Speaker #0Si quelqu'un te demandait en ce moment, comment ça va, vraiment, honnêtement, qu'est-ce que tu répondrais ? Et là, je ne parle pas de la réponse automatique qu'on sert à toutes les sauces, comme ça va super bien, je suis occupé, j'ai bien des clients. Non, non, pas celle-là, la vraie réponse. Celle que tu te réponds le soir, après ta grosse journée de travail. Pas celle nécessairement que tu vas répondre le matin parce que t'as trop de choses à faire pour même y penser. Mais tu sais, cette réponse-là, qui attend en fait, en quelque part dans le fond, que t'aies enfin le temps de l'écouter. Si tu fais semblant que ça va, t'es pas nécessairement en train de mentir aux autres. C'est peut-être que t'as commencé à te mentir à toi-même. Ton entreprise fonctionne, mais en coulisses, c'est le vacarme. Si tu avances à l'intuition, dans l'urgence et dans le bruit, alors cette émission est faite pour toi. Je suis Christian Généreux et j'aide les entrepreneurs débordés à retrouver cadence, clarté et direction. Ici, on transforme la cacophonie en vraie symphonie entrepreneuriale. Pas de recette magique, mais en reprenant la baguette pour que tu deviennes, toi aussi, le chef d'orchestre de ton entreprise. Bienvenue à l'effet crescendo. Il y a une image qu'on valorise énormément dans le monde entrepreneurial. L'entrepreneur qui tient, qui tient bon, qui livre, qui continue quoi qu'il arrive. Celui qui ne se plaît pas, qui trouve des solutions, qui avance sans nécessairement, sans broncher. Et cette image-là, c'est certain que ça a du bon. Parce que la résilience... C'est une vraie force. La capacité à tenir sous pression, ça compte. Mais il y a aussi un revers à cette médaille-là, qu'on va nommer rarement. Quand tenir devient le mode par défaut, quand avancer, ça devient une façon d'éviter de s'arrêter, ou quand je gère devient un peu la réponse à tout. À un moment donné, c'est que t'es plus capable de tenir. T'es plus en mode survie. Et la différence entre les deux, c'est immense. Mais ça, c'est silencieux. Parce que ça s'installe tellement graduellement que t'as même pas vu le moment où t'as basculé. Aujourd'hui, on va nommer ça. Pas pour te faire sentir mal, là. Pas non plus pour ajouter une charge à ce que tu portes déjà. Mais parce que ce qu'on nomme pas, là, on ne peut pas choisir de le déposer. Et sache que tu mérites de faire ce choix-là consciemment. Et ça me fait penser à une coach que j'ai accompagnée il y a une couple de mois. Début quarantaine, trois ans à accompagner des entrepreneurs, elle a une pratique qui est solide, elle a des clients qui sont fidèles, elle a une bonne réputation, bien établie dans son milieu. Puis de l'extérieur, tout allait bien. Mais lors de notre première rencontre, elle m'a dit quelque chose que je n'ai pas vraiment oublié. Elle m'a dit, « Christian, je suis fatigué d'une façon que le sommeil ne règle plus. » Alors, quand elle m'a dit ça, on a continué à jaser, on est allé un peu plus en profondeur. Puis là, tranquillement, la liste de choses a commencé à sortir. Elle gérait, entre autres, ses relations avec ses clients les plus fragiles, entre autres, parce qu'il n'y a personne d'autre qui pouvait vraiment le faire. Elle relisait chaque contenu qui était déployé dans ses diverses plateformes, que ce soit la formation, sur les médias sociaux, bon, peu importe, parce que... Elle avait eu des mauvaises expériences. Bien sûr, elle s'occupait de la facturation, des suivis, de sa présence en ligne. Puis aussi, elle répondait aux messages de ses clients, entre autres sur Messenger ou sur WhatsApp, par exemple. Mais ça, peu importe l'heure, sauf quand elle dormait, bien sûr, que ce soit les soirées, que ce soit en fin de semaine, parce que ses clients savaient qu'elle répondait toujours. Et en dehors du travail... Ses enfants, ils ont arrêté de l'inviter ou de lui proposer des activités en soirée la semaine. Ça, ce n'était pas par manque d'amour, c'était parce