Speaker #0Bienvenue sur l'Effet Marketing, le podcast des marketeurs déterminés, pragmatiques et créatifs. Moi, c'est Léa Gueniffey, je suis consultante en marketing et j'ose poser les bonnes questions, celles qui nous font vraiment avancer. Ici, pas de blabla, c'est 100% concret. Je déniche pour vous des retours d'expérience précis issus du terrain. Acquisition, conversion, branding, partenariat. Dans chaque épisode, on analyse en détail un levier marketing pour booster votre croissance. Mon objectif, vous aider à sortir la tête du guidon, faire de la veille et vous donner les clés pour faire décoller votre marketing. Google Ads reste un levier d'acquisition incontournable en 2026 pour les entreprises qui veulent faire de la croissance. Ça doit être un pilier de votre mix marketing et l'enjeu aujourd'hui, ce n'est pas tant de faire du Google Ads, parce que ça aujourd'hui, la majorité des boîtes en font déjà. mais c'est de réussir à en faire un levier d'acquisition prédictible et rentable. Moi, c'est Léa Gueniffey et ça fait 5 ans que j'accompagne les entreprises à générer plus de leads qualifiés grâce à Google Ads. À date, j'ai accompagné plus de 60 entreprises, j'ai géré plus de 10 millions d'euros de budget média et j'ai travaillé avec des boîtes très cool comme WeCasa, ChargeMap, AssoConnect et plein d'autres en 2025. Et dans cet épisode hors série, je vais vous partager mon retour terrain. ce que j'ai observé sur les comptes Google Ads que j'ai gérés en 2025, pourquoi aujourd'hui les boîtes sous-exploitent encore le canal Google Ads et comment adapter votre stratégie Google Ads 2026 pour en faire un canal prédictible et rentable. Donc ce que j'ai fait, c'est que moi je me suis listé quelques points à aborder dans cet épisode. Ce n'est pas du tout un épisode scripté, c'est quelque chose que je fais vraiment au feeling parce que j'avais vraiment envie de vous partager mes apprentissages de ces derniers mois. et je me suis dit que ça pourrait vous intéresser. Et l'objectif de cet épisode, c'est vraiment de pouvoir vous donner une nouvelle grille de lecture pour que vous puissiez comprendre ce que Google Ads peut apporter à votre business et comment est-ce que vous pouvez faire pour exploiter au mieux ce canal. Donc le premier élément que je me suis noté, c'est pourquoi Google Ads est encore plus stratégique en 2026. Vous l'avez peut-être remarqué ou alors vous avez peut-être eu des échos. Ce qu'on voit sur ces derniers mois et plus largement sur ces dernières années, c'est que l'acquisition sur Google Ads devient de plus en plus compliquée. Parce qu'on a un contexte qui a pas mal évolué. Déjà, on a de moins en moins de volume qualifié en search. C'est-à-dire qu'avant, des personnes qui allaient taper des requêtes en search, des requêtes intentionnistes, il suffisait de leur pousser une annonce et une LP à peu près potable et on arrivait à convertir. Aujourd'hui, c'est plus du tout la même chose. C'est beaucoup plus exigeant qu'avant. Déjà... parce qu'un clic sur votre publicité va vous coûter plus cher qu'avant. Plus 10, plus 15, plus 30% en fonction des secteurs, ça ne cesse d'augmenter d'année en année. Donc déjà, si quelqu'un qui clique sur votre publicité, ça vous coûte plus cher qu'avant. Que de manière générale, les recherches qui sont effectuées sur Google sont moins qualifiées qu'avant. Qu'en plus, il y a plus d'annonceurs sur ces mêmes requêtes et donc plus de concurrence. Avant, vous aviez juste un concurrent en face de vous, maintenant vous en avez une dizaine. Ça fait que mécaniquement, les coûts augmentent. et je pense que 2025 a été un peu une année de bascule là-dessus, c'est qu'aujourd'hui, être rentable sur Google Ads, ce n'est plus du tout aussi évident qu'avant, et ça demande une certaine expertise, et de voir le levier d'une autre manière, là où avant, il suffisait juste d'acheter ces bons mots-clés, d'être présent, et on savait qu'on faisait le job. Alors qu'aujourd'hui, les comptes qui sont mal structurés, qui sont tout automatisés, qui n'ont pas un tracking fiable, qui ne reposent pas sur des signaux CRM, on voit que c'est la cata en termes de performance. Moi, 