- Speaker #0
Le son du désir. Bienvenue dans le podcast érotique Le son du désir. Cette semaine, je vous emmène faire un voyage très chaud dans un pays froid. Si vous aimez les couples qui se retrouvent, qui ont envie l'un de l'autre, si vous êtes excité par les corps qui se rencontrent et par les jolies voix qui racontent des histoires sensuelles, vous êtes bien avec nous. Prenez le temps, asseyez-vous, allongez-vous, détendez-vous. Le son du désir est pour vous. Découvrez la nouvelle de Clémentine Ponce. Demain, l'aurore boréale. Cette nouvelle est arrivée en deuxième position au concours de littérature érotique Le son du désir. Je suis sûr que cela va vous plaire et vous faire plein de jolies choses au creux du ventre. Et peut-être plus bas. Bonne écoute.
- Speaker #1
Le désir est parfois aussi ironique que le destin. J'ai si longtemps essayé de me persuader que l'élan chaud dans le fond de mon ventre était brut et cru. Mais petit à petit... Je me plie à la réalité qui s'impose. Non, le désir n'est pas que pur. Il est aussi sarcastique. Mais moi, ça me fait rire. Au final, je le sens quand Minique s'approche. Il n'a même plus besoin de poser sa main sur ma hanche en passant. Je devine sa présence au souffle qu'il laisse derrière lui. J'entends ses pas avant qu'il bouge. Je connais la musique discrète de son corps. Disons que nous partageons cette cabane. Il n'a même plus besoin de poser sa main sur ma taille en passant. Je la connais si bien.
- Speaker #0
En podcast, certaines scènes restent suggérées. En VIP sur lesondudésir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale, plus longue, plus intense, plus explicite, avec des centaines d'audios réservées aux abonnés. Retrouvez l'expérience complète sur lesondudésir.fr. Je répète, lesondudésir.fr.
- Speaker #1
Je connais ce sourire qui dit tout. Je connais ce grain de peau avant même que je glisse ma main le soir sur son torse. Quand il respire près de moi, je le sais que ce désir est ironique. Il rit dans l'ombre, il me tente, il me teste. Il tourne autour de moi, me fait frémir et finit par me laisser creuse. désert. Le destin aussi, je sais qu'il est ironique. Quand j'ai rencontré Minique à la chasse, il faisait froid. La neige crissait sous deux bottes. On s'est regardé à travers la vapeur des respirations entre deux bêtes abattues. C'est dans le fracas du gilet qu'on s'est rencontrés, en tuant, et aujourd'hui on s'aime à en créer la vie. On en a parlé une fois, Ménique m'a dit
- Speaker #0
Tu sais Kilak, ce serait beau qu'on laisse une trace après notre passage sur Terre, tu vois.
- Speaker #1
J'ai pris un temps pour réfléchir s'il parlait vraiment d'enfant, et j'ai fini par dire tout bas Oui c'est vrai, ça serait beau. Aujourd'hui encore, comme tous les matins, Ménique se réveille lentement pendant que je fais chauffer le café dans la petite casserole. Je l'entends bailler. Un baillement long comme une nuit polaire. Je ne me retourne pas tout de suite. Je devine ses gestes. Et il s'assoit lentement sur le bord du lit, torse nu, jambes endormies, mains frottées l'une contre l'autre pour chasser le froid. Une fine buée s'échappe de sa bouche. Il s'étire, comme un chat après la sieste. Il se lève, remet du bois dans le poêle et me rejoint. Je sens sa main s'installer sur ma nuque et serrer légèrement. Je pense, « Présence, s'il te plaît. » Je dis, « Au revoir, toi. » Il dit...
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Je sais qu'il pense...
- Speaker #0
Suce-moi.
- Speaker #1
Je ne peux pas vraiment dire quand et comment est arrivée cette pudeur entre nous. Tu me dis souvent que je pourrais la briser d'un coup, juste laisser filer un petit... Aise-moi. Il est 7h48. Et aujourd'hui, voilà. J'ai envie qu'il me le dise, ce suce-moi. Je sais qu'il ne le fera pas. Je me retourne. Aise-moi. Mon esprit implose. Se fracture. Cède. Craque. Détonne. Éclate. Saute. Vole en éclat. Se disloque. Déflagration. Je l'ai dit aujourd'hui, à 7h48, c'est sorti, comme si c'était une phrase que je dis tous les matins, le chaud dans le bas de mon ventre se déchaîne. Ménique me regarde d'un air de miracle. « Baisse-moi » , je répète. Et cette fois, il n'en faut pas plus. Il me saisit comme si je risquais de m'échapper. Sa bouche attaque la mienne. Et elle se laisse attaquer avec surprise, avec envie et impatience. Je le fais tourner, l'attrape par les bras, et le tire vers le lit recouvert de peau d'ours. Il me jette dessus. Je retrouve, stupéfaite, le minique d'il y a quelques années, celui qui me prenait en désordre, dans tous les recoins et tout le temps, tout le temps. Je vois ses yeux, impatients, électrisés. Lentement se poser sur mon cou, mes épaules, mes seins, mon ventre.
- Speaker #0
Il faut que je te déshabille.
