- Speaker #0
Bienvenue dans le Lab Oratoire de Dawila Salmi, le podcast qui ose déployer son leadership. C'est en prenant la parole que l'on prend sa place. Et c'est dans le partage que l'on réussit la vie. Salem, que la paix soit sur vous et autour de vous. Bienvenue dans le Lab Oratoire des Voix Inspirantes. Un nouveau concept, un format signature où je reçois des âmes visionnaires. des artistes, des entrepreneurs, des penseurs, des leaders, tout simplement. Pourquoi ? Pour explorer ce qui résonne au-delà des mots, au-delà des masques sociaux, ce qui se cache derrière les réussites et l'échec, dans le silence de leur être profond. Ce n'est pas une interview classique, c'est la voix de deux consciences, où la parole devient miroir, confession et révélation. Le laboratoire est le podcast qui ose déployer votre leadership, mais pas seulement dans le cadre de votre business, de votre entreprise, non. Le but est de contribuer à des sociétés plus justes et fraternelles. Dans le laboratoire des voix inspirantes, nous découvrons ce que les leaders cultivent en eux quotidiennement pour oser rayonner et servir l'humanité avec leur... excellence et surtout leur singularité. Aujourd'hui, je reçois une femme singulière, inspirante et inspirée, Alice Cattelino, alias Alicat Designer, digital mentor, conférencière, multipreneuse, fondatrice de émancipation et du club Samouraï. Elle accompagne des centaines de milliers de personnes ambitieuses. à construire une présence en ligne, un personal branding puissant, aligné et magnétique. Mais aujourd'hui, je souhaite la rencontrer et vous la faire découvrir autrement. Pas en tant que stratège, ni en tant que coach, mais autour de sa posture de femme, autour d'une personne comme vous et moi, autour de son être profond, là où il n'y a plus d'écran, celle qui a traversé beaucoup d'épreuves. comme le harcèlement professionnel pour en citer qu'un. Nous allons parler de vulnérabilité, de foi, de vision, du féminin, de résilience et de sens. Parce que ce que vous voyez d'Alice Tattelino n'est qu'un fragment du tout. Bienvenue Alice au laboratoire des voix inspirantes. Je suis vraiment ravie de t'accueillir et je tiens à préciser à tous les auditeurs que de toutes les personnes que j'ai pu inviter, t'es celle qui est la plus facile à gérer. Tu réponds rapidement. Enfin bref, tu as un amour, ton authenticité. Tu l'inspires parfaitement. On dit de toi ce que tu transmets après. Donc tu incampes parfaitement ce qu'on dit de toi. Donc merci d'être là avec ta fille. Bienvenue à toi, Taya. Donc aujourd'hui, l'idée des voix inspirantes, c'est quoi ? C'est de te faire découvrir à ton auditoire, mais surtout aussi à mon auditoire, mais sous un prisme multidimensionnel. On m'a parlé de ta résilience, de ton TDAH, de tes expériences, mais aussi... de la foi en général, de ce qui te fait tenir. On te connaît, on adore ton univers par rapport à ce que tu offres, mais comment tu reçois de la vie pour transformer ce que tu reçois en un don aussi généreux.
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #0
c'est présenté, ma chère Alice.
- Speaker #1
Merci, Daouila. On est super contentes avec ta Yaa d'être reçue merveilleusement par ton équipe.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Dans un cadre exceptionnel, je tiens à le dire. Vous n'avez peut-être pas la chance de regarder ce podcast, mais pour ceux qui l'écoutent, vous irez voir sur YouTube. C'est magnifique. Alors, comment se présenter en dehors ? du champ des possibles business dans le cadre de ma vie, en dehors de tout ça. Je crois que moi, je suis une petite fille qui n'a jamais voulu vraiment grandir. Je voulais garder mon insouciance. Pourquoi ? Parce que moi, j'ai eu la chance, comme très peu d'adultes, d'avoir une superbe enfance, malgré certaines embûches comme mon handicap de naissance. J'ai un handicap aux yeux, on en parlera peut-être plus tard. Mais je crois que je n'ai jamais trop compris ce monde des adultes qui est rempli de dictats, de dogmes, de règles, de carcans, de stigmatisations. Et moi, j'aime vivre de créativité et d'eau fraîche, pas que, de Coca-Zéro, il ne faut pas dire les marques, et de Pepsi Max, ils sont jaloux. et je crois aussi bon Certes, j'ai mon petit trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité et de la créativité, une fibre entrepreneuriale, mais surtout... Je viens d'une famille de poètes, d'artistes, de musiciens, de janteurs, d'écrivains, et je l'ai dans le sang. Donc toute ma vie doit rimer avec créativité. J'ai fait un bac LR plastique. Toute mon enfance, j'ai fait des cours de dessin, de poterie. J'ai fait un solfège. Je suis chanteuse aussi. J'ai tout fait qui en vient avec la créativité. Ensuite, j'ai fait une manœuvre appliquée. Ensuite, j'ai fait des études de communication. Et si je devais me décrire au-delà de tout ça, c'est que même si on m'enlevait le travail, de toute façon, je serais toujours en train de créer des connexions humaines, créer des œuvres d'art, parfois moches. Mais en tout cas, je serais toujours en train de créer. Et c'est pour ça que même quand je suis en vacances, parce que parfois, on m'impose des vacances, parce que je n'ai pas trop les vacances.
- Speaker #0
Parce que ton rapport aux vacances, Fait que la fille,
- Speaker #1
il faut que j'aille rire. Donc, soit je crée des contacts, soit je crée des trucs. Si je ne crée pas, je suis perdue. Je crois que c'est comme tous les artistes, ils finissent par sombrer si on leur enlève la possibilité de créer. Et d'ailleurs, on dit souvent que Dieu ou l'univers nous a mis sur Terre pour devenir co-créateurs à notre tour. Donc, je crois que plus on est créateur, et plus peut-être c'est qu'on est spirituel. Complètement.
- Speaker #0
C'est super intéressant ce que tu dis.
- Speaker #1
Voilà, voilà.
- Speaker #0
Mais justement, si je t'enlève ce rôle de créatrice, c'est dur. Oui, justement. Tu vois, quand tu parles de sombrer, où est-ce que tu as peur de sombrer ?
- Speaker #1
Dans le vide. Moi, j'ai peur du vide. D'ailleurs, je ne peux pas dormir dans le noir. Je ne peux pas dormir quand il n'y a pas de bruit. C'est incroyable. C'est trop bizarre. Parfois,
- Speaker #0
tu es très remplie. Tu es remplie.
- Speaker #1
Oui, en fait, je pense que je vois… C'est assez bizarre à dire. Mais je vois la musique, la lumière, les couleurs, le design, les connexions humaines comme des organes. C'est-à-dire que moi, je ne me vois pas comme un corps qui évolue dans d'autres formes de matière. Je suis parmi un tout. Et dans mon tout, en fait, c'est comme si mes connexions neuronales, un humain, ça va s'arrêter à son esprit. Son corps va s'arrêter à sa peau, à sa barrière cutanée. Moi, par exemple, pour dormir et pour enfin m'endormir, pour que mes neurones soient connectés, il faut qu'ils se connectent, par exemple, à de la musique. ou un podcast ou des bruits blancs ou un film. Et là, c'est la suite de mes neurones et là, je peux me calmer. Mais sinon, ce serait comme si on m'avait amputée d'un organe, en fait.
- Speaker #0
C'est intéressant, parce que justement, dans certaines sagesses spirituelles, on dit que le vide est l'espace où il y a le son d'origine.
- Speaker #1
D'accord. Donc forcément, c'est ton son.
- Speaker #0
C'est de là que tu viens. Et en fait, il y a du bruit, mais un bruit sourd.
- Speaker #1
C'est ça. Peut-être que moi, il n'y en a pas. C'est-à-dire que je ne suis pas... Parce que moi, dans le vide, il n'y a pas un bruit sourd. Il y a 10 milliards de phrases, d'images, de trucs.
- Speaker #0
Tu n'es jamais seule, même dans le vide.
- Speaker #1
Du coup, je ne peux pas dormir. Il y a plus de bazar quand je suis dans le noir, sans musique, parce qu'il y a plein de choses. Moi, j'ai commencé à avoir des idées, écrire un nouveau concept. Je ne pourrais pas dormir. C'est impossible.
- Speaker #0
C'est quoi ton rituel pour dormir ?
- Speaker #1
Un petit film sur Netflix, ou mon mec qui ronfle, comme ça, au moins, ça fait un bruit blanc. Ça fait une locomotive. Ou j'adore écouter la méditation, de l'ASMR, n'importe quoi qui fait du bruit. Ou des fréquences,
- Speaker #0
des herbes. Je suis très branchée à la vibration.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Donc en fait, ce que tu fuis, c'est le bruit. Ça reste quand même le bruit.
- Speaker #1
Le bruit intérieur,
- Speaker #0
oui. C'est intéressant, le bruit intérieur, dans certaines sagesses spirituelles, on dit que ce sont des voix extérieures. Donc forcément, on a des voix qui viennent du transgénérationnel. On a des voix qui viennent de ton enfance. On a des voix qui viennent d'un système de pensée. On a des voix qui viennent de l'environnement dans lequel tu vis. Et puis, pour certaines croyances, c'est karmique. Tu vois ? En fait, on n'est pas... Nous sommes mémoire d'hier, en gros. Nous sommes la mémoire d'hier. Donc, ce qu'on expérimente ici-bas, ce n'est pas forcément ce que nous sommes véritablement parce que du coup, on a un son pur. Si tu veux, là, ce que tu es en train de dire, c'est qu'il y a tellement de sons à l'intérieur de moi que j'ai du mal à trouver ce son d'alignement dans lequel je suis sans forcément créer.
- Speaker #1
Surtout que moi... tu me parles des vies antérieures, etc. Moi, le son, c'est pas... Je n'ai pas des images de mon passé, moi, quand ça tourne. Moi, c'est « Oh là là, qu'est-ce que je pourrais inventer demain ? Eh attends, mais si on rangeait la chambre ? » C'est insupportable. On dirait quatre enfants TDAH qui sont en train de te parler en même temps. Donc, ça, c'est… Sympa,
- Speaker #0
sympa.
- Speaker #1
Pour s'endormir, c'est très compliqué. Donc, c'est pour ça que j'essaye de… Voilà, j'ai trouvé des solutions. Tu sais, je vais mettre 90 minutes l'enquête. Tu sais, avant d'en lire des documentaires, des trucs, des thrillers, des machins. Tu fais un peu de sport ?
- Speaker #0
Pour t'épuiser ?
- Speaker #1
Ça dépend quand je peux. Parce que quand je suis en déplacement, je ne peux pas. mais dès que j'essaye de me poser, oui, je vais courir. Mais là, quand je suis en déplacement, je ne vais pas courir dans Paris, non.
- Speaker #0
C'est intéressant. En tout cas, ce que j'entends, c'est qu'il y a une petite forme d'insécurité quand tu trouves... Oui, justement.
- Speaker #1
Je te dis, il y a une petite fille. Il y a une petite fille dedans qui est... À laquelle âge ?
- Speaker #0
À laquelle âge ?
- Speaker #1
Je vois une petite Alice qui a 6-8 ans et déjà petite. Ma mère m'appelait le boucan parce que, si tu veux, j'ouvrais tous les tiroirs. En fait, j'avais des histoires parallèles. Dans ma chambre, il y avait tantôt les Barbies, les Legos, les Playmobiles. les ours en plus, les machins. Donc, tout était sorti. C'était un bordel organisé. Et il y avait, donc là, tu t'imagines comme dans Netflix, tu as une série, tu as la série Charmed, tu as la série Desperate of White. Donc, moi, c'était des séries. Je reprenais la série 1. Puis après, j'allais là, donc j'allais jouer avec les Legos. On reprenait la série numéro 2. Et mon scénario était extrêmement bien ficelé, tu vois. Il y avait vraiment tout un...
- Speaker #0
Et ça a toujours été comme ça, de zéro à huit ans, le boucan. OK.
- Speaker #1
Après, j'étais une petite fille très bonne à l'école, assez sage. Chez les petites filles, le TDAH, ils ne se remarquent pas. Ils se remarquent moins.
- Speaker #0
Je n'étais pas agitée,
- Speaker #1
je ne jetais pas des objets. Par contre, c'était une forme de... Oui, c'était créatif. Je peignais sur les murs. J'ai refait toute la cage d'escalier de ma grand-mère, par exemple.
- Speaker #0
Je me souviens, ça m'a coûté à 6 ans une claque de la part de ma maîtresse. Elle me disait de me taire, mais moi je ne comprends pas ce que ça veut dire se taire. Quand on est enfant, on est censé évoluer avec la maîtresse, c'est-à-dire que la figure d'autorité est censée être sécurisante. Donc moi, elle m'a foutu une claque parce qu'elle m'a demandé de me taire à trois, quatre reprises. Là où moi, je parlais avec mes camarades, je jouais, je me rappelle, j'avais le lien à droite. Je me disais, alors je suis devenue muette. Pour le coup, ça a créé du coup mon trouble de la parole. Du coup, j'ai développé un bégayement, ça a figé mes émotions. Moi, je viens d'une culture où on n'exprime pas ses émotions.
- Speaker #1
Eric.
- Speaker #0
Je ne suis pas le genre à aller voir mon père et ma mère qui rentrent du travail très tard pour leur dire « ma rise m'a giflé » . Du coup, j'ai gardé ça en moi et j'ai développé un mécanisme de pensée, une voix qui disait « parler, c'est dangereux » . Mais quelque part, c'est dans ces blessures-là qu'on crée une expertise. Moi, je pense, et je porte la croyance et de par mes accompagnements, mon expérience, que c'est dans les blessures, dans les difficultés, que l'être humain commence à dénicher une espèce d'excellence en lui. pour s'en sortir. Parce que du coup, j'ai des becs, j'avais un trouble autistique, TDAH, neurotypique. Bon bref, tout ce qui est très à la mode en ce moment, parce que moi, je pense que le monde entier a un petit TDAH, mais caché.
- Speaker #1
Surtout que pour moi, c'est une évolution génétique. C'est un peu de l'épigénétique, la TDAH. On est dans un monde où on est sur sollicité.
- Speaker #0
Exactement. Donc, il y en a de plus en plus.
