Speaker #1Je ne sais pas quoi dire ou faire face à une situation, comment savoir ? Là c'est un changement total de paradigme que je te propose ici, c'est d'imaginer que... La vie est une force bien plus intelligente que nous, et c'est comme si, en fonction de chacune de tes décisions de ton quotidien, en fonction de la route que tu choisis d'emprunter à chaque instant, il y a comme un calcul de l'itinéraire qui est... C'est comme Waze, il y a une sorte de calcul de l'itinéraire qui est reprogrammé en fonction de ce qui est le plus élevé pour toi. En ce sens, tu ne peux pas te tromper. C'est exactement comme si tu étais dans ta voiture avec Waze, si tu te trompes, l'itinéraire va être recalculé, donc il n'y a pas d'enjeu. Cette notion de je ne sais pas quoi faire ou je ne sais pas quoi dire elle part du postulat qu'il y aurait des bonnes choses à dire ou des bonnes choses à faire et des mauvaises choses. Ça, ça part du principe qu'il y a une destination à atteindre, il y a un objectif à atteindre. Or, on peut regarder les choses différemment et se dire que la seule chose qui nous est demandée, c'est simplement de vivre, d'apprendre dans notre quotidien. Et en ce sens, il n'y a plus de bon et de mauvais, il n'y a plus de destination à atteindre et il n'y a plus de rapidité pour atteindre cette destination, il y a simplement un chemin dans lequel on apprend. Il y a simplement des individus qui avancent de manière verticale avec un sommet à atteindre, mais avancent de manière horizontale en fonction de ce qui est le plus important pour chacun, ce qui va être le plus important pour chacun, chacune des décisions que l'on prend au quotidien et ce qui nous apporte le plus d'avantages pour le moins d'inconvénients, consciemment, mais surtout bien évidemment inconsciemment. Et donc sortir de cet idéal de bon et de mauvais lié à un objectif à atteindre, ça aide à ne plus avoir de pression autour de ce que l'on fait et ce que l'on dit. Ensuite, ce qui compte en mon sens, c'est pas tellement ce que l'on fait, c'est pas tellement ce que l'on dit, c'est l'espace intérieur depuis lequel on fait les choses. C'est l'espace intérieur depuis lequel on dit les choses. Est-ce que je suis en train de faire quelque chose ou de dire quelque chose pour me protéger par peur de quelque chose ? Ou est-ce que je suis en train de faire ou de dire parce qu'il y a un élan en moi, un élan du cœur d'aller en ce sens ? Et peut-être que le but du jeu de la vie, ça serait pas d'atteindre un objectif, mais peut-être de se rapprocher de ce qui nous nourrit. de notre cœur et non pas de ce qui nous éloigne à travers nos peurs. Et donc la question que tu peux te poser à chaque fois que tu fais quelque chose ou à chaque fois que tu dis quelque chose, c'est de te demander est-ce que si je dis ça, je le fais par peur ? Est-ce que si je fais ça, je le fais par peur ? Et comment ça serait à l'intérieur de moi si je ne faisais pas ça ? Et comment ça serait à l'intérieur de moi si je ne disais rien à ce moment-là ? Et donc en fait, si au moment où l'action que tu t'apprêtes à réaliser, c'est inconfortable de ne pas la faire, c'est probablement que tu l'as réalisé depuis un espace de peur pour te protéger. Et dans ce cas-là, peut-être que tu gagnes à appuyer sur pause et à te connecter à ce qui se passe à l'intérieur de ton corps. En tout cas, à avoir conscience que tu es en train d'agir depuis un espace de peur pour te protéger, comme s'il y avait des dangers sur Terre. Bien sûr qu'il y en a, mais quand tu te poses ce genre de questions, il n'y a pas de réel danger, c'est une perception de danger. Donc peut-être qu'on peut juste changer l'histoire, il n'y a plus d'objectif à atteindre, il y a simplement... un chemin sur lequel on apprend, et peut-être qu'au lieu de vouloir voir une destination à réaliser, à faire, la question c'est de comment œuvrer au plus proche de notre cœur, comment avancer avec le moins de peur possible, en se laissant, en tout cas les peurs seront là, mais comment avancer dans ce que l'on fait et dans ce que l'on dit, non plus au service de la peur, mais au service de notre cœur.