Speaker #0Bonjour et bienvenue sur le podcast Le Yoga en Vous. Je suis Bérangère, professeure de yoga à Caen et en ligne chez Béry Yoga. Ici, je vous propose des réflexions et des conseils pratiques pour intégrer le yoga à votre vie quotidienne, mieux comprendre ses bienfaits et vous reconnecter à vous-même avec bienveillance. Bonne écoute ! Hello et bienvenue dans ce nouvel épisode du mini-yoga en vous. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un automatisme très courant qui influence peut-être ta pratique et qui a longtemps influencé la mienne, c'est la comparaison en yoga. Que ce soit dans les cours ou alors sur les réseaux sociaux, on a tous tendance à se comparer. Et là, avec Instagram, TikTok, c'est pire. Tu ne vois que le meilleur des autres. On a tendance tous à enjoliver, c'est même parfois irréel. Mais dans la vraie vie, il faut savoir qu'on a toujours 50% de moments chouettes, voire ultra agréables, et 50% de moments pas simples, voire vraiment difficiles. Et si tu accordes trop d'importance à ce que font les autres, eh bien ça peut te faire douter, voire te mener à arrêter complètement la pratique. Donc aujourd'hui j'ai envie de te donner des clés pour t'aider à te libérer de ce réflexe discret qui s'invite parfois sur le tapis et pour t'aider à pratiquer pour toi à ton rythme. Comme je le disais en intro, on a tendance à mettre notre attention sur ce que font les autres en yoga, que ce soit pendant un cours, par exemple quand certaines personnes du cours parviennent à faire des postures un peu plus challengeantes et pas nous. Ou alors sur les réseaux sociaux. Donc sur les réseaux sociaux, c'est encore plus tentant de se comparer parce qu'on a accès à énormément de contenus d'autres personnes qui ont tendance à se mettre en avant, qui ne montrent que le meilleur d'elles. Et comme je le disais, c'est humain, on a tous et toutes tendance à montrer la meilleure partie de notre vie. Et donc les autres, généralement, nous apparaissent plus souples, plus forts, fortes, plus doués. Et je ne te parle même pas de ce que l'IA peut faire, on en vient à ne plus savoir ce qui est vrai ou pas dans tout ce qu'on voit. Le résultat, c'est de la frustration, de la culpabilité et ça peut ensuite conduire à un arrêt de la pratique. Tu peux te demander si ton attention est sur « est-ce que je fais aussi bien que lui ou que qu'elle ? » Eh bien, si c'est le cas, tu ne pratiques pas vraiment pour toi. Tu es concentré sur l'extérieur et pas sur ton corps, pas sur ton souffle, pas sur ce qui te fait du bien. Tu te mesures à des standards qui ne sont pas les tiens. Et du coup, la pratique devient frustrante au lieu d'être nourrissante. La bonne nouvelle, c'est que ta pratique t'appartient. Elle ne doit ressembler à aucune autre. Ta progression se mesure à toi, à ton corps, à ton souffle, à ton rythme. Et je vais être honnête, moi aussi je suis passée par cette tendance à me comparer aussi. Et je pense que d'ailleurs ce n'est pas fini, c'est assez humain de faire ça. En tout cas, je vais te partager un exemple, je pense, assez parlant. Au début de mon enseignement du yoga, je me comparais beaucoup aux autres profs, et notamment pendant ma formation initiale de 200 heures, dans ma formation qui était en fait à la base une formation de yoga vinyasa auprès de Gérard Arnault. Et après, je me suis plutôt orientée vers le Hatha. Mais voilà, j'ai été formée au Vinyasa. Et dans mon groupe de profs, de futurs profs, il y avait des personnes hyper souples, capables de faire des postures qui me semblaient quasiment impossibles, limite des postures de cirque. Et moi, j'étais loin d'arriver à tout faire. Et donc, au début, ça m'a fait douter. Je me suis demandé si j'étais à la hauteur pour enseigner. Mais petit à petit, j'ai compris que réussir une posture