-delà de sa carrière de chanteuse, d'artiste. Je vais vous la faire découvrir sous le prisme de son leadership multidimensionnel holistique qui... À travers son parcours, va vous partager des tips, des pépites sur la résilience et pourquoi aujourd'hui, elle fait ce qu'elle fait. Bienvenue à toi, Ménèle.
- Speaker #2
C'est une super intro. J'ai eu quel honneur. C'est une super intro. Je n'aurais pas mieux fait.
- Speaker #1
Bismillah. Comment tu te sens, ma chère Ménèle ?
- Speaker #2
Franchement, c'est incroyable tout ce qui se passe en ce moment. Et je crois que les podcasts, c'est l'une des meilleures façons. Je me sens great. Très, très bien.
- Speaker #1
Magnifique. Je suis également en joie. Nous avons avec nous notre belle voix, Sophia, qui va nous accompagner dans cet échange. Parce qu'au-delà d'une rencontre interview, interviewée, il y a aussi tout un parcours qui nous relie. Et l'idée, c'est de te faire découvrir à mon auditoire et également que ton auditoire me découvre à travers ce chemin commun. Qu'est-ce que nous avons à dire ? Pourquoi est-ce qu'on est toutes les deux autour de cette table ? Quelles sont nos expériences communes qui pourront aujourd'hui résonner ? au sein de nos auditoires. Sophia, la parole est à toi.
- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bonjour Ménel, bonjour Daouila, je suis très honorée aujourd'hui d'être parmi vous pour ce nouvel épisode des Voix Inspirantes. Merci Ménel d'avoir accepté notre invitation.
- Speaker #2
C'est un honneur vraiment, aujourd'hui tu vois je savoure quand on me donne la parole de façon aussi libre et authentique. J'ai tellement passé des années à avoir des personnes qui essayaient de me mettre dans des endroits qui n'étaient vraiment pas top. Des interviews, tu connais. Qu'aujourd'hui, la donne a changé. Et vraiment, c'est un plaisir pour moi de venir et de parler et que ma parole soit entendue dans la vérité.
- Speaker #1
Une voix authentique et holistique, comme j'aime le dire.
- Speaker #0
Au risque de déplaire, elle aussi.
- Speaker #2
Mais en fait, au risque de déplaire et en même temps, je me dis quand tu es authentique et que tu es vrai, tu vas déplaire à ceux qui ne seront pas alignés avec ton message. Donc, c'est un risque qui pour moi n'est pas un risque, c'est un bénéfice. C'est le bénéfice de voir les personnes alignées se rallier, venir vers moi et les personnes qui ne vont pas faire écho, qui ne vont pas résonner.
- Speaker #1
La loi de la résonance, n'est-ce pas ?
- Speaker #2
Ah, ils ne vont pas résonner avec mon message. Eh bien... ils seront de fait mis sur le côté. Donc vraiment, aujourd'hui, mon message, je me dis, j'ai tout à gagner, à dire ma vérité, à être authentique pour avoir des gens qui me ressemblent. Et en fait, c'est... Comment on appelle ça ? C'est miroir.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est une très belle phrase de Rumi qui nous dit « Celui qui te cherche, te cherche. Ce que tu cherches, te cherche. » Et c'est aussi accepter que ceux qui sont là... Juste parce que tu portes un masque et parce que tu nourris un certain confort, accepter qu'il disparaisse, ça demande une sacrée compétence que tu as développée depuis qu'on s'est rencontrés, que tu développes de plus en plus et que ton parcours de vie aussi t'as appris à développer. C'est là le dédachement.
- Speaker #2
Oui, totalement.
- Speaker #1
Cette compétence qui est essentielle pour incarner son khalifa, c'est-à-dire être ambassadeur et se mettre au service du plan divin. Moi j'appelle ça la verticalité. C'est une compétence qui est innée mais qu'on a oubliée et justement à travers ton parcours et le mien et la rencontre. On va essayer d'inviter l'audience à se rappeler de cette évidence.
- Speaker #0
Merci Daouila pour cette introduction. Tu me permets de faire une belle transition pour ma première question, Ménel. J'aimerais savoir, j'aimerais que tu nous dévoiles, comment est-ce que tu as rencontré Daouila ?
- Speaker #2
Très bonne question parce qu'en fait, les rencontres, je pense qu'elles n'arrivent jamais au hasard. Ça, c'est pour moi une certitude. Et il s'avère qu'en 2023, on m'a parlé d'elle. J'étais enceinte et on m'a parlé d'elle dans une salle de préparation à l'accouchement. Et une personne très, très gentille qui se reconnaîtra.
- Speaker #1
On embrasse Fatima, la petite positive sur Insta. Leader inspirée, machin.
- Speaker #2
Une femme formidable et qui m'a parlé de toi et qui m'a dit, va voir ce qu'elle fait. Et puis, deux ans plus tard, lors d'un shooting, on m'a reparlé de toi. On m'a dit, tu sais, il y a une dame, j'aime trop ce qu'elle fait. Mais moi, en fait, si tu veux, on m'en parle. Mais à ce moment-là, je n'étais pas... Ce n'est pas que je n'étais pas réceptive. C'est qu'en fait, avec du recul, je me rends compte que ce n'était pas le moment que je te rends compte. J'en avais peut-être pas besoin à ce moment-là où je n'allais pas recevoir ton message.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Deux ans plus tard, c'était donc. Et là, on arrive aujourd'hui en 2025, 2026. Et donc, c'est en 2025 que je suis tombée sur une vidéo de toi où tu parlais des relations toxiques. Et je pense que ce n'est pas un hasard. Tu parlais des relations toxiques et comment on peut se détacher, détachement, des relations toxiques, mais pas un détachement physique, un détachement émotionnel. Et ce que j'avais fait, moi, dans les années auparavant, c'est que quand j'avais quelque chose, tu vois, qui était... toxique pour moi, une personne, une situation, un travail, je me détachais physiquement de la personne et dans ce que tu disais, tu disais que c'est un détachement émotionnel et de là, je t'ai envoyé un message et je t'ai dit, ça me parle trop ce que tu fais et on a commencé donc à échanger à partir de là et je te laisse faire la suite.
- Speaker #1
Exactement et de là, moi je te suivais déjà en 2018, j'avais trouvé ça tellement injuste comme beaucoup de femmes, j'avais trouvé que ta voix était à la fois comme du cristal, comme de l'eau. Je me suis dit, waouh, c'est du velours, quel plaisir pour les oreilles. Et avec tes grands yeux bleus, je me rappelle, je me suis dit, waouh, mais c'est quoi cette voix ? Et puis du lendemain, tu disparais et je t'ai revue et je t'ai revue dans un podcast récemment, je ne sais plus ce que tu disais. Bref, je t'ai vue dans une émission, je me suis dit, ah tiens, mais elle est de retour. Et donc là, je te vois avec un changement physique, un changement de discours, etc. dans la musique, mais je ressens. À ce moment-là, je ressens, je me dis, oh purée, mais... Dommage, elle n'a pas les outils SSL. Dommage, elle n'a pas cette verticalité. Il ne lui manque que ça. Ce qu'elle cherche, en fait, est déjà en elle. Je ressentais, mais ce qu'elle cherche à travers les autres, dans l'horizontalité, est déjà en elle. Toute notre vie, on court après une quête qui est déjà en nous. Ce fameux lien vertical, ce lien divin, qui est plus proche de nous que notre veine jugulaire. En fait, on cherche à créer un paradis à l'extérieur. Et je dis, waouh, les yeux du paradis, la voix d'un paradis. Il y a quelque chose. Mais bon, après, tranquille, je ne suis pas ça autre chose. Et c'est vrai que quand elle est venue vers moi, je me suis dit, ah, il y a peut-être un retour. Parce que je crois en la loi de la résonance, et c'est-à-dire que les personnes qui me découvrent ou avec lesquelles je connecte, je sais que là, il y a une opportunité vibratoire. C'est-à-dire que là, je sais qu'elle est en capacité d'accueillir le plan divin. Parce que j'accompagne des artistes, j'accompagne des chanteuses, j'accompagne des personnes, des influenceuses, etc. Je sais que la notion de confidentialité est très importante à ce moment-là. Très importante à ce moment-là. Et donc, tu me connais, Ménel, j'ai un côté très cash. j'y vais ou j'y vais pas, avec toi c'était ça j'y vais ou j'y vais pas, je balance ou je balance pas, etc. Et en fait c'est au compte-gouttes, j'attendais toujours qu'il y ait cet espace de ta part et puis une demande systématique, c'est-à-dire que s'il n'y avait pas de demande je n'y allais pas, parce que ce que je ressens à ce moment-là les informations qui me viennent je ne peux pas les offrir si on ne me donne pas le cadre l'espace nécessaire. Et donc de fil en aiguille je crois que c'était en octobre, on échange ensuite je crois que tu fais une retraite Merci. Et là, tu reviens après la retraite. Je crois qu'on échange un dernier message en août en lien avec ce qu'on fait sur les réseaux. Non, tu avais perdu ton papa, je ne sais plus. En tout cas, le fait que tu aies perdu ton papa aussi m'a réveillée, ma propre douleur. On le sent. Moi, j'ai perdu mon père il y a maintenant 26 ans. C'était le fameux 12 juillet 2000. Et donc, j'ai ressenti ce que tu pouvais vivre à ce moment-là. Je me suis dit, surtout une petite fille. Ça se voyait que tu avais un lien très fort avec ton père. Un lien que j'avais également. Il y a eu une compassion. Et c'est à ce moment-là aussi où, sur les réseaux, tu partageais ta vulnérabilité.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai ce que tu dis. J'étais en mutation. Août, septembre, octobre, tout ça. Et quand j'ai fait ma retraite en octobre, en revenant du désert, j'étais dans un état d'esprit de je veux m'allier, je veux être avec des gens. qui vont me permettre de continuer ce que j'ai entrepris. Et c'est là où ma relation à toi, elle s'est développée. J'ai ressenti ce besoin d'aller vers des personnes qui font écho et qui vont faire miroir. sur ce que je vis sur le moment, donc un éveil spirituel, une transformation intérieure. Et pour moi, en toi, j'ai vu une sorte de... Je trouve déjà qu'on se ressemble.
- Speaker #1
C'est pas faux.
