- Jaleh Bradea
Bonjour, je suis Jaleh Bradea et je suis ravie de vous retrouver pour parler de notre pouvoir d'agir ensemble. Pour cet épisode, je suis très heureuse d'accueillir Cyrille Guyard. Bonjour Cyrille.
- Cyrille Guyard
Bonjour Jaleh.
- Jaleh Bradea
Merci d'être avec nous.
- Cyrille Guyard
Et merci pour l'invitation.
- Jaleh Bradea
Avec plaisir. Cyrille Guyard, votre bio nous dit que vous êtes entrepreneur, philentrepreneur et board member. Vous avez créé en 2023 la fondation Comyces pour l'enfance et vous êtes à la tête de Comyces Industries avec l'envie de bâtir un écosystème engagé et vertueux. Rien que ça !
- Cyrille Guyard
Absolument !
- Jaleh Bradea
C'est génial, j'adore ! Et c'est pour ça d'ailleurs que les entreprises s'engagent m'avaient parlé de vous. Et d'ailleurs quand je vois votre biographie, moi évidemment le mot qui a beaucoup attiré mon attention c'est « philentrepreneur » . Expliquez-nous.
- Cyrille Guyard
Alors effectivement, d'abord, on remercie les entreprises sans gage de nous avoir mis en relation. Et c'est vrai que le terme filantrepreneur ne fait pas encore partie du Larousse. Alors ce que j'y vois derrière ce terme, c'est avant tout la notion d'entreprendre. Et pour moi, entreprendre, c'est créer des solutions, régler des problèmes avec une forme de créativité. Et tout mon propos, c'est d'essayer de transposer ces facultés-là au domaine de la philanthropie. C'est ce qu'on essaye de faire au sein de la Fondation Comyces pour l'Enfance.
- Jaleh Bradea
Et en particulier... Et que fait cette fondation déjà ? Que signifie ce nom ? Pourquoi cette fondation ? Est-ce que vous pouvez nous dire ?
- Cyrille Guyard
Bien sûr. Alors, s'agissant du nom, Comyces a une double signification qui essaye de représenter mes deux activités. S'agissant de l'activité plus professionnelle sur laquelle on reviendra, ça fait écho aux Comyces agricoles, qui sont un regroupement finalement d'agriculteurs pour défendre leurs intérêts. C'est ce que j'essaye de faire modestement à l'échelle des PME. Et s'agissant de la notion plus, j'allais dire, sociétale, philanthropique, ça renvoie à la Rome antique, où c'était une assemblée du peuple qui statuait pour essayer de faire progresser la société.
- Jaleh Bradea
Donc, ces deux termes ont deux significations différentes. Et finalement, vous les avez fait se rejoindre dans l'environnement Comyces, que ce soit avec la fondation ou avec le groupe qui est Comyces Industries, c'est ça ?
- Cyrille Guyard
Exactement.
- Jaleh Bradea
Et qu'est-ce qui fait qu'un jour, quelqu'un comme vous, qui à la base est donc entrepreneur, on a compris, décide de créer une fondation. Qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a, je crois, une histoire personnelle derrière ça.
- Cyrille Guyard
Absolument. Alors, j'ai coutume de dire que je me serais bien passé de la genèse de la fondation, puisque ça fait suite à la découverte d'une tumeur au cerveau de mon fils Léon, qui était alors âgé de deux ans et demi. Donc, effectivement, j'allais dire, après le choc de la découverte, c'était le 10 janvier 2023, je me suis retrouvé à passer pas mal de temps à l'hôpital et j'ai croisé beaucoup de personnes. qui en fait de mon point de vue avaient beaucoup moins de chances que j'estime en avoir eu dans mon malheur, en premier lieu sur le diagnostic de leur enfant, mais également sur, j'allais dire, les conditions dans lesquelles elles vivaient la maladie. Donc typiquement pour en citer quelques-unes, j'ai compris qu'elles avaient des problématiques assez fortes de logement, qu'il y avait une forme de précarisation qui était induite par la maladie, et par ailleurs que les hôpitaux et la recherche médicale souffraient. de manque de moyens. Et tout ça m'a vraiment touché et je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose, il fallait agir. Alors à l'époque, je n'avais pas encore vraiment la notion du fait qu'il y avait un pouvoir d'agir, mais je crois qu'on va revenir dessus plus tard.