2025, ça a vraiment été l'année où j'ai récupéré le plus de comptes, de boîtes. Si je vous fais un peu le topo global, les demandes qui revenaient le plus souvent, c'est on n'est pas satisfait de nos résultats, on met plus de budget qu'avant et on a moins de leads. On gère en interne, mais on sent que ça commence à être un peu compliqué et qu'on manque de compétences. Ou alors, on passe par une agence, mais on sent qu'ils se contentent du strict minimum. Et du coup, nous, on sent qu'on plafonne. et on n'arrive pas à mieux faire, c'est comme si on avait atteint un certain palier. Et du coup, on se dit, est-ce que nos performances, elles sont vouées à baisser continuellement, ou est-ce qu'on a la possibilité de rétablir ce canal-là et faire en sorte qu'il fonctionne de mieux en mieux ? Et moi, ce que j'observe quand je reprends ces comptes-là, c'est que 90% des entreprises se contentent des basics sur Google Ads. Le basic sur Google Ads, c'est être présent sur ces mots-clés en search, donc les mots-clés intentionnistes, transactionnels, tout ce qui va être vraiment du bad funnel. Et j'ai envie de dire oui, bien évidemment, ça c'est vraiment la phase 1 et c'est le B à bas. Mais on ne peut pas se limiter à ça. Pourquoi ? Déjà parce que ces mots-clés-là, ils sont ultra concurrentiels, donc on a des coûts par clic élevés et ce n'est pas forcément rentable dans tous les cas d'être toujours présent dessus. Et la deuxième chose, c'est que ce n'est pas du tout scalable. C'est-à-dire que si vous avez vos top 3 des mots-clés bad funnel, une fois que vous avez diffusé à 80, allez grand maximum 90% sur ces mots-clés-là, vous ne pouvez pas. inventé des volumes de recherche sur ces mots-clés-là. Donc ce qui fait que, si ces mots-clés-là fonctionnent pour vous, tant mieux, c'est OK. Vous avez un fil rouge qui tourne et ça rentre. Mais si ça ne marche pas, vous êtes bloqué. Et si ça ne marche plus et que ça marchait avant, vous êtes de nouveau bloqué aussi. Et moi, avec cet épisode, j'ai vraiment envie d'ouvrir vos chakras sur Google Ads et de vous montrer que c'est un canal qui peut intervenir à différents moments de votre funnel marketing et pas uniquement à la fin. Et si je devais résumer ça, je dirais qu'il peut y avoir quatre phases sur Google Ads. Si je vous fais un petit peu un condensé de ce que moi j'ai expérimenté cette année. On a la phase 1 où c'est le strict minimum ce que 90% des boîtes font, à savoir être présent sur ses meilleurs mots-clés. Ensuite, on va avoir la phase 2 qui va être de remonter un peu plus haut dans le funnel et essayer d'aller capter la demande indirecte. Les personnes qui sont en recherche d'informations, en recherche de comparaisons ou alors qui n'ont pas encore exprimé d'intention, mais on voit qu'il y a des signaux qui portent à croire qu'ils vont être intéressés par votre solution. Et ça, c'est des prospects que vous allez pouvoir réussir à capter grâce à d'autres réseaux de diffusion. Discover, YouTube, YouTube Short ou encore Gmail. Je sais, ça peut surprendre. Mais sachez que moi, c'est vraiment avec ce type de campagne-là que j'ai eu les meilleurs résultats cette année. Ça a vraiment été un de mes gros apprentissages cette année, c'est d'arrêter de se limiter uniquement au bad funnel et essayer de remonter dans le funnel pour capter des personnes qui sont en recherche d'informations et qui penseront à vous au moment où elles vont convertir. La phase numéro 3, ça va être de recibler vos prospects, c'est-à-dire des personnes qui ont déjà été en contact avec votre entreprise. Donc ça peut être soit des personnes qui ont déjà téléchargé une ressource, visiter votre site internet, eu un premier contact avec un sales en fonction de la durée de votre cycle de vente. Et là, vous allez pouvoir, encore une fois, sur différents réseaux de diffusion, donc ça peut être le search, mais ça peut être aussi YouTube, ça peut aussi être le display ou encore Discover, et vous allez pouvoir recibler ces personnes-là avec des messages adaptés en fonction de leur niveau de maturité. Je ne vais pas pousser le même message à une personne qui a déjà eu un contact avec un