- Speaker #0
Bienvenue sur l'écho des museaux, le média associatif qui donne de la voix pour le monde animal. Je suis Marine, une passionnée d'animaux depuis toujours, et ici je donne la parole aux associations, aux professionnels, et à toutes celles et ceux qui s'engagent pour la cause animale. A travers des témoignages inspirants, de l'info et des conseils, ce podcast invite à repenser notre lien aux animaux et à mieux comprendre leurs besoins pour faire avancer le bien-être animal. C'est parti pour l'épisode du jour ! Bonne écoute ! Bonjour à tous ! Dans cet épisode 18, le troisième épisode de la saison 2, on va revenir sur une thématique centrale en protection animale, parfois méconnue et confondue, le rôle essentiel de famille d'accueil temporaire d'un animal, ou de plusieurs, qu'ils soient chiens, Ausha, lapins, rongeurs, ou même pourquoi pas, oiseaux, reptiles ou animaux de ferme. Je dis « revenir » sur cette thématique parce qu'en saison 1, on avait déjà un peu abordé le rôle de famille d'accueil, notamment dans l'épisode 5 avec Antonin, président du clan félin. Je vous invite évidemment à découvrir cet épisode pépite 100% chat si vous ne l'avez pas encore écouté. Et pour l'heure, je discute famille d'accueil d'animaux avec Manon, fondatrice et présidente de Kiwito, une association de loi 1901 basée à Lyon depuis un peu plus d'un an, qui a pour mission de faciliter la mise en relation entre des familles d'accueil volontaires. pour accueillir temporairement un animal au sein de leur foyer et les associations en recherche constante de ces précieuses familles d'accueil partout en France. C'est une thématique centrale en protection animale, les familles d'accueil, je l'ai dit, puisqu'on rappelle que malheureusement, ce sont des centaines de milliers d'animaux qui sont abandonnés et confiés à des associations chaque année ou parfois saisis lors de décisions de justice dans des cas de maltraitance par exemple et qui ont besoin d'être placés temporairement lors d'une procédure et les refuges, souvent saturés, ne peuvent pas accueillir tout le monde. On a aussi un volet un peu moins connu, qui est celui d'accueillir un chien d'assistance le temps de sa sociabilisation et de sa formation, avant d'être affecté à une personne en situation de handicap. C'est donc dans ce contexte de tension permanente que le rôle des familles d'accueil temporaire en protection animale devient absolument crucial. Ces familles d'accueil, souvent appelées FA, dans le jargon de la protection animale, un acronyme d'ailleurs parfois source de confusion, Manon y reviendra. Ces familles d'accueil sont très recherchées par les associations, mais elles restent souvent difficiles à trouver. D'une part parce que leur rôle est encore mal connu du grand public, alors qu'on peut tous être famille d'accueil finalement, si on aime les animaux et que l'on veut aider. Et d'autre part parce que chaque animal a ses propres besoins, son histoire, ses fragilités, et que toutes les familles d'accueil ne peuvent pas correspondre à tous les profils d'animaux. Il peut y avoir des contraintes, par exemple d'affinité entre les chiens et les Ausha, Ou un animal qui ne s'entend pas avec ses congénères, des foyers qui doivent être sans jeunes enfants pour un animal sensible qui a besoin de calme, etc. Et c'est précisément pour répondre à cette double problématique que Manon a imaginé Kiwito, un concept innovant et solidaire. Aujourd'hui, c'est un réseau de familles d'accueil et d'associations partenaires avec actuellement un site internet et bientôt une application pensée comme un outil de mise en relation pour fluidifier les process associations familles d'accueil temporaires. KiwiTalk connecte donc les associations de protection animale, les organismes de formation de chiens d'assistance et les familles d'accueil temporaire bénévole, tout en proposant aussi des outils concrets pour accompagner chaque étape de l'accueil d'un animal. Et surtout, en s'appuyant sur une équipe de bénévoles engagés et passionnés, bien déterminés à faire grandir ce maillage solidaire aujourd'hui indispensable.
- Speaker #1
Je suis Manon, présidente fondatrice de Kiwito, l'association Kiwito, qui met en relation nos associations partenaires de protection animale avec des familles d'accueil temporaires dédiées à accueillir un animal en attendant par exemple de le remettre à sa famille adoptive, de lui trouver une famille adoptive. Une famille d'accueil, on en parlera peut-être un peu plus tard, mais ça peut aussi intervenir dans le cadre de l'accueil d'un chien d'assistance avant d'être remis à une personne en situation de handicap. Pour en dire un peu plus sur moi, j'ai 31 ans, je suis responsable communication de métier. En parallèle de Kiwito, je travaille à la communication chez Défense de l'animal, qui est le plus grand réseau d'associations et de refuges indépendants en France, avec 280 associations membres, qui accueillent, soignent et placent des animaux toute l'année.
- Speaker #0
Et en vrai, ça fait longtemps que tu fais ça ?
- Speaker #1
En fait, je suis partie de mon ancien job. dans le cadre du dispositif des missionnaires. J'ai commencé un programme d'accompagnement Lyon Startup destiné à accompagner des Lyonnais entrepreneurs. Et en parallèle, j'ai été recrutée chez Défense de l'Animal parce que j'ai créé un groupe LinkedIn pour fédérer les acteurs du secteur animalier. Et j'ai invité mon ancien chef à l'intégrer. Il m'a dit « je veux que tu travailles avec moi chez Défense de l'Animal » . En même temps, j'ai toujours voulu bosser chez vous, donc comment je peux refuser ? Donc on s'était entendues sur un jour par semaine, en CDD au départ. Après, j'ai été prolongée en CDI deux jours par semaine et maintenant, je suis à trois jours par semaine.
- Speaker #0
Je comprends que ça doit être prenant et dur dans la tête parfois, mais ce serait un jour mon rêve, je pense, de travailler dans la protection animale. Mais je me mets aussi des barrières parce que je sais à quel point je suis sensible et que peut-être que ce ne serait pas la bonne chose que j'allie les deux, je ne sais pas. Oui, mais quand tu as ton projet, c'est différent.
- Speaker #1
Je forge aussi. Vraiment, avant de bosser là-dedans, même avant de lancer Kibuto, je voyais des posts sur les réseaux. « Oh, pauvre chien, il est maltraité et tout. » Vraiment, j'avais... mal au cœur quand je voyais ces postes, c'était hyper dur pour moi de les regarder. Maintenant, je les passe. En fait, ça devient la normalité et c'est même ça un peu qui me fait peur. Je n'ai pas envie d'être insensible, tu vois. En fait, moi, j'étais sur beaucoup de groupes sur les réseaux sociaux où je voyais beaucoup de recherches de familles d'accueil, mais les postes disaient « recherche FA » . Pour moi, FA, je ne comprenais pas trop le concept. Pourquoi dire FA ou famille adoptante ? Donc, je me suis renseignée et je me suis rendue compte que FA, c'est vraiment un concept à part entière. Mais il y avait énormément de postes. Tous les jours, c'était des dizaines et des dizaines de postes que je voyais passer. Recherche FA, tel secteur pour tel animal. Donc, je me suis un peu intéressée à ce sujet. Moi, ça faisait longtemps que je voulais apporter ma pierre à l'édifice dans le secteur animalier. J'ai vu que c'était un concept à part entière et que malheureusement, très peu connu, en fait. Parce que les associations, elles postent leurs publications, mais un peu dans le vent. Il y a très peu de répondants en face. Parce qu'elles mettent ça sur des groupes qui sont spécialisés généralement, mais sur lesquels un particulier qui n'est pas du tout rompu au concept de famille d'accueil ou même qui ne cherche pas forcément à adopter, qui aime les animaux, mais sans forcément trop plus s'y intéresser, ne va pas aller. Donc là, je me suis dit, ah oui, il y a quand même quelque chose à faire. Il y a aujourd'hui beaucoup de sites qui existent pour trouver des familles adoptives. des sites, des applications, il y a pas mal d'outils qui existent, mais rien dédié à la famille d'accueil. Et c'est là que j'ai eu l'idée de créer KiwiTow pour justement permettre aux associations de trouver plein de familles d'accueil. La famille d'accueil, c'est quelqu'un qui accueille temporairement un animal en attendant son adoption ou sa remise à une personne en situation de handicap quand on parle d'un chien guide ou d'un chien d'assistance. Et donc je me suis fixé l'objectif de démocratiser ce concept. pour qu'il y ait plus d'animaux pris en charge en famille d'accueil, pour soulager les associations et leur permettre d'en prendre plus en charge, parce qu'un chien, par exemple, qui sort d'un box, ça permet à un autre d'y rentrer. Et donc, la mission principale de Kiwito, c'est de faire un gros travail de sourcine de famille d'accueil pour aider les associations qui en manquent cruellement. Kiwi-to, ça a été créé le 26 décembre 2024. La préfecture nous a donné le récépissé, comme quoi on était créé. Mais ça faisait déjà un bon moment que je commençais à créer le projet bien avant. Donc officiellement, ça a deux ans, Kiwi-to, le projet en lui-même. L'objectif ultime de la création de cette association, c'est de créer une application qui viendra aider nos associations partenaires à trouver des familles d'accueil en deux clics. Et aux particuliers qui souhaitent accueillir un animal temporairement, un animal d'association, je précise bien. On ne va pas accueillir les animaux de Madame Michu parce qu'elle part en vacances. Non, ce ne sont que des animaux en détresse ou des animaux en formation pour être remis à des personnes en situation de handicap. Donc, permettre à ces particuliers-là qui veulent s'engager dans la protection animale de trouver en deux clics aussi les animaux à garder dans leur secteur en fonction de leur profil. Par exemple, je veux un animal qui accepte les Ausha, qui n'a pas forcément besoin d'extérieur et qui est OK avec les enfants dans un secteur de 20 kilomètres autour de Lyon. Là, on va avoir les profils des animaux qui vont apparaître, qui correspondront à ces recherches.