- Speaker #2
Déjà, on se ressemble, mais les gens me le disent. Il y a déjà ce côté familier là, mais au-delà de la ressemblance physique, c'est que dans l'énergie, on a des... Ton énergie m'a parlé, tes conseils m'ont parlé, et... En mélangeant tout ça, c'est-à-dire cette sensation de t'es familière, ce que tu dis me parle, t'es cash. Et en même temps, j'avais besoin de ça à ce moment-là. Je me suis dit, c'est ça qu'il me faut. Il faut que j'aille m'entourer. Et c'est le message qui est important, en fait. Il faut s'entourer de gens qui vont nous tirer vers le haut. Et moi, c'est ce que j'ai fait à ce moment précis.
- Speaker #1
Et ce que j'ai beaucoup aimé avec toi aussi, Ménel, c'est que tu étais vraiment prête à recevoir les bombes. Donc moi, je décrypte très rapidement, tu l'avais dit une fois dans un réel, elle capte, elle capte, c'est bon. On ne peut pas lui faire à l'envers. Mais ce n'est pas tout le monde qui accepte de recevoir la grille de lecture de la vie telle qu'elle est, parce que la vie que tu co-crées avec Dieu ne ment pas. Tout est miroir et tu as été en capacité de recevoir et de dire, c'est vrai. Et il y a eu un développement très rapide de ta part. Et moi, ce qui m'a beaucoup touchée, c'est cette innocence, cette fragilité, cette voix, ce lien avec le Coran. cette notion de j'assume ce chemin parce qu'il m'a appris cette notion de je suis prête maintenant et pour être prête vraiment parce qu'on ne l'est jamais tout le temps on ne l'est jamais véritablement effectivement parfois on a besoin de compagnonnage donc tu avais déjà le compagnonnage de certaines personnes dont Louisa qu'on découvrira au
- Speaker #2
prochain épisode qui a été aussi un petit peu je parle souvent de Louisa je pense que ça sera l'objet d'un autre podcast ou je vais la ramener. Tout à fait, exactement.
- Speaker #1
De toute façon, c'est prévu dans un prochain podcast. Elle partagera son parcours. Donc, il y avait comme, si tu veux, Dieu nous envoie toujours des champs de conscience à travers des corps humains, à travers de la chair. Et donc, à ce moment-là, quand je me suis permise, est-ce que c'est OK ? Je peux y aller ? Oui, vas-y. Et là, c'était, ah mais oui ! Et le fait que tu me dises ah mais oui !
- Speaker #2
Mais j'avais besoin de te dire ah mais oui, tu comprends ? En fait, j'étais... Parce que on peut donner aux gens. Mais si eux-mêmes, ils ne veulent pas recevoir, ce n'est pas évident. Et moi, à ce moment-là, après une retraite, j'étais en soif de recevoir, mais également en soif de dire, d'exprimer, de dire voilà ce que je ressens, voilà ce que je traverse. Et donc, j'avais envie de recevoir des conseils pour après moi, par effet ping-pong, ricochet, dire eh bien voilà ce que j'ai fait de tes conseils, voilà ce que j'ai mis en place et voilà ce que je voudrais faire. comment je peux faire pour avancer. Tu comprends ? J'étais en train de tisser ma toile.
- Speaker #1
Complètement. Et puis, il y avait vraiment cette notion de... Il y a un énorme... Comment dire ? Il y a un champ qui vient de s'ouvrir. Il y a quelque chose qui vient de s'activer en moi comme une lumière. Mais comment je fais pour la garder ? Allumer cette lumière. Il y a vraiment cette notion. OK, j'ai compris. Ça s'est rallumé. C'est là. Mais je fais comment maintenant pour garder cette lumière et éviter qu'elle se diffuse ? Et c'est là, il y a tout mon travail du discernement, tout mon travail où je vais te rendre autonome. Je te saoule avec ça, avec ta verticalité. Merci. Ça ne vient que d'en haut, ça ne peut pas venir. Moi, je ne suis qu'un rétroprojecteur de ce que tu me renvoies. Et cette notion de se dire, OK, je suis prête à libérer, je suis prête à me reprogrammer et à me rappeler. Parce qu'on peut se rappeler, mais le rappel profite à celui qui veut se rappeler. Donc, le rappel, il n'est pas une fois par semaine, il n'est pas une fois par jour, il est dans l'instant présent. Et le plus gros réceptacle de reprogrammation, c'est le corps. Et nous avons en face de nous quand même une championne du monde du mental, quand même, il faut le dire. Alors moi, 99, pour ne pas dire 100% de mes clientes, C'est des champions du monde du mental qui ont fait énormément de développement personnel, qui savent beaucoup de choses. Donc, le mot « je sais » , je sais que tu vas le dire, parce que moi aussi, je suis une ancienne. Donc, c'était vraiment cette notion de comment descendre ce qu'elle sait déjà dans le corps, sachant que, regarde, il y a des moments, il y a des espaces de ta vie qui sont figés. Donc, s'ils sont figés, c'est qu'il y a quelque chose qui n'est pas traversé. Et c'est vrai que le rapport au corps, toi, tu ne le connaissais pas, tu ne comprenais pas. Non, c'est bon, j'ai compris. Non, mais c'est très clair, oui. 1 plus 1, et machin là, t'es très intelligente, t'es une HPI, t'es des AAH, tu parles combien de langues ? 5, la nana fait du piano, qu'est-ce que tu fais d'autre ? L'équitation, t'as énormément de cordes à ton arc, donc...
- Speaker #2
C'est lié au fait que j'aime tout découvrir, je n'aime pas rester dans... En fait, si tu veux, je ne sais pas si c'est une qualité ou un défaut, mais... Dès qu'il y a quelque chose que je peux apprendre, j'ai envie de l'apprendre. Donc, je me fatigue à apprendre plein, plein de choses. Tout simplement parce que c'est de la curiosité.
- Speaker #1
Oui. Alors, du coup, tu lis beaucoup. Donc, tu sais beaucoup de choses. C'est ça qui est incroyable. C'est qu'on sait. Mais si. Le fait de savoir était suffisant, on serait tous en paix. Tout le monde sait ce que tu sais, on le sait tous. Maintenant, le vrai travail, en tout cas, il est physique chez moi. C'est une méthode, elle est holistique. C'est du 360, on lâche rien. Quand tu es fatigué, je ne vais pas te dire, oui, récite des mantras, ça ne marche pas. Va faire un bilan neurobiologique, va vérifier si tu n'es pas en carence. Et là, je t'envoie avec un médecin. Je ne suis pas toute seule.
- Speaker #2
Franchement, c'est vrai ce que tu dis, parce que par rapport, ça c'est la parenthèse un peu santé, aimé. par rapport au côté TDAH, HPI, les personnes comme ça, dont je fais partie, il y a deux choses en nutrition qui m'ont énormément aidée, les oméga-3 et le magnésium. Et franchement, ça, ça fait des miracles parce que ça m'a aidée à avoir un esprit qui est plus calme, plus posé, tu vois. Donc oui, je suis d'accord avec toi. Le corps, c'est vraiment l'outil, le véhicule qui va faciliter ou non. Tout ce travail qu'on fait, ce travail spirituel, ce travail psycho-émotionnel, et là, je mets l'accent particulièrement sur le corps, sur les réactions du corps.
- Speaker #1
Complètement, voilà. Et c'est tout à fait normal qu'un corps se mette à trembler quand il libère une mémoire. Et ça, je sais que la première fois qu'on a fait une libération, c'était dans le mental. Donc, je comprends, mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi mon corps réagit comme ça ? Il y a une mémoire, il y a une émotion là qui vient d'être réveillée. Elle a juste besoin d'être désenquistée, défigée du corps, parce qu'une mémoire vibre à une certaine fréquence et attire. Donc, il faut le vivre. Parce qu'une fois que le corps est libéré de cette mémoire, parce que Dieu nous offre des opportunités, des situations, on ne peut pas tout libérer d'un coup, t'imagines ? On ne va pas libérer des centaines de millions d'années d'un seul coup, on pourrait mourir. Donc, il y a des moments très précis. Moi, j'appelle ça les moments miroirs. C'est dès que tu es activé à travers une discussion. Après, moi, j'ai la grille de lecture. Hop, ok. Tu ressens quelque chose ? Ouais, ok. Donc là, il y a une énergie. On est quand même un corps éthérique aussi. Avant d'être un corps humain, c'est prouvé par la science. Là, je ressens un truc. Eh bien, on s'arrête et on arrête d'alimenter le mental. Je sais qu'au début, ce n'était pas facile pour toi.
- Speaker #2
Le travail que j'ai fait avec toi sur plusieurs semaines, en fait, mais qui a été très, très rapide. J'ai fait de la psychanalyse avant. Tu vois, j'ai eu des séances de psychanalyse, j'ai eu des séances de psy, d'hypnose, de sophro. Je ne sais pas, j'ai un peu détesté tout. acupuncture. Et en fait, la difficulté que j'ai eue quand j'ai fait ton soin la première fois, on va pas dire ça, un soin énergétique, une séance de libération. Oui, c'est ça, une séance de libération sur les choses qui étaient très ancrées à l'intérieur. Je suis ressortie, j'étais KO pendant 48 heures. J'avais des vertiges, j'étais mis out. Mais par contre, ce que j'ai ressenti, c'est un... désenclenchement du mental, tu vois ? C'est comme si j'avais enlevé un petit câble de mon mental à mon cœur pour que mon cœur puisse s'exprimer sans avoir le parasite mental hashtag l'ego hashtag ouest-ouest hashtag le spagand et franchement, sincèrement celui qui ne connait rien à tout ça ça m'a libérée juste pour arriver à être dans mon cœur tu vois ? à me dire, j'arrive à suivre ce qui existe au fin fond de moi qui a juste envie de parler. Et c'est là où j'ai commencé à dire, allez, je vais faire mes récitations. Tu vois, la vérité peut s'installer en fait.
