- Speaker #0
Les amis, aujourd'hui, on est en présence de José Luis Munuera, pour parler de Lupin 3, qui est déjà sorti, une BD, qui reprend du coup les codes de Lupin the Third, qui est connu au Japon. Et on va vous poser plein de petites questions pour savoir un peu qui vous êtes au fond, qui est le petit enfant au fond de vous. Et voilà.
- Speaker #1
C'est un examen psychologique ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Profiler, on essaie de voir.
- Speaker #1
Let's go.
- Speaker #0
Alors, ma toute première question déjà, c'est qu'est-ce que vous aimiez quand vous étiez enfant en matière de dessin animé ?
- Speaker #1
J'aimais Disney, beaucoup, énormément. Et effectivement, les animés qui passaient à la télé, en Espagne aussi, comme en France.
- Speaker #0
Oui, parce que vous êtes d'Espagne à l'origine. Vous êtes venu en France à quel âge d'ailleurs ?
- Speaker #1
D'ailleurs, je n'ai pas vécu jamais en France. Je vis en Espagne, dans le sud, à Granade. Et effectivement, à cette époque-là, les dessins animés c'était superbe, c'était une fenêtre à l'art d'une certaine façon, parce que ça nous amenait à des images, à un monde plastique qui n'était pas si présent dans notre vie, comme maintenant il est partout. Le monde de l'imaginaire, relatif à l'image, était beaucoup plus étroit que le de nos jours. Et donc... Les dessins animés de Disney, les animés et la bande dessinée qui était pour moi vraiment...
- Speaker #0
Et lesquels très précisément en tant qu'enfant, pas en tant qu'artiste.
- Speaker #1
En tant qu'enfant, ça démarre d'abord avec la version espagnole du journal de Mickey. C'est là que j'ai compris très jeune, à 7-8 ans, qu'il avait des auteurs derrière. Parce que c'était anonyme, tout était signé Disney, mais évidemment ce n'était pas Walt Disney qui effaçait tout. Il avait un plaisir de dessinateur. Et parmi eux, il y en avait un qui était meilleur que le reste. Et ça sautait à mes yeux. Il était assez décent, il avait un plan de vie, un plan d'énergie, etc. Jésus, après, c'est un auteur italien du nom Giorgio Cavaziano. Et c'est là que j'ai compris que c'était plusieurs auteurs différents qui faisaient les mêmes personnages, les Mickey, Donald et compagnie. Donc ça déjà, dans ma toute première enfance. Et ensuite... C'est l'arrivée pour moi de la bande dessinée classique franco-belge dont Astérix, Lucky Luke, Spyro et Fantasio. En Espagne ? En Espagne.
- Speaker #0
Donc ça a eu un petit peu un rayonnement même en Espagne, Astérix. Oui,
- Speaker #1
ça a commencé à être publié en espagnol et c'était vraiment très surprenant pour nous les enfants de ma génération parce que c'était très différent de la bande dessinée qu'il y avait à cette époque chez nous qui était beaucoup plus gris. C'était un peu... on sortait à peine de la dictature. 50 années de dictature. L'art, par définition, c'est un reflet du monde qu'on veut ou qu'on ne veut pas. Et notre monde était un peu gris encore. Et l'arrivée de toute cette bande dessinée française, francophone, parce qu'il y avait des beugles, des signes de dame. C'était vraiment réfléchissant. Et ça donnait un amplaire et un joyau de vivre qui était superbe.
- Speaker #0
Et comment vous avez fait pour arriver sur le Spirou, le journal de Spirou. Parce que oui, après, vous avez été sur Spirou et Fantasio et vous avez fait plein de choses avec le monde français et belge. Et voilà, j'aimerais savoir comment ça s'est passé pour que vous atterrissiez là.
- Speaker #1
Déjà, cette période de laquelle je parle, dans les années 80, il y avait une version espagnole du journal Spirou qui était publiée. Ça s'appelait Spirou Arvilla. Arvilla, ça veut dire... Spip c'est un... Un écureuil ? Un écureuil, Arrilla c'est un écureuil. Et Spirou, semble-t-il, ça veut dire écureuil. Dans la patois flamande.
- Speaker #0
C'est vrai que j'ai pas fait attention, Spirou, Spip, c'est vrai que ça approche.
