- Speaker #0
Je te la rends, si tu montes avec moi sur le porte-avion. Le son du désir. Trois mois. Trois mois sans terre ferme, sans peau chaude. Sans autre horizon que le gris de la mer au petit matin. Et puis, il y a l'escale. Et puis il y a toi. Jules te repère dès que tu pousses la porte du Marsoin. Le Marsoin, c'est un bar du port. Celui où les marins atterrissent après des mois de mer. Torse nu, avant minuit, bruyant et libre. Les filles qui viennent ici savent pourquoi elles viennent. Jupe courte, regard qui n'esquive pas, une complicité dans l'air qui n'a pas besoin de mots. Toi, peut-être que tu le savais, en podcast, certaines scènes restent suggérées. En VIP sur lesondudésir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale, plus longue, plus intense, plus explicite, avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Retrouvez l'expérience complète sur lesondudésir.fr. Je répète, lesondudésir.fr. Peut-être pas. Peut-être que tu es entré par hasard, attiré par la musique, par cette chaleur qui s'échappait par la porte entreouverte. Peut-être que tu cherchais quelque chose, sans savoir quoi. En tout cas, te voilà, cette robe légère que le vent du port a plaqué contre tes cuisses en chemin. Tu ne l'as pas retenue. Tu t'accoudes aux zincs. Tu observes la salle avec ses yeux qui ne reculent devant rien. Jules te regarde depuis le fond. Ses épaules, ses avant-bras tatoués, ce verre qu'il pose sur la table. Il se lève. Il commande deux verres sans te demander ton avis, se tourne vers toi.
- Speaker #1
Si tu n'en veux pas, je finis les deux.
- Speaker #0
Tu prends le verre, et ce regard que tu lui poses dessus, calme, direct, amusé, décide de tout. Jules parle au barman qui dépose alors trois shots sur le comptoir. Trois petits verres d'un liquide orangé qui sent déjà le feu à distance. Un mélange maison du marsouin, piment, gingembre, quelque chose d'innommable que le patron prépare en souriant méchamment. « J'bois les trois à la suite, » dit Jules, « sans grimacer. Et si j'y arrive, » il se penche vers ton oreille. « Tu me donnes ta culotte, tu le regardes. » Tu regardes les trois verres. Tu regardes un autre marin tout proche qui tente de dissimuler son intérêt soudain pour le plafond.
- Speaker #1
« Et si j'y arrive pas, je te donne mon pompon rouge. »
- Speaker #0
Il le pose sur le zinc entre vous deux. Un silence. Tu Ausha tête. Il prend le premier verre, le descend d'un coup, pose le verre. Aucune grimace, juste les yeux qui s'allument légèrement. Le deuxième, même chose. Sa mâchoire se contracte une fraction de seconde, le seul signe que quelque chose brûle quelque part. Le troisième, il le regarde un instant, te regarde de toi, et il le descend. Vert posé, bras croisés. « Regarde tranquille, dit-il. Le pari t'a amusé, et tu t'en moques un peu de ta culotte. Tu glisses de ton tabouret, tu traverses la salle jusqu'aux toilettes, sans te presser, sans te retourner. Dans le miroir, tu te regardes une seconde. Tu vois cette fille qui s'apprête à retirer son string dans les toilettes d'un bar de marins pour honorer un pari. Tu le retiens, tu le glisses dans ta poche, tu ressors, tu traverses la salle, tu te rassieds et, sous le zinc, tu prends la main de Jules, tu l'ouvres et tu déposes le tissu chaud dans sa paume. Il referme les doigts dessus, sans un mot, sans quitter tes yeux. yeux, puis il se penche vers toi, tu hésites. L'idée est vertigineuse, excitante et un peu folle. C'est là que Loan arrive, un verre à la main, et Jules lui murmure deux mots à l'oreille. Loan te regarde, il sourit. Loan, c'est le contraire de Jules, plus massif, Pomade. Cheveux rasés, très courts. Une petite balafre au coin de l'œil gauche qui lui donne l'air d'avoir vécu deux fois plus que tout le monde. Des épaules qui remplissent complètement sa marinière. Des mains larges. Calme.
- Speaker #1
« J'ai ce qu'il faut » ,
- Speaker #0
dit-il. Et il disparaît cinq minutes. Il revient avec un uniforme plié sous le bras. Sa marinière. Son pantalon trop large, sa casquette. Il te l'étend avec une politesse presque formelle, comme s'il t'offrait quelque chose de précieux. Jules te regarde avec ce demi-sourire qui t'a décidé au premier verre.
