Speaker #0Bonjour et bienvenue dans cette pause guidée qui va vous permettre d'entrer en connexion avec le mouvement, qu'il soit infime, imaginaire ou ample, qu'importe votre capacité du moment et votre énergie. Installez-vous dans un lieu qui vous convient. Ou restez simplement là où vous êtes, et dans la position de votre choix, couché, assis, assise, debout. L'important n'est pas la posture, mais que cette position soit celle qui vous est la plus confortable possible. Dans l'environnement et les sensations. avec lesquelles vous devez composer en cet instant. Il n'y a donc aucune posture à atteindre, si ce n'est celle que vous pouvez vous offrir maintenant. S'il est possible de vous déposer un peu mieux, en installant un coussin, en vous étirant, ou en vous déposant encore plus sur le support, prenez ce chemin. Même en se sentant très étriqué, envahi par les sensations, les douleurs ou l'inconfort, il existe des micro-ajustements qui permettent parfois de faire baisser, ne serait-ce que d'un pour cent, ces sensations. Même subtile, offrez-vous cette possibilité. Prenez maintenant un instant pour sentir le ou les supports avec lesquels votre corps est en contact. La chaise, le matelas, le sol, des coussins. Sentez simplement « Qu'est-ce qui me porte là maintenant ? » sans chercher de réponse mentale, juste une sensation. Laissez cette sensation de soutien se diffuser dans la zone soutenue. Puis doucement, prenez conscience de l'espace autour de vous. Laissez vos yeux balayer ce lieu, et si vos yeux sont fatigués, gardez-les fermés et imaginez le décor qui vous entoure, peut-être en silence, peut-être avec curiosité. Comme si vous regardiez cet endroit pour la première fois. Si cela est possible pour vous, laissez votre tête effectuer de très légers mouvements. D'abord de droite, à gauche, très lentement. Comme si le mouvement était ralenti à l'extrême. Puis de Ausha droite sans chercher d'amplitude, juste en suivant ce qui est confortable. Vous pouvez rester ici sur plusieurs allers-retours. Il n'y a rien à atteindre, juste explorer. Comment est-ce que ma tête aime bouger aujourd'hui ? Et si à un moment le mouvement s'arrête, laissez-le s'arrêter. Et laissez vos yeux effleurer l'espace environnant. Puis laissez votre regard monter légèrement vers le haut. Et redescendre vers le bas. Encore une fois, très lentement. Comme si vos yeux glissaient sur l'espace. Si ces mouvements sont inaccessibles, laissez simplement vos yeux clos, ouverts, faire ce trajet. Vous pouvez vous contenter d'imaginer ces mouvements, de Ausha droite, de droite à gauche, de haut en bas, de bas en haut. Maintenant, toujours avec la même douceur, venez toucher quelque chose à votre portée. Cela peut être l'assise sous vous. Le drap dans votre dos, la couverture sur vos jambes, le sol, un mur ou simplement vos propres vêtements. Laissez votre attention se déposer dans ce contact, sans analyser, sans commenter, sans juger. juste sentir. Qu'est-ce que ça me fait de toucher et d'être touché ? Vous pouvez rester ici un moment, juste dans cette relation simple entre votre corps et le monde. Ces gestes peuvent paraître simples, anodins, si on ne les a jamais convoqués, mais ils permettent au corps de se repérer, de s'orienter, de rencontrer physiologiquement un sentiment de sécurité. Et c'est à partir de cet espace de sécurité que le mouvement, qu'importe sa forme et son amplitude, devient possible. Au fil de cette pause guidée, vous serez invité à entrer en mouvement dans le respect total de vos capacités, de vos possibilités et de vos limitations. Que vous soyez incapable de bouger, capable de manière très limitée ou pleinement capable, ce moment est pour vous. Il peut s'agir de bouger un doigt, les yeux, une image intérieure. Pour certains et certaines, de laisser le corps prendre plus d'espace. Jusqu'à danser, s'il en a l'élan. Il n'y a ni bon niveau, ni meilleur mouvement. Seulement le vôtre aujourd'hui. Et rappelez-vous, votre capacité de l'instant ne dit rien de vous. Elle est simplement une photographie de ce moment. Elle peut par ailleurs changer à tout instant et même au fil de cette pause guidée. Restez en bienveillance avec cela. Nous allons traverser plusieurs espaces de mouvement. Vous pouvez rester dans le même toute la séance