Speaker #0Tu perds énormément de temps sans même t'en rendre compte. C'est pas le manque de discipline non plus, pis c'est pas parce que t'as des clients difficiles par exemple, mais c'est plutôt l'improvisation. Celle que t'entretiens, en fin de compte, en attendant d'avoir du temps pour te structurer. Alors aujourd'hui, on va mettre un chiffre là-dessus, mais aussi, je vais te proposer des solutions pour pouvoir pallier à cette situation. Quand tu diriges ton entreprise en improvisant, sache que ça peut te coûter très cher. Du temps perdu, de l'énergie perdue, sans parler des sacrifices qui peuvent être évités. Tu travailles 60, 70, 80 heures par semaine et on te dit que c'est normal. Eh bien non, ça ne l'est pas. Je suis Christian Généreux, ton complice en affaires. Et ici, je t'aide à écrire ta partition, à être au diapason et à reprendre la baguette pour que toi aussi, tu redeviennes le chef d'orchestre de ton entreprise. Bienvenue à l'Effet Christian Doe. Cette semaine, je veux qu'on s'arrête un moment pour parler d'une croyance que j'entends très souvent, que j'entends partout. Puis c'est pas une croyance qui est bizarre, c'est pas non plus une croyance de quelqu'un qui comprend pas nécessairement les affaires ou qui a pas de sens des affaires. C'est plutôt une croyance qui est raisonnable, qui est logique même à première vue. Celle de... que la structure va venir quand je vais avoir plus de temps. Tu sais, dans un orchestre, personne ne le dit, ça. Il n'y a personne qui va dire on va jouer notre partition quand on va avoir moins de répétition, par exemple. La partition, c'est ce qui précède toujours la performance. Tout le temps. Ton entreprise, c'est exactement pareil. Et aujourd'hui, on va déconstruire cette croyance-là pas avec nécessairement de la théorie, mais pour que tu te rendes compte que ça coûte vraiment semaine après semaine et que de continuer à improviser en attendant le bon moment, ça peut te coûter très cher. Donc, on va repartir avec quelque chose de concret à faire cette semaine. Et là, je te raconte l'histoire de... Je vais l'appeler Jacques, pour préserver son identité, bien entendu, mais c'est un de... Un entrepreneur que j'ai accompagné, c'est quelqu'un qui est super brillant, c'est un excellent communicateur en plus, puis ses clients l'adorent. C'est vraiment là, il y a un carnet de commandes qui se remplit quand même assez bien. Et sur le papier, bien, tout fonctionne bien. Mais les deux dernières années, ils remettaient en fin de compte... la même chose toujours à plus tard, soit de documenter ses processus, de clarifier ses offres aussi, d'écrire ses standards. Donc, chaque semaine, la même décision qui revenait, mais pas maintenant. On va faire ça plus tard, trop occupé. La semaine prochaine, la semaine prochaine. Puis, finalement, ça ne se faisait jamais. Puis là, quand on s'est rencontrés, il m'a dit quelque chose que j'entends aussi très, très, très souvent de bien des gens. Il me dit, Christian, je n'ai pas le temps de prendre le temps de me structurer. J'ai trop de clients, j'ai trop de jobs. Puis là, j'ai posé une petite question. Une petite question spring-spring. Combien de fois cette semaine as-tu répondu à la même question ? Puis là, il y a eu une petite pause. Il a réfléchi, puis là, il a dit, ben, environ 5-6 fois, peut-être un peu plus. Puis là, à chaque fois, ben, ça prend combien de temps ? C'est plus, il me dit, 15, 20 minutes environ à toutes les fois. Fait que là, on a fait le calcul ensemble. Six questions récurrentes qui reviennent toutes les semaines, environ 20 minutes chacune. Mais le calcul, ça fait environ deux heures par semaine à réexpliquer, en fin de compte, ce qui n'a jamais été écrit. Ça, ça représente environ 100 heures par année. Le 100 heures, c'est perdu. à improviser, ce qui pourrait probablement être écrit une seule fois. Et on n'avait même pas encore parlé des reprises, des décisions non plus qui remontaient tout le temps jusqu'à lui, parce qu'il n'y a personne qui savait vraiment quoi décider. Donc, des mandats qui étaient très souvent surlivrés, parce que l'offre elle-même n'était pas clairement définie. Donc, ce n'était pas nécessairement un problème de temps, c'était un problème de partition manquante. Fait que, imagine... Un musicien qui va dire, je vais apprendre ma partition quand la salle va être silencieuse, quand ça va être silencieux alentour de lui. Bien, tu sais, la salle, elle ne va jamais vraiment être silencieuse. C'est fait pour accueillir justement du bruit. Il y a des spectateurs, il va y avoir des conversations, il y a des musiciens qui vont s'accorder, qui