- Speaker #1
Ça approche. Et donc voilà, ça est arrivé chez nous. Et bon, grande surprise, c'était vraiment superbe. Et c'est de là que j'ai fait ma connaissance. Après, par la suite... J'ai décidé de faire des études de bons arts parce que c'était le plus proche de ce que je voulais faire. Je voulais être dessinateur devant dessiner depuis tout à l'heure.
- Speaker #0
Je voulais savoir c'était quoi aussi votre rêve d'enfance. Du coup, vous, c'était dessiner des BD et vous avez été dans cette direction et vous l'avez fait.
- Speaker #1
Oui, je l'ai fait. Incroyable. Vous êtes dedans encore aujourd'hui. C'est incroyable. Mais dans ma tête, d'enfant, j'étais un dessinateur devant dessiner. C'était ma définition de moi-même. Quand on me demandait qu'est-ce que tu aimerais faire, moi, je disais Suisse. Attendez,
- Speaker #0
excusez-moi.
- Speaker #1
Hop !
- Speaker #0
C'est passé.
- Speaker #1
Comme je l'ai dit, depuis mes 8 ans, je voulais être dessinateur devant dessiner. Alors j'ai fait des études de brosses art, et même avant de finir mes études, j'ai déjà fait les pas. J'ai allé chercher une opportunité pour devenir professionnellement auteur de bande dessinée. En Espagne, le marché est beaucoup plus petit que le marché francophone. Rien à voir. Donc c'était presque impossible de démarrer là-bas. Je suis venu en France, je suis allé à Angoulême pour montrer mon livre. Et c'est comme ça que j'ai démarré mes premières bandes dessinées directement en français. A l'époque, je ne parlais pas du tout français. Je me débrouillais en anglais un peu. Et c'est au fur et à mesure que j'ai appris un peu à les parler. C'est d'ailleurs ma plus grande fierté, c'est de parler le français comme je l'ai fait. Tu peux m'exprimer avec un accent, mais bon, c'est comme ça. Et donc, j'avais fait quelques albums, et un jour, j'étais en train de faire la sieste, parce que je vous rappelle que je suis espagnol, et j'ai reçu un appel du directeur littéraire de cette édition, du pouise. pour me demander si je serais intéressé à reprendre les aventures de Spirou Fantasio.
- Speaker #0
Et sur quelle base, en fait, il vous a sélectionné ? Vous aviez déjà fait des BD à ce moment-là ?
- Speaker #1
Oui, j'avais déjà fait des bandes dessinées, et donc je ne sais pas exactement ce qu'il a voulu dans mon travail, qu'il semblait s'approcher de ce qu'il cherchait pour la reprise de Spirou Fantasio, qui d'ailleurs était un pan de nouveautés depuis plus de sept ans. Avant nous, c'était Tony Diarri qui avait fait une excellente performance sur la série pendant presque 15 ans. Et après, pendant ces temps, la série avait disparu du marché. Ce qui pour une série toute publique, c'est vraiment l'embrassade de la mort. Parce que les lecteurs grandissent, donc on perd la liaison avec la série. Donc voilà, c'est comme ça que ça est venu au Spirou. J'ai fait quatre albums, même tout. Ça a été très compliqué, très dur, très difficile, parce que c'est dur de tomber sur des choses qui sont si grandes et si importantes.
- Speaker #0
Oui, Spirou, c'est un phénomène. Et puis en plus, il fallait pour vous comprendre les codes de l'œuvre et, vous sembliez le dire tout à l'heure, faire attention à ce que vous respectiez l'ADN sans...
- Speaker #1
C'est le plus important quand on fait une adaptation, quand on s'approprie. d'un univers préexistant. Mais le mot clé ici c'est appropriation, c'est-à-dire je le prends dans mes bras, je vais vraiment l'accueillir avec tout l'amour possible pour qu'il grandisse, mais c'est moi qui tiens les bras. Donc c'est moi qui vais vraiment donner la cadence et le rythme. C'est ma voix finalement, à moi et à mes scénaristes, qui va, Jean-David Morbin dans les canets Spirou et Fantassieux, qui va se transmettre. à ce qu'on a créé par la suite. C'est très important. Je n'aime pas, en tant qu'auteur, m'écoler vraiment à imiter. Ce que je respecte, il y a qui le font, ils le font très très bien, mais ce n'est pas mon cas. Je ne le fais déjà pas bien, c'est général exercice. Et ensuite, ce n'est pas ce qui m'intéresse en tant qu'auteur.