sales, VS, une personne qui a... uniquement télécharger une ressource et qui était vraiment en phase de recherche d'infos. Et ça, ça va vraiment vous permettre d'augmenter la répétition sur vos prospects qualifiés et donc de rentabiliser l'ensemble de votre acquisition. Et enfin, la quatrième phase qui est celle à laquelle beaucoup de boîtes accèdent dès le début en voulant griller un maximum d'étapes, mais qui ne marche uniquement que si on l'exploite en dernier, c'est d'aller chercher plus de volumes de leads grâce aux algorithmes de Google, avec des campagnes comme Performance Max qui vont vous aider à aller chercher plus de volume grâce à votre historique de conversion. Parce que Google saura qui sont vos meilleurs clients, c'est-à-dire ceux qui vous rapportent le plus d'argent, quel est leur profil cible. Il aura finalement tout un tas de données sur le profil de vos clients, les campagnes qui ont déjà marché, et tout ça, ça va lui servir de base pour nourrir son algorithme pour pouvoir aller chercher plus de volume de leads qualifiés grâce à des campagnes type Performance Max. Mais attention, pour que ces quatre phases s'enchaînent bien, il faut faire les choses dans l'ordre et ne pas tomber dans les pièges. Et en parlant de pièges, je me suis notée, j'ai essayé de me faire un récap des trois plus gros pièges que j'ai vus en 2025 sur Google Ads, les trois plus gros erreurs. Enfin, en résumé, les trois trucs qui ont fait perdre plus d'argent aux entreprises sur Google Ads et qui auraient pu leur permettre d'avoir de bien meilleures pertes si elles avaient travaillé ces trois éléments-là. Donc, je me les suis listées. Le premier piège, et lui, je crois que c'est vraiment le gouffre financier de tous les annonceurs sur Google, c'est Performance Max. Performance Max, vous en avez très certainement entendu parler, c'est la campagne full automatique d'OPLIA que Google met à disposition de toutes les entreprises qui vous permet d'avoir un maximum de conversion sans effort. Le truc, c'est qu'entre la promesse faite par Google et la réalité, il y a une grosse différence. Dans la réalité... Ce type de campagne-là, ça reste une énorme boîte noire qui est très difficile à piloter. Et c'est pour ça que je vous dis que pour moi, c'est vraiment des campagnes qu'il faut utiliser quand on a déjà un compte très mature et qu'on a déjà des campagnes rentables qui tournent déjà et on a déjà posé différents socles avec différents types de campagnes. Campagne Search, Dimension, YouTube, Display. Et on va venir ajouter des campagnes Performance Max pour venir nourrir tout ça et aller chercher plus de volume. Mais le piège dans lequel sont tombées les entreprises, c'est... de tout miser sur Performance Max. OK, c'est une campagne automatique, on met notre budget dessus, on voit que ça fonctionne, les résultats sont là, les dashboards sont flatteurs, sauf que ce n'est pas incrémental dans le business et ce n'est vraiment que de la poudre aux yeux et c'est vraiment des campagnes qu'il faut manier avec précaution parce que vous pouvez perdre beaucoup d'argent avec. Pour vous donner l'exemple d'un compte que j'ai repris en 2025, on avait 80% du budget qui était investi sur Performance Max. Donc, c'est un compte qui dépense... qui dépensent quand même pas mal, on était à 35 000 euros par mois de spend. Et en trois mois... J'ai réussi à relancer les performances et à baisser le coût par litre de 20%. Et comment est-ce que j'ai fait ? J'ai réduit le budget sur Performance Max et j'ai monté en parallèle différents types de campagnes qui me permettaient d'avoir un bien meilleur contrôle. Parce que le souci avec Performance Max, c'est que ça diffuse où Google veut, où c'est le plus rentable potentiellement pour lui. Et le seul moyen pour que ce soit rentable pour vous, c'est qu'en amont, vous ayez déjà posé des fondations solides. Donc attention à ne pas perdre des plumes avec Performance Max. Le deuxième gros piège de l'année 2025, qui n'est pas une nouveauté mais qui s'est vraiment renforcé cette année, ça a été tout ce qui a été tracking. Aujourd'hui, vous ne pouvez plus vous permettre d'avoir un tracking bancal