qu'ils savaient que la réponse serait tantôt. plus tard. Mais ce plus tard-là arrivait rarement. Puis là, elle me dit, moi, j'aide les gens à construire une vie qui leur ressemble, mais la mienne, en ce moment, je la reconnais plus vraiment. Puis ça, c'est venu me chercher. Ça m'a vraiment touché. C'est venu comme ça m'a pogné dans le cœur. Pas parce que c'est nécessairement une histoire qui est exceptionnelle, parce que cette histoire-là, je l'entends sous des formes différentes, mais très souvent, puis peut-être trop souvent. Et si on fait le parallèle avec un chef d'orchestre, pas celui que je vous ai décrit dans des épisodes précédents, mais imagine un chef d'orchestre qui, en plus de diriger, Il fait sa job de chef d'orchestre, mais il va aller jouer du violon quand le premier violon est absent, par exemple. Ou il va aller remplacer le pianiste parce qu'il est en retard. Ou il va même aller jusqu'à vérifier que la salle est bien chauffée, que les sièges sont bien placés. Puis que malgré tout ça et autres, il va lever sa baguette au moment du concert, puis il va sourire, puis il va dire « tout va bien » . Sauf que, combien de temps est-ce qu'il peut tenir sans que sa concentration lâche au mauvais moment ? Tu sais, avant que l'orchestre, sans le savoir, commence à sentir qu'il y a quelque chose dans la direction qui est moins solide qu'avant. Tu sais, ce chef d'orchestre-là, ça peut être toi. Et l'orchestre, c'est peut-être ton entreprise. Et la question que personne ne te pose, que tu ne poses peut-être pas toi-même non plus, c'est que jusqu'où tu vas tenir avant de déposer la baguette. Oui. J'ai une bonne idée à savoir pourquoi tu continues à tout porter. Mais là, je ne vais pas te demander d'arrêter. Pas comme ça, pas maintenant, pas là. Parce que je sais que tu as des responsabilités qui sont réelles. Tu as des collaborateurs qui comptent sur toi. Tu as des clients qui ont besoin de toi. Tu as des engagements que tu ne peux pas juste effacer comme ça parce que tu es fatigué. Ça, c'est très réel. et c'est du sérieux. Par contre, je sais que dans ta tête, déposer une partie de cette charge-là, ça ressemble à une faiblesse ou à de l'abandon. Et que si tu lâches, tout va lâcher avec toi. Parce que t'es le seul à avoir toutes les partitions en même temps et qu'il n'y a personne d'autre qui pourrait gérer ça comme toi. Et c'est peut-être vrai, en partie. Et un entrepreneur épuisé, qui prend de moins bonnes décisions, ça paraît. Un entrepreneur qui est épuisé, il va aussi moins bien communiquer avec son monde. Quand on est épuisé en tant qu'entrepreneur... On perd aussi sa créativité, ce qu'on a parlé au dernier épisode. Puis, quand on est épuisé, on peut commencer aussi à ressentir que son entreprise, c'est plutôt un poids et non une œuvre. Et à ce moment-là, ce qui est important de comprendre, c'est que le déni, ce n'est pas une stratégie. C'est plutôt une façon de repousser une conversation que tu devrais avoir de toute façon, avec toi-même, mais aussi avec les gens que t'aimes. Et ça, ce n'est qu'une question de temps. Parce qu'il y a un coût à attendre. Le coût, ce n'est pas juste la santé, en passant, même si c'est bien réel. C'est la qualité de tes décisions. C'est la profondeur de tes relations, c'est la créativité dont on a parlé la semaine passée, celle qui s'épuise quand le réservoir est vide, si tu te souviens. Et surtout, c'est la distance qui grandit tranquillement entre la vie que tu voulais bâtir et celle que tu vis réellement. Et nommer ce que tu portes, sache que ce n'est pas de capituler, c'est plutôt de faire le premier geste d'un entrepreneur lucide. Quelqu'un qui regarde la réalité en face et décide. les yeux grands ouverts, comment il veut avancer. Et ce que je veux te dire directement, c'est que ton entreprise est censée servir ta vie et non l'inverse. Et c'est peut-être même pour ça que tu t'es lancé, pour avoir plus de liberté. plus de sens, plus de contrôle sur ton