- Speaker #0
Cette semaine, dans Le son du désir, découvrez La Frigide, numéro 3 de notre concours de nouvelles érotiques Le son du désir. Écrite par Darejan, cette histoire va vous emmener à la rencontre d'une professeure aux prises avec son désir. Vous allez découvrir la version soft. La version hot est réservée à nos abonnés. Bonne écoute !
- Speaker #1
Le son du désir Le désir est parfois aussi ironique. que le destin. Quand Madame Dubreuil eut fini d'écrire l'énoncé au tableau, elle inspira profondément avant de se retourner vers la classe qui finissait de s'installer.
- Speaker #2
Dissertation surprise. Vous avez deux heures.
- Speaker #1
Une rumeur de protestation s'éleva dans les rangs.
- Speaker #2
Silence ! Et rangez vos téléphones ! Ou c'est poubelle dans trente secondes.
- Speaker #1
N'était pas par hasard que Madame Dubreuil avait soumis ce sujet précisément à la Terminale 4. Il y avait dans cette classe les jumeaux Félinès, et les flammes dorées qui crépitaient sous leurs paupières lourdes et interminables l'avaient embrasé, comme une allumette, le jour de la rentrée, même si elle avait mis du temps à se l'avouer. C'était un garçon et une fille, aussi brillants l'un que l'autre et très complices. Anches minces et longs coups, look androgyne, main de pianiste, cheveux ébouriffés, regard diabolique, sourire éclatant et bouche charnue, ils jouaient de leur ressemblance pour faire enrager les profs, en échangeant leur place, et poussaient parfois la blague en se rendant au rendez-vous galant de l'autre. Est-ce cette gémilité ou cette ambiguïté de genre qui troublait tant Mme Dubreuil ? Ou les deux.
- Speaker #2
En podcast, certaines scènes restent suggérées. En VIP sur lesondudésir.fr, les histoires vont plus loin.
- Speaker #1
Version intégrale, plus longue, plus intense, plus explicite. Avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Retrouvez l'expérience complète sur lesondudésir.fr. Je répète, lesondudésir.fr. La sévère Madame Dubreuil. avait jusqu'ici toujours considéré ses élèves comme des enfants même, si la plupart, comme les jumeaux Félinès, étaient majeurs. Jamais, au grand jamais, elle n'avait imaginé que l'un d'eux pût un jour la troubler. Alors, de d'un coup, elle qui n'avait connu qu'une brève aventure sans saveur, avec un prof de maths au début de sa carrière, Elle qui partageait ses jours comme ses nuits avec Kant et Heidegger, et s'en portait très bien. Elle qui était surnommée la rigide par ses collègues et la frigide par ses élèves. Elle qui avait pris position publiquement contre la non-binarité en s'appuyant sur la logique d'Aristote. Elle ne se reconnaissait plus. Depuis bientôt cinq mois, elle était dévorée par un feu ardent qui liquéfiait sa pensée et son ventre. Elle commençait à saliver et mouiller sa culotte dès qu'elle approchait des grilles du lycée. Elle portait constamment des serviettes hygiéniques pour cacher son émoi et des soutiens-gorges renforcés pour éviter le moindre frôlement de tissu sur ses tétons constamment dressés. Elle n'en dormait plus. Il faut dire que, dès qu'elle fermait l'œil, les félinesses étaient là, à ronronner dans son cou, à se frotter contre elle comme des chattes en chaleur. Les scénarios variaient, mais dans tous, elle résistait d'abord aux avances d'elle ou de lui. qui se faisait de plus en plus précise, de plus en plus pressante. Puis il la prenait d'assaut à quatre mains. Et alors seulement, elle s'abandonnait au plaisir. En pensée uniquement, car elle s'interdisait toute carrière. intime la masturbation féminine ne pouvant en aucun cas existé chez les dubreuil il n'était pas rare cependant que madame dubreuil soit traversée par des orgasmes fulgurants au lycée rien qu'en s'asseyant ou en croisant les jambes alors qu'elle se tenait encore plus raide que d'habitude et simuler des accès de tout pour dissimuler les gémissements que lui arrachait pour un rien son clitoris en surchauffe En salle des profs, on se demandait si la rigide n'avait pas chopé un Covid long. Son regard était constamment troublé par la fièvre. La sueur envahissait ses tempes au moindre mouvement. Ses joues, habituellement si pâles, étaient étrangement rouges. Ou alors, elle buvait ? Du côté des élèves de la Terminale 4, on n'en pouvait plus de la frigide. Elle leur imposait régulièrement des devoirs sur table, avec des sujets de plus en plus tordus. Elle tournait en boucle. Septembre. Assouvir tous ses désirs est-il une bonne règle de vie ? Octobre. Le désir est-il l'essence de l'humanité ? Novembre. Est-il absurde de désirer l'impossible ? Et puis décembre, des énoncés affirmatifs. Qui ne dit mot, consent. Et maintenant celui-ci, qui mélangeait des notions qu'on n'avait même pas abordées en cours. Le désir,
- Speaker #2
ok,
- Speaker #1
on en avait fait le tour, mais le destin et l'ironie ? L'ironie pour la classe, c'était surtout de voir la frigide se planquer derrière ses petites lunettes et ses quintes de tout fictives pour ne leur parler finalement que de désir, c'est-à-dire de sexe. Il n'était pas dupe. Les jumeaux Félinès, notamment, étaient tout à fait conscients de l'empire qu'ils exerçaient sur la pauvre Madame Dubreuil. Alors, ils s'amusaient à la faire bégayer, l'interpellaient à tour de rôle, la forçaient à soutenir la lave de leur regard, se mordaient les lèvres en lui souriant, jouaient avec elle comme deux Ausha avec une souris tremblante. Madame Dubreuil, prise en étau entre leurs quatre pattes de velours assassine, avait le cœur qui lui battait tant dans le sexe et les tempes qu'elle entendait à peine ce qu'il disait. Par exemple, lui voulait des précisions sur l'amour dans le mythe platonicien de l'androgyne, tandis qu'elle demandait innocemment ce que pensait Épicure du plaisir sexuel. Madame Dubreuil, haletante, liquide, se noyait dans le volcan de leurs yeux sans fin, s'étranglait. se consumaient tout entière.
