undefined cover
undefined cover
21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur cover
21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur cover
LE PODCAST MINIMALISTE

21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur

21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur

54min |06/11/2025|

879

Play
undefined cover
undefined cover
21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur cover
21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur cover
LE PODCAST MINIMALISTE

21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur

21 - Désencombrer son monde intérieur avec douceur

54min |06/11/2025|

879

Play

Description

Dans nos maisons comme dans nos têtes, il y a parfois trop de tout. Trop de pensées, trop d’objets, trop de « il faut ».


Dans cet épisode, Marie-So reçoit Sophie Roy, hypnologue, coach et autrice engagée, pour parler de ce désencombrement invisible : celui du monde intérieur.


Elles explorent ensemble ces automatismes qu’on répète sans s’en rendre compte, l’anxiété qui s’installe, la peur de manquer, la difficulté à ralentir.


Et surtout, comment réapprendre à s’écouter, à se comprendre et à s’aimer sans condition.


Un échange vrai, vibrant, qui ramène à l’essentiel : se choisir, respirer, et faire de la place en soi pour mieux habiter sa vie.


Téléchargez l'exploration sensorielle


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Allô tout le monde, je suis bien heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour cette nouvelle saison du podcast Minimaliste. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Sophie Roy-Perron, qui est mon invitée. C'est une voix qui est douce et puissante à la fois, qui guide avec amour les adultes et les enfants vers une meilleure compréhension d'eux-mêmes. Elle est hypnologue, coach et auteur vraiment engagée. Elle croit profondément que... tout part de soi et que chaque passage de vie mérite d'être accueilli avec conscience, douceur et courage.

  • Speaker #1

    Donc j'ai bien hâte de vous la présenter et de vous présenter notre belle Josette.

  • Speaker #0

    Alors, bienvenue à tous et bienvenue à toi, Sophie, dans le podcast Minimaliste. Je suis bien, bien, bien contente de te recevoir aujourd'hui pour qu'on parle de désencombrement. Donc, c'est toujours le sujet principal et cette vocation que j'ai d'amener le minimalisme dans toutes les sphères de la vie. Et toi, eh bien, tu aides les gens aussi à se désencombrer, mais d'une autre manière que moi, mais en fait, qui est totalement complémentaire.

  • Speaker #2

    Oui, totalement complémentaire. C'est l'encombrement intérieur, mettons. de mon côté, puis qui va vers l'extérieur. Donc, toi, c'est de l'extérieur vers l'intérieur. Puis, écoute, j'ai déjà des frissons, donc ça va être un beau moment qu'on va passer ensemble. Je sais déjà... Merci beaucoup pour l'invitation. Ça fait longtemps qu'on en parle. Puis là, c'est fait aujourd'hui. Exact.

  • Speaker #0

    Bien contente, justement, parce qu'on s'est rencontrées De manière par hasard, dans un réseautage, puis on avait eu comme un petit coup de cœur, puis ça n'a jamais donné qu'on se recroise depuis, mais ça faisait longtemps que je me disais « Ah, il faut qu'on fasse de quoi ensemble et tout » . C'était vraiment le petit coup de cœur qu'on avait, puis cette même vision des choses. Donc toi, tu aides justement les gens à désencombrer leur intérieur, puis je trouve ça super intéressant parce que justement, moi en effet, je le fais avec les gens physiquement à l'extérieur, mais... Clairement, j'ai tout le temps, l'encombrement, c'est un symptôme de ce qui se passe en dedans de nous. Donc, tu sais, c'est ça. Il y a souvent des blocages, des ancrages, tu sais, tout. Donc, tu sais, dis-nous un peu, toi, comment tu vois ça, ces blocages intérieurs, puis tout ce désencombrement qu'on fait aussi par en dedans.

  • Speaker #2

    Oui, bien, en fait, je te dirais que moi, ça part vraiment de loin de ma passion pour l'humain comme ça, tu sais. Bon, je vais dire ça comme ça. C'est comme si je lis l'invisible, donc je vais te regarder, puis je vais faire « Ah, tu sais, il y a tel, tel, tel, tel. » Puis, veux, veux pas, lorsque tu fais juste commencer à respirer, mettons, tu vas voir qu'il peut y avoir des petites boules à l'intérieur, puis moi, c'est ceux-là qui m'intéressent. C'est ceux-là qui m'intéressent à aller voir c'est quoi qui se cache derrière. Tu sais, c'est comme, justement, tu es dans un appartement, tu es dans une maison. Pourquoi ton comptoir est tout le temps... temps plein et tout ça, ben, OK, pourquoi est-ce qu'ici, c'est plein ? C'est quoi qui se cache là ? Ah, j'avais de la difficulté à parler quand, justement, j'étais enfant. C'est vraiment, c'est tout ça, un lien qui est hyper important à aller voir, parce qu'on s'entend, on a besoin d'être bien avec nous-mêmes. On n'a pas nécessairement appris non plus, hein ? Non ! On a pas appris les vraies choses ! On n'a pas appris ! appris à genre, ok, prends le temps en ce moment d'aller voir ce qui se cache en dedans, pis tu sais, est-ce que tu respires bien, est-ce que tu vas bien, est-ce que non, on n'a pas appris ça, on a appris à go, go, go, métro, boulot, de dos, et let's go, on embarque, pis on embarque dans la roue, pis en fait, qu'est-ce qu'il fait aussi, c'est que on va se mettre à en rajouter. Pour être sûr de pas aller voir ce qui se passe, on va en rajouter.

  • Speaker #0

    J'adore, j'adore ! Parce qu'on voit les mêmes choses, en fait, parce que c'est vrai, au lieu d'enlever dans nos vies, le premier réflexe qu'on a constamment, c'est de rajouter des choses.

  • Speaker #2

    Ouais, ouais, au cas où, ou bien sinon, tu sais, même le genre « Ah, je suis pas certaine si j'en ai, tu sais, si j'en ai, je vais en racheter » , tu sais, mais c'est la même chose pour à l'intérieur, tu sais. « J'ai pas assez vécu de tristesse, je vais faire de quoi en plus pour en rajouter. » Non, mais va voir le pourquoi. C'est comme dans nos relations. « Je vis tout le temps le même genre de relation. » Pourquoi est-ce qu'on vit tout le temps le même genre de relation ? Je sais pas pourquoi j'ai été là. On connaît ça, nous.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai, ces pantoufles qu'on remet tout le temps, ces patterns qu'on recrée, puis que des fois même on comprend, on a des choses qu'on sait, puis qu'on comprend, mais qu'on répète pareil. Donc c'est comme tout le temps, pourquoi est-ce que c'est encore là, puis tout, puis je pense que c'est là où il faut aller creuser un petit peu plus, en effet, en dedans. Quand tu dis qu'on en rajoute, puis en fait, tout ça c'est parce qu'on essaie encore une fois d'être dans la fuite. On ne veut pas voir les affaires, donc c'est pareil dans l'environnement physique, on ne sait pas quoi faire, donc on rajoute des choses parce que c'est rassurant, parce que ça nous fait notre espèce de petite carapace qui nous protège. Mais dans le fond, tu sais, ça nous protège de quoi, tu sais, en fait ? Puis au contraire, des fois, au lieu de nous protéger, ça finit par nous empêcher d'avancer, puis c'est plus la même chose. Puis je pense qu'à l'en-dedans, c'est beaucoup ça aussi.

  • Speaker #2

    Oui, mais tu sais, tu viens de nommer une clé vraiment très importante, tu sais, c'était... C'est parce qu'à un certain moment donné dans ta vie, puis c'est surtout dans l'enfance, on le sait que c'est dans le 0-8 ans que tout se joue, puis tout inconsciemment, c'est à ce moment-là, et même le 0-9 mois, parce qu'intra-utérin aussi, on peut avoir, tu sais, il peut savoir passer des choses et tout ça, puis à un certain moment donné, c'était rassurant d'avoir ça. C'était rassurant d'avoir ces éléments-là. Tu sais, moi, je vais parler un peu de moi, parce que justement, tu sais, on avait parlé. « Oh oui, là, je déménage, puis tout ça. » Puis là, j'étais comme « Ah, c'est cool, je me désencompte de tout, je vends tout. » Puis là, moi, je repars à zéro, puis tout ça. Puis là, j'arrive pas capable de me débarrasser de mes livres. Incapable de me débarrasser de mes livres. J'étais « Voyons donc, c'est bien bizarre, ça, mes livres. » Mais c'est parce que j'étais vraiment beaucoup de boîte de livres. C'est comme si c'était juste un, deux, trois. Parce qu'à un certain moment donné, justement, surtout dans mon enfance, pour moi, lire, c'était rassurant. Je me sentais dans une sécurité et tout ça. Mais ça, il faut que tu ailles voir le pourquoi qui se cache derrière. ok, mais lorsque j'étais enfant c'était rassurant, pourquoi ? ah parce que c'était le chaos à l'extérieur parce que c'était, tu sais, il y avait de la chicane il y avait du Il y avait de l'abus, il y avait toutes ces affaires-là. Qu'est-ce qui fait en sorte que maintenant, même si c'est, on s'entend, c'est 30 ans plus tard, puis tu as encore besoin de ces livres-là, mais pourtant, tu n'as plus besoin de cette sécurité-là, tu es capable, mais c'est encore le rôle de l'enfant, de la sécurité qui a été associée ensemble. Puis lorsqu'on plonge dans le monde de l'inconscient, puis lorsqu'on plonge dans le monde intérieur de la personne, c'est parce qu'à un certain moment donné, il y a eu un attachement avec quelque chose. Le regard adulte, voyons, ça n'a pas de bon sens, mais inconsciemment, lui, la seule chose qu'il veut, c'est de te garder en sécurité. Qu'est-ce qu'il va faire ? C'est que ça va continuer à jouer en boucle, cette chose-là. « Hey, tu es déjà en sécurité, parfait, je n'ai plus besoin de m'occuper de ça, je vais m'occuper d'autre chose. » C'est ça l'inconscient. Ça gère 95 % de ton quotidien. Qu'est-ce qu'il y a de besoin ? C'est de créer des automatisations parce que sinon, what a shot ? Le cerveau, qu'est-ce qu'il va faire ? Le niveau d'énergie, le « ah » . Il a besoin de créer des automatisations. Puis ça, à un certain moment donné, c'était sécuritaire, donc parfait, je n'ai plus besoin de m'en occuper, on s'en va ailleurs. Mais c'est pour ça qu'à un certain moment donné, quand il y a de l'accumulation, quand il y a des choses qui sont à l'extérieur, qu'on s'en rend compte, c'est plus facile de s'en rendre compte de l'extérieur que de l'intérieur parce que c'est comme ça qu'on a appris. Donc, de faire le pas de recul, de voir en dedans, OK, mais c'est quoi qui se passe ? C'est quoi l'automatisation qui avait été faite, qui a besoin en ce moment d'être changée ? Oui, oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Oui, parce que c'est vrai, l'automatisation, on le fait vraiment constamment. Je veux dire, apprendre à conduire, on conduit, puis on ne réfléchit même plus après quand on conduit, puis qu'on change nos vitesses et tout. Ça devient vraiment un réflexe parce qu'on le fait de manière totalement inconsciente. Puis c'est fou quand on pense que 95 % de nos actions sont faites inconsciemment. On est sur le mode pilote automatique, c'est ça, on fait les choses sans même vraiment s'en rendre compte. Puis c'est là, en fait, où je pense qu'il y a la clé aussi, c'est de... ramener ça dans le conscient, de le ramener en avant-plan, puis de faire se dire « wow, ok, c'est là qu'on va chercher dans le fond, puis qu'on le remet comme... on devient un peu spectateur de ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur, puis de se dire « bon, bien ok, là, qu'est-ce que je peux faire, puis comment je peux prendre action pour changer les choses ? »

  • Speaker #2

    Oui, en effet. Puis moi, j'adore faire ça. C'est comme rendu un petit plaisir d'arriver, puis le soir, de faire comme « ok, bon, qu'est-ce qui se passe en dedans ? » justement de faire le rangement de la journée. Ah, j'ai encore un petit stress de ci, j'ai encore de... Puis c'est normal d'avoir du stress, c'est normal d'avoir des émotions, c'est normal d'avoir tout ça, tu sais. Tout ça est clairement normal. C'est ton corps, justement, qui s'exprime. que toi, tu n'avais pas nécessairement fait sur le moment présent parce que, justement, tu embarques dans le train-train et tu t'en vas par automatisation et tout ça, mais d'arriver et de faire le ménage intérieur et de se rendre de plus en plus loin. Tantôt, je parlais de la respiration. Quand tu arrives et que tu respires, quand tu vois que ça reste bloqué, tu vas voir que le ménage, il en reste long à faire pour se rendre jusqu'à la grosse orteille. Donc, c'est important. d'aller voir petit peu par petit peu et de ne pas se dire qu'il faut que je le fasse tout d'un bout parce que déjà de faire tout d'un bout, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que ton corps va tomber en mode réaction et il va vouloir se protéger. Donc, il va créer la camapace, il va refermer tout et c'est comme à recommencer plus tard. Puis là, même les mécanismes de « non, t'en as pas besoin finalement. Ah, ben non, t'as pas besoin de faire ça. » Donc là, l'accumulation va continuer. Mais par exemple,

  • Speaker #0

    Oui. Oui, parce qu'à un moment donné, justement, notre corps, il a besoin d'un temps d'intégration. Puis ça, vraiment, je trouve ça intéressant que tu le dises aussi, parce que souvent, les gens veulent changer rapidement. On voudrait que ça se fasse comme ça, dans un claquement de doigts, puis que tout change, puis que ce soit fait avant même qu'on ait fait tout le travail. Oui, c'est ça. Parce qu'on ne veut pas non plus, on veut éviter. Mais en fait, je pense que c'est aussi de la protection. On veut éviter la souffrance, on veut éviter d'être mal, mais tu sais, des fois, ça prend de passer par là aussi pour régler les choses, parce que ce qui émerge... Quand on travaille en dedans, c'est pas toujours le fun. C'est pas toujours des affaires intéressantes. Le but, c'est de faire ce ménage-là.

  • Speaker #2

    Oui. On va se dire les vraies affaires. D'arriver et de passer. Moi, j'appelle ça un passage. Donc, justement, c'est des pas que tu es en train de faire pour accumuler de la sagesse, au lieu justement d'accumuler de l'extérieur ou accumuler de la souffrance. Non, justement. C'est drôle parce que tantôt, j'étais justement en train de faire un autre petit vidéo, puis je disais, tu sais, tu as le choix. Soit tu continues de fuir, puis là, tu vas ramasser des vidanges à la place, mettons, ou soit que tu passes à l'intérieur d'eux et tu cumules des joyaux, parce que c'est clairement des outils, c'est clairement ta richesse intérieure que tu t'en vas chercher lorsque, justement, tu t'en vas créer l'espace à l'intérieur de toi, tu t'en vas vraiment à la... connaissance de toi aussi pendant ce moment-là, tu sais. Puis ça, c'est génial. Tu sais, je vais le projeter maintenant à l'extérieur, mais lorsque tu crées l'espace, tu vois la richesse de finalement tout l'espace que tu pouvais avoir, puis toute la grandeur de l'espace que tu avais. Tu sais, t'habites maintenant dans Luna, qui est comme... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

  • Speaker #3

    C'est quand même grande,

  • Speaker #2

    mais quand même petite. Oui, c'est ça. Justement, c'est pas encombré, c'est épuré, c'est magnifique, c'est de l'espace, etc. C'est pareil pour ton espace intérieur. Tu vas t'en rendre compte que finalement, il est hyper vaste, qu'il y a de l'espace pour bouger, qu'il y a de l'espace pour vivre. Puis là, après ça, tu peux le nourrir par ce que tu aimes. Parce qu'avant, s'il n'y a pas d'espace pour... Pour justement créer qu'est-ce que tu aimes, que tu comptes tes besoins, tu vas continuer de genre d'empiler, tu vas être pogné, même ton corps va être en réaction, tu vas t'enrober, tu vas foutre le corps. Là, les symptômes embarquent aussi, ton corps parle, est-ce que tu es en train de l'écouter, c'est tout ça qui rentre en ligne de compte.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est fou parce qu'en effet, notre corps et tout, il accumule tout ça aussi, notre esprit, notre cœur, notre corps. C'est en effet de l'accumulation aussi, c'est de la saturation. J'adore quand tu dis de créer de l'espace, puis que cet espace-là, il est en dedans de nous. Mais souvent aussi, il fait peur, parce qu'il n'est pas rassurant au début, parce que créer de l'espace, oups, on se sent comme inconfortable là-dedans. Autant que quand c'est à l'extérieur, que quand c'est à l'intérieur aussi. Parce que là, c'est comme toutes les possibles, mais en fait, toutes les possibles, c'est aussi plein d'options, puis plein de choix à faire. Puis qu'on a après cette insécurité de faire les bons ou les mauvais choix.

  • Speaker #2

    tu viens de dire les bons, les mauvais choix puis en même temps Est-ce que je le sais, c'est quoi les bons et les mauvais choix pour moi ? Parce que, est-ce que je sais c'est quoi mes besoins ? Est-ce que je sais c'est quoi mes valeurs ? Est-ce que je sais c'est quoi... Hey, on l'apprend nulle part.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #2

    Sincèrement, pour que tu arrives à comprendre ça, que ça existe premièrement, tu n'as pas le choix de frapper un mur à un moment donné. Oui. Parce que ça ne t'a pas montré ça à nulle part avant.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #2

    Donc, si tu n'as pas... Puis, est-ce qu'on est obligé, justement, de frapper un mur pour savoir c'est quoi ?

  • Speaker #0

    On n'a pas le goût, hein ? On n'a pas le goût, mais c'est vrai. Je trouve que c'est le fun que tu en parles parce qu'on dirait que c'est comme un passage obligatoire. Puis, tu sais, on essaie à tout prix de l'éviter, de se frapper le mur. pis qu'on se dit mais j'ai comme l'impression pis tu vas me dire si je suis dans le champ ou pas mais C'est un passage obligatoire, se frapper le mur, c'est là où tout d'un coup on prend le temps justement de s'arrêter et de ne pas être tout le temps dans la face de tout ça et de prendre le moment de recul. Parce que moi je sais, je l'ai vécu dans un burn-out aussi et c'est là où j'ai fait « attends un peu, comment ça je suis rendu là, qu'est-ce qui se passe et tout » parce qu'on dirait que quand on est dans le tourbillon, on n'arrive pas à prendre ce pas de recul, on est tellement comme aspiré là-dedans. Puis c'est difficile aussi de se détacher de tout ce que justement on nous prône à l'extérieur et qu'on nous dit mais qui n'est pas présent ou qui n'est pas là.

  • Speaker #2

    C'est vraiment intéressant qu'est-ce que tu nommes, parce que c'est exactement les choix qu'on a à faire sont basés sur qu'est-ce qu'on a appris. Mais on a appris quoi ? On a appris à non, non, vis pas ce que tu es en train de vivre. Non, non, continue. Qu'est-ce que j'ai remarqué aussi dans le day-to-day ? Je me suis spécialisée dans l'anxiété, je me suis spécialisée dans les traumatismes et tout ça. Même dans le réseau scolaire, qu'est-ce que j'entendais ? Quand l'enfant fait de l'anxiété, apprends-y à aller quand même à l'école. Apprends-y à passer, à ne pas nécessairement écouter ça, mais de passer. Ce n'était pas les mots exacts, mais c'était clairement ça. Je vais t'apprendre à comment jouer avec ton anxiété. C'est genre, mon enfant est anxieuse, puis c'est pas grave, il faut qu'elle continue à aller à l'école.

  • Speaker #0

    Oui, peut-être pas au travail. Oui, oui,

  • Speaker #2

    c'est la même affaire au travail. Puis à un moment donné, le burn-out arrive, puis tout ça. Puis ce qui est normal, ton corps a besoin d'un break. Ton corps, il t'envoie le signal qu'il y a de quoi qui vibre trop fort par en-dedans, qu'il faut s'en occuper. Mais justement, moi... sincèrement, j'ai la conviction que je suis certaine que si on éduque tôt l'enfant à savoir ce qui se passe à l'intérieur et de l'écouter puis nous, en tant qu'adultes, d'arriver puis d'écouter ce qui se passe, pas pour lui mettre des mots dans la bouche, mais bien de, toi, qu'est-ce qui se passe pour toi, puis mets-le en image parce que l'inconscient, de toute façon, lui, il adore les images, c'est le même qui comprend, tu sais. Donc, c'est pour ça l'encombrement extérieur, parce que voici l'image de ce qui se passe en dedans.

  • Speaker #0

    Exact, exact. Donc,

  • Speaker #2

    si on accueille l'enfant et qu'on lui montre quoi faire avec, l'éducation va être complètement différente, puis on n'aura pas besoin de se ramasser, avoir le visage étampé dans une vitre en disant, « Ok, là, regarde-toi comme il faut, ou regarde vraiment ce qui se passe en dedans. » Je ne pense pas qu'on a à se rendre jusque-là. C'est justement s'être éduqué d'une autre façon.

  • Speaker #0

    Oui, oui. Donc, c'est ça. Mais c'est vrai que nous, on n'a pas eu cette éducation-là. Donc, on se retrouve à devoir frapper le mur pour changer notre pattern parce qu'on a toujours été là-dedans et qu'on n'a pas rien connu d'autre. Puis qu'à un moment donné, justement, c'est la vie, soit la vie ou soit justement notre corps et tout ça qui craque parce qu'on est tellement plus alignés qu'à un moment donné, il y a une dissonance qui est tellement forte que justement, ça ne peut pas continuer comme ça. Puis là, on frappe le mur. Mais je pense que tu as raison. l'éducation, c'est vraiment la différence. Je le dis aussi souvent à mes clientes, c'est comme quand on demande à un enfant d'aller ranger sa chambre. On lui dit « va ranger ta chambre » , puis on ne lui demande pas c'est quoi qu'on attend de lui, puis qu'est-ce qu'il fait l'enfant, mais il va tout mettre dans le fond du garde-robe ou sous le lit, parce que pour lui, ranger, c'est qu'on ne voit plus les affaires. C'est un petit peu la même chose que tu dis par rapport à ce qu'on vit, comme nos émotions, nos affaires dans le même, ou avec l'anxiété, comme disait l'enfant, de dire « pas grave, cache ça dans le fond du truc, mets ça sous le tapis, vas-y pareil, et puis c'est pas grave, on le voit plus, on en parle plus. Ça va être correct, mais ce n'est pas le fait d'être dans le déni et de le cacher de même qui fait qu'on va s'en sortir. Au contraire, c'est des bombes à retardement parce qu'on pousse tout dans le garde-robe ou sous le lit, mais à un moment donné, ça déborde, ça ressort, on ouvre le garde-robe et tout nous tombe dessus. Finalement, ça ne marche pas. Je pense que c'est vraiment la même chose. Le parallèle est tellement incroyable parce qu'en effet, ce qui est à l'extérieur de nous reflète ce qu'on est à l'intérieur. Vice-versa, je pense que les deux se parlent énormément. Oui, c'est bien de régler l'extérieur, mais si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème. Puis la même chose, si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème à l'extérieur aussi. Donc, on va tout le temps, c'est comme vraiment une espèce de synergie qui doit se parler. Mais c'est ça, mais c'est comme difficile. Puis tu sais, quand tu parles justement que tu es spécialisé dans l'anxiété, moi, je trouve ça super intéressant parce que je pense que les traits anxieux dans les problématiques d'encombrement sont souvent très, très, très présentes. C'est hallucinant comme je le vois. tout le temps là, donc l'insécurité, puis qu'elle se concrétise par avoir plein de matériel autour de nous parce qu'il y a un côté sécurisant. Je ne sais pas toi, justement, qui es tellement dans ce milieu-là, comment on peut, parce que les gens souvent me demandent, mais comment je peux contrer, parce que le but, c'est quand même d'aller au-delà de ça, ce n'est pas de l'enfouir, de se dire, non, je ne suis pas anxieux, puis ce n'est pas grave, ou je vais mal, puis je n'y vais pas rien, mais comment on peut apprendre à justement canaliser ou comprendre notre anxiété, puis comment est-ce qu'on peut l'apaiser ?

  • Speaker #2

    Bien, sincèrement, ça va me faire plaisir d'aller à cet endroit-là. Tu sais, tu viens de parler d'une façon que je veux rebondir sur. C'est une communication. C'est une communication interne qu'on doit avoir. Puis même envers l'enfant de « oui, je veux que tu ailles faire ta chambre, mais voici c'est quoi » . Donc, de peaufiner notre communication, finalement. Puis c'est la même chose avec l'anxiété. Premièrement. Ce n'est pas « je suis anxieuse » , c'est « j'ai une partie de moi en ce moment qui est anxieuse » . Déjà là, on vient dissocier un gros lot d'informations, tu sais, parce que ce n'est pas tout mon « moi » qui est anxieuse, c'est « j'ai une partie qui prend vraiment beaucoup de place en ce moment, mais que j'ai envie d'écouter » , tu sais. Donc, c'est là que la communication embarque. Qu'est-ce qui se passe en ce moment qui fait que « hello, anxiété » , elle veut prendre de la place. J'aime beaucoup le film Émotion. Sincèrement, tu le vois, colère, elle existe et c'est super qu'elle existe. Oui,

  • Speaker #3

    on en a besoin.

  • Speaker #2

    Voilà, on en a besoin. Sincèrement, c'est la seule émotion qui prend vraiment soin de toi. C'est la seule que si elle arrive, ça veut dire que c'est terminé. Parce qu'avant ça, tu n'as pas été capable de dire non. Tu n'as pas été capable de mettre justement de faire des choix et blabla, elle n'arrive pas. C'est fini.

  • Speaker #0

    Elle explose, puis elle fait comme là, c'est le point de rupture. C'est le point de non-retour. Ça doit arrêter. Mais c'est vrai, c'est un signal, dans le fond.

  • Speaker #2

    Mais oui, ils sont tous des signals. L'anxiété est un signal aussi. Parfait, alors je vais aller t'écouter. Je vais aller en communication avec toi. L'affaire, par contre, qu'il faut se dire, c'est lorsqu'on tombe avec Merci. Madame Anxiété ou Monsieur Anxiété, peu importe, quand on tombe avec elle, là, le cerveau fonctionne différemment. Donc là, le cerveau fonctionne en rapidité. En fait, là, on tombe dans le reptilien où est-ce que c'est comme si on se faisait courir après par un mammouth. Donc là, t'as pas le temps de faire stop mammouth, je veux pas te voir ici, etc. Parce que c'est genre, let's go, je pars à la course, je suis en mode survie. Donc, c'est là où est-ce qu'on doit faire le pas de recul, puis de faire comme, OK, en ce moment, voici la partie qui a envie de parler. Mais est-ce que j'ai un mammouth en ce moment ? Non. Donc, la communication tombe là. D'arriver, puis de rassurer cette partie-là, que, OK, il y en a tout plein d'autres qui peuvent venir au service de l'anxiété qui est là. Puis après ça, c'est... justement, qu'est-ce qui se passe derrière ? C'est quoi qui se cache derrière ça ? J'ai besoin de sécurité. Pourquoi tu as besoin de sécurité en ce moment ? Pourquoi est-ce que d'avoir autant de choses comme ça ou d'en racheter encore pour combler un vide ou pour combler quelque chose, qu'est-ce qui s'en va se faire combler là à cause de la sécurité ? Puis c'est pareil pour quelqu'un qui va manger beaucoup plus à cause qu'il est anxieux. ou qui va boire davantage. En fait, ça peut être de n'importe quelle façon que tu vas combler, finalement, ce besoin-là. Puis ton besoin de sécurité, il est vital. Oui. Donc, c'est à la base de la pyramide de Maslow. Donc, qu'est-ce qui est là ? Donc, c'est de la communication à faire entre chacune de ces sphères-là.

  • Speaker #0

    Oui. Puis entre les parties de nous aussi qui parlent, parce que j'adore que tu dis c'est une partie de nous qui est anxieuse, c'est pas juste nous au complet. Souvent les gens s'identifient, je suis anxieux. Ben oui. Non, c'est je fais de l'anxiété. Pour moi c'est hyper important de faire attention à ça parce qu'en fait on s'identifie à des réactions, on s'identifie à des moments, mais on n'est pas juste ça, c'est une partie de nous qui est en réaction, puis c'est le mode survie, comme tu le dis, c'est parce que là on voit le mammouth puis on dirait il faut que je parte à la course, je sais pas, de me poser des questions. Je pense qu'aussi dans notre société, vu qu'on n'a plus beaucoup de moments, tu vas me dire peut-être que je me trompe, mais on n'a plus beaucoup de moments où on est vraiment mis en danger pour vrai. On n'a plus de mammouths qui nous courent après. On est dans plein de situations où on est très confortable. Donc, il y a des situations autres qui se créent pour créer ces moments-là de survie et tout ça, parce qu'en même temps, ça fait partie de nous. On est quand même des personnes. Qu'on n'est pas les prédateurs. L'humain, ce n'est pas le prédateur. Au contraire, à un certain point, oui, il peut être prédateur. Mais je veux dire, dans le règne animal, quand même, on est un mammifère. On n'est pas dans la chaîne des prédateurs. Donc, on est moins sollicités. Est-ce qu'on va chercher un peu cette adrénaline, cette confrontation de manière autre dans notre vie ? Parce que, justement, c'est comme trop... Trop mollo, on est trop sédentaires, il ne se passe plus rien, c'est trop simple. Donc, tu sais, là, il faut qu'on se crée des problèmes, entre guillemets, pour que, justement, notre cerveau réagisse parce qu'il ne comprend pas. Je ne sais pas, toi, qui travailles tellement avec tous ces mécanismes du cerveau, je pense que...

  • Speaker #2

    Tu viens de mettre un doigt clairement sur quelque chose. Parce que oui, on va créer à l'extérieur parce qu'on est habitué à ça. Notre corps s'est habitué à l'adrénaline, s'est habitué à tout dépendant des personnes. Il y en a qui n'en ont pas besoin parce qu'ils n'ont pas nécessairement vécu telle telle chose. Tu sais, comme je parlais plus tôt. Moi, je vivais vraiment dans un environnement où il fallait que tu ailles de l'adrénaline. Moi, je carbure à ça, puis je le sais maintenant, mais est-ce que je suis obligée d'aller chercher de l'adrénaline dans ce qui n'est pas sain, ou je peux aller chercher dans le sain ? Donc, c'est là où est-ce qu'encore une fois, la communication, puis c'est de plonger clairement à l'intérieur de soi pour aller voir c'est quoi. Parce que notre corps crée des automatisations. Mais créer des automatisations aussi avec les hormones qu'on a sécrétées, qui nous ont rendu « Hey, je suis en sécurité quand j'ai de l'adrénaline. Je suis en sécurité quand je sécrète du cortisol. Je suis en sécurité. » « Hey, tapeuse, pas vrai. » Non, pas à long terme.

