- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast des audacieux normands par la Caisse d'épargne Normandie. Notre objectif est simple, vous inspirer, vous donner envie d'entreprendre, bref d'être audacieux. Nous partons à la rencontre des normandes et normands au parcours incroyable pour faire découvrir leur passion. Aujourd'hui, je reçois Odile Awanwanou, double championne d'Afrique en heptathlon. On va parler dépassement de soi-même et porter les couleurs de sa nationalité. Allez go ! Bonjour Odile.
- Speaker #1
Bonjour Ambroise.
- Speaker #0
Peux-tu nous parler de l'heptathlon ? Ce n'est pas facile à dire d'ailleurs. À quelle pratique cela correspond ?
- Speaker #1
L'heptathlon, ça fait partie de l'athlétisme. C'est une discipline qui est composée de 7 épreuves. Il y a le 100 mètres air pour commencer, le saut en hauteur, lancer de poids, le 200 mètres pour la première journée. Parce qu'on a deux jours de compétition sur cette discipline. Donc la deuxième journée, on revient, on fait la longueur, on fait le lancer de javelot et on finit par 800 mètres. Et ce sont les totaux qui donnent les résultats de chacun d'entre nous.
- Speaker #0
Je suppose que du coup, ton objectif, c'est d'être ultra complète, de réussir à être bon dans chacun des sports. Souvent, un sportif, il se cantonne à une pratique qui lui demande d'améliorer ses performances sur une partie de son corps particulière peut-être. Que toi, c'est vrai que c'est très complet.
- Speaker #1
Vraiment, c'est très complet. il faut être... Il faut être ultra bon partout en fait, surtout que les épreuves ne sont pas pareilles, donc la technique sur les airs n'est pas la même chose que ce qu'on va te demander à la hauteur ou au javelot, donc il faut être vraiment, il faut maîtriser chaque épreuve.
- Speaker #0
D'ailleurs peut-être que tu as quand même une épreuve préférée, une où tu excelles encore plus que sur les autres ?
- Speaker #1
Oui, je pense que j'aime bien le 100 mètres air, parce que c'est une épreuve... qui commence, qui débute l'épreuve, l'hebtathlon. Donc, il faut être vraiment concentré. Et j'aime bien le côté challenge, aller chercher dès le départ un bon chrono et être ultra concentré aussi. Donc, j'aime bien cette discipline qui me rapporte plus de points d'ailleurs. Et après, il y a les vitesses. Il y a naturellement le 200 mètres et lancer du poids où je ne peux pas. qui est le destin meilleur du monde.
- Speaker #0
Là, c'est le côté positif. On va parler un peu de négatif parce que c'est une actualité récente et c'est intéressant de voir aussi comment tu gères cela. Tu voulais participer aux mondiaux d'athlétisme. Tu t'es préparée pour cela et malheureusement, dû à un problème de visa, tu n'as pas pu y aller. Comment gères-tu cette frustration, je suppose aussi colère ou même une certaine tristesse ?
- Speaker #1
Oui, oui, tout à fait. Dès le départ, je n'étais pas... du tout bien parce que j'ai l'impression qu'il y a de l'injustice. Je n'ai pas pu même jusque-là. J'ai du mal à comprendre pourquoi on peut m'envoler l'un de mes objectifs, surtout que cette année, c'était vraiment de faire au maximum et faire mieux que Doha où j'ai fini huitième. Et vraiment, quand je regarde même les résultats, tard, je vois que là, je marche à ma place parmi les huit et ça, ça me fait plus, d'autant plus mal que tout, quoi.
- Speaker #0
Ouais, je comprends. Combien de temps de préparation cela représente, justement, pour les mondiaux ?
- Speaker #1
Écoutez, dès qu'on sait qu'il y a les mondiaux en telle année, on commence, même si l'année dernière, on a les Jeux Olympiques, on a déjà la préparation des mondiaux en tête. Donc on travaille en fonction des Jeux olympiques et en même temps en fonction du championnat du monde. Donc la préparation peut durer sur deux ans, elle peut durer sur une saison, ça dépend de si tu n'es pas blessé ou pas. Et vraiment c'est une préparation qui peut prendre beaucoup de temps et beaucoup de concentration, de sacrifice au niveau des soins. si vous Il faut avoir toute ton équipe en place pour ne pas te blesser à la dernière minute. Donc vraiment, c'est une préparation qui est costaud quand même.
- Speaker #0
Bon, parlons de l'avenir. Maintenant, tu te concentres sur les JO 2024, je suppose ?
- Speaker #1
Oui, exactement. C'est l'un des objectifs vraiment où si je me lève, on me réveille et on me dit « tu as quoi comme objectif ? » C'est les JO. 2024 à Paris, bien évidemment, surtout que c'est chez nous, on est à la maison, donc je n'aurai pas de problème de visa. L'objectif, c'est d'être concentré et faire les choses comme cela se doit et être prête le jour J.
- Speaker #0
Derrière tes performances sportives, il y a aussi la volonté de représenter les couleurs de ton pays. Peux-tu m'en parler ?
