- Speaker #0
Bienvenue sur l'écho des museaux, le média associatif qui donne de la voix pour le monde animal. Je suis Marine, une passionnée d'animaux depuis toujours, et ici je donne la parole aux associations, aux professionnels, et à toutes celles et ceux qui s'engagent pour la cause animale. A travers des témoignages inspirants, de l'info et des conseils, ce podcast invite à repenser notre lien aux animaux et à mieux comprendre leurs besoins pour faire avancer le bien-être animal. C'est parti pour l'épisode du jour ! Bonne écoute ! Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver pour ce quatrième épisode de la saison 2 de l'éco des museaux. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous partager une belle rencontre avec un invité de prestige que beaucoup d'entre vous connaissent déjà. J'ai nommé Johan Latouche. Je pense que je n'ai pas besoin de vous présenter Johan, mais en deux mots, c'est un véritable touche-à-tout du monde animalier, ancien éleveur, entrepreneur, communicant... Chroniqueur télé, passionné et spécialiste reconnu des chiens et des Ausha, mais surtout, et c'est la raison principale pour laquelle je tenais vraiment à l'inviter sur le podcast, Johan porte un amour profond pour le vivant. C'est vraiment un engagement inné et sincère chez lui, qui ne se limite pas qu'aux chiens et Ausha finalement, mais qui enlace plus largement tous les animaux. Et ça, on le ressent très vite quand on discute avec Johan. Les animaux, ce n'est pas simplement un sujet de communication ou d'expertise. C'est quelque chose de beaucoup plus instinctif, je dirais même presque viscéral, qui est en lui depuis toujours, une sensibilité pour le monde animal dans son ensemble que je partage profondément et qui a fait que j'ai senti une connexion comme si on était fait du même bois. Donc je suis très heureuse vraiment d'avoir pu faire cette belle rencontre. Au fil de cet épisode très spontané, puisque Johan n'a pas souhaité recevoir les questions à l'avance, vous allez entendre que c'est cet amour des animaux, la boussole, qui guide son parcours de vie depuis sa tendre enfance bretonne, qui définit ses choix, ses projets et la manière dont il voit le monde et la protection animale avec beaucoup de justesse et d'intelligence. On a enregistré début février à Paris, en compagnie de son adorable minette pomponnette, dite Pompô, adorable de chez adorable, avec ses beaux yeux bleus revolvers. Et vous l'entendrez d'ailleurs dans l'épisode, puisqu'elle nous a collés pendant tout l'entretien. Et si vous voulez admirer sa mignonnerie et que vous nous écoutez en podcast depuis une plateforme d'écoute, Rendez-vous sur Youtube, l'épisode sera, comme tous les autres, proposé avec un habillage de photo. Parcours atypique, pète influence, réalité et enjeux de la protection animale, chiens, Ausha, naques, faune sauvage, animaux d'élevage ou encore grands enjeux de la cause animale, on a abordé tous ces sujets dans cet épisode un peu hors format, car un peu plus long que les autres, mais je ne vous en dis pas plus et je vous emmène tout de suite dans cette conversation sans filtre avec Johan. que je remercie encore pour le temps qu'il m'a accordé, sa grande gentillesse et sa disponibilité. Allez, c'est parti. Tu veux que je te montre un peu la trame ? Non, pas du tout. On y va en freestyle. Moi, ça me va.
- Speaker #1
Je ne sais pas du tout connaître les questions. Et je n'ai pas de trucs tabous. Tout va bien.
- Speaker #0
C'est parfait parce qu'à la fin, il y a des questions un peu plus... Peut-être plus autres animaux compagnies, tout ça. Enfin bon, bref, je ne te spoil pas. Allez, c'est génial. Donc déjà, je sais que beaucoup de personnes te connaissent, mais est-ce que tu veux bien jouer le jeu de te présenter ?
- Speaker #1
Merci de m'accueillir déjà, Marine. Avec un immense plaisir. De nous accueillir, parce qu'on a quand même Pompon qui est dans la pièce, qui va évidemment s'intéresser à ce qu'on raconte. Et donc moi, je suis Johan. Effectivement, c'est toujours difficile parce que quand on me dit comment tu te présentes, c'est toujours une question jamais évidente pour tout le monde. Mais moi, vu que je fais plein de trucs et des trucs très différents, je me décris souvent comme amoureux, passionné des animaux. Voilà, donc effectivement, comme tu l'as dit, j'ai un nom plus jeune âge parce que c'est mon grand-père qui m'a donné cette passion. et de tous les animaux parce qu'il avait une ferme, même s'il élevait des chiens et des Ausha, mais il avait vraiment une grande ferme. Et donc vraiment, j'ai toujours été passionné par tous les animaux. J'ai fait assez peu de différenciation entre eux.
- Speaker #0
Alors, est-ce qu'il y a un animal, un souvenir qui t'a plus marqué dans ton enfance ou en grandissant ? Une petite anecdote que tu as envie de raconter.
- Speaker #1
Il y en a beaucoup, mais ça reste quand même souvent lié au chien. On dit que c'est le meilleur ami de l'homme, mais vraiment pour moi, c'est évidemment un animal qui est quand même si particulier. Et petit, j'étais vraiment en mode, je voulais vraiment un chien. Dès que j'ai su parler, j'ai su que je voulais un chien. Je disais, je voulais un labrador, c'était très précis. Donc, je voulais un labrador sable. C'était obsessionnel jusqu'au point, parce que moi, mes parents n'étaient pas du tout animaux. Ils n'étaient pas du tout en mode, on va prendre des animaux. Absolument pas, on vivait en ville, tous les deux pas très passionnés par ça, avec déjà trois enfants à gérer, ils n'avaient pas du tout dans la timeline de se dire on va avoir des Ausha, des chiens, des poules. Ils ont tout eu, vraiment, je pense que je n'aurais vraiment rien épargné. Si j'ai pas eu les reptiles et tout, ça j'ai pas eu. Mais sinon vraiment, j'ai eu quasiment tous les animaux en ville. Et du coup, vu qu'ils ne voulaient pas, j'ai carrément fait une paralysie faciale. Genre vraiment, mon corps a réagi à cette frustration. Et c'est là qu'ils se sont dit, bon, il ne va pas du tout lâcher ce... Donc, à long go, lui a trouvé son Labrador. Et du coup, j'ai eu mon Labrador. Et après, j'avais plein de chiens chez mon grand-père. Bah, la Dyn Laïka, qui était des chiens avec qui j'entretenais des relations. C'est toujours pareil, quand t'as une meute, t'as toujours tes chouchous. Ou du moins, tu vas avoir une relation un peu plus privilégiée avec. Et c'est vrai que c'était le cas avec certains des chiens. Enute, qui était mon premier Labrador. Vraiment, les prénoms qu'on donne quand on a un enfant, un chien. Bah lui, forcément, il a toujours, et d'ailleurs toujours aujourd'hui, une place hyper particulière dans mon cœur, parce que c'est le premier. Il est décédé à 17 ans, ce qui était assez fou dans la brade.
- Speaker #0
Ah oui, c'est beau.
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
C'est un bel âge.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
ouais. Ok, donc du coup, ta famille n'était pas plus animaux que ça. Et tes frères et sœurs ?
- Speaker #1
J'ai une grande sœur et un petit frère. Grande sœur complètement allergique aux animaux, qui éventuellement va faire un câlin de loin aux chiens, tu vois. Mais en plus, les Ausha, pas du tout. Genre, elle est allergique Ausha. Même là, Pompon, c'est compliqué pour elle d'être dans la même pièce longtemps. Donc, pas du tout fan. Et moi, je vais vraiment imposer clairement tout ça. Et mon frère... plus enclins aux animaux, mais pas non plus passionnés. Vraiment. Par contre, forcément, maintenant, ils sont très calés animaux, du coup. Ils ont tellement bouffé avec moi que forcément, du coup, j'ai un peu mis tout le monde de par ma passion. Ils ne sont pas des passionnés, mais ils comprennent et du coup, ils suivent ça de très loin. Et genre, à chaque fois que j'ai perdu un animal, ma sœur, c'était celle qui était la plus présente, alors que c'est elle qui, finalement, comprend certainement le moins le deuil animalier. La dernière que j'ai perdue, c'est Diba, une berger blanc. Elle était là pour la piqûre chez le vétérinaire. Elle est venue, elle était en pleurs. Alors que c'est elle qui comprend moins le délire, on va dire.
- Speaker #0
J'ai vu sur Insta, c'était trop chou, que tu avais écrit au président de la République quand tu étais petit. Alors je n'ai pas retrouvé, je l'avais vu, et puis je n'ai pas réussi à le retrouver, donc je ne sais plus quel âge tu avais. Est-ce que ça, tu peux nous le raconter ?
- Speaker #1
Ouais, je poste trop, c'est pour ça que tu n'as pas retrouvé. J'avais quel âge ? C'est une excellente question, c'était Chirac, donc j'étais quand même très jeune. C'est quand 30 millions d'amis a été déprogrammé de l'antenne. À l'époque, ils étaient sur TF1, si je ne dis pas de bêtises, et après ils ont fini sur France 2, puis France 3, pour être finalement totalement déprogrammés définitivement. Mais ça a été à la première des programmations où on ne savait pas du tout que l'émission allait revenir. Donc, il y avait eu une émission Adieu sur TF1. Et moi, je suis vraiment la génération de 30 millions d'amis. Et quand j'étais petit, j'étais déjà tellement à fond dedans que j'étais déjà abonné aux magazines. J'étais abonné à tous les magazines de l'époque. Il y avait Atouchien, Atoucha. Il y avait beaucoup de magazines par race. À l'époque, la presse écrite marchait encore hyper bien. Donc, il y avait le magazine des Rottweiler, celui des Bullterriers, celui des Labrador. Et je suivais évidemment complètement 30 millions d'amis. Du coup, ça s'est arrêté. Pour moi, c'était d'une injustice folle. Et donc, j'avais effectivement écrit à Jacques Chirac. Il m'avait vraiment répondu. Un des secrétaires m'avait répondu que Jacques Chirac adorait les animaux aussi. Clairement qu'il n'allait rien faire du tout.
- Speaker #0
C'est un peu à côté de la plaque, mais c'est... C'est complètement à côté de la plaque. C'est horrifique quand même.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. Et donc, du coup, il m'avait envoyé ce portrait dédicacé que je n'avais pas du tout demandé et qui n'était pas du tout mon objectif, mais que ma mère a gardé. Et oui, elle me l'a ressorti l'autre jour parce que je le cherchais pour je ne sais plus quelle actualité d'ailleurs.
- Speaker #0
La fin de 30 millions d'années.
- Speaker #1
Tu as complètement raison, la fin du magazine.
- Speaker #0
et donc ouais ouais c'était assez enfin c'était une époque quoi ouais j'avoue même moi j'étais abonnée aussi mais je pense qu'on doit être de la même génération je sais pas quelle génération 80 ah moi je suis 88 ah oui tu vois mais du coup complètement même génération et tu es sagittaire ? non alors je suis par contre pas mal je suis bélier ascendant sagittaire ok parce que j'avais vu un post LinkedIn qui disait joyeux anniversaire Johan et tout et c'était le 12 décembre je me disais c'est marrant moi je suis du 8 tu vois et on dit toujours que les sagittaires ont plus d'appétence avec les animaux c'est pour ça ah je savais même pas que les sagittaires ils s'entortent ils aient mis animal ouais ouais bon Moi,
- Speaker #1
j'imaginais ça avec le côté bélier, tu vois. Moi aussi, ça marche.
- Speaker #0
C'est un animal. Donc, tu as toujours voulu travailler avec les animaux. Alors moi, j'ai lu une interview où tu dis que le système scolaire, ce n'était pas trop ton truc. Et en plus, on t'a dit que tu n'y arriverais pas. Aujourd'hui, avec le recul et ton parcours, qu'est-ce que tu dirais au jeune Johan à qui on a fait comprendre il y a des années que l'école n'était pas pour lui et qu'il ne réussirait pas ?
- Speaker #1
Honnêtement, je pense que je referais complètement la même chose. J'ai plein d'amis, quand ils font mal, ils font « Ah putain, j'aurais dû faire ça » . Vraiment, c'est la phrase qui ne sert à rien. Tu ne l'as pas fait. Next step, qu'est-ce que tu fais après ? Donc du coup, je ne suis pas trop du genre à regarder dans l'introvisoire. Mais c'est ce qui a permis d'avoir la vie que j'ai aujourd'hui, que j'adore, auquel je ne changerais vraiment pas grand-chose. Franchement, je ne changerais rien. Si ce n'est peut-être que j'essaierais d'être plus smooth avec moi et moins violent, mais après c'est le système qui est comme ça. Mais du coup, à dos, j'étais vraiment mal, mal dans ma peau, enfin pas bien. Et c'est pour ça que généralement, je dis toujours oui. Et ça me prend vraiment du temps dans l'année. Mais je réponds toujours présent pour les écoles, parce qu'il y a les jeunes et que je me dis que mon parcours de vie peut leur être utile, parce que même si t'es pas bon à l'école, et même les profs généralement sont assez enclins à écouter ce discours, tu vois.