  • Speaker #0

    Non, pas à long terme. À court terme, en effet, on a l'impression. Mais non, tu sais, puis au contraire, parce que toutes ces hormones qui sont quand même… On demande qu'on a besoin dans notre corps, oui, mais quand on les secrète trop, on ternit toutes les hormones du bonheur. Donc, on n'est plus capable d'être bien. Donc, c'est toujours une question, je pense, d'équilibre là-dedans aussi. Puis de se dire, oui, qu'est-ce que je vais chercher ? Puis est-ce que cette adrénaline et ce cortisol sont vraiment nécessaires ? Parce que c'est vrai, toutes nos réactions dans le cerveau, c'est des réactions chimiques. C'est tout ce qui se passe, c'est tout. Puis ces ancrages, puis le discours. Tu sais, quand tu dis la communication... Je trouve que c'est vraiment hyper important parce qu'il y a la communication externe avec les gens qui nous entourent, avec la société, avec tout ce qu'on nous prononce aussi et tout ça. Mais il y a notre discours intérieur, puis notre discours intérieur, il est hyper puissant. On se parle constamment, on est tout le temps en train de parler, puis il y a 12 000 affaires qui nous passent dans la tête. Puis c'est ça, mais on est très dur. Moi, je le constate aussi, puis je ne sais pas si toi, avec ta clientèle, les gens que tu accompagnes aussi, de voir à quel point les gens sont durs envers eux-mêmes. Et puis qu'ils sont tout le temps en train de se taper sur la tête, puis tu sais que la communication interne, elle est souvent très, très violente, même envers nous-mêmes, je dirais, puis qu'on est très durs.

  • Speaker #2

    En effet, on est les pires juges, en fait, puis c'est, tu sais, la relation, la communication qu'on a avec nous, c'est la communication qui désigne aussi le reste de notre vie. parce que nous sommes avec nous, le plus souvent possible. Puis, en fait, pas le plus souvent possible. Nous sommes toujours avec nous-mêmes, mais le discours que nous avons teinte aussi le reste de notre vie. Il teinte partout. Puis, tu sais, je le vois même avec des enfants, le discours qu'ils peuvent avoir envers eux-mêmes, la... perfection qu'ils désirent avoir déjà à leur âge de 5, 6, 7, 8 ans. Moi, justement, dans le cabinet ou même quand je le fais en Zoom, les enfants, moi, j'utilise beaucoup le dessin parce que justement, l'inconscient s'en va par là. Puis tu sais, j'ai été propriétaire d'une garderie de 80 enfants dans le passé, donc, hein, let's go, on rentre dans le monde imaginaire. Moi, j'adore ça ! Tu sais, let's go, puis on s'en va plonger directement à la bonne place. avec le dessin. Mais quand ils veulent même pas dépasser ou quand ils s'attendent à ce que tu dis chaque point que tu veux avoir parce qu'ils se sentent en sécurité si tu dis tous, tous, tous, tous les points, mais que tu vois le discours qu'ils peuvent avoir juste parce que, oh mais non, j'ai dépassé. Et que là, qu'ils se piochent comme ça.

  • Speaker #0

    Hey, ça va être quoi à 40 ans ? Puis c'est quoi le tien que tu avais à cet âge-là aussi, tu sais ? Donc la communication, tu peux arriver, puis un, prendre connaissance de ce qui se passe là, mais après ça, de... OK, mais on le change-tu ? Est-ce qu'on fait un petit pas dans une autre direction à partir de maintenant, tu sais ? Parce que quand on veut désencombrer à l'intérieur, mais quand on veut faire le ménage, en fait... On n'a pas le choix de faire les choses différemment.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis ça passe par cette petite voix-là. Ça passe par, OK, là, je m'en vais-tu en bienveillance ? Est-ce que je dirais ça à ma meilleure amie ? Est-ce que je dirais ça à mon enfant, justement ? Souvent, on va dire, hé, que non !

  • Speaker #1

    Non. Que non ! C'est fou, puis c'est fou comme on ne tolérerait pas de parler à quelqu'un ou que quelqu'un nous parle de même. ou parler à quelqu'un qu'on aime, tu sais, on parle de même, mais nous, on est capables de se parler de même puis être comme aussi durs que ça envers nous-mêmes. Puis j'adore que tu amènes la perfection, parce que ça aussi, dans tout ce qui est désencombrement, c'est fou, comme l'anxiété, en effet, et la perfection, elle est tout le temps là aussi. Il faut absolument que tout soit fait parfaitement. Puis j'ai pas le temps de tout faire, puis tu sais, j'ai pas avancé assez. Il y a tout le temps ce côté de performance qui est extrêmement présent J'aime ça quand tu dis qu'il faut changer le chemin, changer la traque parce qu'on a cette habitude-là. Le cerveau, il va sur le chemin qu'il connaît. C'est l'autoroute. C'est facile. Mais après ça, c'est comme comment on peut faire un autre chemin. C'est ça que je trouve intéressant parce que toi, tu es quand même spécialisée aussi en hypnose. Comment on peut aller changer ces affaires-là, même par soi-même ? Parce que souvent, les gens me demandent aussi comment... Comment je fais ? J'ai conscience que je répète un pattern aux affaires de la même, mais comment on va désamorcer ça dans le cerveau ? Comment on fait ? Donc oui, la communication, je me dis que c'est la base dans tout. Puis après ça, qu'est-ce qu'on peut instaurer un peu comme exercice ou comme affaire pour être capable de commencer à changer ces choses-là ? Parce qu'on me disait, ça ne changera pas tout seul. C'est là, c'est comme l'autoroute, c'est le réflexe. Comment on change un réflexe ?

  • Speaker #0

    Comment on change un réflexe ? Premièrement, il faut plonger. Parce que, comme tu viens de le nommer, c'est genre, je l'ai compris. Oui, OK. Compris, on appelle ça au cerveau. Le cerveau, c'est pas grand-chose. Sincèrement, pour le restant du corps, oui, OK, il en gère, puis ça se fait des automatisations, puis tout ça, il y a des autoroutes là-dedans, puis c'est oui, OK, parfait. Mais là, après ça, il y a le cœur, puis il y a les tripes, tu sais. Donc, il y a comme trois cerveaux à aller s'occuper en même temps. Mais tu as... pas le choix de plonger pour te rendre à ces endroits-là. Donc, un, oui, la prise de conscience. Parfait, je vois que j'ai quelque chose à changer. Parfait, on s'en va à la rencontre. On plonge. Comment je me sens ? Là, on se met à écouter notre corps. Tu sais, c'est de l'auto-hypnose, là. Donc, en respirant, premièrement, tu te rends compte, est-ce que je respire du ventre ou est-ce que je respire par en haut ? Parce que là, tu dois absolument te rendre dans ton ventre, justement, pour... donner le plus d'oxygène à ton corps, puis là, tu vas venir justement plus dans le monde sensitif. Donc, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de mon corps ? Est-ce que je me sens en sécurité ou je me sens justement que je suis... que ça va vite, puis etc. ? Parce que si ça va vite, etc., c'est sûr que tes millions de pensées vont se faire comme ça. C'est normal, c'est le corps qui réagit comme ça. Fais juste le rassurer, lui dire que t'es en sécurité, mets-toi dans un endroit sécuritaire, on s'entend. Fais pas ça au travail quand il y a genre 12 millions de personnes qui peuvent arriver. Tu peux le faire si tu te sens en sécurité et tout ça. L'important, c'est justement de créer toi un endroit comme ça puis de le montrer à ton enfant aussi. Donc, viens dans le lit, on va faire de la respiration par le ventre puis après ça, bon, j'écoute le corps. Le corps, l'inconscient, il veut juste savoir ce que tu veux. Parfait. Moi, je veux savoir pourquoi telle, telle affaire, qu'est-ce qui se passe dans mon corps. Pose-y ta question, il va t'amener à cet endroit-là. Tu vas avoir des images, tu vas avoir des sensations, tu vas avoir... Tout ça va venir en ligne de compte. Ça se fait tout seul. Il veut juste que tu prennes soin de lui. Si tu lui donnes un go, il va faire « Hey, il m'écoute, donc let's go, j'y vais. » Oui, c'est ça, yeah ! Puis après ça, c'est d'aller à la source. OK, est-ce que je suis en mode fuite en ce moment ? Tu vas voir ton corps. « Ah, finalement, j'ai pas le temps, je vais aller m'occuper de ça. » Belle réponse, voici une fuite. Si justement, tu t'en vas toujours à la communication, c'est comme quand tu parles avec quelqu'un et que tu veux vraiment que ton message soit bien perçu. La personne va te le demander aussi. Attends un peu, je ne suis pas certaine de comprendre. Là, en ce moment, je vois ton corps qui bouge et qui a l'air un peu stressé. Donc, c'est la même chose. C'est une communication, mais une communication, une deep communication. C'est d'aller de plus en plus en profondeur et c'est de plonger directement à cet endroit-là. Puis avec ça, tu vas te retrouver dans un élément, puis des fois, tu vas dire, voyons, c'est quoi cette image-là ? Sois dans l'accueil. On n'est pas dans le jugement, encore une fois, on change le discours intérieur, on n'est pas dans le jugement. On veut avoir une réponse. « Ah, ça m'a amenée quand j'avais 4 ans, j'étais sur le bord du poêle avec ma grand-mère puis ma grand-mère... » Parfait ! Ça veut dire que ce moment-là a besoin d'être vu en ce moment. Moi, j'ai... Quatre mots que j'adore distribuer, puis je dis, let's go, tu t'en vas avec ça, puis pars avec ça, puis garde-le dans ta poche, là, t'es sûr de les avoir. Être vu, entendu, compris et aimé. Ces quatre ingrédients-là, tu fais tout avec. Pour les communications avec l'autre en face de toi, que la communication avec toi, tu veux être vu. Parfait, je me vois. Je me vois dans l'état que je suis aujourd'hui, pas dans la... perfection, dans la performance, dans l'exclusion. Non, dans ce que je veux maintenant, pas ce que je veux maintenant, ce que je suis maintenant. Je vais être entendue. OK, on écoute. On écoute avec nos oreilles, avec toute notre aide et tout ça. Après ça, compris. OK, compris. Je comprends ça. Mais c'est une... Je comprends en bienveillance. Pas « je comprends de la manière que je veux que tu comprennes » , c'est « je comprends qu'est-ce que je reçois comme message » . Donc là, déjà là, on vient descendre dans les couches, on n'est plus dans le cerveau ici, là. Non,

  • Speaker #1

    on descend de plus en plus profondément en nous, en effet.

  • Speaker #0

    Oui, puis en fait, fait juste nommer ces mots-là, être vu, entendu, compris, on le sent déjà qu'on se recentre à l'intérieur de soi. Et être aimé. Puis c'est pas être aimé sous condition, encore une fois.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Parce que souvent, lorsqu'on s'en va dans notre deep intérieur, puis qu'on s'en va plonger où est-ce qu'on doit aller, c'est qu'on a vu, on était aimé, mais sous condition. Puis c'est ça qui ressort beaucoup avec le désencombrement, puis avec les moments où est-ce que, oui, il fallait que je fasse telle ou telle affaire, donc c'est pour ça que j'étais en sécurité. ou que je me sentais aimée, parce que c'est ça l'humain. Il a besoin d'être vu, entendu, compris et aimé.

  • Speaker #1

    J'adore que tu abordes ces quatre points-là, parce qu'on le voit souvent par rapport à l'extérieur. On veut être vu, on veut être entendu, on veut être compris, on veut être aimé, mais de l'extérieur. Mais de se poser les questions par en dedans, est-ce que moi, je me vois ? Est-ce que je m'entends ? Est-ce que je me comprends ? Est-ce que je m'aime ? Oh my god, méchante différence, parce que souvent, je trouve qu'on va chercher ça à l'extérieur. Puis c'est là où on voit justement aussi tous ces patterns pour combler, parce que si on n'est pas vu, OK, on essaie de le combler d'une autre manière, quand on n'est pas entendu, quand on n'est pas compris, tout ça aussi, qu'on n'est pas aimé non plus. Puis souvent, l'encombrement, moi je trouve en tout cas physiquement, que les gens qui s'encombrent, c'est souvent ça qu'ils vont aller chercher. C'est cet amour, c'est cette validation, c'est cette compréhension, parce que les objets... Je le dis tout le temps, ils ne nous confrontent pas. Nous, on les aime. Ils ne vont pas nous dire « moi, je ne t'aime pas » ou ils vont avoir une relation qui va toujours être positive et non confrontante avec nous. Donc, c'est ce côté rassurant aussi. Mais je pense qu'en effet, de se poser ces questions-là, pas seulement versus... Parce que ces questions, je les connais. Puis je me suis dit, je les ai toujours regardées versus l'extérieur. Est-ce que les gens qui sont autour de moi, justement, me voient, m'entendent, me comprennent, puis tout ça. Mais est-ce que moi, je le fais pour moi ? Ça, je trouve ça vraiment puissant parce que ça nous remet au centre de notre vie aussi, au centre de nos choix, puis de se dire, OK, est-ce que je vois qui je suis réellement ? Puis est-ce que je suis en accord avec tout ça ? Puis justement, est-ce que mon pilote automatique est correct ou pas ? Est-ce qu'il m'amène dans la bonne direction ou pas ? Mais pour ça, c'est de se recentrer puis de regarder vers en dedans. On a toujours le regard vers l'extérieur, mais là, c'est le regarder. Puis je trouve que c'est le fun parce que tu le dis, c'est de l'auto-hypnose. Donc, tout le monde est capable de le faire. faire soi-même. Puis c'est ça, mais il faut se donner le temps, je pense, aussi, puis de la pratique.

  • Speaker #0

    Oui, puis à un moment donné, ça va devenir une automatisation. Tu sais, justement, tantôt, j'étais avec une femme que, justement, je lui ai mentionné, puis moi, je te dis, ces quatre mots-là, je les sors tellement souvent, c'est comme, non, tu sais, les gens, maintenant, ils me connaissent, ils sont comme, oui, Sophie, c'est bon. Bien, oui, mais c'est ça. On a l'opinion.

  • Speaker #1

    On radote à nos clients.

  • Speaker #0

    Les quatre mots, tes œufs-tu dans ta poche sur le côté, tu sais. Puis, en même temps, quand tu dis, ça nous ramène à soi, justement, ça va devenir l'automatisation de faire, oh, attends un peu, est-ce que en ce moment, qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je suis en train de m'aimer ? Si la réponse est non, puis aimer d'un amour inconditionnel ou est-ce que je suis en train de m'écouter là ou je suis en train de vouloir être aimée par la personne ? Sincèrement, je préfère de loin m'aimer moins que d'être aimée. Puis il y a une pilée dessus là. On l'a tous fait. Sincèrement. Puis en fait, on a appris à faire ça aussi. encore là je reviens dans l'éducation d'arriver puis de montrer à l'enfant de s'aimer puis tout ça parce que c'est faisable je l'ai montré à plein d'enfants en fait depuis 2009. Comment tu te sens quand tu le fais ? Est-ce que tu te sens bien ? La réponse est non. Alors, fais-le pas. Justement, est-ce que là, tu es bien avec toi ? Est-ce que tu te sens... Est-ce que tu sens que toi, tu t'aimes en ce moment pendant que tu le fais ? Si la réponse est non, fais pas ça. Fais pas ça.

  • Speaker #1

    Va pas là. Exactement. Mais ce que je trouve aussi qu'il faut voir des fois, c'est comme la notion de la différence entre... Quand est-ce que je fuis et que je suis dans le déni et tout ça, et que je n'écoute pas ce qui se passe, ou quand est-ce que justement je l'écoute et que je ne suis quand même pas bien là-dedans, parce que je le vois souvent dans les gens qui font le désencombrement aussi, c'est comme ils veulent, puis il y a des fois où je fais comme « ah, mais aujourd'hui je n'ai pas l'énergie, je ne peux pas aller là » , puis là je suis comme « ok, mais ça c'est juste de la fuite, c'est se mentir à ça » . C'est quand la limite n'est pas facile, la ligne est tellement mince. Est-ce que... Je m'écoute ou est-ce que justement je m'invente des histoires aussi pour me dire que je ne le ferais pas et que je n'irais pas là et tout parce que je n'ai pas le goût, parce que ça me fait peur, parce que ça ne me tente pas, parce que tout ce qui est caché en arrière justement. Je pense que c'est ça aussi le fait, comme tu dis, la communication, de vraiment parler, mais de parler de manière honnête envers soi-même, de se regarder et de se dire « ok, mais est-ce que je suis vraiment honnête avec moi-même ou est-ce que je suis en train de me mentir et de me dire des affaires juste parce que je ne veux pas aller là ? »

  • Speaker #0

    Ben, tu viens de le nommer. Est-ce que je suis en train de me mentir à un moment ? Mais, c'est parce que le mensonge a tellement été genre, c'est correct, pis tu sais, genre, on était habitués comme ça, tu sais. Mais encore là, est-ce que toi, tu t'aimes quand tu mens ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Pose-toi la question, est-ce que tu t'aimes, est-ce que tu te sens bien ? Hé, sincèrement, là, je sais pas si t'as déjà rencontré quelqu'un qui faisait que mentir, là, mais tu sais, Le shitload de choses qui doivent se rappeler pour bien vivre. C'est tout un encombrement, mais de mensonges. Oui,

  • Speaker #1

    de mensonges. Ça, ça ne doit pas être le fun à gérer. En effet, ça doit être lourd à porter tout ça. Mais je trouve que c'est vraiment ça. Encore une fois, c'est les quatre questions que tu poses. Puis que si on y répond honnêtement, normalement, on est capable de justement se recentrer et s'amener sur la bonne ligne. Mais c'est ça. Le problème, c'est qu'on ne se ramène jamais à s'écouter. Comme tu le dis, on ne l'a pas appris. On ne l'a pas appris comme on n'a pas appris à organiser nos maisons ou à désencombrer nos maisons au fur et à mesure de la vie. Je pense que, comme tu le dis, les traumas ou les affaires qu'on accumule aussi, plus on les accumule et plus on ne les traite pas, je dirais, au fur et à mesure, plus ça devient un peu des grosses bombes à retardement et ça fait que ce sont des grosses affaires à régler. Ou que le moton, qui pouvait peut-être être un petit moton, que plus on attend, plus il devient un gros moton après à devoir défaire.

  • Speaker #0

    Oui, puis tu sais, en même temps, tantôt te nommer quelque chose qui est quand même très important, tu sais, puis en le nommant que ça aurait pu être un petit, puis là maintenant c'est rendu gros, c'est de ne pas avoir peur non plus. Parce que c'est pas vrai que tu sais, genre, hey, ça va être terrible, qu'est-ce que tu vas vivre ? Oui, c'est pas le fun, parce que justement tu le fuis, puis tu as envie de fuir en ce moment parce que c'est plus le fun dans le court terme. de, oui, d'aller, je sais pas moi, faire n'importe quoi d'autre que de le faire, OK ? C'est sûr que c'est plus le fun, OK ? Ça, c'est sûr et certain. Mais si t'es quelqu'un qui a envie de vivre vieux, qui a envie de vivre, tu sais, le bonheur, ou tu sais, qui a envie d'être dans son élément, puis justement d'être en amour avec sa vie, puis avec soi, bien, il faut que tu le fasses.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis il faut que tu plonges à l'intérieur. Il faut que tu le réalises. Sois honnête avec toi. Justement, qu'est-ce que j'en vis, moi, maintenant ? Oui, ce n'est pas vrai que tout est tout le temps beau, puis tout, puis etc. C'est la même affaire. Moi, je vais avoir une Lamborghini. La Lamborghini va faire ta paye, la Lamborghini. Est-ce que je suis prête à faire les steps pour aller chercher ça ? C'est la même chose pour toi. J'ai envie d'être... d'être désencombré, etc., soit on est avec toi en ce moment. Ce n'est pas ça. Mais les étapes vont faire en sorte qu'effectivement, tu vas y arriver. C'est là où je trouve que c'est quand même important. Écoute, ça se fait. C'est magnifique aussi. Pendant ce temps-là, tu peux avoir vécu beaucoup de choses. C'est là aussi de connecter avec quelqu'un qui va t'accompagner là-dedans. Comme toi, on t'accompagne pour... Puis moi, j'accompagne pour l'intérieur. Mais justement, d'aller vers quelqu'un que tu vas sentir son soutien. pendant ce chemin-là. Il y a des outils aussi. J'ai écrit des livres, justement, si tu es plus autodidacte, etc. J'ai écrit un journal pour des passages comme ça. Qu'est-ce qui est le fun ? C'est que, justement, pendant ça, tu vas trouver de l'espace, mais tu vas trouver aussi des joyaux que tu avais à l'intérieur de toi. Là, ça ne deviendra plus un encombrement extérieur, puis même un repli de soi. Je me sens... poignée par en dedans, ça va être je prends de l'expansion par en dedans pis il y a vraiment, tu sais, tu te sens vraiment être plus en lumière, tu le sens qu'il y a de quoi qui se dégage pis t'as de l'espace pour être, il y a de l'espace pour être soi pis d'aimer qui est-ce que tu es, pis d'aimer ce que tu fais pis etc, t'es plus dans le j'ai les yeux fermés, j'ai les pis Merci. Tu sais que, justement, il y a de l'ouverture qui se crée.

  • Speaker #1

    Exact. Oui, c'est vraiment intéressant parce que ça nous permet, en effet, de rayonner. Puis c'est drôle parce que quand tu dis, justement, souvent les personnes que j'ai accompagnées dans le désencombrement, quand on commence, on voit qu'il y a comme, tu sais, les épaules lourdes qui sont comme en avant la colonne, tu sais, comme on s'écrase, on est comme petit et tout. Puis tout d'un coup, on dirait qu'elles relèvent, elles remontent leurs épaules, elles se reculent, elles ouvrent la cage thoracique. Il y a comme quelque chose qui se passe aussi à ce niveau de changement. de créer cet espace-là. C'est ça qui est vraiment le fun quand tu le dis, parce que c'est l'intérieur et l'extérieur. Quand on prend l'expansion à l'intérieur, justement, on est capable de la faire rayonner au-delà de nous. Ça finit par sortir et ça va à l'extérieur aussi. Le côté de plonger, parce que ça aussi, je le répète constamment aux personnes, à un moment donné, c'est comme prêt, pas prêt, vas-y. Il faut plonger là-dedans, il faut y aller pour pouvoir aller changer les affaires. Comme tu dis, la conscience, c'est bien beau de l'avoir dans notre tête, mais si on reste au niveau juste mental, il ne se passe rien. La magie ne va pas apparaître, ça ne va pas créer le changement. Pour créer le changement, il faut de l'action. Il faut aller plus bas et après ça, il faut le concrétiser dans le matériel ou dans le réel autour de nous, dans les actions qu'on fait dans le quotidien. Parce qu'on peut bien dire, oui, je ne veux plus faire telle affaire ou tel pattern qu'on répète, qu'on répète, qu'on répète, qu'on fait des fois pas dans une intention mauvaise, des fois, mais... qui peut quand même blesser ou qui peut quand même être mauvaise pour nous, mais que finalement, à un moment donné, il faut prendre action. On ne peut pas juste dire « Ah, mais c'est comme ça, j'ai toujours été de même » ou dire « Faut pas de même » . C'est comme non, justement, on regarde puis on peut changer. Puis c'est ça que moi, je trouve aussi le fun de voir, parce que moi, je l'ai fait de l'hypnose pour moi. J'ai été voir des hypnothérapeutes, puis je me dis « Aïe aïe, c'est fou, comme des fois, on peut penser qu'on est fait de même puis qu'on ne peut pas changer tout. » Mais en fait, on peut tout changer. Tout, absolument tout peut être changé. et on a tout en nous. C'est ça qui est magnifique aussi. Des personnes comme toi et moi, on accompagne, mais on est comme des vecteurs, on est comme des catalyseurs qui permettent aux gens de se dire, OK, mais on fait juste réveiller les choses qui sont en dedans des gens déjà. On a tout en nous déjà.

  • Speaker #0

    Voilà. On a tout en nous. On a même les outils déjà qui sont là, sont juste encombrés de plein d'autres patentes par-dessus qu'il faut aller chercher, c'est tout. C'est vraiment ça. Puis tu sais... C'est exactement ça. L'image, elle est parfaite, tu sais. Puis quand tu nommes que, bon, mettons, je l'ai dans le conscient, etc., puis tu sais, dans l'action, OK, je vais le mettre en image pour ceux qui écoutent et qui ne nous voient pas, c'est le cerveau en haut. Puis dans l'action, c'est les orteils, c'est les pieds. Donc, tu vois-tu tout l'espace que tu dois créer pour te rendre jusqu'à l'action ? Mais pour y aller, il faut aller justement à la rencontre, à la... connaissance de ce qui se passe à l'intérieur pour que ça soit une automatisation de marcher. Parce que ça l'est déjà. Mais est-ce que tu continues d'aller dans le chemin que tu es habituée ? Ou justement, tu t'en vas créer un chemin nouveau ?

  • Speaker #1

    Ah, mais j'adore la ligne que tu traces dans le fond, de la tête jusqu'aux orteils, puis que c'est toutes ces étapes-là qu'il faut passer, parce que si on reste juste dans le mental, en effet, on ne peut pas bouger nos pieds. Si on descend cette ligne le long de la colonne, et qu'on passe par tous les trucs, de passer par le cœur, par le ventre aussi, parce que c'est là où ça se passe aussi, dans notre instinct, notre intuition, et que ça descende jusqu'après ça, l'action. J'adore cette ligne-là, qui est comme vraiment un fil conducteur. Il faut rentrer là, il faut aller suivre cette ligne, pour aller jusqu'après aux orteils, qui va nous permettre de faire l'action, de faire le premier pas, qui va nous amener dans la nouvelle direction. Oui. Belle image ! Belle image ! Oh my God ! Donc, Sophie, tu nous parlais aussi éventuellement d'un petit document, quelque chose que tu voulais partager pour aider les gens à pouvoir peut-être plus figurer. Puis ça, je sais que des fois, ça a l'air très abstrait, puis les gens veulent tout le temps du concret de comment pouvoir faire les choses, mais je pense que la communication, comme tu le disais, c'est la première étape et tout. Donc, je ne sais pas comment tu voyais ça, ce petit affaire que tu voulais pour aider les gens.

  • Speaker #0

    En fait, c'est un petit PDF qui est créé, mais là, avec l'image que je viens de nommer, je vais la mettre en image tout de suite à côté aussi pour vraiment faire le chemin. Donc, c'est différentes questions à se poser justement pour plonger à l'intérieur de soi et que ça devienne un automatisme par le pied, finalement, par les pas à faire par la suite. Donc, je vais te le partager. Je vais l'avoir aussi sur ma page à moi. Donc, on... c'est ça, j'adore faire des, je l'ai dit j'ai eu une garderie, donc moi des programmes éducatifs, c'est comme, ouais, let's go pis tu sais, c'est ça c'est simple, en fait c'est simple c'est hyper simple, mais on pense tout le temps que c'est compliqué, mais quand on le ramène dans le simple, c'est comme,

  • Speaker #1

    c'est magnifique, pis c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est là où la magie va passer la vie c'est ça que je trouve super parce que

  • Speaker #1

    Encore une fois, ça nous ramène, puis c'est pour ça que tous mes invités dans le podcast, c'est toujours, j'adore cette ligne directrice qui est toujours la simplicité, de revenir aux affaires de base, simples, ça n'a pas besoin d'être complexe, on cherche souvent, parce que même souvent pour notre bien-être, on va chercher toutes les affaires hyper complexes, alors que, tu sais, on n'a pas besoin d'aller à l'extérieur de chez nous, de, tu sais, tout ça, il y a plein de choses qu'on peut faire déjà par nous-mêmes, puis que ça peut être dans notre lit couché, bien relax, puis que, tu sais, qui peut déjà nous aider, puis que c'est ça, oui, après, moi, je recommande tout le temps, tu sais, C'est pour ça que nous, et toi, et moi, on existe. On est des coachs, on accompagne les gens. Donc, des fois, oui, d'avoir une aide extérieure quand on n'est pas capable de le faire soi-même. Mais moi, je me souviens qu'à chaque fois que je suis allée voir des coachs, c'est parce que ça me donne la ligne directrice, ça me donne les outils, ça me donne la confiance aussi de me dire « OK, je fais la bonne affaire, je suis sur la bonne traque. » C'est comme, tu sais, je sais que c'est quelqu'un qui est professionnel là-dedans. Donc, il y a un côté rassurant, ça aussi. Mais après ça, en effet... La question, c'est même si on est accompagné et tout, si on ne fait pas les actions, si on ne fait pas les recommandations qu'on nous propose, il n'y a rien qui va changer de nouveau. Donc, c'est comme, encore une fois, ce n'est pas juste d'avoir connaissance. Après ça, c'est de plonger dedans, de se mettre en action, puis de commencer à bouger les affaires. Puis, tu sais, ce discours intérieur, je trouve que c'est vraiment super le fun. Donc, merci. On pourrait en parler pendant des heures, je pense, toi et moi. Mais c'est ça, on va devoir aussi se quitter. Merci infiniment de ce que tu as apporté. Je trouve ça super le fun de voir que justement, en auto-hypnose, en se parlant soi-même, en comiquant avec nous, en étant honnête avec nous-mêmes et tout ça, qu'on ait en conscience qu'on a tout en nous, eh bien, on peut créer du changement vraiment. Puis c'est d'aller à la source. Puis que ce ménage extérieur, mais il se fait à l'intérieur aussi et vice-versa. Donc, vraiment. Merci, ma chère.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup, encore une fois. Ça fait un énorme plaisir.

  • Speaker #1

    Comme toujours, on adore se jaser. J'espère que vous autres aussi qui nous écoutez, ça vous aura donné des pistes de solutions. Vous montrer que justement, c'est simple, ce n'est pas très compliqué. On va toujours chercher souvent des solutions beaucoup trop complexes. Mais commencez déjà à changer votre discours intérieur. Puis là, les quatre questions qu'on va pouvoir se poser aussi, puis de voir s'aligner avec soi. Donc, de plonger en dedans de vous pour aller confronter ces petites problématiques-là. Parce que souvent, on les voit plus grosses qu'elles ne le sont. Puis finalement, quand on les règle, on se dit, bien voyons donc, j'aurais donc dû le faire avant. Je me serais évité pas mal de troubles et de souffrances. Mais ce n'est pas grave. Il n'est jamais trop tard, par exemple, pour changer et je m'en prends un nouveau chemin. Merci infiniment, Sophie. Vous allez avoir les coordonnées de Sophie aussi si jamais vous voulez la contacter ou aller plus loin avec ça ou aller voir tout ce qu'elle fait. Un gros merci d'avoir été avec moi aujourd'hui et on se dit à la prochaine.