- Speaker #1
Une fois que le corps est libéré d'une mémoire, il y a plus d'espace pour accueillir une nouvelle ligne de temps. C'est-à-dire que tu étais fatiguée et juste, on va rentrer dans le détail parce que c'est personnel, mais tu es tombée sur quelque chose dans ton sac qui a fait que tu as repris contact. Et en fait, moi, ça fait 8 ans, presque 9 ans que je fais ça. Là, il y a déjà le test de cette nouvelle ligne de temps, de ce nouveau destin. Tu as dit, ah oui, mais je la connais. Et en fait, c'est une cliente, etc. Et de fil en aiguille, tu vas mettre en lien. Et là, vous allez commencer à co-créer un projet qui t'animait. Donc, c'est bien la preuve que la libération passe par le corps. Et une fois que le corps libère quelque chose, c'est parce que je passe toute ma vie à libérer. Alors moi, je suis une femme d'action. C'est libération des plumes. C'est ce qu'il y a à réussir celui qui purifie son âme. Son âme, notre âme est dans notre corps. dans cette zone-là, et déploiement. Je me mets au service, ce n'est pas je passe ma vie à me libérer, je dors et je ne m'en remets pas. Non, 24 heures après, tu étais déjà en action parce que tu avais attiré à toi.
- Speaker #2
Et voir les signes, en fait. C'est que, concrètement, après que j'ai fait ce travail de libération qui était très intense, en fait, c'est des tout petits trucs. Ça peut être une lecture, ça peut être... Là, en l'occurrence, c'était un article qui était dans mon sac. un article de beauté qui était dans mon sac, qui était fait par une personne, une très grande entrepreneuse et qui est d'ailleurs une amie d'enfance. Et quand toi, tu as vu ça, tu m'as dit, mais tu connais cette personne ? Oui. Et ça, le fait d'avoir des sortes de synchronicité un petit peu, c'est des signes, c'est le déploiement, c'est des signes pour te dire, tu viens de faire un travail de libération.
- Speaker #1
Je t'ai purifié les yeux.
- Speaker #2
Voilà. Maintenant, prends les éléments qu'on te met à ta disposition et agis.
- Speaker #1
C'est ça. Et c'est vraiment le « KRA » « BISME RABBI KEL LAVI KHARAK » Lui. le monde avec les yeux de ton enseigneur. Et les yeux de Dieu, ce n'est pas des yeux qui sont voilés par la peur, par des croyances limitantes, par la peur de l'échec, la peur d'être rejeté. C'est, lis le monde tel qu'il est. Dieu regarde le monde et ses créatures avec beaucoup de rameau, beaucoup de rahma. Et c'est-à-dire que cette personne-là, l'entrepreneuse, c'est une de mes clientes. Comme tu m'avais pondu un rêve, ce serait quoi ton rêve ? Ah ben, si tout était possible, moi, mon rêve, ce serait ça. C'est marrant parce que cette entrepreneuse que tu connais depuis que tu es petite, c'est la bonne personne pour t'accompagner. Elle a l'habitude. et c'était tellement rapide c'est pour ça que la prise de conscience peut prendre du temps mais à partir du moment où t'es ouvert le destin il est là maintenant effectivement moi je dis 42 jours c'est important d'avoir 42 jours parce que ce que je disais ok mais elle a te ressenti maintenant c'est en délibération il va falloir que tu apprennes à les faire par toi-même bien évidemment on a besoin d'être accompagné comme un coach je sais pas moi tu prends 20 kilos bah tu perds pas 20 kilos d'un coup d'un seul après une grossesse le corps commence à s'habituer au sport au bout de 21 jours c'est le programme Ce qui permet d'enclencher un nouveau programme. Mais les anciens programmes, ça fait quand même des années, 30 ans, 40 ans qu'ils sont là. Donc, ça va demander encore une nouvelle durée. Donc, on parle de 42 jours en moyenne pour reprogrammer les nouvelles croyances. Donc, c'est ça qui est magnifique. C'est qu'on peut manipuler quelqu'un sur plusieurs années, mais on peut se déprogrammer en 42 jours.
- Speaker #2
Je pense que ce que tu dis est totalement vrai, parce qu'on est dans la déprogrammation. Pour moi, il y a deux éléments qui sont importants. Il y a la temporalité, tu vois, la durée. Et il y a aussi qui on a à nos côtés pour effectuer ces changements. Parce qu'en fait, nous, moi, je crois très fort à la... Il y a deux directions. Il y a la verticalité et l'horizontalité. On a notre relation verticale qui est centrale, qui est vraiment la plus importante. Et également, la relation horizontale, pour moi, elle est au service de la verticale. Et avant, sincèrement... J'allais travailler sur moi-même en me disant, je vais travailler sur moi, mais sans aller chercher de l'aide autour. Et en fait, seul, on va peut-être plus vite. À deux, on va plus loin. Tu comprends ? Donc moi, dans mon développement, quand j'ai commencé à admettre, à mettre les gouts de côté, à admettre que j'ai envie d'avancer dans ma vie, j'ai envie d'enlever mes trop-mains, j'ai envie de guérir. J'ai envie de faire des projets. J'ai envie d'arrêter d'avoir peur. Qui a fait ça dans mon entourage ? Qui a réussi à faire ce que moi, j'ai envie de faire ? Oui, peut-être une version future de moi si je commence à faire des manifestations. Mais dans le concret, dans la vie de tous les jours, j'ai trouvé... Je parle vraiment en mon expérience. J'ai trouvé que m'entourer de gens qui avaient déjà réussi à... Achirir, obtenir... ce que toi, tu veux avoir. En l'occurrence, pour moi, toi, tu es un modèle, un mentor. Je le dis avec la plus grande des humilités, c'était nécessaire. Il faut quelqu'un, un mentor, une personne qui nous inspire. Et ça, je l'ai toujours entendu dans tous les développements, les vidéos de développement personnel. On a besoin de personnes qui ont déjà fait ce que nous, on veut déjà faire. Quand on va faire une recette de gâteau, on ne va pas réinventer la recette. on va aller chercher la recette et on va l'appliquer on gagne du temps, de l'énergie et c'est ce que j'ai fait, et j'encourage en fait toutes les personnes qui se sentent bloquées, qui n'arrivent pas à avancer ou qui ont envie d'avancer qui est la personne dans ton entourage la plus proche, ou là que tu te sens proche dans ton coeur et moi je me sentais proche de toi dans mon coeur qui te permet d'être écoutée, d'être conseillée si tu as envie d'avoir des conseils pour que tu vas chercher ce qu'il te faut pour aller mieux guérir. T'apprendre à pécher, pas pécher à ta place.
- Speaker #0
Nel, justement, j'ai une petite question. Pardon de vous couper, parce que c'est hyper riche, tout ce que vous nous partagez. Tu as sans doute rencontré beaucoup de personnes tout au long de ta carrière. Et tu parlais de mentors. Tu en as peut-être eu avant Daouila. En quoi l'accompagnement avec Daouila s'est distingué de tout ce que tu as pu avoir jusqu'à présent ?
- Speaker #2
Écoute, déjà, le premier point qui a fait la différence par rapport à toutes les personnes que j'ai pu rencontrer... C'est, t'es une femme.
- Speaker #1
Oui, c'est important.
- Speaker #2
T'es une femme. Et je t'avoue qu'aujourd'hui, dans la société dans laquelle on vit, nous, les femmes, on vit dans un monde qui est sans surprise, un monde d'hommes. It's a man's world, comme elle dit la chanson. Et j'ai souvent été accompagnée par des hommes, puisque, ben voilà, il s'avère que les thérapeutes, c'était des hommes. Donc déjà, d'avoir une femme... je me sentais plus proche. On vit les mêmes choses, on a des cycles. Donc, on a des humeurs fluctuantes. Donc, ça déjà, c'est un premier point. Le deuxième point, c'est que ta sensibilité, ta forte sensibilité, tu comprends ? C'est que tu as une présence qui permet d'être... Là, je vais faire l'éloge. Mais tu as une présence...
- Speaker #1
Du message, pas de ma personne.
- Speaker #2
De la façon dont tu permets l'accompagnement. La force que tu mets. tout en l'emballant d'une main de fer dans un gant de velours. Tu vois ? C'est une force que tu emballes de sensibilité, d'amour, de présence et d'écoute. Et la combinaison de tout ça, je ne l'ai pas trouvée ailleurs. Tu veux que je te dise quoi ? Je n'ai pas trouvé d'autres personnes qui mettaient la sensibilité, l'écoute, l'humour, parce que tu es très drôle quand on te connaît, la force. J'ai besoin de quelqu'un qui soit forte en elle et dans le discours. et qui me secoue aussi. Et c'est ce que tu as fait. Et tous ces éléments-là, pour moi, ça a été la recette qu'il fallait pour que je puisse entendre le message et comprendre ce que moi, après, j'avais à faire de mon côté.
- Speaker #0
Mais Nel, est-ce que tu dirais que Daouda, c'est la personne qui t'a le plus secouée, mais en étant très affectueuse ?
- Speaker #2
Comme une grande sœur, comme une meilleure amie. Et d'ailleurs, c'est ce lien-là que j'ai ressenti dans mon cœur parce que je suis quelqu'un de très sensible. Et surtout, je ressens les gens, je vais dire rapidement, et avec intensité. C'était des haches,
- Speaker #1
je ne cache pas.
- Speaker #2
Et en fait, oui, la relation que... qui a eu entre nous ce lien-là, je l'ai senti plein d'amour et fraternel, bienveillant. Donc ça, tout de suite, ça crée un lien famille. Tu sais, ton cœur, il se sent à la maison.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #2
les femmes dames. Comme si je te connais.
- Speaker #0
Ce qui caractérise souvent Daoula, c'est qu'on la connaît. Sur les réseaux, elle peut paraître très cash. C'est souvent son énergie qui attire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et parfois même, certains en sont impressionnés. Et quand on l'a en one-to-one, en coaching, là, elle nous fait plonger dans nos profondeurs. Et là, on voit autre chose. On ne voit plus la showgirl avec les lumières, qu'elle a tchatch, etc. Là, on voit l'arbre enraciné, tu vois. Elle est très solide. Elle va t'emmener loin. Elle va te tenir la main. Elle sait où elle veut t'emmener. Et on arrive, tu me diras si je me trompe, mais on arrive complètement à lui faire confiance, à lâcher prise à ce moment-là, parce qu'on sent qu'elle est solide. On sent qu'on est face à quelqu'un d'enraciné. Elle ne tremble pas. Elle n'est pas là en train de répéter un livre, un texte qu'on lui a appris. Parce que parmi les thérapeutes, parmi tous ceux qui ont pignon sur rue, sur tout ce qui est développement personnel, Ils peuvent paraître très solides à travers l'écran. Et puis après, quand tu te retrouves avec eux en off, tu vois que ça n'incarne pas trop.