- Speaker #1
Voilà. C'est surtout un effet, c'est une conséquence.
- Speaker #0
C'est une conséquence, mais le fait aussi qu'aujourd'hui, on a beaucoup plus de tests. on a beaucoup plus de moyens pour le tester à mon âge, moi j'ai 45 ans aujourd'hui on a 10 ans d'écart À mon âge, c'était compliqué. Il fallait aller voir des pédopsychiatres, etc. Donc déjà, j'ai dû travailler moi tout ce qui était aspect mâchoire, maxillaire, tout ce qui était orthophonie.
- Speaker #1
Tu fais le bruxisme ?
- Speaker #0
Ah oui, oui. Je me mets dans le sagesse. Et puis se calmer. Mais du coup, c'est ça qui m'a permis de comprendre la parole douloureuse, le trouble intérieur. Parce que quand j'ai compris que je savais très bien parler, ce n'est pas le sujet, mais c'était le regard que je portais sur le monde qui me tétanisait. c'est toujours Quand tu changes ton regard sur ce que tu regardes, ce que tu regardes change. Ce n'est pas les choses qui changent. C'est ton regard sur les choses qui change. Et pourquoi je te parle de ça ? Parce que du coup, à quel moment tu t'es dit, tiens, je vais faire de toute cette créativité, de ton esthétique, à quel moment tu t'es dit, en fait, c'est là où j'ai des difficultés, mais c'est de là où je vais créer et construire. Moi, j'appelle ça, tu sais, en arabe coranique, on appelle ça la fitra, c'est l'être originel. C'est l'aspect créatif avec lequel Dieu t'a créé. c'est le dépôt confié en gros. va sur Terre et déploie cette compétence. À quel moment c'est arrivé ?
- Speaker #1
Déjà, la chance que j'ai eue, c'est que ma mère est psychosociologue et accompagne les adultes pour trouver leur voie. Donc, finalement, j'ai pas pu réagir. Comment te dire que j'étais aidée de base ? C'est mes parents qui, très rapidement, m'ont tout de suite mise dans toutes les activités possibles et inimaginables. J'ai même fait de la création sur bois. Je faisais des petites maisons en bois pour les oiseaux. Donc, très vite, dans la créativité, il n'y a même pas eu... Une seconde où j'ai dû me dire, peut-être que je devrais être dans la création. Mais on a quand même fait des tests. Ma mère, régulièrement, me faisait ce qu'on appelle des tests de bilan. Pour les enfants. Et en fait, il y a des sortes d'attributs qui sont plus ou moins avancés chez certains enfants. Tant d'autres qui vont être plutôt analystes.
- Speaker #0
C'est très de caractère. Voilà.
- Speaker #1
Ce n'est même pas caractère, c'est même des prédispositions. Des appétences. Oui, voilà. Et moi, ce qui revenait en permanence, peu importe mon âge, que j'ai 7 ans ou que j'ai 18 ans, c'était social, créatif, entrepreneur, tout le temps. J'avais ce triangle sur un octogone, j'avais ce triangle. Et donc, ma mère m'a dit, écoute, voilà, moi, je ne veux pas mettre mon petit grain de sel, mais il va falloir que tu trouves un métier qui, quand même, correspond à ces besoins, en fait, que tu as fondamentalement. Donc, très rapidement, il a été question que je fasse... Alors, soit, je ne savais pas si je voulais être photographe, vidéaste, graphiste...
- Speaker #0
Non, parce que la création, c'est large.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Création entrepreneur et sociale, c'est large.
- Speaker #1
Oui, c'est assez large. Mais en fait, ça a été très facile pour moi, parce que j'ai commencé au lycée avec mes cours d'art plastique. Des cours de croquis, modèles vivants, typographie. Puis après, Manar a appliqué, j'ai appris ce que c'était la mise en page, ce que c'était gérer un ordinateur, le graphisme, le montage, la photo. Donc très rapidement et naturellement, je me suis tournée vers tout ce qui était direction artistique, graphisme, communication visuelle. Et ce qui était drôle, c'est que je suis née avec un handicap visuel.
- Speaker #0
Mais oui, exactement. Tu vois, en fait,
- Speaker #1
c'est ça qui est... Mais j'aime autant la musique. Après, j'ai été chanteuse. J'ai chanté avec Bigali, d'ailleurs. En fait, tout ce qui est de l'ordre de la musique, parler aussi. D'ailleurs, la parole, c'est rigolo aussi. Enfant, j'ai eu ce qu'on appelle un rhume de hanche. Chez les enfants, ça leur retarde la capacité à marcher. Donc, du coup, ça a avancé ma capacité à parler.
- Speaker #0
Forcément.
- Speaker #1
Et donc, très petite, j'avais une forte éloquence. Et souvent, les gens me disent, mais comment t'as fait ? Est-ce que t'as pris les cours Folloran ? Pourquoi tu sais parler facilement ? Je pense que mon handicap par les hanches et les jambes. m'a aidée sur l'éloquence. Et puis l'éloquence, mes parents l'avaient. Mon père faisait des grands discours à New York.
- Speaker #0
C'est pas les conseillants.
- Speaker #1
Alors mon père, il a été enseignant à HEC, mais surtout il a été vice-président de Thalès, une des plus grosses boîtes de défense. Et il était négociateur international, donc il travaillait avec Abu Dhabi, New York. Et donc je le voyais, tout mon enfant, j'ai vu mon père réviser ses discours dans le couloir. « No, Mr Smith ! Oh, of course ! » Et il parlait comme ça, il avait son éloquence, il parlait avec les mains. j'ai compris qu'il fallait aussi parler avec les morts parce que la mort c'est la... l'extension du cerveau et tout ça.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Dans le langage non-réal.
- Speaker #0
Exactement. Et puis, comment dire, dans tout ce qui est éloquence, art oratoire en général parce que l'éloquence est une branche de l'art oratoire parce que l'éloquence est la capacité à faire vivre des émotions quand tu les exprimes, quand tu exprimes un texte. Mais l'art oratoire, c'est beaucoup plus large. La capacité à capter, captiver, engager, persuader, mais ça va encore plus loin parce qu'il y a un aura. Il y a quelque chose qui fait que tu ne parles même pas, que ce qu'on voit de toi est déjà un langage. forcément, il y a le langage non-verbal et ça va beaucoup plus loin. Et c'est un peu ce que tu me dis parce qu'il y a un petit lien. C'est que moi, mon papa, il n'était pas président de Thalès, il était agent de bureau classique. Mais il est très, très, très éloquent. Et donc, il répétait ses discours, mais lui, parce qu'il était délégué du personnel. Et donc, il était syndiqué, si tu veux. Et donc, il défendait toutes les personnes de son entreprise. Alors à l'époque, c'est exactement ce que je disais, et c'était mon héros. Donc, il avait toujours des très belles vestes. Il s'exprimait super bien. il était d'une éloquence incroyable. Il a ramené toutes les personnes qui galéraient en Algérie. Il les a tous ramenées. Il leur a trouvé un travail. Donc, il est mort très, très tôt, mon père. Très jeune, à 53 ans. Donc, il n'y a pas une personne qui te dira du mal de lui. Il a changé la vie d'énormément de personnes. Et ça m'a beaucoup inspirée parce que tous les jours, avant d'aller travailler, il répétait ses discours, mais c'était avec un dictaphone. Et donc, il prenait la défense d'un tel. Il disait, voilà, pour un tel, vous ne pouvez pas le licencier parce que tu as... Et en fait, quoi ? Mais qu'est-ce qu'il fait ? Donc, il était dans ses grands discours et pareil avec les gestes. Je me suis dit, mais purée, il n'a pas fait des grandes études. Il est arrivé en France, il avait 16 ans. Et il avait déjà cette posture dans l'entreprise. Et aujourd'hui, cette entreprise, elle a été rachetée par DHL.
- Speaker #1
C'est incroyable. Mais tu vois, c'est tellement touchant ton témoignage parce qu'on ne se rend pas compte à quel point la place d'un papa dans la carrière d'une femme est importante. Donc, je ne sais pas s'il y aura des messieurs qui écouteront ce podcast. Mais n'oubliez pas de montrer aussi vos faillures, vos entraînements, la manière dont vous aussi, vous avez besoin de répéter. que vous, parfois, vous cassez un peu la figure, mais vous remontez en selle. Parce que nous, les femmes, ça nous donne vraiment, à ton image d'Aouila ou à la mienne, on n'est pas parfaites, mais je pense que ça nous a donné quand même ce courage. Et moi, j'essaie de le donner. Tu dis souvent que j'ai un peu d'énergie masculine, toi aussi. Et c'est ce qu'on essaie de donner à nos coachés, à nos clients. Parce que mine de rien, cette énergie yang, alors il ne faut pas trop l'avoir, comme tu me disais en coulisses, parce qu'elle peut nous mettre à mal, ou reconnaître des burn-out, des choses comme ça. Mais aussi, quelque part, elle nous donne cette force d'avancer, ce courage. et qu'on transmet, qu'on diffuse. Et merci à nos papas qui ont des sources d'inspiration. Et voilà. Et s'ils nous entendent, on leur fait un gros bisou. Oui,
- Speaker #0
je pense qu'on sent son esprit toujours.
- Speaker #1
On ressent qu'il est là.
- Speaker #0
Vraiment, il m'a laissé ça. Vraiment, je me souviens aussi. D'ailleurs, c'est pour ça que j'ai été à HEC. Tu comprendras. Le papa, j'avais capté. Alice Catellino, mais il me dit quelque chose. Et donc, j'ai fait effectivement un an. Enfin, un an pour me certifier en tant qu'exécutive coach. Il m'avait dit à 20 ans, t'imagines ce qu'il m'a laissé dans la tête. Il m'a dit, si j'avais eu les moyens, je t'aurais mis à Harvard. Alors, déjà, mon père, il nous avait acheté une maison pour nous. c'était incroyable. J'en parle beaucoup dans mon livre parce que c'est un héros. Les gens cherchent des stars, tu sais, dans les Netflix et compagnie, mais en réalité, nos parents sont des sources d'inspiration incroyables. Ils arrivent, ils ne connaissent pas la langue, ils ne connaissent pas la culture. Ils s'adaptent, ils sont entrepreneurs. Moi, il a fait les marchés, après il a fait...
- Speaker #1
Mais alors, attends, c'est incroyable parce que ce que tu me dis, ça me touche aussi beaucoup. Je ne vais pas reparler de mon papa, mais comme toi, tu vois, il avait vécu dans un bidonville à côté de Bordeaux, il s'est sorti le doigt des fesses. Mais surtout, tu as parlé du terme entrepreneur. Et moi, j'ai vécu six ans au Maroc et au Maroc, au Maghreb de manière générale, il y a un truc qui m'a vraiment beaucoup apporté, c'est que dans la culture, dans les veines, dans l'ADN de l'Afrique, il y a l'entrepreneuriat. Moi, c'est un peuple que j'ai trouvé résilient par définition. essence, tu vois. Et ça va même sur des petits détails. Donc moi, j'ai habité six ans là-bas et tout. Vous avez quel âge,
- Speaker #0
Alice, quand vous étiez là-bas ?
- Speaker #1
D'abord, j'ai connu le Maroc à 17 ans. Je me suis vraiment installée après mes études, mais je faisais déjà des allers-retours parce que j'ai demandé à faire le réseau Cumulus, donc c'est le Erasmus des études de la com. Et donc, j'ai fait tout mon master et tout là-bas. Donc déjà, étudiante, j'étais là-bas. Mes premières expériences étaient là-bas. Donc j'avais, allez, on va dire que de mes 17 à mes 20... Merci. 24-25 ans, j'étais là-bas. Soit en aller-retour, soit là-bas. Je pense que ça a dû énormément jouer sur mon côté de t'inquiète, on va trouver une solution. Il y a toujours un problème, il y a une solution, on va appeler quelqu'un, on va faire des contacts. Ils ont la résilience, ils ont l'intelligence relationnelle. Tu sais que pour trouver un appart, j'allais dans la rue, j'ai dit « Brahim,
- Speaker #0
on va nous faire ton accent marocain, s'il te plaît.
- Speaker #1
Aspect Brahim, je suis SDF, trouve-moi une solution. » Et là, j'ai vu un truc que je n'ai jamais vu en Europe. Brahim appelle Youssef, Youssef appelle Mohamed, Mohamed appelle le réseau. Machin, clac, pac, clac. En une heure et quart, je fais une visite d'un appart. Il n'y a pas tout le tralala du schmilblick de l'administratif. Ils disent toi, t'es qui ? En fait, comme les gens me connaissaient, que machin, elle est fiable et tout. Il y a le côté, une sorte de forme de troc et de...
- Speaker #0
Il y a une confiance.
- Speaker #1
Et voilà. Et par contre, à partir du moment où tu ne vois pas dans Brahim, si c'est un gardien dans la rue, il te dit je vais garder ta voiture. Parti. garde ta voiture jusqu'à ce que mort s'en suive. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de... Bon, tu peux tomber sur des gens... Mais il y a ce truc et cette humanité et cette créativité et ce vivant qui a fait que quand je suis rentrée du Maroc, j'ai eu une petite dépression d'un an parce qu'en fait, les gens... Après, j'ai vu qu'il y avait plein de gens finalement comme ça, je suis allée creuser et tout, mais comme moi j'étais parisienne, je suis revenue à Paris où je me suis pris une claque de grisâtre. Tu vois, les gens étaient grisâtres. Pas tous, tu vois. mais tout est coloré c'est très coloré le Maghreb il reste quand même c'est dans les gens tu vois voilà les rires aussi les gens sont drôles tu vois mais c'est fou tu vois moi mes humoristes mon film préféré c'est Chouchou déjà faut le savoir mais mais tout
- Speaker #0
est drôle dans ce film c'est de là d'où te vient aussi ce côté t'as un côté hérobeux t'as un côté on va le dire t'as un côté maghrébin t'as un côté couscous t'as un côté ce côté là Non mais dans le sens, comment dire, ouais t'as la joie de vivre, on retourne aimant ça. tu as le contact facile, tu es avenante, mais en même temps, on sent que tu te respectes aussi. Tu as ce côté sain. Il y a quelque chose chez toi qui m'a beaucoup parlé et je comprends au fur et à mesure qu'on échange là, ce qui fait que même dans ta création de contenu, tu n'as pas honte. Tu vois, tu vas explorer des choses. Ah oui, on a tous la honte.