  • Speaker #0

    À bientôt.

Description

Dans nos maisons comme dans nos têtes, il y a parfois trop de tout. Trop de pensées, trop d’objets, trop de « il faut ».


Dans cet épisode, Marie-So reçoit Sophie Roy, hypnologue, coach et autrice engagée, pour parler de ce désencombrement invisible : celui du monde intérieur.


Elles explorent ensemble ces automatismes qu’on répète sans s’en rendre compte, l’anxiété qui s’installe, la peur de manquer, la difficulté à ralentir.


Et surtout, comment réapprendre à s’écouter, à se comprendre et à s’aimer sans condition.


Un échange vrai, vibrant, qui ramène à l’essentiel : se choisir, respirer, et faire de la place en soi pour mieux habiter sa vie.


Téléchargez l'exploration sensorielle


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Allô tout le monde, je suis bien heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour cette nouvelle saison du podcast Minimaliste. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Sophie Roy-Perron, qui est mon invitée. C'est une voix qui est douce et puissante à la fois, qui guide avec amour les adultes et les enfants vers une meilleure compréhension d'eux-mêmes. Elle est hypnologue, coach et auteur vraiment engagée. Elle croit profondément que... tout part de soi et que chaque passage de vie mérite d'être accueilli avec conscience, douceur et courage.

  • Speaker #1

    Donc j'ai bien hâte de vous la présenter et de vous présenter notre belle Josette.

  • Speaker #0

    Alors, bienvenue à tous et bienvenue à toi, Sophie, dans le podcast Minimaliste. Je suis bien, bien, bien contente de te recevoir aujourd'hui pour qu'on parle de désencombrement. Donc, c'est toujours le sujet principal et cette vocation que j'ai d'amener le minimalisme dans toutes les sphères de la vie. Et toi, eh bien, tu aides les gens aussi à se désencombrer, mais d'une autre manière que moi, mais en fait, qui est totalement complémentaire.

  • Speaker #2

    Oui, totalement complémentaire. C'est l'encombrement intérieur, mettons. de mon côté, puis qui va vers l'extérieur. Donc, toi, c'est de l'extérieur vers l'intérieur. Puis, écoute, j'ai déjà des frissons, donc ça va être un beau moment qu'on va passer ensemble. Je sais déjà... Merci beaucoup pour l'invitation. Ça fait longtemps qu'on en parle. Puis là, c'est fait aujourd'hui. Exact.

  • Speaker #0

    Bien contente, justement, parce qu'on s'est rencontrées De manière par hasard, dans un réseautage, puis on avait eu comme un petit coup de cœur, puis ça n'a jamais donné qu'on se recroise depuis, mais ça faisait longtemps que je me disais « Ah, il faut qu'on fasse de quoi ensemble et tout » . C'était vraiment le petit coup de cœur qu'on avait, puis cette même vision des choses. Donc toi, tu aides justement les gens à désencombrer leur intérieur, puis je trouve ça super intéressant parce que justement, moi en effet, je le fais avec les gens physiquement à l'extérieur, mais... Clairement, j'ai tout le temps, l'encombrement, c'est un symptôme de ce qui se passe en dedans de nous. Donc, tu sais, c'est ça. Il y a souvent des blocages, des ancrages, tu sais, tout. Donc, tu sais, dis-nous un peu, toi, comment tu vois ça, ces blocages intérieurs, puis tout ce désencombrement qu'on fait aussi par en dedans.

  • Speaker #2

    Oui, bien, en fait, je te dirais que moi, ça part vraiment de loin de ma passion pour l'humain comme ça, tu sais. Bon, je vais dire ça comme ça. C'est comme si je lis l'invisible, donc je vais te regarder, puis je vais faire « Ah, tu sais, il y a tel, tel, tel, tel. » Puis, veux, veux pas, lorsque tu fais juste commencer à respirer, mettons, tu vas voir qu'il peut y avoir des petites boules à l'intérieur, puis moi, c'est ceux-là qui m'intéressent. C'est ceux-là qui m'intéressent à aller voir c'est quoi qui se cache derrière. Tu sais, c'est comme, justement, tu es dans un appartement, tu es dans une maison. Pourquoi ton comptoir est tout le temps... temps plein et tout ça, ben, OK, pourquoi est-ce qu'ici, c'est plein ? C'est quoi qui se cache là ? Ah, j'avais de la difficulté à parler quand, justement, j'étais enfant. C'est vraiment, c'est tout ça, un lien qui est hyper important à aller voir, parce qu'on s'entend, on a besoin d'être bien avec nous-mêmes. On n'a pas nécessairement appris non plus, hein ? Non ! On a pas appris les vraies choses ! On n'a pas appris ! appris à genre, ok, prends le temps en ce moment d'aller voir ce qui se cache en dedans, pis tu sais, est-ce que tu respires bien, est-ce que tu vas bien, est-ce que non, on n'a pas appris ça, on a appris à go, go, go, métro, boulot, de dos, et let's go, on embarque, pis on embarque dans la roue, pis en fait, qu'est-ce qu'il fait aussi, c'est que on va se mettre à en rajouter. Pour être sûr de pas aller voir ce qui se passe, on va en rajouter.

  • Speaker #0

    J'adore, j'adore ! Parce qu'on voit les mêmes choses, en fait, parce que c'est vrai, au lieu d'enlever dans nos vies, le premier réflexe qu'on a constamment, c'est de rajouter des choses.

  • Speaker #2

    Ouais, ouais, au cas où, ou bien sinon, tu sais, même le genre « Ah, je suis pas certaine si j'en ai, tu sais, si j'en ai, je vais en racheter » , tu sais, mais c'est la même chose pour à l'intérieur, tu sais. « J'ai pas assez vécu de tristesse, je vais faire de quoi en plus pour en rajouter. » Non, mais va voir le pourquoi. C'est comme dans nos relations. « Je vis tout le temps le même genre de relation. » Pourquoi est-ce qu'on vit tout le temps le même genre de relation ? Je sais pas pourquoi j'ai été là. On connaît ça, nous.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai, ces pantoufles qu'on remet tout le temps, ces patterns qu'on recrée, puis que des fois même on comprend, on a des choses qu'on sait, puis qu'on comprend, mais qu'on répète pareil. Donc c'est comme tout le temps, pourquoi est-ce que c'est encore là, puis tout, puis je pense que c'est là où il faut aller creuser un petit peu plus, en effet, en dedans. Quand tu dis qu'on en rajoute, puis en fait, tout ça c'est parce qu'on essaie encore une fois d'être dans la fuite. On ne veut pas voir les affaires, donc c'est pareil dans l'environnement physique, on ne sait pas quoi faire, donc on rajoute des choses parce que c'est rassurant, parce que ça nous fait notre espèce de petite carapace qui nous protège. Mais dans le fond, tu sais, ça nous protège de quoi, tu sais, en fait ? Puis au contraire, des fois, au lieu de nous protéger, ça finit par nous empêcher d'avancer, puis c'est plus la même chose. Puis je pense qu'à l'en-dedans, c'est beaucoup ça aussi.

  • Speaker #2

    Oui, mais tu sais, tu viens de nommer une clé vraiment très importante, tu sais, c'était... C'est parce qu'à un certain moment donné dans ta vie, puis c'est surtout dans l'enfance, on le sait que c'est dans le 0-8 ans que tout se joue, puis tout inconsciemment, c'est à ce moment-là, et même le 0-9 mois, parce qu'intra-utérin aussi, on peut avoir, tu sais, il peut savoir passer des choses et tout ça, puis à un certain moment donné, c'était rassurant d'avoir ça. C'était rassurant d'avoir ces éléments-là. Tu sais, moi, je vais parler un peu de moi, parce que justement, tu sais, on avait parlé. « Oh oui, là, je déménage, puis tout ça. » Puis là, j'étais comme « Ah, c'est cool, je me désencompte de tout, je vends tout. » Puis là, moi, je repars à zéro, puis tout ça. Puis là, j'arrive pas capable de me débarrasser de mes livres. Incapable de me débarrasser de mes livres. J'étais « Voyons donc, c'est bien bizarre, ça, mes livres. » Mais c'est parce que j'étais vraiment beaucoup de boîte de livres. C'est comme si c'était juste un, deux, trois. Parce qu'à un certain moment donné, justement, surtout dans mon enfance, pour moi, lire, c'était rassurant. Je me sentais dans une sécurité et tout ça. Mais ça, il faut que tu ailles voir le pourquoi qui se cache derrière. ok, mais lorsque j'étais enfant c'était rassurant, pourquoi ? ah parce que c'était le chaos à l'extérieur parce que c'était, tu sais, il y avait de la chicane il y avait du Il y avait de l'abus, il y avait toutes ces affaires-là. Qu'est-ce qui fait en sorte que maintenant, même si c'est, on s'entend, c'est 30 ans plus tard, puis tu as encore besoin de ces livres-là, mais pourtant, tu n'as plus besoin de cette sécurité-là, tu es capable, mais c'est encore le rôle de l'enfant, de la sécurité qui a été associée ensemble. Puis lorsqu'on plonge dans le monde de l'inconscient, puis lorsqu'on plonge dans le monde intérieur de la personne, c'est parce qu'à un certain moment donné, il y a eu un attachement avec quelque chose. Le regard adulte, voyons, ça n'a pas de bon sens, mais inconsciemment, lui, la seule chose qu'il veut, c'est de te garder en sécurité. Qu'est-ce qu'il va faire ? C'est que ça va continuer à jouer en boucle, cette chose-là. « Hey, tu es déjà en sécurité, parfait, je n'ai plus besoin de m'occuper de ça, je vais m'occuper d'autre chose. » C'est ça l'inconscient. Ça gère 95 % de ton quotidien. Qu'est-ce qu'il y a de besoin ? C'est de créer des automatisations parce que sinon, what a shot ? Le cerveau, qu'est-ce qu'il va faire ? Le niveau d'énergie, le « ah » . Il a besoin de créer des automatisations. Puis ça, à un certain moment donné, c'était sécuritaire, donc parfait, je n'ai plus besoin de m'en occuper, on s'en va ailleurs. Mais c'est pour ça qu'à un certain moment donné, quand il y a de l'accumulation, quand il y a des choses qui sont à l'extérieur, qu'on s'en rend compte, c'est plus facile de s'en rendre compte de l'extérieur que de l'intérieur parce que c'est comme ça qu'on a appris. Donc, de faire le pas de recul, de voir en dedans, OK, mais c'est quoi qui se passe ? C'est quoi l'automatisation qui avait été faite, qui a besoin en ce moment d'être changée ? Oui, oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Oui, parce que c'est vrai, l'automatisation, on le fait vraiment constamment. Je veux dire, apprendre à conduire, on conduit, puis on ne réfléchit même plus après quand on conduit, puis qu'on change nos vitesses et tout. Ça devient vraiment un réflexe parce qu'on le fait de manière totalement inconsciente. Puis c'est fou quand on pense que 95 % de nos actions sont faites inconsciemment. On est sur le mode pilote automatique, c'est ça, on fait les choses sans même vraiment s'en rendre compte. Puis c'est là, en fait, où je pense qu'il y a la clé aussi, c'est de... ramener ça dans le conscient, de le ramener en avant-plan, puis de faire se dire « wow, ok, c'est là qu'on va chercher dans le fond, puis qu'on le remet comme... on devient un peu spectateur de ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur, puis de se dire « bon, bien ok, là, qu'est-ce que je peux faire, puis comment je peux prendre action pour changer les choses ? »

  • Speaker #2

    Oui, en effet. Puis moi, j'adore faire ça. C'est comme rendu un petit plaisir d'arriver, puis le soir, de faire comme « ok, bon, qu'est-ce qui se passe en dedans ? » justement de faire le rangement de la journée. Ah, j'ai encore un petit stress de ci, j'ai encore de... Puis c'est normal d'avoir du stress, c'est normal d'avoir des émotions, c'est normal d'avoir tout ça, tu sais. Tout ça est clairement normal. C'est ton corps, justement, qui s'exprime. que toi, tu n'avais pas nécessairement fait sur le moment présent parce que, justement, tu embarques dans le train-train et tu t'en vas par automatisation et tout ça, mais d'arriver et de faire le ménage intérieur et de se rendre de plus en plus loin. Tantôt, je parlais de la respiration. Quand tu arrives et que tu respires, quand tu vois que ça reste bloqué, tu vas voir que le ménage, il en reste long à faire pour se rendre jusqu'à la grosse orteille. Donc, c'est important. d'aller voir petit peu par petit peu et de ne pas se dire qu'il faut que je le fasse tout d'un bout parce que déjà de faire tout d'un bout, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que ton corps va tomber en mode réaction et il va vouloir se protéger. Donc, il va créer la camapace, il va refermer tout et c'est comme à recommencer plus tard. Puis là, même les mécanismes de « non, t'en as pas besoin finalement. Ah, ben non, t'as pas besoin de faire ça. » Donc là, l'accumulation va continuer. Mais par exemple,

  • Speaker #0

    Oui. Oui, parce qu'à un moment donné, justement, notre corps, il a besoin d'un temps d'intégration. Puis ça, vraiment, je trouve ça intéressant que tu le dises aussi, parce que souvent, les gens veulent changer rapidement. On voudrait que ça se fasse comme ça, dans un claquement de doigts, puis que tout change, puis que ce soit fait avant même qu'on ait fait tout le travail. Oui, c'est ça. Parce qu'on ne veut pas non plus, on veut éviter. Mais en fait, je pense que c'est aussi de la protection. On veut éviter la souffrance, on veut éviter d'être mal, mais tu sais, des fois, ça prend de passer par là aussi pour régler les choses, parce que ce qui émerge... Quand on travaille en dedans, c'est pas toujours le fun. C'est pas toujours des affaires intéressantes. Le but, c'est de faire ce ménage-là.

  • Speaker #2

    Oui. On va se dire les vraies affaires. D'arriver et de passer. Moi, j'appelle ça un passage. Donc, justement, c'est des pas que tu es en train de faire pour accumuler de la sagesse, au lieu justement d'accumuler de l'extérieur ou accumuler de la souffrance. Non, justement. C'est drôle parce que tantôt, j'étais justement en train de faire un autre petit vidéo, puis je disais, tu sais, tu as le choix. Soit tu continues de fuir, puis là, tu vas ramasser des vidanges à la place, mettons, ou soit que tu passes à l'intérieur d'eux et tu cumules des joyaux, parce que c'est clairement des outils, c'est clairement ta richesse intérieure que tu t'en vas chercher lorsque, justement, tu t'en vas créer l'espace à l'intérieur de toi, tu t'en vas vraiment à la... connaissance de toi aussi pendant ce moment-là, tu sais. Puis ça, c'est génial. Tu sais, je vais le projeter maintenant à l'extérieur, mais lorsque tu crées l'espace, tu vois la richesse de finalement tout l'espace que tu pouvais avoir, puis toute la grandeur de l'espace que tu avais. Tu sais, t'habites maintenant dans Luna, qui est comme... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

  • Speaker #3

    C'est quand même grande,

  • Speaker #2

    mais quand même petite. Oui, c'est ça. Justement, c'est pas encombré, c'est épuré, c'est magnifique, c'est de l'espace, etc. C'est pareil pour ton espace intérieur. Tu vas t'en rendre compte que finalement, il est hyper vaste, qu'il y a de l'espace pour bouger, qu'il y a de l'espace pour vivre. Puis là, après ça, tu peux le nourrir par ce que tu aimes. Parce qu'avant, s'il n'y a pas d'espace pour... Pour justement créer qu'est-ce que tu aimes, que tu comptes tes besoins, tu vas continuer de genre d'empiler, tu vas être pogné, même ton corps va être en réaction, tu vas t'enrober, tu vas foutre le corps. Là, les symptômes embarquent aussi, ton corps parle, est-ce que tu es en train de l'écouter, c'est tout ça qui rentre en ligne de compte.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est fou parce qu'en effet, notre corps et tout, il accumule tout ça aussi, notre esprit, notre cœur, notre corps. C'est en effet de l'accumulation aussi, c'est de la saturation. J'adore quand tu dis de créer de l'espace, puis que cet espace-là, il est en dedans de nous. Mais souvent aussi, il fait peur, parce qu'il n'est pas rassurant au début, parce que créer de l'espace, oups, on se sent comme inconfortable là-dedans. Autant que quand c'est à l'extérieur, que quand c'est à l'intérieur aussi. Parce que là, c'est comme toutes les possibles, mais en fait, toutes les possibles, c'est aussi plein d'options, puis plein de choix à faire. Puis qu'on a après cette insécurité de faire les bons ou les mauvais choix.

  • Speaker #2

    tu viens de dire les bons, les mauvais choix puis en même temps Est-ce que je le sais, c'est quoi les bons et les mauvais choix pour moi ? Parce que, est-ce que je sais c'est quoi mes besoins ? Est-ce que je sais c'est quoi mes valeurs ? Est-ce que je sais c'est quoi... Hey, on l'apprend nulle part.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #2

    Sincèrement, pour que tu arrives à comprendre ça, que ça existe premièrement, tu n'as pas le choix de frapper un mur à un moment donné. Oui. Parce que ça ne t'a pas montré ça à nulle part avant.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #2

    Donc, si tu n'as pas... Puis, est-ce qu'on est obligé, justement, de frapper un mur pour savoir c'est quoi ?

  • Speaker #0

    On n'a pas le goût, hein ? On n'a pas le goût, mais c'est vrai. Je trouve que c'est le fun que tu en parles parce qu'on dirait que c'est comme un passage obligatoire. Puis, tu sais, on essaie à tout prix de l'éviter, de se frapper le mur. pis qu'on se dit mais j'ai comme l'impression pis tu vas me dire si je suis dans le champ ou pas mais C'est un passage obligatoire, se frapper le mur, c'est là où tout d'un coup on prend le temps justement de s'arrêter et de ne pas être tout le temps dans la face de tout ça et de prendre le moment de recul. Parce que moi je sais, je l'ai vécu dans un burn-out aussi et c'est là où j'ai fait « attends un peu, comment ça je suis rendu là, qu'est-ce qui se passe et tout » parce qu'on dirait que quand on est dans le tourbillon, on n'arrive pas à prendre ce pas de recul, on est tellement comme aspiré là-dedans. Puis c'est difficile aussi de se détacher de tout ce que justement on nous prône à l'extérieur et qu'on nous dit mais qui n'est pas présent ou qui n'est pas là.

  • Speaker #2

    C'est vraiment intéressant qu'est-ce que tu nommes, parce que c'est exactement les choix qu'on a à faire sont basés sur qu'est-ce qu'on a appris. Mais on a appris quoi ? On a appris à non, non, vis pas ce que tu es en train de vivre. Non, non, continue. Qu'est-ce que j'ai remarqué aussi dans le day-to-day ? Je me suis spécialisée dans l'anxiété, je me suis spécialisée dans les traumatismes et tout ça. Même dans le réseau scolaire, qu'est-ce que j'entendais ? Quand l'enfant fait de l'anxiété, apprends-y à aller quand même à l'école. Apprends-y à passer, à ne pas nécessairement écouter ça, mais de passer. Ce n'était pas les mots exacts, mais c'était clairement ça. Je vais t'apprendre à comment jouer avec ton anxiété. C'est genre, mon enfant est anxieuse, puis c'est pas grave, il faut qu'elle continue à aller à l'école.

  • Speaker #0

    Oui, peut-être pas au travail. Oui, oui,

  • Speaker #2

    c'est la même affaire au travail. Puis à un moment donné, le burn-out arrive, puis tout ça. Puis ce qui est normal, ton corps a besoin d'un break. Ton corps, il t'envoie le signal qu'il y a de quoi qui vibre trop fort par en-dedans, qu'il faut s'en occuper. Mais justement, moi... sincèrement, j'ai la conviction que je suis certaine que si on éduque tôt l'enfant à savoir ce qui se passe à l'intérieur et de l'écouter puis nous, en tant qu'adultes, d'arriver puis d'écouter ce qui se passe, pas pour lui mettre des mots dans la bouche, mais bien de, toi, qu'est-ce qui se passe pour toi, puis mets-le en image parce que l'inconscient, de toute façon, lui, il adore les images, c'est le même qui comprend, tu sais. Donc, c'est pour ça l'encombrement extérieur, parce que voici l'image de ce qui se passe en dedans.

  • Speaker #0

    Exact, exact. Donc,

  • Speaker #2

    si on accueille l'enfant et qu'on lui montre quoi faire avec, l'éducation va être complètement différente, puis on n'aura pas besoin de se ramasser, avoir le visage étampé dans une vitre en disant, « Ok, là, regarde-toi comme il faut, ou regarde vraiment ce qui se passe en dedans. » Je ne pense pas qu'on a à se rendre jusque-là. C'est justement s'être éduqué d'une autre façon.

  • Speaker #0

    Oui, oui. Donc, c'est ça. Mais c'est vrai que nous, on n'a pas eu cette éducation-là. Donc, on se retrouve à devoir frapper le mur pour changer notre pattern parce qu'on a toujours été là-dedans et qu'on n'a pas rien connu d'autre. Puis qu'à un moment donné, justement, c'est la vie, soit la vie ou soit justement notre corps et tout ça qui craque parce qu'on est tellement plus alignés qu'à un moment donné, il y a une dissonance qui est tellement forte que justement, ça ne peut pas continuer comme ça. Puis là, on frappe le mur. Mais je pense que tu as raison. l'éducation, c'est vraiment la différence. Je le dis aussi souvent à mes clientes, c'est comme quand on demande à un enfant d'aller ranger sa chambre. On lui dit « va ranger ta chambre » , puis on ne lui demande pas c'est quoi qu'on attend de lui, puis qu'est-ce qu'il fait l'enfant, mais il va tout mettre dans le fond du garde-robe ou sous le lit, parce que pour lui, ranger, c'est qu'on ne voit plus les affaires. C'est un petit peu la même chose que tu dis par rapport à ce qu'on vit, comme nos émotions, nos affaires dans le même, ou avec l'anxiété, comme disait l'enfant, de dire « pas grave, cache ça dans le fond du truc, mets ça sous le tapis, vas-y pareil, et puis c'est pas grave, on le voit plus, on en parle plus. Ça va être correct, mais ce n'est pas le fait d'être dans le déni et de le cacher de même qui fait qu'on va s'en sortir. Au contraire, c'est des bombes à retardement parce qu'on pousse tout dans le garde-robe ou sous le lit, mais à un moment donné, ça déborde, ça ressort, on ouvre le garde-robe et tout nous tombe dessus. Finalement, ça ne marche pas. Je pense que c'est vraiment la même chose. Le parallèle est tellement incroyable parce qu'en effet, ce qui est à l'extérieur de nous reflète ce qu'on est à l'intérieur. Vice-versa, je pense que les deux se parlent énormément. Oui, c'est bien de régler l'extérieur, mais si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème. Puis la même chose, si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème à l'extérieur aussi. Donc, on va tout le temps, c'est comme vraiment une espèce de synergie qui doit se parler. Mais c'est ça, mais c'est comme difficile. Puis tu sais, quand tu parles justement que tu es spécialisé dans l'anxiété, moi, je trouve ça super intéressant parce que je pense que les traits anxieux dans les problématiques d'encombrement sont souvent très, très, très présentes. C'est hallucinant comme je le vois. tout le temps là, donc l'insécurité, puis qu'elle se concrétise par avoir plein de matériel autour de nous parce qu'il y a un côté sécurisant. Je ne sais pas toi, justement, qui es tellement dans ce milieu-là, comment on peut, parce que les gens souvent me demandent, mais comment je peux contrer, parce que le but, c'est quand même d'aller au-delà de ça, ce n'est pas de l'enfouir, de se dire, non, je ne suis pas anxieux, puis ce n'est pas grave, ou je vais mal, puis je n'y vais pas rien, mais comment on peut apprendre à justement canaliser ou comprendre notre anxiété, puis comment est-ce qu'on peut l'apaiser ?

  • Speaker #2

    Bien, sincèrement, ça va me faire plaisir d'aller à cet endroit-là. Tu sais, tu viens de parler d'une façon que je veux rebondir sur. C'est une communication. C'est une communication interne qu'on doit avoir. Puis même envers l'enfant de « oui, je veux que tu ailles faire ta chambre, mais voici c'est quoi » . Donc, de peaufiner notre communication, finalement. Puis c'est la même chose avec l'anxiété. Premièrement. Ce n'est pas « je suis anxieuse » , c'est « j'ai une partie de moi en ce moment qui est anxieuse » . Déjà là, on vient dissocier un gros lot d'informations, tu sais, parce que ce n'est pas tout mon « moi » qui est anxieuse, c'est « j'ai une partie qui prend vraiment beaucoup de place en ce moment, mais que j'ai envie d'écouter » , tu sais. Donc, c'est là que la communication embarque. Qu'est-ce qui se passe en ce moment qui fait que « hello, anxiété » , elle veut prendre de la place. J'aime beaucoup le film Émotion. Sincèrement, tu le vois, colère, elle existe et c'est super qu'elle existe. Oui,

  • Speaker #3

    on en a besoin.

  • Speaker #2

    Voilà, on en a besoin. Sincèrement, c'est la seule émotion qui prend vraiment soin de toi. C'est la seule que si elle arrive, ça veut dire que c'est terminé. Parce qu'avant ça, tu n'as pas été capable de dire non. Tu n'as pas été capable de mettre justement de faire des choix et blabla, elle n'arrive pas. C'est fini.

  • Speaker #0

    Elle explose, puis elle fait comme là, c'est le point de rupture. C'est le point de non-retour. Ça doit arrêter. Mais c'est vrai, c'est un signal, dans le fond.

  • Speaker #2

    Mais oui, ils sont tous des signals. L'anxiété est un signal aussi. Parfait, alors je vais aller t'écouter. Je vais aller en communication avec toi. L'affaire, par contre, qu'il faut se dire, c'est lorsqu'on tombe avec Merci. Madame Anxiété ou Monsieur Anxiété, peu importe, quand on tombe avec elle, là, le cerveau fonctionne différemment. Donc là, le cerveau fonctionne en rapidité. En fait, là, on tombe dans le reptilien où est-ce que c'est comme si on se faisait courir après par un mammouth. Donc là, t'as pas le temps de faire stop mammouth, je veux pas te voir ici, etc. Parce que c'est genre, let's go, je pars à la course, je suis en mode survie. Donc, c'est là où est-ce qu'on doit faire le pas de recul, puis de faire comme, OK, en ce moment, voici la partie qui a envie de parler. Mais est-ce que j'ai un mammouth en ce moment ? Non. Donc, la communication tombe là. D'arriver, puis de rassurer cette partie-là, que, OK, il y en a tout plein d'autres qui peuvent venir au service de l'anxiété qui est là. Puis après ça, c'est... justement, qu'est-ce qui se passe derrière ? C'est quoi qui se cache derrière ça ? J'ai besoin de sécurité. Pourquoi tu as besoin de sécurité en ce moment ? Pourquoi est-ce que d'avoir autant de choses comme ça ou d'en racheter encore pour combler un vide ou pour combler quelque chose, qu'est-ce qui s'en va se faire combler là à cause de la sécurité ? Puis c'est pareil pour quelqu'un qui va manger beaucoup plus à cause qu'il est anxieux. ou qui va boire davantage. En fait, ça peut être de n'importe quelle façon que tu vas combler, finalement, ce besoin-là. Puis ton besoin de sécurité, il est vital. Oui. Donc, c'est à la base de la pyramide de Maslow. Donc, qu'est-ce qui est là ? Donc, c'est de la communication à faire entre chacune de ces sphères-là.

  • Speaker #0

    Oui. Puis entre les parties de nous aussi qui parlent, parce que j'adore que tu dis c'est une partie de nous qui est anxieuse, c'est pas juste nous au complet. Souvent les gens s'identifient, je suis anxieux. Ben oui. Non, c'est je fais de l'anxiété. Pour moi c'est hyper important de faire attention à ça parce qu'en fait on s'identifie à des réactions, on s'identifie à des moments, mais on n'est pas juste ça, c'est une partie de nous qui est en réaction, puis c'est le mode survie, comme tu le dis, c'est parce que là on voit le mammouth puis on dirait il faut que je parte à la course, je sais pas, de me poser des questions. Je pense qu'aussi dans notre société, vu qu'on n'a plus beaucoup de moments, tu vas me dire peut-être que je me trompe, mais on n'a plus beaucoup de moments où on est vraiment mis en danger pour vrai. On n'a plus de mammouths qui nous courent après. On est dans plein de situations où on est très confortable. Donc, il y a des situations autres qui se créent pour créer ces moments-là de survie et tout ça, parce qu'en même temps, ça fait partie de nous. On est quand même des personnes. Qu'on n'est pas les prédateurs. L'humain, ce n'est pas le prédateur. Au contraire, à un certain point, oui, il peut être prédateur. Mais je veux dire, dans le règne animal, quand même, on est un mammifère. On n'est pas dans la chaîne des prédateurs. Donc, on est moins sollicités. Est-ce qu'on va chercher un peu cette adrénaline, cette confrontation de manière autre dans notre vie ? Parce que, justement, c'est comme trop... Trop mollo, on est trop sédentaires, il ne se passe plus rien, c'est trop simple. Donc, tu sais, là, il faut qu'on se crée des problèmes, entre guillemets, pour que, justement, notre cerveau réagisse parce qu'il ne comprend pas. Je ne sais pas, toi, qui travailles tellement avec tous ces mécanismes du cerveau, je pense que...

  • Speaker #2

    Tu viens de mettre un doigt clairement sur quelque chose. Parce que oui, on va créer à l'extérieur parce qu'on est habitué à ça. Notre corps s'est habitué à l'adrénaline, s'est habitué à tout dépendant des personnes. Il y en a qui n'en ont pas besoin parce qu'ils n'ont pas nécessairement vécu telle telle chose. Tu sais, comme je parlais plus tôt. Moi, je vivais vraiment dans un environnement où il fallait que tu ailles de l'adrénaline. Moi, je carbure à ça, puis je le sais maintenant, mais est-ce que je suis obligée d'aller chercher de l'adrénaline dans ce qui n'est pas sain, ou je peux aller chercher dans le sain ? Donc, c'est là où est-ce qu'encore une fois, la communication, puis c'est de plonger clairement à l'intérieur de soi pour aller voir c'est quoi. Parce que notre corps crée des automatisations. Mais créer des automatisations aussi avec les hormones qu'on a sécrétées, qui nous ont rendu « Hey, je suis en sécurité quand j'ai de l'adrénaline. Je suis en sécurité quand je sécrète du cortisol. Je suis en sécurité. » « Hey, tapeuse, pas vrai. » Non, pas à long terme.

