Speaker #0Hello les Shine, bienvenue dans ce nouvel épisode et aujourd'hui on va parler du corps en été, la plage, le maillot, le regard des ans et on va reprendre le pouvoir sur notre propre image. Il faut savoir que moi je n'étais pas du tout à l'aise avec mon corps depuis très très jeune. C'est que là il y a quelques années que j'ai commencé à apprécier mon corps. Mais ça, c'est venu vraiment avec le temps, ça m'a pris des années pour vraiment apprécier mon corps. Et l'été nous met vraiment le corps quasi à nu, littéralement, symboliquement. Maillot, plage, miroir, regard des autres, c'est souvent la période où les femmes se sentent le plus exposées, jugées et comparées. L'objectif de cet épisode pour moi est de renverser la dynamique. Passer de « je subis mon corps » à « j'habite mon corps » . Parce qu'en fait, ton corps n'est pas un problème à régler avant l'été, c'est un lieu dont tu dois habiter. Tu vas habiter dans ton corps pendant toutes ces années. Et en réalité, le maillot que tu vas mettre ne te définit pas. C'est ta présence qui le définit. Ce que je dis souvent aux personnes, par exemple, quand je maquillais, lorsque je leur donnais des conseils beauté, en fait, elles étaient choquées. Quand je leur maquillais, je dis « Waouh ! » et tout, tu m'as rendu belle. Je dis « Non, tu étais déjà belle, j'ai juste embelli celle que tu étais déjà. » Et ça, c'est le meilleur vêtement que tu dois retenir. En fait, le constat qu'on peut voir aujourd'hui, c'est les injonctions. Sur les réseaux sociaux. On va te dire opération bikini. On va te montrer à l'atelier celles et ceux qui ont un ventre plat. Celles et ceux qui ont un beau corps, une peau bronzée. Bref, on va comparer en plus les femmes entre elles. Il y a une culpabilité aussi alimentaire. Toutes les personnes veulent faire un régime avant l'été. Genre un mois avant. En fait, il faut arrêter de se minimiser. En te disant que mon corps est comme ça actuellement. Je le prends en compte. Et c'est moi qui décide de ce que je veux voir. de mon corps. Pas spécialement le maillot, pas spécialement ce que les gens vont dire. J'ai fait un réel rapide de deux minutes. Je te le mettrai en bas pour que tu puisses aussi aller le regarder. Ça a impacté énormément de personnes. Et en réalité, le regard que les autres posent sur nous ou qu'on pose sur nous, vient d'où ? Le regard social, le regard parfois familial, le regard aussi masculin, le regard de l'homme peut dire quelque chose sur nous. Et ça, ça arrive énormément. Le regard aussi des autres, de la société. Or, une femme ne doit pas avoir des rondeurs, parce que x, y, z. Et on voit souvent à la pub, maigrissez. Pour perdre tant de kilos, voici ce qu'il vous faut faire. Le regard familial. Une mère, un père, une soeur, un frère, une tante, peu importe, va regarder ton corps genre comme s'il y a un problème, tu vois. Ça aussi. C'est un mécanisme qu'on a tous gardé, que le corps parfait était symétrique, doit être parfait. On scrute notre corps devant le miroir chaque instant, chaque minute, chaque seconde, on se rappelle que notre corps n'est pas parfait. Mais on le sait qu'il n'est pas parfait, mais on le scrute. Alors quand on est en plus exposé, lorsque c'est l'été, maillot de bain, pour certains ce n'est pas évident, ce que j'ai connu, parce que tu sais que tu peux être jugé. Mais quoi qu'il arrive, que tu m'insistes ou que tu prends, tu seras toujours jugé. Il y a une différence entre être vu et être jugé. C'est deux choses qu'on confond. Être vu, c'est être vu par nous-mêmes. Être vu par nos pensées. Être vu par ce qu'on croit être, en fait. Être jugé, c'est poser des mots, des mots durs sur une personne. T'es trop ceci, t'es pas assez cela. Tu devrais perdre du ventre. Ça, c'est jugé. Et des fois, on se juge nous-mêmes. On se détruit nous-mêmes avant que l'autre même nous juge. sous notre propre corps. Et ce qu'il faut faire pour renverser justement cette tendance à croire qu'on doit avoir un corps parfait, qu'on doit aller à la plage lorsqu'on est avec notre partenaire, etc., je pense que c'est se rappeler que notre corps n'est pas un objet à optimiser à 100%. On a le droit de l'optimiser, mais en réalité, ce n'est pas ce qu'il faut optimiser tous les jours. Parce qu'on va l'optimiser avec un œil critique. En le critiquant, on n'aide pas notre corps à se sentir mieux. En étant compatissant avec notre corps, là, notre corps va dire « Ah ok, c'est bon, je peux être bien. » Or que si d'une manière tu me malmènes avec des mots durs sur toi, ça va être difficile pour toi de pouvoir avancer. Te dire que tu n'es pas belle, tu n'aides pas ton corps à se sentir bien dans ton quotidien. Il n'y a que toi qui vis avec ton corps tous les jours. Ton corps en fait il vit, il a du vécu, il a un ressenti. Il faut que tu lui donnes en fait ce qu'il veut ressentir réellement. Oui, je ne me sens peut-être pas bien aujourd'hui, mais par contre, je vais avancer avec. Mon objectif, c'est que tu passes de comment je suis vue à comment je me sens. Avec ta posture, avec ta démarche, avec ta présence, comme un acte de pouvoir. C'est ça que tu peux contrôler. Comment je me sens avec