Speaker #0La santé est notre bien le plus précieux, il nous appartient de la préserver. Bienvenue dans Les Lois Naturelles, le podcast dédié à la naturopathie et la cuisine santé, dont l'objectif est de promouvoir la santé intégrative. Je suis Camille Langlet, naturopathe certifiée spécialisée en naturopathie de l'enfant. Chaque jeudi, je vous retrouve en solo ou aux côtés de l'un de mes invités pour des conseils pratiques en santé naturelle, des témoignages de vie ou encore pour donner la parole à des praticiens et thérapeutes experts en leur domaine. Si le podcast vous plaît, pensez à laisser un avis, des étoiles, des cœurs ou toute autre manifestation d'amour sur votre plateforme d'écoute. C'est le meilleur moyen pour valoriser mon travail et contribuer à promouvoir la santé intégrative dans le monde. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Les Lois Naturelles. Je suis très heureuse de vous retrouver pour un épisode en solo, un épisode aujourd'hui, cette semaine consacré à l'allaitement. Pas n'importe quel allaitement mais l'allaitement long parce qu'on ne parle pas beaucoup, pas suffisamment à mon goût de l'allaitement long. J'entends par l'allaitement qui durent plus d'un an. Alors pour ceux qui ne me connaissent pas, qui ne me connaissent pas encore et qui découvrent le podcast, je suis Camille Langlais, je suis naturopathe et je suis surtout spécialisée en naturopathie de l'enfant parce que je suis moi-même maman de quatre enfants. En tout cas, c'est une des raisons qui m'a poussée à me spécialiser dans la naturopathie de l'enfant. Et aujourd'hui, j'avais vraiment envie de consacrer un épisode entier à ce chemin qui n'est pas souvent racontée et qui est celui de l'allaitement long. Alors, Pourquoi cet épisode ? Pour, on va dire, trois grandes raisons. La première, tout d'abord, c'est tout simplement pour montrer que ça existe. Parce qu'il n'y a quasiment pas de statistiques sur l'allaitement long, on va en parler un petit peu. En tout cas, l'allaitement à deux et à trois ans, il n'y a plus aucune statistique. Et c'est une pratique qui finalement se vit souvent dans l'intimité du cocon familial, et en tout cas en dehors du regard des autres, et le plus souvent dans la discrétion. Pour plusieurs raisons. La deuxième de ces raisons, c'est parce que je voulais vous montrer tout simplement que c'était possible et qu'en fait, ce n'était pas si compliqué que ça. Et pour moi, je vais vous en parler, ça s'est fait tout à fait naturellement. Ce n'était pas du tout quelque chose qui était, on va dire, prémédité. En tout cas, c'est vrai que j'avais la volonté d'allaiter, mais pas forcément aussi longtemps. En tout cas, je ne m'étais pas posé la question. Mais c'est vrai que la société ne nous y pousse pas. Et c'est ce dont je voulais... parlé dans cet épisode. Et la troisième des raisons, c'est pour vous rappeler évidemment combien allaiter est bénéfique, mais surtout que ses bénéfices sont réels et proportionnels à la durée de l'allaitement. Et ça, on n'en parle pas tant que ça. Parce qu'entre allaiter 5 jours, 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans, et bien finalement, ce n'est pas la même chose. Alors, chacune fait comme elle veut, bien évidemment, et surtout comme elle peut. Mais voilà. Quand on a les informations, ce n'est pas toujours la même chose. Pour commencer, je voulais vous présenter quelques chiffres pour situer un petit peu le contexte. Pourquoi ? Parce qu'en fait, pour comprendre finalement à quel point c'est rare d'allaiter aussi longtemps. En France, donc la France, c'est un des pays d'Europe où l'allaitement s'arrête le plus tôt. En 2021, 77% des enfants sont allaités à la maternité et c'est déjà une bonne nouvelle parce que c'est déjà plus. qu'il y a quelques années auparavant, mais c'est après, ensuite, que la chute est assez spectaculaire. Puisque à 6 mois, environ 1 enfant sur 3 est encore allaité, donc là on est plutôt autour des 33%, à 1 an, seulement 9% des enfants sont allaités, et alors autour de 2 ans, 3 ans, on ne sait même pas vraiment, alors on estime à moins de 1%, probablement entre 0,5 et 1%, mais en vérité... il n'y a même pas de statistiques officielles au-delà de un an. Donc quand je vous dis que trois ans d'allaitement, c'est exceptionnel, ce n'est absolument pas pour me mettre en lumière, me mettre en avant, mais c'est juste pour comprendre que si vous vous retrouvez seul dans cette pratique, c'est simplement parce qu'elle est rare et absolument pas parce qu'elle est anormale. C'est vrai qu'on pose beaucoup de questions, il y a quand même une pression de la société et ce sont, comme je disais tout à l'heure, une pratique qui finalement... reste dans le cocon familial qu'on ne voit pas et on trouve peu d'informations. C'est pour ça que je fais cet épisode, parce que moi aussi, j'ai voulu me documenter, parce que l'allaitement d'un bébé qui a 6 mois et l'allaitement d'un petit enfant qui a 2 ans, ce n'est pas la même chose. On se pose d'autres questions, des questions différentes. Et en fait... À part une page internet sur le site de la Lecce League, quelques ouvrages d'un bouquin, finalement, moi, je n'ai pas trouvé grand-chose. Donc, cet épisode a vocation à vous donner ces informations et surtout à vous montrer que ça existe. Alors, dans le monde, la situation peut être assez différente, voire radicalement différente. Dans les pays qu'on appelle à revenus intermédiaires et faibles, plus de la moitié des