- Speaker #0
parce que tu peux ne pas être dans les cases et toi tu as un beau modèle de ça et c'est vrai que c'est intéressant de le transmettre et ça peut motiver des gens qui n'ont pas confiance en eux ou qui se disent je ne suis pas dans les clous mais en fait il y a des success stories aussi oui et d'ailleurs quand tu regardes moi j'aime bien écouter les autres entrepreneurs parce que je suis aussi entrepreneur au delà de ma façon des animaux,
- Speaker #1
j'ai aussi un business à gérer et qui est d'ailleurs un business vertueux pour les animaux et quand tu regardes Tous les entrepreneurs appelés Niel, Pigaz, tout ça, c'était tous des gens qui n'étaient pas très bons à l'école. Mon Bernard Arnault, je crois qu'il était quand même assez brillant à l'école. Mais tu as beaucoup d'exemples de très grands entrepreneurs qui n'étaient vraiment pas du tout dans le système. En Etats-Unis, encore plus.
- Speaker #0
Moi, je trouve que c'est beau, du coup, ton parcours. Donc, tu as fait des formations pour travailler avec les animaux. Je sais que tu as fait beaucoup, beaucoup de choses, notamment une EMFR. Est-ce que tu pourrais nous résumer ton parcours, même s'il est très hétéroclite, et nous expliquer aussi s'il y a une expérience qui t'a plus apporté que les autres ?
- Speaker #1
La MFR m'a clairement plus apporté que tout le reste parce que j'étais vraiment un gros échec scolaire. Et du coup, décrochage scolaire et forcément familial. Du coup, on m'a mis en pension. Donc forcément, après, tu es un peu éloigné de la famille, tu perds beaucoup de repères. Et la MFR, le slogan de la MFR, c'est « réussir autrement » . Et moi, dans mon cas, c'est vraiment ce qui m'a redonné confiance en moi, ce qui m'a redonné confiance aussi dans les adultes. Le parcours s'est fait vraiment par étapes. Donc, j'ai 5 ans, je suis déjà en mode « je veux mon chien, je veux mon chien, je veux mon chien » . Je finis par l'avoir. Je commence à être bénévole à la SPA de Vannes. Donc là, tu vois, je suis vraiment très jeune adolescente, parce que j'ai 10-11 ans. Clairement, je sèche les cours pour y aller. J'y reste quand même à l'ASPA, j'y reste toute mon adolescence, parce que je fais vraiment à 11 ans, 18 ans. Et en même temps que ça, ce qui est assez paradoxal, en vrai ça ne va pas ensemble, mais ce qui a toujours été une force dans le parcours, c'est que je me mets à élever des chiens qui seront suivis après des Ausha, parce que j'ai élevé des bergers blancs suisses et des menkoums. Je faisais des concours de beauté, mais aussi pour qu'ils soient bien dans leur tête, je faisais tout ce qui était école du chiot. Agility, obéissance, etc. Donc j'ai commencé à fréquenter les clubs canins. Donc là, j'ai commencé à faire des formations de comportement avec des très grands Catherine Collignon, qui est très connue en France dans le milieu de l'éducation et du comportement. Elle peut d'ailleurs être une invitée complètement pertinente pour toi, parce que vraiment, elle est incroyable. Elle est vraiment en plus sans filtre. Je l'aime vraiment beaucoup. Et c'est quelqu'un qui a fait énormément pour l'éducation positive et amicale. C'était à une époque où même moi, quand j'ai démarré, c'était très OK, les colliers. Alors, on ne m'a jamais utilisé les colliers à pointe et tout. Mais j'ai eu des colliers étrangleurs sur mes chiens. C'était complètement normal à l'époque et tu ne te disais pas. Alors, c'était déjà choquant les colliers électriques. Ça, je me rappelle très bien que je disais ce qu'il y en avait dans le club et c'était complètement autorisé. Mais je te parle de ça, c'était il y a 20 ans. Ce n'est pas il y a 1000 ans, tu vois, c'était il y a 20 ans.
- Speaker #0
C'est interdit depuis pas longtemps d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui, c'est interdit et encore, ça n'est même pas rentré en décret encore en France. En tout cas, c'est l'Europe qui l'a interdit. Et il y avait une proposition de loi française. Mais pour le moment, ce n'est toujours pas entré réellement en vigueur. Et Catherine faisait venir Yann Dunbar. Siam. très très grand vétérinaire éthologue américain très drôle en plus qui effectivement expliquait toutes ses méthodes et tout et c'était de folie pour l'époque et ça j'en ai fait beaucoup il y avait déjà à l'époque pas mal de grands courants de pensée autour de ça et donc du coup tu vois moi j'ai continué là-dedans et après je suis entré à la MFR où là j'étais clairement en stage tout le temps déjà je faisais les stages à la SPA et j'ai aussi fait une alternance à Foxtrot qui était une pension pour chiens et chiens chez les Ruskés qui sont d'ailleurs toujours des amis précieux à mon cœur et où là pareil ça m'a appris vachement de trucs j'ai appris plein de trucs partout, chez les vétos. Forcément, tu te rappelles toujours, je pense, de ta première opération quand tu es petit, que tu es chez un véto, tu vois. Après, j'en ai fait plein. Enfin, j'en ai fait plein. Ce n'est pas moi qui opérais, évidemment, mais j'en ai fait plein. La première, tu t'en souviens, quoi.
- Speaker #0
C'est un peu en mode...
- Speaker #1
Oui, c'est hyper formateur, mais c'est un peu en mode est-ce que je vais vomir right now, tomber dans les pommes ou est-ce que ça va aller, tu vois. En tout cas, la première, elle n'est pas anodine.
- Speaker #0
Et ton cursus, c'était quoi à la MFR ?
- Speaker #1
J'ai fait un BEPA, parce qu'à l'époque, c'était des BEP. Donc, moi, c'était un BEP agricole. Donc, j'ai fait un BEP parce que ça existait encore. Et après, il y a eu une réforme où ils ont mis des bacs pro en trois ans. Mais moi, du coup, j'ai fait quatre ans. C'est deux années de BEP, deux années de bac pro.
- Speaker #0
OK, je ne sais pas. Je rebondis juste sur quelque chose. Donc, ton chien de cœur, c'est le Labrador ?
- Speaker #1
Oui, toujours.
- Speaker #0
Et pourquoi avoir élevé des bergers blancs suisses ?
- Speaker #1
Ça avait vraiment été hyper drôle parce que c'est le parcours qui a fait que. Donc, Labrador, clairement de ouf. Les gens ont croisé Labrador, Labrador, tous les Labradoodles, j'adore. Je ne vais pas dire ça parce que ce n'est vraiment pas bien. Mais, en vrai, je suis fan. Il y a eu les dogs allemands. Moi, c'est une... passion de dogue allemand. C'est vraiment ce coup bidou. Ça pense à faire la taille d'un chihuahua alors qu'il vient sur ses genoux. Ça a ce côté un peu benêt qui est trop mignon alors que les gens l'ont hyper peur. Maintenant moins mais à l'époque en plus ça avait encore la coupe des oreilles. La coupe des oreilles ça les rendait quand même très impressionnant. Maintenant ils ont plus cette tête de grand dader, tu vois, mais quand il y a la coupe des oreilles ça leur donne un petit côté d'oberman qui était assez impressionnant. Et le berger blanc c'est tout simplement ce qu'à l'aspect il y avait une portée qui avait été absolument abandonné quand je gérais l'accueil et donc du coup j'ai eu voilà ces chiots dans les bras et j'ai eu bali qui a été mon premier berger blanc que j'ai commencé tu vas faire en expo et en fait de là bas je me suis pris d'amour pour la race je me suis lancé complètement dans l'élevage et tout j'ai adoré ça jusqu'à qui en fait j'ai un chiot qui a été abandonné dans les gens c'est vraiment la famille bien sous tout rapport avec des gros moyens maison à la mer en bretagne vraiment la famille va se dit pas du tout qu'ils vont abandonner le chien quoi et surtout n'ont pas appelé et du coup le chien il s'est retrouvé dans une famille où je pouvais pas le récupérer récupérer et tout. Ciao, ça m'a saoulé. Donc du coup, j'ai complètement lâché l'affaire et sans regret. Alors que c'est mon rêve d'enfant, moi, d'élever des chiens et des Ausha, de reprendre la ferme de mon grand-père, même s'il a toujours aimé la protection animale et tout. À la base, moi, je voulais vraiment élever des chiens et des Ausha. Et d'ailleurs, je n'ai jamais un problème, je le dis toujours aux assos et tout, ils le savent, tu ne verras jamais mettre un hashtag « Adopt, don't shop » . Les gens ont toujours acheté des chiens. Comme je le dis toujours, je préfère toujours une famille qui va aller dans un élevage acheter un chien. Alors bien sûr, il y a élevage et élevage, mais comme il y a protection animale et protection animale. C'est vrai. Et donc, du coup, je préférais toujours des gens qui vont aller chercher un chien en toute conscience parce qu'ils ont tel temps de disponible, tel budget disponible, tel enfant, machin, l'un, l'un, que prendre un chien à la SPA ou une autre association, mais le prendre et qu'il ne correspond pas à notre mode de vie. Moi, la SPA, ils sont quand même plutôt, au contraire, d'ailleurs, on en rit souvent avec eux, ils sont plutôt dans le sens inverse, à ne pas favoriser l'adoption. Donc, il faut vraiment être motivé quand tu vas à la SPA pour adopter. Mais il y a des refuges où ce n'est pas du tout le cas. Tu vois, ils vont plutôt faire les choses assez facilement et qui, du coup, est un vrai problème pour un animal. Donc, en vrai, je n'ai pas de religion là-dessus.
- Speaker #0
On parle ensuite d'Igra Calgé, l'agence de communication que Johan a fondée et qui occupe aujourd'hui une place assez unique dans le paysage du monde animalier. Il faut bien le dire. YLG, c'est un groupe créé au fil du parcours assez singulier d'Johan, devenu une agence de communication entièrement dédiée au secteur animal. Professionnels, marques, acteurs du bien-être animal, médias, mais aussi associations engagées sur le terrain. L'objectif d'YLG, mettre la communication et l'influence au service des animaux pour aider les projets et les initiatives du monde animalier à gagner en visibilité et à toucher le grand public,
- Speaker #1
mais toujours dans le respect des valeurs du groupe.
- Speaker #0
Du coup, tu l'as créé en 2017.
- Speaker #1
Oui. Alors, je l'ai créé précisément en 2016 parce qu'à la base, en fait, 2017, c'était en France. En 2016, c'était parce que je vivais en Suisse. Puisque moi, pour le coup, en fait, après le bac pro, moi, très clairement, j'ai acheté une maison. J'étais en coupe. Enfin, la vie était partie, quoi, pour 40 ans de vie comme ça. Et ça devait rester comme ça, tu vois. En plus, comme beaucoup de Bretons très attachés à la Bretagne. Pas du tout dans le mood de déménager. Et en fait, je prends un premier job de commercial croquette où j'allais voir les marchés que j'aimais. Donc, les vétérinaires, les éleveurs, les pensions pour vendre différentes marques de croquettes puisque c'était pour un grossiste. Et en fait, là, on prend cette marque Eukanuba qui appartenait à Procter & Gamble. Et au fur et à mesure, du coup, tu vois, je suis repéré par la direction qui va me proposer différents postes pour terminer du coup brand ambassador de cette marque. Et du coup, tu vois, je vais quand même beaucoup voyager. Je vais apprendre la com, le marketing, l'événementiel. avec l'expertise que j'avais dans le domaine canin et félin. Trop bien ? Oui, carrément trop bien. Et du coup, j'avais un profil hyper atypique parce que j'étais quand même hyper calé sur la reproduction, la prophylaxie et tout, l'alimentation évidemment. Et je savais de quoi je parlais. Même quand j'allais chez les vétérinaires, je pense que les deux, trois premières visites en véto, je suis un peu arrivé avec les pétoches en mode « oh là là » .
- Speaker #0
Et finalement,
- Speaker #1
je me suis rendu compte que, en plus à l'époque, l'alimentation n'était quasiment pas enseignée dans le cursus vétérinaire. Donc, au contraire, généralement les vétos étaient trop contents que je leur parle de tel truc, de telle protéine qui servait à tel truc et moi en plus ça me passionnait donc du coup je leur sortais des noms examen métaphosphate de sodium pour le tard très vite ça a connecté et donc du coup j'ai vraiment eu pas mal de responsabilités et c'était hyper cool et en fait quand la marque a été vendue, moi très vite j'ai su que j'avais pas resté, le nouveau groupe me fascinait pas beaucoup, j'avais la bougeotte donc du coup il n'y avait plus trop de retour en arrière possible, j'avais pris cette voie là et du coup je me suis mis à fond, plus dans le consulting en fait parce qu'au début moi Il y avait plusieurs boîtes qui voulaient m'embaucher. Il y avait un labo, un pote-foudeur, un assureur. Et en fait, je ne savais pas choisir. Et en même temps, j'avais une telle liberté chez Okanouba que j'étais en mode, qu'est-ce que je vais pouvoir faire après ? Et donc là, je me suis dit, facture tes services et on verra ce que ça donnera. La première année, ça n'a pas trop marché. Enfin, ça a marché, mais bon, ce n'était pas non plus flamboyant. Et après, en plus, j'avais lancé plein de trucs. J'ai eu des magazines sur les chiens et les Ausha, etc. Enfin, j'ai fait plein de trucs. Du coup...
