- Speaker #0
Quand on se promène au bord de l'eau, comme tout est beau, quel renouveau !
- Speaker #1
Et si pendant les mois chauds de l'été, vous faisiez une pause rafraîchissante au musée de Bourgoin-Jailleux ? Jusqu'au 31 août, l'exposition Au fil de l'eau vous invite à un voyage singulier, à la découverte de la place de l'eau dans nos paysages, nos usages et même nos imaginaires.
- Speaker #2
On est bien hein ? Ouais mais c'est bien d'être bien. Qu'est-ce qui vous intéresse ?
- Speaker #3
Le voyage, votre façon de voyager. Ah ça !
- Speaker #2
C'est un secret.
- Speaker #3
Oh là là ! Le véhicule je le connais, je l'ai déjà pris. Et c'était pas en train de bander, vous pouvez me croire.
- Speaker #4
Elle se poursuivra donc tout l'été, et ça sera un espace de fraîcheur où les gens pourront visiter l'exposition et découvrir... les richesses du territoire. Cette thématique n'est pas arrivée anodinement au musée. En fait, elle s'inscrit dans la programmation culturelle du département, au Calhistoire. Et donc le musée de Bourgoin-Jallieu a à cœur de s'inscrire tous les ans dans la programmation culturelle du département. Et donc ça en fait partie, on s'inscrit sur une dynamique de territoire. Là ça nous a permis en travaillant à 100% sur nos collections, d'une part de les étudier, et d'autre part de ne pas avoir de frais supplémentaires en empruntant par exemple d'autres tableaux. Mais nous avons également réutilisé la scénographie d'une exposition précédente, parce que nous imaginons les scénographies, là nous avons travaillé avec un collectif lyonnais qui s'appelle Grabuge. mais nous imaginons nos scénographies assez modulables, de manière à ce qu'elles puissent servir différents propos et donc différentes expositions. Et c'est tout à fait le cas ici.
- Speaker #5
Je crois que ça va être à nous. Bon, en ordre,
- Speaker #2
je vous prie. Il y a des gens là-bas qui vont nous regarder. Alors un peu de dignité. Tu vas me laisser passer des... Allez coucher, imbécile ! C'est qui l'imbécile ? Laissez-moi coucher ! Au poids ! Tu l'as vu, mon...
- Speaker #1
Sur la quarantaine d'oeuvres exposées, toutes issues des collections du musée, certaines étaient impatientes de retrouver la lumière puisqu'elle n'avait pas été présentée au public depuis des décennies.
- Speaker #4
Nous avons voulu présenter des oeuvres qui étaient dans les réserves et qui n'ont pas, pour certaines, été présentées depuis au moins une trentaine d'années. Je pense pour cela à Régis Dégas avec le repère de la truite ou à Henri Martin avec le pont de la Verre. Et donc, ça nous permet de faire redécouvrir aux bergaliens et aux visiteurs de passage la richesse des collections du territoire, du musée de Bourgoin-Jalieux. C'est important de les sortir parce que, déjà, parce qu'ils sont en bon état. Donc, ils sont montrables parce que c'est aussi une contrainte souvent. Et puis, c'est important que les bergaliens connaissent les richesses de leur ville. mais également pour les gens alentours ou pour les touristes, puisqu'il y a de temps en temps des touristes qui passent au musée. Et donc, de découvrir ces fonds qui sont, je le répète, d'une grande richesse, avec des noms assez célèbres, même s'ils ne sont pas des rock stars, comme je le dis souvent, mais des tableaux de très très belles factures. Et ce sont des belles surprises en général.
- Speaker #3
Allons-y, mais c'est moi qui invite. Ce serait immoral, j'ai trop de fric.
- Speaker #1
Une richesse des collections qui fait écho à celle des paysages représentés dans les tableaux et dessins. Ici, artistes reconnus au niveau national côtoient peintres régionaux et locaux, dont les œuvres témoignent de toute la vitalité artistique en Auvergne-Rhône-Alpes au XIXe et XXe siècle.
- Speaker #4
Et la deuxième richesse, ce sont les paysages que l'on découvre à travers cette exposition. Alors les paysages locaux avec bien sûr les marais jalieusiens. Et puis les lacs, les rivières, là ce sont les paysages du territoire. Et puis on va également plus loin puisqu'on présente les océans et les canaux du nord de l'Europe. Et donc là c'est à travers bien sûr les peintres les plus connus que sont Alfred Belay-Dupoisat et Victor Charton, peintres postes et pré-impressionnistes. Et puis également d'autres peintres comme Letty, comme Belin, etc. qui nous offrent l'eau comme vecteur de composition de paysages et l'eau devient le motif premier et devient l'objet premier de ces compositions. Non seulement elle façonne les paysages, mais en plus elle en est l'acteur principal.
- Speaker #0
Ça s'est bien passé, finalement ! Je déteste l'eau, et je déteste être bouillée, et je vous déteste vous !
