- Speaker #0
Salut tout le monde, ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de Portrait Roman. Le Vélo qui parle a pris la route ce samedi après-midi pour aller se balader dans le canton et on s'est arrêté au Parc des Bastions alors qu'il y avait le festival Alternatiba. C'était vraiment cool, plein de rencontres très sympathiques, quelques-unes d'ailleurs que vous pourrez retrouver sur notre plateforme. Et on en a profité pour rencontrer une amie qui a décidé elle aussi de se prêter au jeu de ses portraits romans. Bonjour Sabrina.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Bien et toi ?
- Speaker #0
Ça va super. Sabrina, que vous pouvez entendre et peut-être même reconnaître de par son léger accent. Vas-y, fais-nous une phrase un peu longue s'il te plaît.
- Speaker #1
Alors, les glaciers sont en train de fondre.
- Speaker #0
Très joli accent. On va en parler d'ailleurs des glaciers tout à l'heure, si tu veux bien. Car Sabrina, elle s'intéresse notamment à la géologie. D'ailleurs, pour commencer, est-ce que tu veux bien répondre à cette question simple ? Qui es-tu, Sabrina ?
- Speaker #1
Je suis une personne complètement intéressée et amoureuse de la nature, qui depuis toute petite était complètement émerveillée, entourée de nature, au Chouaïa. Les choses de la vie m'ont fait arriver à Genève il y a déjà 5 ans.
- Speaker #0
5 ans ! Et donc tu arrives de l'endroit le plus austral de la Vendée ? Tu arrives de d'où choyant ? Tu es née là-bas ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Waouh !
- Speaker #1
Remplie de glaciers, de nature, de la mer, les montagnes, toute une majestuosité.
- Speaker #0
Et ça fait combien de... Bravo déjà pour ton français ! Elle rigole ! Mais tu parles très bien !
- Speaker #1
Mais avec mon accent !
- Speaker #0
Il est très beau ton accent. Et tu es rentrée depuis 5 ans que tu es là ? Non,
- Speaker #1
toujours pas.
- Speaker #0
Et tu as envie de rentrer, de retourner voir ?
- Speaker #1
Aïe aïe aïe, mais quelles questions ! Oui, bien sûr que oui. Le problème, c'est que j'aimerais rentrer avec beaucoup à apporter à mon pays aussi. Vu que c'est mon pays, mais aussi la Suisse est mon pays aussi. J'ai les doubles nationalités, donc je me sens... autant pour tous les deux. Je veux dire, je me rends très... Avec quelque chose à apporter, à ce moment, ce n'est pas idéal, le pays. Et ça me fait trop la peine parce qu'en tant que personne, même si c'est géologue, glaciologue, prof de yoga, artiste, adoratrice de la nature ou quoi que ce soit, tu ne peux rien apporter et ça me rend trop triste. Donc j'attends, entre guillemets, le bon moment pour... pour pouvoir y arriver avec des outils.
- Speaker #0
Alors, on entend évidemment de l'émotion dans tes mots et dans ton souffle. Et on te remercie de nous le partager, parce que ces moments d'intimité sont importants. D'ailleurs, tu as un peu répondu à la question que j'allais te poser maintenant, côté professionnel, parce que souvent, notamment parce que nous sommes à Genève, quand on se présente, on demande aux gens ce qu'ils font. Tu fais quoi ? Comment tu te définirais professionnellement parlant, Sabrina ?
- Speaker #1
Ça, c'est drôle parce qu'en Suisse, il faut être une seule chose. Il faut vraiment choisir un seul chemin. Les systèmes nous poussent un peu à faire ceci. Je ne suis pas contre les personnes. Il y a des personnes qui sont très bien pour faire une seule chose et améliorer et se spécifier de plus en plus à ceci. Mais il y a d'autres. un peu plus neuro-typiques, comme moi, que j'adore le yoga, la danse, l'art, les acryliques, les animaux, et surtout la géologie. Et j'essaie de lier tout ça en même temps. Donc, quand je suis dans les cours de yoga, je parle de la géologie, parce que j'adore, mais quand je suis au musée en train de parler de la géologie, j'essaie de parler aussi du yoga pour faire réfléchir les gens, etc. Donc, pour moi, ça n'existe pas ça d'une seule chose, un seul chemin. Pourquoi ? Pourquoi ?
- Speaker #0
Donc on peut dire que ta carte de visite, si tu devais en avoir une professionnelle, elle serait multi-casquette, multi-facétique.