vont jouer leur bout difficile pour pouvoir le peaufiner. Donc, attendre le silence pour se préparer, bien... c'est jamais se préparer. L'entrepreneur qui attend d'avoir du temps pour se structurer, c'est exactement la même chose. Exactement. Et le temps, lui, il ne se libère pas spontanément. Il se crée. Et la seule façon de le créer, c'est d'éliminer ce qui bouffe ton temps sans même t'en rendre compte. Les questions qui sont récurrentes, les reprises, les décisions qui sont floues, l'improvisation constante. Donc, quand ça s'est éliminé, la partition ne viendra pas après la clarté. La partition crée la clarté. C'est ça, la beauté de ça. Donc, écrire d'abord, le temps viendra ensuite. Et la croyance que tu portes, c'est compréhensible. Honnêtement, franchement, c'est vraiment normal. Tu es occupé. Tu es vraiment occupé. Puis tu as des clients à servir, tu as des projets à livrer, tu as des décisions à prendre. Chaque journée est déjà pleine avant même qu'elle commence. Et dans ce contexte-là, prendre du temps pour se structurer. Ça ressemble à du temps qui est enlevé à ce qui est urgent, à ce qui paye, à ce qui compte maintenant. Puis ça, je te le dis tout de suite, je le comprends très, très bien parce que je l'ai vécu moi-même. Et j'ai vu des dizaines d'entrepreneurs vivre exactement la même chose aussi. Donc, si c'est ton cas, tu n'es pas tout seul. Voici ce que personne ne dit clairement. Improviser, ça a un coût. Ça a un coût qui est réel, qui est mesurable, qui est quantifiable et qui se paye à chaque semaine, à chaque mois et à chaque année. Même quand tu ne le vois pas. Alors, à quoi ça ressemble concrètement le coût de l'improvisation ? Ce n'est pas un concept, ce n'est pas une théorie. Ce sont des lignes dans ton agenda. à chaque semaine. Donc, le premier coup, c'est les questions récurrentes. On en a parlé un petit peu tantôt. Chaque question que tu répètes, c'est une partition manquante. Si tu l'expliques plusieurs fois ou plus d'une fois, c'est un processus qui devrait être écrit, mais qui ne l'est pas. Disons, en exemple, une vingtaine de minutes par question, 16 questions par semaine, 50 semaines par année, ça fait environ 100 heures. C'est une réalité que moi, j'observe chez presque tous les entrepreneurs que j'accompagne. Tout le monde... La très grande majorité, c'est exactement ce qui arrive. Le deuxième coup, c'est les décisions qui remontent tout le temps. Donc, quand les gens autour de toi, c'est un exemple, tu travailles avec des collègues, des partenaires, même des sous-contractants ou des travailleurs autonomes, c'est que les gens autour de toi ne savent pas ce qu'ils peuvent décider seuls, parce que chaque décision remonte à toi, tout le temps, même les toutes petites. Puis ça, même celles qui ne méritent pas. pas ton attention, reviennent à toi. Et ça, c'est de la charge mentale qui est déguisée en leadership. Il faut faire la distinction ici. Troisième coup aussi, les mandats surlivrés. Donc, quand ton offre n'est pas clairement définie, qu'est-ce qui t'inclut, ce qui l'est pas, les critères de succès, tu vas over-livrer, tu vas sur-livrer pour compenser ce flux-là. Donc, tu ne donnes pas nécessairement ce qui avait été convenu. Et ce surplus-là, tu vas le payer en temps, en énergie et aussi en marge de profit. Finalement, le quatrième coup, c'est le signal que tu envoies. Donc, quand les gens autour de toi, que ce soit tes clients, tes partenaires, ton équipe, n'avoir pas de structure qui est claire, ils ne te perçoivent pas comme nécessairement un leader. Ils vont voir plutôt comme une personne qui travaille fort, travaille très fort, mais ce n'est pas un signal de maîtrise. Il y a peut-être un signal ici que tu envoies qu'il y a quelque chose qui manque, qu'il manque une roue à l'engrenage. Donc ces quatre coups-là, oui, ils sont invisibles dans ton bilan, mais les coups sont réels autant dans ton agenda, dans ta tête, que dans ton énergie et dans le temps que tu perds que tu pourrais faire autre chose. Alors, je vais te parler de quelque chose que j'ai fait moi-même dans ma propre organisation, il y a quelques temps, parce que pendant longtemps, l'entrée d'un nouveau client passait toujours par moi. Donc, chaque étape, chaque décision, chaque communication initiale, c'était dans ma tête depuis le début et je n'ai jamais vraiment pris le temps de l'écrire. Je savais exactement le quoi faire, mais il n'y a personne d'autre ou il n'y avait aucun autre outil qui le savait. Puis un jour, j'ai décidé de le faire. Je me bloque un samedi matin avec un petit café Baileys. Deux heures. Puis là, j'ai écrit mon processus. Puis