- Speaker #1
Il me dit. Arrête avec la douceur. Je réponds. Un temps. Il comprend. Il se lève, je me lève, on enlève nos vêtements aussi rapidement que jamais, que toujours, que même dans nos rêves. que même il y a dix ans. En fond sur le lit pour se dévorer. Il commence par mon oreille. J'aime pas ça. J'attrape sa tête et la colle dans mon cou. Sa langue s'écrase dessus, se promène en laissant sa salive comme une empreinte. Ça s'alime. C'est ce que je préfère. Je souffle un crachement dans la bouche. Se soulève, se met à genoux au-dessus de moi, j'ouvre grand et laisse sortir ma langue. Son crachat coule dessus. Doucement, jusqu'au fond de ma gorge, j'avale.
- Speaker #0
T'aimes ça, hein ?
- Speaker #1
Je ne réponds pas, mais je hoche la tête avec mon sourire le plus provocateur. Il s'écrase sur moi et continue son irrésistible descente. Sa langue, sur ma clavicule, son pénis raide contre ma cuisse. Toi aussi, c'est un manqué ? Il ne répond même pas. Sa langue s'arrête sur mon téton et il le mord très légèrement. C'est ça sa réponse. Je gémis. Ou je soupire. Je ne sais même plus ce que je veux faire de mon corps.
- Speaker #0
Plus de douceur, t'as dit ? Je vais te baiser, je veux tout le Groenland t'entendre.
- Speaker #1
Je sens ses doigts écarter mes grandes et petites lèvres avec délicatesse, précision et hâte. Il rigole en sentant que je suis déjà trompée. Je ris aussi, parce que je comprends. Il y met un doigt, deux. Il va au fond tout doucement. Tout mon corps se tend. Se sentir pénétré par les niques, j'avais oublié. « Je vais utiliser ta bite ! » Il n'hésite pas une seconde. Se relève à genoux. J'écarte bien les jambes de part et d'autre de lui. Il prend son sexe tendu dans sa main et le glisse dans ma chatte, presque inondée. Je gémis. Fort. Il fourre sa tête dans mon cou et grogne. Il fait presque le même bruit que les ours blancs quand je vais chasser sur la banquise. Meunique est mon ours. Meunique devient Hannibal. Il expire un...
- Speaker #0
« Qu'il a qu'un ? »
- Speaker #1
Je réponds. « Oui. » Attends qu'il semble une éternité.
- Speaker #0
« Tu préfères que je jouisse où ? Dans ta bouche ? » En t'achète. Sur toi.
- Speaker #1
Je halète de plaisir. Cette question me fait brûler tout au-dedans. Depuis le bas brûlant de mon ventre. Je réponds.
- Speaker #0
Dans mon quai.
- Speaker #1
Minique me retourne pour me mettre sur le ventre, pressé, intense, puissant. Il soulève mon bassin pour me mettre à genoux et attrape le tube de lubrifiant dans la table de nuit. Il le fait couler directement sur mon anus. C'est froid. J'aime ça. Je sens son index se poser et pousser légèrement pour entrer. Je gémis de plaisir et le supplie de continuer, d'y mettre son pénis. Après avoir un peu joué avec ses doigts pour me détendre, il fait entrer en moi son sexe dur. Je me sens tout à coup pleine, totalement pleine. Je me sens prise comme il fallait être prise. Je gémis, ou crie peut-être, je ne sais même plus. Il fait quelques va-et-vient et se fige au fond. « Ça va ? » je demande.
- Speaker #0
« T'es sûr que tu veux que je jouise dans ton cul ? J'y suis presque. »
- Speaker #1
Je rigole. Je lui dis que oui, que c'est ce que je veux par-dessus tout à cet instant. Alors il recommence son mouvement répété, presque comme un rituel. Il va de plus en plus fort, de plus en plus profond. Et là, juste là, sur les peaux d'ours... À côté du café qui frémit dans la petite casserole, il s'abandonne dans mon cul et jouit, intensément, sincèrement, il jouit, vrai. Il se retire tout doucement et je sens son jus couler le long de ma cuisse. Il en récupère un peu avec sa main et me retourne sur le dos pour me faire lécher ses doigts. Je sens ce goût amer, que je n'ai pas goûté depuis longtemps. On se retrouve allongés côte à côte, les yeux collés au plafond, le souffle court ou trop long, qui sait ? Tout doucement dans une respiration, Minique murmure.
- Speaker #0
Tu sais, Kilak, on en avait parlé il y a longtemps, de laisser une trace après notre passage sur Terre. Tu te souviens ?
- Speaker #1
Bien sûr, il le souvient. Et puis, aucun de nous deux n'en dit plus. Tu me rebaiseras ? Je te dis.
- Speaker #0
Quand ?
- Speaker #1
Avant quelques années. On rigole tous les deux. Un peu gênés. Un peu ivres.
- Speaker #0
C'était Demain, l'aurore boréale de Clémentine Ponce. Vous venez d'écouter le podcast Le Son du Désir. Sur les plateformes, certaines scènes sont suggérées. En VIP sur lesondudésir.fr, les histoires vont plus loin. Version intégrale. plus chaudes, plus intenses, plus explicites, avec des centaines d'audio réservées aux abonnés. Si vous aimez le son du désir, laissez un commentaire et 5 étoiles à ce podcast. Cela compte énormément pour nous, pour la visibilité. Retrouvez l'expérience complète sur lesondudésir.fr et abonnez-vous en 3 clics.