enfants sont... encore allaités à 2 ans. Ce qui, vraiment, sont des chiffres incomparables par rapport à chez nous. Notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud, là, les études montrent qu'il y a environ 30 à 50% d'allaitement à 2-3 ans. Donc, l'allaitement long dans ces pays, c'est une norme. Et finalement, dans une grande partie du monde encore, l'allaitement long est une norme. C'est intéressant aussi de voir ce qui se passe un petit peu ailleurs et que voir. finalement tout ça ne sont pour beaucoup en tout cas que des conditionnements socials. Alors quant à l'OMS, l'OMS vous le savez probablement, elle recommande l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois. Ça on l'entend de façon assez courante. Et le message qu'on entend souvent un peu moins, c'est que finalement, jusqu'à 2 ans et au-delà, c'est encore une recommandation de l'OMS. Donc finalement allaiter jusqu'à 3 ans, évidemment c'est biologiquement normal, mais c'est aussi une recommandation de l'OMS et finalement... culturellement, c'est juste rare chez nous, mais voilà, c'est quand même quelque chose qui est recommandé. Je voulais vous parler aussi de mes autres allaitements, puisque je trouve que c'est important, parce qu'on peut avoir en tête un peu des clichés, des idées conçues, et puis des jugements sur l'allaitement long, et moi, je l'avoue, potentiellement, c'est des choses que j'ai pu avoir auparavant. Comme je vous le disais, ce n'est pas quelque chose qui est réfléchi, cet allaitement long, ça s'est fait comme ça, par la force des choses. le plus naturellement du monde. Donc, j'avais envie de vous parler de mes allaitements précédents pour finalement vous montrer que, d'une part, on peut évoluer et puis on peut avoir, entre guillemets, raté des choses ou ne pas avoir réussi parce que moi, j'ai toujours voulu allaiter, mais je n'ai pas toujours réussi. Et que finalement, ça se passe de façon totalement différente pour ces autres enfants. Donc, quand on a cette volonté, ce choix, c'est tout à fait possible. Voilà. Donc, il ne faut pas baisser les bras. Moi, j'ai eu vraiment quatre expériences d'allaitement, mais toutes très, très différentes. Et je vous en parle parce que ça peut peut-être résonner avec ce que vous avez vécu ou ce que vous vivez ou peut-être ce que vous vivrez. Alors, j'ai eu mon premier enfant en 2011. Et alors, franchement, 2011, c'est il n'y a pas si longtemps que ça, puisque c'est il y a 15 ans. Mais le monde, il y a 15 ans, était radicalement différent. Et franchement, on n'avait pas toutes les informations qu'on a aujourd'hui. Et surtout, on n'avait pas... les réseaux sociaux qui étaient développés comme ça aujourd'hui. Donc franchement, ça n'avait absolument rien à voir, autant du point de vue du vécu de la grossesse que de l'information qui était diffusée et de notre accès à cette information. Donc mon premier enfant, il est né par césarienne, c'était pas une césarienne programmée, et en fait c'est une césarienne qui s'est fait en urgence absolue pour souffrance fétale, donc à sa naissance, il a tout de suite été placé en réanimation néonate, et on a été séparés. Donc il n'a pas pu être mis au sein. et je n'ai même pas pu l'avoir avec moi. Donc ça, c'est vraiment une situation qui s'est imposée à nous. Et donc en fait, sur le moment, l'allaitement m'a paru tout à fait impossible. Et puis, je ne sais pas, je crois que le deuxième jour après, donc il était toujours en réa, il y a une puéricultrice qui est venue frapper à la porte de ma chambre et qui m'a demandé si je voulais un tire-lait. Et donc là, je lui ai dit, non, je n'en ai pas besoin parce que mon bébé, il n'est pas avec moi. Et elle était toute mignonne. Parce qu'elle m'a dit, si, au contraire, il faut tirer votre lait. Au contraire, comme ça, ils vont lui donner. Ah bon ? Ah bah d'accord. Donc, j'étais super contente. Et je ne sais pas si elle aura l'occasion d'écouter cet épisode. Je ne connais même pas son nom. Mais en tout cas, je la remercie parce que c'est grâce à elle que j'ai pu allaiter mon premier bébé. Alors au début, bien sûr, je ne lui donnais pas le sein. J'apportais dans un petit biberon. un petit contenant, ce que j'avais tiré comme lait, et puis il lui donnait dans la sonde. Donc ça, c'était super, parce qu'il pouvait quand même avoir mon lait. Et puis moi, ça m'a permis d'avoir ma montée de lait. Et puis ensuite, je l'ai mis au sein pour qu'il essaye de téter. Alors, il était très fatigué, il n'avait pas forcément la force. Donc j'ai utilisé des bouts de sein en silicone les premiers jours, jusqu'à ce qu'il ait suffisamment récupéré, et puis qu'il ait suffisamment d'énergie pour bien attraper le sein et téter. Et puis après, ça s'est super bien passé. Donc j'ai pu continuer à la laiter et c'était très chouette. Mais comme c'était mon premier enfant, très rapidement j'ai repris le travail. En tout cas, il avait trois mois. Et donc, pour moi, il fallait que je passe par la case sevrage et que je commence à lui donner le biberon. Et voilà, c'est ce que j'ai fait. Alors franchement, ça s'est imposé à moi parce que ce n'était pas mon choix. Mais je ne pensais pas que je pouvais faire autrement. Voilà, donc je n'étais pas contente. Et puis du coup, j'ai eu l'impression de ne plus avoir de lait. Bref, aujourd'hui, je sais que j'aurais pu faire différemment. Mais en tout cas, à l'époque, je ne le savais pas. Et puis, voilà, donc progressivement, il a pris le vigement et ça s'est très