Speaker #0Hello, hello ! Je suis Élodie, photographe spécialiste et surtout passionnée de la maternité, et également accompagnante à la naissance physiologique, mais aussi maman de 4 enfants. Bienvenue dans Le Té Papote, le podcast où l'on parle de la maternité dans toute sa richesse et sa complexité, de la grossesse au premier mois avec bébé, et même au-delà. Installe-toi confortablement, prépare-toi une boisson chaude et prends cette pause rien que pour toi. Prête ? Alors c'est parti ! Bon, j'en peux plus. Il fallait que je te dise, j'en peux vraiment plus de voir défiler ces dizaines de vidéos sur Instagram où on te dit dans quelle position tu dois accoucher. Alors bien sûr, ce sont des positions qui respectent la physiologie de la naissance totalement, je ne vais pas dire le contraire. Mais on te dit dans quelle position tu dois accoucher, que tu peux t'agripper au radiateur comme ça, que tu peux t'agripper à une écharpe de portage, un tissu à la barbe d'urlie, peu importe. On t'explique qu'il ne faut surtout pas accoucher sur le dos, ce qui est vrai, mais que tu peux plutôt te mettre dans cette position-là. Et j'ai même vu récemment une vidéo sur Instagram, où on te dit qu'il faut que tu penses pendant l'accouchement à rentrer tes genoux à l'intérieur pour ouvrir le bas de ton bassin. Ces infos, elles ne sont pas fausses, au contraire, elles sont très correctes, elles respectent la physiologie de la naissance. Mais moi, c'est quelque chose qui a tendance à m'agacer. Tu vas me dire pourquoi ? Parce qu'on oublie de te dire l'essentiel. Le jour de l'accouchement, Le but, c'est pas d'appliquer des techniques. C'est de déconnecter la partie néocortex de ton cerveau. Le néocortex, c'est ton cerveau qui pense, qui analyse, qui réfléchit, qui comprend. Et le problème, c'est que cette partie du cerveau-là, elle ne s'est pas accouchée. Imagine-toi le jour J en plein travail, en train de te demander « Ah attends, c'était quoi la position qu'il fallait que je prenne ? Ah oui, c'est ça, je dois rentrer les genoux ou les ouvrir, merde, je sais plus. » Et je fais quoi de mes bras déjà ? Ah bah attends, je vais prendre mon téléphone, puis je vais aller chercher, j'avais enregistré la vidéo Insta. Bah non, tu vois le truc. T'es en train de chercher dans ta tête au lieu d'être dans ton corps. Et c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Alors pour t'expliquer, je vais te donner une image. Imagine ton cerveau en trois parties. Alors évidemment, c'est une image, c'est pas la réalité biologique. Le cerveau est bien plus complexe que ça. Mais c'est juste pour t'aider à comprendre. une première partie qui est le cerveau reptilien. Donc lui, il est au centre de ton cerveau, c'est la partie la plus ancienne. C'est donc le cerveau reptilien qu'on appelle aussi cerveau archaïque. Lui, il s'occupe des réflexes archaïques, c'est l'instinct. C'est cette partie du cerveau-là qui fait que tu respires sans réfléchir. Alors tu te dis pas consciemment, oh tiens, faut que je respire, hop, faut que je respire. C'est quelque chose que tu fais naturellement. Donc cette partie du cerveau, elle gère tout ce qui est instinctif. Les instincts vitaux comme la respiration. Et c'est elle qui sait accoucher. C'est elle qui a le réflexe de la pousser pendant l'accouchement aussi. Et surtout, c'est cette partie du cerveau-là qui va savoir exactement dans quelle position tu dois te mettre en fonction de ton bébé. Il faut savoir que pendant l'accouchement, tu communiques inconsciemment avec ton bébé. Il y a vraiment une connexion entre vous deux. À condition qu'on ne vienne pas anesthésier cette connexion, bien sûr. Juste au-dessus de ce cerveau reptilien, tu as la partie limbique, le système limbique. Lui, c'est le centre des émotions, de la mémoire, des croyances limitantes. C'est tout ce qu'on a pu te mettre dans la tête par le passé. Tu sais, accoucher sans péridural, c'est dangereux. Il ne faut surtout pas accoucher à domicile parce que tu te rends compte. Mon Dieu, c'est horrible. Il faut vraiment être à l'hôpital avec plein de médecins et plein de protocoles pour que ça se passe bien. Ça va être aussi si toute ton enfance, tu n'as entendu que des récits d'accouchement qui se passent mal. Tu vas avoir tendance à avoir intégré inconsciemment que l'accouchement c'est dangereux. Ou même si tu as vécu un premier accouchement qui s'est mal