- Speaker #0
Le WAMCAST, toute l'actu du marketing digital et des conseils d'experts pour booster l'autorité de votre marque par l'agence WAM.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du WAMCAST, le podcast de l'agence WAM dédié à la visibilité et à l'autorité digitale des marques. Alors aujourd'hui on fait quelque chose qu'on n'a jamais fait, on est cinq, cinq autour d'un micro, ce qui logistiquement est déjà un défi pour participer à une table ronde. Première fois qu'on tente le format et on a choisi un sujet qui méritait qu'on soit plusieurs pour en débattre. Est-ce que parler d'une agence purement SEO en 2026, ça a encore du sens ? La réponse courte, c'est non. La réponse longue, c'est cet épisode. Car vous le verrez, le SEO n'est pas mort. Google est toujours là, plus puissant que jamais. Mais la façon dont vos clients, vos prospects, vos futurs acheteurs cherchent des réponses a changé de nature. Ils n'interrogent plus seulement un moteur de recherche, ils posent une question à une IA, ils comparent sans cliquer, ils décident parfois avant même d'arriver sur votre site. Et dans ce nouveau parcours, une agence qui ne fait que du SEO se contente seulement d'optimiser la partie émergée de l'iceberg en ignorant tout ce qui se passe en dessous. Alors c'est quoi une agence de visibilité en 2026 ? C'est la question qu'on va démêler aujourd'hui avec 4 experts qui, chez WAM, incarnent chacun une réponse différente. Rémi Drumel, notre directeur commercial, qui est en première ligne face aux clients et aux prospects.
- Speaker #2
Salut Camille, bonjour à tous.
- Speaker #1
Maxime Bonnefond, consultant search, qui travaille autant sur le SEO que sur le GEO.
- Speaker #3
Salut Camille, bonjour à tous.
- Speaker #1
Nicolas Violou, consultant RP parce que oui, les relations presse ont quelque chose à dire dans cette histoire.
- Speaker #4
Bonjour Camille, salut à tous.
- Speaker #1
Et Pauline Rouchon, consultante paid parce qu'on ne peut pas parler de visibilité sans parler d'acquisition. Bonjour à tous. Bienvenue à tous les quatre. Alors pour bien comprendre pourquoi une agence SEO seule ne suffit plus, il faut d'abord regarder comment la conversation a évolué côté client, côté prospect et côté pratique métier. Rémi, quand un prospect appelle aujourd'hui en disant on cherche une agence SEO, Tu acceptes le brief tel quel ou tu lui réponds qu'il fait fausse route ?
- Speaker #2
Alors je serais déjà un mauvais commercial si je refusais. Sans plaisanter, sérieusement, l'important est surtout de comprendre les objectifs du prospect, connaître sa cible, là où elle se trouve, connaître ses objectifs et comment il est possible de toucher cette cible pour savoir quels sont les canaux à activer en priorité. Le SEO peut être une réponse, comme les LLM, mais aussi les médias, les réseaux sociaux et les autres canaux d'acquisition qui sont à notre disposition. Le trafic aujourd'hui SEO reste très majoritaire chez l'ensemble de nos 250 clients. Sans oublier que l'optimisation technique et éditoriale pour une marque est importante et jouera sur l'optimisation qu'on aura derrière pour l'LLM. Donc le XCO doit rester dans l'équation, bien entendu, et il faut surtout garder l'esprit ouvert pour savoir quels sont les canaux à activer pour atteindre ses objectifs.
- Speaker #1
Maxime, toi quand t'arrives en phase conseil, est-ce que les clients ont intégré que Google n'est plus le seul terrain de jeu ou c'est encore la grande surprise ?
