Speaker #0Bienvenue dans Le pervers narcissique par Pascal Coudert. Je suis psychologue clinicien et psychanalyste avec 35 ans d'expérience. Depuis 2005, j'accompagne les victimes de manipulations, d'emprises et de relations toxiques. J'ai consacré 15 années à créer une œuvre unique. 8 livres totalisant 2000 pages et 50 heures d'audio pour vous aider à comprendre, vous protéger et vous reconstruire. L'intégralité de cette collection est disponible sur pervers-narcissique.com. Ensemble, comprenons et agissons. Le réveillon du nouvel an avec un pervers narcissique. Marquez le début de l'année de son empreinte. Le passage à la nouvelle année est un symbole puissant. C'est le seul moment de l'année où tout le monde, collectivement, franchit un seuil temporel, minuit pile. Le 31 décembre devient le 1er janvier. On célèbre ce passage parce qu'il représente le renouveau, la possibilité de repartir sur de nouvelles bases, l'espoir que cette année sera meilleure que la précédente. Après avoir traversé les tensions du réveillon de Noël, la personne ciblée espère souvent que le passage à l'année nouvelle marquera un changement. Pour le pervers narcissique, ce symbole est une opportunité stratégique, non pas de renouveau, mais de marquage. Le premier jour de l'année, c'est l'occasion d'imprimer sa marque sur les 12 mois à venir. Comment fait-il ? En sabotant le réveillon, en gâchant le moment de minuit, en transformant ce qui devrait être une célébration collective en une épreuve individuelle, en installant dès les premières heures de l'année une culpabilité, une dette, une faute initiale qui servira de fondation à tous les conflits futurs. Le pervers narcissique sait que contrôler le symbole du début, c'est contrôler la perception de toute l'année. Si le 1er janvier commence mal, l'année entière portera cette empreinte. Analyser cette stratégie, c'est comprendre comment le manipulateur utilise le calendrier lui-même comme outil de pouvoir. Le symbole du premier jour, empreinte pour l'année. Le pervers narcissique accorde une importance stratégique au premier jour de l'année. Pas parce qu'il croit au symbole du renouveau, il n'y croit pas, mais parce qu'il sait que la personne ciblée y croit, que la société y croit. Que tout le monde partage cette idée qu'un nouveau départ est possible. Il détourne cette croyance collective à son profit. Si le 1er janvier est gâché, si les premières heures de l'année sont marquées par le conflit, la tension, la culpabilité, alors toute l'année portera cette marque. Cette logique du marquage initial n'est pas consciente chez la personne ciblée, mais elle opère souterrainement. Quand un conflit éclate en mars, en juin, en septembre, le pervers narcissique pourra toujours rappeler Dès le 1er janvier, tu étais comme ça. On a mal commencé l'année à cause de toi. Rien n'a changé depuis le réveillon. Ces références au début d'année servent à établir une continuité narrative. Vous étiez problématique dès le premier jour. Vous l'êtes toujours. La faute initiale légitime, toutes les fautes futures. Le 1er janvier fonctionne comme une pierre angulaire temporelle. C'est le jour... à partir duquel tout le reste se construit. Si cette pierre est posée de travers, et le pervers narcissique s'assure qu'elle le soit, alors tout l'édifice de l'année sera bancal. Chaque reproche ultérieure pourra se référer à ce moment fondateur gâché. Tu te souviens du réveillon ? C'est toujours pareil. Le contrôle du symbole initial permet de contrôler le récit de toute l'année. Le sabotage du réveillon, Chronologie d'une soirée gâchée. En fin d'après-midi, installez l'attention. La journée du 30 et 1 décembre commence normalement, peut-être même agréablement. Mais en fin d'après-midi, quelque chose bascule. Le pervers narcissique initie une dispute. Le prétexte importe peu. C'est l'organisation du réveillon