- Speaker #0
Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien, vraiment c'est cool de vous retrouver. Moi je suis... Eh bien écoutez, on est place Pont-Rouge et on a sorti le vélo qui parle pour aller à la rencontre évidemment de quelques-uns et d'autres qui font vivre Genève, qui nous font plaisir, qui nous apportent des sourires, de la bonne humeur, des idées, des bonnes conversations. Vous savez, ce qu'on faisait... temps où on n'était pas en train de scroller. Peut-être qu'on en parlera tout à l'heure. En tout cas, le vélo qui parle est heureux aujourd'hui d'ouvrir son micro à Michaela. Salut Michaela.
- Speaker #1
Coucou.
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va bien et toi ?
- Speaker #0
Ça va super. Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Écoute, t'es courageuse. Il faut le dire pour ceux qui nous écouteront parce que là, on est à Place Pont-Rouge. Il doit faire un petit 2 degrés, 3,
- Speaker #1
4. Un peu moins selon moi.
- Speaker #0
Tu exagères.
- Speaker #1
C'est mon point de vue.
- Speaker #0
Tu exagères. Sérieux quoi. Non, par contre, c'est cool. On est samedi après-midi. On est juste à côté d'un magasin de vélos, d'ailleurs, très sympa, qui fait des vélos cargo. Par contre, il n'y a personne.
- Speaker #1
C'est désert. C'est désert.
- Speaker #0
Genève, c'est cool le week-end parce qu'on a vraiment l'impression que c'est une ville morte.
- Speaker #1
Ça dépend les lieux, mais oui.
- Speaker #0
C'est assez impressionnant. En tout cas, là, vraiment, on est au calme. Pourtant, on est plein cendres à côté d'une énorme gare. Et en fait, il n'y a presque pas de bruit. Peu de choses pour, on entendrait les oiseaux.
- Speaker #1
Ouais, limite.
- Speaker #0
Mais c'est agréable. Oui, c'est vrai que c'est agréable. Michaela, en tout cas, on s'est rencontrés il n'y a pas si longtemps sur un salon. C'était bien sympa. On a parlé communication, études, médias, civilisation, un peu de tout ça. Et puis, je me suis dit que ce serait vraiment sympa de profiter de notre rencontre pour t'inviter au micro du Vélo qui parle. Parce que tu avais trouvé l'idée sympa, je crois.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
très. Comme on... C'est la première fois que tu rencontres LVQP, le vélo qui parle. Comment tu le trouves ?
- Speaker #1
Magnifique. Pour les personnes qui nous écoutent, vous loupez quelque chose. Il faut le voir en vrai. Très beau. Il y a le vélo avec le petit studio aménagé dessus. Très joli et très sympa.
- Speaker #0
Ça envoie. La couleur est belle.
- Speaker #1
Très.
- Speaker #0
C'est vrai. On aimerait en avoir un comme ça dans sa chambre. Mais c'est assez gros. Ça ne rentre pas forcément dans l'ascenseur.
- Speaker #1
Ah ça c'est un bon point, et dans les escaliers ça doit être compliqué aussi.
- Speaker #0
Oui ça doit être compliqué. En tout cas, on est vraiment contents, c'est cool, et puis j'ai l'opportunité de te le dire que tu es la toute première à être interviewée dans le cadre de notre série de portraits, où on va aller grâce aux deux roues et au coup de pédale du vélo qui parle, à la rencontre de quelques-uns, quelques-unes, qui vivent Genève et la Romandie. et qui vont nous raconter comment ils l'aiment et comment c'est bien de vivre ici. C'est bien de vivre là, non ?
- Speaker #1
Oui, c'est sympa. J'aime beaucoup.
- Speaker #0
Michaela, est-ce que tu pourrais te présenter ?
- Speaker #1
Avec plaisir. Je m'appelle Michaela, j'ai 24 ans. Je suis étudiante en événementiel et je suis de Genève depuis toujours.
- Speaker #0
Depuis toujours ?
- Speaker #1
Depuis toujours.
- Speaker #0
24 ans de Genferai. Exact. Ça se passe bien ?
- Speaker #1
Super.