- Speaker #0
Mais quand tu dis particulier, genre moi par exemple, là je suis dans aucune asso, donc je peux être famille d'accueil électron libre, il faut être attaché à une asso ?
- Speaker #1
Non, justement nous on fait de la mise en relation entre ces particuliers un peu perdus, ces électrons libres, et les associations qui ont besoin de familles d'accueil. En fait aujourd'hui, comme le concept est méconnu, les associations qui recherchent leur famille d'accueil, principalement sur les réseaux sociaux aujourd'hui, elles ne vont pas toucher ces particuliers qui ne connaissent pas forcément le concept ou qui pourraient le connaître, le toucher du bout des doigts, sans vraiment trop s'y intéresser. Nous, le but, c'est de venir renseigner ces particuliers, de bien leur faire comprendre le concept et de leur permettre d'entrer en relation très facilement avec notre vivier d'association. En fait, on fait vraiment le premier sourcing de la famille d'accueil. On la renseigne, on prend toutes ses informations, ses coordonnées et on fait le bon matching finalement entre l'association, surtout l'animal en recherche et la famille d'accueil en face.
- Speaker #0
C'est vachement intéressant. Ça va permettre aussi de valoriser le rôle de la famille d'accueil, des familles d'accueil en général, qui est méconnue dans la protection animale et qui est pourtant essentielle. Voilà,
- Speaker #1
c'est tout le but.
- Speaker #0
Là, vous avez eu du budget pour développer une appli, c'est génial.
- Speaker #1
On a fait une campagne de financement via Eloasso et on a réussi à récolter 12 000 euros pour créer cette application dédiée à la recherche de familles d'accueil, une application qui sera entièrement gratuite pour tous les utilisateurs.
- Speaker #0
C'est trop bien. C'est génial. Merci à tous les donateurs. Si vous nous écoutez, merci. C'est vraiment génial parce que ça, c'est grâce à vous et c'est une application qui est d'utilité publique carrément. Pourquoi ce nom, Kiwito ? Ça vient d'où ?
- Speaker #1
De plein de choses. En tout premier lieu, le kiwi, en Nouvelle-Zélande, c'est un oiseau connu avec un bec crochu. Donc, c'est pour dire que sur Kiwito, on peut garder tout type d'animaux, des chiens, des Ausha, mais aussi des naques, des animaux de ferme ou des reptiles. En fait, aujourd'hui, il y a des vaches qui ont besoin de familles d'accueil, des bovins, des ovins. Il y a vraiment tout type d'animaux qui peuvent avoir besoin de familles d'accueil. Et c'est pour ça que je me suis dit, le kiwi, c'est plutôt représentatif. C'est rare qu'il y ait un kiwi qui ait besoin d'une famille d'accueil, mais c'est plus pour la symbolique. Le hito, en espagnol, c'est le diminutif de mignon. Pour moi, tous les animaux sont mignons. Donc, ça avait aussi cette symbolique. Et kiwi, c'est mon chat, qui a six ans maintenant. Et je voulais faire un rapprochement entre le kiwi, tout quelque part. Donc, le kiwi, mon chat, le chat en général, qui part chez sa famille d'accueil. Kiwi, tout quelque part.
- Speaker #0
Manon nous rappelle à présent la définition de ce qu'est une FA, une famille d'accueil temporaire, trop souvent confondue avec les familles adoptantes. Vous verrez qu'il existe différentes façons d'être famille d'accueil, et qui sait, peut-être que l'une d'entre elles vous correspondra et vous donnera envie de vous impliquer. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à en parler autour de vous pour faire connaître ce concept.
- Speaker #1
Une famille d'accueil, c'est quelqu'un comme vous, comme n'importe qui, qui accueille un animal temporairement en attendant de le remettre à une famille adoptive, Ouf ! pour le former dans le cadre d'un futur chien d'assistance, le former pendant une durée d'environ deux ans avant de pouvoir le remettre à une personne en situation de handicap. Une famille d'accueil, c'est vraiment du concept temporaire. Ça n'a aucune vocation définitive. Ce n'est pas de l'adoption. Il ne faut vraiment pas confondre. Nous, on a des personnes qui s'inscrivent aujourd'hui pour être famille d'accueil et qui, en fait, pensent famille adoptive. Donc, c'est possible d'être famille d'accueil et ensuite d'adopter. D'ailleurs, les familles d'accueil sont toujours prioritaires sur l'adoption d'un animal quand il est adopté. Ils ne sont pas tous à adopter, les animaux. Il peut y avoir par exemple des animaux qui sont placés en famille d'accueil dans le cadre de réquisitions judiciaires en attendant le verdict, ou les animaux qui seront remis à des personnes en situation de handicap. Dans ce cas-là, forcément, ils ne sont pas à adopter. Il y a différents types d'accueil temporaire. Aujourd'hui, on a la famille d'accueil classique. On s'engage pour généralement une durée indéfinie. Il y a une date de début, mais pas forcément une date de fin. C'est généralement le cas quand on accueille un animal en attendant son adoption. Après, on a la famille relais. La famille relais vient prendre le relais sur la famille d'accueil. Par exemple, la famille d'accueil part en vacances pendant 15 jours. Là, on va chercher une famille relais. C'est vraiment du temporaire, mais archi-temporaire. Et après, on a le panier retraite, qui est encore différent. C'est d'accueillir un animal sur les dernières années de sa vie pour lui offrir un foyer un peu plus sympa qu'un box. C'est un peu triste de voir un animal finir sa vie en box. Malheureusement, ça arrive. et en fait, c'est encore une autre forme de philanthropie. Ça peut paraître un peu plus dur parce qu'on sait que l'animal, il est voué à disparaître, mais en fait, on lui apporte tellement d'amour que les paniers retraite sont vraiment très importants. Toutes ces formes d'accueil temporaire sont liées avec un contrat associatif. L'association reste propriétaire de l'animal, donc à minima, tous les frais vétérinaires, je dis bien à minima, doivent être pris en charge par les associations. C'est le B.A.B.A. du concept de famille d'accueil. C'est elle, la propriétaire, qui prend en charge les frais vétérinaires. Ensuite, certaines décident de prendre en charge la nourriture, les jouets, etc. Mais il n'y a pas d'obligation là-dessus.
- Speaker #0
Et sur le panier retraite, c'est tout compris aussi ?
- Speaker #1
Le panier retraite, il y a certains dispositifs qui existent. En fait, il n'y a pas de règle générale, il n'y a pas de législation là-dessus. Mais le concept en lui-même du panier retraite, toutes les associations ne le font pas. Mais généralement, c'est qu'elles prennent en charge tout. tous les frais jusqu'à la fin de vie de l'animal pour lui permettre de ne pas rester en boxe. En fait, ça coûtera quand même moins cher de le placer en famille d'accueil que de le laisser dans un boxe et au moins, ça permet d'en prendre un autre en charge.
- Speaker #0
L'âge minimal pour un panier retraite, c'est vraiment des animaux fin fin de vie ou tu peux avoir 3-4 belles années avec ?