passé, forcément si tu as souffert, si ça a été traumatisant, ça a été stocké dans cette partie-là de ton cerveau. Donc c'est l'espace de ta sécurité interne. Et encore au-dessus, tu as la partie du cerveau la plus récente qui est le néocortex. Donc lui c'est le cerveau qui pense, qui réfléchit, qui analyse, qui a peur, c'est l'ego. Donc lui... Le néocortex, il veut contrôler. Imagine ça comme si tu avais trois GPS dans ta voiture. T'en as un qui connaît le chemin par cœur, donc lui c'est le cerveau reptilien. T'en as un qui se souvient de tous les chemins que t'as pris avant, donc lui c'est le système limbique. Et t'en as un qui veut calculer tous les itinéraires possibles en temps réel, alors lui c'est le néocortex. Le jour de l'accouchement, tu as besoin que du premier GPS et pas du troisième. Donc il a besoin du reptilien et surtout pas du néocortex. Parce que le néocortex, tu sais, avec son ego, lui, il arrive et c'est « moi je sais tout, je gère tout, je suis le mieux pour tout le monde » . Mais en fait, il vient perturber le processus. Le but pendant l'accouchement, ça va être de mettre ton néocortex en pause. Donc on ne peut pas le déconnecter totalement, mais le but c'est juste de le mettre en veille, de le faire taire, de lui dire « Dis donc toi, tu te mets dans un petit coin là et puis tu vas dormir et surtout tu nous fous la paix. » Parce que pendant l'accouchement, tu vas avoir besoin de sécréter de l'ocytocine, donc c'est l'hormone de l'amour, qui est aussi l'hormone qui va créer tes contractions. Et du coup, cette ocytocine, tu vas la créer uniquement si tu es dans de bonnes conditions. L'ocytocine, elle va être accompagnée de ses copines les endorphines. Et ces endorphines, c'est un peu comme une péridurale naturelle, c'est ton anesthésiant. Elles vont te permettre de te retrouver dans un état de conscience modifié, dans un état second. Mais pour pouvoir créer ces bonnes, ces hormones, donc l'ocytocine et les endorphines, tu as besoin d'être dans les bonnes conditions. Tu as besoin de te sentir totalement en sécurité, aussi bien à l'extérieur, donc dans ton environnement, donc que tu n'es pas froid, que tu n'es pas faim, qu'il n'y ait pas de personnes autour de toi qui te stressent, qui t'énervent, que tu te sentes en sécurité, que tu sois dans une ambiance cocooning, mais aussi que tu te sentes en sécurité intérieurement. Donc comme je te le disais tout à l'heure, dans le système limbique, il y a la mémoire, les croyances limitantes, etc. Donc on a besoin qu'intérieurement, tu n'aies pas peur, tu n'aies pas de vieille peur pourrie, complètement inconsciente des fois, qui remonte à la surface. Et ça, ça se travaille avant l'accouchement, tu t'en doutes. Ton cerveau, c'est un peu comme un petit interrupteur. Enfin, du moins, dans ton système limbique, il y a l'amidale que tu peux voir un peu comme un petit interrupteur. S'il te dit, ok, on est en sécurité, eh bien, ça va déclencher les bonnes hormones, donc l'ocytocine et les endorphines. Donc là, le travail se passe vite et bien, tu gères, t'es dans l'acceptation, t'es dans l'accueil, t'es dans la puissance, tout va bien. Ou alors, il dit, ah ouais, non, danger. parce que tu ne te sens pas totalement en sécurité, que ce soit intérieurement ou extérieurement. Et dans ce cas-là, il va plutôt sécréter de l'adrénaline, qui est donc l'hormone du stress, et qui, elle, vient inhiber l'ocytocine et les endorphines. Ça ralentit la progression de la dilatation de ton col, voire ça l'arrête. En fait, on appelle ça une stagnation du travail. Et surtout, ça te sort de cet état de conscience modifiée qui est généré par les endorphines, ce qui fait que tu n'es plus dans cet état second. Et là forcément la gestion de la douleur elle est bien plus compliquée et c'est à ce moment là que tu peux basculer dans la souffrance et ne plus rien gérer. Donc il y a plusieurs conditions qui ont besoin d'être réunies pour que ton travail se passe vite et bien. Déjà d'une que tu te sentes en sécurité intérieure, donc en ayant fait en amont un travail sur tes peurs et puis après plus tu es renseigné sur la physiologie de la naissance, plus tu vas te sentir en confiance et en paix intérieurement aussi. et bien sûr en sécurité. extérieurement, donc dans ton environnement physique, en mettant en place justement les bonnes conditions pour pouvoir sécréter du coup les bonnes hormones