- Speaker #0
Je préfère vraiment pas parler. Si je parle, je suis en grave problème. En grave problème.
- Speaker #1
Et je ne veux pas être en grave problème.
- Speaker #0
Je suis champion européen. Donc je ne suis pas un des...
- Speaker #2
Quand on parle de l'équipe de France championne du monde en 98, on pense immédiatement à Zidane, Thuram, De Sali… Ou Didier Deschamps, pourtant dans l'ombre, évoluait un joueur élégant, imprévisible et décisif. Yuri Djurkaev. Surnommé The Snake, il était capable d'inventer un geste, une passe que personne n'avait imaginé une seconde auparavant. Laissez-moi vous présenter Djurkaev en 10 points. Un destin écrit avant sa naissance. Iori est né à Lyon le 9 mars 1968. Son père est Jean Ticholi d'Urcaev, ancien capitaine de l'équipe de France et joueur de l'érapique de Marseille. Sa mère est d'origine arménienne tandis que son père possède des racines, Cameroutes, peuples d'origine hongroise et polonaise. Sa diversité culturelle est une part importante de son identité. Partie 2 Son prénom, Iori Les parents d'Yurkev le prénoment Yuri en hommage à Yuri Zhivago, personnage qu'incarne Omar Sharif dans le film Dr. Zhivago réalisé par Ben Léon en 1965. Il faut dire qu'à la fin des années 60, ce prénom est rare en France et respecte l'ouverture culturelle de cette famille. Partie 3 Une enfance marquée par son père. Jean Yurkev n'est pas un père qui mettait la pression. Bien au contraire, il réputait souvent à son fils qu'il allait entreprendre les plaisirs à jour. Yuri dira plus tard que cette liberté lui a permis de développer sa créativité, que ce soit dans la vie ou sur le terrain. Quand il était enfant, il accompagnait souvent son père dans les stands. Il a grandi dans les vestiaires de football français. Partie 4. Son incroyable saison 93-94. A Monaco, il a inscrit 20 buts en championnat et termine néo-buteur de DL. C'est une performance exceptionnelle pour un joueur qui volait souvent derrière les attaquants. Il progresse vite avec des joueurs tels que Weah, Klinsman et Uderd. Sous les ordres d'Arsene Nanger, il a protégé son intelligence des jeux. Le cinquième élément, le surnom de Snake. Ses coéquipiers expliquaient qu'il semble disparaître pendant plusieurs minutes, puis surgir sur des loups dans la surface pour marquer. C'est cette faculté à se faufiler qui vaut le surnom de Serpent. Yui est le type de joueur qui ne savait pas classer. Il n'était ni un vrai attaquant, ni un vrai milieu de terrain, ni un numéro 10 traditionnel. Il faisait simplement gagner ses équipes. Ses entraîneurs disaient souvent qu'il apparaissait là où personne ne l'attendait. Il savait surtout se placer au bon endroit au bon moment. Il ne courait pas forcément plus vite que les autres. Il ne driblait pas toujours davantage. En revanche, il possédait un sens de placement exceptionnel. Il apparaissait dans les espaces libres au moment de la course. voici où ses adversaires essaient de le surveiller L'équipe de France, sans doute le point le plus important. L'âme de confiance d'Aimé Jacquet. Avant le Mondial 98, Durkheim fait les meilleurs buteurs des bleus. Pourtant, toute la lumière est tournée vers Zinedine Zagat. Il accepte ce rôle sans jamais créer de couflé. Dans les témoignages, il apparaît souvent comme un des leaders silencieux du groupe. Pendant cette Coupe du Monde, Durkaev est réputé pour détendre l'atmosphère. Plusieurs coéquipiers racontent qu'il n'en sait régulièrement des plaisanteries juste avant les matchs afin de se retrouver la pression. Vient alors un match crucial. Le quart de finale contre l'Italie. Un moment particulier pour le joueur qui évolue à l'Inter. Un match tangué qui verra l'incroyable raté de Roberto Baggio face à Barthez pendant les prolongations. Après 120 minutes sans but, les deux équipes doivent se départager au tir au but. Jurkaev est pourtant un spécialiste de l'exercice. Mais il hésite. Et en face, il connaît parfaitement le gardien. Le gardien italien, c'est Gianluca Palluca, son coéquipier à l'Inter. Ils travaillent ensemble, ils connaissent leurs habitudes. Jurkaev alors estime que d'autres sont mieux placés pour tirer. Il choisit de ne pas prendre cette responsabilité. Une décision ? qui montre encore une fois son intelligence tactique. La France finit par s'imposer. Quelques jours plus tard, arrive la demi-finale contre la Croatie. Et c'est un moment qui résume parfaitement son rôle. Iuri récupère le ballon et délivre une passe décisive à Lilian Thiram. Un défenseur, un joueur qui marque rarement. Durkheim fera contraire avec humour qu'il n'avait jamais vu, tu auras marqué auparavant. notamment pendant nos années communes à Monaco. Mais ce jour-là, Turin inscrit deux buts. La France est en finale.