- Speaker #0
Et alors, des études d'événementiel, tu fais ça où ?
- Speaker #1
Je fais ça à Lausanne, à CREA.
- Speaker #0
À CREA ?
- Speaker #1
Oui, ça se passe super bien.
- Speaker #0
Oui, bonne école, bonne ambiance ?
- Speaker #1
Oui, super.
- Speaker #0
Oui, les profs, tout ?
- Speaker #1
Génial. En fait, ce qui est intéressant avec cette école, c'est que les personnes qui nous donnent les cours, c'est des chargés de cours. Donc, c'est des personnes qui sont sur le terrain, qui ont leur propre entreprise. Et donc, on peut avoir une expertise beaucoup plus intéressante et actuelle sur le marché. Donc, c'est super.
- Speaker #0
Oui, ça sort un peu du cadre trop académique. Théorique, exact. C'est sympa. Et ton objectif, c'est quoi alors avec l'événementiel ? Tu rêves de faire quoi ? De créer des vélos qui parlent ? De monter des festivals ?
- Speaker #1
Mais disons que je me cherche encore un peu là-dedans. J'aimerais bien pouvoir toucher à tout, voir ce qui me plaît exactement. Et je pense que c'est vraiment par le biais des stages, ce qui sera le plus déterminant pour la suite, voir ce qui me plaît vraiment.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un élément dans ta vie antérieure qui a fait que tu te sois dirigée vers cette branche-là ?
- Speaker #1
Oui, j'ai commencé mes études en art et c'est vraiment quelque chose qui me plaît. Je voulais pouvoir lier l'art et les gens. Et ce qui lie l'art et les gens, selon moi, c'est l'événementiel à travers des performances, des expositions. Donc je trouvais que c'était le plus intéressant finalement.
- Speaker #0
C'est cool. Il te reste combien avant de commencer à travailler ?
- Speaker #1
Beaucoup. Je suis en première année, donc il me reste bien deux ans, deux ans et demi.
- Speaker #0
C'est cool. En tout cas, tu as le sourire et tu as la banane quand tu y vas. Tu fais la route tous les jours ou tu y vas une fois par semaine seulement ?
- Speaker #1
Non, je quitte le canton chaque dimanche soir. Je passe la semaine là-bas et je reviens à Genève le week-end.
- Speaker #0
On va voir les copains, les copines.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
C'est cool.
- Speaker #1
Ouais c'est sympa.
- Speaker #0
Bon c'est un beau rythme, deux salles, deux ambiances.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Il y a vraiment une différence de vie pour toi entre Lausanne et Genève ?
- Speaker #1
Lausanne et Genève, déjà il n'y a pas de transport public gratuit pour les moins de 25. Mais sinon, selon moi c'est assez différent. Selon mon point de vue, Lausanne, c'est un peu plus underground.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais, je trouve. C'est plus petit, donc on peut plus facilement rencontrer les gens, être avec les gens. Genève, c'est un peu plus grand, mais ça n'empêche pas de connecter avec les gens non plus. Mais c'est deux villes très différentes et très sympas aussi.
- Speaker #0
De bonnes ambiances. Évidemment, à Genève, ça ne nous empêche pas de se connecter. La preuve, on est là aujourd'hui avec un public très nombreux autour de nous.
- Speaker #1
Très actif.
- Speaker #0
Très actif. Bonjour, rapprochez-vous, monsieur. En tout cas, on peut passer à mon moment. Je profite parce qu'on parle là, tu vois, de travail ou presque. Parce que tu es encore au tout début de ta carrière, on va dire. Il y a une question qui me revient souvent, notamment avec les activités qu'on a avec l'association L'École de la Parole, c'est de savoir si le travail, c'est le plus important pour se définir. Tu as remarqué souvent quand les gens se rencontrent, peut-être plus à Genève qu'à Lausanne d'ailleurs, On se dit, et tu fais quoi dans la vie ? Comme si on était limité ou on était cadré par le fait de notre activité professionnelle. Tu en penses quoi ? Tu trouves que c'est un bon indicateur ?