  • Speaker #0

    Non, pas à long terme. À court terme, en effet, on a l'impression. Mais non, tu sais, puis au contraire, parce que toutes ces hormones qui sont quand même… On demande qu'on a besoin dans notre corps, oui, mais quand on les secrète trop, on ternit toutes les hormones du bonheur. Donc, on n'est plus capable d'être bien. Donc, c'est toujours une question, je pense, d'équilibre là-dedans aussi. Puis de se dire, oui, qu'est-ce que je vais chercher ? Puis est-ce que cette adrénaline et ce cortisol sont vraiment nécessaires ? Parce que c'est vrai, toutes nos réactions dans le cerveau, c'est des réactions chimiques. C'est tout ce qui se passe, c'est tout. Puis ces ancrages, puis le discours. Tu sais, quand tu dis la communication... Je trouve que c'est vraiment hyper important parce qu'il y a la communication externe avec les gens qui nous entourent, avec la société, avec tout ce qu'on nous prononce aussi et tout ça. Mais il y a notre discours intérieur, puis notre discours intérieur, il est hyper puissant. On se parle constamment, on est tout le temps en train de parler, puis il y a 12 000 affaires qui nous passent dans la tête. Puis c'est ça, mais on est très dur. Moi, je le constate aussi, puis je ne sais pas si toi, avec ta clientèle, les gens que tu accompagnes aussi, de voir à quel point les gens sont durs envers eux-mêmes. Et puis qu'ils sont tout le temps en train de se taper sur la tête, puis tu sais que la communication interne, elle est souvent très, très violente, même envers nous-mêmes, je dirais, puis qu'on est très durs.

  • Speaker #2

    En effet, on est les pires juges, en fait, puis c'est, tu sais, la relation, la communication qu'on a avec nous, c'est la communication qui désigne aussi le reste de notre vie. parce que nous sommes avec nous, le plus souvent possible. Puis, en fait, pas le plus souvent possible. Nous sommes toujours avec nous-mêmes, mais le discours que nous avons teinte aussi le reste de notre vie. Il teinte partout. Puis, tu sais, je le vois même avec des enfants, le discours qu'ils peuvent avoir envers eux-mêmes, la... perfection qu'ils désirent avoir déjà à leur âge de 5, 6, 7, 8 ans. Moi, justement, dans le cabinet ou même quand je le fais en Zoom, les enfants, moi, j'utilise beaucoup le dessin parce que justement, l'inconscient s'en va par là. Puis tu sais, j'ai été propriétaire d'une garderie de 80 enfants dans le passé, donc, hein, let's go, on rentre dans le monde imaginaire. Moi, j'adore ça ! Tu sais, let's go, puis on s'en va plonger directement à la bonne place. avec le dessin. Mais quand ils veulent même pas dépasser ou quand ils s'attendent à ce que tu dis chaque point que tu veux avoir parce qu'ils se sentent en sécurité si tu dis tous, tous, tous, tous les points, mais que tu vois le discours qu'ils peuvent avoir juste parce que, oh mais non, j'ai dépassé. Et que là, qu'ils se piochent comme ça.

  • Speaker #0

    Hey, ça va être quoi à 40 ans ? Puis c'est quoi le tien que tu avais à cet âge-là aussi, tu sais ? Donc la communication, tu peux arriver, puis un, prendre connaissance de ce qui se passe là, mais après ça, de... OK, mais on le change-tu ? Est-ce qu'on fait un petit pas dans une autre direction à partir de maintenant, tu sais ? Parce que quand on veut désencombrer à l'intérieur, mais quand on veut faire le ménage, en fait... On n'a pas le choix de faire les choses différemment.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis ça passe par cette petite voix-là. Ça passe par, OK, là, je m'en vais-tu en bienveillance ? Est-ce que je dirais ça à ma meilleure amie ? Est-ce que je dirais ça à mon enfant, justement ? Souvent, on va dire, hé, que non !

  • Speaker #1

    Non. Que non ! C'est fou, puis c'est fou comme on ne tolérerait pas de parler à quelqu'un ou que quelqu'un nous parle de même. ou parler à quelqu'un qu'on aime, tu sais, on parle de même, mais nous, on est capables de se parler de même puis être comme aussi durs que ça envers nous-mêmes. Puis j'adore que tu amènes la perfection, parce que ça aussi, dans tout ce qui est désencombrement, c'est fou, comme l'anxiété, en effet, et la perfection, elle est tout le temps là aussi. Il faut absolument que tout soit fait parfaitement. Puis j'ai pas le temps de tout faire, puis tu sais, j'ai pas avancé assez. Il y a tout le temps ce côté de performance qui est extrêmement présent J'aime ça quand tu dis qu'il faut changer le chemin, changer la traque parce qu'on a cette habitude-là. Le cerveau, il va sur le chemin qu'il connaît. C'est l'autoroute. C'est facile. Mais après ça, c'est comme comment on peut faire un autre chemin. C'est ça que je trouve intéressant parce que toi, tu es quand même spécialisée aussi en hypnose. Comment on peut aller changer ces affaires-là, même par soi-même ? Parce que souvent, les gens me demandent aussi comment... Comment je fais ? J'ai conscience que je répète un pattern aux affaires de la même, mais comment on va désamorcer ça dans le cerveau ? Comment on fait ? Donc oui, la communication, je me dis que c'est la base dans tout. Puis après ça, qu'est-ce qu'on peut instaurer un peu comme exercice ou comme affaire pour être capable de commencer à changer ces choses-là ? Parce qu'on me disait, ça ne changera pas tout seul. C'est là, c'est comme l'autoroute, c'est le réflexe. Comment on change un réflexe ?

  • Speaker #0

    Comment on change un réflexe ? Premièrement, il faut plonger. Parce que, comme tu viens de le nommer, c'est genre, je l'ai compris. Oui, OK. Compris, on appelle ça au cerveau. Le cerveau, c'est pas grand-chose. Sincèrement, pour le restant du corps, oui, OK, il en gère, puis ça se fait des automatisations, puis tout ça, il y a des autoroutes là-dedans, puis c'est oui, OK, parfait. Mais là, après ça, il y a le cœur, puis il y a les tripes, tu sais. Donc, il y a comme trois cerveaux à aller s'occuper en même temps. Mais tu as... pas le choix de plonger pour te rendre à ces endroits-là. Donc, un, oui, la prise de conscience. Parfait, je vois que j'ai quelque chose à changer. Parfait, on s'en va à la rencontre. On plonge. Comment je me sens ? Là, on se met à écouter notre corps. Tu sais, c'est de l'auto-hypnose, là. Donc, en respirant, premièrement, tu te rends compte, est-ce que je respire du ventre ou est-ce que je respire par en haut ? Parce que là, tu dois absolument te rendre dans ton ventre, justement, pour... donner le plus d'oxygène à ton corps, puis là, tu vas venir justement plus dans le monde sensitif. Donc, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de mon corps ? Est-ce que je me sens en sécurité ou je me sens justement que je suis... que ça va vite, puis etc. ? Parce que si ça va vite, etc., c'est sûr que tes millions de pensées vont se faire comme ça. C'est normal, c'est le corps qui réagit comme ça. Fais juste le rassurer, lui dire que t'es en sécurité, mets-toi dans un endroit sécuritaire, on s'entend. Fais pas ça au travail quand il y a genre 12 millions de personnes qui peuvent arriver. Tu peux le faire si tu te sens en sécurité et tout ça. L'important, c'est justement de créer toi un endroit comme ça puis de le montrer à ton enfant aussi. Donc, viens dans le lit, on va faire de la respiration par le ventre puis après ça, bon, j'écoute le corps. Le corps, l'inconscient, il veut juste savoir ce que tu veux. Parfait. Moi, je veux savoir pourquoi telle, telle affaire, qu'est-ce qui se passe dans mon corps. Pose-y ta question, il va t'amener à cet endroit-là. Tu vas avoir des images, tu vas avoir des sensations, tu vas avoir... Tout ça va venir en ligne de compte. Ça se fait tout seul. Il veut juste que tu prennes soin de lui. Si tu lui donnes un go, il va faire « Hey, il m'écoute, donc let's go, j'y vais. » Oui, c'est ça, yeah ! Puis après ça, c'est d'aller à la source. OK, est-ce que je suis en mode fuite en ce moment ? Tu vas voir ton corps. « Ah, finalement, j'ai pas le temps, je vais aller m'occuper de ça. » Belle réponse, voici une fuite. Si justement, tu t'en vas toujours à la communication, c'est comme quand tu parles avec quelqu'un et que tu veux vraiment que ton message soit bien perçu. La personne va te le demander aussi. Attends un peu, je ne suis pas certaine de comprendre. Là, en ce moment, je vois ton corps qui bouge et qui a l'air un peu stressé. Donc, c'est la même chose. C'est une communication, mais une communication, une deep communication. C'est d'aller de plus en plus en profondeur et c'est de plonger directement à cet endroit-là. Puis avec ça, tu vas te retrouver dans un élément, puis des fois, tu vas dire, voyons, c'est quoi cette image-là ? Sois dans l'accueil. On n'est pas dans le jugement, encore une fois, on change le discours intérieur, on n'est pas dans le jugement. On veut avoir une réponse. « Ah, ça m'a amenée quand j'avais 4 ans, j'étais sur le bord du poêle avec ma grand-mère puis ma grand-mère... » Parfait ! Ça veut dire que ce moment-là a besoin d'être vu en ce moment. Moi, j'ai... Quatre mots que j'adore distribuer, puis je dis, let's go, tu t'en vas avec ça, puis pars avec ça, puis garde-le dans ta poche, là, t'es sûr de les avoir. Être vu, entendu, compris et aimé. Ces quatre ingrédients-là, tu fais tout avec. Pour les communications avec l'autre en face de toi, que la communication avec toi, tu veux être vu. Parfait, je me vois. Je me vois dans l'état que je suis aujourd'hui, pas dans la... perfection, dans la performance, dans l'exclusion. Non, dans ce que je veux maintenant, pas ce que je veux maintenant, ce que je suis maintenant. Je vais être entendue. OK, on écoute. On écoute avec nos oreilles, avec toute notre aide et tout ça. Après ça, compris. OK, compris. Je comprends ça. Mais c'est une... Je comprends en bienveillance. Pas « je comprends de la manière que je veux que tu comprennes » , c'est « je comprends qu'est-ce que je reçois comme message » . Donc là, déjà là, on vient descendre dans les couches, on n'est plus dans le cerveau ici, là. Non,

  • Speaker #1

    on descend de plus en plus profondément en nous, en effet.

  • Speaker #0

    Oui, puis en fait, fait juste nommer ces mots-là, être vu, entendu, compris, on le sent déjà qu'on se recentre à l'intérieur de soi. Et être aimé. Puis c'est pas être aimé sous condition, encore une fois.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Parce que souvent, lorsqu'on s'en va dans notre deep intérieur, puis qu'on s'en va plonger où est-ce qu'on doit aller, c'est qu'on a vu, on était aimé, mais sous condition. Puis c'est ça qui ressort beaucoup avec le désencombrement, puis avec les moments où est-ce que, oui, il fallait que je fasse telle ou telle affaire, donc c'est pour ça que j'étais en sécurité. ou que je me sentais aimée, parce que c'est ça l'humain. Il a besoin d'être vu, entendu, compris et aimé.

  • Speaker #1

    J'adore que tu abordes ces quatre points-là, parce qu'on le voit souvent par rapport à l'extérieur. On veut être vu, on veut être entendu, on veut être compris, on veut être aimé, mais de l'extérieur. Mais de se poser les questions par en dedans, est-ce que moi, je me vois ? Est-ce que je m'entends ? Est-ce que je me comprends ? Est-ce que je m'aime ? Oh my god, méchante différence, parce que souvent, je trouve qu'on va chercher ça à l'extérieur. Puis c'est là où on voit justement aussi tous ces patterns pour combler, parce que si on n'est pas vu, OK, on essaie de le combler d'une autre manière, quand on n'est pas entendu, quand on n'est pas compris, tout ça aussi, qu'on n'est pas aimé non plus. Puis souvent, l'encombrement, moi je trouve en tout cas physiquement, que les gens qui s'encombrent, c'est souvent ça qu'ils vont aller chercher. C'est cet amour, c'est cette validation, c'est cette compréhension, parce que les objets... Je le dis tout le temps, ils ne nous confrontent pas. Nous, on les aime. Ils ne vont pas nous dire « moi, je ne t'aime pas » ou ils vont avoir une relation qui va toujours être positive et non confrontante avec nous. Donc, c'est ce côté rassurant aussi. Mais je pense qu'en effet, de se poser ces questions-là, pas seulement versus... Parce que ces questions, je les connais. Puis je me suis dit, je les ai toujours regardées versus l'extérieur. Est-ce que les gens qui sont autour de moi, justement, me voient, m'entendent, me comprennent, puis tout ça. Mais est-ce que moi, je le fais pour moi ? Ça, je trouve ça vraiment puissant parce que ça nous remet au centre de notre vie aussi, au centre de nos choix, puis de se dire, OK, est-ce que je vois qui je suis réellement ? Puis est-ce que je suis en accord avec tout ça ? Puis justement, est-ce que mon pilote automatique est correct ou pas ? Est-ce qu'il m'amène dans la bonne direction ou pas ? Mais pour ça, c'est de se recentrer puis de regarder vers en dedans. On a toujours le regard vers l'extérieur, mais là, c'est le regarder. Puis je trouve que c'est le fun parce que tu le dis, c'est de l'auto-hypnose. Donc, tout le monde est capable de le faire. faire soi-même. Puis c'est ça, mais il faut se donner le temps, je pense, aussi, puis de la pratique.

  • Speaker #0

    Oui, puis à un moment donné, ça va devenir une automatisation. Tu sais, justement, tantôt, j'étais avec une femme que, justement, je lui ai mentionné, puis moi, je te dis, ces quatre mots-là, je les sors tellement souvent, c'est comme, non, tu sais, les gens, maintenant, ils me connaissent, ils sont comme, oui, Sophie, c'est bon. Bien, oui, mais c'est ça. On a l'opinion.

  • Speaker #1

    On radote à nos clients.

  • Speaker #0

    Les quatre mots, tes œufs-tu dans ta poche sur le côté, tu sais. Puis, en même temps, quand tu dis, ça nous ramène à soi, justement, ça va devenir l'automatisation de faire, oh, attends un peu, est-ce que en ce moment, qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je suis en train de m'aimer ? Si la réponse est non, puis aimer d'un amour inconditionnel ou est-ce que je suis en train de m'écouter là ou je suis en train de vouloir être aimée par la personne ? Sincèrement, je préfère de loin m'aimer moins que d'être aimée. Puis il y a une pilée dessus là. On l'a tous fait. Sincèrement. Puis en fait, on a appris à faire ça aussi. encore là je reviens dans l'éducation d'arriver puis de montrer à l'enfant de s'aimer puis tout ça parce que c'est faisable je l'ai montré à plein d'enfants en fait depuis 2009. Comment tu te sens quand tu le fais ? Est-ce que tu te sens bien ? La réponse est non. Alors, fais-le pas. Justement, est-ce que là, tu es bien avec toi ? Est-ce que tu te sens... Est-ce que tu sens que toi, tu t'aimes en ce moment pendant que tu le fais ? Si la réponse est non, fais pas ça. Fais pas ça.

  • Speaker #1

    Va pas là. Exactement. Mais ce que je trouve aussi qu'il faut voir des fois, c'est comme la notion de la différence entre... Quand est-ce que je fuis et que je suis dans le déni et tout ça, et que je n'écoute pas ce qui se passe, ou quand est-ce que justement je l'écoute et que je ne suis quand même pas bien là-dedans, parce que je le vois souvent dans les gens qui font le désencombrement aussi, c'est comme ils veulent, puis il y a des fois où je fais comme « ah, mais aujourd'hui je n'ai pas l'énergie, je ne peux pas aller là » , puis là je suis comme « ok, mais ça c'est juste de la fuite, c'est se mentir à ça » . C'est quand la limite n'est pas facile, la ligne est tellement mince. Est-ce que... Je m'écoute ou est-ce que justement je m'invente des histoires aussi pour me dire que je ne le ferais pas et que je n'irais pas là et tout parce que je n'ai pas le goût, parce que ça me fait peur, parce que ça ne me tente pas, parce que tout ce qui est caché en arrière justement. Je pense que c'est ça aussi le fait, comme tu dis, la communication, de vraiment parler, mais de parler de manière honnête envers soi-même, de se regarder et de se dire « ok, mais est-ce que je suis vraiment honnête avec moi-même ou est-ce que je suis en train de me mentir et de me dire des affaires juste parce que je ne veux pas aller là ? »

  • Speaker #0

    Ben, tu viens de le nommer. Est-ce que je suis en train de me mentir à un moment ? Mais, c'est parce que le mensonge a tellement été genre, c'est correct, pis tu sais, genre, on était habitués comme ça, tu sais. Mais encore là, est-ce que toi, tu t'aimes quand tu mens ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Pose-toi la question, est-ce que tu t'aimes, est-ce que tu te sens bien ? Hé, sincèrement, là, je sais pas si t'as déjà rencontré quelqu'un qui faisait que mentir, là, mais tu sais, Le shitload de choses qui doivent se rappeler pour bien vivre. C'est tout un encombrement, mais de mensonges. Oui,

  • Speaker #1

    de mensonges. Ça, ça ne doit pas être le fun à gérer. En effet, ça doit être lourd à porter tout ça. Mais je trouve que c'est vraiment ça. Encore une fois, c'est les quatre questions que tu poses. Puis que si on y répond honnêtement, normalement, on est capable de justement se recentrer et s'amener sur la bonne ligne. Mais c'est ça. Le problème, c'est qu'on ne se ramène jamais à s'écouter. Comme tu le dis, on ne l'a pas appris. On ne l'a pas appris comme on n'a pas appris à organiser nos maisons ou à désencombrer nos maisons au fur et à mesure de la vie. Je pense que, comme tu le dis, les traumas ou les affaires qu'on accumule aussi, plus on les accumule et plus on ne les traite pas, je dirais, au fur et à mesure, plus ça devient un peu des grosses bombes à retardement et ça fait que ce sont des grosses affaires à régler. Ou que le moton, qui pouvait peut-être être un petit moton, que plus on attend, plus il devient un gros moton après à devoir défaire.

  • Speaker #0

    Oui, puis tu sais, en même temps, tantôt te nommer quelque chose qui est quand même très important, tu sais, puis en le nommant que ça aurait pu être un petit, puis là maintenant c'est rendu gros, c'est de ne pas avoir peur non plus. Parce que c'est pas vrai que tu sais, genre, hey, ça va être terrible, qu'est-ce que tu vas vivre ? Oui, c'est pas le fun, parce que justement tu le fuis, puis tu as envie de fuir en ce moment parce que c'est plus le fun dans le court terme. de, oui, d'aller, je sais pas moi, faire n'importe quoi d'autre que de le faire, OK ? C'est sûr que c'est plus le fun, OK ? Ça, c'est sûr et certain. Mais si t'es quelqu'un qui a envie de vivre vieux, qui a envie de vivre, tu sais, le bonheur, ou tu sais, qui a envie d'être dans son élément, puis justement d'être en amour avec sa vie, puis avec soi, bien, il faut que tu le fasses.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis il faut que tu plonges à l'intérieur. Il faut que tu le réalises. Sois honnête avec toi. Justement, qu'est-ce que j'en vis, moi, maintenant ? Oui, ce n'est pas vrai que tout est tout le temps beau, puis tout, puis etc. C'est la même affaire. Moi, je vais avoir une Lamborghini. La Lamborghini va faire ta paye, la Lamborghini. Est-ce que je suis prête à faire les steps pour aller chercher ça ? C'est la même chose pour toi. J'ai envie d'être... d'être désencombré, etc., soit on est avec toi en ce moment. Ce n'est pas ça. Mais les étapes vont faire en sorte qu'effectivement, tu vas y arriver. C'est là où je trouve que c'est quand même important. Écoute, ça se fait. C'est magnifique aussi. Pendant ce temps-là, tu peux avoir vécu beaucoup de choses. C'est là aussi de connecter avec quelqu'un qui va t'accompagner là-dedans. Comme toi, on t'accompagne pour... Puis moi, j'accompagne pour l'intérieur. Mais justement, d'aller vers quelqu'un que tu vas sentir son soutien. pendant ce chemin-là. Il y a des outils aussi. J'ai écrit des livres, justement, si tu es plus autodidacte, etc. J'ai écrit un journal pour des passages comme ça. Qu'est-ce qui est le fun ? C'est que, justement, pendant ça, tu vas trouver de l'espace, mais tu vas trouver aussi des joyaux que tu avais à l'intérieur de toi. Là, ça ne deviendra plus un encombrement extérieur, puis même un repli de soi. Je me sens... poignée par en dedans, ça va être je prends de l'expansion par en dedans pis il y a vraiment, tu sais, tu te sens vraiment être plus en lumière, tu le sens qu'il y a de quoi qui se dégage pis t'as de l'espace pour être, il y a de l'espace pour être soi pis d'aimer qui est-ce que tu es, pis d'aimer ce que tu fais pis etc, t'es plus dans le j'ai les yeux fermés, j'ai les pis Merci. Tu sais que, justement, il y a de l'ouverture qui se crée.

  • Speaker #1

    Exact. Oui, c'est vraiment intéressant parce que ça nous permet, en effet, de rayonner. Puis c'est drôle parce que quand tu dis, justement, souvent les personnes que j'ai accompagnées dans le désencombrement, quand on commence, on voit qu'il y a comme, tu sais, les épaules lourdes qui sont comme en avant la colonne, tu sais, comme on s'écrase, on est comme petit et tout. Puis tout d'un coup, on dirait qu'elles relèvent, elles remontent leurs épaules, elles se reculent, elles ouvrent la cage thoracique. Il y a comme quelque chose qui se passe aussi à ce niveau de changement. de créer cet espace-là. C'est ça qui est vraiment le fun quand tu le dis, parce que c'est l'intérieur et l'extérieur. Quand on prend l'expansion à l'intérieur, justement, on est capable de la faire rayonner au-delà de nous. Ça finit par sortir et ça va à l'extérieur aussi. Le côté de plonger, parce que ça aussi, je le répète constamment aux personnes, à un moment donné, c'est comme prêt, pas prêt, vas-y. Il faut plonger là-dedans, il faut y aller pour pouvoir aller changer les affaires. Comme tu dis, la conscience, c'est bien beau de l'avoir dans notre tête, mais si on reste au niveau juste mental, il ne se passe rien. La magie ne va pas apparaître, ça ne va pas créer le changement. Pour créer le changement, il faut de l'action. Il faut aller plus bas et après ça, il faut le concrétiser dans le matériel ou dans le réel autour de nous, dans les actions qu'on fait dans le quotidien. Parce qu'on peut bien dire, oui, je ne veux plus faire telle affaire ou tel pattern qu'on répète, qu'on répète, qu'on répète, qu'on fait des fois pas dans une intention mauvaise, des fois, mais... qui peut quand même blesser ou qui peut quand même être mauvaise pour nous, mais que finalement, à un moment donné, il faut prendre action. On ne peut pas juste dire « Ah, mais c'est comme ça, j'ai toujours été de même » ou dire « Faut pas de même » . C'est comme non, justement, on regarde puis on peut changer. Puis c'est ça que moi, je trouve aussi le fun de voir, parce que moi, je l'ai fait de l'hypnose pour moi. J'ai été voir des hypnothérapeutes, puis je me dis « Aïe aïe, c'est fou, comme des fois, on peut penser qu'on est fait de même puis qu'on ne peut pas changer tout. » Mais en fait, on peut tout changer. Tout, absolument tout peut être changé. et on a tout en nous. C'est ça qui est magnifique aussi. Des personnes comme toi et moi, on accompagne, mais on est comme des vecteurs, on est comme des catalyseurs qui permettent aux gens de se dire, OK, mais on fait juste réveiller les choses qui sont en dedans des gens déjà. On a tout en nous déjà.

  • Speaker #0

    Voilà. On a tout en nous. On a même les outils déjà qui sont là, sont juste encombrés de plein d'autres patentes par-dessus qu'il faut aller chercher, c'est tout. C'est vraiment ça. Puis tu sais... C'est exactement ça. L'image, elle est parfaite, tu sais. Puis quand tu nommes que, bon, mettons, je l'ai dans le conscient, etc., puis tu sais, dans l'action, OK, je vais le mettre en image pour ceux qui écoutent et qui ne nous voient pas, c'est le cerveau en haut. Puis dans l'action, c'est les orteils, c'est les pieds. Donc, tu vois-tu tout l'espace que tu dois créer pour te rendre jusqu'à l'action ? Mais pour y aller, il faut aller justement à la rencontre, à la... connaissance de ce qui se passe à l'intérieur pour que ça soit une automatisation de marcher. Parce que ça l'est déjà. Mais est-ce que tu continues d'aller dans le chemin que tu es habituée ? Ou justement, tu t'en vas créer un chemin nouveau ?

  • Speaker #1

    Ah, mais j'adore la ligne que tu traces dans le fond, de la tête jusqu'aux orteils, puis que c'est toutes ces étapes-là qu'il faut passer, parce que si on reste juste dans le mental, en effet, on ne peut pas bouger nos pieds. Si on descend cette ligne le long de la colonne, et qu'on passe par tous les trucs, de passer par le cœur, par le ventre aussi, parce que c'est là où ça se passe aussi, dans notre instinct, notre intuition, et que ça descende jusqu'après ça, l'action. J'adore cette ligne-là, qui est comme vraiment un fil conducteur. Il faut rentrer là, il faut aller suivre cette ligne, pour aller jusqu'après aux orteils, qui va nous permettre de faire l'action, de faire le premier pas, qui va nous amener dans la nouvelle direction. Oui. Belle image ! Belle image ! Oh my God ! Donc, Sophie, tu nous parlais aussi éventuellement d'un petit document, quelque chose que tu voulais partager pour aider les gens à pouvoir peut-être plus figurer. Puis ça, je sais que des fois, ça a l'air très abstrait, puis les gens veulent tout le temps du concret de comment pouvoir faire les choses, mais je pense que la communication, comme tu le disais, c'est la première étape et tout. Donc, je ne sais pas comment tu voyais ça, ce petit affaire que tu voulais pour aider les gens.

  • Speaker #0

    En fait, c'est un petit PDF qui est créé, mais là, avec l'image que je viens de nommer, je vais la mettre en image tout de suite à côté aussi pour vraiment faire le chemin. Donc, c'est différentes questions à se poser justement pour plonger à l'intérieur de soi et que ça devienne un automatisme par le pied, finalement, par les pas à faire par la suite. Donc, je vais te le partager. Je vais l'avoir aussi sur ma page à moi. Donc, on... c'est ça, j'adore faire des, je l'ai dit j'ai eu une garderie, donc moi des programmes éducatifs, c'est comme, ouais, let's go pis tu sais, c'est ça c'est simple, en fait c'est simple c'est hyper simple, mais on pense tout le temps que c'est compliqué, mais quand on le ramène dans le simple, c'est comme,

  • Speaker #1

    c'est magnifique, pis c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est là où la magie va passer la vie c'est ça que je trouve super parce que

  • Speaker #1

    Encore une fois, ça nous ramène, puis c'est pour ça que tous mes invités dans le podcast, c'est toujours, j'adore cette ligne directrice qui est toujours la simplicité, de revenir aux affaires de base, simples, ça n'a pas besoin d'être complexe, on cherche souvent, parce que même souvent pour notre bien-être, on va chercher toutes les affaires hyper complexes, alors que, tu sais, on n'a pas besoin d'aller à l'extérieur de chez nous, de, tu sais, tout ça, il y a plein de choses qu'on peut faire déjà par nous-mêmes, puis que ça peut être dans notre lit couché, bien relax, puis que, tu sais, qui peut déjà nous aider, puis que c'est ça, oui, après, moi, je recommande tout le temps, tu sais, C'est pour ça que nous, et toi, et moi, on existe. On est des coachs, on accompagne les gens. Donc, des fois, oui, d'avoir une aide extérieure quand on n'est pas capable de le faire soi-même. Mais moi, je me souviens qu'à chaque fois que je suis allée voir des coachs, c'est parce que ça me donne la ligne directrice, ça me donne les outils, ça me donne la confiance aussi de me dire « OK, je fais la bonne affaire, je suis sur la bonne traque. » C'est comme, tu sais, je sais que c'est quelqu'un qui est professionnel là-dedans. Donc, il y a un côté rassurant, ça aussi. Mais après ça, en effet... La question, c'est même si on est accompagné et tout, si on ne fait pas les actions, si on ne fait pas les recommandations qu'on nous propose, il n'y a rien qui va changer de nouveau. Donc, c'est comme, encore une fois, ce n'est pas juste d'avoir connaissance. Après ça, c'est de plonger dedans, de se mettre en action, puis de commencer à bouger les affaires. Puis, tu sais, ce discours intérieur, je trouve que c'est vraiment super le fun. Donc, merci. On pourrait en parler pendant des heures, je pense, toi et moi. Mais c'est ça, on va devoir aussi se quitter. Merci infiniment de ce que tu as apporté. Je trouve ça super le fun de voir que justement, en auto-hypnose, en se parlant soi-même, en comiquant avec nous, en étant honnête avec nous-mêmes et tout ça, qu'on ait en conscience qu'on a tout en nous, eh bien, on peut créer du changement vraiment. Puis c'est d'aller à la source. Puis que ce ménage extérieur, mais il se fait à l'intérieur aussi et vice-versa. Donc, vraiment. Merci, ma chère.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup, encore une fois. Ça fait un énorme plaisir.

  • Speaker #1

    Comme toujours, on adore se jaser. J'espère que vous autres aussi qui nous écoutez, ça vous aura donné des pistes de solutions. Vous montrer que justement, c'est simple, ce n'est pas très compliqué. On va toujours chercher souvent des solutions beaucoup trop complexes. Mais commencez déjà à changer votre discours intérieur. Puis là, les quatre questions qu'on va pouvoir se poser aussi, puis de voir s'aligner avec soi. Donc, de plonger en dedans de vous pour aller confronter ces petites problématiques-là. Parce que souvent, on les voit plus grosses qu'elles ne le sont. Puis finalement, quand on les règle, on se dit, bien voyons donc, j'aurais donc dû le faire avant. Je me serais évité pas mal de troubles et de souffrances. Mais ce n'est pas grave. Il n'est jamais trop tard, par exemple, pour changer et je m'en prends un nouveau chemin. Merci infiniment, Sophie. Vous allez avoir les coordonnées de Sophie aussi si jamais vous voulez la contacter ou aller plus loin avec ça ou aller voir tout ce qu'elle fait. Un gros merci d'avoir été avec moi aujourd'hui et on se dit à la prochaine.

  • Speaker #0

    À bientôt.

Share

Embed

You may also like

Description

Dans nos maisons comme dans nos têtes, il y a parfois trop de tout. Trop de pensées, trop d’objets, trop de « il faut ».