- Speaker #1
Oui, bien évidemment. Le Bénin, c'est un pays que beaucoup ne connaissent pas. Maintenant ça va, ça commence par se faire ressentir un peu par nos performances. Mais mon rêve c'est d'amener le Bénin le plus loin possible. Et pour rappel, je suis double championne d'Afrique et c'est pour la première fois dans l'histoire du Bénin. Parce que depuis 1960, aucun athlète béninois n'a été championne d'Afrique. Pour moi, c'est une fierté énorme de ramener le Bénin jusqu'à ce niveau. Ce n'est pas fini. Mon objectif, c'est de faire mieux que ce que j'ai fait jusque-là.
- Speaker #0
Tu te rends régulièrement d'ailleurs au Bénin pour transmettre ta passion. Comment es-tu accueillie ?
- Speaker #1
Écoute, bien. Je suis tout le temps bien accueillie. Surtout que les jeunes actuellement au Bénin, ils nous regardent comme un exemple. Donc, dès qu'on est sur place, on est accueillis comme des héros. Ils essayent de nous transmettre aussi leur envie de faire du sport de haut niveau comme nous, leur amour. Et c'est toujours génial de voir ça. J'essaie aussi d'organiser des activités qui les permettent de mouiller un peu le maillot, comme on le dit. Et de créer des associations ou créer une école qui va permettre d'avoir des jeunes dans cette école pour pratiquer de l'athlétisme en général. Et pourquoi pas l'hebdathlon ?
- Speaker #0
Si tu pourrais juste te concentrer sur ta carrière, sur tes résultats, sans forcément penser à la relève, au futur sportif de demain, qu'est-ce qui fait que tu es sensible à cela ?
- Speaker #1
Je pense que je suis sensible depuis que j'ai... de faire connaître aux jeunes que le sport peut leur apporter beaucoup d'autres choses que ce qu'on peut penser. Le sport, ce n'est pas que la performance, c'est aussi la santé, c'est aussi le dépassement de soi-même. Donc quand on fait le sport de haut niveau, il y a des situations qu'on rencontre et que franchement, ce n'est plus des difficultés. mais on essaie de gérer autrement. Donc le sport ça regroupe beaucoup de choses. Donc moi je ne sais pas que je suis obligée, mais pour moi c'est nécessaire d'accompagner les jeunes dans le domaine du sport, de les amener à se dépasser, à donner le meilleur d'eux-mêmes, et pourquoi pas à faire rêver le Bénin comme j'ai l'habitude.
- Speaker #0
Alors, on parle du Bénin, mais évidemment, il y a aussi la Normandie dans ton cœur et dans ton quotidien. Quel est ton lien avec la Normandie, justement ? Explique-nous.
- Speaker #1
Écoute, je suis Normande depuis que j'ai mis mon pied en Normandie. Je vis la Normandie comme si c'était chez moi. Franchement, si je veux, je peux vous dire une confidence. C'est que quand je vais en vacances, tout récemment j'étais en vacances, dès deux semaines déjà j'ai envie de revenir ici. Donc non, c'est pour dire que je suis bien entourée, je suis bien accueillie. Quand j'ai des compétitions en Normandie ou plus, je vois les supporters, les enfants qui portent des t-shirts, « Allez au deal, on te soutient » . Vraiment, c'est des choses que je ne peux jamais oublier. Donc du coup, pour moi, Normandie, ça fait partie de moi et je veux donner tout ce que je peux pour rendre aussi à Normandie ce que je peux. qu'il m'a donné.
- Speaker #0
Et comment s'appelle le club où tu t'entraînes en Normandie ?
- Speaker #1
Sautteville 76. Le stade Sautteville 76.
- Speaker #0
On le retient, on le retient. Tu es aussi en lien avec la Caisse d'épargne Normandie. On a un vrai plaisir notamment à t'accueillir sur cet épisode. Justement, comment ça se passe ce lien avec la Caisse d'épargne ?
- Speaker #1
Ça se passe très bien. Ça m'a même étonnée parce que en fait, j'ai pensé à contacter Caisse des Pannes parce que je vois que Caisse des Pannes est vraiment ouverte envers les sportifs et notamment jusqu'aux Jeux Olympiques de Paris 24 et c'est ce qui m'a attiqué en fait je me suis dit ah ouais il faut que je prenne contact avec Caisse des Pannes surtout que je suis aussi client de Caisse des Pannes donc du coup très rapidement ça s'est fait naturellement. J'ai été bien accueillie avec mon projet de fonds de dotation. Vraiment, j'ai été orientée, conseillée. Et je trouve que Caisse des Pays fait beaucoup pour les sportifs. Et plus, je ne sais pas trop, mais je sais que la Caisse des Pays est ouverte pour tous ceux qui ont des projets sportifs et qui veulent faire rêver leur... région, le pays et autres.
- Speaker #0
Merci Odile d'avoir répondu à nos questions, d'avoir passé ce moment ensemble. Évidemment, tu peux compter sur notre soutien pour ta préparation des Jeux Olympiques 2024 et on va suivre de très près tes performances. Il y a encore un petit peu de temps mais je suppose que pour toi d'ailleurs c'est très proche l'échéance. Merci encore et puis à très vite Odile.
- Speaker #1
Merci beaucoup. À très bientôt. Générique