sur Google Ads. Un tracking bancal, c'est quoi ? C'est des données incomplètes, des données qui sont obsolètes. Aujourd'hui, vous devez absolument être capable de savoir, grâce à Google Ads, combien de leads vous avez généré, combien de leads qualifiés. Parmi ces leads qualifiés, combien se sont transformés en clients, quel a été le CA généré. et pour ça il faut pouvoir faire une liaison entre ce qui se passe dans votre CRM et dans Google Ads. Ces techniques, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais ayez en tête que ça, c'est vraiment un élément super important. Et moi, j'ai vraiment réussi à relancer des comptes à la performance grâce à un investissement sur un chantier de tracking. Parce que, si je vous donne un exemple, moi, à l'origine, je pilote mes campagnes sur le nombre de leads générés. Demain, avec un tracking robuste et bien détaillé, je peux être capable de piloter sur la valeur client. C'est-à-dire que... demain, l'objectif de mes campagnes, ce n'est pas générer un maximum de leads, c'est générer un maximum de clients qui vous rapportent un maximum de revenus. Et donc, c'est le jour et la nuit au niveau de vos performances. Pour vous donner un exemple, sur un client où on a mis en place une liaison CRM assez classique entre Google Ads et HubSpot, on a réussi à faire moins 30% sur le coût d'acquisition client en 6 mois. Ça veut dire que grâce à Google Ads, ça nous coûtait 30% moins cher d'acquérir un nouveau client. Et là, je ne parle pas de lead. Donc, imaginez l'impact que ça peut avoir à l'échelle d'un business quand on génère des centaines de leads par mois. Donc, ce qu'il faut retenir là-dessus, c'est qu'il faut vraiment investir dans un tracking robuste. Donc, un tracking robuste, c'est quoi ? C'est du Google Consent Mode V2, c'est une liaison CRM, c'est du server side. Donc, c'est des mots un peu techniques, donc je ne vais pas rentrer dans le détail, mais ayez en tête que plus vos signaux sont précis, plus vous améliorez vos performances. Oui, c'est un investissement de base d'investir dans votre tracking, mais c'est essentiel pour que vous puissiez... bien piloter vos campagnes. Et enfin, la dernière grosseur de cette année, c'était vraiment la landing page. Il faut arrêter de croire que vos performances publicitaires reposent uniquement sur la plateforme pub. Il y a plus de 50% du job qui se fait après le clic, donc sur votre site internet et sur votre landing page. Et moi, ça c'est vraiment un axe que je travaille avec mes clients, parce que comme je l'ai dit, c'est 50% des performances et c'est trop souvent négligé par les boîtes, alors que qu'il faut bien avoir en tête que chaque visite sur votre site internet vous coûte plus cher, donc vous avez tout intérêt à la rentabiliser. Et imaginez si vous augmentez de 1 ou 2% le taux de conversion de votre landing page, et bien derrière, ça vous permet d'aller chercher beaucoup plus de leads sans avoir à augmenter le budget. Et pour travailler votre landing page, il faut vraiment que vous fassiez un travail d'étude de marché. C'est pas juste un truc vite fait qu'on ship comme ça, ça demande vraiment un travail de réflexion et ça doit avoir une certaine structure. Mettre en avant votre proposition de valeur, les preuves sociales, les bénéfices, les problèmes que rencontrent vos prospects, mettre en avant vos offres, avoir des études de cas, des cas clients et pas juste un témoignage avec un verbatim entre guillemets, une FAQ et plus globalement, penser persona et pas fonctionnalité. Je pourrais vous partager, si ça vous intéresse, en description un template de landing page que j'ai fait qui pourra vous servir de base si vous voulez retravailler la vôtre. Et donc ça... Je l'ai mis dans les erreurs parce que pour moi, c'est encore un élément qui est trop négligé par les boîtes qui pensent que tout se passe à l'intérieur de Google Ads et qui oublient totalement tout le travail qu'il y a à faire sur la landing page. Donc, il faut vraiment le prendre comme un élément central de votre stratégie d'acquisition publicitaire. Donc, voilà pour les trois gros erreurs que je vous ai résumées sur Google Ads. En