- Speaker #1
Si vous préférez garder les pieds sur terre, le musée de Bourg-en-Jailleu fait entrer l'art urbain dans ses murs du 5 au 30 mai. L'exposition du TAG au street art propose un parcours immersif qui retrace l'évolution de cette forme d'expression de la rue jusqu'au musée.
- Speaker #4
En résonance à la deuxième édition de Peinture Fraîche, le musée a voulu s'associer par une exposition qui se voudra pédagogique. qui permettra aux gens de découvrir dans une première partie l'histoire de cet art. Dans une seconde partie, quelques techniques. Il n'y a pas que de l'aérosol et du dessin à main levée. Il y a des techniques de caroyage, il y a des techniques au pochoir, il y a des techniques de collage également. Voilà, et donc on travaille là-dessus. Et puis bien sûr de la sérigraphie, puisque là, pour le coup, ça... Ça jonctionne bien avec les thèmes du musée sur la sérigraphie, sur textile. Et puis, dans la dernière partie de l'exposition, c'est vraiment cette évolution de cet art qui, finalement, sort de la rue pour entrer dans les galeries ou les musées. qui prend un format Ausha au mur, ne serait-ce que ça. Il en faut pour tous les goûts. Ça permet effectivement d'amener un public dans nos murs qui n'aurait pas pensé venir parce que peut-être que les peintres du XIXe et du XXe siècle les intéressent un peu moins. Et puis finalement, de se dire une fois qu'ils ont fait l'exposition street art qui sera gratuite, et le musée est gratuit en ce moment puisque nous n'avons pas d'exposition. temporaire majeur, se dire que, puisqu'ils y sont, ils pourront visiter tout le reste du musée et à ce moment-là découvrir des choses qui, je pense, enfin même j'en suis certaine, pourront les intéresser, tant dans le textile que, bien sûr, l'exposition au fil de l'eau. Et puis c'est surtout pour aussi permettre aux gens d'avoir des clés de lecture de leur ville. C'est-à-dire qu'on vit dans des espaces que l'on ne regarde pas ou que l'on ne regarde plus. Et... Et l'art urbain fait partie de cet art qui traverse comme ça notre regard sans vraiment être perçu. Donc il ne s'agit pas de légitimiser le tag, le graffiti, loin de là.
- Speaker #1
Pour cela, elle s'appuie sur un ancrage local fort avec des artistes du territoire ou d'ailleurs qui ont déjà posé leur fresque sur les murs de Bourgogne-Jailleux. ou qui s'apprête bientôt à le faire dans le cadre du Festival Peinture Fraîche.
- Speaker #4
Pour faire le parallèle avec ce que l'on disait tout à l'heure sur Au fil de l'eau, où il y a des grandes richesses sur les peintres du 19e, 20e siècle à Bourgoin-Jallieu, il y a également une scène locale en termes de graffeurs extrêmement dynamique, extrêmement vivante. Et donc l'exposition veut vraiment montrer aussi soit ces acteurs de cette scène locale, des artistes territoriaux. Soit des artistes qui ont investi le territoire pour apporter leurs touches via les fresques qui ornent aujourd'hui la ville. Donc bien sûr il y a Vigny, mais on pourra retrouver Potter, on pourra retrouver Indé, on pourra en découvrir d'autres. Certains qui ont déjà peint, d'autres qui seront présents cette année au Festival Peinture Fraîche comme Faze par exemple. Il y aura Martial, voilà. Donc toute une collection, je vais dire, d'artistes qui représentent bien ce qu'est le street art aujourd'hui. Je pense que beaucoup de gens ne se rendent pas compte de ce que c'est, du travail que cela demande. Parce qu'un musée, ça apporte des clés de compréhension. Et donc si on veut avoir un œil un peu plus aguerri et finalement découvrir pouvoir découvrir sa ville avec un peu de connaissance derrière, je pense que l'arrêt au musée est obligatoire.
- Speaker #1
Et parce que le hasard fait parfois bien les choses, surtout quand on lui donne un petit coup de pouce, à partir du 16 octobre, le musée proposera une nouvelle exposition temporaire consacrée au textile, avec l'ICAT comme fil conducteur.
- Speaker #4
Ce sera une exposition qui s'intitulera ICAT ou l'art de nouer les nuages. Nous travaillons avec Catherine Legrand qui avait travaillé déjà avec nous sur Indigo. Nous allons présenter toute une collection de textiles, puisque ce sera une exposition textile. Merci. sur une technique particulière qui a touché tous les continents, toutes les époques. Et donc nous allons faire un voyage et dans le temps, et géographique absolument passionnant.
- Speaker #1
De quoi trouver une bonne raison de pousser les portes du musée, quelle que soit la saison.
- Speaker #0
Cet épisode est désormais terminé. Retrouvez le micro local sur toutes les plateformes d'écoute ainsi que sur notre chaîne YouTube Ville de Bourgogne-Jailleu.