- Speaker #0
Dossier OVNI, le podcast.
- Speaker #1
En novembre dernier, nous vous racontions une histoire, celle de lumière rouge, immobile, observée dans la tempête au-dessus de la presqu'île de Crozon. Une observation déroutante, et comme souvent avec les OVNI, qui amène plus de questions que de réponses. Aujourd'hui, on ne va pas revenir sur le récit lui-même. Mais on va plutôt s'intéresser à ce qui se passe après. Après le témoignage, après l'étonnement, après le fameux « j'ai vu quelque chose, mais je ne sais pas quoi » . Car un cas d'ovni ne s'arrête pas au moment où le phénomène disparaît dans le ciel. Il commence vraiment quand quelqu'un décide de l'examiner, de le vérifier, de le mettre à l'épreuve des faits. Pour cet épisode, nous avons donc recueilli les réponses d'Antoine, l'enquêteur qui a travaillé sur le dossier de Crozon. Son regard n'est pas celui du témoin, ni celui du spectateur fasciné. Et si Julien nous a déjà fait part du résultat de l'enquête lors de l'épisode de novembre, il nous a paru intéressant de partager avec vous le regard d'Antoine, qui a donc enquêté pour le compte du GEPAN sur ce cas. C'est l'opinion de quelqu'un qui cherche à comprendre, à tester des hypothèses, Celles que l'on peut exclure, comme celles qui résistent. Alors on vous convie aujourd'hui à une plongée dans la réalité du travail d'enquête. Ses outils, ses limites, ses doutes. Et pour cela, on vous propose de retourner à Crozon. Pas pour lever les yeux vers le ciel, mais pour regarder cette fois à hauteur d'enquête, ce que l'on peut vraiment dire de ce cas.
- Speaker #2
Chaque année, des centaines de personnes sont témoins de phénomènes aériens non identifiés. Ces observations les bouleversent et vont jusqu'à changer leur regard sur notre place dans l'univers. L'histoire que vous allez écouter s'est réellement produite et a été consignée dans les rapports du GEPAN.
- Speaker #3
C'est vrai que la typologie de ce port-là est tellement particulière que, bon, des tentatives d'explications supplémentaires, je ne vois pas trop lesquelles ça pourrait être.
- Speaker #1
Aujourd'hui, dans les dossiers OVNI,
- Speaker #4
l'OVNI de Crozon coté enquête.
- Speaker #1
Alors on ne va pas refaire le film. Si vous voulez le récit complet de cette observation, il est toujours disponible dans l'épisode de novembre, Lumière dans la tempête à Crozon. Quelques éléments pour rappel. Un chauffeur de véhicule utilitaire, tôt le matin, alors que le jour n'est pas encore levé et qu'une tempête balaie les côtes bretonnes, observe trois rectangles rouges lumineux parfaitement alignés. Il semble suivre son véhicule. puis finissent par disparaître à l'horizon en rebondissant sur l'air. Aujourd'hui, on va mettre le témoignage un peu de côté. Alors pas parce qu'il n'est pas intéressant, au contraire, mais parce qu'on va s'intéresser à ce qu'il marque un enquêteur quand le cas résiste à toutes les hypothèses, comme c'est le cas à Crozon.
- Speaker #0
Le dossier de Crozon, je le connaissais bien, on en a longuement parlé en novembre, mais cette fois, on ne va pas parler de procédure de classification de statistiques, on va parler de ce moment. très particulier où, malgré la méthode, malgré les outils, malgré même l'expérience, le mystère du ciel breton résiste. Et pour ça, nous avons interrogé Antoine. Alors Antoine, c'est un spécialiste d'IPACO, c'est le logiciel d'analyse d'images dont nous avons déjà parlé, mais il est aussi enquêteur au GEPAN. D'ailleurs, on l'a déjà entendu avec Gilles Munch, notamment sur le cas de Sergi, présenté au Gaipan. Et c'est lui qui était l'enquêteur sur ce cas très intéressant.
- Speaker #1
Oui, et cette fois, Antoine revient sur ce qui, selon lui, rend le cas de Crozon particulièrement étrange et solide. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que plusieurs éléments sortent franchement de l'ordinaire. Si tant est que ce mot ait encore un sens quand on parle d'ovnis, bien sûr.