- Speaker #0
On est un touche-à-tout.
- Speaker #1
Oui, mais clairement, du coup, tout le monde voulait travailler avec moi. Vu que je venais de quitter le salariat, moi, je disais oui à tout le monde. Et genre, cette année-là, j'ai eu six boîtes, quoi. Ce n'est huit, d'ailleurs. Donc là, je me suis un peu perdue. Et après, je me suis vraiment refocalisée sur YG. J'ai aussi rencontré May, qui est mon associé, par les réseaux, puisque c'était le tout début d'Instagram, de l'influence et tout. Et en fait, nous, c'est vraiment les marques qui nous ont rendu agences de communication. Parce qu'à la base, c'était vraiment du consulting. Et en fait, après, ils avaient besoin de campagnes de presse, de campagnes... pubs, de campagnes, d'influences, de gérer leurs réseaux sociaux. Et donc, en fait, on est devenu une agence de com. Et d'ailleurs, YLG, chaque année maintenant, on dit qu'il faut changer le nom YLG. Ça fait vraiment... Parce qu'en fait, c'était le nom de ma holding, qui était une société de facturation pour facturer mes services. Mais il ne devait pas du tout y avoir un site internet, un compte Insta. Ça ne devait pas du tout être la marque que c'est aujourd'hui. Donc, en fait, c'est resté YLG. À l'époque, j'avais une autre agence qui s'appelait Pet Partner Agency. Ça sonnait mieux que YLG, finalement. Mais bon. Maintenant, tous les clients me connaissent en tant qu'YLG. Donc, chaque année, on me dit qu'on va changer. Puis, on finit toujours par dire, bon, allez, tout le monde connaît YLG. Donc, ça reste YLG. Et voilà, tu vois.
- Speaker #0
Et donc, vous accompagnez plein de marques différentes. C'est que Animaux de Compagnie.
- Speaker #1
Alors, c'est que Animaux de Compagnie. Tu as complètement raison. On fait... Alors, Animaux de Compagnie, oui et non. Parce que tu vois, on a Parrot Fort, qui est le plus grand refuge de perroquets.
- Speaker #0
C'est un animal de compagnie.
- Speaker #1
Oui, alors oui. Mais dedans, je te disais Parrot Fort parce que tu as des loutes, tu as des capybaras. Ils ont beaucoup de programmes de réintroduction des espèces, de sauvegarde également.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
des faunes exotiques. Oui, vraiment, on va dire qu'on est animaux de manière générale. Après, tu vois, par exemple, on avait été sollicité pour faire une campagne de prod dans un élevage de rentes de cochons. Bon, là, c'est contre nos valeurs, tu vois, c'est non. Donc, tu vois, on ne le fait pas. Mais oui, 80 % de notre activité, c'est chien-chat. Et 20 % cheval et nac. Effectivement, nous, on ne travaille qu'avec des professionnels. qui sont plutôt les entreprises, on va dire. On ne serait pas accompagné, par exemple, un toiletteur ou un vétérinaire qui a juste un cabinet. Là, on a des groupements de vétérinaires qu'on accompagne. Ça, on sait faire. Mais nous, on est quand même vraiment staffés. On est une trentaine chez YLG. Donc, on est vraiment staffés quand même pour des plutôt grosses campagnes d'envergure. On travaille avec la Fondation Brigitte Bardot où on fait la promotion de leur clip de campagne d'été contre l'abandon. On a YouCare où, effectivement, on est présent avec le label 1%, mais où on s'occupe aussi de leur com. On a l'E3677 SOS Maltraitance Animale, on a Solidarité Peuple Animal, on a pas mal d'assos. Et moi, mon rêve, je le dis souvent, mais mon rêve ultime, ce serait de gagner au loto, ou je ne sais pas, mais en tout cas, de trouver un cercle vertueux pour qu'YKJ devienne une agence de com dédiée aux assos qui n'auraient pas à payer du tout, tu vois. Et on pourrait accompagner l'école des Ausha libres de Montluçon, enfin, tu vois, aller sur des petites assos. Mais parfois, sur la protection animale, elle est aussi gérée beaucoup par des retraités qui ne sont pas forcément très digitalisés. et qui partent de trop loin et donc nous, on ne peut pas les aider, tu vois, parce qu'il n'y a aucun canal marketing pour recruter, pour machin. Donc en fait, ce qu'on ferait, ça ne servirait à rien et nous, ça nous ferait perdre un temps infini. Donc du coup, on a des assos qui ne sont pas que des grandes assos, on en a des petites. Solidarité Peuple Animal, eux, vont carrément aider que les petites assos. Mais moi, de toute façon, il n'y a pas de bataille petites-grandes associations. C'est un débat que je déteste. On me met souvent dans les commentaires sur mes réseaux des injonctions à aider que les petites assos et à ne pas parler des grandes. Alors moi, c'est vraiment un truc qui me fait sortir des gonds. Tout le monde est là pour la même cause. mettons-nous tous ensemble. Et les grandes, elles ont quand même aidé à faire passer beaucoup de campagnes de sensibilisation. Et puis même, elles ont un maillage de refuge qui est énorme. Donc en fait, je déteste ce combat petit contre grandes associations.
- Speaker #0
Non, mais tu soulèves un point qui est intéressant. Moi, j'ai fait un peu de bénévolat dans une asso. Je pensais qu'on allait marcher les uns avec les autres et je me suis rendue compte des bisbides. Non, tu ne peux pas travailler avec Truc. Mais quel enfer !
- Speaker #1
Ah non, mais bien sûr.
- Speaker #0
Tu as ce sentiment aussi ?
- Speaker #1
Sentiment énorme et le nombre de gens qui viennent me voir. avec une nouvelle idée d'assaut ou un nouveau projet et tout. C'est en mode, les gars, il y a déjà 18 000 assauts de protection animale qui déjà n'arrivent pas à s'en sortir. En fait, si tu as des compétences, mêle-les à profit d'autres.
- Speaker #0
Je ne connais pas trop la pète influence, je ne suis pas une pro comme toi. Mais toi, tu es engagé contre l'anthropomorphisme. J'aimerais bien que tu nous expliques pourquoi, parce que je pense que c'est important.
- Speaker #1
Bah vraiment, alors qu'il est de plus en plus difficile à tenir. Tu vois, parce que moi, ça a toujours été un cheval de bataille. Mais il y a 20 ans, l'anthropomorphisme, t'en as toujours eu. Et il y en aura toujours. Typiquement, avant les années Covid, on se refusait, et les marques qu'on accompagnait, se refusaient de parler de pet parenting, de pet parents. On disait propriétaire, ou pour être plus stylé, parce que propriétaire, c'est quand même vraiment moche et ça a une connotation pas cool. On disait pet owner. Tellement plus sympa, tu vois, en anglais, ça passe mieux. Maintenant... On parle clairement de pets parents, de dog mom, de dog dad et tout. Ça a complètement vrillé. Je trouve que ça, ça va encore. Mais par contre, effectivement, on est toujours sur le frein à main, pleine balle, contre les poussettes pour chiens, tout ce qui va être habillement. Alors, on est évidemment pour l'habillement des chiens qui en ont besoin quand c'est l'hiver et tout. Et ça, il n'y a pas de sujet. On est contre le déguisement en revanche. Les colorations sur le poids, les vernis pour les chiens, ce qu'on voit beaucoup sur les marchés anglo-saxons et asiatiques. Ça, ça fait déjà des années. Tu vois, j'étais à New York il y a dix jours. Moi, c'est complètement lunaire. Ça y est, ils sont perdus pour le monde. C'est catastrophique. Et donc moi, je le dis toujours, vraiment, je le dis à chaque interview et je le dis souvent sur mes réseaux, mais que le plus beau cadeau qu'on puisse faire à son chien ou son chat, c'est de le comprendre en tant qu'espèce. Un chien, un chien n'a pas le même besoin. Moi, Pompos, je sais qu'elle a besoin d'avoir des éléments hauteur. La preuve, elle adore venir sur ses... Ces chaises-là, typiquement que si j'avais un aquarium, alors vu que je suis contre les poissons en aquarium, je n'ai pas d'aquarium, mais que ce serait un super cadeau pour elle d'avoir un aquarium, qui lui faut, là tu vois, c'est hyper moche, mais il y a un griffoir à côté du canapé, parce que simplement c'est pour son bien-être. Donc voilà, je vais vraiment m'adapter à son bien-être et pas à me faire plaisir à moi de ramener la dernière truc à la con. Moi alors, tu l'as moins chez les Ausha, c'est quand même plus chez les chiens. Enfin vraiment, j'ai des amis qui viennent d'adopter un caniche toy et je leur dis la dernière fois parce qu'ils étaient en mode... Non mais la poussette pour chien, c'est tellement mignon et tout. Non mais stop. En plus, le caniche, c'est un chien de chasse à la base. C'est un chien qui a besoin de courir. Ils sont super pour l'agilité et tout. Non mais stop it. Par contre, oui, à la poussette, quand le chien a 17 ans, qu'il y a des problèmes de mobilité, là, voilà, je n'ai aucun problème avec ça, évidemment. Mais je trouve quand même qu'en France, on tient bon. Vraiment, même sur les réseaux sociaux, on a quand même peu de comptes qui viennent nous voir. Ça arrive, tu vois, deux, trois trucs. Quand on est à Cannes, au Festival de Cannes, parce qu'on a un événement là-bas, les Powered. Bon.
- Speaker #0
tu as toujours 2-3 mamies qui ont complètement lâché la rampe mais je trouve qu'on tient bon de manière générale ok non mais moi je trouvais ça important de le souligner et du coup que c'était bien votre agence elle soit vraiment basée sur le bien-être animal c'est primordial pour vous et c'est votre cheval de bataille et vraiment l'éthique même au coeur des missions et que la pète influence ne peut pas tout accepter du coup moi c'est ma réflexion je trouve que c'est très bien la pète influence et tout je n'y connais pas grand chose mais c'est dans l'air du temps et voilà ça fait partie de la com aujourd'hui mais est-ce que tu ne penses pas que certains influenceurs animaliers aussi respectueux du bien-être animal soient-ils. Mais de par leur popularité et du fait qu'ils postent beaucoup, ils peuvent contribuer à des adoptions non responsables parce qu'ils montrent des choses et les gens veulent les imiter. Mais du coup, il y a quelque chose de non réfléchi derrière.
- Speaker #1
Déjà, oui. Clairement, oui. De toute façon, tu regardes un reel, les Golden Retrievers, par exemple, qui sont remontés en flèche. En fait, tu as beaucoup de pets influenceurs qui cartonnent. avec des Golden Retrievers. Je pense à Malibu, à Rio, du compte Rio & Co, etc. Tu as envie de les avoir. Ils sont trop choux. Après, malheureusement, eux déjà, ils en parlent naturellement. En tout cas, ceux qui bossent avec l'agence font tous beaucoup de prévention parce que c'est dans notre ligne et c'est notre cheval de bataille. Après, je reste toujours convaincu que tu auras toujours, et d'ailleurs, c'est de plus en plus prenant, cette société de consommation qui veut tel ou tel animal qui va l'abandonner derrière ou leur filer. Tu l'auras toujours. Et de toute façon, ça honnêtement j'ai pas la règle tu vois moi j'étais pas pour la vente des chiots et des chatons en animalerie ce qui allait assez peu avec mes business parce que moi j'ai quand même beaucoup de marques qui sont en animalerie ou qui reposent en animalerie et ça m'a valu 2-3 fias à l'époque parce que j'étais clairement j'ai toujours été contre la vente de chiots et de chatons en animalerie ça n'a jamais été un secret pour personne autant je te dis je ne suis pas contre l'élevage autant je suis contre qu'il y ait des chiots derrière des vitres ça j'ai toujours été jamais compris pourquoi on a mis autant de temps à l'interdire mais en fait les gens les gens en fait quand ils ont décidé ils ont décidé tu vois donc faire ce que tu veux, mais tu continues la prévention. Même, on parle souvent des clips, tu vois, on parlait des clips de campagne de la Fondation Brigitte Bardot. Tu vois, la SPA le fait, 30 millions d'amis le font. Ça fait des décennies qu'ils font ces clips de campagne. On n'a pas moins d'abandons en France. C'est vrai. On n'a pas moins d'abandons. Donc, en fait, à un moment, je veux dire, on ne pourra rien contre la nature humaine. Il y aura toujours des animaux abandonnés. Là, tu vois, l'autre jour, j'étais chez des amis avec Karine Lemarchand et je publie une petite photo d'un tekel croisé la sable. En disant aux gens...
- Speaker #0
Tu vois ? Deviner la race.
