Speaker #0Bienvenue dans cette pause guidée, une pause pour explorer l'auto-bienveillance, une pause pour quitter doucement le mode survie, une pause pour apprendre gentiment à devenir son allié. Ici, vous allez vous offrir la même bienveillance que celle que vous donneriez à quelqu'un que vous aimez profondément. Au travers des symptômes, des expériences de vie difficiles, des années d'adaptation, de la fatigue, on apprend souvent à lutter, à tenir, à compenser, à se juger. à garder le peu d'énergie qui nous reste parfois pour répondre aux injonctions extérieures et aux pressions que l'on s'impose. Parfois, la bienveillance envers soi s'est effacée en chemin. Il arrive aussi qu'elle n'ait jamais été cultivée faute d'espaces sécures et de relations bienveillantes. Le cerveau, lui, choisit presque toujours la vigilance, l'anticipation, l'autocritique, pour vous protéger des dangers extérieurs, pour vous maintenir en sécurité. Aujourd'hui, nous allons expérimenter autre chose. Vous n'allez pas arrêter de ressentir, ni faire disparaître les symptômes, les pensées, les tensions. Mais doucement, vous allez permettre à votre corps de quitter la lutte, sans avoir rien à réussir, rien à prouver. Vous n'avez rien à réparer. Ce moment que vous vous ouvrez ne doit atteindre aucun but. Il permet simplement d'être quelques instants avec soi, dans l'état de présence qu'il est possible pour vous aujourd'hui d'accéder. Cette pause est aussi un espace pour déposer les « je devrais » , les « il faut » , les comparaisons, les exigences. Un espace pour vous rencontrer tel que vous êtes en ce moment, dans votre corps et votre esprit, dans vos capacités, dans votre énergie. L'énergie peut être basse et les capacités peuvent être faibles, ou bien l'inverse. Peu importe. Accueillez ce qui est présent en cet instant. Sortez gentiment de la lutte pour accueillir ce qui est là, maintenant. Installez-vous à votre rythme. dans une position où votre corps peut être le plus confortable possible. Prenez le temps nécessaire pour vous allonger, vous asseoir, vous entourer de coussins, d'une couverture, ou toute autre chose qui peut apporter un peu plus de soutien. Montrez à votre corps, qu'importe l'état où il se trouve, qu'il peut toujours emprunter une voie plus douce, qu'il y ait des douleurs, de la fatigue, des tensions, de l'anxiété, de la déprime. Il y a toujours la possibilité d'apporter, ne serait-ce qu'un pourcentage de la vie. de confort en plus, un ajustement dans la posture, un soutien supplémentaire, un micro-relâchement. Fais laisser gentiment le sol, le fauteuil, le lit, Faire le travail pour vous, vous soutenir. De votre côté, en cet instant, vous n'avez rien à porter. Sentez ce qui vous soutient, la surface sous vous, la température de l'air, les sous-autours. Peut-être un tissu doux sous vos doigts. Votre corps est dans un environnement qui, ici et maintenant, peut le porter, le sécuriser, l'accueillir. Vous n'avez plus à tenir seul. Continuez ici à relâcher la lutte. Nous allons maintenant orienter notre attention vers cet organe si sollicité, votre cerveau, celui qui pense, qui anticipe, qui analyse, qui s'inquiète, qui entre en hypervigilance et parfois de façon permanente, pour vous protéger. Imaginez l'intérieur de votre boîte crânienne comme un espace doux et détendu, un lieu vaste, calme. Mouez-le. Dans cet espace accueillant, votre cerveau peut enfin se déposer, se laisser aller. Il n'a plus besoin de s'agiter, se tendre, ni pousser contre les parois. Il peut simplement s'installer. Peut-être pouvez-vous imaginer qu'il s'étend doucement dans l'espace qui lui revient. Qu'il prend gentiment la place dont il a besoin. Qu'il se détend. Comme un muscle que l'on autorise à relâcher. A chaque expiration. Laissez votre cerveau devenir un peu plus lourd, un peu plus tranquille, détendu, de prendre la place dont il a besoin pour se reposer dans votre crâne. Les pensées peuvent continuer à passer. Elles peuvent glisser à la surface. Pendant que votre cerveau, lui, se repose, prenez trois profondes inspirations et relâchez trois profondes expirations. Sur l'inspiration, Connectez-vous simplement à votre cerveau, placé dans votre boîte crânienne. Sentez-le dans cet espace qui est le sien. A l'expiration, sentez-le se