- Speaker #3
C'était son moment de gloire. Il a fait 120 sections, il y a 119 qui sont moyennes et une qui est bonne, c'est contre la Croatie. Le premier but, c'est moi qui lui remets la passe. C'est moi qui lui fais la passe. Je n'ai pas compris ce qu'il foutait là. Non mais vraiment, parce que je suis à l'entrée de la glisse du match, je ressors le ballon, et d'un coup je vois le... Je ne sais pas, instinctivement, je l'ai remis en extérieur, et je ne m'attendais pas à ce que ce soit durable. Donc l'envie était là, c'est lui au départ de l'action, c'est lui qui récupère le ballon, et c'est lui qui a la conclusion. Pour une fois qu'il est monté, il est bien monté.
- Speaker #4
Justement, ce qui est marrant, c'est que son fils était comme moi. C'est-à-dire que tous les joueurs de l'équipe, le staff, tout le monde disait « Mais qu'est-ce qui s'est passé ? » Mais je vais vous dire un truc, ma mère était maléluce. Donc ma mère, on lui a dit que son fils a marqué le premier but. Donc déjà, elle ne comprenait rien. On lui a dit « Il a marqué le deuxième, elle s'est évanouie. »
- Speaker #5
Non !
- Speaker #4
Non, non, je te jure ! En fait, si tu veux, parce que même... Parce qu'on se connaît tous, ça c'est bien quand même. Comme dit Manu, moi j'étais à Monaco, on était ensemble, il sait très bien que ça n'a pas de sens en fait ce qui s'est passé.
- Speaker #0
Et il a raison.
- Speaker #4
Franchement, moi je n'ai aucun problème. Moi je me connais. Donc je veux dire, Marcel il est venu me voir après le deuxième but, il m'a dit, Guillaume qu'est-ce que tu fais ? Et moi j'ai dit, enfin, parce que sur le terrain il me demandait, Guillaume qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #2
12 juillet 1998, France-Brésil, le match d'une vie, bien servi par Emmanuel Potti. Zinedine Zidane inscrit le premier but et encore une fois, Turquève joue un rôle discret mais essentiel. Sur le deuxième corner, il prend le ballon alors que Zidane devait le tirer. Il demande à son partenaire de rester dans la surface. Le centre arrive, Zidane marque, la force mène de zéro. En deuxième mi-temps, Potti, le Gunners, inscrit le troisième but. La France est championne du monde. Dans les images de célébration, on voit Zidane, Deschamps ou Thuram se lever le trophée. Et il faut aussi regarder ceux qui travaillent non-nom. Comme Uri, un joueur qui n'a jamais eu besoin d'être le plus visible pour être indispensable. Après nos mondiaux 98, il remporte également l'Euro 2000 avec les Bleus. Il marque en but en quart de finale contre l'Espagne. Malheureusement, sa sortie en équipe de France sera gâchée par l'horrible Mondial 2002. A la suite du forfait de Robert Pires et de la blessure de Zinedine Zidane, il se reconfit les reines de l'équipe pour s'être entré dans la compétition. Sans cesse de miner physiquement, il n'a que rarement l'occasion de se mettre en évidence. Peu à son aise dans son rôle d'organisateur, il n'a plus la spontanéité de sa jeunesse et qu'il est conservé son incroyable touché de balle. Son dernier match en bleu sera contre le Danemark où il rentre à 10 minutes de la fin. Pour le numéro 6 de bleu, son 92ème sera le dernier avec l'équipe de France. L'élimination de la France précipite sa retraite internationale. Sa carrière en bleu s'achève d'une chaude fausse note. Numéro 7, son but le plus célèbre. Nous sommes le 5 janvier 1997, le stade où j'ai paimé Hadzar au 15-10. Abano flotte dans la surface de réparation après une frappe. Il semble impossible à reprendre. Impossible pour tout le monde, sauf pour Joé Durkhev. Sans réfléchir, il décolle du sol, se couche presque à l'horizontale et exécute un retourné acrobatique parfait. Pendant une fraction de seconde, le temps s'arrête, puis les filets tremblent, les tribunes explosent. Les supporters de l'Unité reviennent d'assister à l'un des plus beaux buts de l'histoire du club. Encore aujourd'hui, lorsqu'on demande aux Tifosi de citer les plus beaux buts de l'histoire récent du club, son retourné contre le Romain revient toujours.