- Speaker #1
On va tous mourir.
- Speaker #0
Exactement. Mais là, tu parles à une chambre. Ils sont tous aux toilettes, les gars auprès de qui on parle. Ils sont tous...
- Speaker #1
Vous aussi qui écoutez le podcast, sachez que vous aussi,
- Speaker #0
on sait que... Exactement. Non, non, mais c'est-à-dire qu'on se raconte beaucoup d'histoires. Et du coup, tu as baigné dans une terre, tu es à Casablanca, tu m'as dit. Tu as baigné dans une terre qui a été colonisée et qui s'est aussi libérée de certaines colonisations. Et il y a un gêne. Moi, je parle vraiment au Maghreb, en général, dans le monde berbère, en général, pour toute l'Afrique du Nord et même l'Afrique de l'Ouest. Moi, j'ai beaucoup travaillé au Sénégal. Alors, eux, ils m'ont mis KO. C'est-à-dire qu'eux, ils te vendent un bissap. On dirait qu'ils te vendent une Rolex.
- Speaker #1
Eh oui.
- Speaker #0
Je vois. Ils sont face à la mer, ils te vendent. ils sont là ils n'ont même pas de tongs ils te vendent je te jure leur boisson mais ils sont des négociateurs nés juste parce que le gosse il n'a pas honte il vient il se pose il a cette éloquence il se pose je t'en achète 5 ils ont du courage ils ont du courage ils ont la niaque et ça c'est le gène pour moi de la débrouillardise il y a un problème non il y a une solution exactement j'adore ce truc là il n'y a pas de solution je n'ai pas la compétence je vais la chercher je ne suis pas plus bête qu'une autre d'ailleurs c'est ce qui s'est passé avec ce podcast enfin ce studio qui a été très très technique En termes d'investissement, d'autant même financer, ça a été lourd. à un moment donné, je me suis remise en question de me dire, mais pourquoi tu fais ça ? reste dans l'art oratoire, reste dans la formation, reste dans ta zone de génie, reste dans l'ingénierie, reste dans ce que tu sais faire. Mais en fait, ça m'a plu.
- Speaker #1
Oui, mais tu sais pourquoi ça t'a plu ? Ça te faisait peut-être un peu peur. Et toi et moi, on le sait, quand ça fait un peu peur, il faut le faire. Il faut le faire. Complètement.
- Speaker #0
Et puis moi,
- Speaker #1
je suis beaucoup dans le ventre là.
- Speaker #0
Et justement, on va parler justement de cette intuition. Comment est-ce que tu es inspirée ? Donc moi, j'utilise beaucoup, en tout cas, c'est beaucoup mon énergie féminine. Ce n'est pas quand je suis speedée. Pour moi, c'est un piège. il y a le cycle aussi tu sais je ne sais pas si tu es sous contraceptif je pense que oui bon bref non Ah bah, excellent ! Depuis 17 ans. Eh bah, bravo.
- Speaker #1
Depuis que j'ai 17 ans. Je déteste tout ce qui est hormones. Je me débrouille par les moyens de la nature.
- Speaker #0
Eh bah, écoute, bravo.
- Speaker #1
Moi, je fais confiance à comment la nature m'a donné mon corps. Je ne vais pas commencer à mettre de la chimie là-dedans.
- Speaker #0
J'ai ma réponse. J'ai ma réponse. Parce que quand, si tu veux, il y a quatre phases. Il y a la phase luthérale. Moi,
- Speaker #1
je trouve que ça endort les femmes. On endort la chimie. Moi, je suis hyper créative parce que je n'ai pas de chimie dans mon corps. C'est la propre chimie naturelle.
- Speaker #0
De toute façon, quand tu prends un contraceptif, c'est un cycle naturel. Du coup, tu te coupes de quatre phases essentielles. Du coup, les hommes sont sur un rythme de vie de 24 heures. Nous deux, 28 jours. Et on essaie de le voir bien. Il y a des moments où tu es un peu plus down.
- Speaker #1
C'est une phrase en plaid chips. Spacious.
- Speaker #0
Tu mélanges la viande avec un chocolat normal. Et je le sens, je le sens, ok, je suis en période utérale. Moi, j'appelle ça le moment où je suis dans ma baleine. C'est-à-dire que je ne prends pas de décision importante dans mon entreprise. Oui, c'est important. Je suis très, très, comment dire, connectée à mes cycles. Donc, l'UTL, c'est quand je ne suis pas très bien, je suis un peu de mauvaise humeur. Je sais que mes filles, quand elles me demandent quelque chose, c'est « Laissez-moi tranquille » . Voilà, vraiment le plaid, le chocolat. Tu as tellement raison. Et même avec mes équipes, je leur dis que je peux être désagréable. C'est-à-dire que je suis un peu sur les nerfs. donc elles le savent, etc. Après, tu as la période menstruelle, et donc là, ce qui se passe, si tu veux, dans la période du théâtre, c'est pas pour toi, mais... Chez les femmes en général qui n'ont pas de contraceptifs.
- Speaker #1
Tout ce qui est SPM et tout.
- Speaker #0
Oui, il y a ça et puis tu sais, tu as des souvenirs. Et en fait, c'est le moment de libérer. Et pour avoir ce moment de libérer, c'est des moments de calme, de solitude. C'est là où on plonge dans ce qui peut nous faire peur. En fait, l'idée, c'est que la création est tellement bien faite que tout remonte à la surface. Mais quand on nous force à être dans un système et un cycle masculin, tu n'as pas le temps de te poser. Parce qu'on nous pousse à la perf. Moi, j'ai fait 15 ans dans le salariat. et donc j'étais limite, pour moi, mon cycle c'était un problème. c'était un frein on nous a refait la on a adapté nos cycles ça c'est clair mais d'ailleurs c'est pour ça que j'en suis partie très vite j'ai fait que un an trois quarts que ça voilà mon effet quart je ne sais pas comment j'ai fait c'est pour te dire que chez une femme sa production en tout cas elle produit elle est créative quand elle est très connectée à deux autres phases que du coup tu as la phase du théâtre 1 un peu down où tu libères c'est le moment où tu fais de la libération c'est le moment tu exterpes les mauvaises herbes. On appelle ça l'automne. Dans un mois un peu plus sacré qu'on retrouve dans le Coran, c'est le mois de Rajab. C'est un mois où on va retourner la terre. C'est-à-dire que la terre, elle est mauvaise, on va la retourner. Donc, on est...
- Speaker #1
C'est la bourre, quoi.
- Speaker #0
Voilà, mais tu retires vraiment les mauvaises herbes. Je trouve que symboliquement parlant, c'est magnifique. Parce que du coup, après, tu plantes des graines. Nous, on passe notre temps sans cycle à mettre des graines dans une terre qui n'est pas fertile. Donc là, tous les mois, nous, on a une terre nouvelle. C'est magnifique. La femme, la manière dont Dieu l'a créée, moi, je trouve ça...
- Speaker #1
Et même, tu vois, c'était marrant, ça me fait penser, ce matin, j'avais ma mère au téléphone. Je ne sais plus pourquoi on en arrive à la ménopause. Tu sais, la ménopause, souvent les gens la voient comme quelque chose d'horrible. Et ma mère, elle me dit, mais moi je revis, je kiffe ma vie, nouvelle naissance. Elle m'a dit, il faut, en fait, tu sais quoi, parmi mes élèves, j'ai une élève qui s'appelle Brigitte et qui est fan de, elle a analysé la ménopause en le moment où j'ai en travail. Et il se pourrait qu'à force qu'on est aux femmes, ça va être horrible, tu vas perdre ta féminité, et bien qu'en fait, ça crée des symptômes qui sont mentalisés. par le cœur et l'esprit et qui te diminue. Alors qu'au Japon, par exemple, c'est considéré comme vraiment une troisième phase de naissance chez la femme. Ils voient ça comme le blanc, la pureté, le bonheur. Mais elles n'ont pas de rides. Et donc, elles n'ont pas de rides, elles n'ont pas de cons. Les rides aussi, peut-être parce qu'elles ont des attributs génétiques. Et du coup, elles ne le prennent pas de la même manière. Et donc, les symptômes n'arrivent pas de la même manière.
- Speaker #0
Ça, c'est l'impact de la voix. C'est l'impact du discours. passer de l'épi C'est comme l'environnement, c'est comme tes amis, c'est comme ton entourage. Tu vois, tu as le gène. Freud nous disait que c'est le gène qui allait construire ta vie. Et bon, aujourd'hui, avec la neuroplasticité, on sait que c'est l'épi. Donc, c'est ce qui est au-dessus du gène, l'environnement. Il y a une étude qui dit que c'est une maman qui va adopter un enfant. Et cet enfant-là, il va avoir un autre enfant. Il va avoir les gènes de la mère, alors qu'il n'y a pas de lien de sang. Donc, on appelle ça une transmutation génétique. Donc, c'est bien la preuve que l'environnement, c'est-à-dire l'aura, Bien sûr, le corps éthérique va avoir un impact. Sur la manière de grandir. Donc, ce que tu entends toute la journée, et excuse-moi, en Occident, ce n'est pas l'espace dans lequel on nous pousse à vivre une des paradisats, qu'on nous dit, voilà, attention. Il y a le chômage, il y a la peur. Enfin bref, tu veux manipuler un peuple, tu le manipules avec la peur.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
voilà, clairement. Et du coup, la ménopause justement, parce qu'en fait, on est porteur d'un utérus qu'on appelle Rahim en arabe. C'est magnifique, ça veut dire amour inconditionnel, matrice de vie. Et donc, même quand tu n'as plus ton cycle, tu es toujours connecté à ce cycle. En fonction de quoi ? De ton système émotionnel. Et donc du coup, ça te demande de t'écouter. Et par rapport à la créativité, dans les cycles qui sont des saisons, donc je te disais, l'utéal, c'est un peu le moment down, mais tu libères parce que tu as retiré des mauvaises amants tu retires les mauvaises herbes. Ensuite, à la phase menstruelle, c'est là, du coup, les mauvaises herbes, tu les jettes. Tu les élimines. Du coup, tu évacues. De manière très naturelle, tu évacues. Et pourtant, aujourd'hui, il y a des étuis qui nous disent que le sang est plus cicatriciel qu'une crème cicatricielle. C'est-à-dire que le sang, aujourd'hui, qu'on nous a dit, oui, il est impur et que sais-je, aujourd'hui, on est en train de l'utiliser pour cicatriser. Même tellement il est puissant. Oui, il y a des cellules souches. donc bon il ya quand même je vais pas rentrer trop dans le sujet mais pour te dire que je vais passer aux deux phases qui sont fantastiques la phase folliculaire, c'est là où tu as un regain d'énergie juste après la phase menstruelle. Donc, tu vois ce moment ? Et la phase ovulatoire, moi, c'est là où j'adore prendre la parole.
- Speaker #1
Mais tu vois, ce qui est trop bizarre chez moi, c'est que moi, j'ai la chance de ne pas avoir d'endométriose, je n'ai pas de gros symptômes. Et tu vois, hier, par exemple, j'étais juste avant d'avoir mes menstruations, j'étais sur scène, pampé, l'op. Alors moi, ça a un impact complètement dérisoire sur mon énergie. J'étais... Donc, je ne sais pas pourquoi. Très certainement parce que je dois avoir aussi un fort taux de testostérone pour une femme. Je pense parce que voilà. Mais moi, je vais avoir un moment à moi. Mais tu vois, j'écoute mon corps. Je sais que quand ça vient, c'est plus émotionnel ou c'est que j'ai trop bougé. Mais ça peut être à n'importe quand dans mon cycle. Donc, je dois être un peu un ovni. Je ne sais pas. En plus, chez moi, ça ne change pas trop mon énergie. Mais l'idée,
- Speaker #0
c'est plus sur la créativité. Oui, par contre, je suis d'accord.
- Speaker #1
La créativité,
- Speaker #0
c'est un truc. Oui, j'ai une idée de génie. Tu vois cette idée de génie là ? Cette idée de génie, là, elle apparaît souvent après.
- Speaker #1
Elle apparaît.
- Speaker #0
Tu es inspiré, tu es même sur scène, tu as préparé un truc et ça vient d'un coup, d'un seul. Tu es féminé. Ça, ça t'est déjà arrivé ces moments-là.
- Speaker #1
Tout le temps.
- Speaker #0
Vraiment, je t'invite à te dire à quel moment c'était plus intense. C'était plus intense. Et du coup, quand on est sous pilule ou autre, on se coupe de ces moments-là. En tout cas, les plus grandes idées, l'entrepreneuriat, je l'ai lancé en 2016. C'est là où j'ai arrêté les moyens contraceptifs. J'ai arrêté. Et c'est là où j'ai reçu, mais comme une... Une épreuve de flex. Oui. Et ça n'a jamais été compliqué. C'est-à-dire que j'ai une idée, je la lance sans me demander comment. Tu vois ? J'y vais, je sais que dans la vie, je vais recevoir les ressources, les réponses. Pour moi, un entrepreneur, s'il fait un saut en parachute, il découvre comment fonctionne.
- Speaker #1
Oui, mais d'ailleurs, c'est pour ça qu'il ne faut pas trop mentaliser. Parce que ça passe par les actions, comme tu as dit. Et de toute façon, on va se planter. Il y aura des phases. où il y aura des obstacles et où ce ne sera pas parfait et où ça ne va pas marcher comme on le voudrait. Donc, il faut s'actionner parce qu'à force de réfléchir, on reste dans la procrastination ou même l'inactivité. Et donc, qu'est-ce qui se passe ? Rien.