- Speaker #1
Tu peux avoir 3-4 belles années avec, ça dépend, mais dès que l'animal est senior, là, on parle de panier retraite, c'est quand en fait, ils sont plus difficilement adoptables. Les gens ont plus de mal à se projeter avec un animal âgé, un chien qui commence à passer 8, 9, 10 ans. Là, ça commence à faire, donc on commence à passer sur du panier retraite. Là, en ce moment, par exemple, on a une chatte à placer qui a 20 ans. Donc là, on est purement sur du panier retraite. L'association qui la place prendra tous les frais en charge. Elle est hyper vive encore, mais malheureusement, sa propriétaire part en EHPAD. En tout cas, elle doit bénéficier de soins. Et donc, elle a demandé à ce que l'association prenne en charge sa minette. Et donc,
- Speaker #0
a priori, on lui a trouvé la famille d'accueil idéale. Génial !
- Speaker #1
Aujourd'hui, on a juste un site internet sur lequel tu vas, sur la rubrique « Il cherche une famille d'accueil » . Tu peux rentrer tes filtres et tu vois les animaux en recherche de familles d'accueil. Ensuite, tu cliques sur « Candidater » , ça va t'envoyer sur un simple Google Form. Et nous, on a un traitement manuel à faire derrière pour recontacter les familles d'accueil, obtenir plus d'infos si nécessaire, mais normalement, on a toutes les infos, et les mettre en relation avec les assos. Le but avec l'application, c'est que les associations et les familles d'accueil entrent en relation d'elles-mêmes, qu'on n'ait plus à intervenir, et que ça facilite tous ces échanges et que tout aille beaucoup plus vite. Aujourd'hui, on est 27 bénévoles chez Kibito, donc on vient seulement de faire une restructuration. On est plusieurs bénévoles sur différents pôles, donc on a un pôle communication, un pôle juridique, un pôle comptabilité, un pôle administratif, un pôle famille d'accueil, un pôle partenariat, un pôle événement. J'espère avoir cité tous les pôles.
- Speaker #0
Et donc, il y a entre deux et six bénévoles par pôle, chacun avec des missions bien définies. Et le pôle famille d'accueil, notamment, aujourd'hui, fait toutes ces mises en relation manuellement.
- Speaker #1
Le process, aujourd'hui, il est fait comme ça. On reçoit la demande de famille d'accueil. On regarde dans notre base de données si des familles d'accueil correspondent. Dans ce cas-là, on les sollicite. Si on a des réponses, tant mieux, on les envoie aux assos. Si on n'a pas de réponse, on publie l'animal sur notre site Internet. Et ensuite, on publie l'animal sur nos réseaux sociaux. On dit qu'on a de nouveaux animaux publiés sur Kiwito, mais c'est pour ça qu'on n'a pas tous les jours des animaux publiés sur le site, parce qu'on sollicite d'abord nos familles d'accueil. Et c'est seulement si on n'a pas de réponse qu'on les publie, les animaux. Donc, il ne faut pas hésiter à nous contacter directement pour rentrer dans notre base de données et être sollicité au cas où un animal correspondrait à votre profil. Parce qu'on rate forcément des infos si on regarde le site tous les jours, puisqu'on ne les publie pas tous.
- Speaker #0
Demain, tout se passera via l'application et le pôle famille d'accueil interviendra surtout pour valider les profils des personnes qui vont s'inscrire, vérifier tous les documents des associations. J'imagine même pas le temps que ça peut prendre en plus. C'est énorme. Il n'y a pas si longtemps, je faisais encore tout toute seule. Je suis hyper reconnaissante d'avoir tous ces bénévoles qui se sont investis dans l'assaut. Depuis qu'ils sont là, tout va beaucoup plus vite. Mais il y a encore énormément de travail. Là, j'ai passé l'après-midi à gérer des mises en relation entre famille d'accueil. à saut, justement, avec la minette de 20 ans, c'est compliqué. Il y a beaucoup, beaucoup de propositions de familles d'accueil parce qu'on a vraiment réussi à se faire une place sur le marché et à faire connaître ce concept. Donc, on reçoit beaucoup de candidatures, de propositions de familles d'accueil par jour, beaucoup, énormément. Et à l'inverse, on a énormément aussi de demandes d'associations. Donc, aujourd'hui, tant qu'on n'a pas l'application, il faut arriver à faire matcher les bons profils. à bien recenser tous les besoins pour essayer de répondre à tout le monde. Mais c'est un boulot colossal. Et heureusement qu'il y a des bénévoles sur ce sujet parce que seul, je ne m'en sortirai plus aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est national, Kewito ?
- Speaker #0
Oui, c'est national, Kewito. Aujourd'hui, on a dépassé les 1000 familles d'accueil sur la France entière. Ça paraît beaucoup, mais en fait, c'est... Peu à l'échelle de la France. Parce que quand on a une demande, par exemple, pour donner un exemple concret, il nous faut une famille d'accueil pour Milou, qui est située au fin fond de la Creuse, et l'association ne veut trouver qu'une famille d'accueil au fin fond de la Creuse. Milou n'aime pas les chiens, et en plus il n'aime pas les Ausha. Et bien quand on filtre ces mille familles d'accueil, avec tous ces critères, on va trouver une à deux familles d'accueil, grand max, voire zéro. Parce qu'un chien au fin fond de la Creuse qui n'aime ni les Ausha ni les chiens, c'est très compliqué. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, C'est hyper important de démocratiser ce concept de famille d'accueil pour avoir pléthore de contacts en face pour répondre aux demandes. Parce que si personne ne connaît ce concept, ou alors que toute la France n'est pas couverte, on ne pourra pas répondre à tous les besoins et notre solution n'a plus d'intérêt. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'il y a plein d'assos qui fonctionnent avec leur propre petit réseau de famille d'accueil et qui ne vont pas faire des placements adaptés parce qu'elles sont souvent dans l'urgence. C'est le problème dans la protection animale, on est tout le temps dans l'urgence. Donc quand on fait un placement qui n'est pas adapté, qu'on va placer Milou dans la famille qui a des Ausha alors que Milou n'aime pas les Ausha, c'est hyper problématique. Donc c'est ça l'intérêt du réseau Kiwito, c'est que nous on puisse mettre à dispo des familles d'accueil vraiment adaptées au profil de l'animateur.
- Speaker #1
Vous l'avez compris, Kiwito c'est donc le lien entre ceux qui sauvent, c'est-à-dire les associations qui prennent en charge les animaux abandonnés ou confiés. Moi j'aime bien dire confier lorsqu'un animal est amené à une association, car ce n'est pas un abandon au sens de la loi. Pour rappel, l'abandon, c'est l'action volontaire de se désintéresser du sort d'un animal jusqu'à mettre ses jours en péril. Et c'est un acte puni par le code pénal. Et donc quand une personne confie délibérément un animal à une association pour X raisons, elle n'abandonne pas l'animal au sens de la loi. Donc je trouve... Toujours important à chaque fois de recontextualiser et de réexpliquer ça, parce que je pense qu'il y a encore beaucoup trop d'amalgame et de confusion sur le sujet dans le secteur de la protection animale, et que cette confusion fait beaucoup de mal. Mais je referme la parenthèse, puisque ce n'est pas le cœur de l'épisode. Kiwito donc fait ce lien entre les associations qui recueillent et les familles d'accueil qui ouvrent leurs portes temporairement à des animaux. D'ailleurs, j'ai posé la question au début à Manon, si justement les personnes non investies dans une association pouvaient être familles d'accueil. parce que moi j'ai souvent fait la confusion aussi en me disant que je referais bien famille d'accueil, je l'ai déjà été dans le passé, mais je n'avais pas forcément envie de retourner dans le monde associatif à l'heure actuelle pour adhérer à une association, donc c'était un frein pour moi, puisque je me disais justement que le rôle de famille d'accueil n'était donc pas pour moi si je n'étais plus adhérente dans une association. Et en fait, donc, grâce à Kiwito, je comprends qu'on peut tous être famille d'accueil, entre guillemets électron libre, donc rattaché à aucune asso, En signant ensuite évidemment un un contrat associatif avec l'association qui va nous confier l'animal, mais on garde sa liberté de famille d'accueil libre, si j'ose dire, de s'engager auprès d'une autre association une fois que l'animal qu'on aura accueilli sera parti. Et je trouve ça super intéressant de bien comprendre et de bien répandre ce concept autour de soi. Alors si vous êtes une association, tendez l'oreille pour la prochaine partie puisque Manon va vous expliquer concrètement comment collaborer avec Kiwito dans votre recherche de famille d'accueil et les modalités à respecter. qui repose sur la solidarité.