- Jaleh Bradea
Absolument, bah oui, vous êtes là pour ça. Juste avant de passer à ce pouvoir d'agir que vous avez pris en main, en tant que maman, D'ailleurs, je pense que si je ne l'étais pas, ce serait pareil. Je me suis toujours dit que la pire des nouvelles pour un parent, c'est d'apprendre une maladie, de surprendre une maladie importante pour son enfant, sans vouloir trop vous ramener à des souvenirs douloureux. Comment est-ce que vous avez reçu cette nouvelle avec votre femme ? Comment vous avez réagi ? Parce que je pense aussi que vous entendre, ça peut aider d'autres personnes qui aujourd'hui sont dans le même cas que vous.
- Cyrille Guyard
Oui, alors pour être très clair, on se met un peu en mode combat. Donc là, on est vraiment une équipe. C'était d'autant plus nécessaire que Léon venait d'avoir une petite sœur. Mais quand je dis « venait de l'avoir » , c'était vraiment une affaire de quelques semaines. Donc là, effectivement, il a fallu s'organiser et faire front. Après, me concernant, j'allais dire, ce que je retiens, c'est que j'ai découvert ce que c'était que d'avoir peur. Parce que finalement, avant, on n'est pas vraiment confronté à la vraie peur. Ça, c'est la première chose. Et ensuite, bon an, mal an, j'ai découvert que finalement, l'action, le fait d'être en mouvement, me rassurait. Alors peut-être me divertissait aussi, mais je pense surtout me rassurait.
- Jaleh Bradea
Et donc, c'est de cette façon que vous avez pris en main votre pouvoir d'agir. Et là, vous créez la fondation en ayant été confronté à d'autres parents qui sont dans la même situation que vous, à d'autres enfants qui sont dans la même situation que Léon. Et vous faites quoi en particulier ?
- Cyrille Guyard
Alors, effectivement, je pense, quand vous rappelez ça, il y a une chose qui me revient, c'est que finalement, au début, je le fais de manière en réalité assez égoïste. C'est finalement pour canaliser mes émotions. la colère, l'incompréhension, l'injustice.
- Jaleh Bradea
C'est égoïste.
- Cyrille Guyard
Je ne crois pas.
- Jaleh Bradea
Vous le dites parce que j'ai quand même découvert en parlant avec vous beaucoup d'humilité face à la situation. Mais tant mieux, ne changez rien, restez humble. Mais se mettre en mouvement, est-ce que ce n'est pas aussi une façon de répondre tout simplement avec les moyens que vous aviez ?
- Cyrille Guyard
Si, tout à fait. Et alors effectivement, dans un second temps, ce qui m'a beaucoup entraîné et qui a participé de ça, c'est que j'ai pris la mesure qu'on pouvait finalement changer les choses et que plusieurs personnes adhéraient à ce qui était à l'origine que des idées et en participant, elles contribuaient à accélérer cette dynamique de mouvement. Il y a une image qui me vient, je crois que c'est une légende amérindienne, c'est celle du colibri qui a été popularisé par Pierre Rabhi, où il y a un incendie dans la forêt et un petit colibri s'affaire pour ramener goutte d'eau par goutte d'eau et les autres oiseaux le regardent un peu dépité en lui disant « mais ce que tu fais ne sert à rien » . Et lui répond, je sais, mais je fais ma part. Et ça, j'allais dire, c'est vraiment quelque chose qui m'a marqué, parce que je trouve que ça rend bien finalement compte de ce qu'on peut faire et qu'il peut y avoir des changements. Alors, appliquer au cas concret de la Fondation Comis, ça me fait penser au dispositif Un Hôtel pour mes parents, qu'on a conçu et qu'on opère. Peut-être pour l'expliquer un peu en détail. Concrètement, quand je comprends que certaines familles Merci. qui viennent de toute la France et qui sont finalement, j'allais dire, indiquées vers tel ou tel établissement, elles sont confrontées à la problématique de logement que j'évoquais. Et faute de moyens, pour certaines, elles se retrouvent à dormir dans leur véhicule la nuit. Ou autre témoignage qui m'a là aussi vraiment fait mal au cœur, certaines personnes se cachent littéralement dans les toilettes pendant la ronde de sécurité pour pouvoir quand même dormir effectivement dans le lieu de l'hôpital. Donc ça, ça m'a vraiment fait mal au cœur parce qu'encore une fois, quand j'étais en train de pleurer dans le couloir de l'hôpital, les premières personnes qui m'ont tendu la main, c'est elle. Et donc pour elle, j'ai voulu effectivement trouver un moyen d'agir. Et d'un coup, je me suis dit mais finalement, il y a quand même des hôtels de partout en France. Il n'y en a aucun qui a 100% de taux d'occupation en permanence. Donc pourquoi est-ce qu'on n'irait pas récupérer la capacité hôtelière qui est finalement disponible, qui est déjà là ? Il y a déjà les murs, il y a déjà l'abandon d'électricité, la réceptionniste. Et pourquoi on n'irait pas mettre cette capacité hôtelière, finalement, à la disposition des hôpitaux, pour qu'eux-mêmes, ils puissent derrière proposer ces solutions de logement aux familles d'enfants malades ? Et c'est comme ça que le dispositif est né. On a franchi, non sans joie, la barre des 3000 nuitées offertes. C'est plusieurs centaines de nuitées qui sont maintenant offertes chaque mois à quasiment tous les hôpitaux de pédiatrie de Paris. et beaucoup de CHU maintenant en France.