bien passé. Pour mon deuxième bébé, ma fille, donc elle, elle est née en 2014. Elle est née, elle faisait 4 kilos, donc c'était un bon bébé, plein de force, plein de vitalité, que j'ai eu la chance de pouvoir mettre au sein dès sa venue au monde. Et elle était très, très vigoureuse. Donc, comme l'accouchement a été long et j'étais très fatiguée. elle, la petite, elle était très fort, elle m'a tout de suite fait une énorme crevasse qui était très très douloureuse. Et donc, voilà, au début c'était un peu difficile de la mettre au sein. Et comme c'était un, entre guillemets, gros bébé, en fait les bébés qui sont de poids, voilà, 4 kilos, forcément, mathématiquement, ils perdent plus de poids à la naissance. Donc tout de suite, on m'a dit, oh là là, elle perd plus de poids, il faut qu'elle reprenne du poids, il faut lui donner un biberon de complément. Ce que moi j'ai fait, forcément. Je sais qu'aujourd'hui, c'est une erreur absolue. En tout cas, il vaut mieux éviter. Et donc, elle prenait le biberon, qui est plus facile. Donc, une fois qu'elle avait pris son biberon, elle ne têtait quasiment plus rien. Moi, j'avais ma montée de lait qui arrivait, des seins énormes, plein de lait, que mon bébé ne prenait pas, en tout cas pas suffisamment. Avec la crevasse, j'ai eu un engorgement. Ensuite, l'engorgement, j'avais les seins durs comme de la caillasse. C'était très, très douloureux. La sage-femme est passée une ou deux fois chez moi, m'a massé les seins. pour essayer de libérer cet engorgement. Mais finalement, ce n'était pas suffisant. Et moi, c'était trop douloureux pour que j'arrive à le faire toute seule. Donc, je me suis retrouvée à avoir de la fièvre, à faire venir le médecin qui me dit, vous avez, je ne sais plus, une angine, une rhino, qu'est-ce que c'est encore ? Et en fait, ce n'était pas du tout le cas. J'avais une mastite, c'est-à-dire une infection au niveau des seins. Et puis, mon mari reprenait le travail. Donc finalement, j'avais deux enfants petits à m'occuper, dont un bébé. Donc je me suis dit, c'est pas possible, je pourrais pas m'occuper d'eux avec des pics à 42 fièvres comme ça. Je grelottais, j'étais transit froid, après je crevais de chaud. Et donc du coup, j'ai arrêté au bout de dix jours. Et ça, vraiment, c'était pareil. Encore une fois, ça s'est imposé à moi pour d'autres raisons, mais c'était pas du tout mon choix. J'ai très mal vécu. En plus, j'ai culpabilisé de ne pas pouvoir donner mon lait à mon bébé. Et j'ai dit, voilà, j'ai pas... été accompagné comme il se doit, comme j'aurais pu l'être, comme peut-être ça le serait aujourd'hui. Donc, c'est vraiment un énorme regret et cette mastite, en tout cas, j'ai senti encore, puisque j'ai eu d'autres enfants après, que j'avais ce point dans le sein qui était comme un, je ne sais pas, des canaux bouchés. Je l'ai senti, puisque j'ai eu mon troisième bébé en 2018 et alors là, radicalement... différent encore, un accouchement par voie basse sans péridurale vraiment incroyable un moment où j'ai vraiment senti ma puissance de femme, de maître au monde mon enfant un truc absolument oufissime, je recommande en tout cas à toutes les femmes dont c'est le choix d'essayer d'accoucher comme ça parce que vraiment c'est un moment de vie absolument fantastique et donc elle ma petite elle faisait un poids tout à fait classique, elle a pris le sein tout de suite sans problème Et ça s'est bien passé, même si on a eu quelques petits tracas au début, puisque comme j'étais arrivée à la maternité en ayant perdu les os, avec un rhume, on m'a donné un antibiotique qui fait que j'ai dû attraper une mycose classiquement, et la petite l'a attrapée. Donc on a traîné ça pendant quelques mois, mais finalement ça s'est rentré dans l'ordre. Et donc étant un troisième enfant, j'ai repris le travail plus tard, elle avait quasiment six mois. Donc là, pas de problème pour l'allaitement. Tout s'est bien mis en place au bout d'un mois, vraiment cool. Et puis finalement, sans doute parce qu'ayant deux autres enfants plus grands à m'occuper, je me suis en tout cas moins pris la tête là-dessus, mais j'ai eu une place en crèche. Et franchement, la veille de reprendre le travail, je lui donnais le sein, mais comme si le lendemain, il n'y a rien se passait. Et puis je me suis dit, de toute façon... elle va bien manger à la crèche. Il est vrai qu'ayant presque six mois, j'avais commencé la diversification. Donc c'est encore différent, mais toujours est-il qu'elle a commencé la crèche et moi j'ai repris le travail, mais comme si de rien n'était. Je lui ai donné la tétée le matin, je lui ai donné la tétée le soir en rentrant. Et voilà, la journée au travail, j'ai tiré mon lait. Puis on a continué un petit peu comme ça pendant deux mois à peu près. J'ai tiré mon lait. Et franchement, j'ai trouvé ça vraiment fantastique parce que j'ai eu l'impression que mon congé maternité empiétait sur la reprise du travail et non pas l'inverse, comme ça avait pu être le cas pour mon fils aîné. Et ça, c'était vraiment, vraiment top. Mais quand elle a eu huit mois, je ne savais pas à l'époque. J'en ai fait l'expérience avec mon quatrième enfant après et j'ai compris. Je pense qu'elle a eu un... pic de croissance qui fait qu'elle s'est mise à téter toute la nuit. En tout cas, c'était difficile. Et moi, j'étais trop fatiguée. Donc là, je me suis dit j'ai mis ça sur le dos de l'allaitement et je pense qu'avec le recul, c'était pas ça. Et donc là, j'ai arrêté. Encore une