- Speaker #2
En fait, tu n'as pas peur de dire toutes tes vérités. C'est-à-dire que quand on a une vie telle qu'elle est, avec les événements, d'accord ? Voilà, moi, Menel, j'ai traversé tel et tel événement. Souvent, je pense que chaque personne a ce ressenti-là. On pense que notre vie, c'est la pire. C'est celle qui a les plus grandes catastrophes, personne ne va comprendre. C'est un peu le mégalo de « ouais, moi je pense que je suis irratrapable, c'est une cata » et tout. Et en fait, on n'ose pas parler, on n'ose pas dire aux gens, que ce soit à nos proches. Et moi, j'avais ce truc un peu, ce syndrome du « je suis une cassée, personne ne peut me comprendre » . Et toi, vu que tu te présentes enracinée, c'est même pas que tu te présentes, tu es enracinée. J'ai ressenti de la sécurité à te déposer toutes les choses qui m'ont fait de la peine, qui me font de la peine et dont j'ai besoin de conseils pour pouvoir... les modifier. Et le fait d'avoir une possibilité de déposer à 100% ce qu'il y a à l'intérieur de mon cœur,
- Speaker #0
Ça me permet de faire un travail holistique, de ne pas trier sur le volet. Parce que combien de thérapeutes j'ai pu voir et dire, je vais lui parler de ça, mais pas de ça, parce qu'en fait, il ne va pas comprendre. S'il parle de Dieu, il va croire que je suis chez père. Il va croire que finalement, tous mes problèmes, c'est parce que je suis religieuse ou croyante.
- Speaker #1
Les amalgames.
- Speaker #0
Oui, donc en fait, tu tries. Et moi, là, l'avantage que j'ai eu à parler avec toi, c'est que tous les problèmes qui étaient d'ordre, familiale, spirituelle, émotionnelle. Je n'ai pas eu peur. Je ne me suis pas dit qu'elle va penser que je suis dépressive. Elle va penser que je suis une asociale. Non, je me suis juste dit qu'elle a la lucidité pour comprendre ce que je vais déposer. Et elle va pouvoir me répondre en tout discernement. Et ça, c'est clé. D'accord ? Parce qu'aujourd'hui, les gens... Ils ont besoin, et je te dis ça parce que je le reçois dans les messages en DM sur ma chaîne. Les gens, moi y compris, on a besoin d'une vraie écoute, sans jugement. Aujourd'hui, c'est trop facile. Dès qu'il y a un truc qui ne va pas, on juge. Et j'en ai fait les frais. Tu connais mon parcours. Donc toi, ce que tu proposes, ceux qui ne te connaissent pas, c'est... Daouila, elle propose vraiment une écoute sans jugement, où tu peux tout dire. Parce qu'elle est solide. Elle ne va pas s'effondrer. Parce que tu lui as dit, j'ai ça, ça, ça, ça, ça comme problème. Tu vois ? Et ça, c'est rassurant.
- Speaker #2
Je vous remercie parce que je suis très émue. C'est mon cœur qui bat à 4000. C'est beaucoup pour moi. J'ai un vrai sujet avec la réception, moi. Donc, merci beaucoup. Il faut qu'on arrête de parler de tout ça.
- Speaker #0
Allez, on arrête de parler de toi.
- Speaker #1
Non, mais c'est important. Merci. Je vous remercie, conseillère. Pardon. C'est important. Pourquoi ? Je veux le dire parce que je pense, Ménel, moi, je t'ai aussi vu dans d'autres podcasts. Et j'ai un peu vu de loin, tu vois, ton parcours, ton évolution. Et je me dis, comment elle a réussi à faire confiance à Daoula ? Parce qu'on sait comment ça se passe. Tu vois, tu es connue sur les réseaux. Dès qu'on a un peu de followers, un peu de notoriété, tu as tout le monde qui vient. Tu sais, c'est le miel et les abeilles. Même des comptes certifiés, des personnes très connues. Là, je ne serais pas surprise que tu me dises, par exemple, avec... tes derniers réels qui ont buzzé que tu as dû avoir encore une masse de gens qui ont dû venir vers toi parce que ça...
- Speaker #0
Pourquoi une personne n'est pas l'autre ?
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Et tu vois, et je me dis, voilà, parmi toutes ces personnes, tu as réussi à avoir le discernement de se dire, non, celle-ci, j'ai envie d'y aller et j'ai envie de lui déposer. Mais là, tu as parlé de quelque chose de clé, c'est que tu as dit, avec elle, je pouvais tout dire sans filtre et tu as pu parler de spiritualité et c'est un peu ce qui la distingue peut-être aussi des autres.
- Speaker #2
La spiritualité, c'est important de le dire parce que c'est vraiment... son chemin. Et je voudrais juste reprendre à des... Je vais revenir sur un plan plus générique.
- Speaker #0
Parce que tu m'as choisie quand même.
- Speaker #2
C'est-à-dire que...
- Speaker #0
C'est la deuxième question. Les thérapeutes, ils ne sont pas là pour accompagner tout le monde. Chaque patient ne peut pas être accompagné par tout le monde. Donc en fait, le thérapeute doit trouver l'aliment. Moi,
- Speaker #2
je suis thérapeute juste. Moi, je suis dans l'accompagnement. Je suis praticienne en thérapie neuroquantique. C'est important de bien s'étudier les mois et les années. Et je suis également mentorée. Car un accompagnant ne peut pas... accompagné s'il n'est pas lui-même accompagné. Donc ça, c'est très important ce que tu disais. Et c'est important qu'on parle, et Sophia fait moi penser sur le leadership féminin. C'est-à-dire qu'une femme comme toi, tu fais partie de ces femmes que j'accompagne, ce sont des femmes leaders qui ont du mal. Tu parlais de déposer, moi je parlais de vulnérabilité. C'est très compliqué. Moi, c'est ça. C'est comment vous pouvez construire un espace où je sens que la personne a suffisamment vécu. Je ne sais pas si c'est une question de stabilité, parce que je peux m'effondrer. Quand mes enfants ne sont pas bien, je peux m'effondrer, je peux perdre en maturité émotionnelle quand je vais me disputer avec des gens que j'aime, etc. Mais quand il y a une tempête, je ne saute pas du bateau. C'est-à-dire que j'en ai vécu des tempêtes dans ma vie. Et c'est ce qui fait que je suis en capacité aujourd'hui. Mais par rapport aux âmes que j'attire, parce que je porte la croyance, que ce soit Sophia, Louisa, toi, vous êtes des personnes qu'on se connaissait d'avant dans un autre monde. Donc, à la question, je pense que c'est Dieu qui nous a dit. C'était la question que je voulais poser. Pardon,
- Speaker #1
je te coupe, Daouila. Mais comme ça, on a le fil conducteur bien clair. La question que j'ai envie de te poser, c'est pourquoi tu as choisi ? Pourquoi tu as ? accepté d'accompagner
- Speaker #2
Ménel. Parce que moi,
- Speaker #0
je t'ai choisi, je t'ai fait un speech en te disant « Ouais, nanani, daouila, daouila » , mais au final, quoi Ménel ?
- Speaker #2
Tu vas être très étonnée. Pour moi, ça a été un appel du cœur et de Dieu. C'est comme si j'avais reçu alors tant pis, on pense ce qu'on veut, de ce que je vais dire, c'est ma croyance et je l'assume. Pour moi, j'ai ressenti qu'il y avait comme une voix qui me disait « Il est l'heure que tu l'accompagnes » . Elle a vécu une partie. C'est-à-dire que j'ai la ferme croyance et ça, ceux qui sont ici pourront le... Merci. Comment dire, le confirmer, moi j'ai un yarkin, c'est-à-dire j'ai une certitude, c'est-à-dire que si je rencontre quelqu'un, même si c'est deux heures dans ma journée, je sais que la personne a une information. C'est-à-dire que c'est pas moi qui t'accompagne, c'est-à-dire qu'il y a aussi des choses dans ton chemin, tu es mon miroir aussi. Et dans ce que j'ai vu, je me suis vue aussi à travers toi dans le sens où je veux être un miroir sans filtre pour toi, mais en même temps... dans ton parcours, même si je n'ai pas fait de télé, je ne suis pas chanteuse, rien à voir.
- Speaker #1
Mais il y a le lien de l'art oratoire. Oui, c'est ça, il y a de l'art oratoire. Non, c'est vrai.
- Speaker #2
Mais il y avait cette notion de ces blessures, je les reconnais. Il y avait cette notion, elle cherche quelque chose qu'elle a en elle. Il y avait cette verticalité, cette solitude qui m'a parlé. C'était plus ta blessure, moi, qui a fait que je les reconnus. En fait, on les reconnaît, ce sont des âmes. Et il y avait vraiment cette notion de, bon, attendez, parce que les artistes, j'en ai reçu, il y en a beaucoup qui me demandent. gracieusement de les accompagner, etc. J'en ai beaucoup des demandes parce qu'on parle de moi. Je ne suis pas quelqu'un qui est dans la masse, mais on va me recommander. J'accompagne des entrepreneurs qui font des millions de chiffres d'affaires et qui ont une problématique de verticalité et elles ne m'ont pas connue en regardant mes podcasts. C'est des personnes, des clientes, comme toi. Tu connais un tel ? Je ne la connais pas. Ah ouais, tiens, ça me parle. J'accepte que c'est mon chemin. C'est-à-dire que les personnes qui viennent me chercher, à un moment donné, pour moi, c'est comme si c'était un appel et Dieu me disait, là. il y a un bout de chemin, il y a quelque chose à faire. Ensuite, dans la manière, je sais que dans le leadership féminin, les femmes solides comme moi, comme toi, bref, en tout cas, qui avons un parcours où on s'est retrouvées seules à un moment donné, ce ne sont peut-être pas les mêmes histoires, mais c'est la même blessure. Ce n'est peut-être pas la même couleur, que j'accompagne des non-musulmanes aussi, mais c'est les mêmes blessures, c'est les mêmes mécanismes. Et je rends grâce à mon Seigneur, il m'a donné cette capacité de faire des liens très rapides. C'est-à-dire que quand tu me parles, je vois... une grande toile d'araignée et j'arrive à faire des liens, c'est-à-dire que tu me parles de ton état de santé, je vais faire le lien avec ce que tu es en train de dire, ton corps va me parler, il y a le son de ta voix, il y a tes yeux, il y a énormément de choses. Tu es un livre vivant et donc je vais juste questionner, je vais te dire ça te parle ou pas ? Et parfois dans les questions que tu me poses, en te faisant répéter la question, tu as la réponse. Et c'est ça pour moi un coach, c'est quelqu'un qui va venir t'accompagner à trouver des réponses en toi. On l'a vu hier, on a dîné ensemble et tu te posais des questions. Et je pense que l'accompagnant doit avoir cette posture de se dire, c'est elle qui a les réponses. Ce n'est pas moi, moi je ne suis qu'un miroir. Donc je reste dans une posture de non-existence. Et c'est dans cette posture du vide où la personne, pour moi une femme leader, qui a vécu des choses, qui à un moment donné a traversé, ce n'est pas une tempête, ce n'est pas deux, c'est des tsunamis. Ou à un moment donné, tu manges la poussière. Tu n'as pas ta mère, tu n'as pas ton père. Le fait aussi que tu aies perdu ton père, moi c'était mon repère. Je sais que tu étais maman solo, tu avais un enfant. Tout ça, il y avait la toile de fond. OK, il lui manque la verticalité. Seulement pas il lui manque. Il faut juste qu'elle se rappelle.