- Speaker #3
C'est une bonne question. Je pense qu'en fait l'effet de surprise est passé... parce que l'IA fait partie maintenant du paysage search. Bien sûr, on a intégré l'IA search dans nos rapports, nos études, ça nous permet de sonder nos clients. En 2026, on peut dire qu'ils l'ont bien intégré plutôt. On peut quand même percevoir un fossé entre certains. La vraie différence, c'est leur maturité face à tout ça. C'est encore très mouvant. Pour certains, même si le fait que l'IA est un nouveau canal de recherche d'infos, ça reste un flou total sur la manière dont elle se comporte, mais aussi quel plan d'action mettre en place pour y être cité et mentionné. Je dirais que ça dépend vraiment de leur adoption au quotidien, que ce soit dans un contexte pro ou perso d'ailleurs. Pour d'autres clients, autant en B2C qu'en B2B, on sent que les enjeux sont bien compris. Ils viennent carrément nous challenger. C'est un nouveau terrain de jeu qui les rend curieux, mais aussi parce que leur concurrence y intéresse et ils n'ont surtout pas envie d'avoir un train de retard. On voit que leur maturité vient à son surprise de la dynamique qui peut être vécue en interne, du cadrage qui leur est imposé en termes de sensibilisation. de sécurité des données face à l'IA, mais aussi des directives et des budgets attribués, bien sûr. D'un côté, on peut être challengé par des équipes qui ont compris que c'est le moment de se pencher sur le sujet. Et d'un autre, c'est nous qui poussons les problématiques, qui sommes attendus pour ajuster des stratégies. C'est une stimulation mutuelle. Et ce qui est super, c'est que les plus curieux sont conscients qu'on va apprendre des choses ensemble. Les modèles évoluent à une vitesse folle, on doit se tenir à jour en permanence. Donc non, Camille, en 2026, il n'y a pas... Plus de grandes surprises, on est quand même dans une dynamique plutôt rassurante.
- Speaker #1
Nicolas, on dit que les IA citent les marques qui ont de l'autorité. Est-ce qu'on peut encore faire du search en 2026 sans faire de RP ? Ou est-ce que les RP sont devenus le nouveau netlinking ?
- Speaker #4
Le nouveau netlinking, tu veux vraiment me fâcher. Chez WAM, ça fait longtemps qu'on a la conviction que les RP sont essentiels pour l'autorité digitale des marques. À l'heure de l'IA et du GO, cette conviction n'est encore plus une conviction, mais plutôt une certitude d'ailleurs. Pour être une marque autoritaire, il faut être perçu comme tel par les moteurs de recherche et les LLM. Et pour ce faire, il faut être présent, identifiable dans leurs sources. Parmi ces sources autoritaires, les médias figurent en bonne place. L'équation est simple donc, faire des RP c'est être dans les médias, être dans les médias c'est la garantie d'être vu et perçu comme autoritaire sur votre marque et ses thématiques. Donc les RP ne sont pas la cerise sur le gâteau mais font bien partie et une partie importante de la recette.
- Speaker #1
Pauline, on a longtemps vu le SEO et le paid comme deux colocataires qui ne se parlent pas, chacun son propre budget, ses propres KPIs, ses propres outils. Aujourd'hui, comment les annonces ad s'inscrivent dans le récit d'une marque dans sa visibilité en ligne ?
- Speaker #0
Alors aujourd'hui, le paid, c'est un peu l'assurance vie de la visibilité, car avec l'IA qui répond directement aux utilisateurs dans les LLM, les places en organique se réduisent. Et c'est sans parler de DAI Overview qui n'est pas encore disponible en France, étant donné que les médias français n'ont pas encore réussi à trouver un consensus avec Google. Et du coup, le paid, ça permet de reprendre le contrôle sur son récit et de diffuser sur de nombreux emplacements de Google, en plus du réseau de recherche. Par exemple, on peut diffuser sur YouTube, sur Display, sur Discover, sur Gmail, sur Google Maps. On ne l'utilise plus seulement pour vendre un produit ou un service, mais aussi pour occuper de l'espace sur des requêtes stratégiques où on veut que notre autorité soit indiscutable. Le paid, c'est un peu le bras droit qui vient soutenir le SEO et les RP pour s'assurer que peu importe où l'utilisateur cherche, la marque est présente avec le bon message et particulièrement au moment où les internautes sont prêts à convertir.