- Speaker #1
En disant aux gens, deviner la race. Mais du coup, ce n'est pas un croisement qui est un croisement business que tu as maintenant effectivement avec les Pomsky, les Coca-Poo, les Labradoodles, les Bernidoodles. Enfin, maintenant, tu as tout. À New York, tu n'as quasiment plus de chiens de race. Tu n'as que des hybrides. Donc vraiment, ils sont tous à fond là-dedans. Les gens veulent des chiens Instagrammables. Avant, ils voulaient un chien de race. Je prends souvent cet exemple, mais tu vois, Jean-Marie Le Pen avait des Doberman, Lynn Renaud des Cavalier King Charles. Ça donnait aux gens un peu de qui tu étais, qu'est-ce que tu voulais montrer aux gens de toi finalement. C'était pour un rang social, d'avoir un chien de race, tu vois. Socialement, ça raconte toujours des choses. Moi, je suis quand même quelqu'un du marketing.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je suis quelqu'un du marketing. Forcément, je vais quand même toujours un peu checker ça. Et là, du coup, je me suis reçu un déferlement d'un acte hyper agressif, en mode, oui, mais attends, mais Johan, tu ne peux pas faire la promotion de ça. En fait, des croisés, pardon, mais ça existait avant les chiens de race. Et ça existera toujours. Et finalement, c'est la protection animale qui est la plus récente. que ce soit des croisés, des chiens de race, il y en a depuis... Depuis autant de temps que le canidé est arrivé, donc depuis la création de l'humanité, il est à nos côtés, tu as eu des chiens de race et des croisés, et tu as eu plutôt les nobles qui avaient des chiens de race, et plutôt les paysans, etc. Puis il allait y avoir des chiens croisés, qui allaient en utiliser pour le travail, et les chiens ont toujours eu des utilités, tu vois. Et finalement, la protection animale, elle n'a que deux siècles. La SPA, tu vois, elle vient de fêter ses 180 ans. Donc finalement, c'est adopté en refuge, qui est assez récent, tu vois. Et tant mieux ! Et évidemment, je suis pour l'adoption en refuge. Et je rêve du monde où les refuges seront vides. Mais honnêtement... c'est pas près d'arriver. Et quoi qu'on fasse, moi je prends des injonctions en mode, quand je vais poster avec un chien de race, on va me dire, il y en a plein dans les refuges, pourquoi vous postez un chien de race ? Quand je poste un croisé, vous faites la promotion des hybrides, machin, machin.
- Speaker #0
Ça ne change jamais de moi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Pour beaucoup de personnes, la communication dans le secteur animalier est souvent perçue comme quelque chose de très marketing, parfois même un peu superficiel, surtout avec l'essor des réseaux sociaux et des influenceurs. Ça donne parfois le sentiment qu'on cherche surtout à nous faire acheter toujours plus de produits pour nos animaux, des produits dont on n'a d'ailleurs pas toujours réellement besoin et qui vont parfois nous faire plus plaisir à nous qu'à nos loulous. On reproche donc à la pète influence d'alimenter une forme de consumérisme autour des animaux de compagnie. plus qu'un réel impact positif sur leur bien-être. Et en même temps, ce phénomène s'inscrit aussi dans une évolution de notre relation aux animaux, et particulièrement à nos animaux de compagnie. Ça rejoint la notion de pet parenting qu'abordait Johan un peu plus tôt, cette tendance à considérer nos animaux comme nos enfants. Forcément, on a envie de leur offrir le meilleur, mais cela pose une question intéressante. Est-ce qu'à force de vouloir toujours trop bien faire, on ne finit pas parfois par en faire trop ? Et vous verrez que sur ce sujet, Johan partage lui aussi une analyse assez lucide.
- Speaker #1
Est-ce qu'on en fait trop ? Oui. Pour mettre du contexte, je viens d'emménager. Bon, tu vois, il y a deux prises à phéromones dans l'appartement. Un diffuseur de phéromones caché là derrière aussi. Enfin, il y en a trois pour Pompon. Je pense qu'un lui aurait suffi. Est-ce que j'en fais trop ? Certainement. Est-ce qu'on en fait tous trop ? Oui. Et ça, pareil, je le prends de temps en temps dans les commentaires. Ça, c'est plus sur LinkedIn, tu vois. Quelle honte quand il y a des enfants qui meurent de faim. Et c'est vrai. Oui, on en fait trop quand tu vois tout ce qu'on met dans nos animaux de compagnie versus ce qu'on pourrait donner à des assos du tiers monde et tout. Oui, je suis complètement d'accord avec ça. Est-ce qu'on fait trop de com ? Oui, moi j'en ai fait mon métier et j'en ai fait une expertise. C'est oui, on en fait trop. Après, le monde est comme ça, les marques elles ont intérêt à communiquer et c'est pareil, si tu ne communiques pas, tu n'existes pas.
- Speaker #0
Ok, je rebondis juste sur ce que tu as dit tout à l'heure, parce que moi j'aime bien parler des animaux qu'on médiatise le moins. Pourquoi tu es contre les poissons d'aquarium ?
- Speaker #1
Après c'est toujours pareil, par exemple les lapins, enfin les rongeurs, parce que le lapin n'est pas un rongeur, mais de manière générale les petits mammifères sont maintenant...
- Speaker #0
La passion, le cochon d'Inde par exemple.
- Speaker #1
Mais tu vois, le cochon d'Inde, typiquement, j'essaie d'en parler de temps en temps, même si tu vois, on n'en parle jamais assez. Déjà ce qui est bien, c'est que maintenant ils sont abandonnés à la SPA, car avant ils étaient quand même lâchés en pleine nature. La SPA est l'association qui donne quand même le plus de chiffres, c'est toujours un bon indicateur de ce qui se passe. Tu as évidemment des refuges maintenant qui sont spécialisés là-dedans. Mais ce qui est bon signe, parce qu'avant, les gens les foutaient dans les forêts en mode « retrouve la liberté » , super, tu vois. À Rotterdam, par exemple, c'est le petit paradis des cochons d'Inde. Ils ont un enclos pour les mâles, un enclos pour les femelles. Mais où tu as des énormes maisons de chantons avec des tunnels où tu peux passer de trucs et tout, vraiment un habitat complètement naturel. En plus, c'est des animaux grégaires, ce qu'on oublie souvent. Tu vois, où en Suisse, tu es obligé d'en avoir deux, un minimum. Et ça, moi, je trouve ça génial. Et donc, par exemple, on a combattu des marques comme Zolux. C'est le leader français de l'accessoire pour animaux de compagnie. Et eux, justement, ils sont à fond dans le bien-être animal. Et du coup, tout ce qu'ils proposent sont des cages amovibles où tu es fait pour de la semi-liberté, tu vois. Où tu n'es pas fait pour être dans une cage à la con pendant toute leur vie. Et ça, c'est horrible. Et le poisson, évidemment, le mec qui est passionné d'aquariophilie, qui va faire son super aquarium, qui va hyper bien connaître le poisson, lui, il saura faire parce qu'il saura qu'il faut tel degré de température dans l'eau, que c'est tel volume pour tel... Comme on le ferait pour un cheval. On sait qu'un cheval, c'est un hectare. Pour être à peu près bien, tu n'en mettrais pas 10 dans un hectare. Moi, je ne veux pas qu'on rentre dans l'anti-tout. Tu vois, on interdit les poissons, on interdit les perroquets. Je ne suis pas pour ça. Par contre, je suis quand même plutôt pour des gens qui ont une expertise. Alors, évidemment, tu démarres toujours. Et même moi, j'ai fait plein de conneries et je le regrette encore avec mes animaux parce que je ne connaissais pas tel ou tel truc, tu vois. Et du coup, j'ai fait des conneries. Et forcément, tu parles quand même d'un être vivant que tu vas mettre en difficulté. Moi, j'ai eu des poissons rouges en bocal. A l'époque, on ne parlait même pas que c'était mal, tu vois. Il n'y avait pas de souci. Comme mes lapins. Alors, mes lapins, je les ai eus quand même dans des grandes volières. mais quand même ! Ce n'était pas non plus idéal. Je ne le ferais pas de la même manière aujourd'hui. Moi, tu vois, déjà, je ne suis pas passionné de poissons et je ne suis pas expert en poissons. Donc, je sais que je vais faire des conneries si j'achète un aquarium pour Pomponette. Il y en a qui sont passionnés de l'aquaskipping. Ils vont faire des trucs merveilleux et les poissons sont hyper bien. Donc, je ne suis pas contre les poissons ni contre les naques de manière générale. Bien au contraire, je suis pour une possession responsable. Regarde Pomponette, elle est heureuse là. Tu vois, elle regarde dehors, elle regarde les pigeons et tout. C'est un chat d'intérieur à Paris. Dehors, je la sors. En trois secondes, elle se fait voler ou shooter par une bagnole, alors que son environnement serait quand même plutôt de monter aux arbres et d'avoir une vraie vie de chat. Forcément, de par les humains, de parce qu'on est une possession, tu as une espèce de maltraitance, peut-être pas, mais du moins de négligence. Il faut le reconnaître. Je veux dire, tu as un chien, c'est ta possession. Et je comprends les gens qui détestent ce terme de propriétaire, mais mine de rien, tu es quand même propriétaire de ton animal. Évidemment.
- Speaker #0
Mais je vais te la voler.
- Speaker #1
T'as vu comme elle est belle ?
- Speaker #0
C'est une beauté.
- Speaker #1
Vraiment.
- Speaker #0
Tu peux en faire une petite photo ?
- Speaker #1
Ah mais bien sûr. Ok,
- Speaker #0
choupette. Alors juste pour finir sur YLG, le label 1% pour les animaux, pour ceux qui ne connaissent pas ce label, est-ce que tu pourrais le présenter rapidement ? Et quel type d'association vous soutenez ?
- Speaker #1
Je pars en photo directe. Ah bah ouais. Ouais. Et arrivé. On peut ? Voilà, tu vois comme ça. C'est elle qui a décidé en plus. Donc, tu vois, on ne l'a même pas forcée.
- Speaker #0
Mais j'adore. Moi, j'adore les Ausha. Je pense qu'elles le sont.
- Speaker #1
Donc, alors, le label pour les 1%, YouCare, c'est quand même une jeune asso. Ils ont quoi ? Ils ont 6 ans, je dirais, 6-7 ans, YouCare.
- Speaker #0
Avec Thomas Moreau. Oui, exactement. Je l'ai invité, mais l'année dernière, il n'avait pas le temps.
- Speaker #1
Ah oui, par contre, effectivement, il est toujours busy, Thomas. Ça, c'est vrai. Mais tu vois, on aurait pu l'inviter. Tu l'aurais fait à la suite. C'est dommage. On le saura pour la prochaine fois. Et donc, du coup, Youcare est tout simplement une jeune association de protection animale qui a la bonne idée au début de faire un moteur de recherche que tu remplaces. Moi, généralement, on utilise tous Google. Et là, du coup, c'était remplacer Google par Youcare. Et je crois que c'était tous les 3 clics. Non, tous les 10 clics, ça avait un repas pour les animaux des refuges. Et finalement, Youcare a lancé, a eu la hyper bonne idée de faire le 1% pour les animaux. Donc, en fait, c'est des entreprises comme des particuliers. Tu as pas mal d'influenceurs, d'ailleurs, qui le font. Où tu reverses 1% de ton chiffre d'affaires. ou de ton salaire, si tu le souhaites, à la cause animale. Et YouCare, du coup, fait plein de choses avec cet argent. Tu as évidemment des bilans de leurs actions. Et ils aident aussi d'autres associations de protection animale. Du coup, pour nous, c'était évident d'y adhérer. Et d'ailleurs, Zolux, dont on parlait tout à l'heure, a été le groupe fondateur, parce que c'est en commun avec YouCare qu'ils l'ont fondé. Et les deuxièmes, ça a été nous. Et maintenant, tu as un paquet d'adhérents dedans. Et franchement, c'est hyper bien. Je trouve que ça fait du sens. Que ce soit pour des entreprises, ça montre aux salariés qu'on soutient une cause. ça donne un sens et je trouve ça hyper bien donc concrètement vous savez quelles associations vous soutenez comment ça se passe en fait concrètement alors c'est YouCare je crois ici mais il y a quand même un comité directoire d'ailleurs dans lequel je suis donc un comité de pilotage du 1% qui est avec les marques qui ont été là dès le début et donc du coup eux clairement on va donner la direction Thomas va faire valider à ce comité directoire la direction les investissements, etc. Et donc, du coup, tout est transparent. Et après, on choisit en fonction, effectivement, des projets de l'association. Ceux qui ont le plus de sens et ceux qui ont le plus besoin de soutien, évidemment.
- Speaker #0
OK, trop bien. Donc, c'est multi-animaux, j'imagine ? Multi-animaux.
- Speaker #1
Franchement, ça reste évidemment chien-chat parce que la protection animale est assez liée à ça. Mais pas que, parce que, tu vois, il aide beaucoup un refuge que j'adore aussi, qui est le refuge des Trois d'Inde, avec Lisa, qui peut d'ailleurs être aussi une très bonne... invité. Elisa, elle fait beaucoup plus effectivement les animaux de ferme, les animaux de rente et tout et tout. Et donc, du coup, c'est vraiment tout type d'animaux, même si ça reste souvent chien-chien.
- Speaker #0
Ok, elle est trop petite. Elle est à fond.
- Speaker #1
Ah ouais, vraiment, Pompou, elle est complètement à fond, en pleine enregistrement de podcast. Dans l'interview. Je suis contente de répondre au podcast. Elle est trop contente.
- Speaker #0
T'es fan de tech, d'objets connectés. J'ai lu ça.