et que ton néocortex se déconnecte. Parce que si ton néocortex est encore trop présent, donc ton cerveau reptilien ou archaïque, il ne peut pas prendre le relais. En fait ton néocortex fait tellement de bruit, il prend tellement de place que ton cerveau archaïque ne peut pas prendre le relais. Donc on a besoin de dire à ton néocortex, eh oh toi, tiens tu vas faire dodo là, pour que ton cerveau reptilien puisse prendre le relais. Et comme ton cerveau reptilien, lui, il sait accoucher, il va naturellement te faire faire ce dont tu as besoin, sans que tu aies besoin d'y réfléchir, d'analyser ou de te dire « Ah bah tiens, je vais reproduire la vidéo, le tuto que j'ai vu sur Instagram, où je dois faire des sons comme ça, je dois respirer en quatre temps. » Bah non en fait, tu ne réfléchis pas le jour de l'accouchement. Et il ne faut surtout pas que tu cherches à réfléchir. Plus tu cherches à réfléchir, plus tu vas revenir dans ton néocortex. Et ton néocortex, lui, il va ramener sa fraise parce que tu vas le rallumer, alors que le but c'est de le laisser en veille. Donc idéalement, il ne faut pas qu'on vienne te parler, il ne faut pas que tu aies besoin de réfléchir. Il faut vraiment juste qu'on te laisse dans ta bulle. Il faut déconnecter ta tête qui pense ton mental. Il faut tout déconnecter pour laisser ton corps prendre le relais tout simplement. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe du coup ? Et bien c'est merveilleux. La nature est bien faite. Ton corps va simplement générer ce dont il a besoin pour ton bébé. Avec mon dernier bébé, Soren, sur la fin du travail, je l'ai déjà raconté dans un précédent épisode de podcast, mais cet exemple est super parlant. Je rentrais les genoux par alternance pendant les contractions. Et ce n'était pas du tout quelque chose de conscient, c'était quelque chose d'instinctif. Je me souviens que mon conjoint m'avait demandé après, mais pourquoi tu veux rentrer les genoux comme ça ? En fait, c'était bizarre. Et aujourd'hui, je sais que je rentrais les genoux parce que ça ouvre la partie basse de mon bassin et qu'à ce moment-là, mon bébé devait avoir besoin simplement que je lui fasse de la place. Ton bassin, c'est pas comme un toboggan. Ton bébé, il rentre et hop là, nickel, il est sorti. Ben non. Il y a des petits recoins, il faut qu'il se faufile, et parfois ça se joue au millimètre. Donc ton bébé, il a vraiment besoin que tu sois en mouvement, que tu bouges pour l'accompagner. Et pour prendre les bonnes positions, pour bouger de la bonne façon comme ton bébé en a besoin, il faut que ton néocortex soit au repos, qu'il ne ramène surtout pas sa fraise, pour que ton cerveau reptilien puisse prendre le relais et faire bouger ton corps comme ton bébé en a besoin. Tu vois, pour la naissance de mon troisième bébé, Lisa, c'était trop bizarre. Enfin, trop bizarre. Sur le coup, oui, ça m'a fait trop bizarre. Et maintenant, je sais que c'était un réflexe, mais j'ai fait des sons graves avec ma gorge. Mais vraiment, tu dois sentir que ça vibre dans ta gorge. Ça fait des sons vraiment graves. C'est une vibration. C'est pas comme quand tu cries, que tu fais des cris aigus, que tu vocalises très fort. C'est vraiment un son grave qui vient de ta gorge et qui vibre très fort dans ta gorge. Moi j'ai fait ça de façon complètement instinctive. J'ai jamais appris cette méthode là, j'ai jamais vu ça quelque part et on m'a jamais dit pendant l'accouchement pense à faire des sons comme ça, tu verras c'est bien, pas du tout. C'est quelque chose que j'ai fait naturellement sans que je sache pourquoi. Et t'imagines même pas à quel point ça m'a aidé à ce moment là. J'ai appris par la suite que c'était une technique tout simplement pour soulager la douleur. Moi je ne le savais pas à ce moment-là. Mais la vraie question en réalité c'est est-ce que j'avais vraiment besoin de le savoir ? Pas forcément, parce que tu vois à partir du moment où la physiologie est respectée, où t'es dans ta bulle, où t'es baigné d'ocytocine, baigné d'endorphine, où t'es dans un état de conscience modifié dans cet état second, et que du coup c'est ton cerveau reptilien qui prend le relais, qui prend le contrôle, et qui fait ce dont tu as besoin sur le moment. On s'en fout. Alors bien sûr, c'est important de comprendre le fonctionnement de ton corps, de comprendre quels sont tes besoins fondamentaux pour créer les