- Speaker #1
Selon moi, pas trop, pas tant que ça. Je pense qu'on a tendance à se catégoriser et catégoriser les gens selon ce qu'ils font. Donc pour mettre un peu une étiquette sur la personne avec qui on est en train de parler. Donc, c'est vrai que certaines personnes vont se comporter différemment s'ils parlent avec un avocat ou une personne qui travaille dans un magasin. Mais je trouve que c'est un peu triste. Il faudrait faire comme les enfants et dire OK, c'est quoi ta couleur préférée ? OK, on a la même couleur préférée, super, soyons amis. Je ne sais pas, se rencontrer différemment que par le biais de nos statuts, si on peut dire ça comme ça.
- Speaker #0
Et toi, dans ta vie, au-delà du travail ? Qu'est-ce qui te passionne alors ?
- Speaker #1
En fait, j'ai plusieurs casquettes. C'est pour ça que même cette question, quand on me dit « Ok, tu fais quoi dans la vie ? » C'est compliqué d'y répondre. Parce qu'à côté, je fais du tatouage. Donc ça me permet de dessiner, de rencontrer des gens, parler avec les gens, c'est super. J'ai travaillé dans plusieurs lieux différents. Donc c'est toujours compliqué de pouvoir dire « Ok, je suis ça, je fais ça » et basta. Donc... La plupart du temps, je fais du tatouage en dehors des cours.
- Speaker #0
Le tatouage, c'est une passion qui vient d'où ? De l'époque où tu faisais du dessin ? Ou parce que c'est autre chose que de faire du dessin et de dessiner sur la peau des gens ?
- Speaker #1
Je pense un peu les deux. J'ai commencé à me tatouer assez jeune. Donc j'ai toujours aimé ce type d'art. Et pour moi, le tatouage, ça a été une forme de me réapproprier mon corps et de le pimper comme je veux, si on peut dire. C'est super comme art. Le tatouage, j'aime beaucoup. C'est super.
- Speaker #0
Du coup, là, on a parlé de la température tout à l'heure. Forcément, on ne voit aucun tatouage sur toi. C'est totalement invisible. Si on veut voir ton travail, tu as un Insta, je crois ? Oui,
- Speaker #1
ça s'appelle Kim Tattoo, avec K-I-M-T-A-T-T-O-W, sur Instagram.
- Speaker #0
Et pourquoi Kim ?
- Speaker #1
Kim, ça vient de mes amis du cycle qui m'ont toujours appelée Kim et encore certains de mes amis ou certains de mes amis m'appellent comme ça c'est mon prénom en verlan donc Mikaela elle est Kim et on a gardé juste le début voilà
- Speaker #0
en tout cas si vous avez envie de vous faire tatouer peut-être que avec plaisir vous serez convaincu par la voix et par le... portrait de Miquela qui aujourd'hui nous fait le plaisir d'être avec nous sur Le Vélo qui parle. Petite respiration, le temps de boire un peu d'eau et de continuer. Est-ce que tu passes un bon moment ?
- Speaker #1
Super et toi ?
- Speaker #0
Ouais, nickel. C'est cool, hein ?
- Speaker #1
C'est cool, on se réchauffe un petit peu.
- Speaker #0
On se réchauffe, c'est l'adrénaline, ça. On n'a pas sorti les aiguilles encore. Toujours pas. Pour le tatouage, bien sûr. Restons précis. Écoute, si tu veux bien, Michaela, j'aimerais qu'on passe un peu en mode LVQP. LVQP pour le vélo qui parle. Avec quelques questions un peu dédiées au domaine notamment de ce qu'on fait nous, avec l'assaut et le vélo qui part, c'est-à-dire du vélo. On s'intéresse à la transition, on s'intéresse à l'écologie. Tout ça, ce sont des questions, des thématiques qui te parlent de base ?
- Speaker #1
Bien sûr, et je pense qu'on ne peut pas passer à côté de ça. Surtout notre génération, on est obligé de s'y pencher, de s'y intéresser, de pouvoir réparer ce qui a été fait. Par les autres.
- Speaker #0
Les grands méchants.
- Speaker #1
Les grands méchants.
- Speaker #0
Les grands méchants parents. Le vélo, tu es toi-même amatrice ?