qui ne lui convient pas. Votre tenue, qu'il trouve inadéquate. Un mot que vous avez prononcé qui l'a blessé. L'important n'est pas le contenu du reproche. L'important est d'installer une atmosphère tendue avant le soir. Tu aurais dû prévoir autrement. Je t'avais dit que je ne voulais pas aller là-bas. Tu ne penses jamais à moi. Les accusations pleuvent. Vous tentez de vous justifier. C'était pourtant lui qui avait choisi le restaurant. Ou c'était une décision commune. Peu importe. L'histoire est réécrite en temps réel. Vous êtes responsable de tout ce qui dysfonctionne. Cette réécriture immédiate crée une confusion qui vous déstabilise. Vous commencez à douter de vos propres souvenirs. La tension ainsi installée persiste. Même si la dispute s'apaise en surface, un climat pesant subsiste. Vous partez au réveillon, avec cette anxiété au ventre. Vous ne savez pas exactement ce que vous avez fait de mal, mais vous savez que quelque chose ne va pas. Vous arrivez à la soirée déjà épuisé, déjà sur la défensive. Pendant ce temps, le pervers narcissique a obtenu ce qu'il voulait. vous mettre en position de faiblesse avant même que la célébration ne commence. Pendant la soirée, le double jeu. Si le réveillon se passe en présence d'autres personnes, familles, amis, le pervers narcissique déploie sa façade sociale exemplaire. Il est charmant, drôle, attentionné. Il raconte des anecdotes, fait rire la tablée, vous complimente même devant les autres. L'entourage... Se dit que vous formez un beau couple, que vous avez de la chance, que cette tension que vous avez évoquée dans le passé devait être exagérée. Mais vous, vous percevez les signaux que les autres ne voient pas, le regard glacial qu'ils vous lancent quand personne ne regarde, le commentaire blessant murmuré à votre oreille pendant que les autres parlent, la pression de sa main sur votre bras juste un peu trop forte quand vous riez avec quelqu'un d'autre. Ces micro-agressions invisibles créent un décalage vertigineux. Vous êtes au milieu d'une fête, entouré de gens qui rignent, et pourtant, vous vous sentez isolé, tendu, anxieuse. Ce double jeu vous empêche de parler. Comment expliquer à vos proches que cet homme si agréable est insupportable en privé ? Comment raconter ses regards, ses mots murmurés, ses gestes à peine perceptibles ? Vous finissez par vous taire. Vous souriez, vous jouez votre rôle dans cette pièce de théâtre social. Mais intérieurement, vous comptez les heures jusqu'à ce que la soirée se termine. Si le réveillon se passe en tête à tête, le sabotage est plus frontal. Mauvaise humeur affichée, refus de participer au préparatif. Ce plat est trop lourd, cette musique est insupportable. Je déteste le champagne. Rien ne trouve grâce à ses yeux. Vous avez mis de l'énergie à préparer cette soirée, à créer une atmosphère festive. Il détruit méthodiquement chaque élément. Vous essayez de maintenir une forme de joie, mais c'est épuisant. Vous finissez par abandonner. Le réveillon devient une soirée comme les autres, ou pire. Le moment de minuit, gâchez le symbole. Minuit approche. C'est le moment symbolique par excellence. Dans le monde entier, des millions de personnes s'apprêtent à franchir ensemble ce seuil temporel. Les gens se rassemblent, comptent à rebours, trinquent, s'embrassent. C'est un rituel collectif puissant. Le pervers narcissique sait que gâcher ce moment précis, c'est gâcher le symbole du passage lui-même. Première stratégie, l'absence. À 23h58, il disparaît. Aux toilettes, au téléphone, sorti fumé. Occupé à autre chose. Les secondes défilent. 23h59. Les autres autour de vous préparent leur verre, se rapprochent les uns des autres. Vous cherchez du regard. Où est-il ? 