- Jaleh Bradea
Génial. Donc, de façon concrète, effectivement, un enfant malade doit être hospitalisé parfois dans un hôpital bien spécifique. Par exemple, à Paris, on connaît Necker.
- Cyrille Guyard
Tout à fait.
- Jaleh Bradea
Et les parents qui vivent ailleurs, loin, parfois peut-être même juste en région parisienne, mais à une heure, c'est comme on fait. D'ailleurs, comme vous disiez, à la fratrie. Et donc, vous, vous vous êtes rendu compte de cette problématique et vous vous êtes dit... Je sais qu'il y a une solution à trouver et vous êtes allé convaincre des hôtels de laisser à disposition des chambres et la fondation les prend en charge. C'est ça ces chambres ou c'est les hôtels qui vous les laissent aussi de façon gratuite ? Comment ça se passe ?
- Cyrille Guyard
Alors effectivement, c'est une démarche collective qui est là aussi tournée vers les parents d'enfants malades. Chacun fait sa part, là aussi, je vous explique en détail. Concrètement, chaque hôtel nous met à disposition sur une plateforme qu'on a faite développer. en mécénat de compétences, cette capacité hôtelière. Et au moment où l'hôpital rentre juste le nom, le prénom, l'adresse mail, le numéro de téléphone du parent de l'enfant, ça équivaut à une réservation irrévocable pour l'hôtelier. Et fiscalement, à ce moment-là, alors pardon, ça peut être un peu barbant, mais ça a son intérêt, ça équivaut à un don en nature de l'hôtel. à notre fondation. Et on est donc capable d'émettre à ce moment-là un reçu fiscal pour acter de ce don à l'hôtel.
- Jaleh Bradea
Ce qui veut dire que l'hôtel donne, mais ce n'est pas comme si l'hôtel perdait complètement une chambre, mais quand même un peu. Exactement. Ça veut dire que chacun fait, comme vous disiez, chacun fait le colibri, en fait, à son niveau.
- Cyrille Guyard
Tout à fait, c'est exactement ça.
- Jaleh Bradea
D'accord, ok, très bien. Donc ça, le truc est bien rodé. On voit bien le chef d'entreprise qui s'est mis derrière et qui a monté la structure qui fonctionne aujourd'hui pour les parents et quand même qui allège au moins un peu. ces moments de vie qui sont très compliqués. J'avais aussi cru comprendre dans une autre de mes émissions qui s'appelait « Envie d'agir » avec un parent aussi qui avait traversé cette expérience d'enfant atteint de cancer que, en parcourant tout ce qui vous décrit sur Internet, j'ai trouvé d'un côté un homme qui passe sa vie à évaluer des risques, à peser d'un investissement, à décider avec méthode, et de l'autre, un père confronté à quelque chose d'absolument incontrôlable et incalculable. Comment est-ce que ces deux hommes-là coexistent en vous ? Pas mal,
- Cyrille Guyard
hein ? Oui, pas mal. Comme quoi, une IA peut générer de l'émotion, je ne l'aurais pas cru. Pour le coup, je pense qu'effectivement, je commençais à le dire, en fait, ces épreuves-là, ma manière de le gérer, ça a été d'être dans l'action. Donc, je dirais que... Le naturel a été chassé parce que finalement, ou plutôt il est revenu au galop, excusez-moi, puisque finalement, face à une situation qui m'a désemparé, le seul moyen que j'ai trouvé de l'affronter finalement, c'est de me remettre dans une espèce de situation de contrôle, de le reprendre.