- Speaker #0
Ok. Alors maintenant, pour passer à Lupin. Comment vous est venue l'opportunité de travailler sur Lupin, qui est une œuvre, je ne crois pas que ça a déjà été fait en France, de s'approprier l'œuvre de Lupin à The Third ? Même si à la base c'est français par extension, par
- Speaker #1
Arsène. Juste pour les personnes qui nous écoutent, Lupin de FF, c'est les petits-fils normalement de Lupin, d'Arsène Lupin, qu'on connaît tous. C'est un manga qui a été fait à partir des années 70 au Japon, qui ont repris cette idée, et par la suite a été décliné en dessin animé à plusieurs reprises. Donc moi j'ai adoré les personnages, j'ai adoré le concept d'avoir un cambrioleur charmant qui vole pour le plaisir de voler, pour l'art de le faire, pas pour s'enrichissir, pas pour montrer rien. justement pour l'effet de le faire. Monter les bols, les faire, voilà. Après, c'est comme quand on pêche, on pêche les poissons, peu importe. C'est l'effet de le faire qui est important. Pour moi, en tant qu'auteur de bande dessinée et en tant qu'être humain en général, c'est ça qui m'intéresse. L'effet de faire des choses. Moi, ce qui m'intéresse quand je fais ma bande dessinée, c'est faire la bande dessinée.
- Speaker #0
Qu'importe le but.
- Speaker #1
Voilà. Et peu importe le résultat. On essaie que ce soit formidable. Mais tant pis si ça n'arrive pas. Pour revenir à ta question, il y a très longtemps qu'il avait essayé avec Jean-David Morbin, mon scénariste sur Espirou et Fantasio, à choper les droits japonais pour faire une adaptation à la française. de deux personnages, mais on n'est pas arrivé à ce moment-là. C'est très compliqué avec les Japonais, c'est des grands machins, des grandes entreprises, qui ne savent pas exactement à qui ils doivent parler, ni comment d'ailleurs, pour les savoir, pour avoir les droits. Donc, on a laissé tomber. Entre temps, les éditions Kana...
- Speaker #0
C'était quand, à peu près ?
- Speaker #1
C'était il y a 10-12 ans.
- Speaker #0
En 2014 ?
- Speaker #1
Oui, peut-être même. Donc, entre-temps, les éditions Kana ont commencé à faire la même démarche en rachetant des droits japonais, des mangas japonais, pour proposer à des auteurs européens et français, francophones, de faire une adaptation en bande dessinée. Les éditions Kana m'ont rapproché pour me demander quel serait l'anime que je pourrais adapter en bande dessinée.
- Speaker #0
Sans savoir que vous étiez fan de...
- Speaker #1
De Lupin, pas du tout. D'un autre temps, les éditions canadiennes ont commencé à sortir une collection d'adaptations des mangas par des auteurs européens, avec un grand succès. Ils ont fait Capitaine Flamme, Goldorak, et des choses comme ça, qui parlent aux lecteurs de ma génération, qui nous ont nourris du bois des animés de cette période. Et donc moi j'ai dit, écoutez, si vous voulez... J'ai fait avec grand plaisir une version de Le Pain de Fer. Donc ils sont partis chercher les droits. Ça les a pris deux ans de plus pour les trouver, parce que c'est compliqué. Mais finalement, on l'a fait. Et on a fait notre version du personnage. Donc ce n'est pas un manga, ce qu'on a fait. C'est un peu un bandes dessiné, comme Asterix, comme Lucky Luke, etc. Mais qui reprend un personnage japonais.
- Speaker #0
OK. Alors maintenant, pour parler de la BD en elle-même, elle raconte pour vous comment vous la raconteriez assez facilement.
- Speaker #1
Lupin de Fer, c'est le petit-fils d'Arsène Lupin. Et c'est un grand cambrioleur qui se met comme défi à trouver l'objet que son grand-père n'avait pas réussi à voler, la merveille. Sans même pas savoir ce que c'est. Il ne savait même pas ce que c'était cette fameuse merveille. Donc on va accompagner Lupin. Et tous ses compagnons, tout autour du monde, dans plusieurs endroits différents, dans sa quête de cet objet fabuleux jusqu'à la fin. Donc on a le droit à des poursuites, des courses-poursuites improbables, à des moments d'humour et de rigolade, parce que c'est toute une équipe qui est autour de lui, et donc un moment de lecture, j'espère, plaçante, qui va amener le lecteur avec les personnages à différents endroits partout dans le monde. À Granada, en Amérique, à Tokyo, partout.