réalité, il y en a plein d'autres, mais ce serait vraiment chronophage de toutes vous les lister. Surtout que ce qui va vous intéresser, c'est... Le dernier élément que je voulais vous partager, qui sera notre dernière partie, c'est comment est-ce qu'on fait pour aborder Google Ads en 2026 et comment est-ce qu'on fait pour se lancer sur ce canal-là, comment est-ce qu'on fait pour scaler, comment est-ce qu'on fait pour en faire un levier d'acquisition prédictible et rentable. Et pour ça, moi, je me suis noté cinq leviers pour améliorer vos performances. Le premier levier, c'est de challenger l'existant et de tester. Je vous l'accorde, ça paraît un peu bateau comme ça, mais le message que j'ai envie de vous faire passer ici, c'est que si vous continuez exactement à faire ce que vous faisiez jusqu'ici, c'est-à-dire cibler vos meilleurs mots-clés bad funnel, eh bien mécaniquement, ça va moins bien fonctionner. Parce que comme je vous l'ai expliqué, plus de concurrence, ça coûte plus cher, les taux de conversion diminuent. Donc c'est là où il faut se renouveler et essayer de se remettre un petit peu à la page. Et en 2026, le risque, c'est plus temps de tester, mais c'est de rien changer. Donc pour ça, vous avez plusieurs options. Soit vous montez en compétences en interne, soit vous pouvez challenger aussi votre prestataire actuel pour voir un peu comment est-ce qu'on peut se renouveler et tester différentes approches. Comme je vous disais, avec des campagnes Dimension, on remonte un peu plus haut dans le funnel, se lancer sur du YouTube, essayer de tester des campagnes type Performance Max si vous avez déjà un compte mature. Et je pense aussi à un point important. Alors, ce n'est pas facile ce que je vais vous dire. et je suis à votre place quand je pilote des comptes Google Ads, je sais que ce n'est vraiment pas évident, c'est de tester des choses et d'en tirer des apprentissages et surtout d'être moins frileux sur votre coût d'acquisition à court terme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous aviez l'habitude de faire des campagnes ultra-héroïstes orientées Bad Funnel, vous mettez un euro, vous avez directement votre retour sur investissement. Quand on commence à investir sur des campagnes plus hautes funnels, du Dimension, du YouTube, des choses qui vont être plus éloignées de la conversion directe, on perd un peu pied parce qu'on n'a pas une visibilité directe sur son coût d'acquisition. Et du coup, on est toujours un peu frileux et ce qui fait qu'on y va, mais à tâton, on n'ose pas trop. Et moi, je l'ai vu avec des clients qui étaient frileux quand j'ai proposé ce type de stratégie. Ils m'ont fait confiance, ils m'ont dit, « Bancoléa, on y va, on fait le bilan dans trois mois. » Et, spoiler, trois mois après, ça cartonne. Donc, si vous avez vraiment des choses que vous voulez tester, allez-y. sacrifiez votre coût d'acquisition à court terme, faites des vrais tests où vous en tirez des apprentissages et ce sera forcément bénéfique pour la suite. Et dans tous les cas, vous ne pouvez plus vous permettre de continuer uniquement à faire du bad funnel sur Google Ads. Pour moi, c'est vraiment old school et vous allez tuer vos performances à petit feu si vous continuez de faire ça. Ensuite, le deuxième levier que je voulais vous partager, c'est de comprendre que la performance en Ads, elle dépend aussi et surtout de votre offre et de votre positionnement. Ce qui va vraiment faire votre performance en ads, j'en parlais juste avant, c'est la landing page. Parce que dans votre landing page, on retrouve quoi ? Votre proposition de valeur, votre offre et tout ça, ça fait vraiment partie indécrante de la performance. Et moi, c'est vraiment des chantiers que j'ai entamé avec des clients cette année où on voyait qu'il y avait des taux de conversion qui étaient en baisse. C'était de retravailler l'offre et de tester de nouveaux positionnements. Et ce qui est bien aussi avec l'ads, c'est qu'on a la possibilité de tester. Ce n'est pas comme un rebranding, une nouvelle plateforme de marque et on met tout à jour sur le site internet et boum ! On voit ce que ça donne. Non, l'avantage de