- Speaker #1
Oui. Plus trop en ce moment, mais beaucoup quand j'étais plus jeune.
- Speaker #0
Lausanne, ça grimpe.
- Speaker #1
Lausanne, ça grimpe. Pas à Lausanne. Plus à Genève, je préfère le plat.
- Speaker #0
C'est vrai, tu préfères le plat. On peut le comprendre. Mais on se fait à tout, les cuisses finissent par s'habituer. C'est ça. Si justement, parlant vélo... C'est quand même un objet extraordinaire, plein d'ingénierie, plein de technologies. Finalement, ça paraît un peu rudimentaire comme ça, comparativement à un smartphone. Mais à réparer et à régler, c'est quand même de leur févrerie en réalité. Ce n'est pas si simple que ça. Est-ce que tu as un souvenir comme ça que tu pourrais nous partager ? Premier souvenir, je ne sais pas de quand tu étais petite. Si je te parle de vélo et le... premier souvenir auquel ça te renvoie, ça serait quoi ? C'était quoi ?
- Speaker #1
Le tout premier ? J'avais un vélo blanc, super beau vélo blanc. Il n'y avait pas de frein, donc pour freiner, il fallait reculer avec les pédales.
- Speaker #0
À la hollandaise ?
- Speaker #1
À la hollandaise. Et ouais, j'adorais ce vélo. D'ailleurs, on l'a encore chez mes grands-parents. Mais si vous voulez une anecdote plus sympa, c'est quand j'avais 16 ans. Donc avec mes copines, on sortait souvent et mes parents étaient très stricts niveau horaire. Et mon père venait d'acheter un vélo électrique et ça a été du pain béni pour moi parce que je pouvais être très très loin et en deux secondes rentrer. Carrément, on l'avait nommé Rex, le vélo. Et ouais, c'était génial. Ça m'a sauvé plein de soirées. J'ai eu plein de soirées grâce à ça.
- Speaker #0
C'est marrant, c'est vrai que j'avais jamais entendu cette caractéristique faire que Le vélo électrique soit finalement l'opportunité de sortir plus loin.
- Speaker #1
C'est ça. Et rester plus longtemps en soirée avec ses copines.
- Speaker #0
C'est cool. Bon, finalement, tu es pour l'électrique alors.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Pas trop pour le musculaire à Lausanne et pour l'électrique. On l'aura compris. Qu'est-ce qu'il y a de particulier ici pour toi sur le territoire de Genève ? Tu le disais tout à l'heure, tu es né à Genève, tu as grandi à Genève. Aujourd'hui, pour le... pour le fait des études, tu vis en majorité sur Lausanne, mais qu'est-ce qui, pour toi, te parle le plus sur le canton ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question. Déjà, les transports publics pour les moins de 25 ans, gratuits. C'est pas depuis toujours. Là, on a eu de la chance, plus pour longtemps, finalement. Mais... Genève, c'est très social. Il y a beaucoup d'associations pour les jeunes. C'est vrai que je ne m'y suis pas trop penchée sur Lausanne, mais Genève, finalement, c'est très jeune. Donc, on a l'EDM. On ne peut pas l'enlever. C'est génial, j'aime beaucoup.
- Speaker #0
Et le fait de la proximité comme ça avec la France voisine, comment tu la ressens, toi ? Comment tu l'as ressentie dans ta vie ?
- Speaker #1
Finalement, ça ne m'a pas tant touchée que ça. C'est vrai que c'est embêtant quand il y a beaucoup de trafic le soir. Mais bon, c'est un peu inévitable. Mais finalement, ça ne me touche pas et ce n'est pas si grand problème que ça.
- Speaker #0
Et la partie internationale, avec les 195 nationalités qu'on a ici à Genève, est-ce que ça a apporté quelque chose de particulier dans ton expérience de vie ?
- Speaker #1
Oui, énormément. Et je pense que c'est très enrichissant de pouvoir rencontrer plein de personnes de plein de pays différents. Je pense que c'est plus rare de rencontrer quelqu'un de 100% suisse à Genève qu'avec quelqu'un d'une autre origine. Et c'est super enrichissant.
- Speaker #0
Toi, tes parents sont 100% suisses ?