- Speaker #0
Oui, et puis honnêtement, pour un enquêteur, c'est une aubaine. Des cas comme celui-ci, on n'en trouve pas tous les jours. Très vite, on sent qu'on est sur quelque chose qui dépasse largement l'observation de l'antenne thaïlandiastienne, par exemple.
- Speaker #3
L'étrangeté, elle réside essentiellement... la forme et la couleur des pans.
- Speaker #4
Antoine, enquêteur pour le GEPAN.
- Speaker #3
C'est plutôt rare d'avoir des pans de forme rectangulaire. En plus, on a un environnement qui est particulier, avec une observation qui s'est déroulée de nuit, par temps tempétueux, avec beaucoup de vent et de pluie. Ce n'est pas très courant. En général, les observations de pans se déroulent par temps clair. Pour l'étrangeté aussi, je rajouterais que le phénomène présente des aspects intrinsèquement étranges. dont certains ont été mis en avant à l'issue de l'entretien cognitif. Je pourrais citer deux points en particulier. Le premier, c'est le fait que le témoin décrive un aspect mouvant, mobile à l'intérieur des phénomènes, comme si c'était vivant, entre guillemets. Et le deuxième point, c'est la manière dont les phénomènes ont disparu, en ricochant à la surface, comme si c'était à la surface de l'eau, comme des galets qu'on lance. Henri Cochon. Et concernant la consistance, alors le dossier est consistant dans la mesure où même s'il n'y a pas de photographie et de vidéo, on a déployé vraiment tout ce que le GEPAN savait faire en termes d'enquête, depuis la réception du dossier jusqu'au passage en comité d'experts, à l'issue duquel des préconisations d'enquête supplémentaire ont été faites, mais qui n'ont pas permis de d'amener des éléments suffisants pour classifier autrement qu'en D. La consistance, elle réside aussi dans le fait qu'on a un témoin qui est très carré, pas du tout de typologie particulière d'un témoin qui pourrait être influencé par des influences extérieures. ou qui serait très croyant. On a vraiment quelqu'un qui est totalement étranger au phénomène des pans, tant et si bien qu'il a mis quelques mois à témoigner puisqu'il ne savait pas quoi faire de ce qu'il avait observé. Ce n'est que par hasard, lorsqu'il a vu à la télévision une émission consacrée au sujet où Jean-Claude Bourré parlait du Gépin, qu'il s'est décidé à rapporter son témoignage.
- Speaker #1
Donc voilà, pour Antoine, le cas est à la fois étrange et consistant. Et c'est exactement comme ça qu'on l'avait présenté dans l'épisode de novembre. Un ovni rectangulaire, observé en pleine tempête, ça fait déjà deux motifs sérieux d'étonnement. Et comme il le souligne, c'est vraiment pas courant. Oui, puis tu as remarqué, il ajoute un élément important sur les témoins.
- Speaker #0
C'est un élément peut-être un peu subjectif, donc il est difficile de mettre par écrit sur un rapport, mais en gros, il insiste beaucoup sur le fait que ce soit quelqu'un de très crédible, très posé, très carré. Pas quelqu'un intéressé par les ovnis, pas dans les croyances. Et il y a un autre élément aussi qu'il introduit ici, c'est qu'il va ajouter quelque chose qu'on avait nous laissé un peu de côté, probablement parce qu'on savait que la piste n'est pas aboutie. C'est le contexte militaire dans lequel ce cas se déroule.
- Speaker #1
Oui, et ça, ça résonne tout de suite quand on connaît un peu la presqu'île de Crozon. Bon, tu le sais, j'ai eu l'occasion d'en faire le tour à pied par le sentier des douaniers et j'avais été frappé, ainsi que d'autres randonneurs d'ailleurs, par la présence aérienne. permanente à certains endroits de la Presqu'île, où des hélicoptères sillonnent le ciel toute la journée, toute la journée. Et c'est vraiment, clairement un territoire marqué par l'activité militaire, on l'a tous remarqué. Et d'ailleurs, il faut savoir que le territoire de la Presqu'île de Crozon abrite la base aéronautique navale de l'Envéoc-Poulmic, qui est une des quatre bases de l'aéronautique navale française, ainsi qu'une base militaire très surveillée, celle de l'Île-Longue, qui abrite des sous-marins nucléaires, lanceurs d'engin, de la dissuasion nucléaire française. Donc là, ça ne rigole plus.