fois, c'était pas par conviction, mais c'était plutôt par nécessité, on va dire impériosité physique parce que vraiment, j'étais trop fatiguée. Mais au moins, elle en avait plus profité. Donc voilà, ça s'est bien passé d'ailleurs. Pour vous dire la vérité, je ne me rappelle même plus vraiment comment ça s'est passé quand elle a arrêté. Et alors pour mon quatrième enfant, qui lui est né en 2023, alors là on va dire que c'est l'apothéose. Donc lui c'était aussi un gros bébé puisqu'il faisait plus de 4 kilos à la naissance. Et donc là, j'ai de l'expérience, je n'ai pas le même âge, vraiment ça n'a absolument rien à voir, j'ai beaucoup plus de connaissances, donc c'est autre chose. Donc c'est vrai que quand on m'a proposé un biberon de complément parce qu'il avait perdu du poids, là j'ai clairement refusé. Donc ils se sont gardés leur biberon et moi j'ai gardé mon bébé au bout du sein. Et ça s'est très bien passé comme ça, j'ai pas eu d'engorgement, même si j'avais encore, je le sentais dans le sein, cette trace de mon deuxième allaitement et qui finalement est partie, mais des mois plus tard, je pense bien après neuf mois d'allaitement, comme si ça avait nettoyé mes seins de l'intérieur. C'est assez incroyable. Et comme d'habitude, quelques petites douleurs de mise en route. En tout cas, pour moi, ça s'est passé comme ça à chaque fois. Puis après, ça s'est mis en place tranquillement et j'ai vraiment eu un allaitement tout à fait serein. Pour lui, j'ai repris le travail beaucoup plus tard puisqu'il avait presque un an. Donc, il était diversifié depuis longtemps. Donc, c'est sûr que c'est vraiment très différent quand on peut passer les six premiers mois avec son bébé pour l'allaitement. C'est quand même autre chose. et même En termes de sensations au niveau des seins, ça n'a rien à voir parce que longtemps, les premiers mois, on sent quand même cette montée de lait qui arrive. Et c'est vrai que si on n'est pas à la maison, au travail, on peut avoir à des moments cette sensation de lait qui monte. Au bout d'un an peut-être, même je ne sais plus, mais peut-être, je pense quand même un an, 18 mois, c'est complètement passé. Aujourd'hui, moi, je peux même partir en week-end, je ne sens pas le lait qui monte. Voilà, donc on est quand même dans un allaitement qui est très différent. Et donc, pour ce dernier bébé, voilà, j'ai repris le travail. Il était totalement diversifié. Donc déjà, il avait la tétée le matin, un petit peu à la sieste et puis le soir. Et puis après, à tous les moments, on va dire, où pas content, contrariété, je me suis fait un petit bobo et surtout, surtout quand il était... malade. Et alors là, j'ai trouvé que c'était absolument merveilleux. Pour moi, c'est le meilleur médicament. Et c'est ça qui m'a poussée à continuer d'allaiter parce que un bébé malade se met naturellement au sein et il a envie d'être au sein tout le temps. Et les études le prouvent aujourd'hui que la salive du bébé entre en contact avec les cellules du sein qui vont produire les anticorps spécifiques dont le bébé a besoin. Et c'est absolument miraculeux. Et moi, j'en ai fait l'expérience là. avec mon dernier bébé qui clairement, en étant resté avec moi à la maison quasiment un an, alors qu'il a quand même trois frères et sœurs qui sont scolarisés en plus d'âges différents, qui sont à son contact matin et soir, donc qui pourraient potentiellement ramener des virus de la maison, clairement il n'a quasiment jamais été malade. Donc jamais eu le nez qui coule, jamais tous ces petits trucs de l'hiver que les enfants peuvent traîner quand ils sont en collectivité ou quand on reprend le travail. beaucoup plus tôt, vraiment absolument rien à voir. Donc du coup, voilà comment au bout de un an, finalement l'hiver arrive, bon, je vais quand même continuer à lui donner le sein, parce que ce serait dommage à l'entrée de l'hiver d'arrêter, comment je vais faire s'il est malade ? Donc j'ai continué, et puis pareil la deuxième année, et puis de toute façon, ça devenait quand même un peu moins contraignant, donc pourquoi arrêter ? Pourquoi le priver de ça ? Donc voilà pourquoi aujourd'hui j'en suis rendue à... à 3 ans d'allaitement, donc vraiment c'était pas encore une fois un objectif, mais juste la conviction que ça lui fait du bien, et que finalement les études le prouvent qu'à la maman aussi, et j'ai fait aussi le constat qu'il se détache progressivement du sein en grandissant. Donc, pourquoi pas expérimenter ce qu'on appelle le sevrage naturel mené par l'enfant. Voilà, c'est ce que nous vivons petit à petit. Effectivement, ça peut s'étendre sur des mois, mais si la maman est ok que ça lui convient, que ça convient à l'enfant, après tout, pourquoi pas ? Moi, j'aime bien dire sur le ton de la plaisanterie que le sein est le remède à tous les maux du monde, mais franchement, pour un bébé, un petit enfant, mais c'est tellement vrai. C'est tellement vrai. Ça vient de... tout solutionner dans son petit univers. Donc, pourquoi l'en en priver si telle est notre volonté ? Alors, sur les bénéfices de l'allaitement, pour le bébé à court terme, je pense qu'on en découvre de plus en plus, mais à mon avis, on n'est pas au bout de nos découvertes. On sait que le lait maternel renforce le système immunitaire grâce aux anticorps. Ça, c'est aujourd'hui quelque chose qu'on sait, notamment pour le colostrum, qui est le premier lait, entre guillemets, celui des premiers jours. Mais on sait maintenant que ça va protéger