- Speaker #1
Oui, même que le mot versatile, peut-être c'est un peu mal vu, une connotation négative. Peut-être que parce que je viens d'Argentine, il faut apprendre à être un camalion et à se développer dans ce qu'on peut, dans ce qu'il y a l'opportunité de faire aujourd'hui et maintenant.
- Speaker #0
Finalement, tu as un peu aussi répondu à cette autre question que j'allais te poser, qui allait avec la question de l'activité professionnelle. Est-ce vraiment important ? de connaître l'activité professionnelle des gens que l'on rencontre, avec qui on partage des moments ?
- Speaker #1
Je pense qu'un papier ne définit surtout pas la personne. C'est dans les expériences que cette personne a vécues. Parce que ça, les troupes de papier, ça fait 300 ans qu'il existe les universités. Et avant, on faisait comment ? On était je l'ai comment ? On regardait les glaciers, on regardait les volcans, on regardait, on étudiait, on regardait les étoiles. On répétait, on répétait, jusqu'à ce qu'on devenait de plus en plus empirique. Et l'expérience, c'est ce qui nous donne la connaissance, la sagesse.
- Speaker #0
Donc, il faut vivre.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on a pu entendre, tu nous l'as partagé dans tes mots précédents, beaucoup de passion, notamment, donc tu l'as dit, pour la nature, pour la géologie, pour le yoga. Je sais qu'il y a les volcans et les requins qui sont deux choses qui te font particulièrement vibrer. D'ailleurs, je crois que cette année, tu as eu de la chance. Tu as fait deux beaux voyages avec des expériences incroyables liées aux deux, aux volcans et aux requins.
- Speaker #1
Oui, l'année passée, c'était l'Islande et cette année, c'était Hawaï. Et pour cette année, c'était pendant un mois, les études de volcans, des éruptions volcaniques, notamment les volcans. Mauna Loa et Kilauea. Mauna Loa, c'est un volcan qui est étend, mais Hawaï, c'est une exception de la nature parce qu'elle est formée par un hotspot, c'est-à-dire une fissure qui va venir du centre plus profond de la Terre que le reste de magma qui se génère. Parce que normalement, le magma se génère dans la croûte.
- Speaker #0
J'ai toujours peur de dire ces mots. Je dis oui comme si c'était une évidence pour moi,
- Speaker #1
mais oui. Donc, il est en fissure. Par différence de densité, ce magma va monter parce qu'il est plus léger. Et donc, il va provoquer un point chaud. Ça, on l'appelle hot spot. Ensuite, au long des années, les plaques tectoniques vont bouger, mais ce point va rester toujours dans le même endroit. Ce qui va former une chaîne de volcans. Et c'est comme ça la formation et la naissance d'Hawaï. Et actuellement, il y a le volcan Kilauea qui est en train d'éruption, en pleine éruption, je voulais dire, pardon. Et puis, c'est déjà l'éruption 54.
- Speaker #0
54e ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bon, vous voyez, chers amis auditrices, auditeurs, vous écoutez le podcast Le Vélo qui parle pour découvrir des personnages en Romandie. Et on se retrouve à parler d'Islande qui... bien connue aussi pour ses volcans. Et d'Hawaï, avec des volcans. Les requins aussi. Les requins, c'est aussi Hawaï. Parce qu'en Islande, il doit y avoir des requins aussi.
- Speaker #1
C'est un peu plus loin. Ils sont en Groenland.
- Speaker #0
L'eau est un peu plus froide aussi. Oui,
- Speaker #1
plus froide aussi. C'est une autre histoire. C'est un autre podcast.
- Speaker #0
C'est un autre podcast alors. En tout cas, on a pu entendre de la passion, de la folie. Ça fait plaisir de voir. Je dis de la folie au sens positif.
- Speaker #1
On est tous un peu fous.
- Speaker #0
Et puis surtout, il faut être un peu fou pour avoir quelques fêlures, non pas pour que le magma remonte, mais pour laisser entrer la lumière, j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu es d'accord ?
- Speaker #1
Oui, oui. Je suis toujours en éruption.
- Speaker #0
C'est vrai, tu es toujours en éruption.
- Speaker #1
C'est pour ça que je fais du yoga, tu vois, c'est l'équilibre.
- Speaker #0
Ça te permet de rebaisser ?
- Speaker #1
Entre glace et volcan, ça va.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, justement, pour le yoga, il y a peut-être des gens aussi qui te connaissent par ce biais-là, ceux qui vont nous écouter.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu fais du yoga notamment pour des... public assez particulier à Genève ?