- Speaker #0
Aujourd'hui, les associations nous signalent leurs besoins en passant par notre formulaire de contact sur le site internet, par la boîte mail Pôle Famille d'Accueil ou via les réseaux sociaux. Nous, on leur fait signer, si l'association n'est pas encore partenaire, une charte de fonctionnement qui est vraiment nécessaire, surtout pour assurer la confidentialité des données qu'on sera amené à leur transmettre. Quoi qu'il arrive, on regarde si elles nous ont renvoyé la charte de fonctionnement, qui est vraiment la base de notre relation. pour assurer la confidentialité des données, que les associations sont en cohérence avec notre modèle solidaire. En fait, nous, on met un point d'honneur à ce que les familles d'accueil, elles soient partagées entre tout notre réseau. Et on ne veut pas, par exemple, de contrat d'exclusivité. On sait qu'il y a des associations qui fonctionnent comme ça. Si vous appliquez un contrat d'exclusivité avec une famille d'accueil, le jour où vous n'en aurez plus besoin, elle ne pourra pas être utilisée pour un autre animal dans le besoin. Et en fait, là, le modèle, il est rompu, ça ne sert à rien. Alors que si vous ne pratiquez pas de contrat d'exclusivité, au moins, elle peut aider un autre animal qui sera dans le besoin. Et nous, le jour où vous aurez besoin, on pourra vous aider. C'est ça le modèle solidaire de Kiwito, c'est que toutes vos recherches soient centralisées chez nous et que ce soit nous qui vous aidions à aller trouver ces familles d'accueil. En fait, il ne faut pas mettre de bâton dans les roues aux autres associations. Il faut accepter que les familles d'accueil, elles ne sont pas adaptées à tous les animaux. Donc, vous ne pouvez pas vous garder une famille d'accueil sous le coude, sachant qu'elle ne sera peut-être pas adaptée au prochain animal que vous allez prendre en charge.
- Speaker #1
Donc, une fois qu'un animal est placé, dans une famille d'accueil. Vous, après, vous intervenez après ça ?
- Speaker #0
On peut intervenir. En fait, généralement, c'est l'assaut qui gère son suivi, comme avec toute famille d'accueil. Nous, on est vraiment un intermédiaire de mise en relation. Déjà, on prend des nouvelles auprès des familles d'accueil pour savoir comment ça se passe avec l'animal, pour avoir des photos. C'est important, des petites vidéos pour nos réseaux. Et puis, tout simplement, parce qu'on aime bien savoir comment ça se passe. C'est chouette. Et après, on a des assauts qui ont besoin quand même qu'on intervienne en tant que médiateur. Parce qu'il peut arriver des petits problèmes, que ce soit du côté de la famille d'accueil ou de l'association. Dans ce cas-là, c'est important que nous, on puisse intervenir et faire un peu le tampon. Parce que oui, on a déjà rencontré des problèmes avec des associations qui ne nous avaient pas tout dit sur les animaux. Et dans ce cas-là, oui, ça pose de gros problèmes parce que les familles d'accueil se retrouvent en difficulté avec un chien mordeur.
- Speaker #1
Est-ce que tu as des chiffres, des statistiques ? Combien de prises en charge par jour ou combien de demandes par jour ?
- Speaker #0
Là, aujourd'hui, c'est trop compliqué à chiffrer. Avec l'application, on pourra faire tout ça, parce qu'on aura un dashboard qui nous donnera pas mal de statistiques. Mais là, aujourd'hui, on est facile à 15 demandes de placement par jour. Donc ensuite, on envoie les mails. Et en face, on a au moins, je dirais, 20 à 30 propositions de familles d'accueil aussi, de personnes qui candidatent pour rejoindre notre base de données. Enfin, ça dépend. Mais oui, il y a beaucoup de boulot. Et c'est pour ça que le pôle familles d'accueil tourne à plein régime aujourd'hui, parce que... Il faut arriver à déjà répondre aux familles d'accueil qui candidatent, aller répondre aux associations qui ont besoin d'une famille d'accueil, aller mettre en relation toutes ces demandes, de sourcer quelles sont les familles d'accueil adaptées pour tel animal. Donc quand il y a 15 animaux par jour, ça commence à faire.
- Speaker #1
Tu as dit que vous étiez combien au pôle ? Au pôle famille d'accueil,
- Speaker #0
il y a deux bénévoles qui gèrent vraiment les demandes d'assaut et qui vont sourcer dans la base. Moi, je viens en renfort aussi s'il y a besoin. Mais du coup, on est trois max et on travaille tous en parallèle. Et après, il y a une bénévole qui s'occupe uniquement des candidatures de familles d'accueil. Et donc, il leur répond, il va récupérer plus d'informations. Voilà, mais gros, gros boulot. Et pour l'instant, on s'en sort, mais peut-être que demain, ce sera plus compliqué. Mais il y aura l'application demain, donc ça ira.
- Speaker #1
Manon me confie ensuite la belle histoire de Power, un chien sorti de la rue. accompagné tout au long de sa prise en charge par Kiwito et qui a fini par être adopté par sa famille d'accueil. Puisque oui, même si ce n'est pas le rôle d'une famille d'accueil à la base, qui n'est pas la famille adoptante de l'animal, on le rappelle. Le but de la famille d'accueil à la base, c'est d'accueillir l'animal temporairement dans une phase de transition. Mais parfois, l'amour et la complicité sont telles qu'il est impossible de laisser partir l'animal.
- Speaker #0
C'était un chien qu'on avait sorti de la rue temporairement. Il appartenait à une personne qui vit dans la rue. en fait. On ne savait pas si la personne voulait le récupérer ou pas, donc on l'a placée en famille d'accueil en attendant, elle avait juste besoin de se retaper un peu, donc on a placé son chien. Alors on l'a placée dans une première famille d'accueil au mois d'avril, on a fait la mise en relation avec notre association partenaire. La première famille d'accueil était super, mais malheureusement elle a dû déménager au début de l'été, donc on a dû lui trouver une nouvelle famille d'accueil. On a trouvé un monsieur qui s'appelle Abdallah, qui était très motivé à accueillir Power, donc super, on a placé Power chez lui. Au final, cette personne nous a demandé de le mettre à l'adoption. C'était trop compliqué pour elle, elle ne pouvait pas le récupérer. Donc, on l'a mis à l'adoption. Et Abdallah a matché avec Power et a décidé de l'adopter. Donc, super. Ils étaient faits l'un pour l'autre. Power avait entre 5 et 6 ans. Donc, il avait encore pas mal d'années devant lui. Et en fait, si je parle de lui au passé, c'est que Power a fait une péritonite. Et donc, il est décédé. Abdelha, je l'ai eu au téléphone en pleurs, c'était très très très compliqué. Je me suis mise à pleurer avec lui, on aurait dit deux enfants au téléphone. C'est l'un des rares chiens que j'ai autant accompagné depuis le début. On est passé sur BFM TV ensemble pour raconter cette mise en relation, cette relation qu'il avait avec Power. C'était vraiment, je pense, la plus belle histoire que j'ai eue chez Kiwito et le premier animal qu'on perd aussi, qu'on a placé en famille d'accueil. On lui a trouvé des familles relais à Power aussi, le temps que ses familles d'accueil partent en vacances. C'était dur. C'était vraiment une histoire forte qu'on avait ensemble. Je pense que c'est très dur aujourd'hui pour Abdallah, parce qu'il a déjà eu deux chiens en plus avant qu'il a perdu l'année dernière. Là, il s'était enfin décidé à repasser le cap de l'adoption, alors qu'il avait beaucoup souffert de la perte de ses chiens. Mais bon, malheureusement, c'est des choses qui peuvent arriver. Même quand on adopte, l'animal peut tomber malade du jour au lendemain. On ne sait jamais. Il a eu de belles années. Au moins, Power a eu de super moments avec lui. Il lui a fait vivre des moments incroyables. Il l'emmenait partout en vacances avec lui. Il s'était vraiment bien trouvé.