- Speaker #1
Ok, on vient de voir que le décor a changé. Maintenant, la vraie question, c'est comment on joue la pièce ? Parce qu'une fois qu'on a dit que le SEO seul ne suffit plus, il faut bien que les métiers se... parle et ça c'est plus facile à dire qu'à faire. Maxime, dans tes livrables du quotidien, qu'est-ce que tu fais aujourd'hui que tu ne faisais pas il y a deux ans et inversement qu'est-ce que tu as arrêté parce que ça ne sert plus à grand chose seul ?
- Speaker #3
Je peux te dire qu'on a gardé les mêmes livrables et on a juste remplacé le S de SEO par un G. Donc c'est facile. Plus sérieusement, ce qui change aujourd'hui avec l'essor de l'IA Search, des usages agentiques, c'est qu'on remet encore plus fortement la marque, le marketing et la compréhension des usages au centre. Quelque part, pour nous, C'est une très bonne nouvelle. Ça boucle la boucle en quelque sorte parce qu'on défend depuis longtemps chez WAM l'idée que le SEO est avant tout une affaire de marketing. Alors, aucune raison de changer notre discours, mais plutôt de le faire évoluer, de l'enrichir. Donc dans les faits, on ne fait pas du GEO à la place du SEO. Le GEO, c'est la continuité du SEO. Et non pas une rupture. On fait du GEO sur un socle SEO très fort, enrichi par une logique de search au sens large. pour les moteurs, les IA, les assistants conversationnels, au service des parcours informationnels. Donc concrètement, dans les livrables, ce qu'on fait beaucoup plus qu'il y a deux ans, c'est qu'on a largement dépassé la simple étude mot-clé, par exemple. On travaille davantage par intention de recherche, par moment de vie, par saisonnalité. On parle beaucoup de persona et de benchmark aussi. Donc le mot-clé reste utile, mais ce n'est plus la finalité. Il devient un signal. parmi d'autres, j'ai envie de dire, dans une logique beaucoup plus contextuelle. L'autre vraie nouveauté, c'est toute la couche analyse orientée prompte. Aujourd'hui, on interroge directement l'ISIA, donc avec des outils. On observe la structure des réponses, la place de la marque, les citations, les mentions, les sources mobilisées, et ces capets de visibilité conversationnelles, qui sont donc les citations, les mentions, etc. On parle aussi de parts de voix. Ces KPIs sont devenus de nouveaux standards de pilotage et ça, clairement, on ne le faisait pas il y a deux ans. On a approché la métrique par deux voies, mais là, dans les réponses IA, elle prend encore plus son sens. A l'inverse, ce qu'on a arrêté, ce n'est pas vraiment un livrable, c'est plutôt une façon de penser. On ne traite plus le mot-clé, l'édito et la technique comme des silos. L'IA nous pousse à unifier tout ça dans une seule logique, le search dans son ensemble. et paradoxalement Ça renforce aussi certains fondamentaux, la technique, la structure des contenus, la qualité du socle, la compréhension métier côté client. Rien de tout ça a perdu de sa valeur finalement. Au contraire, avec l'IA, ces exigences deviennent encore plus fortes.
- Speaker #1
Et justement, est-ce qu'un site techniquement moyen peut encore espérer être cité par une IA aujourd'hui où la barre technique est devenue rédhibitoire ?