- Speaker #0
Immobilisme, ça tue, c'est clair. Et donc, qu'est-ce que toi, tu donnerais comme conseil à une femme ou à un homme, qu'importe, une âme, d'accord, qui a le feu en lui, en elle, et qui sauterait créer. Mais à un moment donné, justement, c'est ce mental, parce qu'on a quand même créé deux symptômes. l'Occident, ce que j'ai pu voir, c'est la honte. Par exemple, tu vas au Sénégal, tu vas au Maghreb en général, la prise de parole, c'est pas trop un problème. Ils osent prendre la parole, ils sont pas gênés, sauf si vraiment c'est éducationnel. Donc il y a tout un travail de déconditionnement autour de l'autre, de ce que pense l'autre. Il y a la honte aussi. En fait, on nous a fait croire que se tromper, ça se transforme en « hachouma » . Tu connais ? « La hachouma » , voilà. Qu'est-ce que toi, tu pourrais transmettre comme petit conseil à des personnes qui ont honte parce que quand tu prends la parole pour la première fois... Moi, je me souviens de la toute première fois. Je n'avais pas Dreamlight. Je n'avais rien préparé. J'étais dans le noir complet. Mais j'avais tellement envie de partager ce que je savais, de contribuer à quelque chose de beaucoup plus grand que moi, que je me foutais réellement de ce qu'allaient penser les gens de moi. Mais parce que je sais aussi que les gens t'oublient très vite. Et on est un peu dans un narcissisme. Quand les créateurs veulent lancer du contenu, il y a cette notion de « mais je vais me foutre la honte » . Mais on va t'oublier. En fait, on est 5 milliards. Enfin, je ne sais pas combien on est sur Terre. 9, 10, 13...
- Speaker #1
En fait, tu viens de décrire toute la conf que j'ai fait hier. C'est incroyable. Mais je te donnerai le replay, c'est exactement ça. En fait, déjà, tu parles pour l'entrepreneuriat ou pour parler en public ? C'est deux choses différentes.
- Speaker #0
Il y a les deux. Un peu des deux.
- Speaker #1
Je vais peut-être donner un conseil pour chacun des deux. Pour l'entrepreneuriat, il faut déjà bien comprendre les motivations qui vous poussent à le faire. Parce que comme tu l'as dit, en ce moment, c'est un peu aussi une tendance. Et si la motivation première, c'est de faire tout de suite de l'argent, stoppez ça tout de suite. Parce que l'argent facile, c'est mauvais signe en général. Quand vous vous lancez dans une activité sans passion, sans zone de génie, sans garantie que c'est là où vous êtes censé être, ça ne va pas bien se passer. Je vous le dis tout de suite. Donc, plutôt, perdez même votre temps à aller gratter qui vous êtes. Allez voir des coachs comme Daoui. Allez gratter. Perdez ce temps. Même cet argent, ce ne sera pas perdu. C'est de l'investissement.
- Speaker #0
C'est de l'investissement.
- Speaker #1
Voilà. Mais vraiment, parce que vous êtes… Parole de quelqu'un qui a beaucoup perdu d'argent.
- Speaker #0
Alors, juste une petite parenthèse. Pour en gagner, il faut savoir en perdre. Exactement. Sinon, tu as moins de sécurité. Tu ne peux pas créer.
- Speaker #1
Absolument. D'accord. C'est la plus belle des leçons, d'ailleurs, d'en perdre. Donc, voilà. vraiment savoir ce pour quoi vous êtes fait. Et alors, vous pouvez passer par... toutes les méthodes que vous souhaitez, les coachs, la numérologie, l'human design, je m'en fiche. Mais allez au moins voir le pourquoi du comment parce que souvent, on le disait tout à l'heure, quand ça vous fait peur, c'est que c'est là que vous devez aller. Donc vous, vous allez aller vers là où c'est votre zone de confort. Oui, mais moi, je vais faire de la couture. Ok, mais c'est pas ce pourquoi t'es fait. Voilà. Et donc, pour la prise de parole en public, je rejoins clairement ce que tu viens de dire. C'est déjà la peur numéro 2, après la peur de mourir. C'est tout à fait normal d'avoir peur de parler en public puisque que c'est une peur classique, toute culture confondue. Je pense que tout est une question aussi de neuroplasticité de cerveau. Alors, on ne va pas faire des cours de neurosciences, mais le cerveau, c'est quand même formidable, parce que c'est comme du slime, le cerveau. Si on lui apprend à prendre une forme à force à force, il va finir par prendre cette forme. Donc, à force de se raconter l'histoire qu'on a peur de parler en public, le cerveau intègre correctement qu'il a peur de parler en public. Il vous sécurise, puisque parler en public, peut-être que ça... Pour lui, en tout cas, dans son imaginaire, ça le conditionne à vous mettre en difficulté, à avoir des symptômes de stress, donc les mains moites, le trac, etc. Et donc, il n'a pas du tout envie de se retrouver dans cette situation. Et en plus, comme Davila le disait très justement, il y a le principe de honte, il y a le principe de qu'est-ce qu'on va penser de moi, etc. Première chose, le narcissisme dont tu parlais, c'est clairement la première raison pour laquelle, en fait, il est absurde d'avoir peur de parler en public. J'irais même plus loin. Moi, je parle souvent de molécules. Nous sommes un vieux tas. Nous sommes un vieux ramassis de molécules qui pensent. C'est-à-dire que nous sommes juste une petite extrême.
- Speaker #0
Eau,
- Speaker #1
azote, carbone, etc. Et nous sommes même un soupe-sous, un extrait de poussière d'étoiles. parce que avec le Big Bang et tout, les planètes, Dieu, l'univers, tac, Voilà, nous sommes vraiment ce ramassis qui va finir en ramassis d'autres choses, peut-être en plantes, en moquettes, en arbres, etc. Donc arrêtons de nous raconter l'histoire que nous sommes les héros de notre vie, que tout le monde va penser que nous, voilà. Si vous n'êtes pas dans un discours qui est extrêmement dangereux pour le reste de l'humanité, il n'y a pas de raison que ce que vous dites, si vous êtes passionné, enrichi, que votre objectif est éthique, que vous avez envie d'accompagner les gens, que vraiment vous ayez une planète qui va vous tomber dessus à partir du moment où vous allez prendre le micro. Ensuite, il y a une deuxième chose, c'est que les gens sont dans leur propre narration personnelle, en permanence. Vous devez très bien connaître la théorie de la rame de métro, où c'est un homme qui rentre dans un métro et qui dit « Bonjour à tous, excusez-moi, j'ai besoin de votre attention, mes enfants n'ont pas à manger, j'aimerais vous faire une demande exceptionnelle, j'ai besoin d'argent. » Et en face, deux réactions possibles. La première, c'est « Oh là là, la honte, j'aurais pas osé faire ça ! » Que font les gens ? Ils parlent d'eux-mêmes. « Je n'aurais pas. » Oser faire ça. Deuxième scénario possible. Ce mec, trop insourirant. Quel coural. Ses enfants n'ont pas à manger. Il est capable de se mettre dans cette situation de honte. Parce qu'il préfère nourrir ses enfants. Je n'aurais pas pu faire ce que fait ce monsieur. Les gens rapportent tout à eux. Et deux rames de mètres plus tard, stationnation. Ils ont oublié le mec. Donc on s'en fout en fait. On s'en fout.
- Speaker #0
Quand on est d'accord, il y a un narcissisme. Pour moi, c'est de l'égocentrisme. C'est comme les timides. C'est un jeu que je fais avec les personnes qui disent « Oui, mais moi, je n'aime pas prendre la parole parce que j'ai toujours été timide quand j'étais petite. » La relation personnelle. Mais je fais, le timide, c'est Narcisse. C'est-à-dire qu'il est avec des gens et au lieu d'être en lien avec les gens, il est avec lui-même. Je parle ou je ne parle pas ? Mais si je parle, qu'est-ce qu'on va penser de moi ? Mais mon Dieu, si je ne suis pas en train de dire ça. En fait,
- Speaker #1
il est constamment en miroir avec lui-même.
- Speaker #0
Alors que le but de la vie, c'est quand même d'être en relation, de relationner. Si tu relationnes beaucoup avec toi, donc en fait t'es pas du tout timide parce que tu parles avec ton autre toi
- Speaker #1
Il faut juste décrocher l'amitié imaginaire et revenir dans le monde réel.
- Speaker #0
Ce n'est pas tant ce que pensent les gens. Et aussi, je t'ai coupé, excuse-moi, quand tu parlais de cette notion de quand les gens disent quelque chose de toi, parce que quand tu es entrepreneur, tu as des petits haters. Mais d'accord, tu as des gens qui t'aiment, tu as des gens qui ne t'aiment pas. Mais en réalité,
- Speaker #1
on parle d'eux-mêmes.
- Speaker #0
Voilà. Mais tu vois ici, il y a des superbes figures emblématiques et de leaders, qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas. on les aime parce qu'ils ont porté un message mais c'est le message qui laisse une trace Comme tu dis, nous, on va quitter ce monde. On va quitter, à un moment donné, on va partir, on a une date de fin. Pour moi, on est une poignée de jours. On se rapproche plus de la fin, si on ne connaît pas la date de fin, qu'on est d'accord. Donc, on est une poignée. Déjà, il y a cette notion de mon message est important, mais je ne me prends pas trop non plus au sérieux sinon je ne vis plus ma vie. Je ne prends pas des risques. Et du coup, je suis conditionnée à ce qu'on m'a dit. Moi, par exemple, d'origine algérienne, il y a tout un narratif sur lequel j'ai dû, à un moment donné, être déloyale.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Parce que moi, en plus, je suis la petite arrière-petite-fille d'un Moudjahidine, c'est un résistant algérien qui a fait la guerre, etc., pour prendre le drapeau algérien. Alors, je ne sais pas si tu sais, mais l'Algérie, c'est un concept. C'est-à-dire que l'Algérie, tu ne deviens pas algérienne avec un passeport, tu deviens jeune parce que tu es amoureuse de la liberté. un thème de la liberté. D'ailleurs, je ne sais pas si tu sais, mais Che Guevara, Fidel Castro, Nelson Mandela, qui d'autres ? Malcolm X, se réunissaient tous à Alger, qu'on appelle l'homme debout, pour échafauder des plans et des discours au service de la liberté, parce que dans leur pays d'origine, ils n'avaient pas le droit de s'exprimer. Et à un moment donné, pendant dix ans, après la révolution algérienne, quand l'Algérie est devenue libre, eh bien, c'était devenu le QG de ces leaders. Si tu veux, il y a eu François Nant aussi. qui a eu la nationalité algérienne. L'algérien, ce n'est pas une question de sang, c'est vraiment une question de valeur. T'as la liberté, t'es algérienne. Ça pour te dire que du coup, moi, je viens avec tout ça. Du coup, je porte une parole libre. Et du coup, quand tu viens sur un schéma de femmes, on te dit, oui, il faut parler doucement. Parce que bon, il y a l'Algérie libre, mais tu as aussi les conditionnements. Il faut parler doucement. Et même, alors moi, j'accompagne beaucoup de personnes qui ne me ressemblent pas dans le sens où... même dans certaines catégories socio-professionnelles, les politiques, les Français, les bourgeois, il y a cette notion de parfois, parle doucement, ne te fais pas remarquer, sois poli. En fait, tous ces patterns, on les retrouve absolument dans toute l'humanité. Et donc, du coup, qu'est-ce qui se passe ? Je fais en sorte de donner plus de plaisir à mes figures d'autorité, dans le sens où je vais voir dans le public ma mère, mon père. tous ceux qui m'ont donné cette éducation. Du coup, tu projettes sur le public qui n'a rien demandé toute ta life. Et du coup, ça bloque la prise de parole.
- Speaker #1
À 1000%, je donne une formation sur l'intelligence relationnelle et souvent dans quelques tips, je dis aux gens, vous n'êtes que égaux et dans cet égaux qui n'est pas mal placé,
- Speaker #0
l'égo nous sauve parfois.
- Speaker #1
L'égo, c'est avoir conscience même qu'on existe.
- Speaker #0
avant tout, c'est l'expérience, bien sûr,
- Speaker #1
et savoir poser ses limites, etc. Mais comme tu l'as dit, tout se rejoue, notre place dans la fratrie, notre place vis-à-vis du rejet, notre place vis-à-vis de l'humiliation. Et donc, quand on en a conscience, parce qu'on peut avoir plus ou moins des blessures qui sont augmentées selon certains contextes, par exemple dans le groupe, dans des situations d'assemblée, peuvent en fait se rejouer tout le temps des constellations familiales.
- Speaker #0
Si tu ne prends pas conscience.
- Speaker #1
Et donc, tu vas te vexer, ou tu vas te braquer. Au lieu de te rendre compte que ça n'a rien à voir. L'émotion que tu es en train de vivre ici est une émotion de petite fille qui n'a pas été réglée. Et que là, en fait, il n'y a aucune raison que tu te sentes rejetée ou mal. Et c'est pour ça que c'est important d'expliquer sa notice aux gens quand on arrive quelque part. Moi, je dis souvent aux gens, je suis un peu comme toi. Je parle fort, je parle avec les mains, je prends de la place. Moi,
- Speaker #0
tu es paroquienne.
- Speaker #1
Et je dis aux gens, je tiens à m'excuser par avance. Si d'aventure, je prenais trop de place ou en tout cas, je te donnais l'impression que je prenais trop de place, N'hésite pas à me le dire. Parce que parfois, je ne m'en rends pas compte. Et à partir du moment où je le dis, ça passe très bien. Même avec des timides qui me disent Alice, ça me fait trop plaisir parce que là, je te vois, du coup, t'es agitée et je me rends bien compte que ce n'est pas pour m'éteindre. Mais le fait que j'en parle, tu vois, ça leur fait du bien. Et juste pour rebondir sur Moudjaye, attends, comment il s'appelait ton ancêtre ?
- Speaker #0
En fait, les Moudjaïdines en arabe sont très existants. Eh bien,
- Speaker #1
écoute, dans mon ancêtre, moi, j'avais le généralissime de l'armée qui a été même élu le Saint-Danjou, qui s'appelait Jacques Catalino. Je porte son sang. Et je me rends compte qu'on est un peu des femmes guerrières quand on parle. Je crois. Ah oui ? Il y a un côté un peu amène. Ramenez-nous des chevaux.
- Speaker #0
Oui, complètement. Moi, d'ailleurs, je monte les chevaux. Oui, moi aussi, je monte les chevaux.
- Speaker #1
On a un truc avec les chevaux, tu vois. Et moi, il y a des statues de lui partout dans l'ouest de la France. Et je pense qu'il y a un truc comme ça. Je ne sais pas, il y a un truc qui coule dans les veines, tu vois. Je sens.
- Speaker #0
Il a fait la galagérie ?
- Speaker #1
Ouh là, c'est encore...
- Speaker #0
Ah, c'est donc la première guerre.