Dans cet épisode, Marie-So reçoit Sophie Roy, hypnologue, coach et autrice engagée, pour parler de ce désencombrement invisible : celui du monde intérieur.


Elles explorent ensemble ces automatismes qu’on répète sans s’en rendre compte, l’anxiété qui s’installe, la peur de manquer, la difficulté à ralentir.


Et surtout, comment réapprendre à s’écouter, à se comprendre et à s’aimer sans condition.


Un échange vrai, vibrant, qui ramène à l’essentiel : se choisir, respirer, et faire de la place en soi pour mieux habiter sa vie.


Téléchargez l'exploration sensorielle


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Allô tout le monde, je suis bien heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour cette nouvelle saison du podcast Minimaliste. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Sophie Roy-Perron, qui est mon invitée. C'est une voix qui est douce et puissante à la fois, qui guide avec amour les adultes et les enfants vers une meilleure compréhension d'eux-mêmes. Elle est hypnologue, coach et auteur vraiment engagée. Elle croit profondément que... tout part de soi et que chaque passage de vie mérite d'être accueilli avec conscience, douceur et courage.

  • Speaker #1

    Donc j'ai bien hâte de vous la présenter et de vous présenter notre belle Josette.

  • Speaker #0

    Alors, bienvenue à tous et bienvenue à toi, Sophie, dans le podcast Minimaliste. Je suis bien, bien, bien contente de te recevoir aujourd'hui pour qu'on parle de désencombrement. Donc, c'est toujours le sujet principal et cette vocation que j'ai d'amener le minimalisme dans toutes les sphères de la vie. Et toi, eh bien, tu aides les gens aussi à se désencombrer, mais d'une autre manière que moi, mais en fait, qui est totalement complémentaire.

  • Speaker #2

    Oui, totalement complémentaire. C'est l'encombrement intérieur, mettons. de mon côté, puis qui va vers l'extérieur. Donc, toi, c'est de l'extérieur vers l'intérieur. Puis, écoute, j'ai déjà des frissons, donc ça va être un beau moment qu'on va passer ensemble. Je sais déjà... Merci beaucoup pour l'invitation. Ça fait longtemps qu'on en parle. Puis là, c'est fait aujourd'hui. Exact.

  • Speaker #0

    Bien contente, justement, parce qu'on s'est rencontrées De manière par hasard, dans un réseautage, puis on avait eu comme un petit coup de cœur, puis ça n'a jamais donné qu'on se recroise depuis, mais ça faisait longtemps que je me disais « Ah, il faut qu'on fasse de quoi ensemble et tout » . C'était vraiment le petit coup de cœur qu'on avait, puis cette même vision des choses. Donc toi, tu aides justement les gens à désencombrer leur intérieur, puis je trouve ça super intéressant parce que justement, moi en effet, je le fais avec les gens physiquement à l'extérieur, mais... Clairement, j'ai tout le temps, l'encombrement, c'est un symptôme de ce qui se passe en dedans de nous. Donc, tu sais, c'est ça. Il y a souvent des blocages, des ancrages, tu sais, tout. Donc, tu sais, dis-nous un peu, toi, comment tu vois ça, ces blocages intérieurs, puis tout ce désencombrement qu'on fait aussi par en dedans.

  • Speaker #2

    Oui, bien, en fait, je te dirais que moi, ça part vraiment de loin de ma passion pour l'humain comme ça, tu sais. Bon, je vais dire ça comme ça. C'est comme si je lis l'invisible, donc je vais te regarder, puis je vais faire « Ah, tu sais, il y a tel, tel, tel, tel. » Puis, veux, veux pas, lorsque tu fais juste commencer à respirer, mettons, tu vas voir qu'il peut y avoir des petites boules à l'intérieur, puis moi, c'est ceux-là qui m'intéressent. C'est ceux-là qui m'intéressent à aller voir c'est quoi qui se cache derrière. Tu sais, c'est comme, justement, tu es dans un appartement, tu es dans une maison. Pourquoi ton comptoir est tout le temps... temps plein et tout ça, ben, OK, pourquoi est-ce qu'ici, c'est plein ? C'est quoi qui se cache là ? Ah, j'avais de la difficulté à parler quand, justement, j'étais enfant. C'est vraiment, c'est tout ça, un lien qui est hyper important à aller voir, parce qu'on s'entend, on a besoin d'être bien avec nous-mêmes. On n'a pas nécessairement appris non plus, hein ? Non ! On a pas appris les vraies choses ! On n'a pas appris ! appris à genre, ok, prends le temps en ce moment d'aller voir ce qui se cache en dedans, pis tu sais, est-ce que tu respires bien, est-ce que tu vas bien, est-ce que non, on n'a pas appris ça, on a appris à go, go, go, métro, boulot, de dos, et let's go, on embarque, pis on embarque dans la roue, pis en fait, qu'est-ce qu'il fait aussi, c'est que on va se mettre à en rajouter. Pour être sûr de pas aller voir ce qui se passe, on va en rajouter.

  • Speaker #0

    J'adore, j'adore ! Parce qu'on voit les mêmes choses, en fait, parce que c'est vrai, au lieu d'enlever dans nos vies, le premier réflexe qu'on a constamment, c'est de rajouter des choses.

  • Speaker #2

    Ouais, ouais, au cas où, ou bien sinon, tu sais, même le genre « Ah, je suis pas certaine si j'en ai, tu sais, si j'en ai, je vais en racheter » , tu sais, mais c'est la même chose pour à l'intérieur, tu sais. « J'ai pas assez vécu de tristesse, je vais faire de quoi en plus pour en rajouter. » Non, mais va voir le pourquoi. C'est comme dans nos relations. « Je vis tout le temps le même genre de relation. » Pourquoi est-ce qu'on vit tout le temps le même genre de relation ? Je sais pas pourquoi j'ai été là. On connaît ça, nous.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai, ces pantoufles qu'on remet tout le temps, ces patterns qu'on recrée, puis que des fois même on comprend, on a des choses qu'on sait, puis qu'on comprend, mais qu'on répète pareil. Donc c'est comme tout le temps, pourquoi est-ce que c'est encore là, puis tout, puis je pense que c'est là où il faut aller creuser un petit peu plus, en effet, en dedans. Quand tu dis qu'on en rajoute, puis en fait, tout ça c'est parce qu'on essaie encore une fois d'être dans la fuite. On ne veut pas voir les affaires, donc c'est pareil dans l'environnement physique, on ne sait pas quoi faire, donc on rajoute des choses parce que c'est rassurant, parce que ça nous fait notre espèce de petite carapace qui nous protège. Mais dans le fond, tu sais, ça nous protège de quoi, tu sais, en fait ? Puis au contraire, des fois, au lieu de nous protéger, ça finit par nous empêcher d'avancer, puis c'est plus la même chose. Puis je pense qu'à l'en-dedans, c'est beaucoup ça aussi.

  • Speaker #2

    Oui, mais tu sais, tu viens de nommer une clé vraiment très importante, tu sais, c'était... C'est parce qu'à un certain moment donné dans ta vie, puis c'est surtout dans l'enfance, on le sait que c'est dans le 0-8 ans que tout se joue, puis tout inconsciemment, c'est à ce moment-là, et même le 0-9 mois, parce qu'intra-utérin aussi, on peut avoir, tu sais, il peut savoir passer des choses et tout ça, puis à un certain moment donné, c'était rassurant d'avoir ça. C'était rassurant d'avoir ces éléments-là. Tu sais, moi, je vais parler un peu de moi, parce que justement, tu sais, on avait parlé. « Oh oui, là, je déménage, puis tout ça. » Puis là, j'étais comme « Ah, c'est cool, je me désencompte de tout, je vends tout. » Puis là, moi, je repars à zéro, puis tout ça. Puis là, j'arrive pas capable de me débarrasser de mes livres. Incapable de me débarrasser de mes livres. J'étais « Voyons donc, c'est bien bizarre, ça, mes livres. » Mais c'est parce que j'étais vraiment beaucoup de boîte de livres. C'est comme si c'était juste un, deux, trois. Parce qu'à un certain moment donné, justement, surtout dans mon enfance, pour moi, lire, c'était rassurant. Je me sentais dans une sécurité et tout ça. Mais ça, il faut que tu ailles voir le pourquoi qui se cache derrière. ok, mais lorsque j'étais enfant c'était rassurant, pourquoi ? ah parce que c'était le chaos à l'extérieur parce que c'était, tu sais, il y avait de la chicane il y avait du Il y avait de l'abus, il y avait toutes ces affaires-là. Qu'est-ce qui fait en sorte que maintenant, même si c'est, on s'entend, c'est 30 ans plus tard, puis tu as encore besoin de ces livres-là, mais pourtant, tu n'as plus besoin de cette sécurité-là, tu es capable, mais c'est encore le rôle de l'enfant, de la sécurité qui a été associée ensemble. Puis lorsqu'on plonge dans le monde de l'inconscient, puis lorsqu'on plonge dans le monde intérieur de la personne, c'est parce qu'à un certain moment donné, il y a eu un attachement avec quelque chose. Le regard adulte, voyons, ça n'a pas de bon sens, mais inconsciemment, lui, la seule chose qu'il veut, c'est de te garder en sécurité. Qu'est-ce qu'il va faire ? C'est que ça va continuer à jouer en boucle, cette chose-là. « Hey, tu es déjà en sécurité, parfait, je n'ai plus besoin de m'occuper de ça, je vais m'occuper d'autre chose. » C'est ça l'inconscient. Ça gère 95 % de ton quotidien. Qu'est-ce qu'il y a de besoin ? C'est de créer des automatisations parce que sinon, what a shot ? Le cerveau, qu'est-ce qu'il va faire ? Le niveau d'énergie, le « ah » . Il a besoin de créer des automatisations. Puis ça, à un certain moment donné, c'était sécuritaire, donc parfait, je n'ai plus besoin de m'en occuper, on s'en va ailleurs. Mais c'est pour ça qu'à un certain moment donné, quand il y a de l'accumulation, quand il y a des choses qui sont à l'extérieur, qu'on s'en rend compte, c'est plus facile de s'en rendre compte de l'extérieur que de l'intérieur parce que c'est comme ça qu'on a appris. Donc, de faire le pas de recul, de voir en dedans, OK, mais c'est quoi qui se passe ? C'est quoi l'automatisation qui avait été faite, qui a besoin en ce moment d'être changée ? Oui, oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Oui, parce que c'est vrai, l'automatisation, on le fait vraiment constamment. Je veux dire, apprendre à conduire, on conduit, puis on ne réfléchit même plus après quand on conduit, puis qu'on change nos vitesses et tout. Ça devient vraiment un réflexe parce qu'on le fait de manière totalement inconsciente. Puis c'est fou quand on pense que 95 % de nos actions sont faites inconsciemment. On est sur le mode pilote automatique, c'est ça, on fait les choses sans même vraiment s'en rendre compte. Puis c'est là, en fait, où je pense qu'il y a la clé aussi, c'est de... ramener ça dans le conscient, de le ramener en avant-plan, puis de faire se dire « wow, ok, c'est là qu'on va chercher dans le fond, puis qu'on le remet comme... on devient un peu spectateur de ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur, puis de se dire « bon, bien ok, là, qu'est-ce que je peux faire, puis comment je peux prendre action pour changer les choses ? »

  • Speaker #2

    Oui, en effet. Puis moi, j'adore faire ça. C'est comme rendu un petit plaisir d'arriver, puis le soir, de faire comme « ok, bon, qu'est-ce qui se passe en dedans ? » justement de faire le rangement de la journée. Ah, j'ai encore un petit stress de ci, j'ai encore de... Puis c'est normal d'avoir du stress, c'est normal d'avoir des émotions, c'est normal d'avoir tout ça, tu sais. Tout ça est clairement normal. C'est ton corps, justement, qui s'exprime. que toi, tu n'avais pas nécessairement fait sur le moment présent parce que, justement, tu embarques dans le train-train et tu t'en vas par automatisation et tout ça, mais d'arriver et de faire le ménage intérieur et de se rendre de plus en plus loin. Tantôt, je parlais de la respiration. Quand tu arrives et que tu respires, quand tu vois que ça reste bloqué, tu vas voir que le ménage, il en reste long à faire pour se rendre jusqu'à la grosse orteille. Donc, c'est important. d'aller voir petit peu par petit peu et de ne pas se dire qu'il faut que je le fasse tout d'un bout parce que déjà de faire tout d'un bout, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que ton corps va tomber en mode réaction et il va vouloir se protéger. Donc, il va créer la camapace, il va refermer tout et c'est comme à recommencer plus tard. Puis là, même les mécanismes de « non, t'en as pas besoin finalement. Ah, ben non, t'as pas besoin de faire ça. » Donc là, l'accumulation va continuer. Mais par exemple,

  • Speaker #0

    Oui. Oui, parce qu'à un moment donné, justement, notre corps, il a besoin d'un temps d'intégration. Puis ça, vraiment, je trouve ça intéressant que tu le dises aussi, parce que souvent, les gens veulent changer rapidement. On voudrait que ça se fasse comme ça, dans un claquement de doigts, puis que tout change, puis que ce soit fait avant même qu'on ait fait tout le travail. Oui, c'est ça. Parce qu'on ne veut pas non plus, on veut éviter. Mais en fait, je pense que c'est aussi de la protection. On veut éviter la souffrance, on veut éviter d'être mal, mais tu sais, des fois, ça prend de passer par là aussi pour régler les choses, parce que ce qui émerge... Quand on travaille en dedans, c'est pas toujours le fun. C'est pas toujours des affaires intéressantes. Le but, c'est de faire ce ménage-là.

  • Speaker #2

    Oui. On va se dire les vraies affaires. D'arriver et de passer. Moi, j'appelle ça un passage. Donc, justement, c'est des pas que tu es en train de faire pour accumuler de la sagesse, au lieu justement d'accumuler de l'extérieur ou accumuler de la souffrance. Non, justement. C'est drôle parce que tantôt, j'étais justement en train de faire un autre petit vidéo, puis je disais, tu sais, tu as le choix. Soit tu continues de fuir, puis là, tu vas ramasser des vidanges à la place, mettons, ou soit que tu passes à l'intérieur d'eux et tu cumules des joyaux, parce que c'est clairement des outils, c'est clairement ta richesse intérieure que tu t'en vas chercher lorsque, justement, tu t'en vas créer l'espace à l'intérieur de toi, tu t'en vas vraiment à la... connaissance de toi aussi pendant ce moment-là, tu sais. Puis ça, c'est génial. Tu sais, je vais le projeter maintenant à l'extérieur, mais lorsque tu crées l'espace, tu vois la richesse de finalement tout l'espace que tu pouvais avoir, puis toute la grandeur de l'espace que tu avais. Tu sais, t'habites maintenant dans Luna, qui est comme... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

  • Speaker #3

    C'est quand même grande,

  • Speaker #2

    mais quand même petite. Oui, c'est ça. Justement, c'est pas encombré, c'est épuré, c'est magnifique, c'est de l'espace, etc. C'est pareil pour ton espace intérieur. Tu vas t'en rendre compte que finalement, il est hyper vaste, qu'il y a de l'espace pour bouger, qu'il y a de l'espace pour vivre. Puis là, après ça, tu peux le nourrir par ce que tu aimes. Parce qu'avant, s'il n'y a pas d'espace pour... Pour justement créer qu'est-ce que tu aimes, que tu comptes tes besoins, tu vas continuer de genre d'empiler, tu vas être pogné, même ton corps va être en réaction, tu vas t'enrober, tu vas foutre le corps. Là, les symptômes embarquent aussi, ton corps parle, est-ce que tu es en train de l'écouter, c'est tout ça qui rentre en ligne de compte.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est fou parce qu'en effet, notre corps et tout, il accumule tout ça aussi, notre esprit, notre cœur, notre corps. C'est en effet de l'accumulation aussi, c'est de la saturation. J'adore quand tu dis de créer de l'espace, puis que cet espace-là, il est en dedans de nous. Mais souvent aussi, il fait peur, parce qu'il n'est pas rassurant au début, parce que créer de l'espace, oups, on se sent comme inconfortable là-dedans. Autant que quand c'est à l'extérieur, que quand c'est à l'intérieur aussi. Parce que là, c'est comme toutes les possibles, mais en fait, toutes les possibles, c'est aussi plein d'options, puis plein de choix à faire. Puis qu'on a après cette insécurité de faire les bons ou les mauvais choix.

  • Speaker #2

    tu viens de dire les bons, les mauvais choix puis en même temps Est-ce que je le sais, c'est quoi les bons et les mauvais choix pour moi ? Parce que, est-ce que je sais c'est quoi mes besoins ? Est-ce que je sais c'est quoi mes valeurs ? Est-ce que je sais c'est quoi... Hey, on l'apprend nulle part.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #2

    Sincèrement, pour que tu arrives à comprendre ça, que ça existe premièrement, tu n'as pas le choix de frapper un mur à un moment donné. Oui. Parce que ça ne t'a pas montré ça à nulle part avant.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #2

    Donc, si tu n'as pas... Puis, est-ce qu'on est obligé, justement, de frapper un mur pour savoir c'est quoi ?

  • Speaker #0

    On n'a pas le goût, hein ? On n'a pas le goût, mais c'est vrai. Je trouve que c'est le fun que tu en parles parce qu'on dirait que c'est comme un passage obligatoire. Puis, tu sais, on essaie à tout prix de l'éviter, de se frapper le mur. pis qu'on se dit mais j'ai comme l'impression pis tu vas me dire si je suis dans le champ ou pas mais C'est un passage obligatoire, se frapper le mur, c'est là où tout d'un coup on prend le temps justement de s'arrêter et de ne pas être tout le temps dans la face de tout ça et de prendre le moment de recul. Parce que moi je sais, je l'ai vécu dans un burn-out aussi et c'est là où j'ai fait « attends un peu, comment ça je suis rendu là, qu'est-ce qui se passe et tout » parce qu'on dirait que quand on est dans le tourbillon, on n'arrive pas à prendre ce pas de recul, on est tellement comme aspiré là-dedans. Puis c'est difficile aussi de se détacher de tout ce que justement on nous prône à l'extérieur et qu'on nous dit mais qui n'est pas présent ou qui n'est pas là.

  • Speaker #2

    C'est vraiment intéressant qu'est-ce que tu nommes, parce que c'est exactement les choix qu'on a à faire sont basés sur qu'est-ce qu'on a appris. Mais on a appris quoi ? On a appris à non, non, vis pas ce que tu es en train de vivre. Non, non, continue. Qu'est-ce que j'ai remarqué aussi dans le day-to-day ? Je me suis spécialisée dans l'anxiété, je me suis spécialisée dans les traumatismes et tout ça. Même dans le réseau scolaire, qu'est-ce que j'entendais ? Quand l'enfant fait de l'anxiété, apprends-y à aller quand même à l'école. Apprends-y à passer, à ne pas nécessairement écouter ça, mais de passer. Ce n'était pas les mots exacts, mais c'était clairement ça. Je vais t'apprendre à comment jouer avec ton anxiété. C'est genre, mon enfant est anxieuse, puis c'est pas grave, il faut qu'elle continue à aller à l'école.

  • Speaker #0

    Oui, peut-être pas au travail. Oui, oui,

  • Speaker #2

    c'est la même affaire au travail. Puis à un moment donné, le burn-out arrive, puis tout ça. Puis ce qui est normal, ton corps a besoin d'un break. Ton corps, il t'envoie le signal qu'il y a de quoi qui vibre trop fort par en-dedans, qu'il faut s'en occuper. Mais justement, moi... sincèrement, j'ai la conviction que je suis certaine que si on éduque tôt l'enfant à savoir ce qui se passe à l'intérieur et de l'écouter puis nous, en tant qu'adultes, d'arriver puis d'écouter ce qui se passe, pas pour lui mettre des mots dans la bouche, mais bien de, toi, qu'est-ce qui se passe pour toi, puis mets-le en image parce que l'inconscient, de toute façon, lui, il adore les images, c'est le même qui comprend, tu sais. Donc, c'est pour ça l'encombrement extérieur, parce que voici l'image de ce qui se passe en dedans.

  • Speaker #0

    Exact, exact. Donc,

  • Speaker #2

    si on accueille l'enfant et qu'on lui montre quoi faire avec, l'éducation va être complètement différente, puis on n'aura pas besoin de se ramasser, avoir le visage étampé dans une vitre en disant, « Ok, là, regarde-toi comme il faut, ou regarde vraiment ce qui se passe en dedans. » Je ne pense pas qu'on a à se rendre jusque-là. C'est justement s'être éduqué d'une autre façon.

  • Speaker #0

    Oui, oui. Donc, c'est ça. Mais c'est vrai que nous, on n'a pas eu cette éducation-là. Donc, on se retrouve à devoir frapper le mur pour changer notre pattern parce qu'on a toujours été là-dedans et qu'on n'a pas rien connu d'autre. Puis qu'à un moment donné, justement, c'est la vie, soit la vie ou soit justement notre corps et tout ça qui craque parce qu'on est tellement plus alignés qu'à un moment donné, il y a une dissonance qui est tellement forte que justement, ça ne peut pas continuer comme ça. Puis là, on frappe le mur. Mais je pense que tu as raison. l'éducation, c'est vraiment la différence. Je le dis aussi souvent à mes clientes, c'est comme quand on demande à un enfant d'aller ranger sa chambre. On lui dit « va ranger ta chambre » , puis on ne lui demande pas c'est quoi qu'on attend de lui, puis qu'est-ce qu'il fait l'enfant, mais il va tout mettre dans le fond du garde-robe ou sous le lit, parce que pour lui, ranger, c'est qu'on ne voit plus les affaires. C'est un petit peu la même chose que tu dis par rapport à ce qu'on vit, comme nos émotions, nos affaires dans le même, ou avec l'anxiété, comme disait l'enfant, de dire « pas grave, cache ça dans le fond du truc, mets ça sous le tapis, vas-y pareil, et puis c'est pas grave, on le voit plus, on en parle plus. Ça va être correct, mais ce n'est pas le fait d'être dans le déni et de le cacher de même qui fait qu'on va s'en sortir. Au contraire, c'est des bombes à retardement parce qu'on pousse tout dans le garde-robe ou sous le lit, mais à un moment donné, ça déborde, ça ressort, on ouvre le garde-robe et tout nous tombe dessus. Finalement, ça ne marche pas. Je pense que c'est vraiment la même chose. Le parallèle est tellement incroyable parce qu'en effet, ce qui est à l'extérieur de nous reflète ce qu'on est à l'intérieur. Vice-versa, je pense que les deux se parlent énormément. Oui, c'est bien de régler l'extérieur, mais si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème. Puis la même chose, si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème à l'extérieur aussi. Donc, on va tout le temps, c'est comme vraiment une espèce de synergie qui doit se parler. Mais c'est ça, mais c'est comme difficile. Puis tu sais, quand tu parles justement que tu es spécialisé dans l'anxiété, moi, je trouve ça super intéressant parce que je pense que les traits anxieux dans les problématiques d'encombrement sont souvent très, très, très présentes. C'est hallucinant comme je le vois. tout le temps là, donc l'insécurité, puis qu'elle se concrétise par avoir plein de matériel autour de nous parce qu'il y a un côté sécurisant. Je ne sais pas toi, justement, qui es tellement dans ce milieu-là, comment on peut, parce que les gens souvent me demandent, mais comment je peux contrer, parce que le but, c'est quand même d'aller au-delà de ça, ce n'est pas de l'enfouir, de se dire, non, je ne suis pas anxieux, puis ce n'est pas grave, ou je vais mal, puis je n'y vais pas rien, mais comment on peut apprendre à justement canaliser ou comprendre notre anxiété, puis comment est-ce qu'on peut l'apaiser ?

  • Speaker #2

    Bien, sincèrement, ça va me faire plaisir d'aller à cet endroit-là. Tu sais, tu viens de parler d'une façon que je veux rebondir sur. C'est une communication. C'est une communication interne qu'on doit avoir. Puis même envers l'enfant de « oui, je veux que tu ailles faire ta chambre, mais voici c'est quoi » . Donc, de peaufiner notre communication, finalement. Puis c'est la même chose avec l'anxiété. Premièrement. Ce n'est pas « je suis anxieuse » , c'est « j'ai une partie de moi en ce moment qui est anxieuse » . Déjà là, on vient dissocier un gros lot d'informations, tu sais, parce que ce n'est pas tout mon « moi » qui est anxieuse, c'est « j'ai une partie qui prend vraiment beaucoup de place en ce moment, mais que j'ai envie d'écouter » , tu sais. Donc, c'est là que la communication embarque. Qu'est-ce qui se passe en ce moment qui fait que « hello, anxiété » , elle veut prendre de la place. J'aime beaucoup le film Émotion. Sincèrement, tu le vois, colère, elle existe et c'est super qu'elle existe. Oui,

  • Speaker #3

    on en a besoin.

  • Speaker #2

    Voilà, on en a besoin. Sincèrement, c'est la seule émotion qui prend vraiment soin de toi. C'est la seule que si elle arrive, ça veut dire que c'est terminé. Parce qu'avant ça, tu n'as pas été capable de dire non. Tu n'as pas été capable de mettre justement de faire des choix et blabla, elle n'arrive pas. C'est fini.

  • Speaker #0

    Elle explose, puis elle fait comme là, c'est le point de rupture. C'est le point de non-retour. Ça doit arrêter. Mais c'est vrai, c'est un signal, dans le fond.

  • Speaker #2

    Mais oui, ils sont tous des signals. L'anxiété est un signal aussi. Parfait, alors je vais aller t'écouter. Je vais aller en communication avec toi. L'affaire, par contre, qu'il faut se dire, c'est lorsqu'on tombe avec Merci. Madame Anxiété ou Monsieur Anxiété, peu importe, quand on tombe avec elle, là, le cerveau fonctionne différemment. Donc là, le cerveau fonctionne en rapidité. En fait, là, on tombe dans le reptilien où est-ce que c'est comme si on se faisait courir après par un mammouth. Donc là, t'as pas le temps de faire stop mammouth, je veux pas te voir ici, etc. Parce que c'est genre, let's go, je pars à la course, je suis en mode survie. Donc, c'est là où est-ce qu'on doit faire le pas de recul, puis de faire comme, OK, en ce moment, voici la partie qui a envie de parler. Mais est-ce que j'ai un mammouth en ce moment ? Non. Donc, la communication tombe là. D'arriver, puis de rassurer cette partie-là, que, OK, il y en a tout plein d'autres qui peuvent venir au service de l'anxiété qui est là. Puis après ça, c'est... justement, qu'est-ce qui se passe derrière ? C'est quoi qui se cache derrière ça ? J'ai besoin de sécurité. Pourquoi tu as besoin de sécurité en ce moment ? Pourquoi est-ce que d'avoir autant de choses comme ça ou d'en racheter encore pour combler un vide ou pour combler quelque chose, qu'est-ce qui s'en va se faire combler là à cause de la sécurité ? Puis c'est pareil pour quelqu'un qui va manger beaucoup plus à cause qu'il est anxieux. ou qui va boire davantage. En fait, ça peut être de n'importe quelle façon que tu vas combler, finalement, ce besoin-là. Puis ton besoin de sécurité, il est vital. Oui. Donc, c'est à la base de la pyramide de Maslow. Donc, qu'est-ce qui est là ? Donc, c'est de la communication à faire entre chacune de ces sphères-là.

  • Speaker #0

    Oui. Puis entre les parties de nous aussi qui parlent, parce que j'adore que tu dis c'est une partie de nous qui est anxieuse, c'est pas juste nous au complet. Souvent les gens s'identifient, je suis anxieux. Ben oui. Non, c'est je fais de l'anxiété. Pour moi c'est hyper important de faire attention à ça parce qu'en fait on s'identifie à des réactions, on s'identifie à des moments, mais on n'est pas juste ça, c'est une partie de nous qui est en réaction, puis c'est le mode survie, comme tu le dis, c'est parce que là on voit le mammouth puis on dirait il faut que je parte à la course, je sais pas, de me poser des questions. Je pense qu'aussi dans notre société, vu qu'on n'a plus beaucoup de moments, tu vas me dire peut-être que je me trompe, mais on n'a plus beaucoup de moments où on est vraiment mis en danger pour vrai. On n'a plus de mammouths qui nous courent après. On est dans plein de situations où on est très confortable. Donc, il y a des situations autres qui se créent pour créer ces moments-là de survie et tout ça, parce qu'en même temps, ça fait partie de nous. On est quand même des personnes. Qu'on n'est pas les prédateurs. L'humain, ce n'est pas le prédateur. Au contraire, à un certain point, oui, il peut être prédateur. Mais je veux dire, dans le règne animal, quand même, on est un mammifère. On n'est pas dans la chaîne des prédateurs. Donc, on est moins sollicités. Est-ce qu'on va chercher un peu cette adrénaline, cette confrontation de manière autre dans notre vie ? Parce que, justement, c'est comme trop... Trop mollo, on est trop sédentaires, il ne se passe plus rien, c'est trop simple. Donc, tu sais, là, il faut qu'on se crée des problèmes, entre guillemets, pour que, justement, notre cerveau réagisse parce qu'il ne comprend pas. Je ne sais pas, toi, qui travailles tellement avec tous ces mécanismes du cerveau, je pense que...

  • Speaker #2

    Tu viens de mettre un doigt clairement sur quelque chose. Parce que oui, on va créer à l'extérieur parce qu'on est habitué à ça. Notre corps s'est habitué à l'adrénaline, s'est habitué à tout dépendant des personnes. Il y en a qui n'en ont pas besoin parce qu'ils n'ont pas nécessairement vécu telle telle chose. Tu sais, comme je parlais plus tôt. Moi, je vivais vraiment dans un environnement où il fallait que tu ailles de l'adrénaline. Moi, je carbure à ça, puis je le sais maintenant, mais est-ce que je suis obligée d'aller chercher de l'adrénaline dans ce qui n'est pas sain, ou je peux aller chercher dans le sain ? Donc, c'est là où est-ce qu'encore une fois, la communication, puis c'est de plonger clairement à l'intérieur de soi pour aller voir c'est quoi. Parce que notre corps crée des automatisations. Mais créer des automatisations aussi avec les hormones qu'on a sécrétées, qui nous ont rendu « Hey, je suis en sécurité quand j'ai de l'adrénaline. Je suis en sécurité quand je sécrète du cortisol. Je suis en sécurité. » « Hey, tapeuse, pas vrai. » Non, pas à long terme.