de toutes les infections respiratoires, les infections digestives, ORL, que évidemment ça facilite la digestion. C'est un lait qui est très très vite digéré. Ça va limiter les coliques. Pour le transit, ça n'a absolument rien à voir. Le transit est plus fréquent, plus régulier. Il y a une digestibilité parfaite du lait maternel. C'est vraiment le meilleur aliment du monde pour le bébé. et surtout... C'est un lait qui évolue en permanence. Il évolue en fonction de l'âge du bébé, il évolue en fonction de la journée. Le lait du matin n'est pas le même que le lait du soir et il évolue au cours de la tétée. Le lait de début de tétée n'est pas le même que le lait de milieu et de fin de tétée. Donc c'est absolument incroyable, c'est vraiment de la magie. Clairement c'est de la magie, il s'adapte aux besoins du bébé. De tétée en tétée, de jour en jour, c'est absolument incroyable. Et puis en plus, vous pouvez faire tout plein de choses avec votre lait. Vous pouvez le mettre sur la peau de votre bébé, sa cicatrice. Vous en mettez vous-même une petite goutte sur le bout de vos seins pour les crevasses. Donc c'est vraiment merveilleux. Sur le long terme, les études le prouvent maintenant aujourd'hui, qu'il y a une diminution du risque d'allergie, une diminution de l'obésité et une diminution du diabète. Il y a aussi une réduction du risque de certains cancers. pédiatrique, notamment tout ce qui est lymphome et leucémie, grâce à une protéine qui est présente dans le lait maternel. Évidemment, ça favorise aussi un bon développement cognitif et émotionnel, et ça construit l'allaitement, construit une relation d'attachement et de sécurité affective. C'est ça, il y a une dimension émotionnelle sans commune mesure. Voilà, en termes d'attachement, alors bien sûr... Ça se fait aussi si on n'allaite pas son enfant, évidemment. Ce n'est pas mon propos, loin de là. Mais voilà, ça procure une sécurité affective à l'enfant, un réconfort. Et d'ailleurs, on remarque que les enfants qui sont allaités longtemps n'ont pas de doudou et pas de tétine. Moi, mon fils aîné a eu un doudou. Il a été un petit peu allaité, mais il a eu un doudou. Puis il a eu très vite parce qu'on a été séparés. Et il est grand, il est aujourd'hui encore très attaché à son doudou. mais deux petits derniers n'ont pas de doudou. Alors, c'est sûr que le sein, c'est le doudou, donc pas forcément évident non plus. Mais voilà, pour dire qu'il y a cette dimension affective qui est complètement différente. Pour la maman, ça aide à la remise en place de l'utérus et à la perte de poids en postpartum, mais ça vient aussi réduire le cancer du sein de plus de 4% par année d'allaitement. Et c'est là aussi qu'on voit que la dimension durée d'allaitement entre en ligne de compte. Ça réduit aussi d'autres cancers comme le cancer de l'ovaire jusqu'à 34% pour les femmes qui auront allaité plus de 12 mois. Ça protège contre le diabète de type 2 et il y a jusqu'à 47% de risque en moins des 6 mois d'allaitement pour le diabète de type 2. Ça vient aussi soutenir la régulation hormonale et le bien-être émotionnel aussi. Donc ça c'est pas que pour le bébé mais il y a vraiment cette dimension aussi pour la maman. et je vous dis moi aussi ce que j'ai constaté. comme un espèce de nettoyage de mes seins après plusieurs mois d'allaitement. Donc c'est peut-être pour ça que ça vient réduire le risque de cancer du sein. Peut-être à mettre en corrélation. Sur les bénéfices spécifiques de l'allaitement long, ce que peu de gens savent, et en tout cas ce n'est pas forcément l'idée qui est véhiculée, c'est que le lait maternel ne s'appauvrit pas avec le temps, bien au contraire. Après 12 mois d'allaitement, le lait maternel est plus concentré en graisse, en énergie, en lactophérine et en immunoglobuline, la composition évolue clairement pour s'adapter et pour s'adapter tout simplement à un enfant qui grandit. Donc, Il n'y a pas de raison d'arrêter parce que le lait n'est plus adapté. De toute manière, quand on y pense, pourquoi le corps produirait quelque chose d'inutile ? Non, en fait, le corps ne fait rien d'inutile. Le corps, c'est une machine absolument parfaite et merveilleuse dont le fonctionnement est encore mystérieux à bien des égards. Donc, il n'y a pas de raison que le lait ne soit pas bon pour les enfants. Pour l'immunité en particulier, il y a de nombreux bénéfices parce que... Le système immunitaire d'un enfant met entre 2 et 6 ans pour arriver à sa pleine maturité. Donc le lait humain continue de le compléter et de le renforcer aussi longtemps qu'il est proposé à l'enfant. Voilà, et ça, moi j'en ai vraiment fait le constat. J'ai vraiment vu que ça apportait à la fois cette dimension affective de réconfort quand l'enfant est malade, de sécurité, il est protégé, et clairement, j'ai envie de dire, de médicaments naturels. parce qu'une journée de tétée intensive... Le lendemain, c'est réglé, plus de fièvre, bébé en pleine forme. Ça, c'est absolument fantastique pour l'enfant, évidemment, mais pour la maman, en termes de soucis, on est quand même beaucoup plus sereine derrière. Sur le plan cognitif, il y a une grande étude brésilienne qui a été faite, qui a été publiée dans The Lancet, qui a suivi 3500 nouveaux-nés pendant une trentaine d'années. Le résultat de cette étude, c'est quoi ? C'est que plus l'allaitement dure, plus les bénéfices sont importants. Et la conclusion de l'étude, c'était de dire que... un enfant allaité au moins un an gagnait en