- Speaker #6
Cesar, peut-être qu'il était un peu strict dans sa décision, mais il arrive à Mpianze. Il est devant Lanna, il fait le shoot, avec le dos de Sterckeli, la phase n'est pas terminée, et un grand goal de Yurij Orkaev. Un véritable grand goal de Yurij Orkaev, et nous sommes près du 31ème minute du match.
- Speaker #3
Je leur dis une phrase d'un de mes copains, il vaut mieux perdre 4-0 que être supporter de la Juventus. Ça c'est à tous mes amis intéristes.
- Speaker #2
Numéro 8. Une personnalité discrète. Contrairement à beaucoup de stars des années 90, Djorkaeff évite les polémiques et les déclarations tapageuses. Et Mijanké apprécie cette stabilité et savait qu'il pouvait compter sur lui dans les grands rendez-vous. Après la Coupe du Monde 98, il termine 9ème du Ballon d'Or, preuve qu'il est encore considéré comme un des meilleurs joueurs du monde, même si la lumière se concentre surtout sur Zidane et son doublé in finale. Numéro 9, l'amitié avec R9. A l'Inter, R9 et Djorkaeff passent beaucoup de temps ensemble. Ronaldo admire l'intelligence de jeu du français, tandis que Djorkaeff disait que jouer avec le brésilien donnait l'impression que tout le monde venait possible. Avant ce match les Indeurs au final de coupe du monde, Un joueur français réel et injuste inattendu. Tout le monde pense à la compétition, à la finale, à la pression, au trophée. Lui pense à son ami. Ronaldo est évité de normalise. Yuri demande alors à prendre de ses nouvelles. Quelques heures plus tard, ils seront adversaires pour devenir champion du monde. Cette scène résume parfaitement Yuri Djorkaev. Un immense joueur, mais surtout un joueur fidèle, élégant et surtout différent. Cosmopolité engagée, très attachée à ses origines arméniennes, il participa à de nombreuses actions caritatives et de mémoire. Il est devenu une vigueur importante de la diaspora arménienne. Quand il rejoint les Metro Stars en MLS, beaucoup pensent qu'il part en pré-rentraite, lui découvre une autre culture. Il se promène anonymement dans Manhattan, fréquente les musées, les restaurants et les maths des autres sports. Il dirait que New York lui a permis de respirer. après la pression du football européen. Yuri est un globe trotteur. Il aura joué dans 5 championnats différents. En France, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis. Très peu de joueurs de sa génération peuvent vendre du record. Ah oui, un petit bonus. Il a aussi sorti un son. Ce n'est peut-être pas la plus belle action de sa carrière. Enfin, je vous laisse faire votre avis.
- Speaker #1
C'est pur, mais il y a un soufout à ce pied, c'est bien, Viens, viens, vivre dans ma lumière Viens, viens, vivre dans ma lumière Viens, viens, vivre dans ma lumière Allez viens ! C'est l'histoire de choses, je sais pas, ma vie c'est le hasard J'ai ça tout le temps sur mes bras, tagué dans ma mémoire Le dessin de nous deux, le duo de tes yeux Posé sur ta peau noire, fragile comme du buvin Mouillé par tes lames, qui tombent sur ton coeur Comme une rosée sacrée Comme une rosée sacrée
- Speaker #2
Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire. Yuri n'était peut-être pas le joueur le plus médiatique de sa génération, mais il était celui qui faisait toujours le geste juste au bon moment, un champion du monde discret, élégant et décisif, bonsoir, sont aussi imprévisibles qu'un circon. N'oubliez pas de vous abonner et de liker si vous avez aimé cette histoire. Il y en aura d'autres qui vont arriver. A bientôt sur Foutez-y.