là, ce n'était pas un manuel de 40 pages. C'était juste les étapes clés en boulette-pointe, les décisions à prendre, les standards à respecter, qu'est-ce qui doit se passer, etc. Puis là, je l'ai appliqué. Puis là, la semaine suivante, pour la première fois, quelqu'un... Quelque chose d'autre a généré, en fin de compte, l'entrée d'un nouveau client, du début presque jusqu'à la fin, sans même me déranger une seule fois. Donc, ce n'était pas parfait au début. C'est sûr que je l'ai tweaked et je le tweak encore. Mais c'était suffisant. C'était suffisant sans moi. Puis ça, ça a tout changé. Puis ce samedi matin-là, ça ne m'a pas coûté vraiment du temps. En fait, ce que ça a fait, c'est que ça m'en a redonné. Parce que si tu additionnes ça semaine, après semaine, après semaine, ben tu te rends compte du temps que j'ai gagné. Alors, voici ce que je te demande. Cette semaine, pas dans un mois, fais-le cette semaine. Étape 1, tu vas identifier ta question la plus récurrente. Donc, quelle est la question que tu réponds le plus souvent ? Que ce soit à tes clients, à ton équipe, à tes partenaires. Une seule, pas 18, juste une. Celle qui revient systématiquement, qui revient tout le temps. Après ça, tu vas bloquer un 30 minutes dans ton agenda. Puis c'est pas un 30 minutes de réflexion libre, ad lib, etc. Non, non, tu prends vraiment un 30 minutes dédié à écrire la réponse une fois pour toutes. Cette semaine, dans ton agenda. Puis peut-être après cet épisode-là, prends le 30 minutes pour le faire. Une question, 30 minutes, réponds-y. Après ça, écris-la. OK, pas un document parfait, là, mais au moins les étapes clés, dans l'ordre, dans le bon ordre, c'est important, ça. Il faut que ça soit aussi assez clair pour que quelqu'un d'autre, moi je dis souvent qu'un enfant de 12 ans, puisse vraiment bien comprendre la réponse sans être obligé de te demander des précisions. Ça, c'est ton premier acte d'accordage. d'accorder nos violons, ça c'est ton premier acte d'accordage. Alors, une question, 30 minutes, puis là tu vas avoir un processus écrit. Tu vas avoir une réponse écrite. Et ça, c'est ta micro-décision cette semaine. Pas la semaine prochaine, cette semaine. Et si tu te reconnais dans ce que je viens de... d'écrire aujourd'hui les questions récurrentes, la charge mentale, les décisions qui remontent, les mandats surlivrés, et que tu sens que c'est le temps de passer peut-être à autre chose, bien, j'ai quelque chose pour toi. J'ai développé des services maestros. C'est moi qui deviens en fait un petit peu ton chef d'orchestre opérationnel. Donc, je vais t'aider justement à prendre en charge tes projets clés, les prioriser, t'aider à les structurer, puis voir qu'est-ce qui ne l'est pas. Je vais t'aider à mettre en place des processus qui vont te redonner du temps et de la clarté. Ça, c'est super important parce que ça vient t'aider à libérer cette charge mentale-là. Donc, le premier pas, ce qu'on fait, c'est qu'on se fait un appel découverte. Là, ce n'est pas un pitch de vente, pas en tout. C'est une conversation humain à humain pour vraiment comprendre où tu es maintenant, où tu veux aller et qu'est-ce que tu as besoin pour y arriver avec... ta réalité avec ce que tu as là présentement. Pas plus compliqué que ça. Alors, pour prendre un appel, tu as juste à aller sur christiangénéreux.com. Tu vois, en Ausha droite, il y a le piton « Parlons-nous » . Tu planifies un appel là, puis ça va me faire un plaisir de discuter avec toi pour voir comment je peux faire pour t'aider à avoir plus de clarté et à te libérer ce temps-là que tu perds tout le temps. Alors, en conclusion, c'est que la structure ne viendra pas quand tu vas avoir plus de temps. Le temps vient quand tu te structures. Dans l'ordre. Toujours dans cet ordre-là. Et cette semaine, prends la chose qui vit dans ta tête depuis trop longtemps, bloque le moment, puis mets-le sur papier ou dans un document doc. Écris-le, peu importe comment. Ça, ça va être ton premier accord. Ça va être le premier accord qui va tout changer, en fait. Parce que par la suite, tu ne vas pas faire une deuxième, une troisième, et ainsi de suite. Tu n'es pas obligé de tout faire d'un coup. Mais tu sais, au moins, tu en fais une à la fois. au moins, ça va t'aider à avancer et te libérer du temps à ce niveau-là. Donc, la semaine prochaine, on va continuer. On va parler de quelque chose que les entrepreneurs les plus performants ont en commun et de ceux qui se taignent et qui ne font presque jamais. Et tu vas vraiment vouloir être là. Et n'oublie pas d'ici ce temps-là que la clarté avant la vitesse, toujours. À la semaine prochaine.