- Speaker #0
Oui, non, c'est ça. T'as raison, c'est se rappeler. T'as un rappel.
- Speaker #2
Et une fois que tu te rappelles, tu n'as plus besoin de... Une fois, tu m'as dit, purée, j'ai gagné 10 ans de thérapie. Non, c'est juste que tu t'es souvenu du chemin qui te permet de gagner. Parce que si tu passes ton temps à psychanalyser ta mère, ton père, ta relation avec ton ex, ta relation avec ton enfant, on n'a pas fini.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #2
mais en plus,
- Speaker #0
on en parle quand même que juste avant le podcast, je suis là, on est censé faire un podcast. et moi je suis là je commence à parler de choses très profondes 10 minutes avant de faire un podcast et là libération émotionnelle un truc que je devais comprendre depuis j'ai fait de la psychanalyse depuis que j'ai 24 ans et c'était une problématique comme tout le monde t'as toujours une problématique avec la mère ou le père moi c'était la mère Et ça fait des années que j'essaie de trouver une solution à cette problématique de la mère, du lien. Et là, juste avant le podcast, on discute, grosse libération. Et je comprends en fait que la seule réponse à cette problématique, c'était que j'avais déplacé mon focus sur... Mais t'es en train de demander à un être humain de te reconnaître, de t'admirer, de t'apprécier, de te nourrir à la hauteur de ce... Dieu est censé faire. Donc forcément que tu ne l'auras jamais. Forcément, Ménèle, que tu n'auras jamais cette nourriture constante et abondante si tu la cherches chez les humains. Et du coup, tu vois, juste avant le podcast, je suis là, les yeux comme ça, rouge, il fallait refaire tout le make-up. Tu vois ? Et c'est ça qui est beau, en fait. C'est que quand tu te lances dans ce parcours de leadership, dans ce parcours de... de libération, de détachement, de Khalifa, tu as des ouvertures. C'est magnifique, c'est trop beau. Et avec toi, j'ai appris justement cette question sur le leadership. Et grâce à ça, et c'est là où je crois que je fais une transition, Sophia, tu es en train de faire la transition.
- Speaker #2
On va loin, tu sais.
- Speaker #1
Mais ça va être ma prochaine question parce que tu as introduit le Khalifa.
- Speaker #0
C'est pour ta question.
- Speaker #1
Moi, j'ai envie de savoir, euh... Entre le avant Daouila et le maintenant.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Comment est-ce que tu vis la critique sur les réseaux sociaux ?
- Speaker #0
Oui, en fait, c'est exactement ça. C'est que... Avant d'entamer ce travail de verticalité, et je répète la verticalité c'est la relation de soi à ce qu'il y a de plus haut. Moi je suis croyante, je crois que c'est Dieu. Il y en a d'autres qui te diront c'est l'univers, peu importe. Je crois que ma relation à Dieu est LA relation, en capital, en lettres capitales, LA relation. La plus importante. La seule importante. Ce n'est pas la plus, c'est la seule qui compte. Et c'est hyper doux. En gros, à chercher à être reconnu, apprécié, aimé, tout ce que tu veux. Tous les qualificatifs d'amour. À chercher ça chez les hommes. Je me suis perdue, sincèrement. Je me suis perdue, je me suis affaiblie dans mon leadership. Parce que j'attendais que des humains... Quand je dis des humains, c'est ma mère. Je vais vous la raccourcir. J'attendais que ma mère me dise « T'es incroyable, ma fille. T'es mon œuvre d'art. T'es la meilleure. T'es la plus belle. T'es la plus... » J'ai passé ma vie à chercher ça. D'où, j'ai cherché la reconnaissance. J'ai cherché à ce qu'on me dise « T'es incroyable. » Sauf que la Terre entière m'a dit « T'es incroyable. » Comme elle m'a dit « On te déteste. » Ma mère ne me l'a jamais dit. Du coup, je peux... Je passais ma vie tout le temps à dire Je veux qu'on me reconnaisse Mais je voulais que ma mère me reconnaisse Et donc j'ai déplacé, j'ai mis mon focus sur Un être humain doit me dire ce que j'ai envie d'entendre Ok Quand je t'ai rencontré, quand j'ai fait la retraite Et que j'ai compris que la seule relation verticale C'était la relation avec Dieu Qui pouvait M'apporter cette existence Cette reconnaissance De moi Bah là en fait j'ai compris que je n'avais pas besoin d'aller chercher la reconnaissance chez les humains, tout simplement parce que je suis l'œuvre d'art de Dieu, tu vois. Je suis le chef d'œuvre de Dieu. Je suis ce qu'il a fait de plus beau. Et il a fait, chacun de nous, son œuvre d'art. Mais moi, avec ma problématique et mes blessures d'enfance, c'était cette phrase-là, c'était ce... ce besoin-là qui avait besoin d'être entendu. Entendu par moi-même, tu vois. Il fallait que je comprenne. Par le cœur. Par le cœur. Il fallait que je comprenne par le cœur, ce n'est pas le mental, que c'est Dieu qui doit me reconnaître. Du coup, pour répondre à ta question, Sophia, la relation avec les gens a totalement changé. Elle a changé puisque je n'ai plus besoin d'agir pour que les gens me reconnaissent. J'agis. parce que j'ai envie d'être cette œuvre d'art que Dieu a créée. Je veux rendre hommage à cette œuvre d'art. Je veux rendre hommage à ce que Dieu a fait de moi. Donc si demain, je vous partage, enfin j'ai déjà fait, mais si je vous partage des récitations coraniques, c'est pas pour dire, regardez, elle est géniale,
- Speaker #2
elle est dans la tente.
- Speaker #0
Non, il n'y a pas de reconnaissance, il n'y a pas d'approbation. C'est mon besoin dans ma relation à Dieu. C'est l'expression de... du remerciement que j'ai vis-à-vis de mon Créateur. C'est l'expression du remerciement que j'ai vis-à-vis de mon Créateur. Je te remercie Dieu de m'avoir créée avec cette voix. Et pour te remercier, qu'est-ce que je fais ? Je ne vais pas prier toute la journée, matin, midi, soir. Je vais aller offrir aux gens ta parole.
- Speaker #2
Qui te fait du bien, qui te reconnaît, qui les rappelle.
- Speaker #0
Et pourquoi je vais l'offrir aux gens ? Parce que moi, ça m'offre de la paix, ça m'offre de l'amour, ça m'offre tout. ce que je cherchais chez ma mère. Tu comprends ? Ce que je cherchais chez ma mère et que je cherchais qu'elle me dise t'es magnifique, t'es génial, j'adore ta voix, j'adore ton piano, j'en sais rien. Eh bien, en fait, je vais le retrouver grâce à mon action dans le remerciement.
- Speaker #2
Tu vois ?
- Speaker #0
Exactement, dans le chocole.
- Speaker #2
Très, très profond. Je ne sais pas si ceux qui t'écoutent comprennent la puissance de frappe de ce que tu viens de dire parce que ça se ressent par le cœur et dont tu as vu tout à l'heure. Quand tu l'as dit dans la tête, et après t'as fait « Attends, attends, attends, on a vu qu'il y avait toutes tes années, mais il a fallu, c'est un processus, il t'a fallu ces années de psychanalyse, il t'a fallu tout ce travail antérieur, il t'a fallu toutes ces rencontres, il t'a fallu tout ça pour arriver à accueillir ce chant, cette vérité, te traverser, te dire « Je sais pourquoi je suis là, juste pour exister et me rappeler par le chant qu'en fait la seule chose qui me rend heureuse et qui me remplit. » qui remplit ce vide intersidéral que j'essayais de remplir par l'extérieur. Par contre, attention, parce que je n'ai pas envie qu'on nous fasse dire ce qu'on n'a pas dit, les relations horizontales sont des miroirs, sont des ressources qui nous rappellent nos angles morts.
- Speaker #0
Je vais quand même commencer le podcast en disant que je n'ai pas arrêté de te chercher en coaching. Voilà, c'est ça, les deux. Exactement, tu n'enlèves pas la relation.