l'Ads, c'est qu'on a vraiment la possibilité de tester différentes choses, d'itérer et d'apprendre. Donc, soyez très à l'aise de pouvoir sortir des landing pages où vous pouvez présenter votre offre différemment, tester un nouveau type de persona que vous n'avez pas encore adressé jusqu'ici, tester de nouveaux angles et de nouveaux arguments. Il faut vraiment que vous soyez ultra proactif là-dessus. Le troisième levier, c'est de travailler les synergies entre les différents leviers paid. Google Ads ne doit plus être piloté en silo. C'est-à-dire, on fait de l'ad sur Google et ensuite, on a le reste de notre stratégie marketing. Non, il faut vraiment mixer et principalement tous vos leviers paid. Moi, par exemple, ce que j'ai beaucoup fait cette année et ce que je vais faire encore plus l'année prochaine, c'est de travailler avec les équipes qui bossent sur les social ads. Parce que les social ads, que ce soit sur Meta, sur LinkedIn, ça peut servir de premier point de contact. Ensuite, Google Ads peut être un levier de capture et de retargeting. Et tous les leviers sont interconnectés et c'est impossible de dire un lead vient. uniquement de tel levier ou de tel levier, on sait très bien que le parcours est multi-touch, on a plusieurs points de contact et du coup, il faut vraiment travailler les canaux entre eux. Ça veut dire mutualiser les apprentissages, les audiences CRM, tester des créas et du coup, il faut que les apprentissages que vous avez sur un levier paid puissent vous servir ailleurs. D'autant plus que sur Google Ads, la créa se développe de plus en plus, que ce soit des assets statiques ou encore des vidéos où il y a des YouTube Shorts, franchement, qui cartonnent vraiment bien et du coup... Moi, je me sers vachement des apprentissages qu'on peut avoir sur les autres plateformes pour pouvoir les réutiliser sur Google Ads. Donc, essayez vraiment de mutualiser les efforts, de travailler sur la répétition pour pouvoir recibler vos utilisateurs et avoir une complémentarité entre les différents canaux. Et c'est ce qui, in fine, vous permettra de réduire votre coût d'acquisition global. Le quatrième levier que je voulais vous partager, et je me le suis gardé pour la fin, vous devez peut-être vous demander pourquoi je n'en avais pas parlé jusqu'ici, c'est de se préparer à l'évolution du search sans pour autant tout remettre en cause. Oui, Google nous parle de tuer le ciblage par mots-clés, donc forcément, il va y avoir des changements et on ne va pas passer à côté. Maintenant, ce n'est pas pour autant qu'il faut abandonner tout ce qui fonctionne aujourd'hui et dire qu'on se prépare à la suite avant même que la suite arrive. Il faut vraiment faire les choses par étapes. Dans un premier temps, consolidez vos fondamentaux, c'est-à-dire faites déjà en sorte d'être rentable sur Google Ads aujourd'hui. avant de penser à l'après. Ensuite, il ne faut pas vous laisser avoir par toutes les nouvelles fonctionnalités que Google propose. Google va vous poster l'automatisation à outrance, le ciblage large, le IMAX for search, tout un tas de nouveautés. Et ça a été pareil d'ailleurs avec Performance Max. Et tout ça, ça reste aujourd'hui de belles promesses, mais une réalité terrain qui est bien différente. Il y a certaines fonctionnalités qui sont plus décevantes que d'autres. D'autres, on arrive quand même à avoir des premières performances. Il faut quand même avoir en tête qu'il faut tester les nouveautés, mais il ne faut pas mettre les deux pieds dedans et abandonner tout ce qu'on fait jusqu'à aujourd'hui qui fonctionne très bien. Pour vous donner un exemple, je vous disais Google pousse l'automatisation, le ciblage large. Moi, j'ai encore aujourd'hui la majorité de mes comptes qui tournent avec du ciblage exact. Donc ça, c'est vraiment la méthode old school, mais pour autant, elle fonctionne encore très bien aujourd'hui. Donc oui, je teste les nouveautés en parallèle, mais je les implémente et je les développe uniquement si elles sont plus performantes que ce que je faisais déjà. de manière plus traditionnelle et classique. Et ensuite, comment est-ce qu'on se prépare à toutes ces nouvelles