  • Speaker #0

    Non, pas à long terme. À court terme, en effet, on a l'impression. Mais non, tu sais, puis au contraire, parce que toutes ces hormones qui sont quand même… On demande qu'on a besoin dans notre corps, oui, mais quand on les secrète trop, on ternit toutes les hormones du bonheur. Donc, on n'est plus capable d'être bien. Donc, c'est toujours une question, je pense, d'équilibre là-dedans aussi. Puis de se dire, oui, qu'est-ce que je vais chercher ? Puis est-ce que cette adrénaline et ce cortisol sont vraiment nécessaires ? Parce que c'est vrai, toutes nos réactions dans le cerveau, c'est des réactions chimiques. C'est tout ce qui se passe, c'est tout. Puis ces ancrages, puis le discours. Tu sais, quand tu dis la communication... Je trouve que c'est vraiment hyper important parce qu'il y a la communication externe avec les gens qui nous entourent, avec la société, avec tout ce qu'on nous prononce aussi et tout ça. Mais il y a notre discours intérieur, puis notre discours intérieur, il est hyper puissant. On se parle constamment, on est tout le temps en train de parler, puis il y a 12 000 affaires qui nous passent dans la tête. Puis c'est ça, mais on est très dur. Moi, je le constate aussi, puis je ne sais pas si toi, avec ta clientèle, les gens que tu accompagnes aussi, de voir à quel point les gens sont durs envers eux-mêmes. Et puis qu'ils sont tout le temps en train de se taper sur la tête, puis tu sais que la communication interne, elle est souvent très, très violente, même envers nous-mêmes, je dirais, puis qu'on est très durs.

  • Speaker #2

    En effet, on est les pires juges, en fait, puis c'est, tu sais, la relation, la communication qu'on a avec nous, c'est la communication qui désigne aussi le reste de notre vie. parce que nous sommes avec nous, le plus souvent possible. Puis, en fait, pas le plus souvent possible. Nous sommes toujours avec nous-mêmes, mais le discours que nous avons teinte aussi le reste de notre vie. Il teinte partout. Puis, tu sais, je le vois même avec des enfants, le discours qu'ils peuvent avoir envers eux-mêmes, la... perfection qu'ils désirent avoir déjà à leur âge de 5, 6, 7, 8 ans. Moi, justement, dans le cabinet ou même quand je le fais en Zoom, les enfants, moi, j'utilise beaucoup le dessin parce que justement, l'inconscient s'en va par là. Puis tu sais, j'ai été propriétaire d'une garderie de 80 enfants dans le passé, donc, hein, let's go, on rentre dans le monde imaginaire. Moi, j'adore ça ! Tu sais, let's go, puis on s'en va plonger directement à la bonne place. avec le dessin. Mais quand ils veulent même pas dépasser ou quand ils s'attendent à ce que tu dis chaque point que tu veux avoir parce qu'ils se sentent en sécurité si tu dis tous, tous, tous, tous les points, mais que tu vois le discours qu'ils peuvent avoir juste parce que, oh mais non, j'ai dépassé. Et que là, qu'ils se piochent comme ça.

  • Speaker #0

    Hey, ça va être quoi à 40 ans ? Puis c'est quoi le tien que tu avais à cet âge-là aussi, tu sais ? Donc la communication, tu peux arriver, puis un, prendre connaissance de ce qui se passe là, mais après ça, de... OK, mais on le change-tu ? Est-ce qu'on fait un petit pas dans une autre direction à partir de maintenant, tu sais ? Parce que quand on veut désencombrer à l'intérieur, mais quand on veut faire le ménage, en fait... On n'a pas le choix de faire les choses différemment.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis ça passe par cette petite voix-là. Ça passe par, OK, là, je m'en vais-tu en bienveillance ? Est-ce que je dirais ça à ma meilleure amie ? Est-ce que je dirais ça à mon enfant, justement ? Souvent, on va dire, hé, que non !

  • Speaker #1

    Non. Que non ! C'est fou, puis c'est fou comme on ne tolérerait pas de parler à quelqu'un ou que quelqu'un nous parle de même. ou parler à quelqu'un qu'on aime, tu sais, on parle de même, mais nous, on est capables de se parler de même puis être comme aussi durs que ça envers nous-mêmes. Puis j'adore que tu amènes la perfection, parce que ça aussi, dans tout ce qui est désencombrement, c'est fou, comme l'anxiété, en effet, et la perfection, elle est tout le temps là aussi. Il faut absolument que tout soit fait parfaitement. Puis j'ai pas le temps de tout faire, puis tu sais, j'ai pas avancé assez. Il y a tout le temps ce côté de performance qui est extrêmement présent J'aime ça quand tu dis qu'il faut changer le chemin, changer la traque parce qu'on a cette habitude-là. Le cerveau, il va sur le chemin qu'il connaît. C'est l'autoroute. C'est facile. Mais après ça, c'est comme comment on peut faire un autre chemin. C'est ça que je trouve intéressant parce que toi, tu es quand même spécialisée aussi en hypnose. Comment on peut aller changer ces affaires-là, même par soi-même ? Parce que souvent, les gens me demandent aussi comment... Comment je fais ? J'ai conscience que je répète un pattern aux affaires de la même, mais comment on va désamorcer ça dans le cerveau ? Comment on fait ? Donc oui, la communication, je me dis que c'est la base dans tout. Puis après ça, qu'est-ce qu'on peut instaurer un peu comme exercice ou comme affaire pour être capable de commencer à changer ces choses-là ? Parce qu'on me disait, ça ne changera pas tout seul. C'est là, c'est comme l'autoroute, c'est le réflexe. Comment on change un réflexe ?

  • Speaker #0

    Comment on change un réflexe ? Premièrement, il faut plonger. Parce que, comme tu viens de le nommer, c'est genre, je l'ai compris. Oui, OK. Compris, on appelle ça au cerveau. Le cerveau, c'est pas grand-chose. Sincèrement, pour le restant du corps, oui, OK, il en gère, puis ça se fait des automatisations, puis tout ça, il y a des autoroutes là-dedans, puis c'est oui, OK, parfait. Mais là, après ça, il y a le cœur, puis il y a les tripes, tu sais. Donc, il y a comme trois cerveaux à aller s'occuper en même temps. Mais tu as... pas le choix de plonger pour te rendre à ces endroits-là. Donc, un, oui, la prise de conscience. Parfait, je vois que j'ai quelque chose à changer. Parfait, on s'en va à la rencontre. On plonge. Comment je me sens ? Là, on se met à écouter notre corps. Tu sais, c'est de l'auto-hypnose, là. Donc, en respirant, premièrement, tu te rends compte, est-ce que je respire du ventre ou est-ce que je respire par en haut ? Parce que là, tu dois absolument te rendre dans ton ventre, justement, pour... donner le plus d'oxygène à ton corps, puis là, tu vas venir justement plus dans le monde sensitif. Donc, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de mon corps ? Est-ce que je me sens en sécurité ou je me sens justement que je suis... que ça va vite, puis etc. ? Parce que si ça va vite, etc., c'est sûr que tes millions de pensées vont se faire comme ça. C'est normal, c'est le corps qui réagit comme ça. Fais juste le rassurer, lui dire que t'es en sécurité, mets-toi dans un endroit sécuritaire, on s'entend. Fais pas ça au travail quand il y a genre 12 millions de personnes qui peuvent arriver. Tu peux le faire si tu te sens en sécurité et tout ça. L'important, c'est justement de créer toi un endroit comme ça puis de le montrer à ton enfant aussi. Donc, viens dans le lit, on va faire de la respiration par le ventre puis après ça, bon, j'écoute le corps. Le corps, l'inconscient, il veut juste savoir ce que tu veux. Parfait. Moi, je veux savoir pourquoi telle, telle affaire, qu'est-ce qui se passe dans mon corps. Pose-y ta question, il va t'amener à cet endroit-là. Tu vas avoir des images, tu vas avoir des sensations, tu vas avoir... Tout ça va venir en ligne de compte. Ça se fait tout seul. Il veut juste que tu prennes soin de lui. Si tu lui donnes un go, il va faire « Hey, il m'écoute, donc let's go, j'y vais. » Oui, c'est ça, yeah ! Puis après ça, c'est d'aller à la source. OK, est-ce que je suis en mode fuite en ce moment ? Tu vas voir ton corps. « Ah, finalement, j'ai pas le temps, je vais aller m'occuper de ça. » Belle réponse, voici une fuite. Si justement, tu t'en vas toujours à la communication, c'est comme quand tu parles avec quelqu'un et que tu veux vraiment que ton message soit bien perçu. La personne va te le demander aussi. Attends un peu, je ne suis pas certaine de comprendre. Là, en ce moment, je vois ton corps qui bouge et qui a l'air un peu stressé. Donc, c'est la même chose. C'est une communication, mais une communication, une deep communication. C'est d'aller de plus en plus en profondeur et c'est de plonger directement à cet endroit-là. Puis avec ça, tu vas te retrouver dans un élément, puis des fois, tu vas dire, voyons, c'est quoi cette image-là ? Sois dans l'accueil. On n'est pas dans le jugement, encore une fois, on change le discours intérieur, on n'est pas dans le jugement. On veut avoir une réponse. « Ah, ça m'a amenée quand j'avais 4 ans, j'étais sur le bord du poêle avec ma grand-mère puis ma grand-mère... » Parfait ! Ça veut dire que ce moment-là a besoin d'être vu en ce moment. Moi, j'ai... Quatre mots que j'adore distribuer, puis je dis, let's go, tu t'en vas avec ça, puis pars avec ça, puis garde-le dans ta poche, là, t'es sûr de les avoir. Être vu, entendu, compris et aimé. Ces quatre ingrédients-là, tu fais tout avec. Pour les communications avec l'autre en face de toi, que la communication avec toi, tu veux être vu. Parfait, je me vois. Je me vois dans l'état que je suis aujourd'hui, pas dans la... perfection, dans la performance, dans l'exclusion. Non, dans ce que je veux maintenant, pas ce que je veux maintenant, ce que je suis maintenant. Je vais être entendue. OK, on écoute. On écoute avec nos oreilles, avec toute notre aide et tout ça. Après ça, compris. OK, compris. Je comprends ça. Mais c'est une... Je comprends en bienveillance. Pas « je comprends de la manière que je veux que tu comprennes » , c'est « je comprends qu'est-ce que je reçois comme message » . Donc là, déjà là, on vient descendre dans les couches, on n'est plus dans le cerveau ici, là. Non,

  • Speaker #1

    on descend de plus en plus profondément en nous, en effet.

  • Speaker #0

    Oui, puis en fait, fait juste nommer ces mots-là, être vu, entendu, compris, on le sent déjà qu'on se recentre à l'intérieur de soi. Et être aimé. Puis c'est pas être aimé sous condition, encore une fois.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Parce que souvent, lorsqu'on s'en va dans notre deep intérieur, puis qu'on s'en va plonger où est-ce qu'on doit aller, c'est qu'on a vu, on était aimé, mais sous condition. Puis c'est ça qui ressort beaucoup avec le désencombrement, puis avec les moments où est-ce que, oui, il fallait que je fasse telle ou telle affaire, donc c'est pour ça que j'étais en sécurité. ou que je me sentais aimée, parce que c'est ça l'humain. Il a besoin d'être vu, entendu, compris et aimé.

  • Speaker #1

    J'adore que tu abordes ces quatre points-là, parce qu'on le voit souvent par rapport à l'extérieur. On veut être vu, on veut être entendu, on veut être compris, on veut être aimé, mais de l'extérieur. Mais de se poser les questions par en dedans, est-ce que moi, je me vois ? Est-ce que je m'entends ? Est-ce que je me comprends ? Est-ce que je m'aime ? Oh my god, méchante différence, parce que souvent, je trouve qu'on va chercher ça à l'extérieur. Puis c'est là où on voit justement aussi tous ces patterns pour combler, parce que si on n'est pas vu, OK, on essaie de le combler d'une autre manière, quand on n'est pas entendu, quand on n'est pas compris, tout ça aussi, qu'on n'est pas aimé non plus. Puis souvent, l'encombrement, moi je trouve en tout cas physiquement, que les gens qui s'encombrent, c'est souvent ça qu'ils vont aller chercher. C'est cet amour, c'est cette validation, c'est cette compréhension, parce que les objets... Je le dis tout le temps, ils ne nous confrontent pas. Nous, on les aime. Ils ne vont pas nous dire « moi, je ne t'aime pas » ou ils vont avoir une relation qui va toujours être positive et non confrontante avec nous. Donc, c'est ce côté rassurant aussi. Mais je pense qu'en effet, de se poser ces questions-là, pas seulement versus... Parce que ces questions, je les connais. Puis je me suis dit, je les ai toujours regardées versus l'extérieur. Est-ce que les gens qui sont autour de moi, justement, me voient, m'entendent, me comprennent, puis tout ça. Mais est-ce que moi, je le fais pour moi ? Ça, je trouve ça vraiment puissant parce que ça nous remet au centre de notre vie aussi, au centre de nos choix, puis de se dire, OK, est-ce que je vois qui je suis réellement ? Puis est-ce que je suis en accord avec tout ça ? Puis justement, est-ce que mon pilote automatique est correct ou pas ? Est-ce qu'il m'amène dans la bonne direction ou pas ? Mais pour ça, c'est de se recentrer puis de regarder vers en dedans. On a toujours le regard vers l'extérieur, mais là, c'est le regarder. Puis je trouve que c'est le fun parce que tu le dis, c'est de l'auto-hypnose. Donc, tout le monde est capable de le faire. faire soi-même. Puis c'est ça, mais il faut se donner le temps, je pense, aussi, puis de la pratique.

  • Speaker #0

    Oui, puis à un moment donné, ça va devenir une automatisation. Tu sais, justement, tantôt, j'étais avec une femme que, justement, je lui ai mentionné, puis moi, je te dis, ces quatre mots-là, je les sors tellement souvent, c'est comme, non, tu sais, les gens, maintenant, ils me connaissent, ils sont comme, oui, Sophie, c'est bon. Bien, oui, mais c'est ça. On a l'opinion.

  • Speaker #1

    On radote à nos clients.

  • Speaker #0

    Les quatre mots, tes œufs-tu dans ta poche sur le côté, tu sais. Puis, en même temps, quand tu dis, ça nous ramène à soi, justement, ça va devenir l'automatisation de faire, oh, attends un peu, est-ce que en ce moment, qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je suis en train de m'aimer ? Si la réponse est non, puis aimer d'un amour inconditionnel ou est-ce que je suis en train de m'écouter là ou je suis en train de vouloir être aimée par la personne ? Sincèrement, je préfère de loin m'aimer moins que d'être aimée. Puis il y a une pilée dessus là. On l'a tous fait. Sincèrement. Puis en fait, on a appris à faire ça aussi. encore là je reviens dans l'éducation d'arriver puis de montrer à l'enfant de s'aimer puis tout ça parce que c'est faisable je l'ai montré à plein d'enfants en fait depuis 2009. Comment tu te sens quand tu le fais ? Est-ce que tu te sens bien ? La réponse est non. Alors, fais-le pas. Justement, est-ce que là, tu es bien avec toi ? Est-ce que tu te sens... Est-ce que tu sens que toi, tu t'aimes en ce moment pendant que tu le fais ? Si la réponse est non, fais pas ça. Fais pas ça.

  • Speaker #1

    Va pas là. Exactement. Mais ce que je trouve aussi qu'il faut voir des fois, c'est comme la notion de la différence entre... Quand est-ce que je fuis et que je suis dans le déni et tout ça, et que je n'écoute pas ce qui se passe, ou quand est-ce que justement je l'écoute et que je ne suis quand même pas bien là-dedans, parce que je le vois souvent dans les gens qui font le désencombrement aussi, c'est comme ils veulent, puis il y a des fois où je fais comme « ah, mais aujourd'hui je n'ai pas l'énergie, je ne peux pas aller là » , puis là je suis comme « ok, mais ça c'est juste de la fuite, c'est se mentir à ça » . C'est quand la limite n'est pas facile, la ligne est tellement mince. Est-ce que... Je m'écoute ou est-ce que justement je m'invente des histoires aussi pour me dire que je ne le ferais pas et que je n'irais pas là et tout parce que je n'ai pas le goût, parce que ça me fait peur, parce que ça ne me tente pas, parce que tout ce qui est caché en arrière justement. Je pense que c'est ça aussi le fait, comme tu dis, la communication, de vraiment parler, mais de parler de manière honnête envers soi-même, de se regarder et de se dire « ok, mais est-ce que je suis vraiment honnête avec moi-même ou est-ce que je suis en train de me mentir et de me dire des affaires juste parce que je ne veux pas aller là ? »

  • Speaker #0

    Ben, tu viens de le nommer. Est-ce que je suis en train de me mentir à un moment ? Mais, c'est parce que le mensonge a tellement été genre, c'est correct, pis tu sais, genre, on était habitués comme ça, tu sais. Mais encore là, est-ce que toi, tu t'aimes quand tu mens ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Pose-toi la question, est-ce que tu t'aimes, est-ce que tu te sens bien ? Hé, sincèrement, là, je sais pas si t'as déjà rencontré quelqu'un qui faisait que mentir, là, mais tu sais, Le shitload de choses qui doivent se rappeler pour bien vivre. C'est tout un encombrement, mais de mensonges. Oui,

  • Speaker #1

    de mensonges. Ça, ça ne doit pas être le fun à gérer. En effet, ça doit être lourd à porter tout ça. Mais je trouve que c'est vraiment ça. Encore une fois, c'est les quatre questions que tu poses. Puis que si on y répond honnêtement, normalement, on est capable de justement se recentrer et s'amener sur la bonne ligne. Mais c'est ça. Le problème, c'est qu'on ne se ramène jamais à s'écouter. Comme tu le dis, on ne l'a pas appris. On ne l'a pas appris comme on n'a pas appris à organiser nos maisons ou à désencombrer nos maisons au fur et à mesure de la vie. Je pense que, comme tu le dis, les traumas ou les affaires qu'on accumule aussi, plus on les accumule et plus on ne les traite pas, je dirais, au fur et à mesure, plus ça devient un peu des grosses bombes à retardement et ça fait que ce sont des grosses affaires à régler. Ou que le moton, qui pouvait peut-être être un petit moton, que plus on attend, plus il devient un gros moton après à devoir défaire.

  • Speaker #0

    Oui, puis tu sais, en même temps, tantôt te nommer quelque chose qui est quand même très important, tu sais, puis en le nommant que ça aurait pu être un petit, puis là maintenant c'est rendu gros, c'est de ne pas avoir peur non plus. Parce que c'est pas vrai que tu sais, genre, hey, ça va être terrible, qu'est-ce que tu vas vivre ? Oui, c'est pas le fun, parce que justement tu le fuis, puis tu as envie de fuir en ce moment parce que c'est plus le fun dans le court terme. de, oui, d'aller, je sais pas moi, faire n'importe quoi d'autre que de le faire, OK ? C'est sûr que c'est plus le fun, OK ? Ça, c'est sûr et certain. Mais si t'es quelqu'un qui a envie de vivre vieux, qui a envie de vivre, tu sais, le bonheur, ou tu sais, qui a envie d'être dans son élément, puis justement d'être en amour avec sa vie, puis avec soi, bien, il faut que tu le fasses.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis il faut que tu plonges à l'intérieur. Il faut que tu le réalises. Sois honnête avec toi. Justement, qu'est-ce que j'en vis, moi, maintenant ? Oui, ce n'est pas vrai que tout est tout le temps beau, puis tout, puis etc. C'est la même affaire. Moi, je vais avoir une Lamborghini. La Lamborghini va faire ta paye, la Lamborghini. Est-ce que je suis prête à faire les steps pour aller chercher ça ? C'est la même chose pour toi. J'ai envie d'être... d'être désencombré, etc., soit on est avec toi en ce moment. Ce n'est pas ça. Mais les étapes vont faire en sorte qu'effectivement, tu vas y arriver. C'est là où je trouve que c'est quand même important. Écoute, ça se fait. C'est magnifique aussi. Pendant ce temps-là, tu peux avoir vécu beaucoup de choses. C'est là aussi de connecter avec quelqu'un qui va t'accompagner là-dedans. Comme toi, on t'accompagne pour... Puis moi, j'accompagne pour l'intérieur. Mais justement, d'aller vers quelqu'un que tu vas sentir son soutien. pendant ce chemin-là. Il y a des outils aussi. J'ai écrit des livres, justement, si tu es plus autodidacte, etc. J'ai écrit un journal pour des passages comme ça. Qu'est-ce qui est le fun ? C'est que, justement, pendant ça, tu vas trouver de l'espace, mais tu vas trouver aussi des joyaux que tu avais à l'intérieur de toi. Là, ça ne deviendra plus un encombrement extérieur, puis même un repli de soi. Je me sens... poignée par en dedans, ça va être je prends de l'expansion par en dedans pis il y a vraiment, tu sais, tu te sens vraiment être plus en lumière, tu le sens qu'il y a de quoi qui se dégage pis t'as de l'espace pour être, il y a de l'espace pour être soi pis d'aimer qui est-ce que tu es, pis d'aimer ce que tu fais pis etc, t'es plus dans le j'ai les yeux fermés, j'ai les pis Merci. Tu sais que, justement, il y a de l'ouverture qui se crée.

  • Speaker #1

    Exact. Oui, c'est vraiment intéressant parce que ça nous permet, en effet, de rayonner. Puis c'est drôle parce que quand tu dis, justement, souvent les personnes que j'ai accompagnées dans le désencombrement, quand on commence, on voit qu'il y a comme, tu sais, les épaules lourdes qui sont comme en avant la colonne, tu sais, comme on s'écrase, on est comme petit et tout. Puis tout d'un coup, on dirait qu'elles relèvent, elles remontent leurs épaules, elles se reculent, elles ouvrent la cage thoracique. Il y a comme quelque chose qui se passe aussi à ce niveau de changement. de créer cet espace-là. C'est ça qui est vraiment le fun quand tu le dis, parce que c'est l'intérieur et l'extérieur. Quand on prend l'expansion à l'intérieur, justement, on est capable de la faire rayonner au-delà de nous. Ça finit par sortir et ça va à l'extérieur aussi. Le côté de plonger, parce que ça aussi, je le répète constamment aux personnes, à un moment donné, c'est comme prêt, pas prêt, vas-y. Il faut plonger là-dedans, il faut y aller pour pouvoir aller changer les affaires. Comme tu dis, la conscience, c'est bien beau de l'avoir dans notre tête, mais si on reste au niveau juste mental, il ne se passe rien. La magie ne va pas apparaître, ça ne va pas créer le changement. Pour créer le changement, il faut de l'action. Il faut aller plus bas et après ça, il faut le concrétiser dans le matériel ou dans le réel autour de nous, dans les actions qu'on fait dans le quotidien. Parce qu'on peut bien dire, oui, je ne veux plus faire telle affaire ou tel pattern qu'on répète, qu'on répète, qu'on répète, qu'on fait des fois pas dans une intention mauvaise, des fois, mais... qui peut quand même blesser ou qui peut quand même être mauvaise pour nous, mais que finalement, à un moment donné, il faut prendre action. On ne peut pas juste dire « Ah, mais c'est comme ça, j'ai toujours été de même » ou dire « Faut pas de même » . C'est comme non, justement, on regarde puis on peut changer. Puis c'est ça que moi, je trouve aussi le fun de voir, parce que moi, je l'ai fait de l'hypnose pour moi. J'ai été voir des hypnothérapeutes, puis je me dis « Aïe aïe, c'est fou, comme des fois, on peut penser qu'on est fait de même puis qu'on ne peut pas changer tout. » Mais en fait, on peut tout changer. Tout, absolument tout peut être changé. et on a tout en nous. C'est ça qui est magnifique aussi. Des personnes comme toi et moi, on accompagne, mais on est comme des vecteurs, on est comme des catalyseurs qui permettent aux gens de se dire, OK, mais on fait juste réveiller les choses qui sont en dedans des gens déjà. On a tout en nous déjà.

  • Speaker #0

    Voilà. On a tout en nous. On a même les outils déjà qui sont là, sont juste encombrés de plein d'autres patentes par-dessus qu'il faut aller chercher, c'est tout. C'est vraiment ça. Puis tu sais... C'est exactement ça. L'image, elle est parfaite, tu sais. Puis quand tu nommes que, bon, mettons, je l'ai dans le conscient, etc., puis tu sais, dans l'action, OK, je vais le mettre en image pour ceux qui écoutent et qui ne nous voient pas, c'est le cerveau en haut. Puis dans l'action, c'est les orteils, c'est les pieds. Donc, tu vois-tu tout l'espace que tu dois créer pour te rendre jusqu'à l'action ? Mais pour y aller, il faut aller justement à la rencontre, à la... connaissance de ce qui se passe à l'intérieur pour que ça soit une automatisation de marcher. Parce que ça l'est déjà. Mais est-ce que tu continues d'aller dans le chemin que tu es habituée ? Ou justement, tu t'en vas créer un chemin nouveau ?

  • Speaker #1

    Ah, mais j'adore la ligne que tu traces dans le fond, de la tête jusqu'aux orteils, puis que c'est toutes ces étapes-là qu'il faut passer, parce que si on reste juste dans le mental, en effet, on ne peut pas bouger nos pieds. Si on descend cette ligne le long de la colonne, et qu'on passe par tous les trucs, de passer par le cœur, par le ventre aussi, parce que c'est là où ça se passe aussi, dans notre instinct, notre intuition, et que ça descende jusqu'après ça, l'action. J'adore cette ligne-là, qui est comme vraiment un fil conducteur. Il faut rentrer là, il faut aller suivre cette ligne, pour aller jusqu'après aux orteils, qui va nous permettre de faire l'action, de faire le premier pas, qui va nous amener dans la nouvelle direction. Oui. Belle image ! Belle image ! Oh my God ! Donc, Sophie, tu nous parlais aussi éventuellement d'un petit document, quelque chose que tu voulais partager pour aider les gens à pouvoir peut-être plus figurer. Puis ça, je sais que des fois, ça a l'air très abstrait, puis les gens veulent tout le temps du concret de comment pouvoir faire les choses, mais je pense que la communication, comme tu le disais, c'est la première étape et tout. Donc, je ne sais pas comment tu voyais ça, ce petit affaire que tu voulais pour aider les gens.

  • Speaker #0

    En fait, c'est un petit PDF qui est créé, mais là, avec l'image que je viens de nommer, je vais la mettre en image tout de suite à côté aussi pour vraiment faire le chemin. Donc, c'est différentes questions à se poser justement pour plonger à l'intérieur de soi et que ça devienne un automatisme par le pied, finalement, par les pas à faire par la suite. Donc, je vais te le partager. Je vais l'avoir aussi sur ma page à moi. Donc, on... c'est ça, j'adore faire des, je l'ai dit j'ai eu une garderie, donc moi des programmes éducatifs, c'est comme, ouais, let's go pis tu sais, c'est ça c'est simple, en fait c'est simple c'est hyper simple, mais on pense tout le temps que c'est compliqué, mais quand on le ramène dans le simple, c'est comme,

  • Speaker #1

    c'est magnifique, pis c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est là où la magie va passer la vie c'est ça que je trouve super parce que

  • Speaker #1

    Encore une fois, ça nous ramène, puis c'est pour ça que tous mes invités dans le podcast, c'est toujours, j'adore cette ligne directrice qui est toujours la simplicité, de revenir aux affaires de base, simples, ça n'a pas besoin d'être complexe, on cherche souvent, parce que même souvent pour notre bien-être, on va chercher toutes les affaires hyper complexes, alors que, tu sais, on n'a pas besoin d'aller à l'extérieur de chez nous, de, tu sais, tout ça, il y a plein de choses qu'on peut faire déjà par nous-mêmes, puis que ça peut être dans notre lit couché, bien relax, puis que, tu sais, qui peut déjà nous aider, puis que c'est ça, oui, après, moi, je recommande tout le temps, tu sais, C'est pour ça que nous, et toi, et moi, on existe. On est des coachs, on accompagne les gens. Donc, des fois, oui, d'avoir une aide extérieure quand on n'est pas capable de le faire soi-même. Mais moi, je me souviens qu'à chaque fois que je suis allée voir des coachs, c'est parce que ça me donne la ligne directrice, ça me donne les outils, ça me donne la confiance aussi de me dire « OK, je fais la bonne affaire, je suis sur la bonne traque. » C'est comme, tu sais, je sais que c'est quelqu'un qui est professionnel là-dedans. Donc, il y a un côté rassurant, ça aussi. Mais après ça, en effet... La question, c'est même si on est accompagné et tout, si on ne fait pas les actions, si on ne fait pas les recommandations qu'on nous propose, il n'y a rien qui va changer de nouveau. Donc, c'est comme, encore une fois, ce n'est pas juste d'avoir connaissance. Après ça, c'est de plonger dedans, de se mettre en action, puis de commencer à bouger les affaires. Puis, tu sais, ce discours intérieur, je trouve que c'est vraiment super le fun. Donc, merci. On pourrait en parler pendant des heures, je pense, toi et moi. Mais c'est ça, on va devoir aussi se quitter. Merci infiniment de ce que tu as apporté. Je trouve ça super le fun de voir que justement, en auto-hypnose, en se parlant soi-même, en comiquant avec nous, en étant honnête avec nous-mêmes et tout ça, qu'on ait en conscience qu'on a tout en nous, eh bien, on peut créer du changement vraiment. Puis c'est d'aller à la source. Puis que ce ménage extérieur, mais il se fait à l'intérieur aussi et vice-versa. Donc, vraiment. Merci, ma chère.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup, encore une fois. Ça fait un énorme plaisir.

  • Speaker #1

    Comme toujours, on adore se jaser. J'espère que vous autres aussi qui nous écoutez, ça vous aura donné des pistes de solutions. Vous montrer que justement, c'est simple, ce n'est pas très compliqué. On va toujours chercher souvent des solutions beaucoup trop complexes. Mais commencez déjà à changer votre discours intérieur. Puis là, les quatre questions qu'on va pouvoir se poser aussi, puis de voir s'aligner avec soi. Donc, de plonger en dedans de vous pour aller confronter ces petites problématiques-là. Parce que souvent, on les voit plus grosses qu'elles ne le sont. Puis finalement, quand on les règle, on se dit, bien voyons donc, j'aurais donc dû le faire avant. Je me serais évité pas mal de troubles et de souffrances. Mais ce n'est pas grave. Il n'est jamais trop tard, par exemple, pour changer et je m'en prends un nouveau chemin. Merci infiniment, Sophie. Vous allez avoir les coordonnées de Sophie aussi si jamais vous voulez la contacter ou aller plus loin avec ça ou aller voir tout ce qu'elle fait. Un gros merci d'avoir été avec moi aujourd'hui et on se dit à la prochaine.

  • Speaker #0

    À bientôt.

Description

Dans nos maisons comme dans nos têtes, il y a parfois trop de tout. Trop de pensées, trop d’objets, trop de « il faut ».


Dans cet épisode, Marie-So reçoit Sophie Roy, hypnologue, coach et autrice engagée, pour parler de ce désencombrement invisible : celui du monde intérieur.