- Speaker #2
Aucun être humain ne peut créer le souffle que Dieu a donné. C'est-à-dire que le lien, il n'est pas de toi vers Dieu, il est de Dieu vers toi. De Dieu vers moi. On veut se connecter avec Dieu, mais c'est lui qui s'est connecté avec nous. Ce n'est pas nous qui lui avons dit, je t'insuffle. Non, il nous a réinsufflé. Il nous a donné une étincelle. C'est tellement puissant. Et ce chemin-là de reconnaissance familiale, ce n'est pas qu'avec ma mère. Il y avait mon père, il a 20 ans, il est parti, etc. Ma mère, mes frères, mes sœurs. C'était mon camp d'entraînement, mon éveil de ma thèse. Ce qu'il y a, c'est ma famille. Et donc, j'ai reconnu ça chez toi, mais tu vois, c'était moitié syrienne, moitié algérienne. Du coup, il y a des schémas qui me parlent. Ça va très vite parce que je connais. Mais il y a quand même des espaces que moi, je n'ai pas connus. Il y a une grosse partie de ta vie. Mais subhanallah, les blessures sont universelles parce qu'elles viennent d'une partie de nous qui a été déconnectée. Parce qu'en fait, on ne peut pas se déconnecter de Dieu puisqu'il est connecté. Par contre, on met des voiles. C'est ce que disait Rumi au Bénarabi qui disait, on ne cherche pas Dieu. Notre travail ici-bas, c'est de dévoiler, toucher toutes ces couches. qui nous empêche d'accueillir. Parce qu'une fois que tu te rappelles de Dieu en toi, moi j'appelle ça la fusée. Koun, Faye, Koun. Quand tu soumets l'ego à je ne peux rien créer sans lui, je n'ai pas besoin d'attendre, puisque j'ai déjà ce que j'attends des autres en moi, c'est la puissance du divin qui va venir vers toi. Et en fait, tous les projets s'ouvrent. Donc tu verras que là, il va y avoir des circonstances qui vont venir à toi, là, dans les quelques heures, pour t'inviter à incarner. Alors attention ! Quand on demande à Dieu la liberté, il nous met face à ce qu'il nous a, il nous met face aux prisons. C'est pas la liberté, il nous met face, tu veux la liberté ? Il va te sortir une personne qui t'emprisonne. Il va te sortir une critique. Bah oui, tu veux la liberté, donc tu veux vraiment te libérer du regard de l'autre ? C'est pas avoir des commentaires extraordinaires sur les réseaux, non. Il va te mettre en face de toi des critiques et là c'est là où véritablement tu vas lire ces critiques, vous me disiez ça tout à l'heure, est-ce que tu lis ces critiques avec les yeux de Dieu ? Ou est-ce que tu lis ces critiques avec les yeux ? de la dépendance, les yeux de la blessure. Donc en fait, ça peut aller très très très vite, que ce soit dans les relations amoureuses, dans les relations parentales, dans les relations fratries, amicales, quand tu te souviens que c'est ton ami, que c'est ton père, que c'est ta mère, et je le dis souvent, ça peut choquer, t'as pas de mère, t'as pas de père, t'as qu'un repère, c'est ton seigneur de l'univers, mais que ta mère biologique, ton père biologique, ne sont que là pour te rappeler ce lien ultime, parce que eux aussi le cherchent. Ta mère cherche ce que toi, tu trouves de temps en temps. Et donc... Quand on se voit comme étant des familles d'âmes, en disant en fait ma mère elle m'a peut-être traité comme ça, en tout cas son statut d'humain, son statut de femme m'a peut-être donné l'impression qu'elle m'avait oublié, mais c'est grâce à cet oubli que je me suis rappelé qui je suis et que je peux enfin attirer cette ligne de temps.
- Speaker #1
Je voudrais poser une question maintenant Ménel sur ta spiritualité, parce que tu fais le lien d'Aouila, tu as dit tu n'as pas de mère, tu n'as pas de père, je n'ai qu'un repère, c'est le seigneur de l'univers. tu as parlé assez ouvertement de ta quête spirituelle. Tu en as fait les frais avec The Voice. Comment aujourd'hui tu vis ta spiritualité maintenant que tu es outillée et que tu as débunké en fait ce côté regard des autres, bien à ma mère ?
- Speaker #0
Écoute, je dirais qu'aujourd'hui, ma spiritualité, je la vis en... Je trouve ça mignon. J'ai une image mignonne de ma spiritualité. C'est vrai, dans mon esprit, c'est mignon. C'est une bulle avec, entre moi, Dieu, mon cœur. C'est un peu ce... Voilà, c'est un endroit au quotidien, un espace à l'intérieur de moi où je vis. En fait, tu vois, ma spiritualité aujourd'hui, c'est mon cocon. Et les gens n'ont rien à voir là-dedans. VS, avant. Ma spiritualité, elle était très souvent parasitée. J'autorisais à ce que l'extérieur me dicte comment être avec Dieu. Et c'est pour ça que j'ai voulu m'en détacher à un moment donné. J'ai dit au secours, moi je ne veux plus de tout ça. Donc je crois que j'ai tout laissé tomber, j'ai tout arrêté. Parce que je ne m'étais plus appropriée ma spiritualité. Elle était aux autres et elle était très... C'est comme si mes portes, mes fenêtres étaient ouvertes. En gros, c'est ça. C'est que j'avais une maison avec des fenêtres et des portes. Tout était en vert et c'était ouvert. Donc forcément, il y a de la critique, il y a du jugement, il y a mais non mais tu devrais faire comme ça, mais comme si... Puis même les gens qui pensent être bienveillants, tu vois. Et moi, j'autorisais, c'est qu'une question d'autorisation, mais j'autorisais à ce qu'on me dise quoi faire. Et qui autorisait ? C'était, j'autorisais, enfin en gros, je refais ma phrase, j'autorisais qui ? J'autorisais des gens qui n'étaient même pas légitimes. C'est comme aller chez le dentiste alors que t'as mal aux pieds, enfin va chez un podologue, tu vois. Genre donne les gens qui sont qualifiés le droit. De te donner des conseils, à minima. Et moi, ce que je faisais, c'est que je laissais. Donc ça, aujourd'hui, je ne le fais plus du tout. Et c'est pour ça que je dis, j'ai une image mignonne de ma spiritualité, c'est que la seule personne que j'autorise à me dire quoi faire, c'est Dieu. Je dis, vas-y Dieu, viens, on parle. Et c'est vraiment comme ça au quotidien. Viens, on parle. Donc je vais aller lire le Coran, je vais aller prier, je vais méditer, je vais me connecter. Et je fais confiance. Parce qu'en fait, je n'ai pas besoin d'autres personnes. que Dieu pour me dire comment vive ma spiritualité. Ça n'a pas de sens.
- Speaker #2
C'est dans le cœur que se manifeste l'intuition, la reconnaissance. Dans le mot « connaissance » , il y a « avec naissance » . On a déjà toute cette information qui est dans le cœur. Les prophètes ont reçu les enseignements de Dieu par le cœur. Donc, ce n'est pas juste des histoires, des fables qu'on raconte à nos enfants. C'est aussi par le cœur qu'on en reçoit. Et le cœur, ça demande un état. De silence, on est dans des sociétés où tout va très très vite, on nous arrache à la spiritualité, on nous empêche de parler de Dieu. Une fois, Sophie me disait « Mais pourquoi toi t'en parles comme ça ? T'as l'air d'être tellement naturelle. » Mais c'est tout simplement parce qu'il y a déjà des religions. On a la religion de l'argent, la religion du capitalisme, la religion des femmes. Pourquoi pas parler de notre pédoprimature ? Avec l'affaire Einstein, c'est une religion. Donc en fait, à un moment donné, ils ont créé des religions partout partout. Moi, je n'ai aucun problème à dire « Allah, c'est mon unique, il est au-dessus de tous les univers » . Pour moi, se restreindre à l'univers, c'est dommage parce qu'il y a des univers. Donc, pourquoi te restreindre à une force qui est effectivement l'univers ? Mais l'univers est aussi soumis. L'univers répond aux lois divines. Donc, moi, je préfère me connecter d'un point de vue vibratoire. Au commencement était le verbe. Ar-Rahman, allame al-Qur'an. Ar-Rahman, c'est le son de Dieu, c'est le son de l'amour. C'est un son d'amour inconditionnel. Et dans la relation de Dieu, quand tout... Moi, j'ai déjà perdu un enfant. J'ai perdu un papa. J'en ai qu'un de façon. J'ai perdu tout. beaucoup de choses dans ma vie, des amis, etc. qu'à un moment donné, qu'est-ce qui te reste si ce n'est pas ce lien ? Sachant qu'il n'y a pas de mort. Donc en fait, on les retrouvera. Moi, je sais que je retrouverai mon père, je sais que je retrouverai toutes les personnes qui m'ont quitté dans cette vie d'ici-bas, mais sous une forme pure, sous une forme initiale, avant d'arriver sur Terre, tu vois ? Donc c'est aussi voir le monde comme étant un miroir. Parce que tu sais, quand tu disais, en fait, je me suis imposé ce que j'ai permis, c'est-à-dire que quand il y a des personnes qui ne sont pas légitimes, qui te donne des conseils, c'est parce qu'à l'intérieur de toi, il y a un espace où tu ne te sens pas légitime. Donc tu vas attirer tout simplement des personnes qui te montrent ce que tu ne veux pas reconnaître chez toi. Et donc l'autre est une ressource, subhanallah. L'autre, c'est un bienfait. C'est ton englobement. Ah, je ne l'avais pas vu. Tout comme quand tu rencontres des personnes inspirantes, tu te dis, waouh, cette personne m'inspire parce que je porte en moi une partie de ce que je vois rayonnant chez elle. Donc je peux aussi y aller. C'est comme la jalousie. Parfois, il y a des personnes qui disent « ça me donne envie, mais c'est positif » . Ça veut dire que Dieu t'a mis en face de toi le niveau de conscience ou le niveau matériel que tu es en capacité, toi aussi, de vivre, de développer. Sinon, ça ne ferait pas partie de ton espace vivant. Tu ne peux pas le voir. Ah oui, donc génial. Donc, tout ça est au service de notre réveil. Tout ce qu'on vit au quotidien nous rappelle nos manquements. Et là où il y a un manque, il y a un manque de Dieu. Mais encore faut-il.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
il y a toujours.
- Speaker #0
Peut-être un peu penser au livre que je te montrais, le livre de Yasmine Moujaïd. Encore une fois, je parle d'elle parce que c'est une femme formidable. Elle a écrit un deuxième livre qui s'appelle Soigner le vide intérieur. Je la fais courte, mais c'est le vide intérieur. Il était là, il est là, et il sera toujours là tant que on n'a pas compris quel est ce vide et comment il se remplit. Et tu vois... Aujourd'hui, c'est ça, ma quête. C'est le vide à l'intérieur de moi, je veux le reconnaître et savoir comment le remplir et comment ne pas le remplir. Parce qu'en fait, c'est comme mettre de l'essence dans un moteur diesel, si tu mets le mauvais liquide, tu n'iras nulle part. Et tu vas te plaindre. Et moi, franchement, je l'ai déjà fait, tu vois. de mettre des gens à la place de Dieu, on le fait tous. Ça s'appelle le shirk. Tu vois, l'idolâtrie. Mais on ne se rend pas compte de ça parce que l'idolâtrie, c'est très subtil. Et en fait, je crois vraiment que le travail au quotidien... C'est l'idolâtrie. Dès le matin, remettre les pendules à l'heure. Remettre le centre. Qui est au centre ? Parce que franchement, toutes les blessures du cœur. Un tel, elle m'a dit ça, elle m'a dit ça, l'autre qui m'a dit ça. Mais pourquoi ça te touche autant ? C'est parce que les gens prennent la place de quelque chose qui est censé être à leur place. Donc chaque personne doit être à sa place. Et surtout, la place de Dieu doit être au centre. Et ça, j'insiste, parce que moi, ça m'a sauvée. Tout le reste, après, est relatif.