- Speaker #3
On est vraiment dans un environnement très militarisé avec la base de l'enveloppe poulemique, le complexe de l'île Longue, de la base de l'île Longue qui est située au nord, le sémaphore du Cap de la Chèvre au sud et en direction duquel les ponts ont disparu. Et en plus, on a un témoin qui est lui-même ancien militaire, donc on est vraiment dans un environnement très militarisé. Les activités militaires, c'est vrai qu'il aurait fallu des aéronefs ou des drones qui volent quand même assez bas, puisque la couche nuageuse présente ce soir-là était basse. Et elles ont été éliminées d'une part parce que l'apparence des phénomènes ne correspond pas vraiment très peu à ce qu'on peut connaître en termes d'apparence pour des avions, des hélicoptères ou des drones. Et d'autre part, c'est vrai que l'hypothèse des drones est plus intéressante parce qu'elle permet une immobilité assez prolongée qui peut être comparée à l'immobilité des phénomènes. Ceci dit, même en tenant compte de cette surestimation de la taille apparente fournie par le témoin, il aurait fallu quand même trois drones pour que ça puisse coller en termes de taille et de distance puisque un seul drone... ça ne s'allait pas. Il aurait fallu que ce drone unique soit d'une taille vraiment trop importante. Concernant l'hypothèse militaire... Le GEPAN a aussi pu interroger les responsables de la base de l'enveuque poulemique. Les aviateurs sur place ont été également interrogés afin de savoir si d'une part il y avait des opérations spéciales ce soir-là et si d'autre part ils ont eux-mêmes vu quelque chose, que ce soit avant ou après la date d'observation. ça a été négatif dans les deux cas.
- Speaker #1
Mais il n'y avait pas que l'hypothèse militaire. Nous avions aussi évoqué en novembre une autre hypothèse, le reflet sur le pare-brise. Alors, je sais que cette hypothèse peut paraître farfelue, mais on a déjà vu dans le podcast un cas qui avait été résolu comme ça. Le triangle lumineux qui apparaissait dans le ciel était en fait le reflet d'une partie des commandes lumineuses de la voiture sur le pare-brise. Un effet d'optique bien trompeur qui a été démontré. Alors, est-il possible ? qu'on est à faire un reflet dans ce cas-ci.
- Speaker #3
Concernant le reflet sur le pare-brise, c'est vrai que quand on voit la reconstitution vidéo, en particulier, on a quand même l'impression que ça pourrait ressembler à un reflet. Ceci dit, deux éléments. Le premier, c'est que le témoin informel, il n'y avait absolument aucun appareil lumineux dans l'habitacle de son véhicule qui était susceptible de produire un tel reflet. Et le deuxième point, c'est la géométrie de l'ensemble. C'est vrai que quand on voit la reconstitution qui est quand même assez fidèle, même s'il faut essayer de s'imaginer une observation à travers le pare-brise et dans l'habitacle et non pas en extérieur, le phénomène se déplace clairement puisqu'on a une observation initiale qui est légèrement sur la gauche, qui est ensuite sur la gauche du témoin. En troisième phase, lorsque le témoin arrive au cédé de passage, le phénomène est face à lui. Et en toute fin, lorsqu'il tourne vers la droite, le phénomène est de nouveau sur sa gauche. Donc ça ne colle pas en termes de géométrie. Et en plus, il faudrait expliquer comment le phénomène a pu disparaître de cette façon-là, en diminuant de taille, si c'était vraiment un objet lumineux présent dans l'habitacle.
- Speaker #1
Bon, le témoignage apparaît donc très précis. Puis le chauffeur prend tous les jours le même véhicule. Donc s'il y avait... Une lumière qui a éclairé le pare-brise, il l'aurait déjà remarqué lors de ses multiples déplacements. On voit que le témoignage est très détaillé. J'imagine que ce genre de détail, on ne peut pas l'obtenir sans un interrogatoire vraiment approfondi, non ?
- Speaker #0
Oui, c'est peut-être un peu la limite du témoignage par écrit, ou alors d'un entretien un peu superficiel. C'est là qu'une méthode spécifique va intervenir, c'est l'entretien cognitif. On en a déjà parlé dans le podcast. C'est une technique qui permet de faire émerger des détails. témoin n'avait pas livré spontanément mon premier récit, soit parce qu'il ne s'en souvenait pas, soit parce qu'il considérait qu'ils étaient mineurs. Enfin bref, on voit bien que là, clairement, Antoine est allé loin dans l'entretien pour avoir le maximum de détails possibles.