conditions les plus optimales possibles pour ton accouchement. Mais en réalité, le jour J, tu n'as pas besoin de penser à 500 000 techniques différentes. A la rigueur, celui qui doit connaître des techniques pour t'accompagner, c'est ton partenaire, parce que lui, il va te guider. Mais comme toi, tu ne dois pas penser... T'es pas là pour te rappeler, ah bah oui la position comme ça, machin truc. Ça doit vraiment être instinctif. Moi ces sons graves, ça me soulageait la douleur, le ressenti des contractions, c'était vraiment un truc de fou. Ça m'a vraiment aidé à gérer, c'était un outil super puissant. Et tu verras que quand ton cerveau, ton néocortex se met vraiment sur pause et laisse ton cerveau reptilien prendre le relais, Tu ne vis plus du tout la douleur de la même façon. Alors bien sûr, une naissance, c'est puissant. Je ne vais pas te dire, ouais, t'inquiète pas, finger in the nose. Bah non, c'est puissant, c'est quelque chose de waouh. Tu te dis, mais c'est pas possible, d'où vient cette intensité ? C'est un truc de dingue. Vraiment, le corps est merveilleux. Moi, je trouve ça juste dingue, la puissance qu'il peut créer. Il est capable de mettre un bébé au monde, enfin, waouh quoi. Mais par contre, avec certains outils, alors moi, ça a été les sons graves. Ou le fait de prendre un bain, mais encore une fois, ce n'est pas quelque chose de réfléchi. Je ressentais que j'avais besoin d'aller prendre un bain chaud. Je ressentais que j'avais besoin de faire des sons graves. Et ces outils-là, vraiment, ça a été comme si l'accouchement, c'était toujours puissant. C'était d'une intensité de dingue, mais dans une bulle de douceur. Tu vois, enrobé de chocolat fondant. Et ça, ça a complètement changé la donne. Tu vois, pour mon deuxième accouchement, pour Jenna, à un moment donné, j'ai ressenti le besoin de me mettre à quatre pattes. C'était comme ça en fait. Il faut que tu te mettes à quatre pattes, ça, ça ne s'explique pas. Et à partir du moment où je me suis mise à quatre pattes, je suis passée de je gère les contractions à waouh ! Il y a vraiment eu une étape. Et je pense que clairement, ma fille, elle est descendue d'un coup dans le bassin au moment où je me suis mise à quatre pattes. Elle était certainement bloquée quelque part. Et le fait de faire cette rotation-là, ça l'a aidée à descendre, à s'engager. et après le travail a été... a été rapide et je me suis mis à pousser. Et puis, elle arrivait, voilà quoi. Elle avait besoin de ce changement de position pour pouvoir descendre. Et comme c'est mon cerveau reptilien qui était aux commandes, c'est mon corps qui faisait le boulot, il y a eu cette connexion entre ma fille et moi, cette connexion inconsciente. Et j'ai pu faire ce dont elle avait besoin pour progresser correctement après dans le bassin. Donc, tu vois, je pense qu'il faut qu'on arrête parce qu'on est dans une société où on veut nous vendre plein de choses. Mais en réalité... Il faut revenir aux fondamentaux, à la base. Et la base, c'est juste respecter la physiologie. Ton corps sait faire. Et c'est pas parce que tu connaîtras pas la méthode de la position de yoga ou du machin truc, ou de la méthode d'acupression et machin gna que tu ne vas pas pouvoir mettre ton enfant au monde. Alors je fais quand même un petit disclaimer important, la nuance. Bien sûr, ce sont des techniques qui peuvent être précieuses pour te préparer pendant la grossesse, mais c'est pas le jour J que tu dois connaître tout ça. Le jour J, il ne faut pas réfléchir. Si tu dois te rappeler des méthodes ou sortir ta petite fiche pour aller lire des trucs, tu vas rester dans ton éocortex et on ne veut surtout pas. On a besoin de le mettre en veille, donc c'est contre-productif de faire ça. Par contre... Ce qui peut être bien, c'est de préparer une petite boîte à outils de tous les outils qui peuvent t'aider à soulager la douleur et du coup confier cette petite fiche à ton ou ta partenaire. Parce que le jour J, c'est lui ou elle qui va pouvoir t'aider et te proposer des outils à différentes étapes du travail. C'est-à-dire que si à un moment donné, il sent que là, ça commence à s'intensifier pour toi ou que t'es moins sereine, ton ou ta partenaire va pouvoir te proposer des choses. Ça peut être te proposer à boire, à manger, d'appuyer sur le bâton d'eau, de te masser, de danser, de mettre de la musique, peu importe. Il y a plein plein de