Speaker #0Bien souvent, quand on a envie d'abandonner, c'est qu'on poursuit un objectif. c'est qu'on poursuit une destination idéale, c'est qu'on poursuit un but à atteindre, et dans ce cas-là, il est plutôt sain de vouloir abandonner. Bien souvent, quand on veut abandonner, c'est qu'on poursuit une destination qui nous rend malade, et si la partie de nous qui avait besoin d'abandonner, finalement, c'était le sage en nous, notre partie divine qui nous soufflait qu'on court dans une direction qui n'est pas la nôtre ? Et dans ce cas-là, peut-être qu'abandonner, c'est un signe de vie, au contraire. Et souvent, quand on souffre d'un trouble alimentaire, on vit dans la lutte, on vit dans la réussite et l'échec. Et donc, abandonner, c'est être quelqu'un de faible, et donc, abandonner, c'est rater. Mais peut-être que abandonner la vie qui nous rend malade, c'est réussir. Peut-être que faire demi-tour lorsqu'on court dans la mauvaise direction, c'est gagner. Et donc, abandonner, dans tous les cas, abandonner l'objectif, au sens d'accepter que peut-être ce ne soit pas ça, la destination. C'est simple, quoi qu'il arrive, en fait. Abandonner, c'est signe aussi de détachement. Ça peut être signe de détachement. Et on gagne à être dans une posture d'abandon total envers la vie, en fait. Je m'abandonne à la volonté divine, je m'abandonne à la volonté de la vie. Et la seule chose qui compte, c'est de me laisser guider intérieurement par mon GPS interne, mon GPS qui me mène vers ce qui me nourrit, et non pas le GPS de la peur, en fait. C'est de switcher. Et de plus suivre ses peurs, de plus suivre des aspects que l'on idéalise, comme des choses qui pourraient nous apporter plus de positifs que de négatifs, mais suivre le GPS de la vie, en fait, qui nous guide vers ce qui nous anime, ce qui nous nourrit, en s'abandonnant totalement. au chemin en fait. Et en s'abandonnant totalement à la destination, en étant prêt à lâcher la destination, à lâcher ce que l'on perçoit être le Graal, pour peut-être se laisser surprendre par les expériences. Donc j'ai envie d'abandonner, très souvent. C'est plutôt bon signe. C'est le signe que peut-être on est prêt à lâcher l'objectif que l'on se force à atteindre et qui nous rend malades.