Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode des carnets de Niki, je suis ravie de vous retrouver. Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un sujet qui nous concerne absolument tous à un moment donné dans notre vie, c'est celui de la peur d'agir, qui nous empêche de prendre des initiatives, de lancer un projet, d'aller lancer une nouvelle discussion avec un inconnu, ou tout simplement d'oser. Et donc je commencerai avec la citation du jour. qui est de Sénèque et qui nous dit il y a plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font réellement du mal. Parce qu'on entend souvent qu'il faut dépasser ses peurs, qu'il faut sortir de sa zone de confort, qu'il faut se lancer. Oui, mais en réalité, ce n'est pas toujours aussi simple. Parce qu'en fait, une peur, elle peut être tellement convaincante, elle peut être tellement imprégnée dans notre esprit qu'elle finit vraiment par ressembler à une vérité. Parce qu'on se dit, mais en fait, ce n'est pas pour moi. Je vais me ridiculiser, je suis absolument pas prête. Et en fait, le problème, c'est pas vraiment d'avoir peur. Le problème, c'est quand on commence à organiser toute notre vie autour de cette peur et à être persuadé que le scénario catastrophe, le pire scénario qu'elle nous fait imaginer est réel et qu'il va forcément arriver. Alors aujourd'hui, on va voir comment on peut agir malgré nos peurs et surtout comment les dépasser. Alors déjà, pour essayer de lutter contre cette peur, il faut se demander sur quoi elle agit. Quel mécanisme de protection elle active chez nous ? Je dirais qu'il y a six peurs différentes et je vais vous les exposer dès maintenant. Il y a la peur de l'inconnu. Alors on ne sait pas exactement ce qui va se passer, combien de temps ça va prendre, si on va y arriver, quelles difficultés vont apparaître. en fait c'est Le cerveau aime pouvoir anticiper et l'incertitude crée forcément de l'inconfort. Et je vous avais déjà parlé dans le précédent épisode de cette capacité du cerveau à aimer le statu quo. En fait, le cerveau, il n'aime pas forcément tout ce qui est nouveau puisqu'on aime les routines, on aime les habitudes. En tout cas, parfois on fait des choses vraiment par mécanisme, mais là, le fait de complètement sortir d'une habitude, ça crée de l'inconfort. Et donc, c'est cette peur de l'inconnu qu'on peut essayer de... d'identifier. Deuxième peur, la peur de l'échec. Alors l'échec, je vous ai fait un épisode à part entière là-dessus, parce qu'en fait, se lancer, c'est aussi accepter la possibilité que ça ne fonctionne pas. Et je sais que par moments, on peut très mal vivre un échec, et c'est pas forcément même l'échec en lui-même qu'on va craindre, c'est ce qu'on risque de conclure de cet échec. Par exemple, en se... pensant, mais même de façon inconsciente, et si ça prouvait que je suis pas capable. Et ça, c'est très dur parce que ça touche beaucoup à l'ego, ça touche beaucoup à notre confiance en nous, et donc la peur de l'échec, c'est quelque chose qui est pas évident à surmonter, j'en ai bien conscience. Une autre peur, c'est celle du regard des autres. Tant qu'un projet n'existe que dans notre tête, personne ne peut vraiment le juger. Mais par contre, dès qu'on concrétise, on s'expose forcément aux critiques, à l'indifférence ou au refus. Et je sais à quel point c'est difficile. Quand j'ai publié, au moment où j'ai cliqué sur « Envoyer » sur Amazon KDP pour mettre en vente mon tout premier roman, ça a été alors une satisfaction énorme, mais en même temps, c'était presque l'angoisse de me dire « Mais quoi ? Le monde entier peut voir ce que j'ai fait ? Quelle horreur ! » Parce que réellement, ça nous rapporte au fait que, bah oui, potentiellement, on va être critiqué. Et ce sera le cas. Mais quelque part, c'est bien parce que ça veut dire qu'au moins vous avez osé. Une autre peur, la quatrième je dirais, ce serait la peur de perdre quelque chose. Et par ce quelque chose, on entend une forme de sécurité. Ça peut être du temps, ça peut être de l'argent, ça peut être un anonymat, ça peut être une situation professionnelle stable, ça va être des habitudes. Même lorsqu'on a beaucoup à gagner, notre cerveau peut se focaliser. davantage sur ce qu'on pourrait perdre. Perdre, pardon, parce que le cerveau a quelque part une aversion pour la perte. Autre peur envisageable, c'est celle