- Speaker #1
Raconter l'histoire de Power et de sa famille d'accueil, Abdallah, c'est une très belle façon de rendre hommage à ce chien qui, malheureusement, est parti trop tôt, mais aussi à l'humain extraordinaire qui a été son accueillant bénévole, ensuite devenu son adoptant. Ce qui rend cette histoire si forte. c'est qu'elle valorise le fait que même une période courte passée au sein d'un foyer peut faire une énorme différence dans la vie d'un animal. Cette histoire nous rappelle que ce n'est pas seulement une adoption définitive qui compte, même si là, ça a été le cas pour Power, mais c'est aussi chaque moment heureux de soins, d'affection, qu'un animal peut recevoir pendant le passage en famille d'accueil. Moi j'aime vraiment l'idée de se dire qu'en tant que famille d'accueil temporaire, on impacte positivement une vie, peu importe la durée de notre mission finalement, et c'est ça qui est beau. Alors depuis le début de l'épisode, on parle de Ausha, on parle de chiens, mais est-ce que Kiwito permet le placement d'autres animaux ? La réponse de Manon.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on n'a pas beaucoup de reptiles ou d'animaux de ferme ou de naques à placer. Malheureusement, on a peu de demandes. On a eu une recherche pour des souris, mais il y a eu peu de réponses en face. Malheureusement, c'est plus personnel, mais moi, je suis originaire de Picardie et j'ai aidé une association Picard pour un transfert d'une petite souris de Amiens à Lyon. En fait, je me suis proposée pour la prendre dans le train avec moi et la ramener chez sa famille adoptante à Lyon. En fait, j'ai vu cette annonce et moi, j'ai pris ma petite casquette de la défenseuse de la cause animale. J'ai dit, allez, je te ramène. De toute façon, c'était mon trajet. La souris, je ne la sentais même pas tellement elle était légère. Oui,
- Speaker #1
parce qu'on parle de famille d'accueil, mais c'est vrai qu'il y a aussi l'écovoiturage pour transporter un animal, comme tu l'as fait de l'autre bout de la France et tout. Et ça aussi, c'est un besoin, un vrai besoin des assos.
- Speaker #0
Et peut-être qu'à terme, enfin, même pas peut-être, c'est une idée à laquelle je réfléchis vraiment. On intégrera cette dimension de covoiturage ou co-trainage pour les animaux. Aujourd'hui, il y a l'association Les Anges du Rail qui fait un travail formidable qui permet de transporter des animaux à travers toute la France en train. Et c'est génial. Et moi, je l'ai fait plusieurs fois. J'ai pris des animaux en charge de Picardie jusqu'à Lyon, de Lyon jusqu'à Paris, peu importe. Et c'est vraiment nécessaire parce qu'en fait, il y a des placements aujourd'hui en famille d'accueil ou d'assaut à adoptants qui se font sur toute la France. J'ai placé il n'y a pas très longtemps un chien de Montpellier à Lille. Là, il y a besoin d'une personne qui puisse le prendre en charge à Montpellier à la gare. qu'il fasse le trajet Montpellier-Lille et hop, le chien part avec lui et la famille d'accueil le récupère à Lille. C'est vrai que c'est hyper important et il faut aussi démocratiser ce concept. Il y a des vols aussi tous les jours, La Réunion, Métropole. Les gens ne savent pas qu'ils peuvent embarquer un animal avec eux pour le ramener en métropole. Il faut faire connaître ce concept parce qu'il y a tous les jours des gens qui prennent l'avion et en fait, il n'y a rien à faire, il y a juste à prendre l'animal avec nous, le mettre dans l'avion et le ressortir à l'aéroport et il y aura quelqu'un qui l'attendra à l'aéroport.
- Speaker #1
Je vous laisserai découvrir le formidable travail des Anges du Rail. Pour ma part, j'ai fait un don une fois de cage de transport pour des petits rongeurs à l'association SOS NAC de France, qui eux aussi recherchent régulièrement des covoiturages. Et c'est loin en fait d'être la seule asso à en chercher, donc on voit vraiment que le besoin de covoiturage et de cotrainage, si on prend le train, est aussi un vrai enjeu en protection animale. Je reparlerai à l'avenir sur le podcast parce que je pense que c'est important aussi de le valoriser. Et si d'ailleurs les Anges du Rail ou toute autre association qui se sent concernée par cette thématique souhaite venir témoigner sur le podcast, ce sera avec un immense plaisir. Pour la suite, si vous n'avez pas encore sauté le pas et que l'aventure famille d'accueil temporaire d'animaux vous tente, écoutez bien la suite de l'épisode fait de conseils concrets pour lever vos freins éventuels.
- Speaker #0
Quelqu'un qui voudrait être tenté par l'aventure famille d'accueil ? et qui n'a pas l'habitude ou qui tient à ne jamais trop se poser la question ? Quels sont les prérequis ? Ou est-ce que tu as un conseil ? Il n'y a pas de prérequis. En fait, le prérequis principal, c'est d'aimer les animaux, de vouloir aider, d'aider une association en difficulté. Aujourd'hui, tout le monde veut le faire. Si un mineur veut le faire, moi, je veux absolument parler avec les parents. Là, je suis en ce moment en train de discuter avec une jeune, justement, de 16 ans. Je ne savais pas. en plus qu'elle était mineure. Et après, elle me dit, oui, oui, il faut que j'en parle avec mes parents. Et j'étais là, ah, mais mince, t'es mineure, bon, ok. Donc, je lui ai dit, ok, donnez-moi le numéro de vos parents s'ils sont ok, parce qu'il faut absolument que j'en parle avec eux. Qu'on n'aille pas placer un animal. Moi, je voulais accueillir tous les animaux du monde. Quand j'étais jeune, chez mes parents, je candidatais pour accueillir des animaux qui avaient besoin d'un pet sitter. Et après, je disais à mes parents, tiens, demain, on va garder un bosseron. Ben, tu rigoles ou quoi ? Voilà, donc c'est important de parler avec les parents. Le prérequis, c'est ça, si vous êtes mineure. parlez-en aux parents il vaut mieux que ce soit eux qui viennent parler de la famille voilà il faut que ce soit une démarche familiale que ce soit les parents qui nous en parlent mais après je trouve ça bien quand même qu'un mineur veuille s'investir là-dedans parce que ça lui permet d'apprendre pas mal de responsabilités ce que c'est l'empathie et je trouve ça bien enfin voilà pas de prérequis spécifiquement juste aimer les animaux et ne pas hésiter à sauter le pas et à nous contacter pour qu'on informe les familles d'accueil nous on... On est très dispo et on répond assez rapidement. On essaie de faire en sorte que tout se passe bien. Et puis, ce qui est plutôt rassurant avec Kibito, c'est qu'on vous placera forcément un animal qui correspondra parfaitement à votre profil.
- Speaker #1
Ça arrive, deux familles d'accueil pour le même animal ?
- Speaker #0
Là, hier, on a eu dix familles d'accueil pour le même animal. Dix familles d'accueil qui ont répondu. Et Lyon, d'ailleurs, je félicite les Lyonnais parce que c'est un réseau. d'entraide incroyable. C'est le réseau qui fonctionne le mieux aujourd'hui. Dès qu'on sollicite des Lyonnais pour accueillir des animaux, ça répond systématiquement et je trouve ça incroyable. Hier, c'était pour un petit chat qui a des petits problèmes de santé, qui nécessite des soins constants parce qu'il a la diarrhée tout le temps. Donc il faut nettoyer tout le temps derrière lui. Et je me suis dit, oh là là, ça va être compliqué de lui trouver une famille. Ben non, on a eu 10 réponses de personnes qui étaient prêtes à l'accueillir et je trouve ça incroyable. Donc franchement, bravo parce que c'est pas donné à tout le monde. Il faut être dispo, il faut pouvoir travailler de la maison. parce que rentrer chez soi le soir et voir du caca partout,
- Speaker #1
il faut pouvoir l'encaisser donc franchement avec un petit loulou que j'avais en famille d'accueil j'ai cru que j'allais brûler ma maison je pourrais plus la détecter c'est super ça je pense que dans les consciences, la protection animale et le fait d'être famille d'accueil peut-être plus citadin,
- Speaker #0
je sais pas ce que t'en penses c'est moins rural peut-être je suis d'accord avec toi c'est vrai que c'est un système assez citadin les animaux à la campagne Souvent, c'est des chiens qui dorment dehors. En fait, ils sont assez libres, les animaux à la campagne. À la ville, déjà maintenant, nos animaux, on les considère comme nos bébés. Et donc, on a un rapport à l'animal qui est totalement différent. Et je pense qu'on a plus la notion de l'engagement envers un animal. À la ville, on sait qu'on est en ville, qu'on ne répond pas à tous les besoins de l'animal. Et donc, on est beaucoup plus attentif à comment on peut faire en sorte que l'animal soit bien dans cet environnement. C'est vrai,
- Speaker #1
je pense que c'est une sensibilité différente. En tout cas, c'est génial qu'il y ait eu plein de demandes pour ce petit chat.