- Speaker #3
Alors le socle technique reste fondamental et des sujets techniques, on en a beaucoup à traiter avec nos clients. site techniquement moyen comme tu dis peut être cité par une IA ? Oui, bien sûr, parce que sa marque est forte, ses contenus sont repris ailleurs ou accessibles via des flux, des API, parce que des sources tierces le mentionnent. Donc ce n'est pas automatiquement éliminatoire, mais la technique crée très vite un plafond de visibilité. Le point le plus sensible, c'est le langage JavaScript et tout ce qui touche au rendu du contenu. OK, les moteurs de recherche sont de plus en plus à l'aise pour l'interpréter, mais ça reste un point de friction qui peut être bloquant pour se positionner dans les résultats de recherche. Le JS, c'est super, ça permet de proposer des sites web dynamiques, personnalisables, des applications vraiment bien pour l'expérience utilisateur. Pour des parcours vers la conversion, l'achat, c'est génial. Mais attention à la manière dont on l'exploite, car ce sont des ressources qui peuvent être lourdes, mal gérées. Je n'irai pas dans les détails, mais oui, pour répondre à ta question, c'est encore plus rédhibitoire au moment où les agents IA entrent en jeu. Pour faire simple, à l'heure actuelle, peu voire pas d'agents IA sont à l'aise avec un contenu enclin à des problématiques de rendu, de rendering. Tu peux faire le test toi-même, simplement en demandant à ChatGPT. S'il arrive à restituer le compte. d'une URL que tu lui donnes par exemple. J'ai tendance à dire que les IA sont un peu au même niveau de maturité que Google il y a dix ans et même si on voit bien qu'elle progresse, on doit rester vigilant sur ce point. Il y a d'autres points clés, j'en ai un autre par exemple c'est tout simplement l'autorisation d'accès aux agents IA. On voit régulièrement des acteurs qui bloquent l'accès à ChatGPT, Gemini, Hyperplexity, Cloud et Consorts, alors qu'ils nous demandent de mesurer leur visibilité, c'est quand même pas logique. Là, il y a souvent un vrai sujet de gouvernance et parfois même de contradictions en interne. La barre technique devient donc rapidement bloquante dès qu'elle empêche l'IA d'accéder, de lire ou d'interpréter le contenu utile d'une page. Chaque audit de visibilité passe nécessairement par une vérification de plusieurs points. Le rendu, la dépendance OJS, les autorisations des agents, le temps de réponse, etc.
- Speaker #1
Nicolas, maintenant, quand on crée du contenu pour les RP... aujourd'hui, est-ce qu'on le pense uniquement pour le journaliste ou est-ce qu'on le formate aussi pour qu'il soit facilement digéré par les LLM et qu'il ressorte dans les recommandations de Tchad GPT ou Perplexity ?
- Speaker #4
Le journaliste, c'est toujours la priorité et ses lecteurs ou ses auditeurs, évidemment. Mais ce qui prime pour les RP, c'est d'abord le sujet, l'angle qui va donner envie aux journalistes de reprendre l'information. Notre contenu, de toute façon, il va être transformé, retravaillé par le journaliste. On n'est donc pas maître de ce qu'il va choisir de publier ou de ne pas publier jusqu'au bout. Le plus important pour nous, c'est donc de proposer un contenu exclusif qui associe de façon explicite la marque avec une thématique, une problématique structurante pour le business, bien sûr, mais aussi qui offre une solution, une réponse au client final. L'enjeu est donc d'abord sémantique et non technique, du moins pour ceux qui veulent faire un travail de qualité, évidemment. De toute façon, les LLM se moquent bien des liens et des backlinks. La seule chose qui les intéresse, c'est bien la qualité de la réponse apportée et l'autorité du site, du média sur lequel ils vous ont trouvé.
- Speaker #1
Et Maxime, côté search, tu vois la corrélation entre retombées presse et citations LLM ? C'est mesurable aujourd'hui ou on est encore dans le déclaratif ?