de ne pas être légitime. C'est le fameux syndrome de l'imposteur qu'on ne connaît que trop bien, on en parle beaucoup ces dernières années, et en fait souvent on imagine qu'il faudrait être suffisamment... en fait qu'on n'est pas assez compétent, qu'on n'est pas expérimenté ou pas assez crédible pour pouvoir prétendre à ce projet. Et ça en fait on va pouvoir y croire avant même d'avoir commencé, alors qu'en fait très souvent la compétence c'est ce qui se construit en faisant. C'est bien beau d'avoir des diplômes, vous pouvez être diplômé, je sais pas par exemple, vous pouvez avoir votre diplôme d'avocat, mais si vous n'exercez jamais, ça n'a aucun intérêt. Et ensuite, une autre peur qu'on pourrait relever, c'est la peur de réussir. Et oui, la peur de réussir existe aussi. Parce qu'en fait, au même titre que ce que je vous disais précédemment, une réussite peut aussi entraîner un changement des habitudes, peut entraîner de nouvelles responsabilités. davantage d'exposition, des attentes plus élevées de la part des autres, de notre entourage ou même de la société, et aussi une vie différente. Et une partie de nous peut vouloir ce changement, mais tandis qu'une autre va vouloir conserver ses repères. Et donc cette peur aussi, c'est important de l'identifier pour pouvoir mieux l'appréhender. Et donc une fois qu'on a identifié un peu ce qui nous inquiétait vraiment, ce qui nous faisait réellement peur sur un projet, l'idée ça va être, deuxième point, Arrêtez d'attendre de ne plus avoir peur. Parce que oui, la peur n'est pas nécessairement le signe qu'il faut s'arrêter. Pendant longtemps, je crois qu'on nous a appris à voir la peur comme un signal d'alarme. Si j'ai peur, ça signifie que quelque chose ne va pas. Alors, bien évidemment, il y a des situations où je vous dirais que oui, effectivement, c'est mieux d'avoir peur, c'est même plutôt sain. Et que par moments, ça signifie qu'il ne faut peut-être pas du tout y aller. Je prends par exemple... Un exemple basique, je suis une femme, je me promène la nuit et là je vois que je dois passer par une ruelle complètement sombre, sans aucune âme, sans personne, enfin théoriquement. Là vous allez avoir peur et votre cerveau va imaginer les pires scénarios à juste titre. Donc dans ces cas-là, on évite de prendre des risques inutiles. Mais il y a des situations, il existe une énorme différence entre la peur qui nous prévient d'un danger réel, imminent. et celle qui apparaît simplement parce qu'on est en train de sortir de quelque chose de connu. Changer de métier, quitter une relation, déménager, lancer un nouveau projet, écrire un livre, en fait toutes ces choses peuvent provoquer les mêmes sensations. On a le cœur qui s'accélère, on imagine le pire, on commence à douter de nos capacités, alors qu'en fait il n'y a pas spécialement de danger. Il y a simplement de l'inconnu et notre cerveau qui s'emballe pour créer des scénarios catastrophes. Et comme je vous le disais tout à l'heure, le cerveau n'aime pas forcément l'inconnu parce qu'il préfère souvent une situation imparfaite mais connue à une possibilité enthousiasmante mais pleine d'incertitudes. Et en fait, c'est assez fou quand même quand on y pense. Parce qu'on peut rester très longtemps dans quelque chose qui ne nous convient plus simplement parce qu'on sait à quoi s'attendre. J'en discutais dernièrement avec une amie qui est dans son métier depuis des années et des années. Et elle me le dit, je suis plus heureuse, je suis plus épanouie. Je lui dis, mais alors pourquoi tu ne changes pas ? Parce que j'ai peur. Et tu as peur de quoi ? Eh bien, j'ai peur de ce que je vais trouver après. Et c'est exactement ça. C'est qu'on dit souvent, je sais qu'on a ce proverbe un peu, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. Eh bien, parfois si quand même. Un autre piège, c'est celui du je le ferai quand je serai prête. Alors, oui mais non. Parce qu'en fait, il y a des moments où le moment... parfait ou le fait qu'on soit prêt n'existera peut-être probablement jamais. Et comme je vous le disais tout à l'heure, la confiance vient souvent après l'action. Il faut parfois aussi accepter de se mettre dans une situation qui n'est pas confortable mais accepter de commencer sans être certain. Parce que de toute façon, on pourra toujours améliorer et performer après. Et ça nous amène au troisième