moyenne 4 points de QI et faisait près d'une année de scolarité supplémentaire à l'âge adulte. Voilà. Bon, ça vaut ce que ça vaut, hein. Pas de là à dire que les enfants qui ne sont pas allaités sont moins intelligents. Absolument pas. C'est pas le propos. Mais bon, voilà. Pour dire qu'au niveau cognitif aussi, il y a probablement d'autres bénéfices insoupçonnés. Alors, concrètement, comment ça se passe ? Et je pense que pour beaucoup, on se pose la question comment ça se passe en pratique parce que tout simplement, on n'a pas de modèle autour de nous, on n'a pas d'exemple ou en tout cas très peu et donc on se pose beaucoup de questions. Clairement, la question des nuits, quand on a un bébé qu'on allaite, elle est complètement différente. Moi, mon bébé a dormi avec nous quasiment deux ans, plus de deux ans, plus de deux ans même, franchement. Beaucoup par flemme aussi, je préfère le préciser. par manque d'énergie de ma part, ou en tout cas, souvent j'étais trop fatiguée le soir, donc je m'endormais avec lui, puis restais dans notre lit. Donc c'est vrai que c'est moi qui ne lui ai pas appris à dormir dans son lit. Voilà, j'aurais peut-être pu le faire. Bref, je ne l'ai pas fait pour plein de raisons. Donc on a fait co-dodo pendant très longtemps. Aujourd'hui, il a son lit dans notre chambre, pour plein d'autres raisons que le fait qu'il dorme près de nous, mais en tout cas, c'est comme ça aujourd'hui. Et aujourd'hui, il dort dans son lit, même s'il peut avoir la tétée le soir. Mais c'est clair qu'un bébé, il va se réveiller dans la nuit, il va avoir envie de téter parce qu'en fait, c'est son doudou. Donc, il faut aussi être prêt à ça. Il y a des nuits qui vont bien se passer. Puis, il y a des nuits où il a un pic de croissance, où il a une journée agitée. Donc, la nuit est plus agitée, où il y a des cauchemars. Ces nuits-là, bébé va se réveiller et aura besoin de téter pour cette sécurité affective. C'est évidemment pas une question de faim parce que quand on a un enfant de deux ans ou plus, il a des repas, la diversification est faite depuis longtemps. Donc on n'est vraiment pas sur un besoin nutritionnel, absolument pas. Mais vraiment sur cette question de sécurité affective, de réconfort. Donc c'est vrai qu'il faut être prêt à ça, mais il ne faut pas non plus se dire « Oh là là, il se réveille tout le temps, qu'est-ce qui se passe ? » Ça va passer, c'est sûrement lié à... À la journée, un petit pic de croissance. Donc, il ne faut pas s'inquiéter. Et ça, je trouve que c'est quelque chose qu'on ne dit pas. C'est quand même autre chose. Ce sera plus pour des questions de réconfort, d'ancrage émotionnel. Un grand bébé, voire un petit enfant qu'on allaite, c'est aussi un enfant qui a des dents et qui a toutes ses dents, donc qui est capable de mordre, de faire mal. Donc là, il y a aussi des règles éducatives qui rentrent en ligne de compte dans la relation d'allaitement, ce qui n'est pas le cas avec un bébé d'un mois, de deux mois ou même de trois mois. Donc là, clairement, il faut poser des limites, dire que non, on ne donne pas le sein, on ne donne pas la tétée si tu mords. Ça, c'est non et ils le comprennent. très très bien et ils savent tout à fait têter sans faire mal. Donc il faut vraiment poser ses limites. C'est aussi un enfant qui est capable de tirer le t-shirt, voire de se servir tout seul comme s'il se servait dans un placard. Donc là encore, il y a des limites à poser. En tout cas, il faut poser ses propres limites en fonction de ce qu'on est capable et de ce qu'on a envie d'accepter ou pas. Est-ce qu'on est toujours d'accord pour donner le sein à n'importe quelle heure, à n'importe quel moment, en tout lieu ? Moi, ce n'est pas mon cas. Moi, je suis d'accord de continuer d'allaiter, mais il y a un moment, je ne veux plus sortir mon sein n'importe où, n'importe comment. Donc, j'ai posé mes limites. Il n'y a plus de tétés quand on n'est pas à la maison, quand on est en présence d'autres personnes, autres que j'entends, la famille proche, le papa, les frères et sœurs. Là, il n'y a pas de tétés. Et ils comprennent parfaitement, il n'y a absolument aucun problème. Voilà, la tété, c'est un moment qui nous appartient, c'est un moment d'intimité. Donc, ben voilà, on pose ses limites et ça se passe très bien. Alors, j'avais lu dans un livre, je ne sais plus lequel c'est, mais c'est la parole d'une maman qui disait « quand on est une maman et qu'on donne le sein à un grand bonvin, ben finalement, on ne voit pas ses jambes qui grandissent sur le canapé » . Tout ce qu'on voit, nous, c'est son petit visage de bébé qui est collé au sein et qui est en train de téter. Et donc, finalement, on ne s'aperçoit pas que notre bébé grandit. Et j'ai trouvé que c'était tellement vrai. C'est tellement vrai. Quand ils têtent, ils sont encore dans des positions de tout petits bébés. Donc, c'est difficile aussi pour nous, en tant que maman, de se rendre compte que finalement, ils sont grands. Moi, pour ma part, je suis persuadée qu'au-delà des bénéfices physiologiques, que la science se prouve chaque jour un peu plus, et je pense qu'on va encore en découvrir d'autres, allaiter son enfant jusqu'au sevrage naturel, c'est-à-dire jusqu'à finalement ce qu'il n'en ait plus besoin, pour moi, c'est un cadeau qu'on lui fait, c'est aussi un cadeau qu'on se fait, mais je pense que c'est vraiment un cadeau qu'on offre à son enfant. On vient tout à fait combler son besoin en termes de sécurité