- Speaker #3
Camille, oui, clairement, on le voit. J'ai pu le vérifier dans un audit récent. Il y a clairement une corrélation entre retombées presse et citations dans les LLM. Il n'y a pas seulement des retombées presse d'ailleurs qui sont appréciées par les IA, mais aussi des publications sectorielles, des forums, des avis, beaucoup de vidéos YouTube aussi. Par contre, dans nos KPIs, on ne peut pas dire que X retombées ont généré X citations. Ce serait trop être sûr de soi. Mais plutôt observer et analyser des tendances. On est dans une logique de mesure probabiliste. Ce qui est certain, c'est que les RP jouent un vrai rôle de levier search. C'est indéniable parce qu'elles viennent appuyer... asseoir l'autorité, la crédibilité et la légitimité d'une marque aux yeux des IA. Quand l'IA a besoin de vérifier une info, de comparer, confronter, pour plus de profondeur documentaire, je constate dans ce dernier audit justement qu'elle va beaucoup plus s'appuyer sur des sources earned, vraiment des sources qui sont externes aux propriétés de la marque. Pour moi, les RP ne servent plus seulement à faire parler de sa marque, elles servent aussi à augmenter sa probabilité d'être rappelée par les LLM.
- Speaker #1
Et Pauline, toi, tu aurais un exemple où le fait de travailler main dans la main avec le pôle SEO ou le pôle RP a produit des résultats intéressants ?
- Speaker #0
Alors oui, j'ai deux exemples très simples en tête. Le premier, c'est une question de bon sens budgétaire, en fait. Quand mes collègues du SEO viennent et me disent « Pauline, sur tel produit ou tel mot-clé, on est déjà premier partout dans Google » , mon réflexe, c'est de couper ces mots-clés ou ces produits sur mes campagnes. Parce que pourquoi payer pour un clic qu'on aurait pu avoir gratuitement ? Ça me permet de prendre ce budget. qu'on n'a pas investi sur ces mots-clés, pour aller chercher des clients là où on est moins visible ou là où la bataille est plus rude. On couvre donc plus de terrain avec le même investissement. Et le deuxième exemple, c'est la cohérence et l'harmonisation du message, notamment lors de campagnes de notoriété. Quand l'utilisateur voit une pub passer, il ne va pas forcément cliquer dessus tout de suite. Mais le lendemain, quand il fait une recherche sur Google, qu'il tombe sur le lien naturel, il reconnaît la marque, il se souvient du message de la pub et là, du coup, il a confiance. Et c'est cet effet de rappel qui fait tout. En définitive, si le SEO, le paid et les RP racontent la même histoire au même moment, et au bon moment, le client finit par cliquer parce qu'il nous a vu partout et que ça a l'air rassuré, c'est rassurant. Pour finir, tout simplement travailler ensemble, c'est juste s'assurer qu'on ne rate aucune opportunité.
- Speaker #1
Maxime, ça t'arrive d'utiliser des insights du paid pour nourrir tes stratégies ou c'est encore trop souvent deux mondes séparés, même quand on travaille dans la même agence ?
- Speaker #3
Oui, ça m'arrive justement de travailler avec le paid et je suis complètement d'accord avec Pauline. J'ai envie de faire une analogie. Il y a une citation que j'entendais tous les dimanches matin dans le générique de Téléfoot. Ça nous colle bien. Clairement, on n'a pas le même maillot, mais on a la même passion. J'ajouterais quand même, pour être plus sérieux, que le PED, c'est intéressant parce qu'il joue un rôle d'accélérateur d'insight pour le SEO, pour le géo, pour le coup. Il a la capacité à nous apporter une vitesse d'apprentissage pour appliquer des bonnes pratiques et tester.
- Speaker #1
Rémi, pour que tout ce que viennent de décrire Maxime, Pauline et Nicolas fonctionne, il faut que les silos tombent aussi chez le client. Quel est le signal d'alarme qui te fait dire dès le premier rendez-vous qu'une organisation est trop cloisonnée pour réussir sa stratégie de visibilité ?
