Description
À trois ans, David Sanborn attrape la polio et passe un an dans un poumon d'acier. Pour muscler sa respiration, un médecin lui conseille un instrument à vent. Il a onze ans, il choisit le saxophone alto. Cet enfant de la banlieue de Saint-Louis, qui vénère Hank Crawford, le saxophoniste de Ray Charles, sera sur la scène de Woodstock en 1969, puis sur les disques de Stevie Wonder et de David Bowie.
En janvier 1975, à New York, deux frères enregistrent leur premier disque sous leur nom : Randy et Michael Brecker. À l'alto, à côté d'eux, il y a Sanborn. « Some Skunk Funk » ouvre l'album, et les deux frères jouent à leur tour sur son premier disque à lui, « Taking Off ». Trois souffleurs, et le funk new-yorkais des années 70 trouve ses voix.
Les années 80 sont les siennes. Marcus Miller devient son complice : « Voyeur » et son premier Grammy, « Straight to the Heart » enregistré en live devant un public, les Brecker de retour sur « One Hundred Ways ». Puis le saxophone de Murtaugh dans « L'Arme fatale », et « Night Music », l'émission où Leonard Cohen chante pendant que Sonny Rollins improvise. On le range dans le « smooth jazz », et il répond : « par opposition à quoi ? » Jusqu'à sa mort en 2024, de « Another Hand » aux hommages à Ray Charles, il n'aura pas cessé de faire tomber les murs.
L'épisode se termine par « Run for Cover » (« Voyeur », Warner Bros., 1981), composé par Marcus Miller. David Sanborn y joue du saxello, avec Marcus Miller à la basse, à la guitare et à la batterie, Steve Gadd à la batterie et Tom Scott à la flûte et au saxophone ténor.
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