temps, une meilleure qualité de vie. Pour construire, en fait, quelque chose qui t'appartient, qui te ressemble, qui travaille pour toi, pas juste avec toi. Et, à quelque part, en chemin, il y a quelque chose qui s'est inversé. Ton entreprise est devenue le centre de ta vie. Et ta vie, tes proches, ta santé, tes rêves, tout ça, ça s'est retrouvé plus en périphérie. Et tout ça en attendant que ton entreprise aille mieux, que les finances soient plus stables ou que tu aies enfin le temps. Sauf que ce moment-là, il n'arrive jamais seul. Ce moment-là, ça se crée. Intentionnellement. avec des décisions concrètes. Et la première de ces décisions-là, c'est d'abord d'arrêter de faire semblant que ça va quand ça va pas vraiment. D'être honnête avec soi-même. Pas pour dramatiser, pas pour tout lâcher. Juste pour voir les choses telles qu'elles sont, on va appeler un chat un chat. Parce que... On ne peut pas construire une entreprise au service de sa vie si on refuse de regarder ce que cette vie coûte en ce moment. Je vais te parler de la fin 2023, qui était quelques mois après le lancement de mon entreprise. Sur le papier, ça allait bien, les premiers clients étaient là. Les projets rentraient, j'avais vraiment toutes les raisons d'être satisfait. Mais dans les faits, dans ma vraie vie, je répondais à des courriels à 9h le soir. J'avais même annulé plusieurs activités personnelles que j'avais planifiées. Je me levais aussi le matin avec ma liste de choses à faire qui était déjà trop longue. Ma tête, elle explosait déjà avant même d'avoir bu mon premier café. Et quand les gens demandaient comment ça allait, je répondais la fameuse phrase « super, je suis occupé » avec un sourire. Sans même y réfléchir, c'était rendu automatique. Puis là, un soir, il y a mon conjoint qui m'a posé la question. Une question toute simple, il m'a dit « Hey Christian, est-ce que tu es heureux en ce moment ? » Puis j'ai voulu répondre oui, en réflexe, oui, oui, mais les mots ne sont pas vraiment sortis. Parce que la vraie réponse, c'était, ben j'en sais rien. Car j'étais tellement dans le faire, dans l'opérationnel, que j'ai arrêté de sentir, de ressentir. J'étais tellement occupé à tenir le phare. que j'ai oublié de vérifier si ce que j'étais en train de construire, ça me ressemblait. Et je n'ai pas tout réglé, loin de là, ça c'est clair. Mais j'ai fait quelque chose d'important. J'ai arrêté de faire semblant. Et ça, quand j'ai décidé de nommer ce que je portais à voix haute, Ça a tout changé. Et on dirait qu'il y a quelque chose qui s'est allégé. Et pas parce que ma liste de choses à faire était plus courte nécessairement, mais on dirait qu'il y a eu un switch qui s'est fait. Parce que j'ai compris que je pouvais enfin décider... consciemment ce que je voulais faire avec ce que je venais de nommer. Et une petite analogie, comme on les aime, tu connais sûrement l'image de l'iceberg, la partie qui est visible au-dessus de l'eau, celle que tout le monde voit, que les autres voient. Et il y a aussi la partie cachée qui est en dessous, ce qui se passe vraiment. Pour un entrepreneur qui porte tout, la partie visible, donc celle que tu montres, la performance, la livraison, le sourire en réunion, le « je gère » automatique, eh bien, ça, c'est ce qu'on voit. Mais la partie cachée, celle que tu portes vraiment, comme la fatigue accumulée, les décisions que tu prends seul, genre à 10 heures le soir, les relations qu'on met sur pause parce que... Il y a toujours une urgence, les projets personnels qui attendent depuis 18 mois, 2 ans, 3 ans. Tu sais, le sentiment sourd qu'il y a quelque chose qui dérive, mais que tu n'as pas vraiment le temps de regarder où ça s'en va. Le problème avec un iceberg, ce n'est pas la partie qui est visible, c'est la partie qu'on ne voit pas, et qui est souvent beaucoup plus grosse qu'on peut le croire. Et iceberg... Ça ne coule pas les bateaux parce qu'ils sont énormes. Ça les coule parce qu'on ne les a pas vus