- Speaker #1
Oui, notamment pour FLAG21. FLAG21, c'est une association qui existe depuis 2021 à Genève. C'est une association qui essaie d'intégrer les gens migrantes à travers les sports. Donc, on est plus de 25 nationalités et on partage énormément de ces sports aux vivants. Et petit à petit, on grandit et on va aussi rendre visite dans d'autres villages un peu plus éloignés.
- Speaker #0
Donc du sport pour permettre aux personnes qui sont migrantes dans des situations parfois compliquées.
- Speaker #1
Peuble, oui.
- Speaker #0
Donc sans ressources, avec des pertes de repères.
- Speaker #1
On offre un petit déjeuner, puis mois de cours de yoga, il y a des coachs pour courir, et on essaie de parler le français, donc voilà.
- Speaker #0
En tout cas, si t'es comme professeur, ça fait un professeur avec un joli accent.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
écoute Sabrina justement parce qu'on parlait d'association merci on va en profiter on va saluer les gens de FLAG21 qui sont présents d'ailleurs aujourd'hui sur ce festival Alternatiba et on va féliciter tous les bénévoles et tous ceux qui participent notamment à ces sorties et à ce soutien qui est donné à ces personnes migrantes qui sont à Genève et qui ont besoin parfois juste d'un peu de chaleur humaine oui on est actuellement plus de 20 coaches et plus de 400 invités migrantes Aoi. Donc ça vous fait quand même du boulot ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça vous fait quand même du boulot ?
- Speaker #1
C'est très joli parce qu'il y a beaucoup de Genevois aussi qui arrivent dans l'association, qui font partie. Et donc ça nous aide, on fait une communauté et nous tous, on dit qu'on est une grande famille FLAG21.
- Speaker #0
La grande famille FLAG21 dont fait partie Sabrina qui est avec nous aujourd'hui pour nous parler d'elle et nous faire découvrir sa romandie. Et puisque notre association, elle, elle se passe pour l'essentiel sur un vélo, on va parler, si tu le veux bien, pour cette deuxième partie de bicyclette. Est-ce que tu es d'accord ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Est-ce que tu en fais, toi, de la bicyclette ?
- Speaker #1
Ah, bien sûr que oui.
- Speaker #0
C'est vrai ? Oui. Tu te déplaces essentiellement à vélo à Genève ?
- Speaker #1
À pied, moitié à pied, moitié à vélo.
- Speaker #0
Bon, tu nous as dit, ça fait cinq ans, bientôt six, je crois, que tu vis à Genève.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc tu as quitté Ushuaïa et tu as atterri directement à Genève ?
- Speaker #1
Directement à Tounes.
- Speaker #0
À Tounes ?
- Speaker #1
Oui, je sais. Incroyable ! Oui, dans un jardin d'enfants.
- Speaker #0
C'est vrai ? Mais tu parles... Je fais de ce dit ?
- Speaker #1
J'ai dû apprendre.
- Speaker #0
C'est donc, tu parles.
- Speaker #1
C'est ça quand je dis versatile ou camalion, on dit oui et après on apprend.
- Speaker #0
Et après on se débrouille. On verra avec.
- Speaker #1
Après, les papiers arrivent après.
- Speaker #0
Exactement. Et vous voyez comme quoi... Et concernant justement Genève et ta mobilité ici, est-ce que tu prends du plaisir ici à être en mobilité ?
- Speaker #1
Oui, de plus en plus, car je vois que la ville fait quand même les efforts de diminuer un peu la charge du trafic des voitures. Et donc, il y a un peu plus de place pour ceux qui ont... Des fois, je suis un roller aussi, j'adore faire du roller. C'est vrai ? C'est cool aussi. Quand on fait des relairs ou des vélos, ou à pied, la course, ou en nageant.
- Speaker #0
Mais je vais rester concentrée sur le vélo parce qu'on s'appelle quand même le vélo qui parle, donc ça va de soi. Et je vais te poser une question qui remonte à ton enfance. Tu faisais du vélo déjà ? Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Même s'il y a de la neige, on fait tous du vélo.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
C'est rigolo. Quel est ton tout premier souvenir à vélo ? Ou si tu ne t'en souviens pas ?
- Speaker #1
Oui, oui, il est déjà venu. C'est vrai ?
- Speaker #0
Alors vas-y, dis-nous.
- Speaker #1
Alors, c'était... Au Choyer, c'est une ville qui est de montagne. Donc, ça n'existe pas de dire qu'il y a un roue là. Pour commencer la petite histoire. Et moi, j'étais toujours très curieuse et surtout autonome. Et ce n'est pas pour mettre des fleurs. Mais c'est juste que je ne voulais pas que les gens m'aident. Donc, j'ai dit... Non, je n'ai pas besoin des petits pneus. Les petites roulettes ? Oui, les petites roulettes. Je vais juste me lancer comme ça. Et donc, je vais apprendre.