mon corps ? Peut-être qu'aujourd'hui tu ne te sens pas bien, mais je vais faire en sorte que je me sente bien en remontant la tête, en redressant mes épaules, en me regardant dans les yeux, pas devant le miroir, parce que le miroir, il a une facieuse tendance à te critiquer encore, parce que tu te regardes avec le regard que tu te connaissais il y a quelques années. Je veux vraiment que tu te découvres en disant, mais mon corps il vit à l'intérieur. Il a besoin de ressentir des nouvelles émotions, il a besoin de vivre réellement une passion. Le jour où j'ai décidé de mettre des shorts, parce que pour moi mettre un short était inimaginable, juste de sortir avec un short, je me suis dit, j'étais une belle femme. Quoi qu'il arrive, il y a des gens qui ne vont pas apprécier que je mette un short. Mon short n'était pas hyper court, il était juste à la hauteur que j'appréciais. Et là je me suis dit, waouh, ça fait du bien de pouvoir porter ce que j'aime. Ce qui me fait me sentir être moi, sans me rappeler ce que les gens pourraient dire de ce que j'ai mis aujourd'hui. Certains vont dire, waouh, cette femme elle est bien. Certains m'ont dit peut-être, mais qu'est-ce qu'elle fait ? Pourquoi elle abuse ? Pourquoi elle met ce short là ? Et là j'ai décidé d'accepter mon corps. Petit à petit, des fois ça a été dur. Le premier pas, quand j'ai ouvert la porte du hall, oh là là, tu t'es sûre que tu vas oser ? Tu vas rentrer et mettre ton pantalon comme tu as l'habitude de mettre ? J'ai osé. J'ai osé mettre mon short, j'ai osé me mettre en débardeur parce que oui, mes bras, je ne les aimais pas. Et aujourd'hui, j'ai dit, on y va, vas-y, tu t'en fiches. Mais pour ça, j'ai fait mon sport. Le sport m'a quand même aidé à grandir et à regarder mon corps autrement. Je ne suis pas allée au sport pour prendre du poids, je suis allée au sport pour apprécier mon corps. C'était totalement différent. Il y a des années, il y a plus de dix ans, j'allais à la salle de sport. pour prendre du poids. Je ne prenais aucun gramme, rien. Je prenais quelques grammes et je perdais tout. Aujourd'hui, je vais à la salle de sport pour apprécier mon corps. Et comme je disais à mon corps, viens on va à la salle de sport pour que je t'apprécie, il m'a donné en retour une meilleure forme. Il m'a donné plus de chair, plus de muscles, plus d'énergie. Ça a totalement changé les choses. Ce qui fait que j'arrive à porter des vêtements qui me plaient. Mon corps n'a pas spécialement changé. Les gens ne me diront pas peut-être que j'ai pris du poids. Moi, je le vois à travers mes vêtements. Lorsque je mets un pantalon que j'ai acheté il y a quelques mois, il a des difficultés à rentrer. Là, j'ai vu. Les gens ne le verront pas. Ce n'est pas mon problème. Mon objectif, c'est que moi, je puisse le voir à travers mes propres pensées. J'ai changé mon logiciel à l'intérieur de mon cerveau pour que je puisse lui dire « En fait, tu es bien. Parce que c'est la seule chose avec qui je veux vivre toute ma vie. » Alors le rituel que tu peux faire avant de partir à la plage, c'est pas spécialement physique, c'est à l'intérieur de toi, c'est mental. Tu vas te regarder devant le miroir en te disant une phrase d'ancrage, mais avec tes yeux. Pas spécialement devant le miroir de critique, mais avec un miroir de bienveillance. C'est vrai qu'il y a quelques années je ne m'aimais pas, mais aujourd'hui je vais apprendre à m'aimer, à m'apprécier. Et je vais arriver avec ce que j'aime, doucement et sûrement. Je vais à la plage pour m'apprécier. Parce que tout à l'intérieur de mon corps, tout vit. Il y a du vécu. Je ressens des choses. Alors je veux vraiment ressentir les choses. Des phrases toutes prêtes pour que tu puisses couper les remarques extérieures ou intérieures que tu t'es construite depuis des années. Alors une question que tu peux te poser, c'est est-ce que je m'habille pour disparaître ou pour exister ? Parce que c'est vrai que je m'habillais souvent pour disparaître. Je mettais des vêtements larges, alors que j'adore les vêtements quand même un petit peu moulants, qui dessinent un petit peu mon corps. En général, je mettais des vêtements pour me cacher. Alors pour conclure cet épisode, j'aimerais te faire un petit défi. Porte un maillot si tu ne pars pas en vacances. Porte un short, une jupe, une robe que tu kiffes, qui est restée dans ton placard pendant des années que tu n'as encore jamais mis. Peut-être quelque chose de fleuri, peu importe. Sors de chez toi si tu es en vacances. Va à la plage avec, sans te couvrir, par réflexe ou juste pour... t'observer avec bienveillance une fois cet été. J'ai deux questions à te poser aujourd'hui. Quelle est la première pensée qui te vient quand tu enfiles ton maillot ? Qu'est-ce que tu n'as pas porté cet été par peur du regard ? J'espère que cet épisode t'aura plu. Comme tu l'as bien constaté, mon podcast aussi est parti en vacances. On parle de l'été. Et le prochain épisode, on va parler des rencontres de l'été, les flirts, les amitiés éclaires. abonne-toi pour ne pas louper le prochain épisode et je te fais de gros bisous et à très bientôt dans le podcast les essentiels des chaînes