- Speaker #1
Non, 100% italiens.
- Speaker #0
100% italiens ? Les deux ?
- Speaker #1
Les deux.
- Speaker #0
De quelle partie de l'Italie ?
- Speaker #1
Du sud, de Naples.
- Speaker #0
Ah, c'est cool.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
On mange bien là-bas.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Du coup, on a de très bonnes adresses napolitaines ici à Genève. Oui, oui,
- Speaker #1
clairement. Ça,
- Speaker #0
c'est cool aussi. Puisqu'on parlait aussi de transition, je te le disais tout à l'heure, on aimerait bien savoir, pour les gens en général et pour toi aujourd'hui en particulier, est-ce qu'il y a un moment dans ta vie où ça a fait clic, où tu t'es dit « Waouh, effectivement, il faut s'engager, il faut avoir une meilleure conscience écologique, il faut changer nos habitudes » . Quelle a été la chose, la rencontre, la conférence, le réel, le post Instagram ? qui t'a fait prendre conscience des choses.
- Speaker #1
Je pense que j'ai été sensibilisée à ça dès mon plus jeune âge, surtout à l'école. Mais c'est vrai qu'avec les réseaux sociaux, on se rend plus compte de l'impact environnemental qu'on a, surtout quand on peut voir ce qui se passe ailleurs et dire que notre empreinte, finalement, elle impacte tout le monde. C'est en faisant des gestes à petite échelle qu'on peut arriver à de grandes choses, si on peut dire. Mais c'est vrai que tout le monde devrait y mettre du sien. Et je pense que c'est clairement avec les réseaux sociaux que j'ai pu avoir vraiment un réel déclic. Parce que quand on est plus jeune, on en discute à l'école, mais ça paraît très abstrait. On n'a pas des conséquences directes qu'on peut voir, à part clairement la météo. Mais on s'en rend compte un peu plus tard.
- Speaker #0
Et si tant est qu'en plus, on ait vraiment des connaissances ou une mémoire pour savoir si la météo ou le climat est différent ou déréglé. Vous en parlez avec les collègues à Créa, à l'école ?
- Speaker #1
Bien sûr. Je pense que c'est rare de voir des personnes qui ne sont pas engagées de notre génération. C'est limite obligatoire.
- Speaker #0
Et pour toi, les stars aujourd'hui, est-ce qu'il y a un ou deux noms que tu connais concernant l'écologie, la sensibilisation populaire à tout ça ? Il y a des gens qui te parlent ?
- Speaker #1
Pas vraiment.
- Speaker #0
Il y a quelques années, je crois qu'il y a Aurélien Barraud qui était venu au Vin des Paquis invité. Ça ne te parle pas ? Il est astrophysicien, mais il fait de la poésie. Il est super engagé.
- Speaker #1
Mais il y en a sûrement, je n'en doute pas. Mais j'ai l'impression que c'est plus les jeunes et notre génération qui mettent tout en œuvre pour pouvoir faire au mieux. Mais c'est vrai que finalement, ça reste à notre échelle et d'autres personnes pourraient plus se bouger là-dessus.
- Speaker #0
Alors justement, dans ton quartier, toi, tu habites dans quel quartier ?
- Speaker #1
Versoix.
- Speaker #0
Versoix, c'est bien là-bas ?
- Speaker #1
Oui, c'est sympa.
- Speaker #0
C'est cool. Et puis, autour de chez toi, est-ce qu'il y a un endroit en particulier que tu connais ou ailleurs dans Genève ? Un café, un lieu qui met en place des initiatives de manière à rendre les choses plus écolo et où ça t'a marqué, où tu as trouvé ça sympa ? Ou à Lausanne, d'ailleurs. Est-ce qu'il y a un endroit que tu connais comme ça, qui t'a engagé et où tu as plaisir à aller ?
- Speaker #1
Non, je crois pas.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
On comprend au montage.
- Speaker #0
Non, on va garder au contraire, puis on va en profiter pour faire un appel à tous les cafés, les restaurants, les bars qui participent à des initiatives. Mais apparemment, ça n'a pas été suffisant pour pouvoir te marquer l'esprit.