- Speaker #0
Donc, tu t'es jetée dans la grande pente avec le vélo sans roulettes ?
- Speaker #1
Je finis avec la moitié du visage complètement.
- Speaker #0
Écorchée.
- Speaker #1
Écorchée. À vivre. Ça va, elle est nouvelle pour moi. Écorchée. Avec la moitié du visage. Mais j'étais trop contente et du coup, je me suis levée et je refais.
- Speaker #0
Ah cool !
- Speaker #1
Jusqu'à ce que j'ai appris, voilà.
- Speaker #0
Et tu avais quel âge à peu près ?
- Speaker #1
J'avais 4 ans.
- Speaker #0
Ah, tu étais toute petite !
- Speaker #1
Oui. Est-ce qu'il n'y a pas des rues plates ? Où tu veux aller, il y a une pente. J'allais tomber de toute façon. Qu'il y ait un seul jour et après, voilà. J'ai guéri, après, je ne tombe plus jamais.
- Speaker #0
Du coup, aujourd'hui, pas de traumatisme avec le vélo ?
- Speaker #1
Non, j'adore. Maintenant, je veux faire BMX et tout ça, mais je n'ai pas les temps.
- Speaker #0
Dès que tu peux, n'hésite pas. Tu peux être versatile, tu sais. Merci pour le partage de ce petit souvenir de ton enfance. On aimerait aussi savoir maintenant, puisqu'on est aujourd'hui à Genève et que tu vis à Genève, tu vis sur quelle commune ?
- Speaker #1
Et aux ovies.
- Speaker #0
Aux ovies.
- Speaker #1
C'est un mot.
- Speaker #0
Et comment est-ce que tu définirais ton rôle, ton lien ? Avec le canton ou avec ton quartier, est-ce que tu sens que tu as un truc à faire par rapport à cet endroit ? L'endroit où tu vis, le canton, est-ce que tu te sens lié ? Quel est le lien ? Tout à l'heure, tu parlais de la responsabilité que tu te sens avoir, étant suisse aussi, pour ta double nationalité. Mais à échelle beaucoup plus locale, est-ce que tu te sens une responsabilité particulière ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Tout d'abord, j'habite tout proche. de le parc de ce vivre où on donne des cours de yoga aussi avec Flac. Mais je vais là-bas, je me promène tous les jours avec mes livres, je prépare mes cours là-bas et je regarde les gens. Je vois qu'ils sont propres, qu'ils essayent, qu'ils partagent en famille. Ça rentre dans mon cœur, hyper content de voir qu'il y a un endroit que j'habite. J'ai la chance, parmi tous les cantons, de tous les endroits de toute la planète, de me trouver à Genève. Parce que... J'ai l'impression que pour les personnes qui sont d'ici, et je vous aime beaucoup, mais je ne sais pas si vous avez vraiment, si vous avez rendu compte la chance que vous avez. Parce que ça n'existe pas ailleurs. Le fait de marcher comme ça, librement, avec les livres, de se poser pour un petit café, un mardi matin, comme ça, tranquille. Des choses qui n'existent vraiment pas. Je me rappelle en Argentine, j'allais voir un café le jour de mon anniversaire. Parce que pour les bouchers, des choses comme ça. Et de se promener dans un parc, c'est toujours propre. Toujours les gens qui font le jardinage. Là, souriante, bonne journée. C'est magnifique. Je suis pleine de joie de vivre dans un endroit comme ça. Et donc ? J'ai une grande responsabilité de partager toutes mes connaissances et apprendre encore plus pour aider à partager ce qu'on a dans toute la planète, pour que tout le monde puisse connaître un peu ailleurs, mais aussi d'ici, qu'on puisse être plus valorisés. Pardon, ça se coupe ma voix parce que...
- Speaker #0
De l'émotion.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
En tout cas, on sent ton attachement. Au territoire, au canton, à Genève qui t'a reçu et ça fait plaisir. Aujourd'hui, c'est un jour un peu spécial parce que c'est Alternativa, donc on parle de transition. Nous, avec le vélo qui parle, on en parle tous les jours. Je sais que tu es attachée aussi à ça, à la transition écologique, au fait de préserver le capital naturel dont nous disposons. Qu'en penses-tu ? Est-ce que tu trouves que nous avons bien compris ? Est-ce que le monde va dans le bon sens selon toi ?