- Speaker #1
En fait, alors, est-ce que je suis fan à la base ? Pas du tout. Au contraire, je ne comprends rien à tout ça. Et en fait, je l'avais fait pendant des années à la télé. Chroniqueur chez William Lémergie dans William à midi. William, c'est mon papa de télé. Il m'a toujours donné... Alors, lui, il est rédacteur en chaise, parce qu'il n'y avait pas que lui. Mais il m'a toujours donné des rôles en dehors des animaux. Et finalement, j'étais aussi content de parler d'autres choses que les animaux. Parce que je parle que de ça à toute la journée. Donc, c'est bien parfois d'ouvrir un peu ses chakras et son cerveau sur d'autres choses. Et donc, en fait, finalement, j'ai fini par m'y intéresser. Parce que William, en tout cas l'émission, a fait que m'amener là-dessus.
- Speaker #0
Donc ma question c'était, est-ce que tu avais des objets connectés pour les animaux dont tu étais fan, que tu avais dans ton quotidien, ou des choses que tu avais aimées mettre en avant ?
- Speaker #1
Moi j'ai même investi dans l'entreprise qui a été liquidée mais qui a été reprise par une voxia, qui est Kermitou, pour le coup qui était une litière connectée, enfin qui est d'ailleurs une litière connectée parce qu'elle existe toujours, qui te donne les indicateurs de santé. Tu as Pompot typiquement, complètement la cible, chat d'appartement, qui mange des croquettes, et qui du coup... donne un peu toutes les indications sur ton animal. Est-ce qu'il est en bonne santé ? Est-ce qu'il n'a pas de problème de calculs rénaux ? Voilà, j'allais dire cystite. Ouais, et ça quand même, le chat, il a des maladies silencieuses puisqu'il ne montre pas ses symptômes, etc. Et quand il les montre, c'est vraiment qu'il ne tient plus. Donc du coup, c'est déjà trop tard. Tu n'es déjà plus dans la prévention, tu es déjà direct dans la curation. Donc tu as ça, tu as évidemment tout ce qui est GPS, traceurs d'activité, je trouve ça génial. Tu vois, tu as les furbo-caméras. Je trouve que tout ça, c'est des choses géniales. Et je trouve que si la pet tech peut nous aider à mieux vivre, à mieux comprendre nos animaux, et que ce soit dans les deux sens, pour le coup, je trouve ça vraiment génial. Et je trouve que ce n'est pas des gadgets, c'est vraiment des choses qui peuvent complètement bien aider au quotidien.
- Speaker #0
On passe sur les engagements. Tu as été bénévole très jeune à la SPR, on y vient, donc dès 11 ans, tu l'as dit au début, tu séchais les cours pour y aller, etc. Comment on devient bénévole à 11 ans ?
- Speaker #1
Alors, assez fou, figure-toi que mon chien, donc à l'époque, j'ai une lutte, mon labrador. C'est marrant parce qu'on m'a jamais posé cette question d'ailleurs. Et par contre, justement, quand j'ai parlé, à l'occasion des 180 ans de la SPA, j'ai raconté l'âge que j'avais quand j'y suis allé. Et j'ai eu beaucoup de commentaires de gens, et notamment de mamans, qui disaient « Mais comment t'as fait ? » Parce qu'on ne savait même pas que c'était possible et tout. Donc à la SPA, t'as le club jeune, qui est hyper bien et que je recommande à tout le monde. Et alors moi, la SPA à laquelle j'étais... vient de rejoindre le réseau national, donc le logo orange, mais à l'époque, elle était une SPA indépendante. Et d'ailleurs, je remercie la SPA de les avoir repris parce que c'était ça.
- Speaker #0
Mais je ne savais pas qu'on pouvait être une SPA indépendante.
- Speaker #1
Ça en a plein. Et c'est d'ailleurs un peu le foutoir parce qu'en fait, la marque n'a pas été protégée à l'époque. Et du coup, les gens ne comprennent jamais bien. Tu as des gens qui veulent donner à leur SPA locale, et ce qui est hyper bien d'ailleurs. Et du coup, la SPA locale reproche en disant que ça part à la SPA nationale. En même temps, la SPA nationale, c'est elle qui fait les grandes campagnes, qui a le plus de refuges, tu vois, parce qu'ils ont une petite soixantaine de refuges. Et en vrai, tout le monde fait du bon boulot. Et d'ailleurs, la SPA nationale le dit, tu vois, elle le dit, il y a d'autres SPA et tout et tout. Mais du coup, vu que c'est jamais la même marque, ben c'est pas forcément les mêmes politiques. Et t'as eu la SPA de Toulouse, qui a été au cœur d'un gros scandale d'animaux euthanasiés et tout. Et là, pareil, qui était une SPA indépendante. Et donc ça, t'as la SPA du coup, qu'on appelle SPA de Paris slash logo orange, qui se prend ça en pleine tronche, alors qu'elle n'a rien à voir avec le schmilblick, tu vois, enfin avec le scandale. Et bref, et moi, en tout cas, à l'époque, c'était une SPA indépendante. Et en fait, je sors mon chien dans les champs à côté de chez mes parents, puisqu'il y avait encore des champs à l'époque. Et en fait, il se fait attaquer par un énorme berger allemand qui le mord. Et je le tenais en laisse. Et l'autre n'était pas... Si l'autre était en laisse, mais tenu par une mamie qui s'appelait Lily, qui a vite fini à terre. Tu vois, je crois que d'ailleurs, elle avait des côtes fêlées. Du coup, mon chien va traumatiser, fugue, machin. Je me dis, il est où, etc. Je suis avec ma cousine à l'époque. Moi, je devais avoir 10 ans, tu vois. Donc, j'étais vraiment un petit bonhomme. Et je retrouve mon chien, en fait, qui était rentré directement à la maison, qui avait l'air d'aller bien, mais qui était trauma. Et je le caresse. Et là, en fait, bon ben, plein de sang, tu vois, la carotide ouverte et tout. Boum, chez le véto, opération, machin, il est resté deux, trois jours. Et du coup, ma mère, évidemment, bien remontée, elle dit, attends, il faut quand même retrouver ce chien qui a attaqué notre chien et tout. Et donc, on retrouve effectivement ce fameux chien. Et en fait, il appartient à Lily, qui est une mamie qui sauve tous les animaux de la SPA. Elle avait pris ce chien à la SPA, elle avait plein de caniches, que des caniches aveugles, qui avait trois pattes, enfin, tu vois, c'était vraiment la mamie qui, en fait, se faisait un peu dépasser, mais qui avait hyper bon fou. Et donc, du coup, finalement, on finit par sympathiser. Et Lily me dit, tu sais, nous, on a besoin de jeunes qui ont des gros bras, justement, pour sortir les gros chiens de la SPA. Et moi, évidemment, je me dis, bah oui, parce qu'en plus, j'avais voulu y aller. Mais je crois qu'effectivement, on m'a dit que je n'avais pas l'âge. Mais là, vu que j'arrivais par la taulière, tu vois, la doyenne de la SPA de Hannes, et bah, du coup, j'ai fini à la SPA. Et après, j'ai vraiment fait tout, tout fait à la SPA. Vraiment, je ne sais pas ce que je n'ai pas fait là-bas, mais j'ai vraiment tout fait.
- Speaker #0
Tu es resté dans le temps, du coup, plusieurs années.
- Speaker #1
Ah ouais, j'ai resté 7-8 ans, tu vois. Donc j'ai été stagiaire, après j'ai été salarié. J'ai fait vraiment des balades de chiens que tu fais au début, au nettoyage des box, au soin des animaux, à accueillir le vétérinaire et à faire les protocoles avec lui, à dire adieu aux animaux quand il fallait les euthanasier parce que malade, parce qu'on connaît tous les trucs. Tu connais la parvovirus, la maladie de Carré. Vraiment, quand tu as bossé en SPA, la prophylaxie, tu connais par cœur. Les corrisas chez les Ausha, les tissus, tout ça, tout ça. Je finis à l'accueil, donc la gestion des abos. d'options évidemment des abandons tu vois On m'a appris plein de trucs sur la nature humaine, du coup j'ai été mature hyper vite avec ça. Et d'ailleurs, toujours le truc que je dis, et du fait que je dis que les refuges on va préterminer, c'est que de manière générale et tout, c'est pareil, tu ne verras jamais faire des postes contre les gens qui ont abandonné. Alors bien sûr, si le mec a un immense connard à l'abandonner, évidemment je vais le faire, mais comme je l'ai dit souvent, derrière l'abandon, tu as une vraie misère sociale.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Tu vois, je suis à l'association Terpéta, où je suis au comité, et une association que j'aime beaucoup, c'est Fabienne qui l'a fondée, qui est une association qui lutte pour que les animaux puissent aller dans les EHPAD. Et moi, ça a été un truc, j'ai tellement vu de personnes âgées obligées d'abandonner leurs animaux. Ils allaient en EHPAD. C'est horrible. C'est horrible. Tu sais déjà que quand tu es en fin de vie, en fin de vie, en tout cas, tu es en perte d'autonomie. Personne n'est ravi de rentrer en EHPAD. Et là, en plus, tu dois aller la veille abandonner ton meilleur ami. Mais ça, je trouve ça honteux qu'en France, on en soit encore là. Et donc, bref, j'ai à peu près tout vécu. J'ai vu des mères de famille en divorce où le mec s'est barré. Bon, elle a deux labrador, deux Ausha, trois ou quatre enfants. Bon, tu comprends qu'en fait, quoi dire ? Elle ne va pas abandonner ses enfants. Elle va faire en fonction de ce qu'elle peut. Et tu as des accidents de vie. On a beau dire, même si évidemment, je le dirais toujours, avant d'adopter, réfléchissez. Est-ce que professionnellement, tu es stable ? Est-ce que machin ? La vie, c'est la vie. Tu as des accidents, tu as des trucs que tu n'as pas pensé, un cancer, un truc, enfin voilà. Et en fait, malheureusement, dans la vie, tu as des moments où tu peux te séparer de ton animal et ça arrive à des gens très bien, en fait. Ce que je condamne, c'est les abandons où tu l'attaches devant le portail, où tu le fous dans la forêt. Voilà, ça évidemment, je condamne sur condamne. Quelqu'un qui a le courage de passer les portes d'un refuge pour dire « je n'y arrive pas » , déjà, je trouve que c'est courageux.
- Speaker #0
Moi, je voulais ton avis là-dessus. Le mot « abandon » , c'est un délit, donc c'est passible de peine, etc. Donc ça, c'est l'abandon. au sens légal, on se désintéresse de l'animal. Et quand on l'amène en refuge, qu'on a le courage, comme tu dis, on l'abandonne aussi, il y a un problème de vocabulaire. Et je comprends les gens qui n'osent pas, qui n'osent plus, qui font la confusion, tu vois. Enfin, je ne sais pas. C'est une réflexion que j'ai depuis un moment. Je me dis, mais ça me rend malade parce que j'ai l'impression que dans la protection animale, personne n'a eu cette petite réflexion de se dire, il faut changer le vocabulaire.
- Speaker #1
Oui, c'est sion ou je ne sais pas. Oui, voilà, tu vois. Mais moi, je suis complètement d'accord avec toi. Enfin, le terme n'est pas approprié.
- Speaker #0
Forcément que les gens, ils n'osent pas y aller. Donc, forcément qu'il y a des abandons sauvages encore pire. parce qu'ils sont culpabilisés. Je ne sais pas qui pourrait faire avancer ce sujet, mais moi, ça me rend un peu folle. Bref, quelles sont, selon toi, les erreurs les plus fréquentes des associations, même animées des meilleures attentions ? Et tu le disais en rigolant, la SPA, c'est dur d'adopter chez eux. Donc, les contraintes d'adoption, les contraintes géographiques, l'absence de jardin pour un chien, etc.
- Speaker #1
Alors, on parlait de la SPA. La SPA, moi, je travaille beaucoup avec eux et ils essayent vraiment de changer ça. Ils se disent, rigole, mais tu as le cas encore d'autres assos. c'est toujours le cas, eux ils essaient de modifier ça parce que t'as Marie-Laure qui est leur responsable comportement, parce que maintenant ils ont quand même, et c'est là que je trouve ça hyper bien c'est qu'elle avait été initiée par Catherine Collignon à la SPA, dont on parlait tout à l'heure et maintenant ils ont des responsables par région comportement, donc qui va former les salariés, les bénévoles au comportement canin, au comportement félin, nac etc, pour des enrichissements dans les refuges et tout et tout, et qui du coup disent bien à tout le monde disent en fait, le tout n'est pas de savoir si il y a un jardin ou pas de jardin, c'est de savoir si la personne du temps et le chien pourrait être complètement heureux en appartement. Donc ça chez eux c'est plus un sujet même si tu peux arriver encore dans un refuge où tu as un bénévole qui va te dire ça ou tu vois. On parlait de l'espèce mais c'est vrai dans plein de refuges où ils vont dire bah vous êtes trop vieux et Katia Renard elle avait fait un très joli poste là dessus que j'avais repris d'ailleurs parce que ok vous êtes trop vieux mais bah là regarde on est actuellement dans l'huitième arrondissement de Paris, c'est un arrondissement très sympathique avec des gens riches et on va pas se mentir l'huitième arrondissement c'est un arrondissement de riches c'est effectivement beaucoup de personnes âgées, ils ont tous des chiens de race. Et moi, je te dis une fois de plus, je n'ai pas de problème avec ça. Et c'était Katia, tu vois, qui en prenant sa retraite, parce que c'est une jeune retraitée très dynamique, s'est rendue compte, tu vois, dans son quartier, en disant « Mais attends, tout le monde a des chiens drastes, comment ça se fait, quoi ? » Et les gens disaient « Bah nous, on a été en refuge, mais on nous a dit non, machin, machin, machin. » Donc du coup, en fait, ils vont aller acheter un chien. Donc du coup, c'est vraiment très con. Mais oui, c'est la plus grosse contrainte des refuges actuellement et de toute la protection animale, c'est d'être trop extrémiste sur des sujets qui favorisent du coup pas l'adoption. Et du coup, tu le vois, et moi, je le vois beaucoup. Dès que je mets des animaux à l'adoption, les gens disent « Ah oui, moi, on m'a refusé. » Et c'est le cas pour toutes les associations de prévention des animaux, qu'elles soient petites ou grandes. C'est un vrai problème.