- Jaleh Bradea
Oui, peut-être de contrôle et de ce que vous saviez faire vous en fait, parce que chacun, comme vous dites, et tous ceux qui vous entourent, c'est pareil, c'est pareil pour les hôteliers qui vous aident, etc. chacun essaye. Avec ce qu'il sait faire. Et vous, ce que vous savez faire, c'est gérer des projets, faire réussir des projets.
- Cyrille Guyard
Je pense, et quand même, j'allais dire petite, mais très grosse pensée pour toutes les personnes qui m'ont accompagné, grâce à qui ça a été possible. Alors, il y a bien sûr tous les proches au moment où le choc arrive. Ça, c'est heureusement que la famille et tous les copains étaient présents. Ça, c'est absolument clé. Et ensuite... Sur tous ces projets, à l'origine, c'était qu'une idée. Et quand j'ai appelé, je pensais me prendre effectivement davantage de portes. Alors, j'en ai pris beaucoup. D'où l'image, je pensais que ça me faisait penser à la fenêtre. Mais il y en a énormément aussi qui ont répondu vraiment spontanément avec leur cœur. Je pense à plein de personnes sur un hôtel pour mes parents dont on a parlé. Je suis obligé d'en citer quelques-unes. Je pense à Solène Devis, qui est la dirigeante de la chaîne Oko Hôtel. quand je l'ai appelé euh Alors que c'était qu'une idée, elle m'a répondu spontanément oui. Quand j'ai appelé Olivier Doren et Sébastien Crépy, qui sont deux avocats, ils ont été les premiers à me dire oui et mettre à disposition les ressources de leur cabinet. Quand j'ai appelé mes anciens associés qui, justement, possédaient une société qui était active dans un domaine qui nous permettait de gérer ses réservations, ils ont tout de suite dit oui et ils ont cru au projet. d'où
- Jaleh Bradea
Pourquoi les gens s'embarquent comme ça, vous pensez, quand on est à un engagement comme le vôtre ?
- Cyrille Guyard
Je pense qu'ils le font avec le cœur et avec la raison. Il faut les deux, il faut être complet. Donc c'est vrai que véhiculer une forme d'émotion chez eux, ça aide. Je pense que pour certains, ils se sont dit...
- Jaleh Bradea
Ça aurait pu être moi d'ailleurs, c'est une épreuve que tout le monde peut traverser.
- Cyrille Guyard
Absolument. Et après, je pense que... Ils se sont dit que finalement, ils allaient eux aussi faire leur part. Je reviens dessus, mais j'y crois vraiment. Et que ce soit pour des raisons de cœur ou plus rationnelles. Et c'est pour ça qu'on a essayé de mettre toutes les chances de notre côté et d'aligner finalement tous ces avantages pour eux aussi.
- Jaleh Bradea
Aligner toutes les fenêtres pour voir le plus loin possible finalement. Alors, la question d'un proche, donc je suis sûre qu'il fait partie des personnes auxquelles vous pensez aussi. Il s'agit de Baudouin Motte (qui ets l'associé de Cyrille Guyard dans Comyces Industries). que j'ai réussi à choper, il vous dit, on lit et on entend beaucoup de constats un peu désabusés sur les jeunes générations dans le monde du travail. Que répondriez-vous, parce qu'il vous a, vous voyez aussi, comme il sait que je vous vois, que répondriez-vous à un dirigeant d'entreprise qui vous dirait de manière caricaturale que cette jeunesse ne sait plus travailler et qu'elle n'est pas assez appliquée ou pas aussi appliquée que ses aînés ? D'abord, est-ce que c'est un constat que vous, vous faites ou pas ?
- Cyrille Guyard
Écoutez, c'est un constat qu'on entend.
- Jaleh Bradea
C'est ce qu'il a l'air de dire, oui.
- Cyrille Guyard
Effectivement. Un discours, je pense, un petit peu de circonstance, c'était mieux avant, etc. Voilà, je ne sais pas si déjà à l'époque, ce n'était pas le cas. Bah oui ! Donc, important de remettre dans le contexte. En tout cas, je crois que c'est notre rôle en tant que dirigeants, finalement, de faire en sorte qu'on ne baisse pas les bras. Et ça peut passer par plein de choses. Je vous parlais tout à l'heure d'Ousmane, finalement. C'est à nous, en fait, d'encourager ces initiatives-là et de faire en sorte que ce soit contagieux, communicatif. Donc, je pense que ça fait partie des responsabilités de tout dirigeant que de ne pas baisser les bras et de faire tout ce qu'il peut pour créer une dynamique positive.