- Speaker #0
Et de quoi vous vous êtes nourri comme œuvre en dehors de Lupin pour nourrir cette histoire ? Parce que moi, j'ai eu une impression à un moment de... Peut-être que je peux me tromper, mais je sais qu'il y a une histoire d'Arsène Lupin où Lupin va en prison un peu volontairement. Tout le monde pense que c'est fait exprès. Donc j'ai pensé à cette histoire, mais aussi j'ai eu l'impression de... Conte de Monte Cristo sur une infime partie. Le moment où il est en prison, il rencontre ce vieillard, qui l'amène un peu à sortir, ça m'a fait penser à ça.
- Speaker #1
Effectivement, et en plus, il est en train de lire les contes de Monte Cristo à la prison. Ah, ça m'a échappé. Oui, effectivement, c'est toute une tradition du récit d'aventure qui vient effectivement des Douma et qui se prolonge dans tous les cinémas. dans la littérature populaire déjà, avec les Blancs et compagnie, sur Lupin, mais aussi dans le cinéma. Et donc, côté cinéma, pour faire Lupin, on a pensé clairement à les grandes aventurières de l'écran, dont il y a Robin Hood, d'abord, comme première référence, c'est la même chose, c'est un symboleur lui-même, charmante, etc. Mais il y a aussi Indiana Jones, il y a aussi James Bond. D'une certaine façon, c'est un genre de James Bond humoristique, ce que nous avons fait, avec la même structure chapitrée par les histoires de James Bond et celles d'Indiana Jones, qui prend du feuilleton, qui vient du feuilleton. C'est des anecdotes chapitrées dans des endroits différents tout au long de l'aventure, pour arriver jusqu'au bout. Et donc voilà, ça c'est un peu nos influences meilleures à l'heure d'affronter le pauvre.
- Speaker #0
Est-ce que vous auriez voulu qu'il y ait plus de pages dans cet album ? Parce qu'il y a des moments... On est obligé d'aller vite, alors qu'on aimerait peut-être pouvoir s'installer un peu plus.
- Speaker #1
Oui, ça serait toujours bien, c'est une bonne question, mais ça pose pas mal de problèmes, déjà de temps de réalisation, mais surtout des problèmes techniques et de production. On peut faire des bouquins très gros pour que les lecteurs s'attardent, mais ce serait des bouquins forcément très chers à acheter. Ce n'est pas le but de faire vraiment des produits hors de prix. Il faut jouer le jeu et ça a l'air de être synthétique. La bande dessinée, c'est un langage qui est très synthétique par définition. On joue avec des images qui racontent en séquence. Et au milieu, il y a un intervalle en blanc que le lecteur doit remplir parce que nous, on n'explique pas ce qui se passe entre un cas et la suivante. C'est au lecteur d'y créer ce qui manque. Donc, on est dans un langage qui est par définition très elliptique. Donc voilà. Est-ce qu'on aurait beau lourd ? Oui. On aurait beau lourd, bestaire, plus de temps. Mais ça nous aurait mené à notre concept de débout camp et je pense que ça aurait été une erreur.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que c'est vous les couleurs ?
- Speaker #1
Non. Les couleurs, ce n'est pas moi qui les fais.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai un excellent coloriste qui s'appelle Sevillas, qui travaille avec moi depuis longtemps, peut-être. On a fait plein, plein, plein d'albums ensemble. On se connaît très bien.
- Speaker #0
Vous êtes presque un duo, quoi.
- Speaker #1
Absolument, lui c'est ma main droite. La couleur est très importante dans la main dessinée, elle donne déjà les tons.
- Speaker #0
Elle est magnifique ici en plus.
- Speaker #1
Donc, j'ai beaucoup de place à lui, aussi créativement. Moi, mes indications sont plus ambientales, tonales, que des vraies indications, puntilleuses, telle couleur ici, telle autre là-bas. Mes indications... J'ai vu une ambiance romantique.
- Speaker #0
Vous posez les plans et lui, il met son art à sa manière, avec des codes obligatoires, comme les couleurs de tenue, les couleurs de peau. Mais globalement, lui, c'est sa partie créative à lui, vous lui laissez.
- Speaker #1
Absolument, il faut lui laisser. Moi, je travaille à la même planche, ils sont travaillés à l'échelle des gris, donc tout ce qui est gestion de la lumière, atmosphère et modélisation, les personnages sont déjà établis dans mes pages. Mais lui, il doit trouver l'identité chromatique. C'est quelque chose d'à la fois très abstrait et super charnel. C'est un équilibre très, très compliqué.