- Speaker #1
« On t'attend dehors ? »
- Speaker #0
Tu prends l'uniforme. Moins de dix minutes plus tard, tu franchis la coupée du porte-avion, cette petite porte discrète dans le flanc du monstre d'acier. Un signe de tête au gars de garde. Jules te murmure de marcher droit, de ne pas baisser les yeux. Et tu marches, droite sublime, avec cette assurance empruntée qui lui fait monter le désir dans la gorge. Cette transgression t'excite déjà. Tu es à bord, tu veux tout voir, le pont d'envol sous les étoiles, où le vent te décoiffe et te fait fermer les yeux. Jules se tient derrière toi, ses mains qui trouvent tes hanches par-dessus l'uniforme. Sa bouche dans ton cou, tu te laisses faire, tu te penches légèrement en arrière contre lui. Il sent ton souffle qui change. Tu lui dis que tu veux voir les couchettes. Il te regarde. Tu sais très bien ce que tu demandes. Un compartiment étroit. Une lumière rouge tamisée. Ses bannettes serrées les unes contre les autres. Et ce silence habité seulement du ronronnement des machines. Comme un cœur qui bat dans le ventre du navire. Jules s'approche. Il pose les mains sur ta taille, par-dessus ce tissu rêche qui n'est pas le tien, et il t'embrasse, doucement d'abord, comme un homme qui n'a pas embrassé depuis une éternité et qui redécouvre le goût du monde, puis plus profondément, plus franchement. Ces doigts qui défont les boutons de ta chemise d'uniforme un à un, sans se presser. Ta peau apparaît dans la lumière rouge. Épaules, ton cou, la naissance de tes seins. Et ils s'arrêtent pour te regarder. C'est là que Loan hante. Tu te figes, mais Loen ne dit rien. Il reste dans l'embrasure, les yeux sur toi. Et il demande, avec cette voix basse, respectueuse, si tu veux bien de lui aussi. Tu cherches, Jules, du regard. Tu es tenté par l'expérience. Il te laisse décider. Tout. Toujours. Tu Ausha tête. Tu invites ce mystérieux marin à se joindre à vous. Alors il n'est plus question de visite du porte-avions. C'est une toute autre découverte. L'éclat leur signifie que tu veux les voir tous les deux, maintenant. L'Oan éteint la lumière principale. Il ne reste que le rouge. Ce rouge qui baigne vos trois corps dans la chaleur irréelle. Jules t'allonge sur la bannette, l'espace est étroit. Vos peaux se frôlent dès le premier mouvement. Il n'y a nulle part où aller sauf l'un vers l'autre. Le navire ronronne autour de vous. Ce battement sourd et régulier qui s'accorde malgré lui à vos corps. En tant que l'un te baise, l'autre embrasse tes seins, ton épaule. Ton front. Quand Loan est penché vers toi, il te demande quelque chose à voix basse, de façon presque hésitante.
- Speaker #1
Est-ce que je peux garder quelque chose de toi ?
- Speaker #0
Il lève une petite caméra. Un voyant rouge s'allume. Juste pour nous, murmure Jules contre ta tempe. Pour les nuits sans fin, quand la mer est longue, tu nous manqueras déjà. Tu regardes l'objectif. Et tu Ausha tête. Tu hésites une seconde, une seule. Puis tu indiques que oui. La vidéo commence et tu es l'actrice principale. Jules te prend. Il accélère. Vos souffles à tous les trois se mêlent dans la pénombre. Se coulent. Avec le grondement des machines, avec le roulis imperceptible du navire qui respire, la lumière rouge glisse sur vos peaux moites. Jules sent tout, ta chaleur, ton rythme, cette façon dont ton corps réclame et prend et donne en même temps. Lorraine vous regarde dans l'écran du téléphone, cadreur involontaire. La voix rauque quand ils murmurent, tu entends les souffles de ces hommes qui ont passé des mois sur l'eau. Tu as hâte de les sentir venir, mais tu aimes prendre ton temps. Les prémices d'un orgasme se font sentir, des ondes de chaleur te traversent. C'est délicieux, l'injule te serre contre lui. Loan écarte doucement une mèche collée à ta tombe. Le voyant rouge est éteint. Demain, ils largueront les amarres. Ils repartiront vers l'horizon, vers les nuits sans fin et le sel dans la bouche. Mais cette vidéo précieuse, secrète, ils emporteront donc un peu de ta chaleur dans le gris de la mer. Jules t'embrasse. Loanne murmure merci. Et toi, tu souris dans la pénombre rouge simplement, totalement, comme quelqu'un qui vient d'offrir quelque chose d'irremplaçable. Habille-toi doucement. Reprends ton souffle. Et quand tu sortiras, marche droit une dernière fois sur cette passerelle. Comme la reine clandestine que tu as été, cette nuit. Les histoires vont plus loin. Version intégrale. Plus chaude, plus intense, plus explicite. Avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Si vous aimez le son du désir, laissez un commentaire et 5 étoiles à ce podcast. Cela compte énormément pour nous, pour la visibilité. Retrouvez l'expérience complète sur lesondudésir.fr et abonnez-vous en 3 clics.