- Speaker #2
Aujourd'hui, c'est souvent le problème qu'on rencontre chez l'ensemble de nos clients, dans la très grande majorité. On voit encore beaucoup d'acteurs qui ont une frontière assez marquée, assez opaque entre les services marketing, les services digitales, les services communication. Historiquement, c'est des services qui géraient des prestataires un peu différents ou des canaux un peu différents. D'un côté, les RP, de l'autre, les canaux digitaux, acquisitions un peu plus classiques. parfois les réseaux sociaux. Et souvent, ces frontières empêchent aujourd'hui les échanges, les bonnes pratiques, mais surtout, et c'est le point un peu central de nos stratégies, c'est d'avoir un objectif commun. Quand on n'a pas d'objectif commun, du coup, on ne va pas dans le même sens, on n'a pas forcément les bons plans d'action et on n'a pas des plans d'action qui sont en synergie. Comme le disait notamment Pauline et Maxime sur la partie paid et la partie SEO, c'est super important pour aller toucher sa cible au bon moment et surtout là où elle est prête à convertir. Donc, c'est le point un peu central aujourd'hui. d'avoir cet objectif commun pour vraiment passer un cap et réellement performer. La question aujourd'hui n'est pas de se dire qui aura obtenu les meilleures performances entre tel ou tel département chez nos clients. C'est un peu, et c'est souvent le cas, ce qu'on entend parfois chez les CMO, la guéguerre interne entre ça c'est mon précaré, je ne veux pas le partager, ou ça, ça fait partie de votre mission à vous, donc c'est à vous de le gérer. Pour nous aujourd'hui, le but c'est surtout qu'on travaille tous main dans la main, qu'on arrive à avoir des synergies, qu'on arrive à avoir un plan d'action commun. et surtout qu'on travaille dans l'objectif de la marque et pour développer son autorité. Ça implique des compétences diverses, une utilisation des ressources qui peut être variée, et surtout une adaptabilité continue qui est super importante pour ajouter son plan d'action par rapport aux résultats qu'on obtient. Tout ça, bien entendu, autour de KPI commun. Et donc pour nous, et c'est vraiment le point central qu'on a dans notre discours chez WAM, Les marques qui parviendront vraiment à... performés aujourd'hui seront celles qui ont cet objectif commun, qui arriveront à partager leur plan d'action, et c'est celles demain qui sortiront du lot et auront les meilleures performances.
- Speaker #1
On a diagnostiqué, on a démontré maintenant la question pratique, si vous êtes CMO ou CEO, et que vous nous écoutez, c'est qu'est-ce que vous faites concrètement avec tout ça ? Pauline, un CEO avec un budget limité qui doit arbitrer entre SEO, GO, RP, CIT et Paid, il commence par quoi ? Force à toi de donner une réponse hiérarchisée et pas un ça dépend.
- Speaker #0
Déjà, s'il fallait trancher, je vous partage notre astuce, c'est de toujours partir du support où on a le plus de contrôle et qui s'inscrit dans la durée. Pour hiérarchiser, je dirais d'abord le site et l'expérience utilisateur parce que rien ne sert de payer pour envoyer des utilisateurs sur un site qui ne nous inspire pas confiance, avec un parcours compliqué et qui ne propose pas de contenu. En deux, je mettrai le tracking parce que ça reste le nerf de la guerre si on n'a pas de données, pas de visibilité. Ensuite, une fois que tout ça est bien paramétré, partir sur du SEO ou GEO pour définir un cadre sémantique robuste, apprécier des moteurs comme des internautes. Ensuite, le paid pour accroître instantanément sa visibilité sur son marché et générer des conversions rentables rapidement. Et pour finir, les RP pour l'autorité et la crédibilité. Dans le cas d'un lancement d'activité, le paid restera le meilleur moyen d'amorcer le business.
- Speaker #1
Nicolas, Maxime, vous êtes d'accord avec l'hiérarchie de Pauline ou vous défendez un autre point d'entrée ?