- Speaker #0
C'est lourd en termes de charge de travail ? Vous ne pourriez pas le faire en termes de quantité de travail ?
- Speaker #1
Moi, je ne pourrais pas. J'ai moins de talent que lui pour la couleur. Donc, je suis content. Donc, c'est obligé de diviser. Oui. Je suis enchanté de laisser quelqu'un d'autre qui fasse mieux que moi faire quelque chose.
- Speaker #0
La pochette, c'est vous qui l'avez sélectionnée ?
- Speaker #1
Oui, une corvée.
- Speaker #0
Vous l'avez designée, parce qu'elle est magnifique. Je pense qu'elle va vraiment séduire. En fait, elle s'appelle La Merveille. C'est aussi la qualité. C'est très beau.
- Speaker #1
Celui qui le vise, c'est très bien.
- Speaker #0
Je le pense vraiment, regardez ça. Franchement, tout est très bien fait. La pochette, donc oui.
- Speaker #1
Oui, on a travaillé ensemble avec les éditions Cana pour trouver les bonnes finitions. C'est important parce que tu vois, La reliure du livre, la couverture, ça forme une partie du livre. Ça forme une partie de l'intérieur. Dans la tradition littéraire francophone, il y a beaucoup de livres qui ont cette couverture crème sans plus. Quand on parle surtout de la grande littérature, je trouve ça moche. Et ce n'est pas attirant. C'est surtout... ça n'a pas une identité spécifique pour chacun des histoires qu'on raconte.
- Speaker #0
Vous parlez de ceux où il y a juste le titre ici, là. Oui,
- Speaker #1
tu vois les collections qu'on connaît tous. Donc là, par contre, on essaye de raconter une histoire avec notre image. On voit déjà que c'est des aventurières avec un flanc, parce que c'est un aventurière, même si à l'intérieur, il n'y a pas de flanc pour lui. La lune pour le côté mystérieux, et ensuite, derrière lui, les Big Ben, la Lambra et les Kremlin à Moscou. les voyages, l'aventure qu'on va voir. Donc on essaye toujours de raconter quelque chose aussi dès le départ, de façon que le lecteur, quand il reçoit l'objet, il ait déjà une première impression de ce qu'il va trouver dedans.
- Speaker #0
Quel personnage vous amuse le plus ?
- Speaker #1
Moi j'adore Lupin lui-même, c'est lui, parce que c'est vraiment quelqu'un de charmant, quelqu'un qui est toujours...
- Speaker #0
Charismatique, drôle, qui n'est jamais trop sérieux. Voilà,
- Speaker #1
exactement. Ils ne prennent jamais rien au sérieux, ils rigolent. Il est trois ou quatre pas devant tout le monde. dans l'histoire dont j'adore ce personnage.
- Speaker #0
Et pour finir, vous parliez tout à l'heure d'inspiration de l'acteur de Doctor Who, du personnage pour Lupin. Ça se traduit comment exactement ? Et c'est qui exactement cette personne ? Oui,
- Speaker #1
oui. Le Doctor Who, c'est un personnage anglais d'une série télé de la BBC, de science-fiction, qui a débuté dans les années 60, peut-être même fin des années 50. et qui a changé d'acteur logiquement à plusieurs reprises. L'idée qu'ils ont trouvé c'est que c'est un extraterrestre qui se régénère physiquement à la fin de chaque saison. Donc la saison que je préfère, les saisons que je préfère, c'est celles qui ont été écrites par Russell T. Davis et interprétées par David Tennant. Et pour moi Lupin, c'est un peu ces personnages-là. C'est le David Tennant, jeune, qui rigole, qui est très élégante, très séduissante, et donc qui a une façon de bouger très particulière, vraiment qui est toujours en train de bouger, et pour moi ça c'est le pain aussi. Donc il ferait un excellent pain sur l'écran.
- Speaker #0
Merci beaucoup de tout ce temps accordé à l'interview, et puis le livre est déjà disponible, les personnes peuvent déjà se le procurer, on vous le recommande parce que vraiment c'est un joyau, ne serait-ce qu'à exposer. et à lire, c'est tout aussi divertissant et cool. Merci beaucoup pour le temps que vous avez pris.
- Speaker #1
De rien beaucoup. Merci à vous.