Description
Le risque climatique ne devrait pas être une photographie prise tous les trois ou cinq ans.
Chaque année, les entreprises actualisent leurs hypothèses économiques et financières : prix des matières premières, taux d’intérêt, taux de change, coût du capital… Alors pourquoi le risque climatique échapperait-il à cette même discipline ?
Dans cet épisode, nous expliquons pourquoi le risque climatique physique doit lui aussi être régulièrement « marked to market ».
Car entre deux analyses, beaucoup de choses peuvent changer : le climat bien sûr, mais aussi la vulnérabilité d’un site, la valeur des actifs et des stocks exposés, les capacités de production, les protections mises en place ou encore le coût d’une interruption d’activité.
L’été 2026 en offre une illustration particulièrement parlante : sur l’un des sites que nous avons étudiés, la normale climatique était d’environ 6 jours par été au-dessus de 30 °C. En 2026, le site en a connu 38, dont 11 consécutifs.
Ce type d’observation ne signifie pas nécessairement que les projections étaient erronées. Il apporte en revanche une nouvelle information qui doit modifier la manière dont l’entreprise évalue et pilote son risque.
EAL, Climate VaR, coût de l’inaction, pertes d’exploitation, ROI des mesures d’adaptation : ces indicateurs doivent être recalculés à mesure que le risque et les actifs évoluent.
Un investissement qui n’était pas rentable hier peut devenir prioritaire aujourd’hui. À l’inverse, des travaux d’adaptation déjà réalisés peuvent avoir suffisamment réduit la vulnérabilité pour modifier significativement le profil de risque d’un site.
L’enjeu est donc de faire entrer le risque climatique dans le cycle normal de pilotage et d’investissement de l’entreprise.
Parce qu’évaluer le risque climatique une fois, c’est réaliser une étude.
Le réévaluer régulièrement, c’est réellement gérer un risque.
Contenu : Tardigrade AI
Podcast : Notebook LM
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