ou passer de l'un à l'autre. Il n'y a rien à réussir, seulement à expérimenter. Pour commencer, je vous invite à laisser apparaître un mouvement, sans même bouger votre corps. Cela peut être une malle, une sensation, une intention. Imaginez par exemple une partie de votre corps se débrouiller. Se met doucement en mouvement, peut-être une main qui s'ouvre et se ferme, un pied qui s'étire, le bassin qui dessine des cercles. Prenez le temps de vraiment voir ce mouvement intérieur, sa forme, son amplitude. Son rythme, est-ce que c'est fluide, saccadé, circulaire, presque immobile ? Vous pouvez laisser ce mouvement évoluer tout seul, sans le contrôler, comme s'il savait mieux que vous ce dont il a besoin. Restez ici autant de temps que nécessaire. Si c'est une image de main, vous pouvez imaginer l'autre main. Si c'est un pied, l'autre pied. Si c'est un cercle, le même cercle dans l'autre sens. Maintenant, si cela est possible pour vous, sinon restez dans l'imagination. Laissez ce mouvement imaginaire devenir un micro-mouvement réel. Cela peut être un clignement d'œil, une respiration un peu plus ample, un doigt qui bouge, un changement d'appui presque imperceptible. Il n'y a rien à agrandir, rien à étirer. Le mouvement peut être invisible de l'extérieur. Ou observer simplement. Qu'est-ce que ça me fait d'être en mouvement, même minuscule ? et ressentez. Laissez maintenant votre mouvement s'appuyer sur quelque chose. Le sol, la chaise, le lit, votre visage, vos propres mains. Plutôt que faire un mouvement, Laissez-vous être mis, être mise, en mouvement par le support. Sentez le poids de votre corps, laissez-le vraiment se déposer. Et observez, qu'est-ce qui bouge quand je me laisse porter ? Peut-être que ce n'est pas ce que j'aurais choisi. Peut-être que c'est plus petit, plus long, plus discret. Et pourtant c'est juste. C'est le mouvement qui se manifeste en cet instant. Vous pouvez maintenant laisser le mouvement devenir une forme de dialogue. Je bouge. Et l'espace sur lequel je bouge me répond. Je change légèrement d'orientation. Et quelque chose change dans ma perception. Explorez tranquillement. Comment est-ce que je bouge quand je me sens soutenu ? Même si ce bouger est juste un souffle, un bassin en rotation, des doigts qui se cherchent ou des pieds qui palment doucement. Et si votre corps en allait lent ? Vous pouvez laisser le mouvement prendre plus d'espace, plus d'amplitude. S'étirer. Vous pouvez changer de posture. Vous levez si vous étiez assise et que cela est accessible. Ou passer du sol à une chaise, passer de la posture debout à coucher. Laissez le corps suivre son impulsion. Sans jugement. Sans interprétation. Laissez-le exprimer l'élan qu'il a juste à l'instant. Il n'y a ni juste ni faux. C'est lui qui décide du contact qu'il veut avoir, des mouvements qu'il appelle, de l'amplitude qu'il souhaite leur donner. Laissez les bras se lever. Le bas sans bouger. Les jambes balancées. Le poids du corps se déplacer. Laissez votre corps danser à sa manière. Sans chercher à être beau ou belle. Juste en suivant. Juste en suivant ce qui est vivant. Cette danse ne doit en rien ressembler à quelque chose. Elle vous appartient. Elle est ce qu'elle est. Saccadée. Douce. Brute. Harmonieuse. Attendue ou inattendue. Si cette danse se déroule sous vos yeux, dans votre imagination, Vous êtes tout autant en mouvement. Ce moment a la simple intention de rappeler à votre corps qu'il n'est pas condamné au figement. Même immobile, même fatigué, même douloureux. Votre corps peut encore ressentir. imaginer, bouger à sa manière, s'orienter, se laisser aller, choisir. Il peut aller vers des micro-mouvements ou simplement les ressentir. Et ça, c'est déjà une forme de liberté. Restez encore quelques secondes dans cette présence à votre corps. Vous pouvez gentiment ralentir les mouvements, les laisser s'achever, ouvrir les yeux s'ils étaient fermés, et prendre conscience de ce à quoi vous vous êtes connecté. Si vous avez aimé l'invitation à vous connecter au mouvement, et par récochet à vous-même, abonnez-vous à la chaîne de l'association Les Invisibles, et laissez-nous un commentaire pour nous parler de votre expérience, et faire évoluer nos créations et contenus. A bientôt, pour une prochaine pause guidée en mode avion.