- Speaker #2
Tout à fait. Ausha wa la quota billah, c'est tekbir. Vraiment, je rends grâce au Seigneur d'entendre ces voix et cette parole-là de ta voix, de ta part. Dans la relation verticale, ce pourquoi j'ai été créée à Allah, en tout cas, c'est ce que je ressens. C'est qu'on nous a menti sur qui était Dieu. On nous a aussi beaucoup menti. C'est-à-dire que ce sont des hommes et des femmes, l'humanité entière, qui s'est appropriée une image comme s'il était impossible presque de relier cette... Tu vois, de se rappeler sans intermédiaire. Alors oui, il y a les textes sacrés. Mala nous dit qu'il y a trois livres. Le livre de ton cœur, le livre de la création. Les textes sacrés sont des interfaces. La prière, quand pour beaucoup, elle peut être lourde, c'est parce qu'elle n'est pas comprise. Ce n'est pas la prière qui t'envoie au paradis ou, si tu ne la fais pas, qui t'envoie en enfer. La prière est vitale parce qu'elle te met dans un état normalement de paradis. Si la prière devient lourde, tu fais de la gym, tu fais du yoga. La prière, c'est quoi ? Ça t'extrait du monde horizontal, du quotidien, de l'espace et du temps qui te compressent, qui te contractent. Ça t'arrache et ça te rappelle. L'apaisement, il te dit « je dépose » . D'ailleurs, il y a même, tu sais, dans le mouvement, quand tu poses ta tête, ta face, c'est l'ego qui pose sa tête. Je suis... avant d'être ce corps humain, je suis d'abord une fitra, un être originel. Et le cœur est au-dessus de la tête. Quand on soujoude, quand on prie, il y a la tête et il y a le cœur qui est au-dessus. Et c'est comme si le cœur allait donner la bonne information à la tête. Alors que 24 heures du temps, c'est que le mental qui travaille. On est dans nos projets, même quand on est musulman, même quand on est croyant, qu'importe nos religions, juifs ou chrétiens. Oui, on est... C'est ça, on est mental, Et ces moments-là qui sont... Vraiment, moi, c'est un état d'être la prière. Ce n'est pas juste une heure précise, cinq minutes, je me débarrasse. C'est un état d'être de prière, de se souvenir constamment, même en pleine négociation. Même quand il y a de l'argent sur la table. Même quand il y a un enjeu de me dire, mais je ne suis pas responsable du résultat. La personne qui est en face de moi, elle a son taf à faire aussi. Tout est un plan de Dieu, tout est parfaitement orchestré. Moi, j'ai juste à me rappeler de mon enseigneur et d'être dans un espace de paix. Et de ne pas être dans l'enjeu. D'ailleurs, en négociation, pourquoi ça foire ? Pourquoi est-ce que les personnes n'arrivent pas à vendre ? Pourquoi est-ce que les personnes n'arrivent pas à entreprendre ? Fahbi, il met trop d'enjeux. Ça ne va pas comme je veux. On est en retard. Tranquille, il y a le plan de Dieu. Il y a l'heure. Il n'y a pas de boussole en haut. Ton temps n'est pas...
- Speaker #0
Je t'ai coupé, désolée.
- Speaker #2
Non, je t'en prie.
- Speaker #0
C'est pour ça que quand là, elle m'a demandé comment j'ai fait avec les gens, le fait d'avoir eu toutes ces polémiques. Et aujourd'hui, c'est ça en fait. ce que je fais aujourd'hui, je le fais dans un souci de verticalité, de quelle est ma place pour moi-même, dans mon écosystème, quelle est ma place, comment rayonner. Et en fait, je trouve que cette vision, ce chemin-là est sain, parce que l'inverse serait de dire comment le monde peut me nourrir. Et tu vois, ça, comment le monde peut me nourrir, ça a été exactement ce que je faisais avant. Je cherchais la nourriture dans le monde pour justifier ce que je faisais. Ce que je faisais, c'est-à-dire chanter. Or, aujourd'hui, la donne, elle est inversée. C'est qu'est-ce que je peux faire au quotidien pour rayonner sur le monde qui va me permettre à moi d'être nourrie. Tu vois la différence entre aller chercher la nourriture dehors, la reconnaissance, l'approbation pour que je me nourrisse et dire non, qu'est-ce que je peux rayonner pour pouvoir être nourrie ?
- Speaker #2
Et ce que tu dis, ça va au-delà de là, c'est...
- Speaker #0
Quand je me rappelle de Dieu, donc toi, ton excellence, c'est la voix et la récitation du Coran, tu l'as dit tout à l'heure, c'est plus fort. Ça me met tellement dans un état de pleine étude, c'est-à-dire, je me sens et ça déborde. Et en fait, on ne peut pas offrir aux gens ce qu'on a, si tu veux, de ce qui est nécessaire pour se nourrir. Non, c'est quand tu débordes que tu offres. Et c'est ça, c'est aujourd'hui la récitation du Coran. Ouais, j'ai retiré mon voilà. Ouais, j'ai à un moment donné douté des musulmans. Parce qu'il y a beaucoup de conneries qui se racontent sur toi. Ah oui,
- Speaker #1
alors on va arrêter tout de suite, couper le cours. Là, c'est moi qui fais le podcast, là. Je prends la parole. Ce qui a été dit sur moi, c'est faux. Dans le sens où j'ai entendu, je vais le dire une fois pour toutes et je ne le dis plus. Depuis que j'ai posté mon podcast avec Mohamed Emine, après j'ai fait mes récitations coraniques, j'ai entendu des belles et des pas mûres. Du genre, ouais, elle a apostasié, ouais, le shirk, ouais, elle n'est pas musulmane. On va dire la vérité parce que je ne vais pas énoncer ce qui est faux sur moi. Ce n'est pas la pour du siphir. Je vais énoncer ce qui est vrai.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
aujourd'hui, ce qui est vrai sur moi. Et encore une fois, la vérité, c'est quelque chose qui bouge, qui change. On n'est jamais les mêmes personnes, qu'on soit d'accord. Mais il y a une vérité que je peux dire qui est vraie d'hier, d'aujourd'hui et qui sera vraie demain. Je suis une personne, une fille, une âme, un cœur qui a toujours cru en Dieu, qui croit en Dieu et qui croira toujours en Dieu. Ça, il n'y a pas... Ce n'est pas la peine de m'enlever. Et je le dis, je suis une personne qui croit en Dieu et qui sait, qui a l'intime conviction que Dieu est mon essence, mon origine et que c'est ce vers quoi je tends. Voilà, clair et net et précis. Maintenant... Tout le reste de « elle n'est pas musulmane » ou quoi. Si être musulman, c'est porter un gilbeb ou ne pas faire de musique, ou peu importe ce que c'est. Si être musulman, c'est des choses que l'on considère critiquables et jugeables, alors je ne suis pas musulmane. Mais là, ne venez pas couper le montage en disant « elle a dit je ne suis pas musulmane » . C'est ça, c'est ce qu'ils ont fait. Je ne suis pas musulmane. Si pour vous, être musulmane, ça veut dire souffrir, être dans l'effacement de soi et être dans l'approbation, la soumission et l'approbation des autres. Je ne suis pas musulmane si c'est ça.
- Speaker #0
D'ailleurs, être musulmane, c'est être un agent de paix et évoluer vers un processus de paix pour l'humanité. Donc, c'est important ce que tu dis, Subhanallah. Et voilà pourquoi alors ? Pour répondre à la question... Pourquoi est-ce que je t'ai choisi ? C'est parce que déjà, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais la force que tu as de dire, moi, de poser ta vulnérabilité. Quelqu'un de fort, ce n'est pas quelqu'un qui montre sa puissance physique ou qui hurle. C'est quelqu'un qui n'a aucun sujet, ce n'est même pas un débat, et qui dépose sa vulnérabilité de dire, oui, j'avais des dépendances avec ma mère. Oui, il y en a. Ça, c'est assumer, c'est ça le leadership. De dire, oui, j'ai vécu, je me suis effondrée à un moment donné, mais ça ne me correspond pas. Je ne vais pas m'identifier. à cette période de la vie parce que je suis le chef d'œuvre de Dieu et que c'était une expérience qui me permet ici d'être devant vous et d'incarner mon khalifa. Et effectivement, moi je le dis, je te rejoins, si être musulman, c'est se soumettre au regard des gens, s'empêcher de s'exprimer, devoir subir violence, devoir, comment dire, accepter du féminicide, devoir se taire face à une société pédophile dans toutes les sociétés au nom d'un clan, alors oui, dans ces cas-là, je ne fais pas partie. de cette religion qui a été créée par l'homme. C'est ça. Moi, islam, c'est ce que Réda Kadri qui l'a superbement bien défini en disant que c'est un processus d'éveil qui te permet d'être en paix. Et l'islam est un message universel. Si on en arrive encore aujourd'hui à croire que parce que je suis musulman, je vais au paradis, mais on n'a rien compris. On est pire que les Bani Israël et on est pire que les Quraïsh. On n'a rien compris. Le paradis n'est pas destiné à une communauté. D'accord ? On rentre. On est dans un état déjà paradisiaque d'un point de vue émotionnel. Je crois que c'est Ibn Khayyam ou Ibn Taymi, je ne sais plus, qui disait « Ne rentrera pas au paradis, c'est l'est celui qui ne goûte pas au paradis » déjà, terrestre, dans un point de vue émotionnel. Donc si suivre une religion c'est nous faire souffrir, non, la religion c'est se relier à quelque chose de beaucoup plus grand qui nous permet de nous mettre au service, c'est un chemin vertueux. Et ça passe par la parole, pas une parole qui est là pour dominer, une parole qui est là pour prendre. du pouvoir sur quelqu'un, c'est une parole qui permet de connecter. Et le digne, cette créance que l'on a, tu sais, quand tu disais à un moment donné, moi, c'est plus je me souviens de Dieu et plus je rayonne, plus je déborde et plus j'offre. C'est le bel chahidn, c'est le témoignage, c'est notre promesse. Avant d'arriver sur terre, on a dit à notre enseigneur, oui, j'atteste, je me souviens, on peut y aller. Et bien c'est cette attestation, c'est ce souvenir-là qui nous rappelle.