- Speaker #0
Je ne m'y attendais pas du tout. Lyon, c'est un super réseau. Après, c'est peut-être aussi parce qu'on est une asso lyonnaise, donc certainement plus visible à Lyon. Je ne sais pas, mais en tout cas, c'est génial. Ça répond systématiquement. C'est très positif. On a quand même pas mal de familles d'accueil chien, mais dès qu'on a une recherche pour un chat, ça prend très vite. Si vous êtes une asso pour chat et que vous nous écoutez, n'hésitez pas à nous solliciter parce qu'on a souvent pas mal de monde à vous proposer.
- Speaker #1
J'ai été famille d'accueil de chatons, mais je m'étais aussi fait la réflexion de me dire « mais attends, moi je peux les garder que trois mois, parce que, pardon, je pars en vacances, j'ai honte, mais voilà » . En fait, je pense qu'il peut y avoir beaucoup de freins, si vous avez un peu ce retour d'expérience-là des familles d'accueil potentielles, des délais, parce que tu sais quand ils arrivent, mais tu ne sais pas quand ils repartent. Et qu'est-ce que tu aurais à répondre à quelqu'un qui te dit ça ?
- Speaker #0
Eh bien nous, on demande systématiquement « prenez-vous des vacances prochainement, et quelle est votre durée d'accueil idéale ? » Et donc, dans notre base de données de famille d'accueil, on sait si les personnes seront en vacances bientôt. pendant combien de temps, et si elles sont plutôt aptes à accueillir un animal quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, ou sur une durée indéfinie. Et en fait, grâce à ça, on arrive à faire des placements vraiment optimisés, parce que si nous, on a une asso qui nous dit « Nous, il nous faut vraiment une famille d'accueil quelques jours, le temps que sa famille adoptive le récupère, parce que des fois, c'est par exemple un chien qui arrive de La Réunion, il va arriver, je ne sais pas, le lundi à l'aéroport à Charles de Gaulle, il va lui falloir une famille d'accueil jusqu'au samedi, parce que sa famille adoptive ne pourra venir le récupérer que le samedi. Et donc, dans ce cas-là, on peut facilement solliciter une famille d'accueil sur une courte durée. Et après, on a des assos qui nous disent, nous, là, c'est un animal qu'on a vraiment beaucoup de mal à placer, il nous faut de la longue durée impérativement, parce qu'on galère, et là, on va cibler uniquement des familles d'accueil qui sont dispo. quelques mois, voire durée indéfinie.
- Speaker #1
Ok. Moi, le frein vraiment que j'ai dans ma tête, et je pense que beaucoup de gens le savent, c'est quand il arrive, mais après j'ai un fil à la patte.
- Speaker #0
Alors, je ne dirais pas que c'est le plus gros frein. Oui, c'en est un. De se dire, je sais quand il arrive, mais je ne sais pas quand est-ce qu'il repart. C'est dur, mais souvent les familles d'accueil se disent plus, quand je n'en veux plus, je le dis à l'assaut, et puis c'est bon, elle le récupère. Ah non, ça ne fonctionne pas comme ça. L'association, des fois, n'a pas de refuge, donc elle ne peut pas récupérer l'animal comme ça. Donc, si on s'engage... On s'engage vraiment. En fait, il faut savoir qu'un animal, c'est comme un bébé, qu'au début, ça va être très difficile. Il va perdre tous ses repères. Il va pleurer. Comme quand on adopte un animal, il pleure la nuit, il gratte aux portes. Là, c'est pareil, c'est de la famille d'accueil. Comme un bébé, ça va être dur. Il faut s'y faire. Mais il faut aussi le savoir que quand on s'engage là-dedans, ça va être difficile et qu'on ne peut pas revenir en arrière aussi facilement. Donc, je ne pense pas que ce soit le premier frein, parce que les gens ne réfléchissent pas forcément comme ça. Le plus gros frein, c'est que ça va être trop dur. quand je vais devoir lui dire au revoir. Ça, il y en a plein, moi, qui me disent « Mais je ne pourrai jamais. Je ne pourrai pas le laisser partir. » Donc déjà, si vous ne voulez pas le laisser partir, vous pouvez l'adopter. Vous êtes prioritaire sur l'adoption, toujours. Mais après, il faut le voir aussi comme une mission de vous dire que sans vous, l'animal, il ne pourrait peut-être pas sortir de la rue, qu'il serait toujours en difficulté, qu'il serait peut-être toujours dans un box, que grâce à vous, il va trouver les adoptants parfaits. En fait, justement, c'est une belle mission. Oui, ça va être dur. Mais en fait, il faut être fier de ce que vous aurez fait, de ce que vous lui aurez appris. Vous allez avoir un rôle dans son éducation à l'animal. Et en fait, c'est beau. C'est une belle histoire. Et je pense qu'il faut la vivre une fois pour comprendre ce que c'est. C'est dur, forcément. Mais il faut surtout en être fier. Et en fait, il faut se dire que ça ne peut pas être aussi dur que de le perdre d'un accident, d'une maladie.
- Speaker #1
Oui, être famille d'accueil d'un animal, c'est une belle mission, une noble mission même. Et pour ma part, j'en garde un excellent souvenir. Bon, à part l'épisode du caca partout, vous imaginez bien. Pour l'histoire, c'était un petit chaton infesté par un Ascaris géant. C'est un gros verre qui ressemble à un interminable spaghetti. Et après traitement vermifuge, tout est rentré dans l'ordre pour ce petit bout qui aujourd'hui est en pleine santé, adopté et heureux dans sa famille. Donc tout est bien qui finit bien. Alors, on a évoqué depuis le début de l'épisode les différents types d'accueil temporaire, notamment la famille relais, qui prend le relais, comme son nom l'indique, d'une famille d'accueil lorsque celle-ci doit s'absenter pour une certaine période. Et la famille relais, ça a un rôle extrêmement important, notamment l'été, où, on va l'entendre, les associations sont particulièrement en tension, comme nous l'explique Manon.
- Speaker #0
Déjà, elles sont en tension toute l'année, les associations, mais effectivement encore plus l'été. Et en fait, l'été, entre le 15 juillet et le 15 août, c'est quasiment mission impossible. Et c'est pour ça que le concept de famille d'accueil a vraiment tout intérêt à se développer parce qu'on a énormément besoin de familles d'accueil à cette période. Moi, en tout cas, je ne prends pas de vacances entre juillet et août pour pouvoir aider nos associations à trouver ces familles d'accueil plus facilement. Mais on rame énormément parce que tout le monde prend ses vacances en même temps. Si demain, vous vous intéressez au concept de famille d'accueil, que par chance, vous ne partez pas en vacances à cette période, proposez-vous tout de suite. C'est vraiment hyper important que ce soit à nous ou que ce soit une autre association. Entre le 15 juillet et le 15 août, vraiment, il y a un besoin de familles d'accueil ou de familles relées. Familles relées, beaucoup aussi parce que les familles d'accueil, elles ont bien le droit de se reposer un peu aussi et de prendre un peu de vacances. Tu me disais tout à l'heure, oh la honte, j'avais envie de partir en vacances. Enfin, j'ai accueilli un animal mais que trois mois, j'avais aussi besoin de partir en vacances. Maintenant, c'est normal en fait. Déjà qu'on rend service. En accueillant un animal, il faut bien qu'on puisse avoir notre vie à côté. Et je pense que quand tu as fait ta mission d'accueillir un animal trois mois, tu as déjà bien dépanné, donc tu as bien le droit de prendre un peu de bon temps. Proposez-vous l'été, vous pourrez être famille d'accueil ou famille relais, en disant « moi je ne suis dispo qu'une semaine » . C'est toujours une semaine de prise, parce que des fois on se retrouve vraiment le bec dans l'eau. Et quand il y a un animal qui n'a aucune solution d'accueil, vraiment on n'a pas envie de le remettre dehors. Vous l'avez entendu, si vous ne partez pas en vacances l'été, ou si vous connaissez autour de vous des personnes disponibles l'été, qui aiment les animaux et qui veulent les aider, parlez-leur de Kiwito, parlez-leur du rôle de famille d'accueil temporaire ou de famille relais, dont l'accueil est généralement un peu plus ponctuel avec des missions souvent plus courtes et pourtant tellement précieuses. N'hésitez vraiment pas à faire circuler l'information, à en parler autour de vous, à faire grandir le réseau Kiwito, parce que chaque nouvelle famille d'accueil peut littéralement sauver une vie.