venir. Parce qu'il n'y a personne qui a nommé ce qui était en dessous de la surface avant que ce soit trop tard pour changer de cap. Alors, l'épuisement chez les entrepreneurs, ça ne ressemble pas à celui qu'on imagine. Ce n'est pas quelqu'un qui va s'effondre spectaculairement. C'est plutôt quelqu'un qui continue longtemps, peut-être même des fois trop longtemps, parce qu'il livre, il répond, il gère. Jusqu'au jour où le corps, l'esprit, peut-être même les deux en même temps, décident d'arrêter. Et ce qui est particulièrement insidieux, c'est que les signaux avant-coureurs sont souvent interprétés comme des signes de succès. T'es trop débordé, c'est parce que les affaires, ça va bien. T'as pas de temps pour toi ? C'est parce que tu travailles fort. Ou tu penses à ton entreprise quand t'es en vacances ? C'est parce que t'es un passionné. Ça te dit-tu quelque chose ? Ça sonne-tu une petite cloche ? Mais ces schémas-là, ça peut être dangereux. Pourquoi ? Parce que... Ça normalise ce qui devrait être un signal d'alarme. Parce que ça transforme les symptômes d'un problème en preuve d'engagement. Et pendant ce temps-là, la facture s'accumule en santé, en relation, en créativité et en sens. On le sait, les entrepreneurs sont significativement plus à risque d'épuisement que des employés. Et ça, ce n'est pas parce qu'ils travaillent nécessairement plus d'heures. C'est plutôt parce qu'ils portent un niveau de responsabilité émotionnel et décisionnel plus grand que la plupart des gens. Et ça, on ne le voit pas. Et ce que tu portes, ce n'est pas dans ta tête, c'est réel. Ça peut être lourd aussi, et ça, ça mérite d'être nommé. Pas pour se plaindre, mais plutôt pour décider quoi en faire. Voici ce que j'ai observé dans mon travail avec certains de mes clients. Le moment où quelqu'un nomme ce qu'il porte vraiment, pas les tâches à faire, mais plutôt les vraies charges émotionnelles et décisionnelles, On dirait qu'il y a quelque chose qui se déplace. Et, comme je l'ai dit tantôt, pas parce que la liste de choses à faire est plus courte, mais plutôt parce que la charge cesse d'être floue et diffuse pour devenir plutôt quelque chose de concret qu'on peut regarder en pleine face, qu'on peut toucher, qu'on peut évaluer, et qu'on peut surtout décider enfin de garder. de déposer ou de transformer. Parce que la lucidité, c'est pas un luxe pour quand ça va mieux. C'est la condition sine qua non de base pour prendre les meilleures décisions. Et les meilleures décisions, c'est celles que tu prends quand tu sais vraiment où tu es, pas quand tu fais semblant que ça va. Tu vois la nuance ? Alors... Voici 7 signes que tu portes trop et que tu fais semblant que ça va bien. Premier, tu réponds aux messages professionnels en soirée, la fin de semaine. Toi, tu trouves ça normal. Deuxième des choses, la dernière fois que tu as pris une journée vraiment pour toi, tu ne t'en souviens plus vraiment. Tu ne te souviens plus vraiment, c'est quand. Autre chose, quand quelqu'un te demande comment ça va, Bye, toi aussi. tu es en réponse automatique. Tu ne réfléchis pas. « Ah, ça va bien, je suis occupé. » « Ça va super, je suis occupé. » Autre chose aussi, tu repousses des choses qui sont importantes pour ta vie personnelle jusqu'à temps que ça se calme dans ton entreprise. Sixièmement, tu pars, tu... penses beaucoup plus à ton entreprise, même dans les moments où tu voudrais être ailleurs. Tu vas souper, tu vas prendre une fin de semaine, etc., mais tu continues toujours à y penser, parce que c'est de la passion. Et aussi, dernièrement, c'est l'idée de prendre une vraie pause, là. Ça te donne de l'urticaire, ça te stresse plus que ça t'attire. Alors, si tu te reconnais dans au moins trois de ces points-là, ou plus, Ben, c'est pas nécessairement une coïncidence. C'est plutôt un signal. Et un signal, ben, ça se lit et ça s'écoute. En fait, ça s'utilise pour changer de cap. Avant que ça soit le iceberg qui change ton cap à ta