Elles explorent ensemble ces automatismes qu’on répète sans s’en rendre compte, l’anxiété qui s’installe, la peur de manquer, la difficulté à ralentir.


Et surtout, comment réapprendre à s’écouter, à se comprendre et à s’aimer sans condition.


Un échange vrai, vibrant, qui ramène à l’essentiel : se choisir, respirer, et faire de la place en soi pour mieux habiter sa vie.


Téléchargez l'exploration sensorielle


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Allô tout le monde, je suis bien heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour cette nouvelle saison du podcast Minimaliste. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Sophie Roy-Perron, qui est mon invitée. C'est une voix qui est douce et puissante à la fois, qui guide avec amour les adultes et les enfants vers une meilleure compréhension d'eux-mêmes. Elle est hypnologue, coach et auteur vraiment engagée. Elle croit profondément que... tout part de soi et que chaque passage de vie mérite d'être accueilli avec conscience, douceur et courage.

  • Speaker #1

    Donc j'ai bien hâte de vous la présenter et de vous présenter notre belle Josette.

  • Speaker #0

    Alors, bienvenue à tous et bienvenue à toi, Sophie, dans le podcast Minimaliste. Je suis bien, bien, bien contente de te recevoir aujourd'hui pour qu'on parle de désencombrement. Donc, c'est toujours le sujet principal et cette vocation que j'ai d'amener le minimalisme dans toutes les sphères de la vie. Et toi, eh bien, tu aides les gens aussi à se désencombrer, mais d'une autre manière que moi, mais en fait, qui est totalement complémentaire.

  • Speaker #2

    Oui, totalement complémentaire. C'est l'encombrement intérieur, mettons. de mon côté, puis qui va vers l'extérieur. Donc, toi, c'est de l'extérieur vers l'intérieur. Puis, écoute, j'ai déjà des frissons, donc ça va être un beau moment qu'on va passer ensemble. Je sais déjà... Merci beaucoup pour l'invitation. Ça fait longtemps qu'on en parle. Puis là, c'est fait aujourd'hui. Exact.

  • Speaker #0

    Bien contente, justement, parce qu'on s'est rencontrées De manière par hasard, dans un réseautage, puis on avait eu comme un petit coup de cœur, puis ça n'a jamais donné qu'on se recroise depuis, mais ça faisait longtemps que je me disais « Ah, il faut qu'on fasse de quoi ensemble et tout » . C'était vraiment le petit coup de cœur qu'on avait, puis cette même vision des choses. Donc toi, tu aides justement les gens à désencombrer leur intérieur, puis je trouve ça super intéressant parce que justement, moi en effet, je le fais avec les gens physiquement à l'extérieur, mais... Clairement, j'ai tout le temps, l'encombrement, c'est un symptôme de ce qui se passe en dedans de nous. Donc, tu sais, c'est ça. Il y a souvent des blocages, des ancrages, tu sais, tout. Donc, tu sais, dis-nous un peu, toi, comment tu vois ça, ces blocages intérieurs, puis tout ce désencombrement qu'on fait aussi par en dedans.

  • Speaker #2

    Oui, bien, en fait, je te dirais que moi, ça part vraiment de loin de ma passion pour l'humain comme ça, tu sais. Bon, je vais dire ça comme ça. C'est comme si je lis l'invisible, donc je vais te regarder, puis je vais faire « Ah, tu sais, il y a tel, tel, tel, tel. » Puis, veux, veux pas, lorsque tu fais juste commencer à respirer, mettons, tu vas voir qu'il peut y avoir des petites boules à l'intérieur, puis moi, c'est ceux-là qui m'intéressent. C'est ceux-là qui m'intéressent à aller voir c'est quoi qui se cache derrière. Tu sais, c'est comme, justement, tu es dans un appartement, tu es dans une maison. Pourquoi ton comptoir est tout le temps... temps plein et tout ça, ben, OK, pourquoi est-ce qu'ici, c'est plein ? C'est quoi qui se cache là ? Ah, j'avais de la difficulté à parler quand, justement, j'étais enfant. C'est vraiment, c'est tout ça, un lien qui est hyper important à aller voir, parce qu'on s'entend, on a besoin d'être bien avec nous-mêmes. On n'a pas nécessairement appris non plus, hein ? Non ! On a pas appris les vraies choses ! On n'a pas appris ! appris à genre, ok, prends le temps en ce moment d'aller voir ce qui se cache en dedans, pis tu sais, est-ce que tu respires bien, est-ce que tu vas bien, est-ce que non, on n'a pas appris ça, on a appris à go, go, go, métro, boulot, de dos, et let's go, on embarque, pis on embarque dans la roue, pis en fait, qu'est-ce qu'il fait aussi, c'est que on va se mettre à en rajouter. Pour être sûr de pas aller voir ce qui se passe, on va en rajouter.

  • Speaker #0

    J'adore, j'adore ! Parce qu'on voit les mêmes choses, en fait, parce que c'est vrai, au lieu d'enlever dans nos vies, le premier réflexe qu'on a constamment, c'est de rajouter des choses.

  • Speaker #2

    Ouais, ouais, au cas où, ou bien sinon, tu sais, même le genre « Ah, je suis pas certaine si j'en ai, tu sais, si j'en ai, je vais en racheter » , tu sais, mais c'est la même chose pour à l'intérieur, tu sais. « J'ai pas assez vécu de tristesse, je vais faire de quoi en plus pour en rajouter. » Non, mais va voir le pourquoi. C'est comme dans nos relations. « Je vis tout le temps le même genre de relation. » Pourquoi est-ce qu'on vit tout le temps le même genre de relation ? Je sais pas pourquoi j'ai été là. On connaît ça, nous.

  • Speaker #0

    C'est vrai, c'est vrai, ces pantoufles qu'on remet tout le temps, ces patterns qu'on recrée, puis que des fois même on comprend, on a des choses qu'on sait, puis qu'on comprend, mais qu'on répète pareil. Donc c'est comme tout le temps, pourquoi est-ce que c'est encore là, puis tout, puis je pense que c'est là où il faut aller creuser un petit peu plus, en effet, en dedans. Quand tu dis qu'on en rajoute, puis en fait, tout ça c'est parce qu'on essaie encore une fois d'être dans la fuite. On ne veut pas voir les affaires, donc c'est pareil dans l'environnement physique, on ne sait pas quoi faire, donc on rajoute des choses parce que c'est rassurant, parce que ça nous fait notre espèce de petite carapace qui nous protège. Mais dans le fond, tu sais, ça nous protège de quoi, tu sais, en fait ? Puis au contraire, des fois, au lieu de nous protéger, ça finit par nous empêcher d'avancer, puis c'est plus la même chose. Puis je pense qu'à l'en-dedans, c'est beaucoup ça aussi.

  • Speaker #2

    Oui, mais tu sais, tu viens de nommer une clé vraiment très importante, tu sais, c'était... C'est parce qu'à un certain moment donné dans ta vie, puis c'est surtout dans l'enfance, on le sait que c'est dans le 0-8 ans que tout se joue, puis tout inconsciemment, c'est à ce moment-là, et même le 0-9 mois, parce qu'intra-utérin aussi, on peut avoir, tu sais, il peut savoir passer des choses et tout ça, puis à un certain moment donné, c'était rassurant d'avoir ça. C'était rassurant d'avoir ces éléments-là. Tu sais, moi, je vais parler un peu de moi, parce que justement, tu sais, on avait parlé. « Oh oui, là, je déménage, puis tout ça. » Puis là, j'étais comme « Ah, c'est cool, je me désencompte de tout, je vends tout. » Puis là, moi, je repars à zéro, puis tout ça. Puis là, j'arrive pas capable de me débarrasser de mes livres. Incapable de me débarrasser de mes livres. J'étais « Voyons donc, c'est bien bizarre, ça, mes livres. » Mais c'est parce que j'étais vraiment beaucoup de boîte de livres. C'est comme si c'était juste un, deux, trois. Parce qu'à un certain moment donné, justement, surtout dans mon enfance, pour moi, lire, c'était rassurant. Je me sentais dans une sécurité et tout ça. Mais ça, il faut que tu ailles voir le pourquoi qui se cache derrière. ok, mais lorsque j'étais enfant c'était rassurant, pourquoi ? ah parce que c'était le chaos à l'extérieur parce que c'était, tu sais, il y avait de la chicane il y avait du Il y avait de l'abus, il y avait toutes ces affaires-là. Qu'est-ce qui fait en sorte que maintenant, même si c'est, on s'entend, c'est 30 ans plus tard, puis tu as encore besoin de ces livres-là, mais pourtant, tu n'as plus besoin de cette sécurité-là, tu es capable, mais c'est encore le rôle de l'enfant, de la sécurité qui a été associée ensemble. Puis lorsqu'on plonge dans le monde de l'inconscient, puis lorsqu'on plonge dans le monde intérieur de la personne, c'est parce qu'à un certain moment donné, il y a eu un attachement avec quelque chose. Le regard adulte, voyons, ça n'a pas de bon sens, mais inconsciemment, lui, la seule chose qu'il veut, c'est de te garder en sécurité. Qu'est-ce qu'il va faire ? C'est que ça va continuer à jouer en boucle, cette chose-là. « Hey, tu es déjà en sécurité, parfait, je n'ai plus besoin de m'occuper de ça, je vais m'occuper d'autre chose. » C'est ça l'inconscient. Ça gère 95 % de ton quotidien. Qu'est-ce qu'il y a de besoin ? C'est de créer des automatisations parce que sinon, what a shot ? Le cerveau, qu'est-ce qu'il va faire ? Le niveau d'énergie, le « ah » . Il a besoin de créer des automatisations. Puis ça, à un certain moment donné, c'était sécuritaire, donc parfait, je n'ai plus besoin de m'en occuper, on s'en va ailleurs. Mais c'est pour ça qu'à un certain moment donné, quand il y a de l'accumulation, quand il y a des choses qui sont à l'extérieur, qu'on s'en rend compte, c'est plus facile de s'en rendre compte de l'extérieur que de l'intérieur parce que c'est comme ça qu'on a appris. Donc, de faire le pas de recul, de voir en dedans, OK, mais c'est quoi qui se passe ? C'est quoi l'automatisation qui avait été faite, qui a besoin en ce moment d'être changée ? Oui, oui, c'est ça.

  • Speaker #0

    Oui, parce que c'est vrai, l'automatisation, on le fait vraiment constamment. Je veux dire, apprendre à conduire, on conduit, puis on ne réfléchit même plus après quand on conduit, puis qu'on change nos vitesses et tout. Ça devient vraiment un réflexe parce qu'on le fait de manière totalement inconsciente. Puis c'est fou quand on pense que 95 % de nos actions sont faites inconsciemment. On est sur le mode pilote automatique, c'est ça, on fait les choses sans même vraiment s'en rendre compte. Puis c'est là, en fait, où je pense qu'il y a la clé aussi, c'est de... ramener ça dans le conscient, de le ramener en avant-plan, puis de faire se dire « wow, ok, c'est là qu'on va chercher dans le fond, puis qu'on le remet comme... on devient un peu spectateur de ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur, puis de se dire « bon, bien ok, là, qu'est-ce que je peux faire, puis comment je peux prendre action pour changer les choses ? »

  • Speaker #2

    Oui, en effet. Puis moi, j'adore faire ça. C'est comme rendu un petit plaisir d'arriver, puis le soir, de faire comme « ok, bon, qu'est-ce qui se passe en dedans ? » justement de faire le rangement de la journée. Ah, j'ai encore un petit stress de ci, j'ai encore de... Puis c'est normal d'avoir du stress, c'est normal d'avoir des émotions, c'est normal d'avoir tout ça, tu sais. Tout ça est clairement normal. C'est ton corps, justement, qui s'exprime. que toi, tu n'avais pas nécessairement fait sur le moment présent parce que, justement, tu embarques dans le train-train et tu t'en vas par automatisation et tout ça, mais d'arriver et de faire le ménage intérieur et de se rendre de plus en plus loin. Tantôt, je parlais de la respiration. Quand tu arrives et que tu respires, quand tu vois que ça reste bloqué, tu vas voir que le ménage, il en reste long à faire pour se rendre jusqu'à la grosse orteille. Donc, c'est important. d'aller voir petit peu par petit peu et de ne pas se dire qu'il faut que je le fasse tout d'un bout parce que déjà de faire tout d'un bout, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que ton corps va tomber en mode réaction et il va vouloir se protéger. Donc, il va créer la camapace, il va refermer tout et c'est comme à recommencer plus tard. Puis là, même les mécanismes de « non, t'en as pas besoin finalement. Ah, ben non, t'as pas besoin de faire ça. » Donc là, l'accumulation va continuer. Mais par exemple,

  • Speaker #0

    Oui. Oui, parce qu'à un moment donné, justement, notre corps, il a besoin d'un temps d'intégration. Puis ça, vraiment, je trouve ça intéressant que tu le dises aussi, parce que souvent, les gens veulent changer rapidement. On voudrait que ça se fasse comme ça, dans un claquement de doigts, puis que tout change, puis que ce soit fait avant même qu'on ait fait tout le travail. Oui, c'est ça. Parce qu'on ne veut pas non plus, on veut éviter. Mais en fait, je pense que c'est aussi de la protection. On veut éviter la souffrance, on veut éviter d'être mal, mais tu sais, des fois, ça prend de passer par là aussi pour régler les choses, parce que ce qui émerge... Quand on travaille en dedans, c'est pas toujours le fun. C'est pas toujours des affaires intéressantes. Le but, c'est de faire ce ménage-là.

  • Speaker #2

    Oui. On va se dire les vraies affaires. D'arriver et de passer. Moi, j'appelle ça un passage. Donc, justement, c'est des pas que tu es en train de faire pour accumuler de la sagesse, au lieu justement d'accumuler de l'extérieur ou accumuler de la souffrance. Non, justement. C'est drôle parce que tantôt, j'étais justement en train de faire un autre petit vidéo, puis je disais, tu sais, tu as le choix. Soit tu continues de fuir, puis là, tu vas ramasser des vidanges à la place, mettons, ou soit que tu passes à l'intérieur d'eux et tu cumules des joyaux, parce que c'est clairement des outils, c'est clairement ta richesse intérieure que tu t'en vas chercher lorsque, justement, tu t'en vas créer l'espace à l'intérieur de toi, tu t'en vas vraiment à la... connaissance de toi aussi pendant ce moment-là, tu sais. Puis ça, c'est génial. Tu sais, je vais le projeter maintenant à l'extérieur, mais lorsque tu crées l'espace, tu vois la richesse de finalement tout l'espace que tu pouvais avoir, puis toute la grandeur de l'espace que tu avais. Tu sais, t'habites maintenant dans Luna, qui est comme... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

  • Speaker #3

    C'est quand même grande,

  • Speaker #2

    mais quand même petite. Oui, c'est ça. Justement, c'est pas encombré, c'est épuré, c'est magnifique, c'est de l'espace, etc. C'est pareil pour ton espace intérieur. Tu vas t'en rendre compte que finalement, il est hyper vaste, qu'il y a de l'espace pour bouger, qu'il y a de l'espace pour vivre. Puis là, après ça, tu peux le nourrir par ce que tu aimes. Parce qu'avant, s'il n'y a pas d'espace pour... Pour justement créer qu'est-ce que tu aimes, que tu comptes tes besoins, tu vas continuer de genre d'empiler, tu vas être pogné, même ton corps va être en réaction, tu vas t'enrober, tu vas foutre le corps. Là, les symptômes embarquent aussi, ton corps parle, est-ce que tu es en train de l'écouter, c'est tout ça qui rentre en ligne de compte.

  • Speaker #0

    Exactement, c'est fou parce qu'en effet, notre corps et tout, il accumule tout ça aussi, notre esprit, notre cœur, notre corps. C'est en effet de l'accumulation aussi, c'est de la saturation. J'adore quand tu dis de créer de l'espace, puis que cet espace-là, il est en dedans de nous. Mais souvent aussi, il fait peur, parce qu'il n'est pas rassurant au début, parce que créer de l'espace, oups, on se sent comme inconfortable là-dedans. Autant que quand c'est à l'extérieur, que quand c'est à l'intérieur aussi. Parce que là, c'est comme toutes les possibles, mais en fait, toutes les possibles, c'est aussi plein d'options, puis plein de choix à faire. Puis qu'on a après cette insécurité de faire les bons ou les mauvais choix.

  • Speaker #2

    tu viens de dire les bons, les mauvais choix puis en même temps Est-ce que je le sais, c'est quoi les bons et les mauvais choix pour moi ? Parce que, est-ce que je sais c'est quoi mes besoins ? Est-ce que je sais c'est quoi mes valeurs ? Est-ce que je sais c'est quoi... Hey, on l'apprend nulle part.

  • Speaker #0

    Non.

  • Speaker #2

    Sincèrement, pour que tu arrives à comprendre ça, que ça existe premièrement, tu n'as pas le choix de frapper un mur à un moment donné. Oui. Parce que ça ne t'a pas montré ça à nulle part avant.

  • Speaker #0

    Oui.

  • Speaker #2

    Donc, si tu n'as pas... Puis, est-ce qu'on est obligé, justement, de frapper un mur pour savoir c'est quoi ?

  • Speaker #0

    On n'a pas le goût, hein ? On n'a pas le goût, mais c'est vrai. Je trouve que c'est le fun que tu en parles parce qu'on dirait que c'est comme un passage obligatoire. Puis, tu sais, on essaie à tout prix de l'éviter, de se frapper le mur. pis qu'on se dit mais j'ai comme l'impression pis tu vas me dire si je suis dans le champ ou pas mais C'est un passage obligatoire, se frapper le mur, c'est là où tout d'un coup on prend le temps justement de s'arrêter et de ne pas être tout le temps dans la face de tout ça et de prendre le moment de recul. Parce que moi je sais, je l'ai vécu dans un burn-out aussi et c'est là où j'ai fait « attends un peu, comment ça je suis rendu là, qu'est-ce qui se passe et tout » parce qu'on dirait que quand on est dans le tourbillon, on n'arrive pas à prendre ce pas de recul, on est tellement comme aspiré là-dedans. Puis c'est difficile aussi de se détacher de tout ce que justement on nous prône à l'extérieur et qu'on nous dit mais qui n'est pas présent ou qui n'est pas là.

  • Speaker #2

    C'est vraiment intéressant qu'est-ce que tu nommes, parce que c'est exactement les choix qu'on a à faire sont basés sur qu'est-ce qu'on a appris. Mais on a appris quoi ? On a appris à non, non, vis pas ce que tu es en train de vivre. Non, non, continue. Qu'est-ce que j'ai remarqué aussi dans le day-to-day ? Je me suis spécialisée dans l'anxiété, je me suis spécialisée dans les traumatismes et tout ça. Même dans le réseau scolaire, qu'est-ce que j'entendais ? Quand l'enfant fait de l'anxiété, apprends-y à aller quand même à l'école. Apprends-y à passer, à ne pas nécessairement écouter ça, mais de passer. Ce n'était pas les mots exacts, mais c'était clairement ça. Je vais t'apprendre à comment jouer avec ton anxiété. C'est genre, mon enfant est anxieuse, puis c'est pas grave, il faut qu'elle continue à aller à l'école.

  • Speaker #0

    Oui, peut-être pas au travail. Oui, oui,

  • Speaker #2

    c'est la même affaire au travail. Puis à un moment donné, le burn-out arrive, puis tout ça. Puis ce qui est normal, ton corps a besoin d'un break. Ton corps, il t'envoie le signal qu'il y a de quoi qui vibre trop fort par en-dedans, qu'il faut s'en occuper. Mais justement, moi... sincèrement, j'ai la conviction que je suis certaine que si on éduque tôt l'enfant à savoir ce qui se passe à l'intérieur et de l'écouter puis nous, en tant qu'adultes, d'arriver puis d'écouter ce qui se passe, pas pour lui mettre des mots dans la bouche, mais bien de, toi, qu'est-ce qui se passe pour toi, puis mets-le en image parce que l'inconscient, de toute façon, lui, il adore les images, c'est le même qui comprend, tu sais. Donc, c'est pour ça l'encombrement extérieur, parce que voici l'image de ce qui se passe en dedans.

  • Speaker #0

    Exact, exact. Donc,

  • Speaker #2

    si on accueille l'enfant et qu'on lui montre quoi faire avec, l'éducation va être complètement différente, puis on n'aura pas besoin de se ramasser, avoir le visage étampé dans une vitre en disant, « Ok, là, regarde-toi comme il faut, ou regarde vraiment ce qui se passe en dedans. » Je ne pense pas qu'on a à se rendre jusque-là. C'est justement s'être éduqué d'une autre façon.

  • Speaker #0

    Oui, oui. Donc, c'est ça. Mais c'est vrai que nous, on n'a pas eu cette éducation-là. Donc, on se retrouve à devoir frapper le mur pour changer notre pattern parce qu'on a toujours été là-dedans et qu'on n'a pas rien connu d'autre. Puis qu'à un moment donné, justement, c'est la vie, soit la vie ou soit justement notre corps et tout ça qui craque parce qu'on est tellement plus alignés qu'à un moment donné, il y a une dissonance qui est tellement forte que justement, ça ne peut pas continuer comme ça. Puis là, on frappe le mur. Mais je pense que tu as raison. l'éducation, c'est vraiment la différence. Je le dis aussi souvent à mes clientes, c'est comme quand on demande à un enfant d'aller ranger sa chambre. On lui dit « va ranger ta chambre » , puis on ne lui demande pas c'est quoi qu'on attend de lui, puis qu'est-ce qu'il fait l'enfant, mais il va tout mettre dans le fond du garde-robe ou sous le lit, parce que pour lui, ranger, c'est qu'on ne voit plus les affaires. C'est un petit peu la même chose que tu dis par rapport à ce qu'on vit, comme nos émotions, nos affaires dans le même, ou avec l'anxiété, comme disait l'enfant, de dire « pas grave, cache ça dans le fond du truc, mets ça sous le tapis, vas-y pareil, et puis c'est pas grave, on le voit plus, on en parle plus. Ça va être correct, mais ce n'est pas le fait d'être dans le déni et de le cacher de même qui fait qu'on va s'en sortir. Au contraire, c'est des bombes à retardement parce qu'on pousse tout dans le garde-robe ou sous le lit, mais à un moment donné, ça déborde, ça ressort, on ouvre le garde-robe et tout nous tombe dessus. Finalement, ça ne marche pas. Je pense que c'est vraiment la même chose. Le parallèle est tellement incroyable parce qu'en effet, ce qui est à l'extérieur de nous reflète ce qu'on est à l'intérieur. Vice-versa, je pense que les deux se parlent énormément. Oui, c'est bien de régler l'extérieur, mais si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème. Puis la même chose, si on ne règle pas l'intérieur, on va recréer le problème à l'extérieur aussi. Donc, on va tout le temps, c'est comme vraiment une espèce de synergie qui doit se parler. Mais c'est ça, mais c'est comme difficile. Puis tu sais, quand tu parles justement que tu es spécialisé dans l'anxiété, moi, je trouve ça super intéressant parce que je pense que les traits anxieux dans les problématiques d'encombrement sont souvent très, très, très présentes. C'est hallucinant comme je le vois. tout le temps là, donc l'insécurité, puis qu'elle se concrétise par avoir plein de matériel autour de nous parce qu'il y a un côté sécurisant. Je ne sais pas toi, justement, qui es tellement dans ce milieu-là, comment on peut, parce que les gens souvent me demandent, mais comment je peux contrer, parce que le but, c'est quand même d'aller au-delà de ça, ce n'est pas de l'enfouir, de se dire, non, je ne suis pas anxieux, puis ce n'est pas grave, ou je vais mal, puis je n'y vais pas rien, mais comment on peut apprendre à justement canaliser ou comprendre notre anxiété, puis comment est-ce qu'on peut l'apaiser ?

  • Speaker #2

    Bien, sincèrement, ça va me faire plaisir d'aller à cet endroit-là. Tu sais, tu viens de parler d'une façon que je veux rebondir sur. C'est une communication. C'est une communication interne qu'on doit avoir. Puis même envers l'enfant de « oui, je veux que tu ailles faire ta chambre, mais voici c'est quoi » . Donc, de peaufiner notre communication, finalement. Puis c'est la même chose avec l'anxiété. Premièrement. Ce n'est pas « je suis anxieuse » , c'est « j'ai une partie de moi en ce moment qui est anxieuse » . Déjà là, on vient dissocier un gros lot d'informations, tu sais, parce que ce n'est pas tout mon « moi » qui est anxieuse, c'est « j'ai une partie qui prend vraiment beaucoup de place en ce moment, mais que j'ai envie d'écouter » , tu sais. Donc, c'est là que la communication embarque. Qu'est-ce qui se passe en ce moment qui fait que « hello, anxiété » , elle veut prendre de la place. J'aime beaucoup le film Émotion. Sincèrement, tu le vois, colère, elle existe et c'est super qu'elle existe. Oui,

  • Speaker #3

    on en a besoin.

  • Speaker #2

    Voilà, on en a besoin. Sincèrement, c'est la seule émotion qui prend vraiment soin de toi. C'est la seule que si elle arrive, ça veut dire que c'est terminé. Parce qu'avant ça, tu n'as pas été capable de dire non. Tu n'as pas été capable de mettre justement de faire des choix et blabla, elle n'arrive pas. C'est fini.

  • Speaker #0

    Elle explose, puis elle fait comme là, c'est le point de rupture. C'est le point de non-retour. Ça doit arrêter. Mais c'est vrai, c'est un signal, dans le fond.

  • Speaker #2

    Mais oui, ils sont tous des signals. L'anxiété est un signal aussi. Parfait, alors je vais aller t'écouter. Je vais aller en communication avec toi. L'affaire, par contre, qu'il faut se dire, c'est lorsqu'on tombe avec Merci. Madame Anxiété ou Monsieur Anxiété, peu importe, quand on tombe avec elle, là, le cerveau fonctionne différemment. Donc là, le cerveau fonctionne en rapidité. En fait, là, on tombe dans le reptilien où est-ce que c'est comme si on se faisait courir après par un mammouth. Donc là, t'as pas le temps de faire stop mammouth, je veux pas te voir ici, etc. Parce que c'est genre, let's go, je pars à la course, je suis en mode survie. Donc, c'est là où est-ce qu'on doit faire le pas de recul, puis de faire comme, OK, en ce moment, voici la partie qui a envie de parler. Mais est-ce que j'ai un mammouth en ce moment ? Non. Donc, la communication tombe là. D'arriver, puis de rassurer cette partie-là, que, OK, il y en a tout plein d'autres qui peuvent venir au service de l'anxiété qui est là. Puis après ça, c'est... justement, qu'est-ce qui se passe derrière ? C'est quoi qui se cache derrière ça ? J'ai besoin de sécurité. Pourquoi tu as besoin de sécurité en ce moment ? Pourquoi est-ce que d'avoir autant de choses comme ça ou d'en racheter encore pour combler un vide ou pour combler quelque chose, qu'est-ce qui s'en va se faire combler là à cause de la sécurité ? Puis c'est pareil pour quelqu'un qui va manger beaucoup plus à cause qu'il est anxieux. ou qui va boire davantage. En fait, ça peut être de n'importe quelle façon que tu vas combler, finalement, ce besoin-là. Puis ton besoin de sécurité, il est vital. Oui. Donc, c'est à la base de la pyramide de Maslow. Donc, qu'est-ce qui est là ? Donc, c'est de la communication à faire entre chacune de ces sphères-là.

  • Speaker #0

    Oui. Puis entre les parties de nous aussi qui parlent, parce que j'adore que tu dis c'est une partie de nous qui est anxieuse, c'est pas juste nous au complet. Souvent les gens s'identifient, je suis anxieux. Ben oui. Non, c'est je fais de l'anxiété. Pour moi c'est hyper important de faire attention à ça parce qu'en fait on s'identifie à des réactions, on s'identifie à des moments, mais on n'est pas juste ça, c'est une partie de nous qui est en réaction, puis c'est le mode survie, comme tu le dis, c'est parce que là on voit le mammouth puis on dirait il faut que je parte à la course, je sais pas, de me poser des questions. Je pense qu'aussi dans notre société, vu qu'on n'a plus beaucoup de moments, tu vas me dire peut-être que je me trompe, mais on n'a plus beaucoup de moments où on est vraiment mis en danger pour vrai. On n'a plus de mammouths qui nous courent après. On est dans plein de situations où on est très confortable. Donc, il y a des situations autres qui se créent pour créer ces moments-là de survie et tout ça, parce qu'en même temps, ça fait partie de nous. On est quand même des personnes. Qu'on n'est pas les prédateurs. L'humain, ce n'est pas le prédateur. Au contraire, à un certain point, oui, il peut être prédateur. Mais je veux dire, dans le règne animal, quand même, on est un mammifère. On n'est pas dans la chaîne des prédateurs. Donc, on est moins sollicités. Est-ce qu'on va chercher un peu cette adrénaline, cette confrontation de manière autre dans notre vie ? Parce que, justement, c'est comme trop... Trop mollo, on est trop sédentaires, il ne se passe plus rien, c'est trop simple. Donc, tu sais, là, il faut qu'on se crée des problèmes, entre guillemets, pour que, justement, notre cerveau réagisse parce qu'il ne comprend pas. Je ne sais pas, toi, qui travailles tellement avec tous ces mécanismes du cerveau, je pense que...

  • Speaker #2

    Tu viens de mettre un doigt clairement sur quelque chose. Parce que oui, on va créer à l'extérieur parce qu'on est habitué à ça. Notre corps s'est habitué à l'adrénaline, s'est habitué à tout dépendant des personnes. Il y en a qui n'en ont pas besoin parce qu'ils n'ont pas nécessairement vécu telle telle chose. Tu sais, comme je parlais plus tôt. Moi, je vivais vraiment dans un environnement où il fallait que tu ailles de l'adrénaline. Moi, je carbure à ça, puis je le sais maintenant, mais est-ce que je suis obligée d'aller chercher de l'adrénaline dans ce qui n'est pas sain, ou je peux aller chercher dans le sain ? Donc, c'est là où est-ce qu'encore une fois, la communication, puis c'est de plonger clairement à l'intérieur de soi pour aller voir c'est quoi. Parce que notre corps crée des automatisations. Mais créer des automatisations aussi avec les hormones qu'on a sécrétées, qui nous ont rendu « Hey, je suis en sécurité quand j'ai de l'adrénaline. Je suis en sécurité quand je sécrète du cortisol. Je suis en sécurité. » « Hey, tapeuse, pas vrai. » Non, pas à long terme.