- Speaker #1
Non, mais là, je te parle. Attends, Jacques Gatineau, ça date avant Napoléon, tout ça. Ah oui ! Il y avait encore des rois de France, des machins. Oui,
- Speaker #0
c'est intéressant. Mais tu vois ce que tu dis, c'est fondamental quand tu entreprends d'avoir une intelligence relationnelle qui n'est pas de l'intelligence émotionnelle. Ça veut dire que tu ne peux pas développer ton intelligence relationnelle en négociation, par exemple, si tu n'as pas un minimum d'intelligence émotionnelle, j'irais même plus loin, spirituelle. Dans le sens où, justement, tu te considères comme tu es un puzzle dans un grand tout, dans un grand jeu. Et quand tu dis qu'il y a des choses qui se répètent, moi je dis juste à la personne, parce que du coup, avant de travailler sur l'art oratoire, etc., on travaille beaucoup sur les libérations et voir, raconte-moi ton histoire, on va te déconditionner pour revenir au plus proche de ce que tu étais à l'origine. Mais du coup, tu as été créé par le créateur, je ne connais pas tes croyances, mais un être suprême qui a créé C'est quand même vertigineux quand on voit la planète, les autres planètes, etc. C'est assez incroyable. Et nous, on est vraiment une poussière dans ce tout. Mais la Terre, elle continue de tourner. Quoi que tu fasses, qu'importe le deal que tu rates, la Terre, le Soleil continuent à faire leur live.
- Speaker #1
Et même quand tu vas partir de ce monde, la Terre continuera de tourner.
- Speaker #0
Voilà, et ça, c'est important de se dire, tranquille, on fait partie d'un tout. Sauf qu'effectivement, on est tous interconnectés. Tu vois les arbres, les racines, on sait qu'elles communiquent entre nous.
- Speaker #1
et même elles apportent du soutien.
- Speaker #0
C'est la science de la lithothérapie, je crois. C'est comme ça qu'on appelle ça ? C'est la lithothérapie ?
- Speaker #1
La litho, c'est les pierres, je crois.
- Speaker #0
C'est les pierres. Bon, je ne sais plus comment. La science des arbres, d'accord. Et ils se parlent en eux. Ils se parlent entre eux. C'est-à-dire que quand il y a une forêt qui brûle, le premier qui sent la chaleur va avertir. Il y a un système au niveau des latines. C'est incroyable. Mais nous aussi, on a été créés en miroir. D'ailleurs, aujourd'hui, on parle des neurones miroirs. et regarde, je vais te faire juste une petite expérience. Regarde tes mains. Tu les vois. Regarde tes pieds. Tes baskets, tes chaussettes. Tu vois tout ton corps. Tu vois l'équipe. Tu me vois. Moi, je te vois.
- Speaker #1
Mais moi, je ne peux pas me voir.
- Speaker #0
Je crois que c'était Wouli.
- Speaker #1
C'est parce qu'on n'est pas censé le faire. On est censé regarder les autres.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'on est beaucoup plus grand que nous. C'est-à-dire que ce qu'on regarde est aussi en relié avec ce que l'autre nous renvoie. À quel moment tu te vois pleinement ? À quel moment tu vois ton visage ?
- Speaker #1
Dans la glace.
- Speaker #0
Voilà. Ou sinon, c'est moi qui te regarde.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Donc du coup, l'autre est...
- Speaker #1
Mon expression, comment tu vas ? Mais bien sûr.
- Speaker #0
Ça veut dire que ce n'est pas un hasard si on se retrouve ici, aujourd'hui, dans ce podcast, en train d'échanger. C'est parce que tu es de la glace. D'ailleurs, tu as de la glace.
- Speaker #1
Parce que du coup, tu me vois... Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Et du coup, comme tu es mon miroir, ça veut dire que tu fais partie. Tu es un fragment de moi.
- Speaker #1
Ben oui.
- Speaker #0
Donc moi, je suis ravie. je vois une très belle femme qui est à l'aise dans ses baskets qui contribuent. Et toi, de ton côté, tu vois une autre facette de toi. Et parfois, on ne voit pas des choses sympas. Comme tu disais, on peut être dérangé. Et ce que tu disais en négociation, c'est super important ce que tu as dit. J'aimerais juste revenir dessus. C'est que parfois, en négociation, en face, tu n'as pas la personne qui a tous ces outils-là. Et l'idée, ce n'est pas d'avoir une dominance. C'est de se dire, ok, là, je sens que la personne se sent en insécurité avec moi.
- Speaker #1
Ou à l'inverse, c'est moi qui suis trigger ou mal à l'aise.
- Speaker #0
voilà mais du coup juste le fait de l'exprimer de dire alors tu vois voilà je suis peut-être un peu atypique je parle un peu fort etc c'est pas contre toi c'est pas une question d'ascendance et bien tout de suite il va y avoir un repositionnement et un ré-palibrage dans l'échange et c'est là que tu peux créer du lien de manière très sain pourquoi ?
- Speaker #1
parce que l'autre va venir juste sans se rendre compte retentir une émotion que tu n'as jamais exprimée petite donc en fait ce qui se passe c'est souvent les gens se lâchent parce que le fait que moi tout de suite en fait ça c'est vraiment quelque chose qui est spontané chez moi c'est même pas de la stratégie Merci. Le fait de ne montrer pas de blanche, c'est un peu comme le drapeau blanc, tu sais, dans la guerre. Moi, je montre pas de blanche, vulnérabilité, et tout simplement que je suis bien dans mes baskets avec ça, qui est pour moi un attribut, c'est ni un défaut ni une qualité. Et bien là, personne va spontanément commencer à me dire, c'est marrant que tu me dises ça, parce que moi, je n'osais pas te le dire, mais je suis timide, par exemple, tu vois. Et donc, le timide qui normalement a d'aventure, le timide, ne l'est plus du tout. Exactement.
- Speaker #0
Mais c'est ça le leadership dans un groupe. C'est que quand toi, tu oses être pleinement toi, mais en prenant en considération le groupe, la personne qui a des choses aussi à offrir, ne se le permet pas, parce que déjà, il est dans ses blessures souvent, mais il suffit d'une personne, moi j'appelle ça le phare. Pour moi, c'est ça un leader qui a conscience de toutes ces dynamiques relationnelles et qui va dire à ce moment-là, tu sais là, peut-être que je peux abuser, mais ce n'est pas contre toi, juste j'ai un petit souci, c'est que j'aime parler, je parle un peu trop fort, j'ai des gestes brusques. etc. Ok, donc ce n'est pas contre moi. Parce qu'à ce moment-là, ce qui se passe pour l'autre, c'est qu'on peut lui faire appeler sa mère, son père, quelqu'un d'agressif qui l'a empêché de parler. En fait, on va venir réveiller. Mais quand tu n'as pas les outils de libération émotionnelle et tu ne sais pas qu'à ce moment-là, à l'intérieur de toi, parce que moi, ce que je dis à mes clients, c'est que l'émotion, elle est où ? Elle est chez l'autre ou elle est chez toi ? L'inconfort, la colère, la frustration, la tristesse qui vient d'être activée quand tu dis, elle m'a énervé. Elle m'a rendu triste. Il m'a mis en colère. tu lui donnes du pouvoir. La colère, elle est en toi. Donc, tu ne peux pas changer ce que l'autre dit. La seule chose que tu as du pouvoir, c'est le sens que tu donnes et sur tes émotions. Et quand, du coup, tu as ce rapport-là avec l'autre, c'est beaucoup plus facile de rentrer dans le monde. Je ne sais pas si ça te parle. Et je pense que quand on fait, comme toi, beaucoup de conférences, en tout cas, moi, j'en fais beaucoup, on est souvent amené à rencontrer des personnes. Et tout de suite, moi, je sais que parfois, je peux figer les gens.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Je peux figer les gens tout de suite. ils vont se faire mais, ah non mais t'as l'air dur, non en fait je te rappelle quelqu'un C'est un mépaterne qui t'a peut-être empêché à un moment donné de t'exprimer. Mais en fait, c'est juste le moment. Bravo, je suis ton corps d'entraînement. Tu vas pouvoir maintenant être pleinement toi parce que je ne suis pas cette mémoire que mon corps, mon énergie vient de réactiver chez toi. Donc il y a quand même une dimension spirituelle.
- Speaker #1
C'est trop rigolo parce que tu vois, hier, je conscientise que je suis dans une conférence où ce n'est pas mon public habituel. Donc c'est des gens qui ne me connaissent pas tous. Et j'arrive la veille, je pense que tu fais pareil, pour observer.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. Quelle est l'ambiance de l'étendard ? Je scanne, voir aussi quel niveau d'énergie moi je vais mettre sur scène. Je suis comme toi, je ne veux pas l'être. Non, j'en fais à bonheur. Voilà. Et écoute, je fais ma conférence. Il y a une ovation, tout le monde se lève et tout. Et toutes les filles viennent me voir. Écoute Alice, hier, donc le jour d'avant ma conférence, je ne pouvais pas te blairer. Je pensais que tu étais une bimbo, hautaine, un but de ta personne, avec ton chihuahua, Paris Hilton, la totale. était la nana la plus drôle, autodérision, qui se prend pas la tête, que j'ai jamais vue sur scène, tu vois. Et j'en ai eu, mais une ribambelle comme ça. Et j'en ai dit, vous savez, les filles, la plupart m'ont dit, je pensais que t'étais superficielle. Donc j'en ai dit un truc,
- Speaker #0
ça parle d'elle.
- Speaker #1
J'en ai dit, tu sais, quelle est la définition du mot superficielle ? Ben non, je sais pas, c'est maquillée, je dis non, non. C'est quoi, rester en superficie de quelque chose ? c'est rester finalement à la couverture du livre. ne pas rentrer à l'intérieur avant de se faire son propre avis. Donc finalement, qui de nous deux est la plus superficielle ? Qui s'est arrêté sur la couverture ? Toi ou moi ? Parce que moi, quand je vous ai observé la veille, je me suis fait un jugement, un avis sur vous. Non. Et donc, c'est pour ça que j'aime beaucoup me maquiller et m'apprêter. Déjà parce qu'en fait, les gens souvent critiquent le maquillage, mais le maquillage est arrivé dans la vie d'Homo sapiens bien avant l'écriture. Il faut arrêter de faire...
- Speaker #0
C'est de la terre,
- Speaker #1
hein ? Voilà. se maquiller, c'est aussi un peu comme le jeu du style. On aime bien. Moi, en plus, je trouve que c'est une sorte de jeu féministe parce que pendant longtemps, j'étais avec un homme qui m'empêchait de maquiller. Donc, pour moi, me maquiller, c'est mon droit. Je suis comme toi. J'aime la liberté et c'est ma liberté. J'aime ça. Donc, voilà. Peut-être qu'un jour, ça me saoulera. Enfin, bref, c'est des périodes. Et pour aller même plus loin, je trouve que en fait, c'est cette posture, tu vois, de mettre le doigt sur... Tu as parlé des pattern de Donc, une femme qui se maquille est forcément une star de télé-réalité superficielle. Mais il faut être sombrement superficiel pour dire ça.
- Speaker #0
Complètement. Mais on est dans un monde, ce que tu dis, c'est tellement très spirituel dans le sens où, alors, tu vois, effectivement, ce qu'on te reproche, ce qu'on reproche à quelqu'un, c'est que moi, j'ai dit, ce que tu me reproches, tu l'es.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Alors, je t'explique, je vais te montrer tout le mécanisme.
- Speaker #1
Là, on a l'exemple.
- Speaker #0
Voilà, on y va. On y va dans l'exemple. Mais du coup, dans leur vie, on la rat. sorti cette croyance que quelqu'un qui était comme ça était superficiel. Donc du coup, la croyance, elle est elle-même superficielle. Il y a ça. Et tu vois, tu disais, je te croyais, bimbo, etc. Alors moi, je sais qu'en tout cas, de par mon métier, je vais toujours au-delà. Quand je vois une femme justement qui a fond dans son côté masculin, ça me rappelle un peu moi. Maintenant, depuis que j'ai trois enfants, 14 ans, 12 ans, 8 ans, je les bénis parce que c'est vraiment trois princesses, trois leaders qui m'ont amenée à me découvrir en tant que femme. Vraiment en tant que femme pleinement dans mon côté. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, j'arrive à produire ce que je produisais avant en 24 heures, là en quelques jours. Enfin non, ce que je produisais sur un mois, là en quelques jours, je peux le produire parce que du coup, je suis beaucoup plus connectée à mon côté maman. C'est-à-dire que je travaille dans les moments où je sens que je suis beaucoup plus productive et en même temps, il y a la vie. Parce que la vie maman, c'est aussi une école. C'est une école en arrière incroyable. C'est-à-dire que moi,
- Speaker #1
c'est des guides. Ah, c'est ton conjoint ?
- Speaker #0
Oui. Ah,
- Speaker #1
super !
- Speaker #0
Elle est la belle-mère.
- Speaker #1
C'est le meilleur rôle de la belle-mère. En plus, je m'entends trop bien avec ma belle-fille. Belle-fille, belle-mère. Tu n'as que le côté joli.
- Speaker #0
Tu n'as pas le côté un fléche-en-champ de l'adolescente. Tu dis oui à tout. Mais pourquoi je te dis ça ? C'est que quand il y a des personnes qui sont très jolies sur le plateau, moi, je sais qu'il y a une profondeur. Tu cherches, il y a une profondeur. Et en fait, ça reste un costume pour moi. C'est-à-dire que quand tu construis un discours, après, il y a la... personnification de ce que tu dis. Donc, tu ne peux pas arriver avec un costume qui n'est pas adapté à l'essence. Quand on prend la parole, tu as vu, tu vis, tu dégustes la voyelle, tu discutes, tu dégustes vraiment. C'est comme pour moi, c'est vraiment un plat haut de gamme. Très étoilé où je prends le temps, moi, de vivre avec l'idée avant de la transmettre. Je ne vais pas vomir un discours. Et donc, ça va jusque... En art oratoire, c'est le vernis final. C'est OK, maintenant que vous avez votre personnalité, vous avez votre message, maintenant on va aller adapter votre style. D'ailleurs, ça cartonne, le coaching en images. Parce qu'on part de l'être. pour lui dire, OK, voilà ce qui pourrait te sentir complètement aligné avec ton message. D'ailleurs, on le voit, tous les leaders, ils ont un style. Tu les reconnais rapidement. Toi, on te reconnaît avec ton air.