point, identifier ce qui nous empêche d'oser. Donc là, c'est un peu plus concret. C'est le moment où je vous invite à prendre une feuille de papier ou votre note de téléphone et à faire un entretien très honnête avec vous-même. Écrivez sur une feuille ce que vous voulez faire très concrètement et en dessous, vous écrivez la liste de tout ce qui vous empêche de le faire. Même si ce n'est pas agréable à écrire et ensuite à relire, mais le fait d'écrire noir sur blanc Tout ce qui va être bloquant, ça va être un très bon début. Et voir ce qui nous effraie en face, ça nous fait prendre conscience de nos blocages et ça nous permettra par la suite très certainement de les débloquer. Ensuite, une quatrième idée qui je pense est très importante lorsque l'on a peur, c'est de repenser l'échec. Échouer, ça ne signifie pas avoir eu tort d'essayer. L'échec, je pense qu'il faut vraiment le voir comme une information, pas comme un miroir de ce que l'on est. Non, pas du tout. Échouer, c'est une expérience, c'est une information. Et si à un moment donné, ça n'a pas marché de cette façon, dans ces cas-là, on trouvera une autre façon d'y arriver. Moi, je disais souvent à une époque où je me suis lancée dans une reconversion et au début, c'était très compliqué. L'idée que j'avais, c'était mais c'est pas grave, on ferme une porte, mais moi, j'arriverai quand même à rentrer par la fenêtre parce que je sais que c'est ce que je veux et je sais que c'est ce que je dois faire. Et voilà, l'échec, c'est pas juste une porte fermée, c'est d'autres portes. voire même d'autres fenêtres qui vont s'ouvrir, par lesquelles vous pourrez rentrer. Et ça nous emmène enfin au cinquième point, qui est d'oser sans tout bouleverser le petit acte de courage. Alors j'appelle ça le petit acte de courage, parce que je pense qu'il faut arrêter d'associer le courage à des décisions spectaculaires. Oser, ce n'est pas forcément tout plaquer du jour au lendemain, et partir vivre à l'autre bout du monde avec son sac à dos. ou se fermer complètement dans l'autre. Si quelque chose nous fait peur aujourd'hui, on n'est pas obligé de commencer par l'étape la plus difficile. On peut simplement prendre la première petite action, légèrement inconfortable. Par exemple, si on veut changer de métier, je pense qu'on peut déjà commencer par, ne serait-ce que regarder les offres. Juste ça. Si on souhaite écrire un roman, juste décrire les thèmes qui nous tiendront à cœur dans ce roman. Si on veut voyager seul, pourquoi ? Moi ça m'est arrivé de vouloir voyager seule sauf que je suis une grande trouillarde, que je me fais plein de scénarios catastrophes dans ma tête. Et du coup ce que j'ai fait la première fois c'est que je suis partie dans une ville à l'autre bout de la France. Et je me suis dit, même s'il y a un problème, je suis quand même dans mon pays donc je peux être rapatriée facilement. Mais voilà, ça peut être commencer par passer une journée seule dans une autre ville. pas forcément très éloignés de notre domicile. En fait, il y a énormément de petits actes de courage dans une vie qu'on peut faire. Et souvent, je suis persuadée que les grandes transformations commencent comme ça, par une décision qui peut sembler presque anodine. Et donc, pour finir, j'aimerais vous proposer un petit exercice pratique. Et donc, je vous invite à vous poser trois questions. Première question, qu'est-ce que j'ai envie de faire mais que je repousse par peur ? Deuxième question. Qu'est-ce qui pourrait réellement m'arriver si ça se passait mal ? Ça, c'est l'idée du pire scénario. Et enfin, troisième question, quelle action puis-je entreprendre dès cette semaine pour ce projet ? Voilà, ce sera tout pour cet épisode sur la peur. N'hésitez pas à me faire un retour sur les réseaux. Vous savez que je suis présente sur Instagram. Mon Insta, c'est lescarnetsdenicky ou alors vous avez aussi mon profil d'auteur, nicky4daniel. Voilà, n'hésitez pas à me faire des retours sur cet épisode, me dire s'il vous a aidé. Et si cet épisode vous a convaincu, vous pouvez aussi le partager à vos proches. Et ce qui me rendrait très service, c'est que vous le suiviez et vous mettiez une petite note au podcast. Voilà. En attendant, je vous souhaite une très belle semaine. Je vous souhaite d'aller au bout de vos idées, de croire en vous. Et je vous dis à la semaine prochaine. Ciao, ciao ! Musique