Speaker #0Bonjour à tous, bienvenue pour ce nouvel épisode d'Ecarné de Niki, je suis ravie de vous retrouver aujourd'hui. Si vous avez des projets en tête mais que vous n'osez pas vous lancer, si vous avez envie de faire évoluer votre quotidien mais que vous ne savez pas par où commencer, ou alors si vous aimez les sujets de développement personnel, vous êtes sur le bon podcast. Je commencerai cet épisode sur l'art de s'auto-saboter avec la citation de William Shakespeare qui nous dit « Nos doutes sont des traîtres » et nous font perdre le bien que nous pourrions souvent gagner parce que nous avons peur d'essayer. Si cet épisode vous a attiré, c'est sûrement parce que vous avez conscience qu'un jour vous avez aussi saboté, auto-saboté un projet et aujourd'hui nous verrons dans cet épisode pourquoi l'on se sabote et comment remédier à cela. Alors historiquement, se saboter signifiait à la base faire du bruit avec ses sabots, puis c'est devenu bâcler un travail. avant de prendre le sens qu'on lui connaît aujourd'hui qui signifie se compromettre ou détruire volontairement. Alors dans cet épisode, nous verrons par quel mécanisme notre cerveau arrive à s'auto-saboter et surtout nous verrons comment éviter d'arriver à cette issue. Alors premièrement, pourquoi on se sabote ? Parce que le cerveau préfère ce qui est connu à l'inconnu. C'est ce qu'on appelle le biais du statu quo. C'est notre tendance naturelle à préférer que les choses restent... telle qu'elle, souvent parce qu'on a tendance à surestimer les risques d'un changement et c'est surtout parce que notre cerveau a une aversion à la perte. Le cerveau va ressentir en effet plus fort la perte que le gain. Deuxième point, c'est la peur de l'échec. C'est la peur de se tromper, de ne pas réussir ou de ne pas être à la hauteur. Je pense qu'on a tous eu à un moment donné la peur de l'échec dans notre vie. Et ce n'est pas seulement la peur de rater, c'est aussi la peur de ce que cet échec pourrait dire de nous. La peur de l'échec va se manifester de plusieurs façons, soit en procrastinant, c'est-à-dire en remettant toujours à plus tard ce que l'on pourrait faire, soit en étant à l'inverse beaucoup trop perfectionniste, donc en trouvant toujours que ce que l'on fait pour notre projet n'est pas suffisant ou n'est pas assez parfait, ou bien tout simplement en abandonnant prématurément les petites actions que l'on faisait pour notre projet. Troisième point, c'est à l'inverse la... peur de réussir. Alors on parle moins souvent de cette peur de réussir parce que ça paraît un peu aberrant, mais en réalité c'est la peur des conséquences du succès et c'est tout aussi néfaste que la peur de l'échec, puisque la personne veut réussir mais une partie d'elle va associer la réussite à une menace, en se disant notamment si je réussis je vais devoir assumer davantage, ce qui sous-entend s'exposer davantage, avoir plus de responsabilités, avoir plus d'attente, en tout cas à ce que l'entourage ait plus d'attente, plus de pression. Et c'est lié en grande partie à la peur du regard des autres. Et cela nous amène à un quatrième point, le syndrome de l'imposteur. Le syndrome de l'imposteur, c'est le sentiment de ne pas mériter sa réussite, d'avoir l'impression de tromper en fait l'entourage et la crainte d'être démasqué. Alors peut-être que l'un de ces mécanismes d'autosabotage vous parle. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il existe quelques réactions, quelques solutions pour éviter de tomber dans cet auto-sabotage. Et donc, premièrement, on a l'exercice du pire scénario. Alors, une fois n'est pas coutume, vous savez à quel point j'aime les petits carnets. Donc je vous invite, notamment dans votre carnet ou dans une note de votre téléphone, à imaginer le pire scénario qui pourrait se produire si jamais vous échouez sur un projet. Par exemple... en vous posant la question quel est le pire qui puisse m'arriver si je n'y arrive pas ? Quelle est la probabilité que cela arrive ? Et enfin, quelle solution j'aurai si jamais cela arrivait réellement ? Ensuite, en ce qui concerne la peur du regard des autres, l'idéal, même si je sais qu'il n'est pas simple, serait de se recentrer et de se demander ce que l'on en pense soi-même plutôt que de... D'essayer de réfléchir à ce que vont en penser les autres, d'essayer d'interpréter. Mais vraiment, chercher au fond de soi-même la réponse et se dire mais qu'est-ce que moi je pense sincèrement de ce projet ? Et enfin, comment gérer ce syndrome de l'imposteur une bonne fois pour toutes ? Je vous invite à créer un dossier dans votre téléphone ou dans un carnet qui s'appelle le dossier de preuve. Alors le dossier de preuve, c'est tout simplement de noter toutes vos réussites, tous les compliments que vous avez reçus, tous les problèmes que vous avez résolus ou les objectifs que vous avez atteints pour vous rappeler qu'en réalité, non, vous n'êtes pas un imposteur et que votre réussite, vous la méritez, que vous ne la devez qu'à vous et aux personnes aussi peut-être qui vous ont aidé, mais qu'en tout cas, ce n'est pas une question de chance, ce n'est pas une question d'imposture. Je m'arrête ici pour ce podcast sur l'autosabotage, même si nous pourrions en parler encore pendant des heures. En attendant, je vous invite à me dire sur la page Instagram ce que vous avez pensé de cet épisode, si vous vous êtes reconnus dans certains mécanismes. Si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à le partager autour de vous ou à mettre une petite note sur la plateforme d'écoute. En attendant, je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Belle semaine à tous et profitez bien de ce beau mois de juillet ! Ciao, ciao !