0h00. Les cris de joie explosent. Les bouchons de champagne sautent. Les gens s'embrassent. Vous franchissez le seuil de la nouvelle année seul. Ou entouré, mais sans lui. Il revient deux minutes plus tard, comme si de rien n'était. Le message est passé. Ce moment sacré pour vous ne compte pas pour lui. Deuxième stratégie, le commentaire qui tue. Si cette fois il est présent, il attend le moment précis où tout le monde trinque pour lâcher une phrase « encore une année de perdu » . Vivement que celle-ci se termine aussi. De toute façon, rien ne changera. Le contraste est saisissant autour de vous, l'ambiance est à la joie, à l'espoir, aux vœux optimistes. Lui cultive le pessimisme, l'amertume, la dévalorisation du moment. Et par contamination, cette tonalité s'installe en vous. Vous commencez l'année avec ce goût amer, ce sentiment que même ce moment censé être joyeux est gâché. Troisième stratégie, le refus du rituel. Pas de bonne année, pas de bisous, pas de trinquement. Vous tendez votre verre vers lui. Il le regarde sans répondre, vous vous approchez pour l'embrasser. Il se détourne. Ce refus du geste rituel est un rejet symbolique d'une violence extrême. Le rituel de minuit sert à marquer l'appartenance commune. On trinque avec ceux qu'on aime, avec ceux avec qui on veut partager l'année à venir. Refuser ce geste, c'est signifier « je ne veux pas partager cette année avec toi » . Tu n'es pas dans mon cercle affectif. Le passage se fera sans toi, même si tu es physiquement présente. Après minuit, installer la culpabilité pour l'année. Les premières minutes, les premières heures du 1er janvier devraient être douces. On se souhaite des choses agréables, on évoque des projets pour l'année. On est dans une forme de bienveillance portée par le symbole du renouveau. Le pervers narcissique transforme ses premières heures en séance d'installation de culpabilité. Tu commences déjà mal l'année ? C'est toujours pareil avec toi. On repart sur les mêmes bases. Rien ne changera si tu continues comme ça. Ces phrases, prononcées dans les premières heures du 1er janvier, sont des prophéties autoréalisatrices. Elles posent le cadre de l'année à venir. Vous êtes fautive dès le départ. L'année commence avec une dette, une culpabilité, une faute initiale. Cette faute servira de référence pour tous les conflits futurs. Mais de quoi exactement êtes-vous coupable ? Vous ne savez pas très bien. Vous étiez tendu pendant la soirée ? C'est parce qu'il avait créé cette tension l'après-midi ? Vous n'avez pas souri assez ? C'est parce qu'il a gâché le moment de minuit ? Vous semblez triste ? C'est parce qu'il vous a rejeté au moment précis où tout le monde s'embrassait ? Mais dans son récit, vous êtes l'unique responsable. C'est votre mauvaise humeur qui a gâché le réveillon. C'est votre attitude. qui fait que l'année commence mal, lui a essayé de passer une bonne soirée. Vous l'en avez empêché. Ce retournement complet, vous reprochez les conséquences de ses propres actions, s'installe dès les premières heures. Et cette culpabilité initiale fonctionne comme un code source pour l'année. À chaque conflit ultérieur, il pourra dire « Tu te souviens du réveillon ? Déjà là, tu étais impossible. » La faute du 1er janvier devient la preuve que vous êtes toujours en tort. Le marquage initial est réussi. Le bilan de l'année, inventaire instrumentalisé. Fin décembre, souvent juste avant le réveillon, le pervers narcissique fait le bilan. Mais ce n'est pas un bilan équilibré qui pèserait les réussites et les difficultés. C'est un inventaire méticuleux, quasi comptable, de tout ce qui, selon lui, n'a pas fonctionné. Et dans ce récit, Tout ce qui n'a pas fonctionné est de votre faute, liste exhaustive. Aucune circonstance atténuante, aucun effort reconnu. L'année qui se termine est présentée comme un échec, votre échec. Tu n'as jamais été disponible. Tu as passé ton temps à te plaindre. Tu n'as fait aucun effort pour améliorer notre relation. À cause de toi, on a raté telle opportunité. Ce