- Speaker #4
Alors moi, je vais faire une réponse de Normand, même si je suis breton. Mais je pense qu'en fait, tous ces leviers sont importants. Et à mon sens, c'est presque une erreur de vouloir les hiérarchiser. Le site, évidemment, aujourd'hui, c'est très, très important. Ceci étant, je ne suis pas certain que ce poids reste le même avec l'arrivée de l'agentique. Après, je ne suis pas un expert, mais je pense que la question doit se la poser. Néanmoins, il faut évidemment ne pas vouloir trop hiérarchiser ces différents budgets, mais au contraire les voir comme les quatre pièces d'un même puzzle. Donc moi, ma préconisation, c'est ce qu'on disait tout à l'heure avec Rémi, c'est de faire sauter les cloisons ou les silos, et finalement de construire en fonction de qui vous êtes, de ce que vous faites et de votre degré de maturité, une stratégie pour tout cela. L'enjeu est donc de la construire, cette stratégie, et de la mettre au service de votre autorité digitale de marque, et donc avoir une approche d'une certaine façon hybride qui s'avère souvent la plus pertinente, et qui va aller prendre dans tous ces métiers-là pour faire une stratégie cohérente où tous les métiers travaillent ensemble.
- Speaker #1
Et toi Maxime ?
- Speaker #3
Moi je valide complètement le point 1, puisque en tant que technique dans le profil... pour moi un site qui est propre techniquement et fluide en termes du X de parcours c'est vraiment la clé pour ouvrir d'autres leviers de performance de toute façon comme je le disais un site qui est pas digest pour les moteurs, les agents IA est pas du tout éligible et une stratégie de visibilité donc je me permets gentiment de contrer Nicolas le site doit être encore plus au centre de l'attention à l'air agentique techniquement parlant et puis on parle des actifs own de la marque donc il y a une complémentarité avec le earn, ajuste équilibre à trouver Pour l'ordre des autres points, chaque levier peut être pertinent en fonction du marché adressé. Donc le timing, le contexte et même avec un budget limité. D'un point de vue SEO, on aura plus tendance à pousser une vision long-termiste.
- Speaker #1
Maxime, question un peu casse-gueule si je puis dire. Est-ce qu'il reste encore des profils d'entreprise pour qui le SEO classique seul, donc sans GEO, sans RP, sans travail sur le site, est suffisant en 2026 ou c'est vraiment terminé pour tout le monde ?
- Speaker #3
J'ai envie de te répondre par une question. Est-ce que toutes les stratégies de visibilité peuvent être menées de la même manière ? Evidemment que non, chaque entreprise ne fait pas la même taille, n'a pas le même budget elle n'adresse pas le même marché ce sont des marchés qui sont assez spécifiques pour certains de nos clients une entreprise peut évoluer sur une niche aussi qui est très spécialisée avec très peu de concurrence elle peut avoir des cibles qui ont des usages et des habitudes de navigation, d'achat qui sont bien à elle, etc. La liste est vraiment longue Ce qui est vraiment intéressant dans notre travail, c'est de comprendre chaque problématique et apporter une réponse la plus adaptée possible, avec des leviers d'acquisition les plus pertinents et surtout à quelle cadence. Après, d'ici à ne proposer que du SEO devient aujourd'hui pour nous une exception plutôt que la règle d'il y a dix ans. L'essentiel, c'est de proposer une démarche qui fait sens pour la stratégie en analysant quels efforts sont à fournir, en sachant d'où on part. En règle générale, on obtient rarement des garanties si l'USIO fait cavalier seul.
- Speaker #1
Rémi, ça change quelque chose commercialement de savoir qu'il y a encore des profils qui n'ont pas besoin de la vision complète ?
- Speaker #2
Non, pas du tout. Je rejoins complètement ce que vient de dire Maxime. Le but pour nous, et c'est vraiment l'objectif pour nos clients, c'est de proposer la meilleure stratégie pour qu'on ait une approche globale et surtout qu'on travaille vis-à-vis d'un objectif commun à travers cette stratégie. On a une vision qui doit nous permettre de développer l'autorité digitale de la marque, de nos clients. Et parfois, avoir le full package peut être un avantage, mais ce n'est pas toujours une nécessité pour performer. Comme on le disait tous ensemble depuis tout à l'heure, il faut avant tout savoir comment consomme sa cible, savoir où elle se trouve, pour déterminer les actions prioritaires à mettre en place. Il est plutôt préférable d'avoir des actions très ciblées, des actions qu'on peut suivre, des actions qu'on peut mesurer avec des bons KPIs. pour les ajuster en continu et savoir comment orienter l'ensemble de sa stratégie digitale tout au long de la prestation, tout au long de l'année, en fonction des évolutions, en fonction de la séniorité, en fonction des évolutions du marché, mais aussi de ses concurrents. Donc soyons plutôt adaptables, soyons plutôt précis dans notre suivi, dans ce qu'on va proposer, ayons une vision et surtout ne soyons pas focus sur un levier en particulier.