- Speaker #0
Je ne dis pas que j'ai la solution, mais je me dis, est-ce que ça, ils en sont conscients ? Alors, tu parles de la SPA, mais il y en a d'autres. Il y en a, c'est limite géographique, tel secteur. Alors, il y a quelqu'un qui commente, « Ouais, mais moi, à 300 km de là, voilà. »
- Speaker #1
La SPA, ils en ont conscience et ils font un travail formidable là-dessus. Ils sont en train de changer les mentalités pour que, justement, il n'y ait plus ça, parce qu'ils le disent. Ça a été un problème pour eux parce que justement, ça leur a trop collé à la peau. Ils avaient des commentaires sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Je comprends qu'il y ait un suivi à faire, tu vois, avec 300 bornes. Mais peut-être réfléchir à un maillage différent avec des bénévoles un peu partout pour toutes les assos, tu vois, pour enlever cette contrainte.
- Speaker #1
Oui, et puis comme je te dis, s'il y a mille red flags, évidemment, il ne faut pas donner l'animal, mais parfois, tu as des belles surprises. Puis comme je te disais, t'as des gens très bien. Regarde, pourquoi j'ai arrêté d'élever ? J'avais vendu un show, la famille, elle était très bien. J'aurais été à la SPA, ils venaient pour adopter, je leur donnais. Et finalement, ils l'ont abandonné. Tu sais jamais, tu vois, vraiment. Donc en fait, tu peux limiter. Mais de toute façon, à un moment, on va faire confiance.
- Speaker #0
Quelles sont, selon toi, les plus grandes difficultés rencontrées par les associations de protection animale aujourd'hui ? Et c'est un peu lié avec l'autre question, qu'est-ce qui a le plus changé, à ton avis, depuis 20 ans, dans la protection animale en positif et qui est resté un frein ?
- Speaker #1
Alors, le plus difficile, c'est quand même pour les petites assos qui n'ont pas de moyens. Ça, c'est vraiment, même si tu as beaucoup les grandes qui les aident, tu n'as pas d'aide d'État. Mais même les grandes ont, c'est arrivé ponctuellement, il y a eu des subventions et tout, mais de manière générale, il faut que les gens... arrête de penser que l'État finance la protection animale. Il n'y a pas d'aide d'État pour la protection animale. L'État ne peut pas tout faire non plus. On les attend surtout. Notre système de santé scolaire qui part en sucette. Et une fois de plus, je suis pour la responsabilisation de chacun. Si chacun peut apporter sa pierre à son édifice, je pense que c'est très bien. L'État ne peut pas tout faire. Mais déjà, d'aider l'association à côté de chez soi ou une grande asso, si on a confiance. Je te dis une fois de plus, je n'ai pas de combat là-dessus, mais je trouve que c'est vraiment bien. C'est bien aussi de se renseigner à qui on donne. parce que parfois, tu as des petits assos qui ont été au cœur de scandales et où ce n'est pas toujours nickel derrière, tu vois, on va dire. Voilà, le plus grand frein, c'est évidemment les finances. Sans finances, tu ne peux pas faire grand-chose. Et la com, tu vois, parce que comme je te le disais tout à l'heure, tu as vraiment des assos que nous, on ne peut pas aider parce qu'ils sont trop loin. Enfin, tu vois, ils sont encore au Skyblog et encore, tu vois. Enfin, je veux dire, ils n'y arrivent pas du tout. Et donc ça, c'est difficile parce que comme on disait tout à l'heure, c'est pareil pour les marques. Si tu ne fais pas de com, si tu n'es pas visible, tu n'existes pas. Donc du coup, c'est assez difficile pour eux. Et alors, qu'est-ce qui a été de bien en 20 ans ? C'est que tu as quand même une considération de l'animal qui est énorme. L'arrivée des réseaux sociaux qui a joué un rôle incroyable pour la protection animale. Tu vois, moi j'ai Anne-Claire que j'adore, qui a Action Protection Animale. Tu vois, elle a vraiment montré que d'autres, que les assos historiques, montrent les sauvetages. Tu vois, la SPA les montre beaucoup, etc. Mais Anne-Claire, elle a été dans le choc, tu vois, où les autres n'ont pas forcément été jusqu'à présent. Parce que, et c'est normal, tu as des gens qui ne veulent pas. pas voir ça. Et moi, tu vois, je reçois beaucoup de messages et les gens me font un vrai message en plus. Moi, quand je unfollow quelqu'un, je le unfollow, je lui envoie pas un message, j'ai autre chose à faire. Mais les gens vraiment m'envoient des messages en me disant « Désolé, bravo pour ce que vous faites, mais le contenu est trop violent pour nous. » Donc, on se désabonne. Moi, je peux pas voir ça. J'ai conscience que ça existe. Et ils se justifient, tu vois, ils sont trop mignons. Ils sont en mode « Je sais que ça existe et désolé, mais vraiment, je peux pas m'asseoir. » L214, qui a fait un travail formidable de prévention. sur ce qui se passe dans les abattoirs, dans les élevages, etc. Tout ça n'existait pas avant. Et du coup, tu pouvais très bien ne pas avoir envie de le voir parce que Brigitte Bardot l'avait dénoncé avant. Mais vu que tu ne voyais pas les images, ça ne passait pas dans les JT. Et maintenant, tu les vois, les images. Et du coup, maintenant, les JT le diffusent parce que ça existe sur les réseaux sociaux, que ça fonctionne. Donc du coup, maintenant, les JT le diffusent. Les réseaux sociaux pour la protection animale ont été d'une aide considérable, même pour faire adopter des animaux difficiles. Tu vois, maintenant, tu as la SPA, tu sais qu'il fait souvent une semaine pour. où ils vont mettre en avant un chien qui a du mal à trouver une famille. Et généralement, ça marche. Ça, c'est vraiment le gros côté positif. Si je devais trouver un côté négatif sur les 20 ans, c'est qu'en fait, ça a beaucoup aidé dans le côté positif. Mais comme je te disais, le côté négatif, c'est qu'il n'y a pas eu d'inversement de courbe, des abandons, même des adoptions, c'est un peu à la hausse, mais pas non plus de manière incroyable. Niveau politique, là, on le voit au municipal, notamment à Paris, en tout cas, c'est un sujet. Ils ont tous les deux posté dessus des reels sur leurs réseaux sociaux, etc. Je trouve que vraiment au niveau national, j'ai quand même été, sans faire de politique aucune, mais j'ai quand même été assez déçu. Emmanuel Macron a adopté Nemo à la SPA, donc le signal était très sympa. Tu vois qu'on en soit encore là sur la chasse à cour et sur la corrida, où franchement, tout le monde est d'accord. Enfin, à un moment, je veux dire, quand tout le monde est d'accord, tous les sondages le montrent à chaque fois, c'est même pas des sondages d'opinion. Tout le monde est d'accord pour dire, il faut arrêter ces conneries. Donc qu'on en soit encore là pour cirer les pontes de 2-3 personnes ou de 2-3 lobbies, que la chasse, qui est un truc qui est lié à la ruralité, à l'agriculture, soit plus compliquée, franchement, je l'entends. Je ne suis évidemment pas Ausha, comme on peut bien l'imaginer, mais j'entends que ce soit des sujets compliqués. Que sur l'hypophagie, la chasse à cour, la corrida, franchement, qu'on en soit là, je suis en mode, sans déconner, ne pas l'avoir fait en deux quinquennats, et même pour lui qui a toujours un peu des problèmes de popularité, quelle connerie, franchement, j'ai jamais compris pourquoi il ne l'avait pas fait.
- Speaker #0
vraiment je ne comprends pas la corrida j'en parlerai dans mon podcast je vais faire un épisode là dessus mais ça me j'ai peur qu'on n'arrive jamais à avancer j'ai des très bonnes personnes c'est un besoin j'ai une personne fêchée mais je serai toujours par contre parce que je pense qu'on n'en parlera jamais assez donc avec plaisir oui un épisode consacré à cette abomination qu'est la tauromachie est bien prévue sur le podcast et je vous en dirai un peu plus dans les mois à venir. Mais en attendant, si on s'engageait dès maintenant pour les animaux ? Parce que souvent, on a envie, on se dit qu'on aimerait être concrètement engagé sur le terrain, peut-être rejoindre une association, donner un peu plus de son temps. Et puis, le travail, la famille, les projets prennent le dessus. C'est la vie, tout simplement. Donc, on manque de temps et d'énergie. Alors, on se dit toujours un jour, je le ferai et les années passent. et on ne le fait pas. Peut-être que vous aussi, vous vous reconnaîtrez dans ce constat. Et c'est totalement ok, il n'y a aucun jugement là-dessus. Chacun fait ce qu'il peut avec les moyens et le temps qu'il a. Yoann nous partage à présent sa vision du bénévolat dans la protection animale, qui n'est pas toujours bien valorisé d'ailleurs. Lui qui a connu ça de l'intérieur. Et si vous n'avez pas encore franchi le pas du bénévolat pour les animaux, parce que parfois même, on ne sait juste pas par où commencer, voici des conseils concrets pour s'engager. Et vous allez voir qu'on peut agir par des gestes très simples, à réaliser chez soi.
- Speaker #1
En vrai, c'est assez mal organisé le bénévolat. Et même, moi je l'ai vécu aussi en refuge, côté salarié. Et tu vois, j'en parle souvent avec des amis qui sont salariés dans des refuges. Le bénévolat, il y en a beaucoup qui viennent et c'est mal fait dans les deux sens. Il y en a beaucoup qui vont vouloir s'engager, mais qui vont être mal reçus ou on ne va pas trop leur expliquer. Donc du coup, ils ne vont pas revenir le lendemain. Et pour les salariés, tout ce turnover de passage, tu vois, c'est beaucoup... temps de pédagogie. Et moi, je l'ai connu quand je suis arrivé à la SPA. D'ailleurs, j'avais même été mis à pied de la SPA par le président de l'époque. Puis, j'étais jeune, donc hyper révolté. Tu es en mode, et moi, il y a des choses qui me paraissaient évidentes. Pourquoi on ne change pas ça ? Et après, tu comprends qu'il y a des process, que c'est plus long que ça. Mais du coup, forcément, tu as ce truc-là qui fait que et côté bénévole, et côté salarié, ça peut être difficile. Déjà, moi, je dis, quoi qu'il arrive, si tu aimes les animaux, je le dis, premier truc à faire, peu importe si tu es influenceur ou pas influenceur, si tu es juste suivi par ta famille ou tes amis, partage déjà tant que tu peux. On n'en partage pas 100 par jour, ça va saouler tout le monde. Mais tu vois un peu la cagnotte d'un refuge qui serait en difficulté, un animal qui t'a touché et que tu as envie de partager. Les partages, c'est gratuit. Ça ne vaut rien et ça aide énormément les associations. Et après, Solidarité Peuple Animal, dont je suis le vice-président et qui est une super asso, qui est une asso nationale qui a été fondée par Katia Renard, qui était la rédactrice en chef du magazine 30 millions d'amis. C'est une plateforme qui donne tes compétences à des refuges. Donc tu vois, tu peux très bien dire Moi, par exemple, je suis comptable et je peux fournir trois heures de temps par mois. Ça va peut-être aider une asso, je suis juriste, je suis influenceur sur les réseaux sociaux, ou je suis dans la com, ou je suis ostéopathe animalier, ou j'ai un frigo à donner, j'ai une camionnette à donner, ou j'ai des draps à donner. Ça, en fait, c'est une plateforme qui va mettre en lien les petites assos et les gens de bonne volonté. Comme ça, tu peux le faire même en remote. Tu peux le faire en télétravail de chez toi et aider une association. Et moi, vraiment, c'est un peu l'histoire du petit colibri. Chacun fait sa part et voilà.
- Speaker #0
Ouais, j'adore cette... C'est mon mantra.
- Speaker #1
Ouais, vraiment, moi aussi. Et il y a plein de trucs que j'aimerais faire. L'humanitaire, c'est aussi quelque chose qui me touche, là. Vraiment au plus profond de mon cœur. Voilà, tu fais ta part dans le monde et évidemment, tu ne feras jamais assez. Moi, j'aimerais faire mille fois plus. Mais en tout cas, j'essaie déjà de faire ma part au niveau que je peux.