- Jaleh Bradea
Aujourd'hui, qu'est-ce qui vous fait vous lever les matins ? En dehors de l'odeur d'un bon café, peut-être ?
- Cyrille Guyard
Alors, en espérant ne pas être trop faillot, je dirais, c'est le pouvoir d'agir. Pour le coup, en fait, le pouvoir d'agir, quand j'ai vu le titre de vos émissions, je me suis interrogé sur ce que c'était. En fait, pour moi, le pouvoir d'agir, c'est de rassembler des ressources humaines, intellectuelles, relationnelles et financières pour finalement rendre possible quelque chose qui était peu probable au début. Et je dirais que... Ça, c'est absolument génial quand on le met en œuvre. Et donc, c'est vrai que quand je regarde dans le rétroviseur, je me dis que finalement, les choses que j'ai pu faire en justement en activant quelque part ce pouvoir d'agir, c'est génial. J'y ai pris aussi beaucoup de plaisir. Donc, je dirais que c'est ça. Et effectivement, idéalement, le faire avec des gens qu'on aime et qu'on estime. Ça, c'est le nec plus ultra, je dirais. Donc, c'est ce à quoi il faut aspirer, je crois. Et idéalement, on a parlé un petit peu au début, essayez de le faire pour que nos proches et notamment nos enfants soient fiers de nous plus tard.
- Jaleh Bradea
Là, on arrive au choix cornélien qui ne sont pas vraiment cornéliens parce que je vais vous donner des mots que vous découvrez aussi, qui résument un peu votre histoire. Et vous devez en choisir un ou pas choisir. C'est-à-dire, si moi je suis sympa, vous n'êtes pas obligé.
- Cyrille Guyard
Merci.
- Jaleh Bradea
Donner ou investir ?
- Cyrille Guyard
Investir.
- Jaleh Bradea
Colère ou espoir ?
- Cyrille Guyard
Espoir.
- Jaleh Bradea
Guérir ou accompagner ?
- Cyrille Guyard
Les deux.
- Jaleh Bradea
Oui, on a le droit, c'est très bien. Grand groupe ou PME ?
- Cyrille Guyard
PME.
- Jaleh Bradea
Tête ou cœur ?
- Cyrille Guyard
Les deux,
- Jaleh Bradea
évidemment. Métal ou bijoux ?
- Cyrille Guyard
Métal.
- Jaleh Bradea
Enfin, fromage ou dessert ?
- Cyrille Guyard
Fromage.
- Jaleh Bradea
Très bien, merci infiniment. Merci Cyril, on arrive au terme de notre interview. J'ai très à cœur, si ça vous va, que vous disiez quelques mots pour nos jeunes. Qu'est-ce qu'on peut leur dire quand on est un jeune dirigeant comme vous, qu'on a changé de vie, qu'on a fait plein de choses, mais à chaque fois pour avancer, qu'est-ce qu'on peut leur dire pour aussi leur donner envie et leur donner envie de prendre leur pouvoir d'agir ?
- Cyrille Guyard
Je pense qu'effectivement, même si... le tableau de fond a l'air un peu ombragé, on entend plein de choses effectivement peut-être peu enthousiasmantes, je pense qu'il faut garder de l'optimisme, et surtout garder en tête que l'action, elle permet de reprendre le contrôle, et je crois avoir essayé de faire passer ce message, ça a été le cas pour moi, donc j'ai envie de leur dire qu'il ne faut pas baisser les bras, il faut vraiment y aller, et essayer jusqu'au bout. et que dans bien des cas, finalement, le monde est moins contraint que ce qu'on l'imagine. Donc, j'ai vraiment envie, finalement, de les encourager.
- Jaleh Bradea
Génial. Et on dit quelque chose à Léon, en particulier ?
- Cyrille Guyard
On lui souhaite, effectivement, d'être heureux, comme je le souhaite à chacun de trouver sa voie, effectivement, pour vraiment être heureux. C'est ce qu'on peut souhaiter, je crois, de plus beau à tout le monde.
- Jaleh Bradea
Merci beaucoup, Cyrille. À très bientôt. On va vous suivre. Merci Jaleh. Et donc, vous aussi, n'oubliez pas de nous suivre sur nos réseaux sociaux. Abonnez-vous, mettez des alertes. pour avoir les nouveaux épisodes. Là aussi, c'est notre pouvoir d'agir, c'est de participer avec ce média. Et vous, votre pouvoir, c'est de nous aider à continuer à faire rayonner des personnes comme Cyrille qui nous ont accompagnés aujourd'hui. Merci beaucoup. A bientôt.