- Speaker #1
Et Rémi, une dernière question maintenant, celle qui dit tout. Quelle est la question qu'un CMO devrait poser à son agence SEO actuelle pour savoir si elle est encore capable de l'accompagner en 2026 ?
- Speaker #2
Je retourne un peu la question. Je dirais plutôt qu'est-ce qu'un CMO devrait poser à son agence de marketing digital plutôt qu'uniquement SEO. Pour moi, une agence seulement SEO n'a plus vraiment de sens aujourd'hui. Il s'agit plutôt d'avoir une approche marketing au sens large du terme. sur des notions de visibilité et de trafic, bien entendu, parce que c'est ce qu'on mesure historiquement. Mais les plus gros KPIO aujourd'hui tournent davantage autour de la conversion et de l'engagement de l'utilisateur, autour de la marque, autour des différents canaux qui vont être disponibles, qui vont être travaillés. Donc la question du CMO serait donc pour moi, et c'est plutôt pour moi la bonne question, que dois-je activer aujourd'hui pour atteindre mes objectifs selon ma cible ? Et pas uniquement parler de SEO, de trafic ou de position, comme on a vu historiquement.
- Speaker #1
Vous avez chacun donné des pistes concrètes, des priorités, des questions à poser. Pour refermer cet épisode, je vous propose un exercice, une phrase à compléter sans réfléchir trop longtemps. Si je vous dis une agence SEO qui ne fait que du SEO en 2026, c'est une agence qui ? On commence par toi Pauline.
- Speaker #0
Pour moi, c'est une agence qui ignore une partie du parcours d'achat de l'utilisateur et qui se prive des leviers de conversion immédiate au profit d'une visibilité qui devient de plus en plus complexe. Et toi Nicolas ?
- Speaker #4
Pour moi, c'est une agence qui doit se remettre en question de toute urgence, pas juste en utilisant des buzzwords, mais en s'interrogeant sur la valeur ajoutée qui est la sienne pour ses clients et comment elle va devoir évoluer pour tenir sa promesse.
- Speaker #0
Maxime ?
- Speaker #3
Pour moi, c'est une agence qui n'a pas compris qu'une stratégie digitale doit être multicanale, et ce depuis toujours. On travaille avant tout la marque et le seul SEO ne suffit pas pour qu'elle rayonne efficacement.
- Speaker #1
Rémi ?
- Speaker #2
Pour moi, c'est une agence qui n'a pas suffisamment évolué avec le marché et ne pourra pas proposer les meilleures stratégies et plans d'action à tous ses clients.
- Speaker #1
C'est la fin de ce WAMCAS. Merci à tous les quatre d'avoir accepté de débattre aussi franchement. Si cet épisode vous a parlé, la prochaine étape, c'est peut-être de regarder honnêtement comment votre propre organisation pilote sa visibilité aujourd'hui. Est-ce que les bons leviers sont activés ? Est-ce que les bonnes personnes se parlent ? Ce sont les vraies questions à se poser. En attendant, si vous voulez aller plus loin, rendez-vous sur notre site internet. Vous y trouverez un certain nombre d'articles sur les nouveaux enjeux du GEO. Et si vous avez une question, une réaction, n'hésitez pas à nous contacter. On se fera un plaisir de vous répondre. Merci à vous de nous avoir écoutés. On se retrouve très vite pour le prochain WAMCAST. Salut !