- Speaker #1
Disons que c'est des petites actions, donc les pailles pas en plastique. mettre plus de cartons, etc. Mais c'est la base. Ce n'est pas assez engagé. Je ne sais pas comment expliquer.
- Speaker #0
Ça ne te donne pas un espoir pour l'avenir ? Non,
- Speaker #1
mais c'est vrai que c'est déjà ça. C'est déjà un bon pas, mais ce n'est pas suffisant.
- Speaker #0
Des fois, j'aurais envie de dire que c'est déjà ça, mais c'est juste dingue qu'on ait pu faire sans ça.
- Speaker #1
Voilà, c'est un peu la norme.
- Speaker #0
Le retour à la normale, il y a peut-être... pas de quoi se féliciter.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Si tu as, toi, l'occasion demain de parler, de t'adresser aux représentants politiques du pays ou du canton, ils te disent, on va vraiment prendre en considération ce que vous allez venir nous dire aujourd'hui. As-tu une idée qu'on t'aurait soufflée ou que tu aurais créée par toi-même, que tu souhaiterais voire mises en place en Suisse ou sur Genève pour rendre le monde meilleur ?
- Speaker #1
Je pense notamment plus d'aide pour les étudiants, plus de logements. Et on en discutait avant, le logement intergénérationnel, c'est super. Donc c'est, imaginons, un EMS avec des enfants, des personnes de mon âge. Donc mélanger les générations, je pense que c'est super.
- Speaker #0
Et toi, tu passes du temps déjà avec des personnes d'un autre âge ?
- Speaker #1
Oui, avec mes grands-parents, beaucoup. J'aime beaucoup. Et je pense qu'ils ont une certaine sagesse. Pas tous, bien sûr, il y en a qui sont...
- Speaker #0
Il y a des détraqués de tout âge. Il y a des détraqués,
- Speaker #1
toujours. Mais généralement, c'est des personnes qui peuvent nous apprendre beaucoup et nous aussi, on peut les aider pour des tâches, peu importe les tâches. Mais surtout, au niveau de la créativité, pouvoir plus discuter avec eux. Pas qu'ils restent dans un EMS tout seuls à attendre la mort. C'est trop triste, mais c'est ça un peu.
- Speaker #0
C'est bien. Tu penses que dans ta génération, les jeunes sont soucieux d'améliorer la qualité de vie des autres et d'en profiter pour améliorer la leur ?
- Speaker #1
Mais je pense que oui. En tout cas, j'ai bon espoir. Je l'espère.
- Speaker #0
Pour terminer, puisque nous sommes avec l'association L'École de la Parole, c'est important de donner la parole à tout le monde et de valoriser toutes les paroles. Est-ce qu'il y a dans les tiennes de parole un dicton, un leitmotiv, une phrase, quelque chose que tu te répètes, qui t'inspire, qui te permet d'avancer, de garder la foi, comme disaient certaines chansons de l'époque.
- Speaker #1
Je dirais, c'est un peu compliqué, mais je pense qu'il faudrait réapprendre à s'ennuyer, pouvoir être plus créatif, pouvoir plus se rencontrer. Donc c'est vrai qu'avec les réseaux sociaux, finalement, on est très connectés, mais on ne connecte pas physiquement avec les personnes. Et je pense que ça a aussi dû à notre travail. On a tendance à avoir des plannings beaucoup plus chargés. Donc il faudrait apprendre à se réennuyer. apprendre à se re-rencontrer entre nous.
- Speaker #0
Et voilà, on arrive au terme de cette rencontre très sympathique avec Michaela qui nous arrive de Versoix et qui est venue jusqu'ici, Place Pont-Rouge pour cette petite entretien. Est-ce que tu as passé un bon moment ?
- Speaker #1
Super,
- Speaker #0
et toi ? J'étais vraiment ravi. Et puis, on a choisi finalement de continuer de s'ennuyer ensemble.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et figurez-vous, chères auditrices et auditeurs, que cela nous aura rendu peut-être pas plus créatifs, mais en tout cas plus souriants.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et c'est déjà pas mal.
- Speaker #1
C'est déjà pas mal.
- Speaker #0
Allez, à tout bientôt. Salut.