- Speaker #1
Et tu as remarqué que toi et moi, on est en beige, alors qu'on est plutôt expansives. Et les gens nous posent souvent la question, mais pourquoi vous n'êtes pas coloré et tout ? Pour moi, ce serait tout moche.
- Speaker #0
C'est trop violent.
- Speaker #1
Tu vois ? Parce que toi et moi, on est trop agité de notre couleur, de notre âme, de notre... Elle doit être trop visible. Elle prend déjà trop de place. Donc pour moi, le beige, il va avec tout le monde. On est comme notre métier. C'est l'accompagnement,
- Speaker #0
c'est ça,
- Speaker #1
c'est l'empathie, c'est le regard, c'est le beige va avec tout. C'est bleu, du violet, du blanc, du jaune, ça se marie.
- Speaker #0
D'ailleurs, même, je crois, dans le design, c'est une colorimétrie qui se marie à beaucoup de choses.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, c'est la pureté, parce que c'est une des rares couleurs qui n'a pas été traitée. C'est comme l'envie,
- Speaker #0
là,
- Speaker #1
en fait.
- Speaker #0
Magnifique. En tout cas, moi, c'est vraiment, c'est tout mon brand deal, il est dedans. Mais tu sais, pour revenir à cette notion de superficialité, Je m'arrête à la couverture et pas, ne serait-ce qu'à un seul chapitre. Ça vient aussi parler d'elle-même. Parce que tu leur as dit, du coup, tu as vu, ça vient un petit peu mal aller, bien sûr. Donc, en fait, pour moi, une rencontre, quand elle est vraiment comprise sous le prisme du miroir, ce que tu me renvoies n'est que la projection de ce que tu ne veux pas voir. Ce que je dis. Ce qui t'inspire chez moi, tu le portes. Mais ce qui t'agace chez moi, tu le portes aussi. C'est-à-dire que le côté grande gueule qui peut te déranger, tu rêverais. À un moment donné, mais tu ne te l'autorises pas. Il y a cette notion de, mais donc je vais créer des barrières, mais qui ne sont pas les siennes. qui va voir Une barrière chez toi, ce n'est pas les siennes. C'est ce qu'on lui a dit pour s'empêcher de s'autoriser à être un peu dans la lumière. Moi, je dis souvent, ce n'est pas vous qui êtes dans la lumière, c'est le message. Vous, vous n'êtes qu'un canal. Donc, soyez un canal respectueux de ce message-là. C'est-à-dire que tu ne peux pas vendre de la créativité et être hyper chiante. Donc, ça colle complètement avec ton métier.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et donc, du coup, l'intelligence relationnelle, l'intelligence émotionnelle dans l'entrepreneuriat, avant même de créer une entreprise, et comme tu disais, investissez sur vous, ça fait partie de ça. Parce que si tu n'es pas en capacité de comprendre que tous les gens que tu vas rencontrer, c'est une partie de toi, tu vas passer ton temps à quoi ? À les fuir. Comment est-ce que tu veux prendre la parole et accueillir les messages des haters ? Les messages même qui sont doux parce que du coup, ça peut aussi nourrir l'ego. Il y en a qui effacent leur message. Je dis mais lis, il y a un message pour toi. Si ça te pique, c'est qu'il y a encore du travail. Si ça glisse, c'est que c'est OK, tu peux passer à un autre step. Et tu parlais aussi de peur. Et tu vois, la peur, pour moi, c'est vraiment un mur en carton. C'est un truc perfect. C'est une illusion totale. Et tu parlais aussi de zone de confort. C'est-à-dire que moi, dans la zone de confort, je pense qu'il faut quand même rester un minimum dans sa zone de confort, mais aller vers la peur. C'est-à-dire que pour moi, c'est ça l'alignement. C'est-à-dire que j'ai un élan, j'ai un désir ardent d'aller quelque part. J'ai une foi absolue en la vie pour me donner tout ce dont j'ai besoin. Par contre, sans action, mon désir, c'est qu'un rêve. Aujourd'hui, avec le New Age, etc., des persos, je trouve qu'il y a un petit peu trop de... je fais mes prières, je médite et puis tout va me tomber dans les mains. Non, non.
- Speaker #1
Ah là là, je suis tellement d'accord.
- Speaker #0
On n'en parle pas.
- Speaker #1
Non, mais surtout les rituels d'abondance, j'en peux plus. Je traîne avec que des millionnaires. Personne, le matin, se lève avec son petit match à sa feuille, dit je suis millionnaire, je suis millionnaire. Ils sont tous dans l'action. Ils mettent en place des actions. Mais ils mettent des actions, le millionnaire c'est en eux.
- Speaker #0
Mais oui, mais c'est ça la vibration. En tant que millionnaire, tu n'as pas peur de perdre de l'argent.
- Speaker #1
Et donc, d'invertir. Tu regardes une fréquence comme toi.
- Speaker #0
Tout à fait. T'incarnes le fait de...
- Speaker #1
Mais dans sa chambre comme ça, il dit, oh là là, je regarde mon vision board. Je serai mon vision board.
- Speaker #0
Alors, ça peut jouer si tu fais de l'action.
- Speaker #1
C'est pas vrai qu'ils actionnent et ça te motive. Mais ils n'ont pas la vision.
- Speaker #0
Et pour moi, c'est un triangle qui lie le visible et l'invisible. Je leur dis, attends, sinon, t'as pas de peau. Si t'as une boule d'énergie, l'expérience, tu la fais pas. Tu vois ? Parce qu'à un moment donné, tu dois te bouger les ailes. Il faut sortir, il faut prendre ton réel et appuyer sur play.
- Speaker #1
Il faut le faire.
- Speaker #0
Et puis, tu vas peut-être avoir une vue, ce n'est pas grave. Tu respectes la personne qui t'a regardé. Moi, je me souviens, le premier live, j'avais deux personnes. Tout d'un coup, après, ça a commencé à augmenter. Mais je n'étais pas là pour le nombre de personnes parce que les deux personnes peuvent être tes clients. D'ailleurs, j'accompagne aussi des personnes qui dégagent un chiffre d'affaires qui touche des millions. Et ce n'est pas forcément le nombre d'abonnés. Bien sûr. D'accord. Des fois, ils ont 200, 300 abonnés. D'accord. Ils arrivent à gagner de l'argent. Alors, encore une fois, parce que beaucoup confondent gagner de l'argent et être millionnaire avec un compte en banque personnelle.
- Speaker #1
Oui, aussi. Ils ne savent pas la différence entre un CA et un résultat et un bénéfice. Voilà, et puis les charges. On dirait que ça n'existe pas.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, il y a un réinvestissement. Parce que oui, c'est de l'argent. C'est-à-dire ? Oui, c'est-à-dire. « Oui, mais tu as vu, j'investis, j'ai des locaux, j'ai des loyers. » Oui, c'est comme un seconde. D'accord ? Tout ça, ça coûte. Et ton argent n'est pas censé rester, si tu veux, immobile dans ton compte, parce qu'il y a un truc qui s'appelle l'inflation. Donc l'idée, c'est d'aller valoriser aussi cet argent pour qu'il puisse travailler sur toi, mais pour toi, mais surtout qu'il te permette, si tu veux, de contribuer à quelque chose. Parce que quand on nous dit, voilà, un entrepreneur, il est censé avoir du sens. Moi, je veux bien, mais excusez-moi, sans argent, tu ne peux pas changer le monde si tu n'as pas d'argent.
- Speaker #1
Il faut plutôt qu'il vaut mieux d'abord se mettre en sécurité, soit, comme tu le dis, et de toute façon, tu le sais, L'argent est un catalyseur. Donc, si tu es un sombre, tu deviendras un sombre et tu deviendras con, etc. Et si tu es quelqu'un de bien, même avec de l'argent, ça va être encore mieux parce que tu vas pouvoir payer plein de gens qui méritent d'être payés. Tu vas pouvoir les aider, les accompagner dans leur chemin. Les gens ont un rapport à l'argent qui est très particulier et que je ne comprends pas.
- Speaker #0
Justement, on en parle parce que tu es à l'aise avec ça et j'en parle aussi. C'est que, non seulement l'argent est un catalyseur, mais ce n'est pas ce qu'il y a dans ton compte en banque. Quand tu dis que tu travailles avec des millionnaires, ce ne sont pas des gens qui sont dans l'abondance. Ce que j'ai pu remarquer, c'est que les personnes qui ont beaucoup d'argent, parfois, n'ont pas forcément réglé leur histoire avec l'argent. C'est-à-dire qu'ils ont beaucoup peur de le perdre. Moi, je travaille beaucoup avec la sécurité intérieure. C'est-à-dire qu'ils ont de l'argent, mais plus en ont, plus ils ont peur de le perdre. Oui,
- Speaker #1
ça augmente les problèmes.
- Speaker #0
Oui, parce qu'ils ne sont pas en sécurité intérieure. C'est-à-dire que tu leur retires ça. C'est le mécanisme de l'ego. Je suis ce que je possède. je t'enlève ta maison, je t'enlève tes enfants, je t'enlève ton époux, je t'enlève ton conjoint, je t'enlève ton argent. On en connaît, des madoffs qui se sont suicidés après avoir perdu.
- Speaker #1
L'avantage que j'ai eu quand j'ai perdu beaucoup d'argent, comme je suis créative et que moi, ce que j'aime, qui me nourrit, c'est de créer. Moi, j'ai perdu plein de fois. J'ai dû recommencer plein de fois, 2 euros. J'ai déménagé plein de fois. Je le sais le faire une fois, dix fois, cent fois. Je m'en fous.
- Speaker #0
Parce que là, du coup, tu t'identifies. Ce n'est pas grave si je n'ai rien,
- Speaker #1
si je perds beaucoup. Je pense que si tu te fais brûler ta maison...
- Speaker #0
Bien sûr qu'en termes humains... Non, mais attendez parce que...
- Speaker #1
Mais je ne suis pas ça. Je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
Il y a un truc dans le def perso aussi qui est, non mais quand il t'arrive quelque chose, vois tout de suite le bon côté des choses. Non, tu ne peux pas, si tu ne te laisses pas traverser.
- Speaker #1
Bien sûr,
- Speaker #0
pas la tenter. Voilà, c'est-à-dire, oui, la colère hurle. À un moment donné, exprime-toi. En tout cas, moi, je viens d'une culture où on ne nous a pas appris à exprimer sa colère, etc. Donc, du coup, tu vois les choses et tu es tout le temps dans le pansement. Le pansement, tu as dû l'entendre au Maroc. Le rêve, Inch'Allah. Non, mais ça va aller. il faut vraiment te laisser vivre cette énergie cette émotion en mouvement qui est censée te traverser 90 secondes. Mais certaines personnes vont la nourrir. « Ouais, ma maison a brûlé. » « Mais ta maison a brûlé. » « Et puis, on m'a volé. » « Tu sais quoi ? » « Je suis sûre que c'est quelqu'un de la famille qui m'a balancé. » En fait, tu nourris cette émotion qui est censée normalement te traverser. Elle n'est pas censée s'enquister en toi. Ou alors, tu as les personnes qui… « Ok, ce n'est pas grave. Je suis forte. » Il ne faut surtout pas… « Ouh là là ! » « Mes émotions… » « Je vais me plaire. » « Ce n'est pas grave. » La maison a brûlé, ne vous inquiétez pas, je suis forte, on va recommencer. Mais là, tu viens de garder une charge émotionnelle. Émotionnelle ? Futur concert. Exactement. Ah oui, ça s'enquiste, à un moment donné, ça devient... Exactement. Donc, il y a aussi ce gros délire, ce gros problème dans le def perso, dans le new-age, qui est que tout est beau, il n'y a que l'amour qui est partout. Non, à un moment donné, il y a un monde qui n'est pas très joli actuellement. C'est qu'est-ce que ça vient dire de moi ? J'exprime ma colère, je la vis. Je l'exprime, bien évidemment, dans des espaces de sécurité. Et c'est qu'après m'être traversée pleinement par l'émotion, que là, tout d'un coup, j'ai une pensée saine. Je me dis, OK, maintenant, comment je peux agir ? Maintenant, c'est bon. Maintenant que j'ai pleuré, maintenant que j'ai vomi, tout ce que j'avais à vomir, OK, comment est-ce que je peux rebondir dessus ? Et ça, c'est aussi un trait dans l'entrepreneuriat. Parce que dire que tout va bien se passer sans prendre conscience de tes échecs, parce que du coup, c'est dans les échecs, moi, personnellement, que j'ai appris. Ce studio, il a mis neuf mois à sortir. Si tu savais le nombre de conneries que j'ai faites, j'ai acheté les mauvaises caméras, j'ai pris un mauvais personnel. En fait, j'ai tout délégué. Il n'y a rien qui allait. Je me suis dit, mais pourquoi ? Tu sais ce que j'ai compris ? Qu'il fallait que j'arrête de trop déléguer. Je suis un peu dans le contrôle, mais à un moment donné, avec trois enfants, j'ai un peu trop lâché. Et en lâchant absolument tout, tu donnes ton pouvoir à des compétences. C'est-à-dire que vous avez cette croyance de me dire, si la régie me dit que ça, ça ne fonctionne pas, elle a raison. Je ne vais pas l'écrifouiller. Si le spécialiste lumière me dit que le truc ne se monte pas, je ne le fais pas. Tu l'as dit, j'encaisse. Et du coup, je perdais aussi mon pouvoir. Et du coup, grâce à toutes ces erreurs-là, j'ai été mettre mon nez. Et tu sais quoi ? Contre toute attente, j'ai adoré ça. C'est incroyable. Contre toute attente, j'ai adoré la compétence qui me faisait peur. Et ça, ça fait partie de l'entrepreneuriat. Non, mais vraiment. Je ne suis pas juste faite pour ça parce que moi, je me ferais littéralement un bip si je faisais uniquement de la formation. uniquement, tu vois. J'ai besoin de créer constamment. Et là, j'écris un livre, je suis sur deux livres en même temps qui n'ont ni queue ni tête, ils n'ont rien à voir ensemble. Voilà, il y a ça, parce que j'aime aussi parler avec des personnes comme toi. Il y a le fait aussi de partager des choses beaucoup plus sérieuses avec Sophia, Sophia la voix du podcast. Il y a le fait d'accompagner des personnes à entreprendre, donc à créer aussi de la valeur pour pouvoir contribuer à des sociétés plus justes et fraternelles. Pourquoi ? Tu veux embaucher un petit jeune qui n'a pas les moyens de trouver une alternance si tu n'arrives pas à payer tes loyers. comment tu veux donner la chance à un petit jeune d'être un stagiaire. Si tu veux prêter tes locaux à une association, par exemple, contre les victimes faites aux femmes, si tu n'arrives pas à payer tes locaux, comment tu fais ? Comment tu fais pour proposer un espace dans lequel les autres s'épanouissent si tu n'as pas d'argent ? Et donc, on a tendance à croire que l'argent, c'est ton brushing et ton make-up. Du coup, ce qui m'amène à cette association contre les victimes faites aux femmes, tu vas parler d'une expérience où tu étais avec un homme qui t'empêchait de te maquiller. Pour moi, ça, c'est une forme de violence. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #1
Quand j'étais au Maroc, j'étais en couple avec un Marocain. Je n'ai pas eu de chance. Je suis tombée sur un mec, malheureusement, un peu fermé d'esprit. En fait, toute ma culture, mon éducation a été remise en question. Je n'avais pas le droit de faire ce que je voulais. qui j'étais, etc. Donc, j'avais même parfois pas le droit de travailler si c'était avec des hommes, etc.