- Speaker #3
On a quand même une enquête de terrain, donc comme je disais, à la sortie d'un entretien cognitif, et une reconstitution sur place qui s'est faite quelques mois plus tard. C'est vrai que ce dossier-là, j'y repense assez souvent. Je me suis rendu sur place à Crozon au moins une dizaine de fois. Les détails qui me troublent particulièrement, ça rejoint un petit peu l'étrangeté vécue par le témoin et résiduelle aussi de ce dossier. C'est l'apparence quand même des phénomènes, trois rectangles rouges très lumineux disposés horizontalement de grandes dimensions. Parce que quand même le témoin avait un repère fixe. puisqu'il disait que ça prenait quasiment toute la place de son pare-brise, donc c'est quand même une taille angulaire très importante. Cet aspect très net des bords et cette immobilité, malgré le fait qu'il y avait un fort vent et une forte pluie, donc le témoin était lui-même balotté dans son véhicule. L'apparence intérieure des phénomènes. un petit peu comme des spécules de laser ou des choses mouvantes, des billes en mouvement. Et puis cette manière de disparaître en ricochant comme à la surface de l'eau. Alors après, c'est vrai que le témoin pour ce point-là s'est interrogé, s'est dit peut-être que le phénomène suivait les reliefs. C'est vrai qu'on pourrait se poser la question, puisque entre l'observation et... Et le sémaphore du Cap de la Chèvre, en direction duquel le pont a disparu, a une succession de vallons et de collines qui pourraient faire penser tout à fait à un suivi du phénomène du relief lors de sa disparition.
- Speaker #1
Bon, et une fois que toutes les hypothèses ont été testées, alors qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on range le dossier dans un tiroir ou qu'est-ce qu'il devient ?
- Speaker #0
Alors non, il y a plusieurs étapes avant qu'un cas soit considéré en catégorie D. La première d'entre elles, la plupart du temps, ces cas vont faire l'objet de ce qu'on appelle une enquête participative. Alors le principe, c'est plutôt simple. Le GEPAN organise une visio dans laquelle il invite tous les enquêteurs du GEPAN. On présente le cas, on présente les hypothèses. Et là, en séance, les enquêteurs ont essayé de trouver des nouvelles pistes. ou de challenger le rapport qui a été produit par l'enquêteur en charge de ce cas. Si ça passe, alors le cas va être analysé en comité d'experts du GEPAN. Ça, on en a déjà parlé. Le comité d'experts, ce sont des scientifiques en lien en général avec le CNES, donc des gens de Météo France, des experts météo, des experts astronautiques, des experts astronomiques, qui vont eux aussi... et essayer de trouver une explication rationnelle à ce cas. Si le cas résiste toujours, alors il est classé cette fois en catégorie D, et il va passer à la commission Sigma D, qui est une commission qui ne s'occupe que des cas D, et essayer de les reprendre et de les analyser. Et pour les cas les plus surprenants, les plus étonnants, ou en tout cas ceux qui suscitent le plus d'intérêt, ils vont passer dans des salons d'experts. Typiquement, ce cas-là de Crozon, il est passé au Caïpant.
- Speaker #1
Ah oui, le Caïpan. Donc c'était le grand rassemblement international du Folog qui avait été organisé par le GEPAN. On en avait parlé pour les épisodes consacrés au cas de Sergi. Alors pas l'ancien cas de Sergi, l'enlèvement, mais un cas plus récent et qui avait été présenté justement au Caïpan.
- Speaker #0
Exactement. Donc Antoine a présenté le cas de Crozon devant un partiaire d'experts internationaux. Et comme souvent, on espère un retour, un regard neuf ou peut-être une piste à laquelle on n'avait pas pensé.
- Speaker #1
On se demande alors, est-ce qu'il y a eu des retours depuis cette intervention ?