- Speaker #1
Et cette attestation-là, du coup, aujourd'hui, moi c'est vrai que j'avais peur d'affirmer ce retour à Dieu, parce que je ne voulais pas qu'on me remette. dans quelque chose qui ne me correspond pas. Tu vois, genre, rebelote.
- Speaker #0
C'est qui, eux ?
- Speaker #1
Eux ? C'est-à-dire, tu sais, quand je suis sur les réseaux sociaux, j'ai des gens qui... C'est ce qui ressort actuellement. C'est-à-dire qu'actuellement, on dit « Ah, ça y est, elle est revenue » ou « Ah, ça y est, elle a compris, elle est revenue sur le droit chemin » . En fait, c'est rebelote, là. C'est du jugement. Parce qu'en fait, il n'y avait pas de droit chemin ou de mauvais chemin. Il y avait un chemin.
- Speaker #0
Même le cœur n'a pas ton secret.
- Speaker #1
Mais c'est ça. C'est pour ça qu'en fait... Ça me déçoit quand je vois des personnes qui jugent, et ça c'est quelque chose qui est terrible, parce qu'on m'a jugée sur le fait d'avoir eu une évolution qui ne leur correspondait pas. Et j'ai envie de dire, tout le monde a une évolution. C'est Dieu qui nous a créés aussi fluctuants, tu vois, parce que le cœur, on va faire très simple, le cœur, ça s'appelle le qalb en arabe. Et qalb, ça vient du verbe se renverser. De fait, dans notre nature, le cœur est un organe qui se retourne, qui change, qui n'est jamais le même, donc qui a des variations d'émotions. Donc comment prétendre qu'on sera toujours sur le droit chemin quand dans notre essence même, nous sommes faits pour osciller, pour être variable. On ne pourra jamais tout le temps être le même. Donc juger quelqu'un Moi, en l'occurrence, m'avoir jugée parce que j'étais comme ça, puis ensuite comme ça, puis ensuite comme ça, c'est nier que Dieu nous a créés de cette façon. Et que ce qui compte, ce n'est pas comment on part, c'est comment on revient et avec quelle sincérité on revient. Donc moi, aujourd'hui, si tu veux, je ressens une gratitude immense à dire yes, of course, bien sûr, tout le monde que j'ai. J'ai dû passer par des épisodes et qu'aujourd'hui, je suis hyper contente de pouvoir faire mes récitations coraniques. Parce que c'est grâce à ça que je l'ai fait, mes récitations, avant. Mais oui, mais je n'aurais jamais pu les faire, moi, quand j'avais 15 ans, mes récitations. Parce que déjà, de un, je n'avais pas confiance que c'était une voie que je pouvais emprunter. Je me disais, bon non, c'est peut-être pas ça qu'il faut. Mais il a fallu que je passe par tout ce que j'ai vécu pour comprendre qu'aujourd'hui, c'est vraiment ça que j'ai envie de faire.
- Speaker #0
Machaba.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
c'est très puissant, vous voyez le leadership de Menel, c'est qu'aujourd'hui voilà, t'es là parce que Allah a décidé que tu sois là et l'islam encore une fois est un message universel et que chaque être humain va l'incarner avec son plan de vie, c'est-à-dire que ton expérience va parler à d'autres et que on ne peut pas rester dans une expérience figée parce que encore une fois les personnes qui se reconnaîtront chez toi, c'est pas l'unanimité et c'est comme dans la prise de parole, on ne fera jamais l'unanimité. Même Dieu, dans son plan, a créé le libre arbitre. Il ne nous a pas créés en tant qu'anges. Ce sont les anges qui ont ce chemin blanc. Mais l'être humain a été créé par un processus d'erreur. D'ailleurs, moi, le péché, c'est un mot qui est très judéo-chrétien. Mais le haram, c'est le contraire quand même. C'est les mêmes racines que rahma. Eh oui, rahma, en fait, c'est quand on s'éloigne de ce rappel. C'est quand j'oublie qu'il est connecté à moi. que je me fous en enfer. C'est ça. Mince, j'ai oublié ma cible. J'ai voulu, comment dire, prendre un chemin en moi décidant de la destination. Eh bien, c'est bon, c'est terminé, je suis en enfer. Je me suis foutue en enfer. Haram, Rahma. C'est plus je m'éloigne de lui en moi.
- Speaker #1
Plus je suis loin de la Rahma, plus je suis dans le haram, mais qu'on se comprenne, haram, ça veut dire l'opposé de la Rahma, en fait.
- Speaker #0
Je m'éloigne. Plus je m'éloigne de Dieu, plus je me fais du mal. Exactement. Regarde, c'est comme une corde. T'imagines, il y a une corde entre toi et moi. Et il y a deux cordes. Une corde verticale entre ton Seigneur et toi. Une corde entre Allah et moi. Voilà, donc Dieu nous... On a deux cordes. Mais si je suis trop dépendante de moi, c'est parce que mon lien, ma corde verticale, elle est trop fragile. Et là, je peux tendre vers toi. Et c'est pour ça que même quand tu prends la parole, il y a une posture de verticalité, un dos solide. Je suis portée par mon Enseigneur. Je sais qu'il est là. Et j'ai pas besoin... Moi, ma légitimité, quand on me dit « Ouais, mais attends, on voit tes cheveux, tu portes un chapeau, t'es pas... » Hey ! Et je m'en balance. On ne va pas être vulgaire, d'accord ? Parce que moi, si je suis légitime, ce n'est pas grâce à vous. C'est parce que si je suis encore vivante aujourd'hui, c'est que c'est Dieu qui l'a décidé. Ma légitimité, elle vient de lui et de toute mon expérience. Il n'y a personne qui a porté mes chaussures. Il n'y a personne qui a mon expérience. Il n'y a personne, il n'y a personne. D'accord ? Il n'y a que lui qui sait et ceux qui ont vécu dans la galère. Tu vois ? Et donc ça, c'est quelque chose pour moi de Khalifa. Et on ne peut pas porter de grands projets si on n'a pas vécu de grandes galères. Pour moi, c'est ma croyance.
- Speaker #1
Ça, je te le confirme.
- Speaker #0
Ça fait partie du game. C'est-à-dire, si tu veux, à un moment donné, recevoir un destin assez spécifique, c'est tout à fait naturel de recevoir des expériences qui sont un peu plus difficiles, mais ça envoie la chandelle parce qu'au final, la destination, c'est la conviction que c'est le paradis. Alhamdoulilah. Je pense qu'on a dépassé le temps.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
C'est moi, je te remercie infiniment pour cette assise.
- Speaker #1
Mais j'espère qu'on aura l'occasion, tu vois, de faire des tables carrées, pour ne pas dire tables rondes.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Encore et encore, tu vois, sur ces sujets-là. Parce qu'en fait, là, ton accompagnement, je pourrais terminer avec ça, mais en fait, ton accompagnement, aujourd'hui, il me permet de déployer, de découvrir, par effet miroir, ce que j'ai à l'intérieur de moi. Et je le vois comme... un puzzle que j'assemble, mais il y a toujours des pièces qui se rajoutent. Tu vois, c'est un peu un escargot. Donc en fait, aujourd'hui, ce que je te dis à ce jour-ci, on refait un podcast dans deux, trois, quatre mois. En fait, j'aurai encore d'autres choses à te dire. C'est pour ça que je pense que on se reverra. Parce qu'il y a plein de choses qui arrivent et qu'à la vitesse à laquelle tu me fais comprendre les choses, tu vois, les changements opèrent. Et très très vite.
- Speaker #0
J'ai l'âme à la garde du Seigneur parce que tu incarnes. ton califat et d'ailleurs toutes les réflexions que tu as partagées sont en lien avec le Coran, la sémantique des mots moi je sais que dans les échanges que l'on a, parce que notre relation a dépassé la relation de mentor mentorée, donc je me nourris aussi de tes récitations je prends des cours, tu me donnes des cours de tes jouides tous les jours, donc alhamdoulilah ça me permet aussi moi de me rappeler et de renforcer il y a aussi même tes méditations et je pense que le monde en a véritablement besoin, parce qu'on a tous des parcours qu'à bosser on vient tous d'une expérience humaine mais l'idée de ces échanges-là c'est de se rappeler de ce lien vertical et de se regarder en tant que fitra je peux te garantir que si tout le monde faisait ce chemin-là il n'y aurait plus de guerre au monde véritablement parce que c'est le chemin de la paix donc oui on va se revoir d'ailleurs très prochainement c'est un manager qu'on va recevoir dans un de nos podcasts on va travailler on va parler d'entrepreneuriat et de tes projets exactement affaire à suivre affaire à suivre Barak Laofik merci infiniment Ménel je laisse le mot à notre chère Sophia Pour clôturer ce podcast,
- Speaker #1
merci infiniment pour vos partages riches et authentiques. Au risque de déplaire, vous nous avez bousculés, émus, touchés profondément. Merci à toutes et à tous de nous avoir écoutés. N'hésitez pas à nous partager en commentaire vos impressions et à diffuser ce podcast autour de vous.
- Speaker #0
Merci à vous. Que la paix soit sur vous. Et encore une fois, remettez en question absolument tout ce qui a été dit aujourd'hui. Faites confiance à votre leadership, à votre relation verticale. Je vous confie à Dieu et je vous dis... À la semaine prochaine. Salaam. Merci encore. Que Dieu te préserve. Salaam.
- Speaker #1
Nos limites pour le partage. Alors, si vous avez apprécié cet épisode,
- Speaker #0
n'hésitez pas à le diffuser autour de vous. Abonnez-vous pour ne rien louper.