- Speaker #0
À ce point-là, t'as attiré ça dans ton système. C'est intéressant quand même.
- Speaker #1
En fait, je ne l'ai pas vu venir. Disons que la relation d'emprise, ce qui est particulier, c'est qu'il y a tout un jeu de manipulation avant de montrer le vrai visage de la personne. Et quand j'ai découvert le vrai visage, j'étais déjà en quisté, moi.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord.
- Speaker #1
J'étais déjà là, j'étais déjà loin de mes parents, j'étais déjà loin de ma famille, tu manges les poils de taille à l'ennemi.
- Speaker #0
Ah oui, tu vois, il y a un terreau quand même. Le prédateur, il capte la proie. Il y a un terreau. Alors,
- Speaker #1
en fait, même, je l'ai analysé parce que j'en ai écrit un livre. Donc, vraiment, je suis allée très, très loin. Mais le prédateur, peu importe qu'il soit un homme ou une femme, il y a aussi des femmes, bien sûr. Peu importe l'âge, peu importe l'origine, ça n'a rien à voir. Il y a des pervers narcissiques partout. Lui, il a besoin déjà d'éteindre quelqu'un qui est dans la lumière. Parce que sinon, ça n'est pas jouissif. Lui, ce qu'il a besoin, c'est d'écraser quelqu'un. de qui il va absorber la lumière, puisque ça fait longtemps qu'il a une blessure narcissique qui est trop profonde, qu'il ne pourra pas guérir. Et puis, il y a des choses qu'on ne peut pas guérir un pervers narcissique. Il est atteint de ce qu'on appelle une triade noire, donc machiavélisme, psychopathie et manipulation. On a tous la triade noire. Quand on est enfant, on va arracher une feuille d'un arbre, on va arracher une patte d'une sauterelle. Après, c'est le nourrir ou le tenir. Mais une blessure narcissique trop grande, lui, son cas, il a été frappé à la ceinture et à la chaussure par son père, humilié parce qu'il était obèse enfant, rejeté par ses camarades. Sa mère lui donnait très peu d'amour. Donc, je n'excuse pas, parce qu'on pourrait travailler ça.
- Speaker #0
Après, c'est de là, on peut être, comprendre le référentiel sans l'accepter.
- Speaker #1
Voilà, mais lui, il n'a pas décidé de le travailler. Donc, il a continué dans sa vie d'adulte comme ça. Et donc, il a développé ces mécanismes-là, desquels il n'était pas du tout conscient. Et donc, moi, je me suis enfermée dans cette relation. Et cette relation, en plus, a été... Enfin, à laquelle s'est rajouté des contraintes extérieures, qui étaient qu'il a commencé à prendre des stupéfiants, etc. Donc, ça a aggravé le cas. Et je ne parle pas que de stupéfiants à base d'herbes. Donc, et il mélangeait. Donc, boisson, stupéfiants et herbes. Donc, plus la trianone. Vraiment, j'ai eu le cocktail Molotov. Voilà, donc... Et moi, j'étais loin de ma famille, loin de mes amis. Heureusement, j'avais quand même... Enfin, à côté de ça, j'ai adoré mon expérience quand j'étais à l'étranger. Et il y a un moment donné où il a essayé de frapper mon frère, des amis à moi quand ils étaient là. Enfin, j'ai vécu un truc assez traumatisant. Et le jour où j'ai eu assez de courage et je crois une maturité pour m'en sortir, j'avais environ 23 ans, 24 ans, je ne sais plus. Et j'ai eu la force de le quitter. Et quand je l'ai quitté, il s'est passé un switch en moi. Toute ma culture d'avant est revenue. Donc ma mère féministe, mon père hyper à fondre les femmes et tout. Et l'envie d'aider les femmes à s'émanciper, et c'est devenu un... c'est plus qu'une mission, c'est un but. En fait, c'est même la raison pour laquelle je suis venue sur Terre. Et donc c'est vrai que maintenant, à cause ou grâce à mes livres ou mes formations, aujourd'hui. Créé beaucoup de divorces, par exemple. Je suis désolée, mais...
- Speaker #0
Je ne m'exprimerai pas sur le sujet. Voilà.
- Speaker #1
J'ai créé beaucoup de divorces, en tout cas de femmes qui ne devaient plus rester dans des situations qui étaient dangereuses pour elles. Voilà. J'ai... Les hommes ne m'aiment plus beaucoup en général à cause de ça. J'ai créé beaucoup de femmes entrepreneurs qui sont indépendantes maintenant. Et donc, cette relation, je lui dois beaucoup parce qu'elle m'a fait réaliser que j'étais clairement utile. Et ça m'a aidée à donner aussi un sens à la vie d'autres femmes.
- Speaker #0
Vêtements, mais complètement. Mais ça résonne tellement. Alors moi, je n'ai pas été sous emprise, mais en tout cas aujourd'hui, 99% de ma clientèle, je détecte tout de suite. qui a... En fait, elle vit des violences. Je le sens, déjà, dans la posture, la manière dont elle raconte les choses, la manière dont elle parle du conjoint. Il n'y a pas que la violence physique, il y a aussi la violence psychologique, la violence émotionnelle et financière.
- Speaker #1
Elle est souvent pire.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça, quand tu empêches une femme d'aller travailler.
- Speaker #1
Elle ne peut pas avoir de preuves.
- Speaker #0
Exactement. Et le système judiciaire, il est bancal. C'est-à-dire qu'il faudrait limite filmer l'agresseur en train de te violer pour avoir une chance de gagner. Mais va assumer devant un bureau avec que des hommes. Voilà, tout à fait, te faire violer. Voilà, c'est ma vie. Vous croyez maintenant ? On doit en arriver là, en France, pour avoir gain de cause. Voilà, malheureusement, c'est mon quotidien. Et contrairement, et ça je voudrais vraiment parler à l'auditoire, contrairement à ce qu'on pense, les femmes qui sont sous empris, ce n'est pas les femmes les plus bêtes. Non, les femmes les plus fragiles. C'est la preuve que c'était les femmes qui avaient une grande intelligence.
- Speaker #1
Oui, et le problème, c'est aussi une grande empathie cognitive. Exactement. C'est-à-dire qu'ils vont se servir de ça pour faire... Parce qu'eux, ils jouent un rôle entre bourreau-victime, bourreau-victime, et en fait, souvent, on les rencontre. Et nous, on les rencontre au stade où ils sont encore en mode victime. Donc nous, souvent, on est atteints du syndrome du sauveur.
- Speaker #0
Toujours.
- Speaker #1
Oh, le pauvre... Hop, le bourreau revient. Et là, hop, le sauveur se fait écraser. Et ouais, ça fait.
- Speaker #0
Il y a aussi, on retrouve les mécanismes aussi dans le love-bombing au début de tout le bain. Absolument. voilà donc au cas de lune de miel c'est ça Donc, on y croit. Ben non, mais moi, je l'ai rencontré. Il est extraordinaire. Il est lumineux. Donc, je vais en faire ma mission. Je vais me démontrer que je ne me suis pas trompée aussi. Même souvent,
- Speaker #1
le red flag, c'est quand c'est trop beau au début. Complètement, ça pue.
- Speaker #0
Oui, beaucoup.
- Speaker #1
Pas censé être trop beau. L'amour, il y a des défauts. L'amour, c'est un peu cassé. C'est un peu fêlé. Ce n'est pas parfait, quoi. Quand c'est trop parfait au début, c'est louche.
- Speaker #0
Non, mais c'est...
- Speaker #1
Mesdames.
- Speaker #0
Moi, c'est ce que j'explique aussi, c'est-à-dire que quand tu viens au premier date... sans enjeu sans enjeu mais aussi pourquoi est-ce que ça pue parce qu'il y a cette notion chez les femmes en tout cas je vois chez certaines femmes pas toutes attention à l'auditoire mais cette notion de si un homme me choisit j'ai de la valeur on en parle ou pas voilà donc s'il ne me choisit pas je n'ai pas de valeur et regarde aujourd'hui même les jeunes les jeunes nanas aujourd'hui c'est un de leurs buts de leur vie c'est de se marier d'être casé et si elles ne sont pas choisies elles vont justifier leur valeur par rapport à ce non-choix et moi je leur explique mais c'est son choix. Ce n'est pas ta valeur, c'est quoi le rapport ? Explique-moi, mathématiquement, parlant, je suis une scientifique, comment est-ce que lui, parce que tu ne lui corresponds pas, c'est quoi le rapport avec ton baromètre de valeur ? Pourquoi quand lui te dit non, tu es là ? Donc du coup, le problème, ce n'est pas lui. Lui ne vient que te montrer à quel point tu ne t'aimes pas et à quel point ta valeur dépend des autres. Là, ça bug un peu. Après, on va venir travailler sur tous les patterns et tous les conditionnements et toute son histoire où elle s'est rendue compte elle a construit l'estime d'elle-même sur ce qu'on pensait d'elle. Et ça, c'est un gros piège parce qu'on le retrouve dans l'entreprenariat. Je n'ai pas de like, ça ne va pas. Il y avait très peu de personnes dans le webinaire. Donc, du coup, je ne vaux rien. Donc, tous les résultats extérieurs vont venir atteindre leur valeur intérieure. Sauf que ta valeur intérieure, elle n'a rien à voir ni avec ton entreprise, ni avec ton compagnon, ni avec tes enfants. D'ailleurs, c'est un très beau, on retrouve ça dans la Bible, la Torah et le Coran qui dit « Toutes vos possessions ne sont que des ornements. » construit pas la valeur pour laquelle je vous ai créé. Vous avez déjà de la valeur parce que moi, en tant que Dieu, je veux vous décréer. Donc si je vous décréer, vous avez déjà la légitimité. N'allez pas la chercher ailleurs. Tout ce que vous obtiendrez autour, ce n'est que des ornements. En gros, c'est un peu le roi. Tu lui retires sa couronne. Qui il est ? De ma première question. Qui tu es sans tous ces masques ? Moi, ce qui m'a touchée dans cette histoire d'emprise avec cet homme-là, c'est que tu as dit « j'ai perdu mon identité » . Mais ce que quelque part, ce n'était pas. Pour mieux la retrouver.
- Speaker #1
Totalement. On l'oublie avec le recul, mais qu'est-ce que je remercie cette situation. Parce que souvent, les gens me disent mais t'as trop d'énergie, mais t'as pas honte. Mais moi, j'ai eu peur de mourir en fait.
- Speaker #0
C'est clair. Et t'es restée combien dans cette...
- Speaker #1
6 ans.
- Speaker #0
Quand même.
- Speaker #1
De 17 à 23 ans, donc c'est beaucoup.
- Speaker #0
Mais tu sais ce qu'on dit, de 0 jusqu'à 25 ans, les neurones ne sont pas finis. Donc à 17 ans, jusqu'à 23 ans, t'es encore malléable. c'est-à-dire qu'il y a un hyper- peut y avoir une emprise. Et on se réveille à peu près 23, 24, 25. À 24 ans, j'étais un truc. C'est bien quand même, ta tenue. Moi, j'aimerais te poser une question. C'est avec toute l'énergie que tu es quand même une bombe de feu. Mais comment tu as fait pour t'éteindre à ce point-là ? C'est très long,
- Speaker #1
c'est un processus qui est très très long. En plus, là, c'était une période où j'étais étudiante, donc tu es plutôt fatiguée. Ce n'est pas la même vie, ça ne m'arriverait plus du tout aujourd'hui.
- Speaker #0
L'isolement aussi ?
- Speaker #1
L'isolement, l'éloignement de la famille, des amis, ce n'est pas la même culture, ce n'est pas le même pays.
- Speaker #0
Mais c'est ça qui est incroyable, c'est que généralement, tu aurais dû déjà, dès le départ,
- Speaker #1
très court, en fait. C'est des phases de couleurs, mais tout de suite, pardon, c'est très, très court. Tu ne sais plus où... En fait, tu es complètement désorientée. On te met comme dans une impasse. Sauf que dans cette impasse, toi, tu essaies de ressortir de l'impasse et en fait, on te retourne face au mur de l'impasse et on te met les dessins animés. Tu vois ?
- Speaker #0
Il y a énormément de... Et tes parents, quand ils ont...
- Speaker #1
Ma mère, elle a développé une maladie intestinale. Elle l'a toujours. C'est méthode. Donc moi, je m'en veux beaucoup. mon père il a été très touché aussi mais ils ne l'ont pas vu tout de suite mais ils s'en sont doutés en même temps qu'est-ce que tu peux faire ? plus tu essaies d'intervenir aucun proche ne peut intervenir dans une relation d'emprise il faut que la personne sous emprise se réveille aucun proche ne pourra sortir ça va être pire parce qu'il va y avoir les ponts coupés l'isolement c'est là qu'on arrive à des féminicides parfois c'est pour ça qu'il ne fallait surtout pas mais justement c'est quoi cette lueur d'espoir qu'a fait qu'à un moment donné tu t'es dit c'est étrange Merci.