affective. Pour moi, il sera totalement comblé. C'est lui offrir le plus d'assurance possible qu'il pourra avoir dans la vie. Ça fera de lui un adulte bien dans sa peau, sécurisé et qui aura confiance en lui. En tout cas, l'avenir me le dira. Mais aujourd'hui, moi, c'est ma croyance. Tout en ayant posé un cadre. Je veux dire, ce n'est pas open bar. Mais il y a des limites qui sont posées. Mais je pense que c'est offrir une partie de notre amour à travers. à travers l'allaitement. Alors je voulais évoquer avec vous les freins à l'allaitement long, parce que je pense que si l'allaitement est si rare en France, c'est pas pour une question de problème biologique, mais à mon avis c'est avant tout un problème d'environnement et un problème sociétal. A mon sens, un des plus gros freins, et probablement le frein numéro 1, c'est le regard des autres. Parce que allaiter un nourrisson, aujourd'hui, c'est normal, mais en tout cas c'est classique, voire même je pense que Ce qui est peut-être plus difficile, c'est quand on ne veut pas allaiter, à sens inverse. De toute façon, on a toujours quelqu'un pour nous dire ce qu'on devrait faire, ce qu'on devrait penser, comment on devrait s'y prendre. Donc ça, c'est infernal dans un sens ou dans l'autre. Je pense qu'il faut absolument respecter les choix de chacun. Moi, ce que je dis souvent à mes enfants quand ils me relatent des choses de leurs copains, copines et d'éducation que les parents font différemment, moi, je leur dis, chaque parent fait avec son cœur du mieux qu'il pense pour son enfant. Voilà. Moi. Pour moi, ce n'est pas ma vision là, mais le parent qui fait comme ça, il pense que c'est le mieux. Donc, il faut respecter. Donc, je pense que ça, c'est hyper important. Mais pour en revenir à l'allaitement, clairement, allaiter un enfant de 18 mois, de 2 ans, de 3 ans, ce n'est pas du tout la même chose. Et là, on a, les gens ne peuvent pas s'en empêcher, mais des commentaires. Oh là là, il est grand. Oh, tu vas le rendre dépendant. C'est toi qui n'as pas envie d'arrêter. En tout cas, comme c'est mon quatrième enfant, on suppose que ce sera le dernier. Je confirme. Mais voilà, on fait tout plein de suppositions. Il faut couper le cordon. Et ton mari ? Et blablabla. Enfin, plein de questions. Et en fait, merci mais non merci. On n'a pas demandé l'avis de tous ces gens-là. Chaque parent fait vraiment le choix qu'il juge être le meilleur pour son enfant. Et voilà, on ne fait pas de remarques. Ce qu'on peut faire, c'est à partir d'un certain âge, réserver ce moment-là à un moment d'intimité. Mais en tout cas, ce qu'il faut dire, c'est que ça nous convient, c'est comme ça. Et puis c'est tout, point barre. On n'a pas à se justifier sur ces sujets-là. Un autre frein qui est là, un frein réel et à juste titre, c'est la reprise du travail. Pour la plupart, on reprend le travail bien avant les un an de notre enfant. En tout cas, pour les premiers bébés, le congé maternité, clairement, il n'est pas suffisamment long. Donc, structurellement, c'est vraiment un frein énorme. En tout cas, pour moi, ça a changé la donne, puisque mes allaitements ont été plus longs dès lors que j'avais des congés maternités plus longs, même sans que ce soit, je veux dire, prémédité. Clairement, un allaitement pour bien se mettre en place. Au bout de trois mois, finalement, c'est le tout début, c'est le prémice d'un allaitement. Quand on considère qu'un enfant est allaité au moins trois ans, par exemple, trois mois, c'est quoi trois mois ? C'est rien du tout. C'est rien du tout. Et en fait, on reprend le travail déjà à ce moment-là. Il faut qu'on ait sevré notre bébé. Mais en fait, là, il y a vraiment un sujet. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible d'avoir un allaitement long quand on reprend le travail à trois mois. Donc là, évidemment, on fait ce qu'on peut. Et tirer son lait au travail, ce n'est pas toujours possible. Clairement, c'est plus compliqué, mais ça, on ne le sait pas forcément avant. Peut-être qu'aujourd'hui, justement, avec les modes de communication qui sont différents, on a plus d'informations, mais clairement, la reprise du travail, c'est un frein. Après, on peut essayer, si encore une fois, c'est notre volonté, de mixer avec le biberon pour la journée et puis de maintenir l'allaitement encore matin et soir. Mais c'est clair qu'il y aura plus de tétés la nuit parce qu'il faudra maintenir la production de lait, en tout cas les premiers mois. Donc voilà, c'est vrai que la reprise du travail, clairement, c'est un vrai frein. Un autre frein, je pense à l'allaitement long, c'est sans doute des idées reçues. Voilà, que peut-être le lait maternel n'apporte rien après un an, que c'est seulement un besoin affectif. Mais j'ai envie de dire, seulement un besoin affectif ? Ben, et alors ? C'est un énorme besoin ? Et même si ce n'est qu'affectif qu'émotionnel, ne faut-il pas combler ce besoin chez un bébé d'un an ? Moi, je pense que oui. Donc, à mon sens, si tant est qu'il n'y ait que ce besoin-là, ce qui reste encore à prouver puisque ce n'est pas le cas, c'est tout à fait suffisant. Voilà, et puis, clairement, il faut arrêter. Un an, c'est suffisant, quoi. Mais bon, on vient de le voir, qu'en tout cas, ce n'est pas ce que dit la science, que tout ça, ce sont de fausses idées. Mais... elle circule encore et parfois même chez des professionnels de santé. Donc, référez-vous à ce que vous ressentez. Documentez-vous avec des sources fiables. Je vous