bilan négatif... sert plusieurs fonctions stratégiques. D'abord, il installe une culpabilité de clôture. L'année se termine mal. C'est votre faute. Vous portez cette responsabilité. Ensuite, il crée une dette symbolique pour l'année suivante. Vous devez compenser, faire mieux, vous améliorer. La prochaine année sera conditionnée à votre changement. Ce qui est particulièrement pervers, c'est que ce bilan intervient juste avant le symbole du renouveau. Au moment où normalement on tourne la page, on pardonne, on recommence. Le pervers narcissique fait exactement l'inverse. Il grave dans le marbre toutes les « fautes » de l'année écoulée. Il empêche symboliquement la page de se tourner. L'année nouvelle n'efface rien. Elle hérite du passif de l'année précédente. Vous commencez l'année avec une dette. Pas avec un capital neuf. La réécriture de l'histoire est systématique dans ce bilan. Les bons moments sont minimisés ou oubliés. Ces vacances, on s'est ennuyé. Ce projet que tu as réussi, c'était facile. En revanche, les difficultés sont amplifiées. Une dispute devient. On se dispute tout le temps. Un désaccord ponctuel devient. Tu es toujours contre moi. L'histoire de l'année est reconstruite pour servir un seul récit. Vous n'êtes pas à la hauteur. Vous avez échoué. Vous devez changer. L'illusion du changement et les fausses promesses. À ce stade, la personne ciblée est épuisée. L'année qui se termine a été difficile. Le bilan qu'on vient de lui asséner est accablant. Elle envisage parfois de partir. Et c'est précisément à ce moment que le pervers narcissique formule des promesses. Cette année, je changerai. On repartira sur de nouvelles bases. Je ferai une thérapie. Ces fausses promesses d'avenir exploitent le symbole du nouvel an. Si tout le monde peut changer avec l'année nouvelle, pourquoi pas lui ? Mais ces promesses ne sont pas des résolutions sincères. Ce sont des outils de maintien dans la relation. Elles interviennent au moment stratégique où la personne envisage de partir. Elles ravivent l'espoir juste assez pour qu'elle reste. Et si cette fois c'était vrai ? Et si cette nouvelle année marquait vraiment un tournant ? L'espoir ainsi ranimé suffit à repousser la décision de rupture de quelques mois, le temps que le manipulateur consolide à nouveau sa position. Ces promesses se distinguent des résolutions sincères par un critère simple. Elles ne se traduisent jamais en actes. « Je ferai une thérapie » ne devient jamais « J'ai pris rendez-vous le 15 janvier » . Les formulations restent vagues. Je serai plus présent. Je contrôlerai mes réactions. Aucun critère vérifiable. Aucun engagement concret. Quelques efforts de façade en janvier, vite abandonnés en février. En mars, tout est redevenu comme avant. Le cycle se répète année après année. Marquer son territoire temporel, contrôler le calendrier. Le pervers narcissique ne contrôle pas seulement l'espace, qui voit qui, où on va. Comment on organise la maison ? Il contrôle aussi le temps. Et le nouvel an est un moment privilégié pour marquer ce contrôle temporel. Qui décide où on passe le réveillon ? Lui. Avec qui ? Sa famille, à lui, jamais la vôtre. Ou en tête à tête, imposé, vous coupant de tout lien social. Ces décisions unilatérales ne concernent pas seulement une soirée. Elles concernent le marquage du début de l'année. Passer le réveillon chez sa famille, à lui, Année après année, c'est signifier « mon calendrier prime » , « mes liens priment » , « tes souhaits ne comptent pas » . Si vous insistez pour voir vos parents, vos amis, c'est le drame, boudrie, menace de ne pas venir, ou sabotage complet de la soirée, si finalement il accepte. Le coût de voir votre famille devient si élevé que vous finissez par renoncer. Année après année, vous vous coupez de vos proches. Le réveillon devient son territoire exclusif. Cette exclusivité temporelle