- Speaker #1
Les objectifs de KINITO, déjà, ça va être de lancer l'appli dans les mois à venir. Donc, on a hâte de voir à quoi ça va ressembler et que ça puisse aider beaucoup d'animaux, de faire connaître ce concept à beaucoup plus de monde. Aujourd'hui, on a 1 000 familles d'accueil. Demain, j'espère qu'on en aura 10 000, puis 20 000, puis 100 000. C'est tout le but, en fait, pour pouvoir aider de plus en plus d'animaux. Et donc, je passe un appel justement à toutes ces personnes qui sont notamment en milieu rural, comme on le disait tout à l'heure. On a beaucoup de mal à trouver des familles d'accueil dans ces secteurs-là. Donc, si vous êtes... dans une campagne un peu reculée, mais que vous êtes disponible pour accueillir un chien, un chat, une vache, une poule, un serpent, un perroquet même. Mais contactez-nous avec plaisir parce qu'il y en a vraiment besoin. Et que les associations, même si elles sont dans des villes un peu plus loin de chez vous, souvent elles font le déplacement pour placer un animal. Donc vraiment, il y a besoin de faire connaître ce concept, de le développer. Pour moi, c'est de l'utilité publique pure. Donc voilà, c'est mon objectif à court et moyen terme. qu'il y ait beaucoup plus de particuliers qui s'intéressent à ce concept et que des associations nous connaissent aussi pour pouvoir prendre plus facilement en charge des animaux.
- Speaker #0
Mais qu'il y ait une fourmilière, une nébuleuse. Genre, j'imagine une carte interactive et il y a des points rouges partout.
- Speaker #1
Mais voilà, c'est déjà un peu le cas. Là, on a une carte aujourd'hui et quand on voit tous les points, on se dit « Wow ! » Et pourtant, il n'y en a que mille.
- Speaker #0
C'est toujours ça. Est-ce qu'il y a un réseau, ça pourrait être un réseau Kiwito, elles ont genre une pastille Kiwito sur leur site, ou il y a un échange de logos, tu vois, une appartenance en fait ?
- Speaker #1
Ouais, non, il n'y a rien aujourd'hui, mais c'est vrai que ça peut être chouette de le mettre en place. En fait, aujourd'hui, ce qu'on a fait, on a mis en place un groupe privé sur Facebook sur lequel les associations peuvent poser leurs questions si elles ont besoin, mais surtout nous poster leurs recherches de familles d'accueil. Ça peut leur faciliter la tâche parce que... Une association, elle publie toujours sa recherche de familles d'accueil sur ses réseaux sociaux. Et là, ça peut lui éviter la double saisie de faire sa recherche sur les réseaux sociaux, de nous faire un mail. Là, on lui dit, si vous mettez sur les réseaux sociaux, vous faites juste partager groupe Kiwito. Et nous, au moins, on regarde tous les jours et on prend en charge ces animaux-là.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'ai vu sur Kiwito, Mondial Relay, tu as plein de partenaires.
- Speaker #1
Oui, Mondial Relay, grâce à eux, on a 100 envois gratuits par an. Donc là, ça va m'être utile. Je viens de commander des marque-pages qui font un peu office de flyer. et je vais en envoyer à tous mes bénévoles pour qu'ils aillent les distribuer autour de chez eux, dans les cliniques vétos, dans les librairies et dans les bibliothèques.
- Speaker #0
Et les partenaires, c'est eux qui te prospectent ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
C'est dans les deux sens. Après, dans les partenaires, on a nos mécènes. Donc, on a quatre mécènes. Aujourd'hui, on a Oupets, le premier média animalier en France. Défense de l'animal, là où je travaille, ils sont mécènes. Pénipète et le Fonds Nature, Culture et Patrimoine de Saint-Lézié du Couserand à Rallonge. C'est des institutions qui ont décidé de mettre des fonds à la création de l'assaut pour nous aider à créer l'application. Grâce à elles, déjà, on a plus de fonds et puis, voilà, on a plus de visibilité aussi.
- Speaker #0
C'est trop cool. C'est chouette. Ça fait très classe quand tu vois tous les partenaires.
- Speaker #1
Tu as fait des médias aussi pour parler de Kewito. Moi, je pensais que c'était beaucoup plus vieux que ça parce que je t'ai vue sur BFM. Enfin, tu as fait plein de trucs quand même. En fait, j'ai vachement accentué toutes nos relations presse. J'ai mis le paquet dessus. Après, c'est aussi mon rôle en tant que responsable de métier. Je connais un peu tous les leviers en communication et je pense que prochainement, on proposera aussi des modules de communication. pour faciliter les recherches de familles d'accueil à nos associations partenaires. Comment vous apprendre à bien communiquer sur vos réseaux sociaux ? Parce que des fois, je vois des posts, je ne citerai personne, mais ça ne donne pas du tout envie de les lire. Il y a trop d'infos, il n'y a pas d'espace, c'est difficilement lisible, il n'y a pas forcément de photos. Vous proposez des petits tips, des petits modules de formation pour savoir comment bien communiquer efficacement. J'ai mille et une idées pour vous aider. Et je pense que ma force aussi dans la création de cette association, c'est d'avoir ce côté communicante qui me permet de bien démocratiser le concept autour de l'association, autour de nous. On va arriver à faire un gros, gros maillage national. Vous allez voir, je pense que ça va envoyer. Ça m'apporte énormément de fierté. de devoir aider des animaux quand je reçois des messages « c'est bon, grâce à vous, on a pu placer tel animal » . Je me dis « mais génial » . Je ne peux qu'être fière et fière de mon équipe aussi, de tous ces bénévoles derrière qui travaillent sans relâche pour faciliter ces mises en relation. Beaucoup de fatigue aussi, parce que comme beaucoup d'assos, on est sollicité tout le temps et dans l'urgence. Beaucoup se pensent seuls. Moi, j'ai énormément de messages. Je ne peux pas tout faire en même temps. Je ne peux pas écouter le message, écrire en même temps toutes les infos que je prends. C'est juste très compliqué aujourd'hui de tout gérer. Donc voilà, oui, ça c'est dur, mais je prends des vacances quand il faut pour ne pas râper parce qu'il faut. Tu connais tes limites ? Pas encore assez, je pense, mais ça vient. Et là, je parle aussi à toutes les associations qui sont certainement dans mon cas. Prenez soin de vous, c'est hyper important. Écoutez-vous, ne pétez pas les plombs. Parce qu'on est tout le temps dans l'urgence, Je sais que vous, vous êtes dans l'urgence, donc vous projetez votre stress sur nous aussi. On ne trouve pas de famille d'accueil pour tel animal. Oui, donc on va faire notre maximum. On met tout en œuvre pour vous trouver des familles d'accueil. Si on ne vous en trouve pas, il ne faut pas compter que sur nous. En fait, on fait tout pour les trouver. On fait notre maximum. Vous pouvez compter sur nous à tout moment. Mais soyez sympas, soyez indulgents. On est comme vous, on est des humains. Quand il y aura l'application, ça facilitera le process. Et en fait, c'est vous qui serez maître. de tout ce que vous allez mettre en place, de tous les contacts que vous allez prendre. Là, je pense que la limite, et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on se heurte à pas mal de difficultés, que ce soit du côté famille d'accueil ou association, des personnes qui ne comprennent pas, qui se permettent un peu d'être désagréables avec nous, ça ne va pas assez vite, c'est jamais assez, tout ça, parce que vous ne voyez pas tout le travail qu'on met derrière, l'acharnement qu'on y met, le cœur aussi qu'on y met pour trouver des familles d'accueil, pour répondre aux demandes des familles d'accueil quand il y a besoin, pour répondre à toutes ces associations. Vraiment ? Vous êtes nombreuses, on fait notre maximum, mais on est humains, comme vous tous. Et donc, il faut juste qu'on se respecte entre nous. Tout à fait. Super. Ça, c'était un beau mot de la fin. Est-ce que tu veux un vrai mot de la fin ? Est-ce que tu avais réfléchi à quelque chose ? Mot de la fin, engagez-vous, n'hésitez pas, il faut y aller, n'ayez pas peur. C'est sûr que ça va être dur de perdre un animal, c'est sûr que ça va être dur de l'accueillir aussi. Ça va bousculer vos nuits, ça va bousculer vos journées, ça va bousculer votre emploi du temps, mais n'ayez pas peur. Et puis, si vous aimez notre concept, parlez-en autour de vous. Et on ne peut vivre que grâce à vous et grâce à vos dons aussi. Donc, n'hésitez pas. Faites-nous un petit don sur Eloasso. Même un euro, c'est hyper encourageant. On n'en a pas souvent. Alors, voilà, n'hésitez pas. Même un euro, on en a toujours besoin. Donc, merci.