n'a rien à voir avec le fait d'être ou pas une bonne prof. Ce qui compte vraiment, c'est savoir accompagner, savoir transmettre, rendre les élèves aussi autonomes petit à petit dans leur pratique. Et donc à partir de ce moment-là, j'ai changé mon regard, je me suis concentrée sur mon enseignement et le vécu des élèves, plutôt sur ce que font les autres. Et je trouvais ça vraiment libérateur. Alors j'ai juste une petite nuance à apporter, la comparaison elle n'est pas toujours mauvaise, elle peut être une source d'inspiration mais quand elle devient un juge qui nous fait douter ou abandonner alors là on peut se dire qu'elle sabote notre yoga. Alors je voulais te partager des petites pistes peut-être pour essayer d'être moins dans la comparaison. Première petite clé, c'est de repérer ton objectif réel. Ce que tu veux pour ton corps et pour ton esprit et pas pour impressionner quelqu'un. Est-ce que c'est par exemple te sentir bien dans ton corps, devenir plus souple, travailler telle ou telle posture, être moins stressé ? Voilà, je t'invite à réfléchir à ça. La deuxième petite clé, c'est d'ignorer les standards extérieurs. Donc pas de posture parfaite, pas de comparaison, juste ce que ton corps peut faire aujourd'hui. Et à chaque début de séance, tu peux observer comment tu te sens et essayer d'en tenir compte dans ta pratique. Par exemple, si tu es fatigué, essaie de ne pas te lancer dans une séance très physique. Alors qu'au contraire, si tu sens que tu as de l'énergie aujourd'hui, tu peux peut-être... Aller vers quelque chose de plus dynamique. La troisième clé, c'est de faire peut-être des mini pratiques ciblées. Au lieu d'une séance entière qui est copiée sur quelqu'un d'autre, peut-être choisis une action qui a du sens pour toi. Peut-être respirer correctement, bien placer tes épaules, étirer ton dos, etc. Et puis la quatrième clé, c'est de noter tes progrès. Et observer vraiment ce que tu observes en toi. Peut-être, pourquoi pas l'écrire dans un petit carnet ou dans les notes de ton téléphone. Voilà, ça peut t'aider aussi, pour te comparer à toi-même en fait. Et c'est vraiment dans cet état d'esprit que j'ai repensé la nouvelle version de mon programme « Vie le yoga au quotidien » . Donc c'est une V2 qui est pensée pour que tu progresses à ton rythme, sans te comparer, sans pression. Il va y avoir une phase de 21 jours guidée avec des micro-actions simples qui vont t'aider à installer un rythme durable. Donc il y aura aussi dans... Dans tout ce programme, des vidéos assez courtes et puis d'autres plus longues, mais en tout cas qui seront toutes faciles à intégrer dans ton quotidien. Il y aura aussi un groupe WhatsApp structuré pour t'aider à avancer avec soutien et cadre. Tu verras, personne ne te jugera, personne ne te mesurera, tu avanceras pour toi à ton rythme. Et c'est vraiment la manière la plus simple et la plus efficace d'arrêter la comparaison et de vraiment intégrer le yoga dans ta vie. Peut-être que tu te sens particulièrement concerné par cet épisode. Moi, je pense en tout cas qu'on l'est tous un peu concerné et victime de cette tendance à trop se comparer. En tout cas, je t'invite à te poser une question. Est-ce que tu veux apprendre à pratiquer pour toi, à ton rythme ? Et si c'est le cas, vraiment reste... À l'écoute de ce que je vais bientôt proposer pour le lancement de la V2, il a lieu dans quelques jours à peine. En tout cas, tu peux déjà t'inscrire à la liste d'attente qui te permettra de recevoir toutes les infos en avant-première et un tarif aussi préférentiel très intéressant. Et tu seras prêt, prête à poser les bases d'une pratique qui dure. Voilà, je te remercie beaucoup pour ton écoute. Je te souhaite une très bonne journée et je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode du Yoga en Vous. Bye !