  • Speaker #0

    Non, pas à long terme. À court terme, en effet, on a l'impression. Mais non, tu sais, puis au contraire, parce que toutes ces hormones qui sont quand même… On demande qu'on a besoin dans notre corps, oui, mais quand on les secrète trop, on ternit toutes les hormones du bonheur. Donc, on n'est plus capable d'être bien. Donc, c'est toujours une question, je pense, d'équilibre là-dedans aussi. Puis de se dire, oui, qu'est-ce que je vais chercher ? Puis est-ce que cette adrénaline et ce cortisol sont vraiment nécessaires ? Parce que c'est vrai, toutes nos réactions dans le cerveau, c'est des réactions chimiques. C'est tout ce qui se passe, c'est tout. Puis ces ancrages, puis le discours. Tu sais, quand tu dis la communication... Je trouve que c'est vraiment hyper important parce qu'il y a la communication externe avec les gens qui nous entourent, avec la société, avec tout ce qu'on nous prononce aussi et tout ça. Mais il y a notre discours intérieur, puis notre discours intérieur, il est hyper puissant. On se parle constamment, on est tout le temps en train de parler, puis il y a 12 000 affaires qui nous passent dans la tête. Puis c'est ça, mais on est très dur. Moi, je le constate aussi, puis je ne sais pas si toi, avec ta clientèle, les gens que tu accompagnes aussi, de voir à quel point les gens sont durs envers eux-mêmes. Et puis qu'ils sont tout le temps en train de se taper sur la tête, puis tu sais que la communication interne, elle est souvent très, très violente, même envers nous-mêmes, je dirais, puis qu'on est très durs.

  • Speaker #2

    En effet, on est les pires juges, en fait, puis c'est, tu sais, la relation, la communication qu'on a avec nous, c'est la communication qui désigne aussi le reste de notre vie. parce que nous sommes avec nous, le plus souvent possible. Puis, en fait, pas le plus souvent possible. Nous sommes toujours avec nous-mêmes, mais le discours que nous avons teinte aussi le reste de notre vie. Il teinte partout. Puis, tu sais, je le vois même avec des enfants, le discours qu'ils peuvent avoir envers eux-mêmes, la... perfection qu'ils désirent avoir déjà à leur âge de 5, 6, 7, 8 ans. Moi, justement, dans le cabinet ou même quand je le fais en Zoom, les enfants, moi, j'utilise beaucoup le dessin parce que justement, l'inconscient s'en va par là. Puis tu sais, j'ai été propriétaire d'une garderie de 80 enfants dans le passé, donc, hein, let's go, on rentre dans le monde imaginaire. Moi, j'adore ça ! Tu sais, let's go, puis on s'en va plonger directement à la bonne place. avec le dessin. Mais quand ils veulent même pas dépasser ou quand ils s'attendent à ce que tu dis chaque point que tu veux avoir parce qu'ils se sentent en sécurité si tu dis tous, tous, tous, tous les points, mais que tu vois le discours qu'ils peuvent avoir juste parce que, oh mais non, j'ai dépassé. Et que là, qu'ils se piochent comme ça.

  • Speaker #0

    Hey, ça va être quoi à 40 ans ? Puis c'est quoi le tien que tu avais à cet âge-là aussi, tu sais ? Donc la communication, tu peux arriver, puis un, prendre connaissance de ce qui se passe là, mais après ça, de... OK, mais on le change-tu ? Est-ce qu'on fait un petit pas dans une autre direction à partir de maintenant, tu sais ? Parce que quand on veut désencombrer à l'intérieur, mais quand on veut faire le ménage, en fait... On n'a pas le choix de faire les choses différemment.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis ça passe par cette petite voix-là. Ça passe par, OK, là, je m'en vais-tu en bienveillance ? Est-ce que je dirais ça à ma meilleure amie ? Est-ce que je dirais ça à mon enfant, justement ? Souvent, on va dire, hé, que non !

  • Speaker #1

    Non. Que non ! C'est fou, puis c'est fou comme on ne tolérerait pas de parler à quelqu'un ou que quelqu'un nous parle de même. ou parler à quelqu'un qu'on aime, tu sais, on parle de même, mais nous, on est capables de se parler de même puis être comme aussi durs que ça envers nous-mêmes. Puis j'adore que tu amènes la perfection, parce que ça aussi, dans tout ce qui est désencombrement, c'est fou, comme l'anxiété, en effet, et la perfection, elle est tout le temps là aussi. Il faut absolument que tout soit fait parfaitement. Puis j'ai pas le temps de tout faire, puis tu sais, j'ai pas avancé assez. Il y a tout le temps ce côté de performance qui est extrêmement présent J'aime ça quand tu dis qu'il faut changer le chemin, changer la traque parce qu'on a cette habitude-là. Le cerveau, il va sur le chemin qu'il connaît. C'est l'autoroute. C'est facile. Mais après ça, c'est comme comment on peut faire un autre chemin. C'est ça que je trouve intéressant parce que toi, tu es quand même spécialisée aussi en hypnose. Comment on peut aller changer ces affaires-là, même par soi-même ? Parce que souvent, les gens me demandent aussi comment... Comment je fais ? J'ai conscience que je répète un pattern aux affaires de la même, mais comment on va désamorcer ça dans le cerveau ? Comment on fait ? Donc oui, la communication, je me dis que c'est la base dans tout. Puis après ça, qu'est-ce qu'on peut instaurer un peu comme exercice ou comme affaire pour être capable de commencer à changer ces choses-là ? Parce qu'on me disait, ça ne changera pas tout seul. C'est là, c'est comme l'autoroute, c'est le réflexe. Comment on change un réflexe ?

  • Speaker #0

    Comment on change un réflexe ? Premièrement, il faut plonger. Parce que, comme tu viens de le nommer, c'est genre, je l'ai compris. Oui, OK. Compris, on appelle ça au cerveau. Le cerveau, c'est pas grand-chose. Sincèrement, pour le restant du corps, oui, OK, il en gère, puis ça se fait des automatisations, puis tout ça, il y a des autoroutes là-dedans, puis c'est oui, OK, parfait. Mais là, après ça, il y a le cœur, puis il y a les tripes, tu sais. Donc, il y a comme trois cerveaux à aller s'occuper en même temps. Mais tu as... pas le choix de plonger pour te rendre à ces endroits-là. Donc, un, oui, la prise de conscience. Parfait, je vois que j'ai quelque chose à changer. Parfait, on s'en va à la rencontre. On plonge. Comment je me sens ? Là, on se met à écouter notre corps. Tu sais, c'est de l'auto-hypnose, là. Donc, en respirant, premièrement, tu te rends compte, est-ce que je respire du ventre ou est-ce que je respire par en haut ? Parce que là, tu dois absolument te rendre dans ton ventre, justement, pour... donner le plus d'oxygène à ton corps, puis là, tu vas venir justement plus dans le monde sensitif. Donc, qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de mon corps ? Est-ce que je me sens en sécurité ou je me sens justement que je suis... que ça va vite, puis etc. ? Parce que si ça va vite, etc., c'est sûr que tes millions de pensées vont se faire comme ça. C'est normal, c'est le corps qui réagit comme ça. Fais juste le rassurer, lui dire que t'es en sécurité, mets-toi dans un endroit sécuritaire, on s'entend. Fais pas ça au travail quand il y a genre 12 millions de personnes qui peuvent arriver. Tu peux le faire si tu te sens en sécurité et tout ça. L'important, c'est justement de créer toi un endroit comme ça puis de le montrer à ton enfant aussi. Donc, viens dans le lit, on va faire de la respiration par le ventre puis après ça, bon, j'écoute le corps. Le corps, l'inconscient, il veut juste savoir ce que tu veux. Parfait. Moi, je veux savoir pourquoi telle, telle affaire, qu'est-ce qui se passe dans mon corps. Pose-y ta question, il va t'amener à cet endroit-là. Tu vas avoir des images, tu vas avoir des sensations, tu vas avoir... Tout ça va venir en ligne de compte. Ça se fait tout seul. Il veut juste que tu prennes soin de lui. Si tu lui donnes un go, il va faire « Hey, il m'écoute, donc let's go, j'y vais. » Oui, c'est ça, yeah ! Puis après ça, c'est d'aller à la source. OK, est-ce que je suis en mode fuite en ce moment ? Tu vas voir ton corps. « Ah, finalement, j'ai pas le temps, je vais aller m'occuper de ça. » Belle réponse, voici une fuite. Si justement, tu t'en vas toujours à la communication, c'est comme quand tu parles avec quelqu'un et que tu veux vraiment que ton message soit bien perçu. La personne va te le demander aussi. Attends un peu, je ne suis pas certaine de comprendre. Là, en ce moment, je vois ton corps qui bouge et qui a l'air un peu stressé. Donc, c'est la même chose. C'est une communication, mais une communication, une deep communication. C'est d'aller de plus en plus en profondeur et c'est de plonger directement à cet endroit-là. Puis avec ça, tu vas te retrouver dans un élément, puis des fois, tu vas dire, voyons, c'est quoi cette image-là ? Sois dans l'accueil. On n'est pas dans le jugement, encore une fois, on change le discours intérieur, on n'est pas dans le jugement. On veut avoir une réponse. « Ah, ça m'a amenée quand j'avais 4 ans, j'étais sur le bord du poêle avec ma grand-mère puis ma grand-mère... » Parfait ! Ça veut dire que ce moment-là a besoin d'être vu en ce moment. Moi, j'ai... Quatre mots que j'adore distribuer, puis je dis, let's go, tu t'en vas avec ça, puis pars avec ça, puis garde-le dans ta poche, là, t'es sûr de les avoir. Être vu, entendu, compris et aimé. Ces quatre ingrédients-là, tu fais tout avec. Pour les communications avec l'autre en face de toi, que la communication avec toi, tu veux être vu. Parfait, je me vois. Je me vois dans l'état que je suis aujourd'hui, pas dans la... perfection, dans la performance, dans l'exclusion. Non, dans ce que je veux maintenant, pas ce que je veux maintenant, ce que je suis maintenant. Je vais être entendue. OK, on écoute. On écoute avec nos oreilles, avec toute notre aide et tout ça. Après ça, compris. OK, compris. Je comprends ça. Mais c'est une... Je comprends en bienveillance. Pas « je comprends de la manière que je veux que tu comprennes » , c'est « je comprends qu'est-ce que je reçois comme message » . Donc là, déjà là, on vient descendre dans les couches, on n'est plus dans le cerveau ici, là. Non,

  • Speaker #1

    on descend de plus en plus profondément en nous, en effet.

  • Speaker #0

    Oui, puis en fait, fait juste nommer ces mots-là, être vu, entendu, compris, on le sent déjà qu'on se recentre à l'intérieur de soi. Et être aimé. Puis c'est pas être aimé sous condition, encore une fois.

  • Speaker #1

    Non.

  • Speaker #0

    Parce que souvent, lorsqu'on s'en va dans notre deep intérieur, puis qu'on s'en va plonger où est-ce qu'on doit aller, c'est qu'on a vu, on était aimé, mais sous condition. Puis c'est ça qui ressort beaucoup avec le désencombrement, puis avec les moments où est-ce que, oui, il fallait que je fasse telle ou telle affaire, donc c'est pour ça que j'étais en sécurité. ou que je me sentais aimée, parce que c'est ça l'humain. Il a besoin d'être vu, entendu, compris et aimé.

  • Speaker #1

    J'adore que tu abordes ces quatre points-là, parce qu'on le voit souvent par rapport à l'extérieur. On veut être vu, on veut être entendu, on veut être compris, on veut être aimé, mais de l'extérieur. Mais de se poser les questions par en dedans, est-ce que moi, je me vois ? Est-ce que je m'entends ? Est-ce que je me comprends ? Est-ce que je m'aime ? Oh my god, méchante différence, parce que souvent, je trouve qu'on va chercher ça à l'extérieur. Puis c'est là où on voit justement aussi tous ces patterns pour combler, parce que si on n'est pas vu, OK, on essaie de le combler d'une autre manière, quand on n'est pas entendu, quand on n'est pas compris, tout ça aussi, qu'on n'est pas aimé non plus. Puis souvent, l'encombrement, moi je trouve en tout cas physiquement, que les gens qui s'encombrent, c'est souvent ça qu'ils vont aller chercher. C'est cet amour, c'est cette validation, c'est cette compréhension, parce que les objets... Je le dis tout le temps, ils ne nous confrontent pas. Nous, on les aime. Ils ne vont pas nous dire « moi, je ne t'aime pas » ou ils vont avoir une relation qui va toujours être positive et non confrontante avec nous. Donc, c'est ce côté rassurant aussi. Mais je pense qu'en effet, de se poser ces questions-là, pas seulement versus... Parce que ces questions, je les connais. Puis je me suis dit, je les ai toujours regardées versus l'extérieur. Est-ce que les gens qui sont autour de moi, justement, me voient, m'entendent, me comprennent, puis tout ça. Mais est-ce que moi, je le fais pour moi ? Ça, je trouve ça vraiment puissant parce que ça nous remet au centre de notre vie aussi, au centre de nos choix, puis de se dire, OK, est-ce que je vois qui je suis réellement ? Puis est-ce que je suis en accord avec tout ça ? Puis justement, est-ce que mon pilote automatique est correct ou pas ? Est-ce qu'il m'amène dans la bonne direction ou pas ? Mais pour ça, c'est de se recentrer puis de regarder vers en dedans. On a toujours le regard vers l'extérieur, mais là, c'est le regarder. Puis je trouve que c'est le fun parce que tu le dis, c'est de l'auto-hypnose. Donc, tout le monde est capable de le faire. faire soi-même. Puis c'est ça, mais il faut se donner le temps, je pense, aussi, puis de la pratique.

  • Speaker #0

    Oui, puis à un moment donné, ça va devenir une automatisation. Tu sais, justement, tantôt, j'étais avec une femme que, justement, je lui ai mentionné, puis moi, je te dis, ces quatre mots-là, je les sors tellement souvent, c'est comme, non, tu sais, les gens, maintenant, ils me connaissent, ils sont comme, oui, Sophie, c'est bon. Bien, oui, mais c'est ça. On a l'opinion.

  • Speaker #1

    On radote à nos clients.

  • Speaker #0

    Les quatre mots, tes œufs-tu dans ta poche sur le côté, tu sais. Puis, en même temps, quand tu dis, ça nous ramène à soi, justement, ça va devenir l'automatisation de faire, oh, attends un peu, est-ce que en ce moment, qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je suis en train de m'aimer ? Si la réponse est non, puis aimer d'un amour inconditionnel ou est-ce que je suis en train de m'écouter là ou je suis en train de vouloir être aimée par la personne ? Sincèrement, je préfère de loin m'aimer moins que d'être aimée. Puis il y a une pilée dessus là. On l'a tous fait. Sincèrement. Puis en fait, on a appris à faire ça aussi. encore là je reviens dans l'éducation d'arriver puis de montrer à l'enfant de s'aimer puis tout ça parce que c'est faisable je l'ai montré à plein d'enfants en fait depuis 2009. Comment tu te sens quand tu le fais ? Est-ce que tu te sens bien ? La réponse est non. Alors, fais-le pas. Justement, est-ce que là, tu es bien avec toi ? Est-ce que tu te sens... Est-ce que tu sens que toi, tu t'aimes en ce moment pendant que tu le fais ? Si la réponse est non, fais pas ça. Fais pas ça.

  • Speaker #1

    Va pas là. Exactement. Mais ce que je trouve aussi qu'il faut voir des fois, c'est comme la notion de la différence entre... Quand est-ce que je fuis et que je suis dans le déni et tout ça, et que je n'écoute pas ce qui se passe, ou quand est-ce que justement je l'écoute et que je ne suis quand même pas bien là-dedans, parce que je le vois souvent dans les gens qui font le désencombrement aussi, c'est comme ils veulent, puis il y a des fois où je fais comme « ah, mais aujourd'hui je n'ai pas l'énergie, je ne peux pas aller là » , puis là je suis comme « ok, mais ça c'est juste de la fuite, c'est se mentir à ça » . C'est quand la limite n'est pas facile, la ligne est tellement mince. Est-ce que... Je m'écoute ou est-ce que justement je m'invente des histoires aussi pour me dire que je ne le ferais pas et que je n'irais pas là et tout parce que je n'ai pas le goût, parce que ça me fait peur, parce que ça ne me tente pas, parce que tout ce qui est caché en arrière justement. Je pense que c'est ça aussi le fait, comme tu dis, la communication, de vraiment parler, mais de parler de manière honnête envers soi-même, de se regarder et de se dire « ok, mais est-ce que je suis vraiment honnête avec moi-même ou est-ce que je suis en train de me mentir et de me dire des affaires juste parce que je ne veux pas aller là ? »

  • Speaker #0

    Ben, tu viens de le nommer. Est-ce que je suis en train de me mentir à un moment ? Mais, c'est parce que le mensonge a tellement été genre, c'est correct, pis tu sais, genre, on était habitués comme ça, tu sais. Mais encore là, est-ce que toi, tu t'aimes quand tu mens ?

  • Speaker #1

    Ouais.

  • Speaker #0

    Pose-toi la question, est-ce que tu t'aimes, est-ce que tu te sens bien ? Hé, sincèrement, là, je sais pas si t'as déjà rencontré quelqu'un qui faisait que mentir, là, mais tu sais, Le shitload de choses qui doivent se rappeler pour bien vivre. C'est tout un encombrement, mais de mensonges. Oui,

  • Speaker #1

    de mensonges. Ça, ça ne doit pas être le fun à gérer. En effet, ça doit être lourd à porter tout ça. Mais je trouve que c'est vraiment ça. Encore une fois, c'est les quatre questions que tu poses. Puis que si on y répond honnêtement, normalement, on est capable de justement se recentrer et s'amener sur la bonne ligne. Mais c'est ça. Le problème, c'est qu'on ne se ramène jamais à s'écouter. Comme tu le dis, on ne l'a pas appris. On ne l'a pas appris comme on n'a pas appris à organiser nos maisons ou à désencombrer nos maisons au fur et à mesure de la vie. Je pense que, comme tu le dis, les traumas ou les affaires qu'on accumule aussi, plus on les accumule et plus on ne les traite pas, je dirais, au fur et à mesure, plus ça devient un peu des grosses bombes à retardement et ça fait que ce sont des grosses affaires à régler. Ou que le moton, qui pouvait peut-être être un petit moton, que plus on attend, plus il devient un gros moton après à devoir défaire.

  • Speaker #0

    Oui, puis tu sais, en même temps, tantôt te nommer quelque chose qui est quand même très important, tu sais, puis en le nommant que ça aurait pu être un petit, puis là maintenant c'est rendu gros, c'est de ne pas avoir peur non plus. Parce que c'est pas vrai que tu sais, genre, hey, ça va être terrible, qu'est-ce que tu vas vivre ? Oui, c'est pas le fun, parce que justement tu le fuis, puis tu as envie de fuir en ce moment parce que c'est plus le fun dans le court terme. de, oui, d'aller, je sais pas moi, faire n'importe quoi d'autre que de le faire, OK ? C'est sûr que c'est plus le fun, OK ? Ça, c'est sûr et certain. Mais si t'es quelqu'un qui a envie de vivre vieux, qui a envie de vivre, tu sais, le bonheur, ou tu sais, qui a envie d'être dans son élément, puis justement d'être en amour avec sa vie, puis avec soi, bien, il faut que tu le fasses.

  • Speaker #1

    Oui.

  • Speaker #0

    Puis il faut que tu plonges à l'intérieur. Il faut que tu le réalises. Sois honnête avec toi. Justement, qu'est-ce que j'en vis, moi, maintenant ? Oui, ce n'est pas vrai que tout est tout le temps beau, puis tout, puis etc. C'est la même affaire. Moi, je vais avoir une Lamborghini. La Lamborghini va faire ta paye, la Lamborghini. Est-ce que je suis prête à faire les steps pour aller chercher ça ? C'est la même chose pour toi. J'ai envie d'être... d'être désencombré, etc., soit on est avec toi en ce moment. Ce n'est pas ça. Mais les étapes vont faire en sorte qu'effectivement, tu vas y arriver. C'est là où je trouve que c'est quand même important. Écoute, ça se fait. C'est magnifique aussi. Pendant ce temps-là, tu peux avoir vécu beaucoup de choses. C'est là aussi de connecter avec quelqu'un qui va t'accompagner là-dedans. Comme toi, on t'accompagne pour... Puis moi, j'accompagne pour l'intérieur. Mais justement, d'aller vers quelqu'un que tu vas sentir son soutien. pendant ce chemin-là. Il y a des outils aussi. J'ai écrit des livres, justement, si tu es plus autodidacte, etc. J'ai écrit un journal pour des passages comme ça. Qu'est-ce qui est le fun ? C'est que, justement, pendant ça, tu vas trouver de l'espace, mais tu vas trouver aussi des joyaux que tu avais à l'intérieur de toi. Là, ça ne deviendra plus un encombrement extérieur, puis même un repli de soi. Je me sens... poignée par en dedans, ça va être je prends de l'expansion par en dedans pis il y a vraiment, tu sais, tu te sens vraiment être plus en lumière, tu le sens qu'il y a de quoi qui se dégage pis t'as de l'espace pour être, il y a de l'espace pour être soi pis d'aimer qui est-ce que tu es, pis d'aimer ce que tu fais pis etc, t'es plus dans le j'ai les yeux fermés, j'ai les pis Merci. Tu sais que, justement, il y a de l'ouverture qui se crée.

  • Speaker #1

    Exact. Oui, c'est vraiment intéressant parce que ça nous permet, en effet, de rayonner. Puis c'est drôle parce que quand tu dis, justement, souvent les personnes que j'ai accompagnées dans le désencombrement, quand on commence, on voit qu'il y a comme, tu sais, les épaules lourdes qui sont comme en avant la colonne, tu sais, comme on s'écrase, on est comme petit et tout. Puis tout d'un coup, on dirait qu'elles relèvent, elles remontent leurs épaules, elles se reculent, elles ouvrent la cage thoracique. Il y a comme quelque chose qui se passe aussi à ce niveau de changement. de créer cet espace-là. C'est ça qui est vraiment le fun quand tu le dis, parce que c'est l'intérieur et l'extérieur. Quand on prend l'expansion à l'intérieur, justement, on est capable de la faire rayonner au-delà de nous. Ça finit par sortir et ça va à l'extérieur aussi. Le côté de plonger, parce que ça aussi, je le répète constamment aux personnes, à un moment donné, c'est comme prêt, pas prêt, vas-y. Il faut plonger là-dedans, il faut y aller pour pouvoir aller changer les affaires. Comme tu dis, la conscience, c'est bien beau de l'avoir dans notre tête, mais si on reste au niveau juste mental, il ne se passe rien. La magie ne va pas apparaître, ça ne va pas créer le changement. Pour créer le changement, il faut de l'action. Il faut aller plus bas et après ça, il faut le concrétiser dans le matériel ou dans le réel autour de nous, dans les actions qu'on fait dans le quotidien. Parce qu'on peut bien dire, oui, je ne veux plus faire telle affaire ou tel pattern qu'on répète, qu'on répète, qu'on répète, qu'on fait des fois pas dans une intention mauvaise, des fois, mais... qui peut quand même blesser ou qui peut quand même être mauvaise pour nous, mais que finalement, à un moment donné, il faut prendre action. On ne peut pas juste dire « Ah, mais c'est comme ça, j'ai toujours été de même » ou dire « Faut pas de même » . C'est comme non, justement, on regarde puis on peut changer. Puis c'est ça que moi, je trouve aussi le fun de voir, parce que moi, je l'ai fait de l'hypnose pour moi. J'ai été voir des hypnothérapeutes, puis je me dis « Aïe aïe, c'est fou, comme des fois, on peut penser qu'on est fait de même puis qu'on ne peut pas changer tout. » Mais en fait, on peut tout changer. Tout, absolument tout peut être changé. et on a tout en nous. C'est ça qui est magnifique aussi. Des personnes comme toi et moi, on accompagne, mais on est comme des vecteurs, on est comme des catalyseurs qui permettent aux gens de se dire, OK, mais on fait juste réveiller les choses qui sont en dedans des gens déjà. On a tout en nous déjà.

  • Speaker #0

    Voilà. On a tout en nous. On a même les outils déjà qui sont là, sont juste encombrés de plein d'autres patentes par-dessus qu'il faut aller chercher, c'est tout. C'est vraiment ça. Puis tu sais... C'est exactement ça. L'image, elle est parfaite, tu sais. Puis quand tu nommes que, bon, mettons, je l'ai dans le conscient, etc., puis tu sais, dans l'action, OK, je vais le mettre en image pour ceux qui écoutent et qui ne nous voient pas, c'est le cerveau en haut. Puis dans l'action, c'est les orteils, c'est les pieds. Donc, tu vois-tu tout l'espace que tu dois créer pour te rendre jusqu'à l'action ? Mais pour y aller, il faut aller justement à la rencontre, à la... connaissance de ce qui se passe à l'intérieur pour que ça soit une automatisation de marcher. Parce que ça l'est déjà. Mais est-ce que tu continues d'aller dans le chemin que tu es habituée ? Ou justement, tu t'en vas créer un chemin nouveau ?

  • Speaker #1

    Ah, mais j'adore la ligne que tu traces dans le fond, de la tête jusqu'aux orteils, puis que c'est toutes ces étapes-là qu'il faut passer, parce que si on reste juste dans le mental, en effet, on ne peut pas bouger nos pieds. Si on descend cette ligne le long de la colonne, et qu'on passe par tous les trucs, de passer par le cœur, par le ventre aussi, parce que c'est là où ça se passe aussi, dans notre instinct, notre intuition, et que ça descende jusqu'après ça, l'action. J'adore cette ligne-là, qui est comme vraiment un fil conducteur. Il faut rentrer là, il faut aller suivre cette ligne, pour aller jusqu'après aux orteils, qui va nous permettre de faire l'action, de faire le premier pas, qui va nous amener dans la nouvelle direction. Oui. Belle image ! Belle image ! Oh my God ! Donc, Sophie, tu nous parlais aussi éventuellement d'un petit document, quelque chose que tu voulais partager pour aider les gens à pouvoir peut-être plus figurer. Puis ça, je sais que des fois, ça a l'air très abstrait, puis les gens veulent tout le temps du concret de comment pouvoir faire les choses, mais je pense que la communication, comme tu le disais, c'est la première étape et tout. Donc, je ne sais pas comment tu voyais ça, ce petit affaire que tu voulais pour aider les gens.

  • Speaker #0

    En fait, c'est un petit PDF qui est créé, mais là, avec l'image que je viens de nommer, je vais la mettre en image tout de suite à côté aussi pour vraiment faire le chemin. Donc, c'est différentes questions à se poser justement pour plonger à l'intérieur de soi et que ça devienne un automatisme par le pied, finalement, par les pas à faire par la suite. Donc, je vais te le partager. Je vais l'avoir aussi sur ma page à moi. Donc, on... c'est ça, j'adore faire des, je l'ai dit j'ai eu une garderie, donc moi des programmes éducatifs, c'est comme, ouais, let's go pis tu sais, c'est ça c'est simple, en fait c'est simple c'est hyper simple, mais on pense tout le temps que c'est compliqué, mais quand on le ramène dans le simple, c'est comme,

  • Speaker #1

    c'est magnifique, pis c'est ça,

  • Speaker #0

    c'est là où la magie va passer la vie c'est ça que je trouve super parce que

  • Speaker #1

    Encore une fois, ça nous ramène, puis c'est pour ça que tous mes invités dans le podcast, c'est toujours, j'adore cette ligne directrice qui est toujours la simplicité, de revenir aux affaires de base, simples, ça n'a pas besoin d'être complexe, on cherche souvent, parce que même souvent pour notre bien-être, on va chercher toutes les affaires hyper complexes, alors que, tu sais, on n'a pas besoin d'aller à l'extérieur de chez nous, de, tu sais, tout ça, il y a plein de choses qu'on peut faire déjà par nous-mêmes, puis que ça peut être dans notre lit couché, bien relax, puis que, tu sais, qui peut déjà nous aider, puis que c'est ça, oui, après, moi, je recommande tout le temps, tu sais, C'est pour ça que nous, et toi, et moi, on existe. On est des coachs, on accompagne les gens. Donc, des fois, oui, d'avoir une aide extérieure quand on n'est pas capable de le faire soi-même. Mais moi, je me souviens qu'à chaque fois que je suis allée voir des coachs, c'est parce que ça me donne la ligne directrice, ça me donne les outils, ça me donne la confiance aussi de me dire « OK, je fais la bonne affaire, je suis sur la bonne traque. » C'est comme, tu sais, je sais que c'est quelqu'un qui est professionnel là-dedans. Donc, il y a un côté rassurant, ça aussi. Mais après ça, en effet... La question, c'est même si on est accompagné et tout, si on ne fait pas les actions, si on ne fait pas les recommandations qu'on nous propose, il n'y a rien qui va changer de nouveau. Donc, c'est comme, encore une fois, ce n'est pas juste d'avoir connaissance. Après ça, c'est de plonger dedans, de se mettre en action, puis de commencer à bouger les affaires. Puis, tu sais, ce discours intérieur, je trouve que c'est vraiment super le fun. Donc, merci. On pourrait en parler pendant des heures, je pense, toi et moi. Mais c'est ça, on va devoir aussi se quitter. Merci infiniment de ce que tu as apporté. Je trouve ça super le fun de voir que justement, en auto-hypnose, en se parlant soi-même, en comiquant avec nous, en étant honnête avec nous-mêmes et tout ça, qu'on ait en conscience qu'on a tout en nous, eh bien, on peut créer du changement vraiment. Puis c'est d'aller à la source. Puis que ce ménage extérieur, mais il se fait à l'intérieur aussi et vice-versa. Donc, vraiment. Merci, ma chère.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup, encore une fois. Ça fait un énorme plaisir.

  • Speaker #1

    Comme toujours, on adore se jaser. J'espère que vous autres aussi qui nous écoutez, ça vous aura donné des pistes de solutions. Vous montrer que justement, c'est simple, ce n'est pas très compliqué. On va toujours chercher souvent des solutions beaucoup trop complexes. Mais commencez déjà à changer votre discours intérieur. Puis là, les quatre questions qu'on va pouvoir se poser aussi, puis de voir s'aligner avec soi. Donc, de plonger en dedans de vous pour aller confronter ces petites problématiques-là. Parce que souvent, on les voit plus grosses qu'elles ne le sont. Puis finalement, quand on les règle, on se dit, bien voyons donc, j'aurais donc dû le faire avant. Je me serais évité pas mal de troubles et de souffrances. Mais ce n'est pas grave. Il n'est jamais trop tard, par exemple, pour changer et je m'en prends un nouveau chemin. Merci infiniment, Sophie. Vous allez avoir les coordonnées de Sophie aussi si jamais vous voulez la contacter ou aller plus loin avec ça ou aller voir tout ce qu'elle fait. Un gros merci d'avoir été avec moi aujourd'hui et on se dit à la prochaine.

  • Speaker #0

    À bientôt.

Share

Embed

You may also like