recommande le site de la Leaché League, qui est très bien fait avec vraiment des informations pertinentes, documentées, sourcées. Il y a sinon des livres. Moi, j'ai l'ouvrage L'allaitement naturel, je crois. ou l'allaitement tout court de Ina Megaskin, qui est vraiment une mine d'orge. J'ai son livre aussi sur la grossesse. C'est vraiment des bouquins qui sont absolument fantastiques. Je vous mettrai les références dans les notes de l'épisode. Fiez-vous à ce que vous vous ressentez. Prenez vos décisions selon vos propres convictions, votre ressenti, vos valeurs familiales, comment ça se passe dans votre couple, ce que vous pouvez faire, tout simplement, vos envies et pas les opinions extérieures, même si parfois c'est plus facile à dire qu'à faire. Enfin, je pense que le dernier frein, et là c'est pareil, c'est un vrai frein, c'est la fatigue. La fatigue, c'est un vrai sujet quand on a plusieurs enfants. Alors moi, à l'inverse, je pense que c'est la fatigue qui m'a poussée à allaiter aussi longtemps parce que de toute façon, je ne pouvais pas prendre en charge un sevrage. C'était trop pour moi. Donc à l'inverse, je pense que dans mon cas, ayant quatre enfants, c'est vraiment la fatigue qui m'a menée jusqu'à ces trois ans d'allaitement. Mais il est clair que les tétés nocturnes, ce sentiment d'être aussi toujours sollicité, la charge mentale qu'on peut avoir avec plusieurs enfants, tout ça, ce n'est pas rien, c'est difficile. Et donc, ça peut constituer un vrai frein à l'allaitement. Alors, ce qui peut aider, c'est passer progressivement d'un allaitement à la demande totale à un allaitement plus relationnel avec limite, ce que j'évoquais tout à l'heure, en ritualisant les tétés. En expliquant tranquillement qu'il y a des moments où on allaite et puis des moments où ce n'est plus le moment. Et puis de toute façon, l'enfant en grandissant n'a plus les mêmes besoins. Je sais que pendant tout un temps, quand j'entrais du travail, mon petit-petit, je pense qu'à un an et demi, deux ans, il me sautait dessus. C'est tété tout de suite, maman, tété, maman, tété. Maintenant, c'est plus du tout le cas. Ça, ça s'est arrêté. Et ça s'est espacé progressivement. En fait, c'est rigolo parce qu'un jour, on se dit hop, et au fait, ça fait plusieurs fois que je rentre là, il ne me demande pas. Ça vient plus tard. Et maintenant, voilà, il a trois ans depuis un mois, un petit peu moins d'un mois. Je rentre du travail, il n'y a pas de tété. La tété, c'est au moment du coucher. Donc, il faut aussi avoir confiance. Voilà. Et se donner le temps. Si tenté qu'on peut. Le temps est une ressource rare aujourd'hui plus que jamais, donc ce n'est pas toujours évident de l'avoir. Mais voilà, en tout cas, si j'avais un message à passer, c'était vraiment faites-vous confiance, faites confiance à votre relation, à votre ressenti. Ça, c'est un message que je peux donner souvent, même sur d'autres sujets. Et puis surtout, laissez-vous le temps. Vous verrez qu'avec le temps, votre bébé, il n'aura plus les mêmes besoins et il va se détacher progressivement. J'ai fait cet épisode parce que moi, c'est un épisode que j'aurais aimé entendre, en tout cas que j'aurais eu besoin d'entendre pour mes premiers enfants, pour savoir que c'était possible, pour savoir qu'on n'est pas seul et surtout peut-être pour être rassuré, savoir que c'est tout à fait normal et peut-être avoir quelques arguments face à des commentaires. Donc, sachez que si vous allez être encore un grand bébé, vous n'êtes pas seul. Ce que vous faites, c'est absolument fantastique pour vous, pour lui. Et que même si personne ne le voit, Il y a d'autres mamans dans la même situation que vous, mais qu'à l'inverse, si vous avez sevré plus tôt, et je pense à quelques copines que j'ai qui ont pu allaiter jusqu'à un an et qui n'ont pas poursuivi, c'est déjà, ou moins d'ailleurs, c'est déjà merveilleux. On fait ce qu'on peut, la reprise du travail, la fatigue, la douleur, bref, les choix auxquels on peut être confrontés. En tout cas, c'est déjà magnifique ce que vous avez fait et chaque tété compte, même la première, même deux semaines, deux mois, deux ans. C'est pas une compétition. L'allaitement, c'est vraiment un geste d'amour, quelle que soit sa durée. Vive les mamans qui allaitent, vive le sein. C'est merveilleux. Si vous avez des questions sur l'allaitement long, n'hésitez pas à me les envoyer, que ce soit sur mon compte Instagram ou sur mon adresse mail, lesloisnaturelles.com J'y répondrai vraiment avec grand plaisir. Et peut-être que je ferai aussi un épisode sur les premiers mois d'allaitement. Si ça vous intéresse, merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode. Et si vous vous reconnaissez dans ce que j'ai partagé aujourd'hui, n'hésitez pas à le partager autour de vous pour que la prochaine maman qui allait être son grand bébé ou si une autre maman a besoin d'entendre ça, qu'il puisse y avoir une solidarité entre mamans. À très vite pour un prochain épisode. Prenez soin de vous, prenez soin de vos bébés. À bientôt. Merci d'écouter Les Lois Naturelles. Pour prolonger l'aventure, retrouvez-moi sur mon compte Instagram, Les Lois Naturelles, et abonnez-vous à la newsletter du podcast pour recevoir des conseils et des ressources en exclusivité. Et si vous souhaitez un suivi personnalisé, je serai ravie de vous accompagner en consultation individuelle sur votre chemin de santé naturelle. A très vite dans le prochain épisode, prenez soin de vous.