- Speaker #0
Tu dis que tu aimes les animaux, mais que tu aimes aussi les humains. Mais franchement, avec tout ce que tu relais sur les réseaux sociaux, dans les actes de cruauté, les sévices, la semaine dernière, j'ai vu la nana qui a lancé le cochon d'homme de ses enfants par la fenêtre. J'ai vu sur la fondation Brigitte Bardot, des chiots enterrés vivants dans le Cantal et qui ont été tabassés. Enfin bon, bref, tu relais un peu tout ça. Et en fait, tu ne perds jamais la foi en l'être humain avec tout ça ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. Et d'ailleurs, c'est ça qui fait toujours la différence. Moi, je n'ai pas du tout les gens qui disent, et je ne leur reproche pas, mais qui disent, de toute façon, je n'aime que les animaux et je n'aime pas les humains. Non, moi, j'ai une foi incroyable en l'humanité. D'ailleurs, d'où le fait qu'il y a des gens merveilleux qui créent des assos, qui vont dans les refuges, qui sont le maillage, les chevilles ouvrières de la protection animale, tu vois. Voilà, tu auras toujours cette folie humaine. Et puis, tu as beaucoup de détresse. Une fois de plus, tu as beaucoup de détresse, la plupart des assos. Les sauvetages, c'est des syndromes de Noé, donc des gens qui sont malades mentaux, en fait, qui pensent faire du bien. Tu as beaucoup de gens qui se font dépasser par les événements et tout. Donc, du coup, tu vois, tout ça, il faut le comprendre. et en France Moi, j'ai la chance de pas mal voyager. On est hyper bien lotis. Enfin, tu vois, des pays d'Amérique du Sud, d'Asie, d'Afrique, tous les pays en cours de développement, etc. C'est la catastrophe pour les animaux. J'étais en Indonésie cet été sur une petite île qui s'appelle Sumba. Et on arrive sur un marché et la nana, elle me dit « Ah non, va pas là-bas, c'est le marché des chiens. » J'ai besoin de manger des chiens. Elle me dit « Il les mange et tout. » Elle me dit « C'est horrible. » Et la nana était à fond dans la protection animale en plus. Je lui dis « Attends, moi, tu vas aller les acheter. » Elle me dit « Ça ne sert à rien. Tu vas les acheter. » Ils m'ont racheté d'autres et tout. Donc, tu es complètement impuissant. au truc et en même temps elle t'explique très bien le truc et du coup moi j'en parlais avec les locaux tu vois qui me disaient mais mec on mange les singes on mange les choux on mange les Ausha on mange les chiens en fait on n'a rien à bouffer tu vois et ouais si tu veux regarder Pomponette en plus ma petite Pomponette il pourrait faire quelques repas elle est un peu ce gros ma Pomponette c'est un petit gigot ah ouais vraiment j'ai tout fait tu vois j'ai acheté une roue j'avais une roue des Etats-Unis et tout elle voulait pas du tout Donc en fait, forcément, les contraintes ne vont pas du tout être les mêmes d'un pays à un autre. Et forcément, nous, on regarde ça avec nos yeux d'occidentaux. On dit, non, mais sans déconner. Mais en fait, tu vois, par exemple, la Chine. Moi, je prends souvent des critiques sur la Chine. Alors effectivement, tu as encore ce festival affreux de Yulin. Et en vrai, ça n'existe quasiment plus. OK, tu as encore une contrée, mais qui était le cas en Suisse il n'y a pas si longtemps que ça. Donc à un moment, il faut regarder ça en projection. La Chine, maintenant, est un pays développé qui n'était pas le cas au moment où ils le faisaient, tu vois. Donc maintenant, tu as encore cette contrée lointaine chinoise. qui le fait. Mais tu ne peux pas dire les Chinois mangent des chiens parce que c'est 500 personnes pour 1,4 milliard d'habitants. Et la plupart des Chinois, ils s'occupent mieux de nos animaux que nous, même si tu as beaucoup d'anthropomorphisme en Chine. Donc, je n'aime pas ces généralités et je te dis, il faut toujours mettre en fonction de la hauteur. Voilà, à Paris, la plupart des animaux, ils ne sont pas traités comme au sein de la Bretagne, dans certaines fermes où tu as encore beaucoup d'animaux à la tâche, etc., etc., tu vois. Et moi, mon papy, il était chasseur et ses chiens étaient à la tâche. et c'était ok parce que c'était l'époque moi tu vois je déteste la cancel culture c'était comme ça et c'était ok quand moi je te dis j'ai utilisé des colliers étrangleurs sur mes chiens au tout début parce que les méthodes amicales et respectives personne n'en parlait ça n'existait pas est-ce que je le regrette aujourd'hui ? oui mais à l'époque tu ne savais pas et ça n'existait pas je veux dire il n'y avait pas de sujet tu vois ouais c'est sûr bon tu gardes foi en l'être humain ah ouais ouais toujours moi je suis un éternel optimiste
- Speaker #0
Comme on te connaît beaucoup sur ton engagement autour des animaux de compagnie, et même si tu aimes tous les animaux et ça se ressent dans qui tu es, mais quand on parle de faune sauvage, impact de l'humain sur celle-ci, destruction des habitats, etc., ma question c'était, est-ce que tu ressens une forme de responsabilité en tant que personne influente de la protection animale sur ces sujets-là ? Est-ce qu'il y a des messages que tu fais passer là-dessus, ou est-ce que tu es moins à l'aise avec ces sujets ?
- Speaker #1
Ah non, puis c'est un truc...
- Speaker #0
Tu vis en ville, mais tu vois, Fount Sauvage, finalement, il y a des pigeons quand même à Paris. Oui,
- Speaker #1
par exemple, c'est hyper marrant parce que j'étais avec Lorraine Jacquet, que j'adore et que j'embrasse, tu vois, de la fondation 30 millions d'amis. Et on était à la maison de l'animal Jane Goodall, donc à Paris. Et en fait, à côté de la maison de l'animal, et c'est Lorraine qui me le dit à juste titre, elle me dit, il y a des boîtes à rats. Elle me dit, c'est quand même un peu abusé de mettre à côté de la maison de l'animal des boîtes à rats. Et c'est vrai que moi, par exemple, le rat, c'est l'animal avec lequel j'ai, je pense, le plus d'appréhension. C'est pas du tout une phobie,
- Speaker #0
mais c'est pas un animal avec lequel je suis à l'aise. Et pourtant, je sais qu'ils sont hyper intelligents, qu'ils détectent le cancer, les mines antipersonnelles, que c'est un animal génial et qu'en plus, on en a besoin, tu vois. T'es à Paris,
- Speaker #1
tu sors le soir, blindé de ratatouille. Il y en a partout, tu vois. Donc je comprends que les gens puissent en avoir peur et tout. Pareil, il y a un monsieur qui m'écrit parce qu'il sauve les pigeons et tout. Je trouve ça génial. Pour moi, une vie est une vie et je trouve vraiment insupportable les parents qui laissent... Et j'étais le premier à le faire quand j'étais petit. C'est pour ça que je dis quand j'étais petit et je venais à Paris, je courais après les pigeons. Je n'aurais pas donné un coup de pied dedans, tu vois. Mais tu vas courir derrière, tu vas les déranger, tu vois. Et il y en a encore plein qui le font. Et ça, tu vois, ça me dérange. Pareil, j'allais dans des sanctuaires d'éléphants en Thaïlande où je leur donnais à manger et où je postais une photo sur les réseaux sociaux. Et c'est des Lorraine, justement, j'acquais. Aurélie qui a Voyage Chauvage, c'est une agence de voyage qu'on a accompagnée d'ailleurs avec Eric Elgier qui m'a appris plein de trucs parce qu'il y avait plein de trucs, même en voyage, que je ne faisais pas bien. J'ai nagé avec les orques. Franchement, c'était le meilleur jour de ma vie, je ne vais pas mentir. Mais en fait, tu vas les déranger dans leur environnement. Et tu as de plus en plus, avec Instagram justement, tu vois la migration des gnous qui est complètement maintenant freinée par les quartiers touristes qui viennent faire des photos, des vidéos et tout. Oui, on a un impact hyper nocif. Et puis, on veut aller voir les animaux dans leur milieu naturel. Les gens voyagent de plus en plus. Donc en fait, on les dérange. Et moi, j'ai participé à ça. Je ne vais pas dire l'inverse. On m'a adoré voir des animaux dans leur milieu naturel. Mais maintenant, je le fais d'une manière différente. Et justement, quand je suis arrivé à ce fameux voyage où j'ai nagé avec les orques, je me suis retrouvé avec Mika, qui est mon meilleur ami. On s'est retrouvé sur un bateau le premier jour. Et c'est une copine à moi, Morgane, Little Gypsy, d'ailleurs, qui pourrait être sympa, parce qu'elle, justement, elle organise des voyages au Canada avec les orques dans des conditions de respect extrêmes. Et tu vois, c'est Morgane qui me dit « Ah non, mais fuis cette ville ! » Parce qu'effectivement, en fait, dans la ville, moi, je ne le savais pas du tout en arrivant, mais tu as un delphinarium, alors que... Vraiment, ils vivent à l'état sauvage à côté, mais tu as un delphinarium au sein de la ville. Alors après, la population vit de ça. Mais du coup, elles fonçaient sur les bateaux, sur les baleines avec leurs bébés, pour que les gens puissent faire des photos, les toucher et tout. Et je comprends que les gens aient envie de ça en plus. C'est tellement incroyable. Du coup, maintenant, je le ferai de manière très différente. Et je le fais d'ailleurs maintenant de manière différente. Après, est-ce que c'est toujours parfait ? Non, certainement pas. Mais oui, non, je m'intéresse beaucoup à ces sujets.
- Speaker #0
Et sur les animaux de ferme, parce qu'en plus, tu viens de Bretagne, qu'il y a énormément d'élevages porcins en Bretagne. Sur la condition des cochons, tout ça, est-ce que du coup, comme tu as vécu en Bretagne, tu as perçu cette réalité-là ?
- Speaker #1
Moi, comme je te disais, mon grand-père était chasseur. C'est très OK. Moi, vraiment, ma famille, elle vient de la ruralité, tu vois. Et il me faisait marrer parce qu'il était toujours... Tu vois, il y a des bons et des mauvais chasseurs. Il avait un ami qui s'appelait Jean-Yves. Il disait, ouais, mais lui, tu vois, il tire 60 canards par semaine. Quel intérêt ! Lui, il pensait être un chasseur responsable. Lui, il fait partie d'une époque. où, une fois de plus, ça faisait partie de la ruralité et où je dis que c'était OK parce qu'il se nourrissait aussi de ça. Tu vois, lui, il a connu la guerre. Il mettait des collets pour attraper des lapins pour bouffer. Est-ce que tu peux lui en vouloir ? En tout cas, moi, de mon point de vue, non. Presque que des personnes d'un avis différent, vraiment, je les laisse. Maintenant où tu as des lâchés, en fait, le faisant, il vient. En fait, il vient limite te demander une caresse parce qu'il a été élevé. Donc, tu vois, comme la chasse en enclos en Solone, mais quelle honte. Tu vois, franchement, mais qui fait ça ? Je ne comprends pas. je n'aurais jamais compris je ne comprendrais jamais en vrai et bien sûr les élevages de porcs moi je trouve qu'ils doivent justement parler du bien-être animal c'est pareil ce qu'on disait tout à l'heure avec l'adoption tout le monde n'adoptera pas un animal tout le monde ne devient pas vegan ou végétarien dans un monde idéal évidemment on serait tous en harmonie avec les animaux comme autant d'Adam et Ève bon voilà il faut arrêter l'utopie d'accord mais voilà ça n'existera pas etc d'ailleurs j'ai rencontré l'OABA qui fait un super travail d'audit bien sûr parce qu'on est conscient de cette réalité c'est un travail génial et d'ailleurs Merci. Autre idée de podcast, tu as Méliane Rocher qui vient de créer une association qui s'appelle Bestiole et qui est un fonds de dotation qui aide à justement montrer les souffrances des gens qui travaillent dans l'agriculture, dans les abattoirs, etc. Les agriculteurs font un travail formidable. Une fois de plus, tu as des mauvais agriculteurs et tu as des très bons. Et une fois de plus, c'est beaucoup la politique qui les a amenés à cette surconsommation de viande. Moi, à l'époque de mes grands-parents, c'est pour ça que je disais ça à mon grand-père, il chassait. mais tu mangeais de la viande une fois par semaine. Tu ne mangeais pas du tout comme maintenant. C'est vraiment un truc d'après-guerre, où tout le monde a commencé à manger de la viande à tous les repas. Être en mode, il faut de la protéine, bouffer de la viande, bouffer des poissons. Alors qu'on sait en plus que c'est néfaste sur la santé.
- Speaker #0
Qu'on mange trop de viande, que de ceci, cela. Et donc, je trouve qu'il faut parler de ça. Il faut ouvrir, comme l'a fait magnifiquement L214, les yeux sur ça. Que chacun prenne conscience du truc. Moi, je n'ai aucun problème avec ça. Mais par contre, faites-le de manière responsable.