a des effets à long terme. Vous intégrez progressivement que le calendrier n'est pas négociable, que les moments symboliques, anniversaires, fêtes, vacances, sont sous son contrôle. Votre temps ne vous appartient plus. Il appartient à sa configuration, à ses décisions, à ses humeurs. Le nouvel an, parce qu'il est le moment le plus symboliquement chargé de l'année, et le lieu privilégié de ce marquage territorial temporel. Survivre au réveillon, repères opératoires. Si vous êtes encore dans la relation, la première stratégie est de baisser drastiquement vos attentes. Ne croyez pas que cette soirée sera différente des précédentes. Acceptez qu'elle sera probablement difficile. Cette acceptation n'est pas du défaitisme, c'est du réalisme. Elle vous protège de la déception qui viendrait d'espoirs trop élevés. Préparez-vous aux scénarios habituels. Tension en fin d'après-midi, absence ou sabotage à minuit, culpabilisation après. Si vous anticipez, vous êtes moins déstabilisé quand ça arrive. Gardez le contact avec vos proches, même discrètement. Un SMS à une amie avant minuit, un appel rapide à votre mère. Ces liens, même ténus, vous rappelle que vous n'êtes pas seul. Que le monde ne se réduit pas à cette relation toxique. Prévoyez une sortie possible si la situation devient intenable. Avoir sa propre voiture. Connaître les horaires des transports. Cette possibilité de fuite, même si vous ne l'utilisez pas, crée un sentiment de sécurité. Quand il lance le bilan de l'année, ne vous justifiez pas. Je ne veux pas avoir cette conversation maintenant. Nous avons des visions différentes. Ces phrases courtes posent une limite. Vous ne rentrez pas dans son jeu. Vous ne passez pas des heures à vous défendre contre un inventaire sans fin. Préservez votre énergie. Notez mentalement, ou par écrit si vous le pouvez, les promesses qu'il formule le 31 décembre. Ces notes serviront dans quelques semaines quand il n'aura rien fait de ce qu'il a promis. Si vous avez quitté la relation, ce premier nouvel an libre et symboliquement fort. C'est la première fois depuis longtemps que vous franchissez ce seuil sans lui, sans son sabotage, sans son bilan culpabilisant, sans ses fausses promesses. Ce moment peut être chargé émotionnellement, tristesse, soulagement, espoir, et c'est normal. Mais c'est aussi un véritable nouveau départ. Vous pouvez vous reconstruire, vous pouvez définir vos propres rituels. Vous pouvez célébrer comme vous le souhaitez. Le symbole du renouveau redevient réel, pas fictif. En résumé, le réveillon du nouvel an avec un pervers narcissique n'est pas une simple soirée difficile. C'est un moment stratégique de marquage. Le manipulateur sait que contrôler le symbole du premier jour, c'est imprimer sa marque sur toute l'année. En sabotant le réveillon, tension installée l'après-midi, Absence ou rejet à minuit, culpabilisation dans les premières heures, ils transforment ce qui devrait être une célébration collective en une épreuve individuelle. Le bilan de l'année instrumentalisée crée une dette symbolique. L'année se termine mal, c'est votre faute. Vous devez compenser l'année suivante. Les fausses promesses de changement ravivent l'espoir. Juste assez pour vous maintenir dans la relation. Mais elle ne se concrétise jamais. Le contrôle du calendrier ou passer le réveillon, avec qui, marque son territoire temporel. Votre temps ne vous appartient plus. Reconnaître ce schéma permet de sortir de l'illusion. Le 1er janvier gâché n'est pas un accident, c'est une stratégie. La culpabilité installée dès les premières heures n'est pas méritée. C'est un outil. Le symbole du renouveau détourné ne signifie pas que le renouveau est impossible. Il signifie qu'il faut en sortir pour que le renouveau devienne réel. Ce nouvel an peut être le dernier que vous passez sous emprise, ou le premier que vous passez libre.