- Speaker #0
Merci, Manon, pour ce beau témoignage. Et franchement, bravo pour ce que tu as fait en un an.
- Speaker #1
C'est beau. C'est très nécessaire, surtout. Donc, franchement, bravo. Merci à toi. et merci à toutes les personnes qui nous écoutent.
- Speaker #0
Merci à Manon et à Kiwito de faire connaître et de valoriser le rôle de famille d'accueil en protection animale au plus grand nombre. Un rôle tellement essentiel pour tant d'animaux en recherche d'un foyer temporaire dans leur parcours d'animal abandonné, confié à une asso, saisi lors d'une procédure judiciaire ou encore en cours d'apprentissage pour devenir animal d'assistance. C'est un rôle encore trop méconnu et qui, quand on le connaît, souffrent de trop d'illets reçus. Alors non, vous n'êtes pas obligé d'avoir un grand logement, ni d'avoir un jardin, ni même d'être présent la journée si vous travaillez. Selon le type d'animal, évidemment, un chien aura certainement besoin d'une sortie à la mi-journée, mais il y a plein d'autres animaux qui pourront s'adapter à une absence sur le temps de travail. L'important, c'est de vouloir aider, d'avoir quand même un peu de temps à accorder à l'animal, et un logement adapté, mais ça ne voudra pas forcément dire un logement énorme, ou encore une fois un jardin. L'important, c'est que le logement soit sécurisé. et confortable, adaptée à l'espèce de l'animal. Vous n'êtes pas obligé non plus d'avoir beaucoup de moyens. On le rappelle, tous les frais vétérinaires seront pris en charge par l'association de l'animal accueilli, qui reste le propriétaire de l'animal jusqu'à son adoption. Et la nourriture, la litière, les jouets et tout autre matériel pourront être pris en charge par l'association, selon les contrats associatifs. devenir famille d'accueil temporaire d'un animal. Ça permet aussi une toute première expérience avec un animal, si on n'en a jamais eu, il y a une première fois à tout, et ça peut être extrêmement enrichissant humainement. Après cet épisode, si vous êtes tenté par l'aventure famille d'accueil temporaire, contactez Kiwito pour rejoindre leur réseau de famille d'accueil. Vous trouverez un formulaire de contact sur www.kiwito.com ou sur leurs réseaux sociaux. Je vous remettrai tous les liens dans les notes de l'épisode. On rappelle que Kiwito est un réseau national, donc vous pouvez soumettre votre candidature en tant que famille d'accueil dans toute la France, y compris les Domtom, la Corse. Manon et ses équipes ont d'ailleurs rédigé un guide d'information complet pour les familles d'accueil potentielles, qui répond à toutes les questions que vous pourrez vous poser, aux idées reçues qui vous freineront, qui propose des solutions concrètes pour vous accompagner dans votre rôle ou futur rôle de famille d'accueil. Et ce guide comprend même des témoignages de familles d'accueil pour vous inspirer. Ce guide d'information, de réponses, et de conseils est vraiment super bien fait et très complet, donc n'hésitez pas à le télécharger. Je vous mettrai le lien du téléchargement du guide dans les notes également. Si vous êtes une association et que vous n'êtes pas encore dans le réseau des partenaires de Kiwito, n'hésitez pas à vous renseigner auprès de Manon et de ses équipes pour faciliter vos démarches de trouver une famille d'accueil. On rappelle aussi que dans quelques mois, si vous écoutez cet épisode à sa sortie, c'est-à-dire au printemps 2026, l'application qui sera gratuite pour tous, en cours de développement. côté Kiwito sera sorti, simplifiant donc toutes ces mises en relation. Donc n'hésitez pas à suivre les actualités Kiwito sur les réseaux sociaux et même à vous abonner à la newsletter depuis kiwito.com. Si vous pouvez faire un don, même un euro, n'hésitez pas, votre don peut être fait sur la page Eloasso de Kiwito. L'association Kiwito étant reconnue d'intérêt général, votre don sera défiscalisé à hauteur de 66%. Pour finir, on peut rappeler que l'accueil temporaire offert à un animal, quel qu'il soit, c'est pas seulement un toit. C'est souvent un vrai moment d'espoir pour ces animaux, qui permet de les sortir de la rue, d'un box ou d'une cage, de désengorger des refuges saturés, de réduire drastiquement le risque d'euthanasie pour manque de place, donc ça sauve des vies, et ça permet aussi de préparer un animal à sa future vie en famille définitive. J'ai envie de reprendre mot pour mot ce que confiait Antonin, président du clan félin, à son 100% chat localisé à Bourg-en-Bresse, à mon micro dans l'épisode 5 du podcast, parce que ça illustre parfaitement l'importance cruciale de ce rôle en protection animale. Je le cite, « On accueille un chat qui n'est pas le sien pour qu'il devienne encore le chat d'un autre, Mais c'est absolument... essentiel pour l'animal, pour sa sociabilisation, sa guérison s'il est malade. C'est la phase où l'animal reprend confiance en lui, reprend confiance en l'humain. Et sans famille d'accueil, on ne pourrait rien faire. Je referme la citation. Antonin nous parlait de chat, mais évidemment ça vaut pour tout animal, et je trouve que ses propos étaient très justes. Une famille d'accueil, c'est un environnement stable et affectueux, loin du stress d'un box, malgré tout le soin dont vont faire preuve évidemment les animaliers des refuges. Mais ça ne remplace pas la douceur d'un foyer, forcément. même temporaire. Une famille d'accueil, ce n'est pas une étape technique et logistique dans le parcours d'un animal, c'est une vraie aventure humaine, animale aussi. Offrir de l'attention, de la sécurité et de la tendresse à un animal, même pour une période courte, il faut vraiment comprendre que ce n'est jamais du temps perdu. C'est du temps qui compte, qui apaise, qui répare parfois, qui redonne confiance. Ça représente en fait tout pour l'animal confié. Et du côté des familles d'accueil, ça apporte souvent beaucoup de fierté, beaucoup d'amour aussi. parce qu'on reçoit tellement en retour, en fait, tellement de reconnaissance de l'animal à travers un regard qui témoigne de sa confiance en vous. C'est une petite présence, parfois fugace, parfois plus longue, mais qui peut avoir un impact profond sur votre vie. Moi, je repense encore beaucoup aux animaux que j'ai eus en famille d'accueil. Ils continuent d'accompagner mon parcours de vie et ça me fait du bien de me dire que j'ai eu un impact positif sur la leur. J'espère que vous retiendrez de cet épisode. qu'on n'a pas besoin d'être la famille définitive d'un animal pour changer sa vie, que chaque petit geste, chaque instant partagé a une importance. Et parfois, c'est justement cette étape temporaire de bienveillance qui permet à un animal de grandir, de se reconstruire, d'apprendre à faire ou à refaire confiance, pour pouvoir aborder sereinement l'étape de l'adoption définitive et profiter pleinement de sa vie. Voilà toute la beauté du rôle de famille d'accueil temporaire que Kiwito tend à rendre visible et accessible aux plus de personnes possible. sensible à la cause animale sur toute la France et pour tous les animaux. Merci à toutes les familles d'accueil qui nous écoutent. Vous savez à quel point votre rôle est précieux. Merci à toutes les associations aussi qui s'engagent sans relâche pour trouver les meilleures familles possibles pour leurs pensionnaires, qu'elles soient temporaires ou adoptantes. Et finalement, peu importe que l'accueil d'un animal ne dure que quelques jours, quelques semaines,
- Speaker #1
quelques mois ou bien des années,
- Speaker #0
ce qui compte, c'est d'avoir été là au bon moment. Merci d'avoir écouté cet épisode de l'Echo des museaux. J'espère que ce podcast vous a apporté de la connaissance et vous donne envie d'agir à votre niveau parce qu'il suffit parfois de toutes petites actions pour changer positivement la vie d'un animal. Si le podcast vous plaît, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles, un gentil commentaire et surtout à en parler autour de vous pour faire grandir notre communauté de protecteurs des animaux. En attendant le prochain épisode, Retrouvez plus d'informations sur le podcast et tous nos anciens épisodes sur www.lecodemuseau.fr ou faites-nous un retour sur notre compte Instagram, j'adore lire vos messages. A très vite pour un prochain épisode !