- Speaker #1
Une fois de plus, c'est toujours pareil, c'est toujours des trucs de riches. C'est plus facile d'aller chez le boucher pour avoir la viande élevée en plein air avec le bon label qui va bien. Et que c'est plus facile d'acheter le gaulois et Erta quand tu es une famille cosmique où c'est dur de joindre les deux bouts et que tu as des enfants à nourrir. Je veux dire, moi, je n'ai pas de jugement. Je sais que chacun fait comme il peut aussi et que c'est toujours facile de le dire. Moi, je n'ai pas d'enfant et je gagne correctement ma vie. Donc forcément, tu peux te permettre des choses. Il y en a plein qui aimeraient avoir les problématiques que j'ai. Donc je n'ai vraiment pas de jugement envers ça. Par contre, il faut avancer là-dessus. Je trouve qu'on a, tu parlais de l'OABA qui est vraiment une association formidable. L214 a mis des moyens fous pour montrer aux gens ce qui se passait derrière ces élevages, derrière ces abattoirs. Donc, je trouve qu'on va dans le bon sens sur le sujet. Après, est-ce que c'est long ? Oui, c'est long comme toutes les causes, c'est hyper long. Mais par contre, maintenant, il n'y a pas un Français qui peut dire « je ne savais pas » . Je ne sais pas, à moins de vivre au fin fond de la grotte, je ne sais où. Maman, je ne peux pas dire que tu ne sais pas.
- Speaker #0
Un dernier sujet qu'on aborde avec Johan, c'est la pétition intitulée « Pour un cadre juridique plus favorable aux animaux et à ceux qui les protègent » mise en ligne début février et relative à la Déclaration européenne des droits de l'animal, qu'on appelle aussi la DEDA. Cette déclaration a été rédigée par un collectif de chercheurs en droits animaliers avec l'idée de créer un socle commun pour mieux protéger les animaux à l'échelle européenne. Le constat de départ est assez simple, même si les lois sur le bien-être animal progressent. dans les pays européens. Dès qu'il y a des crises économiques, sanitaires ou politiques, la protection des animaux passe souvent au second plan. La DEDA propose donc un cadre plus global qui rappelle des principes fondamentaux, c'est-à-dire reconnaître les animaux comme des êtres sensibles, interdire les actes de cruauté, améliorer les conditions de vie, si ce sont des animaux qui dépendent de l'être humain, protéger les espèces sauvages et à terme, renforcer leur protection juridique, notamment avec la création d'une... personnalité juridique pour certains animaux. Cette déclaration a été dévoilée à la mairie de Strasbourg le 29 janvier 2025, puis proclamée dans une douzaine de lieux publics en Europe. Une version affinée a ensuite été présentée au nom de la ville de Paris le 4 octobre 2025, à l'occasion de la Journée mondiale des animaux. Aujourd'hui, la DEDA est déjà soutenue par plus d'une centaine d'organisations en France, en Espagne, en Belgique, ainsi que par plus de 400 personnalités. Elle commence donc à devenir un véritable socle commun pour les défenseurs de la cause animale. Alors elle n'a pas de valeur juridique en elle-même, mais l'objectif est de rassembler... associations, citoyens et organisations autour d'un texte commun pour peser davantage dans le débat public et les décisions européennes. Et la pétition lancée en février a pour but de soutenir cette initiative et montrer qu'il existe une attente forte de la société pour faire progresser la protection des animaux en Europe. Cette pétition a été portée par plusieurs noms, dont celui de Johan et c'est pour ça que j'ai voulu en parler avec lui. Je vous remettrai le lien de cette pétition dans les notes de l'épisode et je laisse Johan nous en parler et nous rappeler que l'action collective porte toujours ses fruits.
- Speaker #1
C'est mon avis. Il y a l'allié en Damas, qui, je pense, ne voudra jamais venir à ton podcast, qui est très timide et c'est dommage parce qu'elle est super, qui a le média savoir animal. Et donc, c'est tout simplement de montrer aux législateurs ce qui est possible de faire. Et une fois de plus, ce qu'on dit depuis qu'on en parle dans le podcast, c'est pas faire toutes les révolutions d'un coup. Tu sais, ce que je te disais, ce que j'en veux un peu à la politique actuelle, de trucs où tout le monde est d'accord, enfin, tu vois, du moins, une majorité écrasante. Pourquoi on ne le met pas en place ? Pourquoi on n'acte pas ? qu'en fait, du coup, c'est illégal. Je veux dire, ça demande quoi à qui ? Tu vois, c'est pas comme si la corrida, c'était une économie florissante pour la France. Vraiment, je comprends pas pourquoi on en est encore là, tu vois. Donc du coup, tout ça, c'est des choses qui sont là pour porter des messages. Et en vrai, la pétition, elle marche bien. J'avais assisté, tu vois, c'était la Fondation Brigitte Bardot qui m'avait invité au référendum d'initiatives partagées citoyennes qu'avaient lancé Hugo Clément, Xavier Niel, Fondation Brigitte Bardot, évidemment.
- Speaker #0
Et en fait,
- Speaker #1
la pétition a eu tellement un retentissement, déjà par la puissance d'Hugo Clément, qu'en fait, c'est devenu la loi... portée aussi par Loïc Dombreval à ce moment-là. Mais du coup, c'est devenu une loi qui a quand même, tu vois, du coup, acté la fin de la vente de choux et chatons en animalerie. Bon, après, dans l'application de la loi, on voit que c'est beaucoup plus compliqué et que dans les décrets, machin, enfin, tu vois, qu'il y a beaucoup de belles paroles politiques. Bon, on sait déjà que maintenant, même si une fois de plus, tout n'est pas parfait, les animaux sauvages en laissent tirer les delphinariums et tout. Et c'est horrible parce qu'on voit bien qu'il n'y a pas de réponse en face à plein de problématiques de cette loi. Mais que bon... au moins tu vois dans 10 ans, 20 ans il n'y en aura plus et donc c'est ce à quoi elle sert cette pétition et ce à quoi sert toutes ces initiatives qui sont là pour être en mode ok c'est fini et c'est bien comme ça quoi.
- Speaker #0
Ouais bah j'espère que ça portera ses fruits, qu'il y aura plein plein de signataires mais oui elle a bien démarré comme tu dis Si tu avais le super pouvoir de faire avancer ou ne gagner qu'un combat sur un sujet de société relatif aux animaux, de compagnie ou non lequel ce serait et pour ?
- Speaker #1
Bah alors le utopique, ce serait comme je disais qu'on vivrait hyper heureux, où il n'y aurait plus d'animal qui souffrirait, où serait un peu le jardin d'Éden. Ça, on va dire, serait l'utopique. Un seul combat, c'est pas facile à la question. Moi, je me suis dit,
- Speaker #0
en voyant des posts que tu avais faits, peut-être le transport des animaux dans les soutes, qu'il y a beaucoup de mortalité. C'est un truc concret.
- Speaker #1
Mais ça reste de niche. Déjà, c'est adapté à une clientèle plutôt aisée, parce que ça veut dire que tu prends l'avion. Évidemment, c'est un combat que je mène. Non, je pense que ce serait évidemment qu'il n'y ait plus d'abandon d'animaux. Mais pareil, c'est utopique. Passe. C'est un peu les derniers combats, finalement, de Brigitte Bardot. La fin de l'hypophagie, la corrida et la chasse à cour. C'est un stop-on, c'est connerie. Tout le monde est d'accord. Et ça, ce n'est pas utopique. Pour moi, c'est concret. Je ne crois pas qu'on ne le fasse pas.
- Speaker #0
Yes. Tu vis avec ta passion des animaux aujourd'hui. Donc, quel serait ton conseil pour quelqu'un qui a la même passion, qui peut travailler avec les animaux, mais qui se dit « Je ne vais pas gagner ma vie, il n'y aura pas de débouchés, et du coup, je ne me lance pas. » Est-ce que je peux vivre de cette passion-là ?
- Speaker #1
Déjà, je pense que moi, je suis né déterminé. Je savais que ce serait ça ma vie, tu vois.
- Speaker #0
T'es payé, alors.
- Speaker #1
Oui, en plus, tu as tout compris, caractère de merde. Moi, je pense que quand on a un truc chevillé au corps, vas-y, fais-le et fonce. Et en plus, on a quand même la chance dans un pays où tu peux quand même tenter des trucs. J'ai bien conscience que socialement parlant, tout le monde n'a pas la même chance en fonction de là où tu évolues, là où tu vis. Mais tu vois, les métiers autour des animaux, il y en a plein. Tu vois, l'héteur, auxiliaire santé vétérinaire, éducateur, employé de chenille, tu as vraiment plein de métiers très différents dans des catégories très différentes, à des postes très différents. donc si c'est ta passion enfin en tout cas je pense que si t'en as réellement envie tu peux y arriver et il faut pas hésiter parce que quel bonheur enfin vraiment moi je ne travaille aucun jour de ma vie évidemment il y a des jours plus chiants que d'autres mais tout est tellement sympa quand je vois les ah ouais quand je vois des amis à moi qui sont vraiment au boulot en mode le seul truc qu'ils attendent c'est le vendredi ou les vacances moi c'est triste parce qu'on passe quand même le plus clair de son temps au boulot ça tu vois enfin vraiment on a la chance de nous une époque en plus où maintenant tu peux te le permettre super
- Speaker #0
ça c'est le finish Merci. Tu dis que tu n'es pas plus chien que chat, mais ça, pour moi, ce n'est pas possible. Tu es obligé d'avoir une préférence.
- Speaker #1
Alors, ma vie actuelle, comme je te l'ai dit en préambule avec Pompou, elle est très exclusive. Du coup, je ne peux pas avoir de chien. Et en plus, je voyage quand même beaucoup. Et c'est vrai que c'est plus facile. Et il faut être honnête, tu vas plus facilement faire endurer un peu d'absence à un chat, ce qui n'est pas bien d'ailleurs. Pompou, je sais que si je pars un matin à 8h, que je vais rentrer à minuit parce que j'ai un gros tournage et un dîner derrière, ce n'est vraiment pas idéal pour elle, il faut le dire. Mais ponctuellement, c'est OK. Tu ne le ferais pas avec un chien. Il faut déjà une vraie orga, tu as un pétiteur qui vient et tout. Mais vraiment, on me le dit tout le temps, mais je ne peux pas choisir. Et je les aime vraiment pour des raisons très différentes. Le chien, pour sa loyauté. Tu as passé une journée de merde, tu arrives, tu as ton chien qui te saute dessus, qui remet la queue. Il t'aime tellement, le chien. Après, tu as bien vu, Pompou, elle vient quand même très vite à la porte. Elle vient faire son petit coucou et tout quand même. Ce n'est pas le chat qui ne te calcule pas, Pompou. Et c'est fou, mais je suis incapable de choisir.
- Speaker #0
Tu te laisses le mot de la fin.
- Speaker #1
Vraiment, je pense que c'est une phrase que dit toujours ma chère Karine Ferry. Ils n'ont pas de voix, soyons la leur. Comme je te disais, chacun peut faire un truc à son échelle. Donc vraiment, faites-le si vous pouvez. Et vraiment, le minimum du minimum, c'est partager des choses sur les réseaux sociaux. Ça ne coûte rien, c'est gratuit et ça peut aider la vie de quelqu'un. Donc si vous pouvez avoir un impact positif, faites-le.
- Speaker #0
Top, c'est parfait. Franchement, merci Yoann. Je suis honorée d'avoir fait cette interview avec toi.
- Speaker #1
Vraiment, merci à toi.
- Speaker #0
C'est un grand honneur pour moi.
- Speaker #1
Et vraiment, j'ai plein d'idées pour des invités à toi pour le podcast.
- Speaker #0
Avec plaisir. Deuil animalier, élevage-usine, hypertype de certaines races, surpopulation féline, impact néfaste du chat sur la biodiversité, vente des naques en animalerie, expérimentation animale, place du chien en ville, etc. Et oui, j'avais encore plein de sujets dans ma besace que j'aurais adoré aborder avec Johan. Mais ça n'est peut-être que partie remise et l'occasion, peut-être dans le futur, d'un nouvel épisode ensemble. Johan, si ça te dit, tu sais où me trouver. En tout cas, cet échange était un immense plaisir pour moi et j'espère que pour vous aussi à l'écoute. C'est vraiment toute l'essence du podcast de valoriser des profils comme celui de Johan, des belles âmes qui contribuent à faire évoluer notre regard sur les animaux et nos relations avec eux et à construire finalement un monde plus respectueux du vivant. Donc encore merci Johan pour tout ce que tu fais pour le monde animal. Retrouvez Yoann sur ses réseaux sociaux et plus d'infos sur son agence sur son site internet dont je vous mettrai les liens. Et pour suivre son actu, sachez qu'il est désormais dans l'hebdo des animaux, le magazine de la SPA diffusé tous les dimanches sur RMC Life aux côtés de Karine Ferry à 11h20. Cette nouvelle émission explore chaque semaine une région à travers celles et ceux qui y vivent, y travaillent et s'engagent aux côtés des animaux. Si l'épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager au plus grand nombre. C'est grâce à vous que le podcast grandit. et je vous en remercie beaucoup. Et je vous dis à la prochaine !
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode de l'Echo des museaux.
- Speaker #0
J'espère que ce podcast vous a apporté de la connaissance et vous donne envie d'agir à votre niveau parce qu'il suffit parfois de toutes petites actions pour changer positivement la vie d'un animal. Si le podcast vous plaît, n'hésitez pas à nous laisser 5 étoiles, un gentil commentaire et surtout à en parler autour de vous pour faire grandir notre... communauté de protecteurs des animaux. En attendant le prochain épisode, vous trouvez plus d'informations sur le podcast et tous nos anciens épisodes sur www.lecodemuseau.fr ou faites-nous un retour sur notre compte Instagram, j'adore lire vos messages. A très vite pour un prochain épisode !