- Speaker #1
Non. Pour parler depuis tout mon cœur, c'est compliqué ces moments pour la planète. Parce qu'on peut voir, tout le monde parle des réchauffements climatiques. Il faut savoir que la Terre a des périodes qui s'appellent les périodes de Milankovitch, où il y a certaines années, il y a 40 000 années à Prox. L'inclinaison de la Terre va être 23,5 degrés par rapport au Soleil. Et chaque 40 000 années, plus ou moins, va être inclinée par rapport au Soleil, donc plus proche. Et cela, ça produit un « snowball earth » , c'est-à-dire que la Terre devient froide, et comme les pôles ne reçoivent pas les rayons solaires, etc., va accumuler des neiges et ensuite former des glaciers. Mais ensuite, quand on est dans l'autre période, il va y avoir des périodes de réchauffement climatique naturel. Sauf que les périodes industrielles ont reproduit 10 000 ans de ce que la Terre devrait faire de façon naturelle dans le sang. Et ça, c'est vraiment inquiétant.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui, dans ton parcours à toi, a été le déclic ? devenir, parce que je considère que tu es un peu écologiste.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un élément fondateur dans ton expérience, dans ta vie, qui a été le déclic et qui a fait que tu sois devenue ?
- Speaker #1
Je pense que ça, c'était depuis toute petite. J'ai eu la chance de naître dans un endroit entouré de nature, rempli de touristes très riches, mais les gens du village, nous, on était hyper pauvres. Donc, il fallait depuis 20... Ouf ! Pendant 9 ans, il fallait déjà garder l'eau et tout parce qu'on a beaucoup de respect aux glaciers. On a beaucoup de glaciers et tous les glaciers... Tout l'eau potable qu'on va prendre, ça vient direct du glacier et direct aussi de l'Antarctique. Le glacier de l'Antarctique, qui est tout proche.
- Speaker #0
Oui, juste à côté. Qui sera aussi certainement, malheureusement, le théâtre de certains événements dans le futur. Et actuellement,
- Speaker #1
tout ce qu'on fait ici, c'est pour ça que je n'ai pas une voiture, j'ai un vélo. C'est parce que je sais que tout mon dioxyde de carbone que je vais reproduire aussi, ici. Ça va aller,
- Speaker #0
oui. Pour partir ensemble sur une note positive, est-ce qu'il y a une initiative à Genève, sur le canton, que tu connais, ou un lieu, ou une initiative, un festival, que tu connais et qui te donne de l'espoir, qui te donne de l'enthousiasme, de l'envie ?
- Speaker #1
Celle-ci,
- Speaker #0
par exemple.
- Speaker #1
Oui, Alternativa, c'est un endroit magnifique parce qu'on prend conscience. Il y a beaucoup de postes. beaucoup de stands, pardon, où il y a beaucoup d'associations qui proposent un peu leur façon de garder, de prendre soin de notre chère terre.
- Speaker #0
Et ça, c'est beau. Alors, on arrive maintenant au terme de ce petit échange qui était très émotif. Et comme toujours, lorsque l'on rencontre Sabrina, je vous invite à le faire vous aussi avec beaucoup de sourire et de plaisir. Puisque tu le sais, Le Vélo qui parle est un podcast qui est créé par l'association L'École de la Parole. Donc, on parle de paroles. Et pour se terminer, chaque portrait roman se doit de revenir sur la parole qui t'inspire. Est-ce qu'il y a dans ton histoire une parole, un message, une citation, une phrase qui t'a inspiré, qui t'accompagne et que tu souhaiterais nous partager pour conclure ?
- Speaker #1
Oui, il y a plein. Tu pourrais dire plusieurs. Mais je pense qu'un mot important, c'est la résilience. Et il faut croire que notre planète peut y avoir aussi. Et une phrase, celle de Marie Curie, je ne sais pas si je le prononce bien, mais une ministre polonaise qui a découvert Radium, entre autres. Pardon. Elle dit qu'il n'y a rien à craindre. qu'il faut apprendre. Et peut-être qu'on est avec des habitudes qu'on a apprises dans les siècles passés. Et maintenant, on a peur. Et il faut rester ouvert dans la tête, dans l'esprit, à réapprendre comment peut-être on soigne notre chère Terre. C'est la sol et l'or, c'est l'eau. C'est ça l'eau, l'or bleu.
- Speaker #0
Sabrina, aujourd'hui dans notre portrait roman sur le vélo qui parle.
- Speaker #1
Merci beaucoup, le vélo qui parle.
- Speaker #0
Salut !