techniques. Il y a des techniques d'acupression aussi, il y a plein de choses qui sont possibles. Mais ce n'est pas à toi de penser à quelle technique tu vas utiliser à ce moment-là. Au pire, si quelque chose te vient en tête instinctivement, tu vas simplement le demander ou le faire. Mais vraiment, fais-toi confiance, ton corps saura te guider. Mais sinon, ce n'est pas à toi de réfléchir. ça à ton partenaire de te proposer des outils s'il ressent que tu en as besoin. S'il sent que tu es dans ta bulle et que tu es tranquille, le but c'est qu'il ne vienne pas te parler encore une fois, il ne faut pas qu'il te ramène dans ton néocortex. Mais s'il sent que tu perds pied et que ça commence à être un peu chaud là, il peut dégainer sa boîte à outils, quitte à avoir une fiche récap, et comme ça il peut te proposer les outils au moment où il en ressent le besoin. Alors bien sûr, toutes ces techniques, toutes ces méthodes qu'on te montre, les positions etc c'est absolument pas acheté à la poubelle pas du tout Mais c'est pas le jour J qu'il va falloir te préoccuper de ça. Pendant la grossesse, par contre, c'est bien d'avoir une bonne hygiène de vie, de bouger, de manger équilibré, de manger sainement, de faire des exercices d'étirement, de yoga, des pilates, de la méditation, de ce que tu veux. Et donc là, à ce moment-là, justement, ces techniques vont avoir toute leur importance. Mais pas le jour de l'accouchement, en fait. Si tu t'es pas préparé, tu te réveilles pas le jour de l'accouchement en sortant tous les tutos Instagram que t'as enregistrés, quoi. Cela dit, les techniques comme le yoga prénatal par exemple, c'est génial pour préparer ton corps pendant la grossesse. On est d'accord que plus tu es en bonne santé, plus tu bouges, plus tu as une alimentation équilibrée, une vie saine, moins tu as de risques de complications pendant l'accouchement. L'accouchement c'est un marathon, donc tu as besoin d'être en forme pour tenir sur la durée. Et si tu arrives alors que tu es complètement sur les rotules, que tu ne fais jamais rien, que tu ne bouges jamais, ça risque d'être un peu plus difficile. Mais ça c'est quelque chose qui se prépare bien avant la grossesse en fait j'ai envie de dire. C'est toujours important de prendre soin de soi, de bouger, de prendre soin de son corps etc. Enfin après c'est une manière de vivre mais c'est un autre débat. Donc vraiment toutes ces techniques là elles sont super. Mais soit pour le coparent, pour te proposer des outils pendant le travail, soit pour te préparer toi pendant la grossesse. Ces techniques elles servent vraiment à préparer le terrain, à avoir confiance en ton corps, à travailler ta souplesse, ta connexion avec toi-même, avec ton bébé. Mais elles ne doivent surtout pas devenir une checklist mentale pour toi le jour J. Donc vraiment, si je devais faire une conclusion, ce serait revenir aux fondamentaux. Respecter la physiologie. Ton corps sait faire, c'est juste que notre système nous l'a fait un petit peu oublier. Un petit peu et encore je suis gentille. Et au-delà de l'accouchement, cette confiance viscérale que tu encres en toi, quand tu accouches en toute puissance comme ça, Elle te porte pour le reste de ta vie de mère et pour le reste de ta vie de femme. Enfin vraiment, moi ça a été une transformation d'accoucher comme ça. J'ai ancré en moi une confiance de dingue. Je sais que je suis capable de faire des choses que je ne soupçonne même pas. Et ça c'est vraiment précieux. Je trouve que finalement, la naissance, c'est pas juste mettre un bébé au monde. C'est aussi venir à la rencontre de nous-mêmes. De notre puissance, de notre instinct. et apprendre à nous faire confiance. Et si tu te demandes comment créer cette sécurité intérieure dont je te parle, et également cette sécurité extérieure d'ailleurs, c'est exactement ce qu'on fait ensemble dans Sacré Naissance. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi. On se retrouve très vite pour une nouvelle pause bienveillante. D'ici là, prends bien soin de toi, et rappelle-toi, chaque instant avec ton bébé est un souvenir précieux en devenir. Si cet épisode t'a plu, N'hésite pas à me soutenir en laissant 5 étoiles au podcast et viens me retrouver pour échanger sur le sujet du jour. J'adorerais connaître tes retours et partager avec toi. Je te souhaite une très belle journée, soirée ou nuit et je te dis à très vite.