place. Alors... Ce que je vais te proposer, c'est de prendre en fin de compte une feuille, pas nécessairement un document, une vraie feuille papier, et écris honnêtement la réponse à cette question-là. Qu'est-ce que je porte en ce moment que personne autour de moi ne voit vraiment ? Alors, je la répète, qu'est-ce que je porte en ce moment que personne autour de moi ne voit vraiment ? Pas les tâches, là. Les charges. Comme par exemple, la responsabilité de garder tout le monde motivé. Ça, c'est une charge, ça. La pression de ne pas laisser tomber tes clients. La peur que tu sois... que si toi, tu flanches, en fin de compte, bien, tout flanche avec toi. La solitude des décisions que tu prends seul. Ça, ça en a une autre charge aussi. Et... Tiens, le deuil de projet personnel que tu mets en attente. Écris tout, là. Juge-toi pas, là, puis ne minimise pas non plus. Juste de le nommer. Juste de l'écrire, de le nommer. Parce que ce qu'on nomme, bien, on peut décider quoi en faire après. Après ça, une fois que t'as écrit ça, bien là, choisis une charge à partager peut-être avec quelqu'un. Pas toutes, juste une. Donc quelque chose que tu portes présentement tout seul, mais que tu pourrais peut-être confier à quelqu'un, soit un collaborateur, un partenaire, un proche, un père entrepreneur. L'objectif, ce n'est pas de te débarrasser du problème. C'est plutôt de briser premièrement l'isolement et de ne plus être seul à savoir que c'est là. Parce qu'une charge qui est partagée, elle ne disparaît pas. Mais tu vas voir qu'elle va peser différemment. Après ça, une fois que tu as fait ça, moi je t'invite à protéger une heure pour toi cette semaine. Une heure à toi. Un rendez-vous avec toi personnellement. Pas pour être productif. Pas pour récupérer, pour mieux livrer ensuite non plus. Juste pour toi. Pour faire ce qui te nourrit. à l'extérieur de ton entreprise. Donc, c'est un exemple, t'aimes faire de la peinture, réserve-toi une heure pour faire de la peinture. Si t'aimes chanter, même si tu chantes pas bien, mais t'aimes chanter, ben, mettre de la musique, pis chante pendant une heure. Va prendre une marche, un repas, peut-être un repas, un lunch sans téléphone, ou une conversation peut-être aussi avec quelqu'un qui a absolument rien à voir avec le travail. Pis ça, là... C'est pas du luxe, c'est de la maintenance. Parce que un chef d'orchestre qui ne prend pas soin de lui, ça va finir par diriger une partition qui n'entend plus vraiment. Cette semaine, une seule chose. Prends une feuille et réponds honnêtement. Qu'est-ce que je porte en ce moment que personne autour de moi ne voit ? Pas de solution, pas d'action, pas de plan, là. Juste nommer. Parce que le déni, ça fonctionne tant qu'on garde les choses dans le flou, tant qu'on les laisse, en fin de compte, exister sans les regarder en face. Mais le moment où tu écris noir sur blanc, il y a quelque chose qui change. Tu passes de subir à voir. Et voir, c'est le premier geste vers choisir. Choisir ce que tu veux continuer à porter, choisir ce que tu veux déposer, ce que tu veux confier à quelqu'un, ce que tu veux changer, choisir aussi ce que tu veux protéger. Mais tout ça, ça commence par arrêter de faire semblant que ça va. quand ça ne va pas vraiment. Parce que de tout porter tout le temps, ça finit par se payer. La question, ce n'est pas si, c'est quand et à quel prix. Et toi, tu mérites une vie qui ressemble à ce que tu imaginais quand tu t'es lancé. Pas une vie qui est en attente. Une vie qui est réelle, ta vie. Alors, cette semaine, prends le temps d'écrire ce que tu portes et laisse quelque chose d'honnête sortir, même si c'est inconfortable. En fait, surtout, si c'est inconfortable. Si tu as apprécié cet épisode, alors je t'invite à t'abonner, bien entendu, et aussi à me suivre sur les médias sociaux. Donc, je suis sur Facebook, sur LinkedIn, sur Instagram, sur TikTok. TikTok et bien entendu sur YouTube. 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