- Speaker #3
Concernant la présentation au Quai Pen, oui, c'est vrai que ça fait quelques années maintenant. Des retours, je n'en ai pas vraiment eu. Beaucoup d'intérêt. Mais c'est vrai que la typologie de ce pan-là est tellement particulière que des tentatives d'explications supplémentaires, je ne vois pas trop lesquelles ça pourrait être. C'est vrai qu'on a évoqué... On a évoqué, fut un moment, en particulier avec Eric Maillot, la possibilité que les témoins aient observé la signalisation arrière d'un camion, en sachant en plus que le témoin a comparé initialement l'apparence du phénomène vraiment à des catadioptres arrière de camions ou des feux lumineux. Et c'est vrai que la forme rectangulaire, la couleur rouge très vive, rappelle quand même ça. Ça semble quand même très étrange et je dirais même, en ce qui me concerne, impossible que le témoin n'ait pas remarqué le corps du camion lui-même. Et en plus, ce n'est pas du tout une route sur laquelle les camions circulent habituellement. Et qui plus est, encore une fois, la géométrie du phénomène spatial, ça ne cadre pas. Parce que le phénomène, je le rappelle, a été vu sur la gauche. Et sur la gauche, il y a une section boisée, il y a de la lande, donc il n'y a absolument pas de route à proximité, hormis celle qu'empruntait le témoin pour aller chercher son premier enfant. Donc même si ça semble séduisant de par l'apparence, quand on creuse un petit peu et qu'on regarde tous les à-côtés et tous les paramètres, j'ai envie de dire obligatoire qui pourrait conforter l'hypothèse du camion,
- Speaker #1
ça colle pas du tout donc malgré une enquête on l'a vu extrêmement fouillée le cas conserve son mystère donc on peut imaginer ce chauffeur seul sur cette route bretonne balayée par la pluie et le vent face à quelque chose d'objectivement extraordinaire Alors oui, oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais attention, ce qui peut paraître extraordinaire à un moment donné peut parfois trouver une logique ou une explication plus tard et parfois très simple. Et l'histoire des OVNI est pleine de cas qui ont résisté pendant des années avant d'être compris autrement. J'ai un exemple qui me vient en tête, c'est celui qu'on avait appelé la fusée fantôme, un de nos épisodes. Des témoignages vraiment spectaculaires. plusieurs témoins qui ne se connaissent pas à des endroits différents, enfin un cas hyper solide, et qui a eu son explication des années et des années plus tard.
- Speaker #3
Donc voilà, ce dossier reste encore mystérieux, mais comme je disais récemment, lors d'une conférence qu'on a donnée avec Frédéric Courtade, c'est pas parce que le dossier est classifié D qu'il le restera tout le temps. Tous les dossiers sont toujours ouverts. Il peut toujours y avoir des nouveaux éléments, des revisites de dossiers. une revue et même une évolution des techniques d'enquête qui font qu'on peut être amené un jour à reprendre le dossier. Pourquoi pas reclassifier ça ?
- Speaker #1
Et c'est peut-être ça, au fond, la position la plus juste. Ni conclure trop vite, ni remplir le vide avec des certitudes. Le cas de Crozon nous rappelle que l'enquête ne consiste pas toujours à trouver une réponse, mais parfois à documenter honnêtement... Une observation et une limite. Une limite de nos outils, de nos cadres, de notre compréhension de ce qui se passe parfois dans le ciel. Aujourd'hui, ce dossier est classé D, pas parce qu'il est forcément extraordinaire, mais parce qu'il est inexpliqué. Et tant que cette case reste vide, le mystère n'est pas une promesse, c'est une invitation à continuer d'observer, de douter et d'enquêter. Et si ces enquêtes vous accompagnent depuis quelques temps, si vous avez envie de prendre un peu plus de temps que celui d'un simple épisode pour explorer ces dossiers, alors sachez qu'ils ont aussi trouvé une autre forme. Nous avons rassemblé certains de ces cas, ces méthodes, ces questions dans un ouvrage qui paraîtra bientôt. Il s'appelle « Mystère OVNI » et paraît aux éditions Larousse. Alors ce n'est pas une révélation de plus. Ce n'est pas une promesse, c'est simplement le prolongement de ce que nous faisons ici. Racontez, documentez, interrogez, laissez ouvertes les cases bien sûr qui doivent l'être. Si vous voulez en savoir plus, le lien de pré-vente est disponible en description. Et nous vous en reparlerons plus en détail en temps voulu.
- Speaker #2
Surtout n'oubliez pas, regardez le ciel et gardez l'œil ouvert.