fonctionnalités ? C'est justement en implémentant des campagnes Demand Gen, des campagnes YouTube, des campagnes Performance Max, tous ces types de campagnes-là qui, elles, seront éligibles à l'iOverview. Donc, ce qu'il faut retenir, c'est que oui, il faut se préparer à l'évolution du search et en même temps, il faut travailler sur ses fondamentaux et tester les nouvelles fonctionnalités petit à petit. Donc franchement, pas de panique, la transition se fera naturellement. Et enfin, le dernier levier sur lequel il faudra vraiment travailler en 2026, c'est technique et en plus, ce n'est pas une nouveauté, ça va être de renforcer tout ce qui est tracking, data et attribution. Ça, c'est vraiment la bête noire de toutes les boîtes. Mais en 2025, et ce sera encore plus le cas en 2026, la performance en publicité, elle repose sur la qualité des signaux. La qualité des signaux, c'est les informations qu'on est capable d'envoyer aux algorithmes. Donc, nos meilleurs clients ? le CA généré par client, les coordonnées de ces clients-là et être capable de savoir quel est le parcours d'un client. Donc ça, ça va vraiment être toute la partie tracking. Et vous, pour pouvoir arbitrer et prendre les décisions, il faut que vous ayez un modèle d'attribution qui soit soigné. Et vous n'allez plus pouvoir vous reposer uniquement sur le modèle d'attribution des plateformes publicitaires. Parce qu'il a ses avantages, mais il a aussi ses inconvénients. Il est incomplet, il est souvent surreprésenté et c'est une vision unique de vos performances qui est en plus dans l'écosystème de Google donc qui va généralement aller dans son sens. Et c'est là où pour moi, à mon sens, pour que vous puissiez prendre les bonnes décisions, vous allez devoir croiser différentes sources de données, donc celles des plateformes publicitaires, mais aussi celles de vos outils d'analytics, que ce soit Google Analytics, PeeWeek, Piano ou ce que vous voulez, tout ce qui va être les outils de business intelligence, donc du Metabase par exemple. Et il y a un dernier modèle d'attribution dans lequel moi je crois beaucoup, c'est le déclaratif. C'est-à-dire, une fois que votre prospect est devenu client, lui demander comment est-ce que vous nous avez connu et lui proposer différentes sources. Et ça, ça vous permet vraiment de croiser différents regards de différentes sources de données. Et ça vous permet d'avoir une vision beaucoup plus complète qu'uniquement ce que peuvent vous proposer les plateformes publicitaires, où vous pouvez avoir une vision un peu biaisée ou incomplète. Donc ça, c'est vraiment le dernier levier sur lequel il va falloir travailler. Jusqu'à la data, les modèles d'attribution et le tracking, comme je vous le disais tout à l'heure. investir dans un tracking robuste, oui, ça va vous coûter un billet. 5, 10, 15 000 euros. Mais si derrière vous avez un budget média de 100 000 euros, c'est largement rentabilisé et vous aurez de bien meilleures performances. Voilà, je crois qu'on a fait le tour pour cet épisode. Très preneuse de vos retours. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser. Dites-moi aussi ce que vous pensez de ce format-là. c'est un truc que j'ai un peu expérimenté là j'étais en last minute je l'ai vraiment fait au feeling, j'ai tenté un épisode solo parce que je me suis dit que ça pouvait être intéressant de vous partager mes apprentissages dites moi si ça vous a plu si il y a d'autres informations que vous aimeriez avoir d'autres formats etc, vraiment très preneuse de vos retours et si vous m'avez écouté jusqu'ici déjà je vous dis merci et si cette vidéo vous a plu n'hésitez pas à vous abonner à la chaîne, au podcast en fonction d'où vous m'écoutez, vous me regardez et puis je vous dis à très vite Salut ! Merci d'avoir écouté cet épisode. Partagez-le à un marketer à qui ça pourrait être utile et pensez à vous abonner sur vos plateformes d'écoute et à laisser 5 étoiles pour soutenir le podcast. Et pour me faire un retour sur cet épisode, vous pouvez m'écrire directement un petit message sur LinkedIn. Et abonnez-vous à la newsletter pour recevoir mes décryptages et conseils marketing par e-mail.