- Speaker #2
Ah ! Me foutre à poil là tout de suite dans la classe. Ah ! Déchirer ma chemise et faire jaillir mes seins par-dessus les bonnets de soutif. Ah ! Remplir leur bouche gourmande de mes tétons durcis. Ah ! Remonter ma jupe sur mes reins, qu'il voit bien ma culotte transparente à force d'être trempée, qu'il l'arrache, qu'il la bouffe, ah oui, offrir ma fente dégoulinante à la langue de l'un et mon cul bien ouvert à l'autre, ah, me faire têter, presser les mabelles, parler d'eux en même temps, ah oui,
- Speaker #1
et qu'il me malaxe les fesses et le con à quatre mains en me suçant, ah, dégraffer leur jean. Ah ! caresser leurs deux ventres lisses ! Ah ! glisser mes doigts entre leurs cuisses ! Ah ! découvrir au dernier moment qui, à la petite chatte mouillée et qui, à la queue longue et dure, ah ! les branler, les sucer, les laper, les boire jusqu'à la lit Madame Dubreuil ?
- Speaker #2
Oui, alors oui, pour Épicure, la non-satisfaction du désir sexuel n'est pas douloureuse du tout.
- Speaker #1
Évidemment, ça devenait intenable. Et c'est pour ça que Mme Dubreuil remplaçait de plus en plus ses cours par des MST, non, des DST, des devoirs sur table, quoi. Ce soir-là, douché de frais, enfin libéré du carcan de ses dessous et des yeux envoûtants des félinesses, Madame Dubreuil s'installa, nue, sur son lit avec sa pile de copies. Elle chercha naturellement celle des jumeaux qui étaient en général les seules intéressantes.
- Speaker #2
Lui n'avait écrit que quelques mots. « Le désir est parfois aussi ironique que le destin,
- Speaker #0
et comme on ne peut échapper ni à l'un ni à l'autre,
- Speaker #1
La copie glissa des doigts tremblants de Madame Dubreuil. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Elle saisit fébrilement le devoir, d'elle, qui complétait la phrase de son frère.
- Speaker #2
Nous vous attendrons samedi à minuit au Club 69.
- Speaker #1
Le Club 69 ? C'était cette fameuse boîte LGBT contre laquelle Madame Dubreuil, avec pas mal de parents d'élèves, s'était battue l'an dernier. La jeunesse avait besoin de cadre et de clarté, et sûrement pas de drag queen. Le monde était suffisamment complexe qu'on invente une non-binarité de genre qui n'avait pas lieu d'être. Il suffisait de relire Aristote, comme elle l'avait expliqué avec brio aux élus. Et voilà que quelques mois plus tard, par la grâce des jumeaux Félinès, Madame Dubreuil s'était métamorphosée. Elle allait s'y rendre. au club 69, incognito, masqué et sans culotte, enfin prête à assouvir tous ses désirs, car elle irait, oui, elle ne pourrait pas résister à la stupéfiante invitation de ces jeunes fédins qui la voulaient. Elle se sentait enfin vivante, vibrante, brûlante, désirée et désirante. Que les Dubreuil aillent tous se faire foutre. Elle allait baiser et se faire baiser par tous les trous. Elle allait jouir à en hurler. Elle allait aimer les félinesses à en mourir. Le plus dur allait être d'attendre samedi. Mais finalement, c'est le vendredi. qu'on apprit la fermeture administrative immédiate et définitive du Club 69. Et quand les parents affluèrent en masse devant le lycée pour remercier Mme Dubreuil et B.T., les regards de glace que lui lancèrent les jumeaux la pétrifia de l'intérieur. Alors en un instant, la frigide reprit entièrement possession de Mme Dubreuil. Elle eut à peine le temps de penser avant que son cœur se fige à jamais. Que décidez-vous ? Le désir est parfois aussi ironique que le destin.
- Speaker #2
Vous venez d'écouter le podcast Le Son du Désir. Sur les plateformes, certaines scènes sont suggérées.
- Speaker #1
En VIP sur lesondudésir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale, plus chaude, plus intense, plus explicite, avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Si vous aimez Le Son du Désir, laissez un commentaire et 5 étoiles à ce podcast. Cela compte énormément pour nous. pour la visibilité. Retrouvez l'expérience complète sur le son du désir.fr et abonnez-vous en trois clics le son du désir.fr