déposer doucement. Relâchez les temps. Attention, se détendre. À mesure que votre cerveau se détend, votre attention peut descendre doucement dans votre corps. Observez votre visage, votre mâchoire. Votre nuque, vos épaules, puis orientez votre regard sur votre bassin, vos jambes, vos pieds, et laissez-les recevoir ce message. Vous pouvez relâcher, vous pouvez quitter les tensions. Peut-être que ces mots sont agréables à entendre pour votre corps, ou peut-être qu'une part de vous résiste à l'écoute de ces mots. De la colère peut se manifester, de la tristesse, de la fatigue. des pensées ruminatives, des comparaisons, du désespoir ou justement des tensions. Il se peut qu'il y ait quelque chose que vous aimeriez pouvoir faire, mais que votre corps, votre esprit, votre énergie ou votre santé ne permettent pas. ou plus. Quand on cesse de lutter, on rencontre parfois cela, un deuil, une frustration, une limite, ou de la joie. Un soulagement. Cela peut aussi être un mélange d'émotions et de sensations. Observez ce que cela fait d'oser accueillir ce qui est là. Sans chercher à corriger. Sans chercher à améliorer. Sans chercher à ce que ça reste, ni à ce que ça disparaisse. Qu'est-ce qui se manifeste dans votre corps et votre esprit ? Observez comme un témoin, une témoin extérieure, sans jugement, sans analyse. Et si cela vous fait du bien, laissez ces mots résonner intérieurement ou exprimez-les à haute voix. Je vois que c'est difficile. Je fais de mon mieux avec ce que j'ai aujourd'hui. J'ai le droit d'écouter mes besoins. Ce que vous vivez n'est jamais un problème à corriger. Les pensées sont des pensées. Les sensations sont des sensations. Vous êtes beaucoup plus que vos pensées. Vous êtes beaucoup plus que vos sensations. Vous pouvez être avec vous-même au-delà de la souffrance. Dans un espace plus vaste, vous êtes plus que ce que vous vivez en cet instant. Votre corps est celui qui vous porte encore, qui respire pour vous. qui vous amène à être ici. Vous pouvez en avoir marre, vouloir vous échapper de ces sensations et ces pensées, et c'est légitime. Parallèlement, vous pouvez aussi choisir de ne plus vous maltraiter. Peut-être y a-t-il des projets à mettre en pause. Des tâches à ajuster, des situations où des personnes à éloigner, des rêves à transformer, sur une inspiration et une expiration. Connectez-vous à ce que cette évocation vous fait ressentir. Puis connectez-vous à l'espace de douceur qu'offre votre cœur. Sentez-le prendre de l'espace à l'inspire et se faire plus discret à l'expire. Suivez ces mouvements dans votre poitrine, sur quelques profondes respirations. Ici, en lien à votre cœur, à la vie et à l'amour qui l'incarne, vous pouvez saisir l'idée de devenir, jour après jour, votre propre allié. Sentez maintenant les contours de votre corps, comme si vous les dessiniez doucement. Avec lenteur et bienveillance, gentiment, remettez votre corps légèrement en mouvement. S'il était immobile, vous pouvez vous étirer, bailler, bouger vos orteils, vos pieds. Les doigts des mains, les poignets, sentez le contact avec le sol, l'air et sa température, la pièce ou l'environnement où vous vous trouvez. Vous êtes contenu, vous êtes entouré. Vous êtes aimé. Vous êtes ici et maintenant. Et jour après jour, vous pouvez apprendre à vous rejoindre. Laissez encore infuser cette idée, et quand vous le souhaitez, ouvrir les yeux s'ils étaient fermés. Si cette invitation à entrer en alliance avec vous-même vous a touché, abonnez-vous à la chaîne de l'association Les Invisibles et partagez-nous votre expérience en commentaire. Cette pause est la dernière d'une série de 12 pauses guidées proposées au travers du podcast Les Invisibles et toutes disponibles sur votre plateforme d'écoute préférée. Elles sont là pour vous accompagner, vous soutenir, et vous permettre de composer avec ce qui est, loin des injonctions. Vous pouvez y revenir autant que nécessaire, et les enregistrer pour y accéder facilement, dès que vous sentez le besoin. Merci pour votre écoute, merci pour votre confiance, merci à mon mari Michael Pellegrini pour ses merveilleuses compositions musicales. Et merci à la Loterie Romande pour le soutien de la création de ces pauses guidées qui accompagnent de nombreuses personnes qui vivent avec l'invisible.