- Speaker #0
Est-ce que c'est une rencontre ?
- Speaker #1
En fait, ce qui s'est passé, c'est que j'ai réussi à négocier un été d'aller voir mes parents. J'avais le droit. J'ai pu aller voir mes parents qui avaient loué un gîte vers Montpellier. Je ne connaissais pas du tout Montpellier. À ces vacances-là, c'était autour du 15 août, 14 août. Notre gîte, c'était dans un village et il y avait plein de bruit. C'était la fête. Il y avait des clubs de rock, de machin, je voyais des jeunes femmes et jeunes hommes jouer ensemble dans la rue, en train de faire des batailles d'eau et tout. Et moi, j'étais là, mais en plus, c'était en maillot et tout. Moi, je n'avais pas le droit de m'habiller. Je disais, mais attends, c'est quoi ça ? Et je tombe des nues, quoi. Je vois des gens s'amuser dans la rue, des femmes qui se respectent avec des hommes qui se respectent. Et je dis, mais attends, mais je suis où, là ? Et donc, d'un coup, je me prends à la figure. OK, en fait, tout ce que je me suis fait lobotomiser là depuis 6 ans. C'est faux. Maquillage, vêtements, émancipation. En fait, non, les femmes qui sont en maillot ne sont pas des prostituées, tu vois. Et donc, je me réveille, je vais dehors, je vois des gens qui m'accueillent. « Ça va ? Toi aussi, tu veux jouer aux batailles d'or ? » Je suis comme Sony, quoi. Tu vois, je suis comme dans le film Requiem for a Dream et ça me fait comme ça dans ma tête. Toutes les phrases qu'on me répète, je dis « Mais... » Et là, en fait, j'ai une prise de conscience. Mes parents sont trop mignons. Ils sont avec moi. tu veux du café tu veux du thé tout le monde je suis d'enfant Disney quoi Et là, je me dis, mais en fait, ça ne va pas du tout. Je me suis fait endormir, en fait, pendant six ans. Donc, je rentre au Maroc, je le quitte, terminé. Et après, ça va me prendre, par contre, du temps à partir du Maroc. Parce que, par contre, j'aime le Maroc. Et après, finalement, j'arrive dans le sud. Je ne peux plus arriver à Paris. Et c'est comme ça que je vais habiter entre Montpellier et Nîmes. Allez,
- Speaker #0
c'est incroyable. Ça, tu n'en parles dans ton livre solide.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui. Parce qu'autant on a l'habitude, tu vois, d'avoir des patins qui existent. Donc là, tu n'avais pas du tout la même histoire. Tu dis, voilà, moi, j'ai grandi avec une famille très aimante. Lui, il avait une famille...
- Speaker #1
Mais ça a été mon handicap, du coup. Parce que je pense qu'ils ont été tellement aimants,
- Speaker #0
à un poids tel,
- Speaker #1
que j'étais dans le pays des bisounours, en fait. Et quand je suis arrivée dans le monde des adultes, dans un pays pas de bisounours, c'est pour ça aussi que la manipulation et l'emprise avaient pu être plus faciles. Parce que moi, je voyais que le bon chez les gens.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et je le vois toujours. Ça ne m'a pas enlevé ça, mais du coup, ça a été facile, quoi. Une pâte à modeler. Mais oui,
- Speaker #0
mais ce que tu dis, c'est super important, parce que du coup, le fait que ce soit toi qui le dise, ça va avoir un autre impact. Parce que les personnes qui se font effectivement manipuler, quand on rentre dans l'éducation, tout va bien. Mais je lui dis, mais c'était quand même un peu trop rose, excuse-moi. C'est vrai, je n'avais pas de limite. Je n'avais pas de limite de la part de mes parents. En tout cas, ceux que j'ai pu rencontrer qui se sont comme ça fait absorber par l'énergie en face, c'était, j'avais aucune limite. Donc du coup, pour moi, tout était magnifique et j'avais beaucoup d'amour, mais pas de limite. alors là où certaines cultures comme la nôtre on a beaucoup de limites et on n'a pas forcément beaucoup de signes d'amour c'est-à-dire l'amour c'est différent on a une manière très particulière de se montrer et c'est pour ça que je pense que mine de rien par ailleurs de cette relation les
- Speaker #1
gens m'ont adoré là-bas parce que moi j'avais plus d'amour à donner tu vois je manifestais beaucoup je t'adore merci merci pour cet accueil tu vois moi je m'émerveillais de tout même j'avais à l'époque comme J'avais une femme qui m'aidait parce que je travaillais un petit peu et j'avais besoin qu'elle m'aide au quotidien pour mes chiens et tout ça. Et quand je lui ai annoncé que je devais partir rentrer en France, elle s'est effondrée. Elle m'a dit, tu seras la plus belle expérience de travail de toute ma vie. Parce qu'elle m'a dit, jamais j'aurai une patronne, on serait aimé comme toi. Enfin moi, je venais avec elle l'aider dans la cuisine, on allait faire les courses ensemble. Elle ne comprenait pas, elle.
- Speaker #0
On a fait ça à Rahmat, c'est à ce côté très halilou, c'est Hanina, tu vois. Tu comprends un peu l'arabe Hanina. Parfois, on ne te retrouve pas dans certaines cultures qui le prônent. Il y a une différence entre prendre la parole et dire, voilà, je suis. et l'incarner. Tu n'as même pas besoin de l'exprimer, tu le portes. Et effectivement, mais quand il y en a trop, parce que c'est quoi la rahma, l'amour ? C'est qu'à un moment donné, il y a des limites. Je ne sais pas comment tu as grandi, mais s'il n'y a pas de limites, on te dit, fais ce que tu veux, etc. Et que tu n'en vois nulle part et qu'à un moment donné, l'enfant, qu'est-ce qu'il fait ? Il va aller chercher la limite. Donc, il va avoir besoin de ce cadre dont on a manqué. Et en fait, l'idée, c'est les deux. Et si tu devais retirer la plus belle leçon de cette expérience, ça serait quoi ? Pour revenir dans le juste milieu, entre le cadre et l'amour.
- Speaker #1
Déjà, en plus, comment je peux dire ça ? Je pense que le cadre et l'amour, on le cherche toute sa vie, je crois. Mais surtout, ça m'a appris à moi de définir mes limites, à définir comment je voulais m'aimer.
- Speaker #0
Voilà, magnifique.
- Speaker #1
C'est super important de le dire comme ça. Toute sa vie, tu l'as dit, on recharge des éléments extérieurs. trouver notre vérité alors que souvent la vérité est en nous. Mais je suis d'accord, ça passe par des expériences hyper importantes, enrichissantes, et je crois qu'il ne faut pas que ces expériences et ces obstacles restent vains parce que sinon on ne pourra pas faire le deuil. C'est-à-dire que c'est super important d'en faire après un combat. C'est pour ça que les femmes, après, se mettent dans des associations de lutte contre les violences. C'est pour ça que certaines écrivent des livres pour transmettre. C'est pour ça que d'autres deviennent mentors, coachs. Parce qu'en fait, si on ne le fait pas, en fait, on restera sur un combat qui aura été vain. Je crois que c'est nécessaire. Après, on peut en faire ce qu'on veut de l'art, on peut en faire un spectacle, un registre, une lettre, peu importe, mais il faut absolument l'incarner pour que ça prenne tout son...
- Speaker #0
Complètement. Tu ne peux pas accompagner quelqu'un si toi-même, tu n'es pas passé par ce processus-là. Et du coup, on arrive à la fin, c'est passionnant, franchement.
- Speaker #1
On peut rester à 12h ?
- Speaker #0
Non, mais c'est passionnant, parce que voilà, je ne me suis pas trompée, tu as vraiment une... profondeur. Et ça, on ne le voit pas forcément quand on doit faire l'avant-garde.
- Speaker #1
D'ailleurs, l'humour, pour moi, c'est la plus haute forme d'intelligence.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et surtout l'humour dans l'autodérision.
- Speaker #0
D'où ma question. Est-ce que ce n'est pas aussi une forme pour toi de te protéger, cet humour ?
- Speaker #1
Déjà, et puis c'est surtout ma plus grande facette d'empathie, pour moi, parce que les gens sont cassés, les gens sont dans leur égo, les gens sont dans leurs blessures, les gens, oulala, je ne pourrais pas faire ça. Oh mon Dieu, mais qu'est-ce qu'on va dire de moi ? Et je crois que le plus beau cadeau, et d'ailleurs ça fait partie de mes prochains projets artistiques, j'aimerais bien faire de l'humour.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai, One Woman Show, toi à l'aise.
- Speaker #1
Pour moi, laisser de l'humour dans un monde gris, c'est la plus grande preuve d'amour que tu peux faire à l'humanité, parce qu'il n'y a pas de plus beau sentiment que de rire, je crois, d'émotion et même d'être, d'état d'être. Et c'est ma façon à moi de dire en tout cas que j'aime le monde et l'humanité, parce qu'on nous a donné la capacité de rire, tu vois.
- Speaker #0
d'ailleurs on dit que la fréquence naturelle chez un être humain c'est la joie C'est la joie profonde, c'est ce que nous sommes.
- Speaker #1
J'essaie de la redonner. Parce que là, il n'y en a pas beaucoup en ce moment.
- Speaker #0
Oui, c'est compliqué. Donc, autant augmenter cette fréquence. En tout cas, tu incarnes magnifiquement bien ce pourquoi Dieu t'a créé. Moi, je suis très croyante. Et les rencontres comme ça, pour moi, elles sont aussi très divines. Je vais te poser d'ailleurs deux questions spirituelles avant de clôturer et de passer par un rituel. Si tout s'arrêtait pour toi, qu'est-ce que tu aimerais qu'on dise de Alice Cattelino ou Alice Cat Designer ?
- Speaker #1
C'était quelqu'un de bien qui aimait les gens.
- Speaker #0
Et si dans un autre monde, tu croises un enfant qui arrive dans ce monde-ci, toi tu es déjà de l'autre côté, quel conseil tu lui donnerais pour qu'il puisse vivre de la meilleure des manières cette expérience humaine, car nous sommes avant tout des êtres spirituels ?
- Speaker #1
Tu as toutes les ressources en toi. Vraiment, je ne vais pas plus loin. Parce que je ne vais pas lui dire attention à lui et tout. Non, vas-y, casse-toi les dents, ça va te faire du bien. Mais tu as toutes les ressources en toi, tu vas y arriver. Le deuil, tu vas y arriver. Tu vas perdre un être cher, tu vas y arriver. la résilience tu vas y arriver L'argent, tu vas y arriver. Créer, tu vas y arriver. Être heureux, c'est une quête sans fin, mais tu vas y arriver. Tu as les ressources en toi.
- Speaker #0
Magnifique. Merci beaucoup, Alice. On va terminer ça par un petit rituel. Je vais t'inviter à prendre ce dé. Alors, et tu vas l'ouvrir.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Voilà. Et là, tu vas prendre un petit dé. Quand même taillé à se réveiller. Et là, tu vas le lancer. Ok. Voilà. Et tu vas me donner le chiffre. Ok. Chiffre 2. Très bien. Maintenant, tu vas me choisir entre abondance, aroratoire, tu vas avoir un petit message du destin, ou...
- Speaker #1
Je ne peux pas choisir les trois.
- Speaker #0
À part ça, c'est la réponse. On a des liens. C'est possible.
- Speaker #1
Abondance, aroratoire, dans le fur et à mesure de la littérature. à oratoire.
- Speaker #0
L'art oratoire a un message pour toi. Est-ce que tu peux le lire ?
- Speaker #1
Oh,
- Speaker #0
j'adore.
- Speaker #1
Parler, c'est guérir, se taire, c'est s'éteindre. Quelle vérité étouffée mériterait aujourd'hui ta voix ? Intéressant. Surtout que j'en ai beaucoup dit. Une vérité étouffée que je n'aurais pas encore dit. Exactement. Parce que moi, j'ai parlé de mon anorexie, j'ai parlé de ma relation toxique, j'ai parlé... de l'hirsutisme, j'avais des problèmes hormonaux. Qu'est-ce que je n'aurais pas dit une vérité ? Si, mais je le dis quand même souvent. Mais moi, la vérité, tout fait que petit à petit, je prends le temps de l'entendre. C'est la vérité de mon corps. C'est-à-dire que souvent, mon corps, il me dit « Hé papette, j'aimerais bien que tu prennes soin de moi. » Donc maintenant, je m'impose de prendre rendez-vous chez l'ostéopathe, chez le masseur. Tu vois ? Bon, ça... c'est tout rien avec tout ce qu'on dit c'est tout ouais ouais voilà donc c'est ouais en fait voilà je serais une hypocrite de ne pas dire ça c'est vraiment la vérité de fait de mon corps parce que moi mes vérités mes autres ce que j'ai passé comme parcours vraiment je l'ai mis dans mon livre je l'ai je m'en parle dans les conférences là-dessus je suis transparente mais maintenant que je c'est pas mauvais que je veuille prendre soin de tout le monde tout le temps en permanence je suis une maman pour le monde mais voilà c'est ça
- Speaker #0
Voilà. C'était ce message que je t'ai partagé dès le départ en te lisant. Justement, ce PDRH, à un moment donné, peut aussi nous détruire, nous consumer complètement. Parce qu'on est ces données, on est extrêmement généreuses, on offre, on offre, on offre. Mais alors, quand il s'agit de recevoir, la réception, c'est le temps. Prendre du temps, poser de la temporalité. Je te laisse avec ça, parce que le corps est un vortex pour moi. Et tu sais, même un petit torticolis, ça parle.
- Speaker #1
Moi, en ce moment, c'est les épaules. Et les épaules... j'en ai beaucoup sur les épaules et pourquoi on s'inflige tout ça ?
- Speaker #0
merci infiniment Alix j'ai adoré cette conversation inspirante t'es vraiment une voix de leader je te souhaite le meilleur je te donnerai le même conseil que tu donnerais à cette enfance si tu le rencontrais de l'autre côté tu as absolument tout en toi pour prendre soin de toi nos
- Speaker #2
limites pour le partage alors si vous avez apprécié cet épisode n'hésitez pas à le diffuser autour de vous abonnez-vous pour ne rien louper